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Encyclopédie | Tout savoir sur la Yukanaslavie

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Encyclopédie de la Yukanaslavie


Armoirie de la Yukanaslavie


Nom officiel : Fédération de Yukanaslavie, Fédération des Etats de Yukanaslavie
Nom courant : Yukanaslavie, Yukanaslavia, La Fédération, FEY, la Fédération des Yukanacs et des Slaves

Forme de l'État : Fédération d'états semi-autonomes
Fête nationale : Fête de la Libération, 5 Janvier
Capitale : Uzusco ( politique ), Kivila et Nova-Aphalstèma ( économique ), Nouvelle-Warenburg ( culturelle )

Monnaie nationale : Ima ( ł )

Langue officielle : Yukanaslave ( commune au la Fédération / syncrétisme de langues slaves et de langues natives aleuciennes )
Langues reconnues : Coréen, dialectes natifs mondiaux, turc, Icamien, Akaltien, japonais, blême, polynésien.

Devise officielle : "Des montagnes aux plaines nous coopérerons"
Hymne officiel : "Marche des Chaussures Noires"

Population (données 17 Juin 2015) : 80 235 481
Gentilé : Yukanaslavien/Yukanaslavienne, Yukanaslave
Plus grandes villes : Uzusco, Nouvelle-Warenburg et Imnakad
Superficie totale : 670 861 Km² (514 941 km² en Aleucie pour la Métropole)
Territoires de la FédérationCarte de la Yukanaslavie

Insignes Yukanaslaves
Gentilés
Peuples, langues et cultures
Organisation Territoriale
Fonctionnement Fédéral
Etats-membres et Etats Autonomes
Histoire de la Yukanaslavie
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Insignes Yukanaslaves



  • Drapeau Fédéral

  • Drapeau FédéralDrapeau Fédéral

    Créé en 1883, le drapeau fédéral dispose d'un fond pourpre qui fait référence aux morts qui se sont battus pour la liberté et la démocratie. Les bandes noires symbolisent la détermination des peuples dans une entente commune afin de faire prospérer la Fédération. La bande verte et le cercle vert signifient un rappel à la nature et aux jungles du pays qui permettent alors de se rappeler que les traditions doivent être continuellement respectées.
    Le blason en son centre est un symbole d'unité pour les populations natives et les populations slaves de la Yukanaslavie.

  • Armoirie Fédérale

  • ArmoirieArmoirie

    Issue du mythe de Quetzalcoatl ( légende très présente dans les pays natifs du sud de l'Aleucie ), le serpent à plume a été officiellement déclarée comme armoirie de la Yukanaslavie en 1887, sous le mandat du premier président fédéral Idoatl Pekélé.
    La couleur verte représente les peuples natifs de la Yukanaslavie, et notamment la nature, grâce à leur lien particulier avec cette dernière. La couleur rouge représente le sang versé par le peuple pour défendre l'idéal démocratique et la paix dans la Fédération. Enfin, la couleur jaune représente le soleil, et indirectement un avenir prospère pour le pays ( on peut aussi associer cette couleur à l'or yukanaslave ).

  • Drapeau Métropolitain

  • Drapeau MétropolitainDrapeau Métropolitain

    Elaboré durant le premier mandat du président fédéral Volomitl Kavorpoli, ce drapeau représente la métropole Yukanaslave, mais est aussi utilisé pour représenter la Yukanaslavie dans sa totalité.
    La couleur rouge symbolise le sang versé par le peuple pour défendre la démocratie et la liberté. La couleur verte représente la proximité du régime avec la nature ( et aussi représente les natifs du pays ). La couleur jaune représente la prospérité du pays, notamment avec l'allusion de l'or yukanaslave.
    Le blason qui trône en son centre représente un condor yukanaslave, symbole de force et de puissance, tandis que le reste de l'armoirie représente les états de la Yukanaslavie.

