Chávez HeroicoÉtat Fédéré
Statut : État Fédéré
Capitale : Ciudad Chávez
Autres villes majeures : Puerto Rodriguez, La Boca, Longino, Palanca, Otrapelea, Fuerte Sebastián, San Jerónimo, Los Querubines, Infiernotierra, Nadahí
Population* : 2 051 000
Superficie : 31 699 km2
Densité de population* : 65 hab/km2
Produit Intérieur Brut* : 11 milliards de $
PIB/habitant* : 5 361 $
Gouverneur : Hugo Naranja (Partido Socialdemócrata)
Gentilé : Chávezeño (Chávezien)
* Au recensement de Mars 2018.Politique et fonctionnement institutionnel :Histoire :Géographie et lieux notables :Le
canal de Chávez est sans conteste le lieu le plus notable de l'État du Chávez Heroico. D'une longueur d'environ 100km pour une largeur de près de 50m en moyenne, coupant l'intégralité de la région en deux, de Puerto Rodriguez à Otrapelea, les deux principaux port cháveziens, en passant par Longino et Ciudad Chávez, la capitale, il permet aux navires de rallier la Mer Intérieure depuis le Golfe de Chávez sans les contraindre à décharger leurs marchandises ou leurs passagers à Puerto Rodriguez pour les faire rembarquer sur un autre navire à Otropelea comme cela se faisait avant sa construction.
Le canal de Chávez.Sa construction, justement, est un projet très ancien dont on retrouve les premières traces dès les années 1840. À cette époque, l'Empire de Costa Sueñoleja a mis fin à sa politique d'expansion coloniale depuis une vingtaine d'années et se concentre sur la consolidation de ses régions les plus fragiles, en particulier la province d'Otrolado qui constitue sa dernière prise et fait encore l'objet d'affrontements avec certaines tribus autochtones. Cependant, cette province étant isolée sur les berges de la Mer Intérieure, le seul moyen de la ravitailler efficacement en armes, en soldats et en ressources vitales pour la colonie est alors d'embarquer sur des navires en métropole, à Sueñoleja, Cochinilla ou Nueva Guadaires par exemple, puis de débarquer à Puerto Rodriguez, transporter ces hommes ou ces ressources à travers tout le Chávez Heroico sur une centaine de kilomètres pour les faire rembarquer à Otrapelea en direction de l'Otrolado. Compte tenu de la difficulté technique et du coût financier de la construction de ce canal, on lui préfère plusieurs projets parmi lesquels l'ajout de roues sous les coques des navires, l'édification d'un port à l'amont de la Serpentina, fleuve prenant sa source à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Ciudad Chávez pour se jeter dans la mer près de Fuerte Sebastián puis la construction d'une ligne de chemin de fer reliant les deux ports de la province qui sera finalement le seul projet retenu, bien que d'aucune utilité dans le conflit otroladien qui s'était alors déjà essoufflé avec l'affaiblissement des guerriers indigènes et le renforcement d'El Otrolado permit par le développement de la province du Chávez Heroico, désormais suffisamment riche pour subvenir aux besoins de la colonie sans aide de la métropole à tel point qu'El Otrolado sera par la suite inféodée directement au Chávez Heroico plus qu'à la Costa Sueñoleja dans son ensemble.
Le projet de canal sera finalement relancé dans la seconde moitié des années 1870 par la toute jeune République récemment proclamée, autant du fait de sa volonté de fédéraliser les anciennes provinces impériales, et donc d'accorder à l'Otrolado une véritable autonomie vis à vis du Chávez Heroico en lui permettant de renforcer ses liens encore fragiles avec le reste du pays, que de la perspective économique qui accompagnerait l'ouverture d'une nouvelle voie de navigation au passage payant ouvrant la Mer Intérieure au reste du monde.
Après un appel d'offre, le projet est attribué à l'ingénieur Fernando del Seppo et sa construction débute en 1885, d'abord avec des financements publics de la República Federal de Costa Sueñoleja et de l'État du Chávez Heroico mais aussi des grandes entreprises du pays. Cependant, cette période coïncidant avec la dislocation du jeune bloc républicain, jusqu'alors très soudé derrière la crainte d'un retour de la monarchie, lequel ne fait désormais plus aussi peur (les factions royalistes n'ayant plus rien tentées depuis leur échec en 1871-1873). Le canal étant à ce moment le projet le plus ambitieux financé par la Costa Sueñoleja, il est naturellement au cœur des tensions entre les partis Démocrates et Conservateurs en plein essor, les uns accusant les autres de dépenser toutes les richesses d'un petit pays en reconstruction dans un projet insensé et inutile ou, au contraire, de laisser une élite réduite s'accaparer sa propriété et donc de garder richesses qu'il pourrait en tirer pour eux même. La construction du canal oscillera ainsi plusieurs années entre diminution des financements et arrêt total, laissant à l'État du Chávez Heroico le soin de le poursuivre avec ses propres ressources ou aidé par des souscriptions publiques.
Le décès de Fernando del Seppo en 1893 sera un nouvel obstacle supplémentaire à l'édification du canal, ses successeurs étant, pour la plupart, choisis pour des raisons plus politiques que pratiques et régulièrement remplacés, officiellement pour cause d'incompétence mais plus probablement pour leurs positions politiques moins en adéquation avec le pouvoir en place, en plus de ne pas nécessairement être d'accord avec le projet initial de Seppo qu'ils s’attellent à défaire, tordre et refaire à leur bon plaisir, ralentissant d'autant plus la construction et faisant exploser son coût, entraînant moult scandales et crises politiques qui ne lui seront pas bénéfiques.
La Guerre Civile, qui débute en 1911 et mettra le pays à feu et à sang pendant les onze années suivantes, apparaît finalement comme une bouffée d'air frais, l'État central se retirant complètement de la construction du canal pour se concentrer sur la guerre, laissant au Chávez Heroico, resté neutre, la possibilité de s'approprier complètement le projet et de lui redonner une certaine cohérence avec notamment la nomination d'un unique ingénieur local, Gáspar Jorge de Gotha, qui, malgré l'absence de tout financement national, parviendra à finir le canal et à l'ouvrir au publique en 1916.
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