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[Karty-Tanska] Un rapprochement en perspective ?

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08/04/2015, Aéroport de Volkingrad.
Ce fut lors d'un début de soirée normal qu'un avion perça le ciel en direction de l'aéroport Kartien, à son bord, divers hommes politiques Tanskiens dont Mar Loftsson, le Ministre des Affaires Etrangères. Ferdl Van Cros, équivalent de sieur Loftsson Kartien, attendait patiemment l'arrivée de la délégation Tanskienne. Quelques minutes plus tard, l'avion posé, la délégation sortit de son appareil, Ferdl Van Cros arbora un large sourire et accueillit chaleureusement ses homologues.


âme gauchiste, s'abstenir.
Ministre des Affaires Etrangères, Ferdl Van Cros.

Ministre des Affaires Etrangères Kartiennes, Ferdl Van Cros: Mes sincères salutations et bienvenue en Karty ! Je vous en prie, veuillez me suivre.

Le Ministre emmena les politiques dans un convoi, celui-ci démarra en trombe direction le Palais Impérial du Saint Empire de Karty. Ayant quelques minutes devant eux, le Ministre décida d'engager la conversation.

Ministre des Affaires Etrangères Kartiennes, Ferdl Van Cros: Avez-vous fait bon voyage ?
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La délégation tanskienne était réduite sans être limitée. Une dizaine d'officiels et hauts fonctionnaires tanskiens aux costumes parfaits, presque tous similaires. Seuls les cravates, tantôt à points, tantôt rayées mais toujours d'une autre couleur ou d'un autre motif permettait de distinguer les hommes parmi les tenues. La seconde moitié de la délégation, autant de femmes que d'hommes, ne portait pas la cravate pour des questions de traditions politiques à l'origine depuis longtemps oubliée mais qui persistait dans toutes les administrations et de la gauche à la droite sur les bancs du Congrès Fédéral, y compris chez les plus progressistes. Il est de quelques règles absurdes que personne n'ose transgresser sans raison à cet empêchement.

Karty occupait un intérêt pour le moins secondaire pour Tanska en dépit de sa relative proximité géographique. Disposant d'une importante côte sur la mer de Leucytalée il n'en restait pas moins éloigné des principales lignes commerciales tanskiennes et ne représentait pas non plus un débouché économique notoire pour les exportations tanskiennes dans les domaines agricoles, avioniques, technologique comme les semi-conducteurs et la naissante industrie des batteries et des panneaux photovoltaïques. L'instabilité diplomatique du pays, devenue risée au temple de stabilité normative, attirait néanmoins une forme de curiosité singulière chez nombre de diplomates. Les intérêts kartiens sont difficiles à déceler. Une recherche de sécurité, sans doute. Mais celle-ci ne semble pas être réfléchie de manière continue, ancrée dans des fondements solides, historiques, géographiques, politiques, économiques ou autres. Ils semblent mouvants, se déplaçant au gré des assemblées et des désirs variant d'un pouvoir ne sachant trouver des marques concrètes. Telle était la sans doute le résumé de la note de quelques pages que le ministre avait lu dans l'appareil qui le menait à Volkingrad. Rédigée par un haut-fonctionnaire trop rodé à la tâche pour son propre bien, ou par le nouveau stagiaire qui vit là l'opportunité d'une vie de plaire à un ministre. Manquée ou réussie, la note était désormais ancré dans un coin de son esprit. Comme de nombreux têtes administratives instruites à l'"Ecole de la Directive" comme on l'appelait, il avait pris pour habitude de se créer son propre temple intérieur de normes, de notes et d'éléments de langage. Un ministère intérieur, un palace propre ou quelques jardins mentaux selon les volontés et habitus de chacun. Tous y stockent des informations nécessaires et naviguent dedans selon les besoins. Un administrateur regarde rarement dans le vide quand on l'observe sans le connaitre, non, il ère souvent dans son esprit, à la recherche d'un dossier, d'une information, espérant que sa mémoire ne lui fasse pas défaut.