  • Armoirie Métropolitaine

  • ArmoirieArmoirie

    Imaginé durant le premier mandat du président fédéral Volomitl Kavorpoli, ce blason représente initialement la métropole yukanaslave, mais c'est finalement étendu à tous les membres de la Fédération.
    Au centre du blason est représenté un condor yukanaslave, symbole de force et de puissance, tandis que les étoiles jaunes représentent les états-membres de la Fédération de Yukanaslavie. Le laurier représente le triomphe yukanaslave dans toute son histoire. L'olivier représente la paix durement acquise. Les haches représentent l'autorité et le commandement de la Yukanaslavie. Les drapeaux jaunes-rouges-verts représentent la métropole, le centre du pouvoir.
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    Gentilés



    Les Yukanaslaves sont les habitants de la Yukanaslavie. Mais ils ne sont pas un peuple au sens ethnique du terme.

    Les peuples ethniques de Yukanaslavie sont les Sapythes, Taquis, Quichus, Kaulthes, Kamaltapis, Shiramazis, Blêmes du nord, Shotugariens, Maïshas, Katàlis, Qitàs, Dgondais, Gadamèches, Gedebons, Hamajaks et Wentais, pour les majoritaires.

    Les peuples "Natifs" sont les populations autochtones des territoires yukanaslaves. Ce sont les Taquis, Quichus, Kamaltapis, Shotugariens, Maïshas, Qitàs, Dgondais, Gadamèches, Hamajaks, Palchades et Ouïrides.
    Les peuples "Colons" sont les populations descendants d'une colonisation étrangère dans les territoires yukanaslaves. Ce sont les Sapythes, Kaulthes, Blêmes du nord et Wentais.
    Les peuples "Syncrétiques" sont les populations métissés entre des peuples "natifs" et "colons". Ce sont les Shiramazis, Katàlis et Gedebons.

    Le terme "Yukanaslavie" provient de l'assemblage des noms populaires "Yukanacs" et "Slaves". Les "Slaves" font références aux Sapythes, puis plus largement aux peuples "colons". Les "Yukanacs" font référence aux Taquis, Quichus et Hamajaks, puis plus largement aux peuples "natifs".

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    Peuples, langues et cultures




    Les Taquis sont des natifs aleucindiens d'inspirations maya/aztèque/peuples de mésoamériques. Ils vivent majoritairement en communautés de cités. Leur culture est vieille de plusieurs millénaires, et a su survivre aux épreuves du temps. Ils vivent dans le nord-est de la Yukanaslavie métropolitaine.

    Les Quichus sont des natifs halluléens, probablement originaires de Nacuot et du Kamaltapente, d'inspirations polynésienne/Sud-américaine/océanienne. Ils vivent dans le sud de la Yukanaslavie métropolitaine.

    Les Hamajaks sont des natifs aleucindiens d'inspirations des peuples nord-américains. Ils sont originaires du nord de l'Aleucie, probablement de Westalia et de Lermandie. Ils vivent dans l'est de la Yukanaslavie métropolitaine.

    Les Kamaltapis sont des natifs halluléens d'inspirations polynésienne/océanienne. Ce sont probablement des Quichus ayant décidés de rester sur les îles. Ils vivent dans le Kamaltapente.

    Les Qitàs sont des natifs paltoterrans d'inspirations incas/peuples des andes/peuples sud-américains. Ils vivent dans le Katàl. Ils sont relativement minoritaires.

    Les Shotugariens sont des natifs nazumis d'inspirations coréen/japonais. Ils vivent au Shotugara.

    Les Maïshas sont des natifs nazumis d'inspirations chinois/mongole. Ils vivent dans l'ouest du Shotugara. Ils sont issus des migrations des peuplades du centre du continent vers la péninsule nippone. Ils sont minoritaires.

    Les Dgondais sont des natifs afaréens d'inspirations zoulou/kongo/peuples natifs sud-africains. Ils vivent dans le Dgondu.

    Les Gadamèches sont des natifs afaréens d'inspirations malgache/peuples d'afrique de l'est/comorien. Ils vivent dans le Gedemascar.

    Les Sapythes sont des colons aleuciens d'inspirations slave. Ils vivent dans le Nouveau-Saptär. Ils sont issus de la déportation de masse des slaves d'eurysie centrale perpétrés par l'Empire Kaulthe. Ils sont culturellement très patriotiques et parfois anti-natifs.

