26/03/2016
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Famille di Latini - Cultivateurs d'oranges à Blonvillia

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Présentation de la famille di Latini, cultivateurs d'oranges à Blonvillia



La famille di Latini trouve ses origines au début du Moyen-Âge grisolien, plus particulièrement au VIIIème siècle. Cette prériode a vu se répandre rapidement la culture des oranges sur les terres de Blonvillia grâce à son climat parfaitement adapté à ce type d’exploitation. Cependant, l’été 734 ravage entièrement les plantations, exepté celles de Maurizio Latini. En effet, dû au parfait emplacement de ses terres, ses orangers ont survécu à l’extrême secheresse qui s’est abattue sur Blonvillia. Les terres des Latini se trouvaient au pied du Monte, leurs cultres étaient ainsi protégées des vents violents qui étaient la cause de l’assèchement des sols, et donc de la déshydratation des orangers grisoliens.
Suite à cet épisode désastreux, la famille Latini s’est extrêmement enrichie. D’abord car ils ont pu augmenter leurs prix, étant donné qu’ils étaient les seuls à produire encore des oranges. Mais également par la revente, à prix exorbitant, de pieds d’orangers aux Blonvilais. Grâce à cette fortune, Maurizio Latini a obtenu un titre de noblesse, accompagnant son nom de famille de la particule “di”.

Aujourd’hui, le chef de famille est Vladimiro di Latini, un homme de soixante-deux ans, très proche de sa Majesté le Prince Ludovco XIV. La Famille des Latini est proche du pouvoir Princier depuis maintenant plusieurs générations. Vladimiro di Latini était en effet un ami de longue date du Prince Alberto III et a connu Sa Majesté dès son plus jeune âge.
À l’étonnement de tous, Vladimiro di Latini a épousé Veronica, une femme qui s’oppose en tous points à sa joie de vivre et son dynamisme. Veronica di Latini ne prend aucunement part à la gestion des cultures et sort très peu de chez elle. Elle n’accompagne pas son mari et ses enfants lorsqu’ils sont invités au Palazzo di Grisolia, de sorte que seulement quelques voisins l’ont déjà vue.
Vladimiro et Veronica di Latini ont eu quatre fils, tous très investis dans l’entreprise.

Blason famille di Latini, cultivateurs d'oranges à Blonvillia
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Déjeuner au Palazzo di Grisolia



Le 31 mai 2015


Comme tous les premiers samedis du mois, la famille di Latini est invitée à déjeuner au Palazzo di Grisolia. Comme tous les premiers samedis du mois, les voisins des di Latini voient sortir de la maison Vladimiro di Latini et ses quatre fils. Vladimiro di Latini apparait en premier, vêtu d'une chemise bleue et d'un jean noir, le tout recouvert de son seul manteau long. Pour une fois, il ne porte pas son sweat à capuche et sa doudoune. Il se dirige en souriant vers la limousine princière stationnée devant sa grille. À sa suite, son premier fils, beaucoup plus apprêté, serre contre lui sa mallette contenant le bilan financier du mois. Il marche d'un pas pressé sans répondre aux interpellations de son frère qui le talonne. Les deux derniers fils de Vladimiro, un peu à la traine, se ressemblent comme deux gouttes d'eau. Pendant que l'un se tord de rire, l'autre essaye de fermer la porte de chez eux en essuyant ses larmes.

"Dépêchez-vous un peu tous les deux !" crie Vladimiro depuis la limousine, "nous allons être en retard !".

En voiture, les deux ainés poursuivent leur discussion d'un air soucieux tandis que les deux derniers tentent de retenir, comme ils peuvent, leurs éclats de rire. Vladimiro di Latini, dans ses pensées, affiche une mine paisible.

En arrivant au Palazzo di Grisolia, tous les cinq se font chaleureusement accueillir par la Famille Princière et ils passèrent vite à table. Pendant le déjeuner, on eut cru à une seule et même famille. Toutes les discussions concernaient des aspects personnels de la vie des invités et de la Famille Princière.

Le Prince Ludovico XIV : "Alors Alessandro, qu'est-ce qui vous faisait tant rire avec ton frère en arrivant tout à l'heure ? Nous voulons rire aussi !"

Alessandro di Latini : "C'est Pistachio, notre chat, juste avant de partir nous avons voulu le saluer et nous l'avons trouvé, disons...bizarre" dit-il en se retenant d'éclater de rire à nouveau.

La Princesse Chiara : "Et alors, qu'avait-il ?"