Sortant de ces vapes cérébrales, Mar Loftsson répondit finalement après quelques secondes d'une attente bien silencieuse. "Le voyage fut très bon monsieur le Ministre."
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Dans la voiture du convoi, une ambiance pour le moins pesante s'installait, Ferdl Van Cros observa le caractère non-bavard de son homologue, se rappelant ainsi les rapports lus à la volée avant l'arrivée du Ministre. C'est ainsi que le Ministre Kartien en arriva à une conclusion partielle, son homologue allait en dire peu et cela durant toute la rencontre. Cette habitude pourrait se traduire par une volonté de ne pas exprimer le fond de sa pensée afin d'éviter toute bourde diplomatique, sieur Van Cros pensait ainsi au cas de Novyavik qui avait émit des propos racistes lors de la première rencontre en sol Kartien.
Au fur et à mesure que le convoi avançait, la discussion quant à elle n'allait pas dans ce sens, peu de paroles échangées. C'est ainsi que le convoi s'arrêta en face du Kremlin.


Palais Impérial du Saint Empire de Karty, le Kremlin

Ministre des Affaires Étrangères, Ferdl Van Cros: Nous sommes arrivés, suivez-moi je vous en prie.

Le doux printemps avait pris la place au rude hiver habituel Kartien, le Kremlin s'illuminant à l'arrivée de la délégation, les étendards Kartiens et Tanskiens flottaient majestueusement dans les airs. Ferdl Van Cros conduisit son homologue dans les longs couloirs du Palais, ouvrit une porte, laissant place à une pièce où se trouvait le Tsar Stanislas I. Ce dernier se leva à l'arrivée du Ministre et dit.

Tsar Stanislas I

Tsar Stanislas I: Mes sincères salutations, prenez place.
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La délégation tanskienne, le ministre à sa tête, salua le Tsar comme le voulait la tradition diplomatique. Sans trop en faire, mais sans se soustraire aux quelques obligations protocolaires qui incombaient au personnel et notamment au ministre. C'était une simple répétition grandeur nature d'un ensemble d'us et coutumes depuis longtemps intériorisées par ce personnel. Machinalement, on répétait des gammes et l'on redonnait les quelques éléments de langages remémorés qu'il fallait bien ressortir. Presque froide en apparence, ce récital des codes diplomatiques permettait de ne provoquer ni faute inutile, ou alors elle aurait été approuvée en amont, ni signe de faveur que l'on ne souhaiterait dévoiler trop vite.

Les fonctionnaires et diplomates nécessaires aux négociations s'installèrent aux côtés du ministre, une poignée seulement. Le reste, bardés de téléphones de travail et d'autres notes, prêt à décrocher les coups de fils nécessaires, s'installèrent dans une salle voisine indiquée par le personnel du Kremlin kartien.

Le ministre prit ensuite brièvement la parole, remerciant chaleureusement l'accueil qui leur avait été fait, soulignant avec insistance l'heureux effet que provoquait cette météo printanière et marqua un arrêt notoire sur la beauté architecturale du complexe. Puis, refermant le peu d'espace non protocolaire qu'il avait fait émerger de sa personne, il redevint ministre et proposa au Tsar d'entamer les discussions plus sérieuses et concrètes.
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Tsar Stanislas I: Trêve de formalités, je vais passer aux choses importantes. Si j'ai fait sollicitation d'une rencontre en votre présence, c'est dans le but de forger une relation durable entre nos nations, mis à part une ambassade, aucun contact spécifique.
Ainsi, je propose d'établir des accords, économiques principalement, nous pourrions tout d'abord envisager une liaison entre nos aéroports. Aussi, nous pourrions en venir à des accords sur des ressources énergétiques, côté Kartien, nous produisons du pétrole en masse, et nous tournons à l'énergie nucléaire pour 80% et le reste avec l'hydroélectrique, nous importons 50% de notre uranium. Qu'en est-il de votre nation ?
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Mar Loftsson : "La liaison entre nos aéroports sera approuvé sans problème par nos autorités mais mes compétences dans ce domaine s'arrêtent ici. Les compagnies aériennes tanskiennes, à savoir Air Tanska mais aussi les compagnies plus locales d'Etelämanner et de Kyli, sont libres d'établir elles-mêmes les lignes aériennes qu'elles estiment souhaitable. Nous leur fournissons simplement la liste des Etats avec lesquelles elles ont autorisation d'effectuer ces liaisons ainsi que les contraintes frontalières qui s'imposeront aux voyageurs. A ce titre, ce seront à ces compagnies d'établir ou non des liaisons avec vos aéroports et nous les encourageront verbalement à faire cela, mais je ne puis rien faire de plus sur ce sujet.