    Les Kaulthes sont des colons aleuciens d'inspirations allemand. Ils vivent dans la Nouvelle-Warenburg et le Nouveau-Saptär. Ils sont issus de la colonisation par l'Empire Kaulthe de la région.

    Les Blêmes du nord sont des colons nazumis d'inspirations roumaine/moldave/peuples d'europe de l'est. Ils vivent dans le nord du Kaderstan, à Port-Luisant. Ils sont issus des migrations blêmes du Pal Ponantais.

    Les Wentais sont des colons aleuciens d'inspirations britannique/bretonne/celte/gallois/irlandaise. Ils vivent dans l'ouest du Quichu, dans l'archipel du Went. Ils sont issus de la colonisation caratradaise.

    Les Shiramazis sont des natifs-colons d'inspirations japonais/britannique. Ils vivent dans l'est du Shotugara, dans le Shiramazu. Ils sont issus du métissage des austariens et des locaux de shiramazu.

    Les Katàlis sont des natifs-colons d'inspirations hispanophone/italophone/lusophone/francophone/peuples sud-américain. Ils vivent dans le Katàl. Ils sont issus des différentes migrations étrangères dans le Katàl. Ils sont majoritaires en opposition des natifs Qitàs.

    Les Gedebons sont des natifs-colons d'inspirations malgache/hellénique. Ils vivent dans le Gedemascar. Ils sont issus du métissage des youslèves à des gadamèches pendant la colonisation youslève du Gadamascar.

    Les Ouïrides sont des natifs d'inspiration tatar. Ils vivent dans le nord-est du Kaderstan. Ils sont issus des migrations talars vers l'ouest lors de l'expansion du Khanat Moriton durant le moyen-âge.

    Les Palchades sont des natifs d'inspirations mongolo-turkmène. Ils vivent dans le Nord-ouest du Kaderstan. Ils sont issus des migrations mongoles vers l'ouest lors de l'expansion du Khanat Moriton durant le moyen-âge.

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    Organisation Territoriale



    Les Etats-Membres (10 entités ont ce statut)

    Les Etats-Membres sont, à l'instar de ce que peut dire leur nom, des états ayant fait le choix conscient de rejoindre la Fédération de Yukanaslavie. Ce sont généralement de grandes entités politiques et économiques. Elles disposent de droits élargis, notamment concernant la création de lois locales ou de directives régionales ne s'appliquant qu'à leur état indépendamment de la Fédération. Néanmoins, les états-membres doivent appliquer toute loi ou autres décisions en provenance des autorités fédérales. Elles disposent aussi de pouvoir, comme celui de créer leur propre gouvernement local (généralement issu d'un gouvernement historiquement indépendant de la Yukanaslavie avant intégration). Ils font aussi partis du Conseil Général des Territoires (CGT).
    Bien que cela paraisse étonnant, les Etats-Membres ont un droit d'indépendance s'ils le désirent.
    Voici donc la liste des 10 Etats-Membres de Yukanaslavie :
    - Le Shotugara
    - Le Kaderstan
    - Le Dgondu
    - Le Gedemascar
    - Le Katàl
    - Le Kamaltapente
    - Le Taqui
    - Le Quichu
    - La Nouvelle-Warenburg
    - Le Nouveau-Saptär


    Les Etats Autonomes (3 entités ont ce statut)

    Les Etats-Autonomes sont des nations (un peuple, un état) qui ne possèdent pas le statut d'Etat-Membres, mais qui ont fait le choix au cours de l'histoire de rejoindre également la Fédération de Yukanaslavie. Ils possèdent un gouvernement local, qui peut créer des lois locales et peut gérer de manière autonome le territoire. Mais ils ne font pas partis du Conseil Général des Territoires (CGT).
    Ils sont intégrés à l'Etat-Membre le plus proche géographiquement ou culturellement, comme pour le cas de Shiramazu qui fait partie du Shotugara.
    Voici donc la liste des 3 Etats-Membres de Yukanaslavie :
    - Le Shiramazu
    - Le Went
    - Le Port-Luisant


    Les Communautés Autonomes (nombre indéfinis)