Alessandro di Latini : "Et bien, il ne marchait pas droit et trébuchait. Nous nous sommes d'abord inquiété, puis nous sommes allés voir dans la cuisine. Une bouteille de bière était renversée sur le carrelage !"

Aurora : "Pistachio a trop bu !" s'exclama-t-elle.

Tous rirent de plus belle.

La panse bien pleine, les cinq di Latini suivirent le Prince Ludovico XIV dans son bureau, comme tous les premiers samedis du mois. Ils avaient tous l'habitude de présenter un bilan mensuel concernant le domaine qui leur est attribué au Prince Ludovico XIV.
Les deux frères les plus âgés sont chargés de l'aspect financier de l'entreprise. Ce sont eux qui décident des investissements à réaliser et qui décident des budgets alloués à chaque service.
Les deux plus jeunes sont en charge de la partie marketing et communication. Ils proposent sans cesse de nouvelles idées innovantes pour mettre en avant les produits à base d'oranges des di Latini, ils débordent d'imagination et de dynamisme.
Enfin, Vladimiro di Latini est en charge des employés à tous les niveaux. C'est lui qui supervise les évolutions de carrières, les rémunérations et veille au bien être des employés. Il ne néglige personne, c'est pour cela qui est aimé des responsables de sites autant que des cultivateurs.
Suite à ce rapport, le Prince Ludovico XIV fait part de son avis et apporte de précieuses informations pour permettre aux di Latini de mener à bien leurs projets.

C'est le plus souvent vers quinze heure trente que l'on voit les cinq di Latini sortir du Palazzo di Grisolia pour rentrer chez eux, et porter à Madame di Latini le bonjour de la Famille Princière.
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La tempête Grande



Le 15 juin 2015


Monsieur di Latini avait passé la nuit à se tourner et se retourner dans son lit. Une grosse tempête est annoncée pour le lendemain et il craint pour ses orangers. Si la tempête a bien l'ampleur prévue par les météorologues, c'est vingt pour cent de ses terres qui risquent d'être détruites.

En se réveillant après cette courte nuit, Vladimiro di Latini se précipita hors de son lit jusqu'à la fenêtre de sa chambre pour voir ce qu'annonçait le ciel. Pour l'instant, c'était plutôt calme. Il descendit bruyamment au salon, saisit la télécommande du téléviseur et alluma la chaine des informations. Par chance, elle diffusait justement la météo à cet instant.

Présentatrice météo : "Bonjour à toutes et à tous qui se lève si tôt en cette journée de mauvais temps. Les météorologues ont en effet confirmé que la tempête Grande se dirige vers Blonvillia et qu'elle devrait commencer à sévir dans la journée, et au plus tard cette nuit. L'alerte orange a été déclarée, nous vous conseillons de rester chez vous au maximum, de ne pas sortir en voiture, et d'attacher autant que possible votre mobilier de jardin. Si la chute d'un arbre pourrait endommager votre maison, nous vous conseillons de demander à des amis de vous héberger. Prenez vos précautions au maximum afin que lorsque la tempête sera là, les pompiers n'aient à gérer que les urgences."

Vladimiro di Latini éteignit le poste de télévision. Débité, il n'avala qu'une tasse de café comme petit déjeuner et s'habilla en quatrième vitesse avant de dépêcher de se rendre sur ses terres les plus exposées.

Pendant qu'il était encore en voiture, son deuxième fils, Ornando di Latini, l'appela.

Ornando di Latini : "Allo papa ? Où es tu ? Tu es parti sans nous attendre ?"

Vladimiro di Latini : "Oui désolé je n'avais pas le temps de vous laisser un message. Je n'ai pas dormi de la nuit. Ce matin il a été confirmé que la tempête Grande se dirige vers Blonvillia, vingt pour cent de nos terres risque de geler si nous ne faisons rien. Ce n'est pas une tempête classique, dans ce cas nos haies seraient suffisantes contre le vent. La tempête Grande est glacée, nos fruits ne résisteront pas si nous ne les aspergeons pas d'eau".

Ornando di Latini : "De l'eau ? Mais pourquoi faire ?"

Vladimiro di Latini : "L'aspersion est une technique de protection du froid qui consiste à asperger d'eau les fruits à protéger. Ainsi, une couche de glace protectrice se formera autour d'eux. C'est vrai que tu n'étais qu'un enfant lors de la dernière tempête de ce genre, tu ne te rappelle pas de cette journée où nous courrions partout pour sauver un maximum d'orangers ?"

Ornando di Latini : "Je n'en ai pas le moindre souvenir..."