Sur la question énergétique, Tanska est dans une situation singulière du fait de la disparité géographique qui nous incombe. L'approvisionnement énergétique est ainsi propre à chaque province fédérale. Je vais me faire court sur le sujet pour nous éviter de trop longues descriptions. Les régions centrales ont une production électrique majoritairement issue de l'énergie nucléaire complétée par de l'hydroélectrique et de l'éolien, son énergie provient de cette électricité ainsi que du pétrole et du gaz produit au large d'Halvø et de quelques importations diverses. La province d'Halvø est, elle, complètement autonome du fait de sa rente pétrolière et de ses sources hydroélectriques. La province d'Etelämanner dispose d'importantes capacités solaires et éoliennes actuellement en développement pour son électricité mais importe pétrole et gaz aux pays aleuciens avec une part minoritaire issue de la production Halvienne. Kyli, elle, est encore trop peu développée en terme d'infrastructures énergétiques bien qu'une centrale nucléaire soit actuellement en construction. La principale source de pétrole est la République Faravienne pour cette province. Chaque province est libre de mener une politique énergétique qui lui est propre du fait des disparités géographiques. l'Etat fédéral n'intervient que pour s'assurer de la bonne sécurisation de l'approvisionnement, de la nature des pays d'où proviennent les ressources et pour proposer des financements et des plans énergétiques favorisant les gains de souveraineté provinciales. Seule exception faite avec l'importation d'uranium pour les centrales nucléaires qui est du ressort de l'Etat Fédéral.

Enfin, nous menons une politique active de réduction de la consommation de pétrole et de gaz par le développement d'une production énergétique nationale en particulier. Toutefois cela ne doit pas affecter les extractions halviennes pour des raisons économiques évidentes. "
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Tsar Stanislas I: Je vois, ainsi, il serait assez compliqué de passer des accords à ce niveau en raison de la situation expliquée. Il serait plus judicieux d'abord ces sujets lors d'une prochaine et éventuelle rencontre où nos nations seront dans des termes plus cordiaux.
Je vais à présent évoquer le cœur du sujet qui nous intéresse, du moins pour le Saint Empire. C'est non sans dire que votre nation est membre d'une organisation commune à celle de Teyla, nation avec laquelle nombres accords ont été conclus avec notamment un Traité de défense et la reconnaissance officielle des entreprises d'armements Teylaises. Si je vous parle de tous cela, c'est afin d'aborder le sujet de l'Organisation des Nations Démocratiques, en effet, Karty souhaiterait se rapprocher de cette institution, non pas la rejoindre du moins pour l'instant, nous savons pertinemment que la politique de notre nation quant au domaine militaire et démocratique ne joue pas en notre faveur. Nonobstant, je me dois de rappeler que nombres de réformes démocratiques ont été passés, le Royaume de Teyla pourra en témoigner en raison de la présence d'agents Teylais lors de nos prochaines élections, dans le but de valider la fonction démocratique de celles-ci.
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Mar Loftsson : "Nous ne sommes pas opposés à l'hypothèse d'accords commerciaux et énergétiques en dépit de la situation présentée devant vous. Simplement, il me paraissait important de vous expliquer clairement le fonctionnement de l'approvisionnement énergétique tanskien et de ces contraintes principalement géographiques.
J'entends bien votre volonté de vouloir vous rapprocher de l'Organisation des Nations Démocratiques, et cela ne peut être qu'accueilli favorablement. Si, comme vous l'avez dit et sans toutefois prétendre à introduire ici une quelconque notion de permanence, nous serions sans doute fort réticent à vous accepter actuellement, il va de soit que nous ne pouvons pas rejeter un rapprochement. Toute nation a sa propre voie vers la démocratie. Certaines marches sont plus longues que d'autres qui s'avèrent elles courtes mais particulièrement abruptes. La notre fut brève mais terriblement violente. Mais je ne suis pas ici pour un cours d'histoire politique. Je me réjouis de votre acceptation de présence d'observateurs internationaux dans le cadre de vos futurs élections et c'est là une étape d'honnêteté et de transparence que nous ne pouvons que saluer et encourager de votre part."
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Le Tsar fut agréablement surpris des paroles Tanskiennes, ils n'étaient pas opposés à un rapprochement OND-Karty.

Tsar Stanislas I: En effet, il est tout d'abord trop tôt pour une intégration complète de notre nation, de plus, nous ne souhaitons pas encore effectuer cette action.
De notre côté, nous avons effectué toutes nos propositions, qu'en est il pour vous ?
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