    Les Communautés Autonomes ne sont pas une véritable entité administrative au sens littéral du terme. Il s'agit plutôt d'un peuple pouvant être une nation/ou désirant être une nation, qui n'a été autorisé par la Fédération à former un Etat-Autonome. Une Communauté Autonome peut avoir un chef désigné, un gouvernement, comme ne pas en avoir. De part les évènements et les situations, le nombre de ces Communautés Autonomes varient beaucoup en fonction de ce que l'on considère être des Communautés Autonomes.
    Néanmoins, les plus connues sont certainement les Talars du Kaderstan (résumé du peuple), les Palchades du Kaderstan, les Maïshas du Shotugara ou encore les Hamajaks de la Métropole Yukanaslave.
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    Fonctionnement Fédéral



    Le Président Fédéral
    (Plus de détails ici)

    Le Président Fédéral est élu par tous les citoyens et citoyennes de 18 ans et plus pour une durée de mandat de 5 ans, qui peut être renouvelé durant un second mandat.
    Le candidat doit avoir 25 ans et plus, doit être de citoyenneté yukanaslave, doit avoir un casier judiciaire vierge et avoir été à un poste dans l'administration.

    Le Président Fédéral peut nommer un Vice-Président. Il peut l'expulser si le Conseil Général des Territoires l'accepte.
    Le Président Fédéral nomme le Ministre de la Défense (ou Ministre des Forces Armées Fédérales) et le Ministre des Affaires Etrangères.

    Le Président Fédéral peut proposer des référendums, des lois (et faire inscrire ces dernières si l'intérêt de la fédération l'exige (en étant validé par le Conseil Général des Territoires)).
    Il peut également dissoudre l'Assemblée Parlementaire.

    Le Président Fédéral peut destituer un dirigeant d'un Etat-Membre si cela menace la sécurité de la Fédération de Yukanaslavie.

    Si le Président Fédéral démissionne/meurt au cours du mandat/est gravement malade, c'est son Vice-Président qui assure l'intérim.

    De manière plus globale, le Président Fédéral est le visage de la fédération à l'international, et dirige les armées et les contacts avec l'étranger, tout en ayant un pouvoir important sur les entités législatives et exécutives.

    Le Vice-Président
    (Plus de détails ici)

    Nommé par le Président Fédéral, le Vice-président forme un gouvernement et le dirige.

    Il peut proposer des lois, avec l'accord du Président Fédéral. Il assure aussi l'exécutif des lois.

    En cas de démission/mort au cours du mandat/grave maladie, il est remplacé par un nouveau Vice-Président d'intérim ou complètement remplacé par un nouveau Vice-Président.

    l'Assemblée Parlementaire
    (Plus de détails ici)

    Il s'agit du coeur du pouvoir législatif de la fédération. Elle est constituée de 600 députés, élus pour 5 ans, et de divers groupes politiques.

    Les députés peuvent proposer des lois et les votent. Ils peuvent valider ou non les lois proposées par le Président Fédéral ou le Vice-Président.

    Si le Président Fédéral est jugé "incompétent" ou "dangereux pour l'équilibre de la Fédération", les députés peuvent réaliser un vote qui, s'il atteint une favorabilité à 3/4 des sièges de l'assemblée, démet le Président Fédéral de ses fonctions, après un second vote au Conseil Général des Territoires qui doit également atteindre les 3/4 des votes favorables à la démission du Président Fédéral.

    le Conseil Général des Territoires (CGT)
    (Plus de détails ici)

    Il est constitué de 100 députés et 10 par état-membre, élu pour 5 ans.

    Il permet la coordination des actions effectuées entre états-membres, comme par exemple la création de projets architecturaux, etc...

    Il valide ou non les projets de lois inscrivent par le Président Fédéral.