Vladimiro di Latini : "Peu importe. Nous devons tous nous y mettre. J'ai déclaré la situation d'alerte auprès des employers, ils savent ce qu'ils ont à faire. Cependant, toi et tes frères devez venir nous aider, même tous ensemble, nous ne pourrons sauver que la moitié des orangers menacés."

Ornando di Latini : "D'accord je les réveille et on arrive"

Il raccrocha.

De nouveau seul, Vladimiro di Latini senti une boule se reformer au niveau de son ventre. La dernière fois, c'est un tiers des orangers qu'ils ont perdu. On ne se rend peut être pas compte comme ça, mais c'est des décennies qui sont nécessaires à la restauration des vergers détruits.

Vladimiro di Latini arriva enfin. Le vent était froid et puissant. Les branches de ses chers orangers étaient déjà secouées dans tous les sens, et chaque nouvelle raffale de vent menaçait de les briser. Heureusement que cette tempête ne survenait que maintenant, une fois la récolte d'avril terminée.

Quelques temps après son arrivée, Monsieur di Latini vit la voiture de ses fils s'engager sans le chemin, suivie des machines nécessaires à l'aspersion.

Vladimiro di Latini : "Merci à tous d'avoir réagi si rapidement, nous avons besoin de tous les bras que nous pourrons trouver. Si vous connaissez d'autres personnes prêtes à se mobiliser, faites leur savoir que vous serez tous payés gracieusement. Maintenant, à vos machines ! Nous devons avancer le plus rapidement possible car la tempête peut survenir à tous moments. Il faut sauver le maximum d'arbres."

Tous se mirent au travail. Chacun était motivé et efficace, le travail d'équipe était remarquable. Vladimiro di Latini était rassuré de constater que ses équipes performaient remarquablement, tout en restant réaliste. Il savait bien que rien n'était encore joué et qu'il perdrait beaucoup d'orangers de toute manière.

En fin de matinée, après cinq heures de travail, le vent devenait de plus en plus fort et froid. Les équipes commencèrent à ralentir. Vladimiro di Latini descendit de son tracteur pour écouter la radio de sa voiture.

La radio : "La tempête Grande se rapproche. Nous demandons à ceux qui sont encore dehors de rester très vigilants et de ne pas trop s'éloigner de chez eux. Nous sommes incapables de dire exactement quand la tempête entrera dans la province de Blonvillia, mais cela ne saurait trader."

Vladimiro di Latini fit signe à son fils de le rejoindre dans la voiture. Lorsque celui-ci saisit la poignée, la portière, emportée par le vent, s'ouvrit si violemment que tout le véhicule en fu secoué.

Vladimiro di Latini : "Je pense qu'il faut qu'on se protège. J'ai le sentiment que la tempête Grande va se déclarer d'une seconde à l'autre."

Ornando di Latini : "Que faire si le vent se calme à nouveau ? Si tout le monde est rentré chez lui, nous ne pourrons agir rapidement."

Vladimiro di Latini : "Pas de soucis de ce coté là, nous allons accueillir tout le monde chez nous. Je ne les aurait pas fait venir si je n'avais pas cette intention dès le départ. Ainsi, comme le vent se lève, je préfère ne prendre aucun risque. Allons tous nous couvrir le temps que le vent redescende. Et si c'est bien la tempête qui se déclare, nous resterons tous confiné jusqu'à ce qu'elle soit terminée."

Ornando di Latini : "D'accord. Je préviens tout le monde, tu n'as qu'à démarrer."

Un cortège de voitures, de véhicules d'aspersion et de tracteurs se dirigèrent ainsi en direction de chez la famille di Latini.

Un employé : "Mais dis-moi, si on va chez les Latini, on va voir Madame di Latin !"

Son collègue : "C'est vrai ça ! Ça nous fera des choses à raconter."

Les employés furent très bien accueillis chez les di Latini. On leur servi un buffet afin qu'ils puissent se désaltérer et reprendre des forces. Tout le monde avait oublié la menace de la tempête et passait du bon temps, sauf Vladimiro di Latini. Celui-ci restait assis à la fenêtre, à scruter le ciel et en écoutant la radio.

Deux heures plus tard, le vent s'était un peu calmé et la radio annonçait que la tempête n'aurait finalement lieu que cette nuit. Tous les travailleurs se remirent alors au travail. En fin de journée, vers vingt-et-une heure, Vladimiro di Latini remerciat et congédia tout le monde. Ils rentrèrent se coucher avec ses fils, toujours avec une boule au ventre. Combien d'orangers restera-t-il demain ?




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