
Activités Intérieures
Posté le : 18 déc. 2024 à 14:35:25
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Posté le : 29 mars 2025 à 22:13:51
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"Mon précieux Yūjin (=ami), comment vont les affaires en Nouveau-Saptär ? Cela fait bien des lustres que nous n'avons reçu de nouvelles de votre part. A vrai dire, c'est peut être notre première rencontre depuis des dizaines d'années."
l'Homologue répondit avec un visage de marbre :
"Cousin de Shiramazu, il est fort triste que nous n'avons pu nous retrouver ces derniers temps. Les affaires marchent plutôt bien, vous savez. Nous avons même, avec notre groupe, fait de nombreux bénéfices. Comment se porte le Bosu Ruri ?"
En ces temps, il n'est pas rare d'ignorer ce nom. Ruri, c'est le surnom que donne les habitants de Shiramazu au chef de la pègre Shotugarienne. Bien que cela parait impossible, la Yukanaslavie est loin d'être parfaite dans ses affaires internes. Depuis la création de cette fédération, les groupes mafieux, les grandes familles ont toujours été présentes, parfois de manières plus fortes de temps en temps. Cependant, de nos jours, rares sont les personnes connaissant l'existence même de ces groupes, sauf peut être certains corrompus ou bien le SSY, même si cela parait étrange étant donné le manque d'action de la part de cet organe fédéral.
Mais fort étrangement, dans la région isolée de Shiramazu, une pègre a toujours prospéré. Et celle-ci, bien que discrète, voir oubliée, est dirigée par un homme ironiquement assez réputé dans la petite province : Ruri.
On ne connait que certains éléments sur lui et sa longue vie. Il aurait fait ses études à la Grande Académie de Shintinenzari, avant de partir de celle-ci de lui-même quelques années après. Avec des amis à Nova-Aphasltèma, il créa un petit réseau qui avait pour but de s'enrichir. Ils s'installèrent à Shiramazu dans les années 1990, alors que la situation de la région était assez tragique. La pauvreté était présente et les rares marchants à obtenir un peu d'argents étaient bien souvent originaires d'autres états de la Yukanaslavie.
Voulant profiter de la situation, les amis du Bosu Ruri mirent en place un racket de ces marchands étrangers au Shotugara, s'accaparant alors de grandes richesses. En peu de temps, la"Pègre" Shotugarienne, comme on l'appelait, fut rapidement connue non plus que dans Shiramazu, mais dans tout l'état du Shotugara, de Sen-Seol à Shimoto. Cependant, certains, dans la grandes majorités des habitants, se turent et d'autres mêmes oublièrent volontairement ce groupe qui agissaient principalement dans l'ombre des caméras. Ainsi, jusqu'à nos jours, leurs actions, diminuant en activités, furent totalement perdues de vue et la vie reprit son cours comme si la pègre shotugarienne n'avaient jamais existé. Et depuis ce jour, le réseau mafieux avait fait son chemin, développant des connaissances à Gedemascar en passant par la capitale des Grandes familles de Nova-Aphasltèma.
Cependant, aujourd'hui marquait un certain retournement de situation. Alba Kokayine, frère du baron de la drogue Pakal Kokayine, demandait de voir des hauts gradés du groupe de Ruri. Etrange, surtout si l'on connait l'isolationnisme habituel des Grandes Familles.
C'est de cette manière qu'ils s'étaient retrouvés dans cette ruelle sombre dans Nigazamita. Haeno, bras-droit du Bosu Ruri, s'est présenté pour dialoguer avec ces cousins d'outre-Scintillent. Il savait que cette rencontre était anormale, et promettait donc un possible profit important qu'il serait idiot de ne le pas saisir.
Après que le frère Kokayine ait finit de parler, Haeno enchaina d'un air sombre :
"Ne vous inquiétez pas. Notre père à tous se porte à merveille. Mais dites moi donc : pourquoi êtes vous présent en ces lieux ? Comprenez que nous trouvons étrange de vous voir débarquer ici, alors même que vous n'osez jamais pénétrer sur nos terres"
Un léger silence s'installa. Léger, mais ironiquement long. Les regards des deux groupes se croisèrent, et les silhouettes noires semblaient tous être sur leurs gardes. Finalement, Alba Kokayine répondit :
"Pour être tout à fait franc, nous souhaitons diversifier nos approvisionnements en opium. Vous n'êtes pas sans savoir que nous fournissons en grandes quantités à Gedemascar ce genre de cachotteries pour le grand bien de la populace. Cependant, il nous tiens à cœur de quelque peu changer nos ressources et pouvoir gouter à la variété.
Le Wanmiri, d'après ce que nous savons, regorge de cette précieuse ressource. Nous pensions donc que vous pourriez contacter un groupuscule afin de nous permettre d'acheminer plus facilement et plus sereinement les marchandises à nos bien-aimés Gedemascariens. Qu'en pensez vous ?"
Haeno fit un léger rictus. Il savait bien quelles étaient les vraies raisons. Il n'était pas stupide. Pakal Kokayine, baron de la drogue, viendrait demander à une pègre ignorée de presque tous et toutes de contacter quelques gentilhommes au Wanmiri pour satisfaire une prétendue "variété" dans l'opium fournit au Gedemascar ? Quel beau mensonge.
Ce qu'il voyait là était surtout un manque d'opium justement. La police ou bien le SSY avaient dû faire main-basse sur leurs planques et avaient certainement détruit une grande partie des ressources financières du grand baron. Et connaissant les rares producteurs de cette denrée, les membres de la famille Kokayine s'étaient dit que le Wanmiri était leur dernière chance.