    Si le Président Fédéral est jugé "incompétent" ou "dangereux pour l'équilibre de la Fédération", les députés du CGT, après un premier vote favorable à 3/4 au sein de l'Assemblée Parlementaire, réalisent un second vote qui doit également atteindre les 3/4 des votes favorables à la démission du Président Fédéral pour que cette décision s'effectue.
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    Etats-Membres et Etats Autonomes


    Carte des Etats-Membres et Etats Autonomes de Yukanaslavie


    Etats-Membres (10)



    Le Taqui
    (Plus de détails ici)

    Taqui

    Le Taqui est un des rares états natifs a avoir survécu à la colonisation eurysianno-nazumi. Les origines de son peuple remontent à plusieurs millénaires, et en fait l'un des plus anciens peuples de l'Aleucie-Paltoterra. Survivant aux évènements et aux chamboulements des derniers siècles, l'état a été l'un des quatre membres fondateurs de la Fédération de Yukanaslavie, en 1883. Son importance est d'autant plus primordiale car il s'agit du territoire accueillant la capitale fédérale, Uzusco, également capitale de l'état-membre. Aujourd'hui, il s'agit d'un "Royaume", terme que l'on pourrait qualifier de trompeur car il s'agit nettement plus d'une confédération de cités-états natives ayant pour dirigeant "supérieur" le roi d'Uzusco, c'est à dire le plus puissant de ces rois du Taqui. Par ailleurs le drapeau le représente très bien : les huit étoiles représentent les huit plus importantes cités-états, tandis que le soleil trônant au centre fait directement référence à Uzusco. Autrement, le pays reste profondément attaché à ses traditions et coutumes, notamment les religions animistes et polythéistes qui continuent de prospérer dans les cités-états.

    Inspirations HRP : Mayas, Aztèques, peuples mésoaméricains (amérique centrale), Amérique latine (pour l'ambiance globale)

    Le Quichu
    (Plus de détails ici)

    Quichu

    Le Quichu est un état dont l'Histoire reste plutôt anodine. Les Quichus seraient originaires de l'Océan Carmin, et, suite à des bouleversements climatiques, ils auraient du fuir jusqu'à accoster sur ce qui est aujourd'hui le Quichu. Arrivant avant les invasions eurysianno-nazumi, de solides royaumes ont pu se former, et on pu résister en partie face aux assauts des envahisseurs, même s'ils eurent moins de chances que leurs voisins taquis. Rapidement, ils vont s'unifier en un état républicain sur un syncrétisme entre traditions locales et coutumes politiques eurysiennes, jusqu'à devenir l'un des quatre états-membres fondateurs de la Fédération de Yukanaslavie. Les traditions animistes restent également très présentes, à l'instar des traditions, comme le montre l'existence de l'Assemblée des Ancêtres, reprenant l'organisation structurelle locales des royaumes quichus d'avant unification. Historiquement, il s'agit également d'un bastion du socialisme en Yukanaslavie.

    Inspirations HRP : Peuples Polynésiens, Rapa Nui, Hawaï, Tuvalu, Tonga, pays d'amérique latine des années 1940-1980 pour l'ambiance globale

    La Neuwarenburg
    (Plus de détails ici)

    Neuwarenburg

    La Neuwarenburg, aussi appelée Nouvelle-Warenburg, est un des états ayant pour origine la colonisation kaulthe. Etant majoritairement peuplé de ce dernier peuple, elle a rapidement connu un essor industriel qui se poursuit encore aujourd'hui grâce à sa proximité avec le monde eurysien. Elle fait également partie des premières colonies a avoir déclaré son indépendance de la métropole kaulthe, et a été un des quatre membres fondateurs de la Fédération de Yukanaslavie en 1883. Aujourd'hui gouverné par une République, la Neuwarenburg est cependant affuté d'un problème bien à elle : la surpopulation. Bien qu'il s'agisse d'un des plus petits états membres de la Fédération, elle est également l'un des états les plus peuplés, et de facto, les plus urbains. Cela a notamment amené cet état à devenir un bastion historique du socialisme, avec ses luttes ouvrières, et ses syndicats.

    Inspirations HRP : Colonies allemandes, Allemagne, Etats-Unis (pour l'ambiance globale), Confédération d'Amérique (pour le côté nationaliste et une partie de l'ambiance générale)

    Le Nouveau-Saptär
    (Plus de détails ici)

