25/11/2018
11:41:00
Index du forum Continents Aleucie Yukanaslavie États fédérés Quichu

Activités Intérieures

152
Un paysage perdu au Quichu...

Activités Intérieures

Il est prié de ne pas écrire en dessous de ce post, qui servira à décrire des histoires se produisant au sein de l'état de Quichu
5110
Notre Dame

Notre Dame

Ambiance musique (à mettre en boucle)

Quartier Saint-Paul, à Crévy.
Les doux chants des oiseaux, harmonieux en cette saison, animent la Place d'Aegild. Les arbres, bruyants de vies, colorent un peu plus les rues marchandes de la ville. En ce mois de Juin, les habitants passent et s'entremêlent dans des foules importantes et interminables. Les maisons, datant de l'âge des colonies caratradaises du XVIe siècle, arborent une architecture très eurysienne, dans un continent et un pays prouvant milles et une valeurs natives. Mais c'est ainsi, à Crévy.
Les gamins, libres pour la journée, circulent et jouent au bord de la rivière du Kamal, qui a donné son nom à la région. Les plus aventureux, espérant s'approcher des petites barques de bois qui longent parfois la rivière, se font gronder par les propriétaires de ceux-ci. Les charmants hommes et femmes, élégants de haut en bas, se distinguent du reste de la foule, et arborent les héritages de leurs familles.
La place marchande de la Place d'Aegild est un poème aux mélanges des castes. Tous observent certes les parures, mais aucun n'en ressort avec la jalousie d'autrui. Au contraire. Se morfondre dans cette émotion est bien un facteur dégradant, et on doit respect à ses ainés comme à ses pairs. Tant pis si des hautes familles semblent bien riches, elles ont droit à la même vie que ceux des honnêtes travailleurs.
C'est dans cette vie et cette ville que travail Edouard. Fils de la famille bourgeoise des "Gaewild", il hère dans cette symphonie à la mixité, ou les ouvriers parlent aux mêmes tables que les antiques nobles. Il lui arrive parfois même, dans les petites ruelles, d'apercevoir des Roméos et Juliettes s'embrasser tendrement. Crévy est, à contrario du possible, l'uchronie à la paix.

Alors qu'il marche sur la place marchande, il découvre des boutiques nombreuses présentant toutes sortes de choses : des bracelets traditionnels Quichus, des draps de soie brodés par les "Old Mummy", de vielles femmes wentaises au coeur si doux, ou encore, plus divertissants encore, des animaux en bois, ou les mioches se tournent les premiers.
L'air ici, est loin des manigances et des coups de poignards de la politique. Il est plaisant de vivre ici, car vous vous sentez en liberté et en paix comme nul part ailleurs. Pourquoi se retirer le bonheur quand il est constant non loin de nous ?
C'est toutes ces raisons qui ont poussé Edouard à vivre ici. A y faire fortune, avec son industrie. Il dirige une entreprise de textile usant uniquement d'employés d'origines caratradaises. C'en est même une fierté populaire. Les plus nationalistes et patriotes issent tous et toutes cette industrie en étendard de l'identité des enfants de Bryngaerdinas Pil. Son nom : "Pyer Cotton", du nom de l'île wentaise où tout a commencé.
De nombreuses fois, le duc même, Eadred V of Went, a félicité Edouard pour ses réussites. Encore plus incroyable : par l'intermédiaire du Comte de Roàgon, l'héritier au trône Alfred, la famille royale conscient à aider secrètement via des aides financières "Pyer Cotton", afin qu'à jamais elle représente les capacités industrielles de l'archipel.

Mais alors, pourquoi être au Kamal, région nordique à ces archipels ? Si Edouard sert le Went, pourquoi venir ici, à Crévy ? C'est une question si simple et qui a par ailleurs une réponse très juste : le passé. En effet, comme dit plus tôt, cette terre était autrefois des colonies de Caratrad. Des colonies qui ont amené avec elles des hommes et femmes de la métropole caratradaise. C'est ainsi que des villes naquirent, et que les "cinq colonies" naquirent dans des terres qui étaient celles d'un nouveau peuple de culture eurysienne. Néanmoins, celles ci ont été perdues au cours d'une terrible guerre contre la jeune République du Quichu, qui s'unissait en une entité politique unie et stable face aux colons toujours plus menaçants en Yukanaslavie.
Depuis, malgré les tentatives du gouvernement quichu, ces terres ont conservé une identité forte, mais sans états. A l'image du Went, certains locaux espèrent toujours une autonomie déclarée, à l'instar de celle de leurs confrères du sud dans l'archipel. Les mouvements autonomistes ont cependant, avec le temps, perdus en importance. Et c'est là que la mission d'Edouard prend sens.
Voulant user de son entreprise, duc de Went espère raviver le coeur des habitants de la région, et peut être permettre au mieux une intégration dans l'administration wentaise, au pire à une légère remise en forme des autonomistes.
Néanmoins, ici, pas question d'indépendance. Au delà de ce que le Went parait, il ne veut point l'indépendance. Bien que certains espèrent la réintégration à la métropole caratradaise, tous savent que la Yukanaslavie apporte bien des avantages qui sont trop importants pour être négligés et abandonnés. Alors il faut faire attention, car Edouard n'a pas le droit à l'erreur. Embraser la région n'est pas le but, au contraire. Il faut l'unir, coûte que coûte, pour apporter prospérité au Kamal.

C'est alors qu'Edouard s'arrêta. Tournant la tête en direction d'un vaste monument, il observa "Notre Dame de Crévy", cathédrale bâtie il y a plusieurs siècles par le moine Argond de Nuewild à la fin du XVe siècle. Les courbures et la structure, aussi belles que n'importe quels autres du vieux monde, sculptées par la main des meilleurs ouvriers, laissent apercevoir les moultes histoires qui entourent sa construction. Des gargouilles, l'on passe aux saints fondateurs de cette patrie sans chef : Gwennedine d'Astau, meneuse du premier navire à accoster au Kamal, le frère Fuldbert de la Tyronne, kaulthe de langues caratradaises, dirigeant de la première mission religieuse dans la région, ou encore Jacques Guofydar, premier gouverneur colonial de la première colonie de Newydd-Kentware. Tous et toutes sont représentés dans cette si précieuse et belle cathédrale, symbole des siècles et de l'histoire, qui résonne encore en nos beaux jours actuels.
Et c'est alors que la cloche sonne midi. A cette heure, les foules se tournent toutes vers Notre Dame, et observent les oiseaux sortirent des arbres, et le vent se lever sur cette terre emplie de bonté.
Haut de page