Mais évidemment, il faudrait de l'aide. De l'aide, pour acheminer l'opium et le stocker quelque part pour après le déverser au Gedemascar. Et évidemment, quelle organisation criminelle presque oubliée était présente au Shotugara ? Le pègre du même nom. En bref, un allié parfait pour Pakal Kokayine.
Il était donc évident que la grande famille avait besoin d'aide pour tenir ses fonds monétaires. Quelque part, c'était une véritable chance pour Haeno et le Bosu Ruri. De cette manière, ils pourraient reprendre une certaine activité et augmenter leurs réseaux au Nazum, tout en devenant essentiel à l'alimentation financière d'une grande famille du Nouveau-Saptär. Quelle aubaine !
Ainsi, après quelques minutes, Haeno répondit avec un visage souriant tout en tenant une main vers son interlocuteur :
"Mon Yūjin (=ami), mon précieux Yūjin, sachez que nous acceptons avec grand plaisir de vous aidez à diversifier vos stocks d'opium ! Nous pouvons mêmes les conserver dans des hangars détenus par notre organisation au Shiramazu si cela vous convient."
"Je suis enchanté de votre complicité et j'accepte avec honneur cette solidarité à notre égard. Puisse les dieux de toutes les religions vous être favorables.", répondit aussitôt Alba Kokayine, en reprenant le même air détendu.
Ils terminèrent par des petits rires qui cachaient cette atmosphère tendue dominant cette petite ruelle, avant que les deux groupes ne se séparent pour voguer à leurs activités respectives, loin l'une de l'autres.
Posté le : 12 fév. 2026 à 19:10:49
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Un homme, assit dans un fauteuil, en pleine lecture de son journal, lève la tête vers son interlocuteur. D'une voix amusée, il lui lance :
"Qu'y a t'il donc ? Belagri est devenu Horvanxiste ?", il commença à rire.
Cependant, son interlocuteur, ignorant cette plaisanterie, continua sur sa lancée :
"Votre Altesse, il s'agit d'Hardenbor et de Fujitawa. Ils vont comparaitre devant la justice westalienne pour des affaires de corruption et censure de la liberté de la presse."
Le regard lecteur de l'homme s'arrêta brusquement, arrêtant de feuilleter son journal, emmagasinant ces informations. Il posa sa lecture sur la petite table devant son fauteuil, et posa son regard sur celui de son interlocuteur. Puis, il lui répondit, animé par une certaine curiosité :
"Hardenbor ?... Et Fujitawa ? Ca ne m'étonne pas tant d'eux. Mais qu'ils se soient fait prendre à ce moment précis, c'était plutôt imprévisible. As t'on plus d'informations concernant ces futurs jugements ?"
L'interlocuteur déclara aussitôt :
"Oui. Nous en avons plusieurs même. Leurs jugements devraient se tenir vers 2019, dans quelques mois. Mais Akito Fujitawa semble avoir été moins la cible de la presse, au contraire d'Hardenbor et Alfred Eisendorf. Ce dernier est d'ailleurs devenu l'icône de l'affaire. En fait, c'est surtout lui qui prend le plus dans cette histoire. Hardenbor, de son côté, semble mieux s'en sortir. Il est encore actuellement au Nouveau-Saptär, d'après "le Democracy".
"Au Nouveau-Saptär ? Décidément, Volodimir Pervetcha tente de se trouver des alliés... Inattendu", dit l'homme sur son fauteuil, "J'avais déjà entendu parlé des liens existants entre des grandes familles westaliennes et le président de Nova-Aphalstèma, mais à présent, rien ne laisse des doutes. Le Sapythe flirt avec les conservateurs et le vieux président fédéral", il prend une pause, puis recommence, "Il est hors de question que les Mohamoto laissent le Pervetcha seul avec les Westaliens. Ce sont des précieux aleuciens qu'il convient de nous mettre dans la poche. Ils sont puissants aujourd'hui, aucune personne sensée ne pourrait prétendre le contraire. Et les grandes familles... Elles sont primordiales. Westalia est une démocratie fragile, tout comme la nôtre. Les affaires publiques sont bien belles dans les livres d'histoire, mais l'essentiel se passe derrière la scène, hors des projecteurs. Nous vivons dans un monde fait d'affaires et de marchés, tantôt bénéfiques ou non, tantôt favorables ou non. Pour avoir dirigé notre beau shotugara pendant 2 ans, je sais de quoi je parle."
Un silence s'installa dans la pièce ou les deux individus se tenaient. Le journal, posé sur la petite table, tomba par terre faute d'une bonne stabilité, et personne n'y préta attention. L'interlocuteur, lui, examinait les mimiques du visage de l'homme toujours assit sur le fauteuil, sans dire aucun mot. Puis, ce dernier, calmement, répéta en chuchotant un seul nom :
"Fujitawa... Fujitawa... Fujitawa..."
L'interlocuteur leva un sourcil d'incompréhension, cherchant à savoir ce que pensait en ce moment même son confrère de discussion. C'est alors que l'homme se leva, et, d'un air qui voulait clarifier de son futur engagement, dit :
"Fujitawa... Invitez le discrètement. Pas à la capitale Sen-Seol, ne soyons pas fou. Mais plutôt... A Shiramazu. Frappons fort, et montrons lui ce que vaut le Pays de l'Isthme Calme."
L'interlocuteur, curieux, demanda alors :
"Que comptez vous faire et dire durant cette rencontre, si vous me le permettez ?"
L'homme, ayant débuté sa sortie de la pièce, s'arrêta alors, et, se tournant vers son interlocuteur, dit simplement d'un court sourire :
"Vous le saurez en temps voulu, Monsieur Gueng ju."