    Nouveau-Saptär

    Le Nouveau-Saptär est l'état le plus grand en terme de superficie de toute la Yukanaslavie, mais également le plus peuplé. Ayant pour origine la déportation des sapythes (peuple slave d'Eurysie Centrale) durant la colonisation kaulthe, ce territoire sera le premier à déclarer son indépendance de la métropole kaulthe. Il était l'un des quatre membres fondateurs de la Yukanaslavie. Peuplé majoritairement des descendants des sapythes, ces derniers sont profondément nationalistes, racistes à l'encontre des peuples natifs peuplant le Nouveau-Saptär, et pour plusieurs d'entre eux suprématistes eurysiens. Cependant, l'état reste le plus puissant au sein de la métropole, car abritant de grands centres urbains comme Nova-Aphalstèma, ou encore des grands pôles de recherches et de développements, lui assurant une place de choix. De plus, la majeure partie des ressources de gaz, qui sont utilisés par la Fédération, se localisent dans le sol sapyleucien. Politiquement parlant, le Nouveau-Saptär est profondément conservateur, mais reste attaché à son régime républicain existant depuis plus d'un siècle.

    Inspirations HRP : Colonies Russes, Russie, Etats-Unis (pour l'ambiance globale + discriminations raciales), Confédération d'Amérique (pour le côté nationaliste et l'ambiance générale), Régime d'Appartheid, Mexique (pour les cartels et groupes corpos)

    Le Katàl
    (Plus de détails ici)

    Katàl

    Le Katàl est un état à l'origine complètement créé par la colonisation austarienne. Après sa lutte pour l'indépendance, il sera une terre d'accueil pour de nombreux immigrés, et fondera un état multi-culturel unique en son genre. Fort heureusement, la population native a su s'insérer dans cette nouvelle société et ainsi forger un état syncrétique. Son modèle politique, centré sur le républicanisme, est un élément majeur de la vie des habitants du Katàl, ayant un rapport de proximité avec les notions de libertés ou d'égalités. Le Katàl rejoindra en 1904 la jeune Fédération de Yukanaslavie. Coeur minier de la Fédération, elle dispose d'une bonne économie qui a en plus de cela de grands ports de par sa localisation géographique stratégique entre Océan Carmin et Océan du Deltacruzando.

    Inspirations HRP : Colonies hispaniques et britanniques, Incas, Peuples Andins, Pérou, Chili, Equateur, Argentine

    Le Kamaltapente
    (Plus de détails ici)

    Kamaltapente

    Le Kamaltapente serait la terre d'origine des Quichus. Elle a été autrefois colonie de l'Austaria, qui a permis la création d'une société discriminante à l'égard des natifs, qui disparaitra lorsque la Fédération de Yukanaslavie envahira l'archipel entre 1896 et 1897, en ce qui sera la seule conquête agressive et violente à l'encontre d'un territoire étranger par la fédération. Mais fasse à la brutalité des occupants à l'égard des occupés, sous les ordres de Batisto Delàfuorez, l'Akaltie débutera la Guerre du Carmin qui amènera à séparer l'archipel en deux zones : une yukanaslave, celle actuelle, et une akaltienne, devenue Nacuot. Malgré cela, et suite à l'installation d'un gouvernement républicain et reconnu par la population de l'archipel, le Kamaltapente restera au sein de la Fédération. Aujourd'hui, les traditions locales ont su supplanter les horreurs de l'histoire, et permettre à l'archipel de connaitre un grand essor, notamment dans la pêche. Il existe encore des Royaumes coutumiers qui dirigent localement leur territoire ancestraux, mettant fin aux divisions administratives coloniales. C'est l'état qui dispose de grands centres navales, comme cela de Pohamata.

    Inspirations HRP : Polynésie, Tonga, Tuvalu, Hawaï, Nouvelle-Guinée, Rapa Nui, Etats-Unis (pour une partie de l'ambiance globale)

    Le Dgondu
    (Plus de détails ici)

    Dgondu

    Le Dgondu est un état afaréen qui a réussi l'exploit de conserver son indépendance au fil des siècles, malgré sa position géographique avantageuse. Il fut l'état qui a amené à la terrible "Guerre des Statuts" (1915-1920), qui a vu la Fédération de Yukanaslavie sombrer dans une guerre civile, car souhaitant intégrer la fédération. Mais finalement, cette dernière, victorieuse du conflit, a intégré le Dgondu en 1922. Organisé sous la forme d'un royaume confédéré, le Dgondu est de facto un état décentralisé, et qui dispose d'un fort lien avec les cultes animistes et le monde des esprits plus généralement. Les légendes et les contes jouent par ailleurs un grand rôle dans la vie quotidienne. L'état, fort de ses nombreuses ressources agraires, est l'un des "greniers à blé" de la Fédération. Enfin, les "Rois des rois", les dirigeants du Dgondu, sont particulièrement attaché à l'indépendance ou à l'autonomie des états afaréens, ce qui en fait une place forte de l'Afaréisme.

    Inspirations HRP : Peuples Namas, Hereros, Khoisans, et d'Afrique Australe plus globalement, Royaume du Kongo, Royaume Zoulou

    Le Gedemascar
    (Plus de détails ici)

    Gedemascar

    Le Gedemascar est a bien des comptes l'état qui a le plus souffert de la colonisation étrangère. Au départ constitué d'états locaux, ils furent tous balayés par des survivants de la FAS (Fédération d'Aleucie du Sud, opposée à la Fédération de Yukanaslavie durant la "Guerre des Statuts"), qui instaurèrent ce qui est appelé la "Dictature des Blancs". Il faudra attendre 1925 pour voir la chute du régime, et 1935 pour qu'un seul état ressorte vainqueur des affrontements. Cet état va décider de rejoindre la Fédération de Yukanaslavie, après un soutien de cette dernière dans la guerre civile, en Janvier 1935. Cependant, suite à un coup d'état en 1992, le régime actuel, celle d'une République Autocratique, est dirigée depuis lors par un seul individu, ce qui constitue à bien des égards un profond paradoxe dans les aspirations de la Yukanaslavie. L'état reste, en dehors de cela, relativement pauvre, à cause d'attaques de pirates, et d'un profond manque d'infrastructures locales.

    Inspirations HRP : Madagascar (culturellement, l'ambiance en générale), régimes autoritaires africains, les Comores

    Le Kaderstan
    (Plus de détails ici)

    Kaderstan

    Le Kaderstan est de ces pays qui ont perdu un empire. Autrefois à la tête d'un puissant état s'étendant sur une grande partie de l'ouest du Nazum, durant les règnes des empereurs-califes Yudjénides, leur pouvoir, a progressivement décliné, et leur souvenir est ce qu'il reste dans la région. En 1989, après une longue série de rapprochements diplomatiques en tous genres, le Kaderstan intègre la Yukanaslavie comme état-membre. Aujourd'hui dirigé par une République à cheval avec les traditions locales, notamment avec la présence du Calife de la famille des Yudjénides qui dirige les musulmans chiites, majoritaires dans le pays, l'état se veut être un exemple du système démocratique fonctionnel dans le Nazum. L'état est un des coeurs artistiques de la Fédération, de part la préservation des centres artistiques fondés sous le règne des Empereurs-Califes. Egalement, le territoire dispose d'un des plus grands ports de la Yukanaslavie : Imnakad, ce qui fait du Kaderstan l'un des pôles du commerce fédéral.

    Inspirations HRP : Perse (pour l'ambiance générale, la culture, bref tout), Empire Seldjoukide, Syrie, Empire Ottoman, Mongolie

    Le Shotugara
    (Plus de détails ici)

    Shotugara

    Le Shotugara est un état qui a su, avec les siècles, maintenir une indépendance malgré les ambitieux voisins qu'il devait supporter. Autrefois un empire sur le modèle des états nippons voisins, avec un shogunat gérant les affaires militaires, ce dernier a rapidement pris en importance, jusqu'à complètement renverser les empereurs qui se sont vus défaits de leurs titres et de leurs pouvoirs. Depuis lors, le Janggun (shogun en langue shotugarienne) dirige l'état, et ce depuis des siècles. Cette stabilité a rapidement permis d'être un acteur incontournable dans la région, surtout depuis la construction du canal de Yee-Mong, qui permet de passer de la Mer d'Indigo à la Mer Intérieure d'Hiromi. Après plusieurs prises de contacts avec la Yukanaslavie, afin de trouver plus facilement des débouchés économiques et une protection militaire contre de potentielles ingérences extérieures, le Shotugara intègre la Fédération le 14 Mai 1966. Aujourd'hui, il s'agit d'un des plus grands coeurs scientifiques, industriels et plus largement, commerciaux de toute la Fédération, tout en ayant su conserver un systèmes administratif traditionnel et des coutumes respectées et honorées par tous les acteurs ayant à traité avec le Shotugara.

    Inspirations HRP : Corée (pour l'ambiance générale, la culture, les traditions, bref, tout), Shogunats japonais (pour le régime), Période Joseon


    Etats Autonomes (3)



    Le Shiramazu
    (Plus de détails ici)

    Shiramazu

    Le Shiramazu est une enclave se localisant à l'est du Nazum. Territoire de passage majeur au sein de la Mer d'Azur, il a été un lieu de nombreux conflits entre populations locales voulant l'indépendance, états souhaitant vassaliser le petit territoire, et empire voulant prendre le contrôle totale sur le Shiramazu. Colonisé pendant plusieurs siècles par l'Austaria, qui garde encore de nombreuses traces de cette colonisation, comme la langue austarienne qui est majoritairement parlée dans l'enclave, le Shiramazu a pu déclarer son indépendance suite à une révolte en 1907, mais a du subir de violentes luttes intestines entre les nombreux seigneurs locaux, les clans kagetachis (yakuzas) et les divers autres acteurs sur place. Il s'en est conclu par une victoire d'un des clans kagetachis qui a instauré la paix sur le territoire, et a redynamisé celui-ci en invitant de nombreuses entreprises à y siéger et à faire affaires. Etrangement, cela a merveilleusement bien marché, amenant même à l'intégration du Shiramazu en 1960, par opportunité économique et pour une protection militaire (facteur de stabilité). De lors, Shiramazu est devenue une gigantesque mégalopole ultra-technologique car abritant les plus grands centres de recherches et d'innovations, sans oublier la plus grande académie de toute la fédération : Shintinenzari.

    Inspirations HRP : Hong-Kong, Taiwan, Macao, le Japon (au niveau culturel, sociétal), Corée (au niveau du monde des corpos et entreprises), Cyberpunk 2077 (pour l'ambiance générale)

    Le Went
    (Plus de détails ici)

    Went

    le Went est une ancienne colonie austarienne qui est devenue une colonie de peuplement qui a réussi l'exploit de complètement supplanter les peuples locaux. Puis, suite à une guerre entre la couronne Austarienne et la toute jeune République du Quichu, l'archipel obtient son indépendance, mais dans la zone d'influence du Quichu, qui met fin par ailleurs aux 5 Colonies, autres territoires austariens dans l'actuel Est du Quichu. Puis, après un épisode d'un "Royaume du Went", puis le retour du Duché du Went, régime actuel du territoire, en 1962, le Duc Edouard of Went décide d'intégrer la Yukanaslavie, ce qui est confirmé par cette dernière. Aujourd'hui, le duc dirige ce petit archipel, et ce dernier sert notamment aux tests de lancements spatiaux de la fédération, grâce à sa position idéale pour de tels exercices technologiques. En dehors de cela, les ressources sont rares, et de part la faible taille de l'archipel, son rôle reste minime à l'échelle fédérale. Mais il est à noté que les habitants du territoire vouent une grande fierté à leur identité coloniale, jusqu'à même leur état d'origine, l'Austaria.

    Inspirations HRP : Colonies Britanniques, Duchés/Royaumes anglo-saxons, Royaume d'Angleterre

    Le Port-Luisant
    (Plus de détails ici)

    Port-Luisant

    Le Port-Luisant est l'état le plus mystérieux de la Yukanaslavie, notamment du fait des faibles et rares liens qui subsistent entre les deux entités politiques. Néanmoins, historiquement parlant, l'on sait que Port-Luisant a été fondé par des Blêmes fuyant leur terre d'origine pour s'installer au Nazum (la majorité accostant dans ce qui est aujourd'hui la Transblêmie). Suite à de rares contacts récents, vers 1980 et 1990, Port-Luisant a décidé de rejoindre la Yukanaslavie en 1993, ce qui sera confirmée par cette dernière. Cependant, les contacts sont restés faibles. Aujourd'hui, le régime de l'état est une autocratie qui vit recluse dans son petit territoire, en totale autarcie du monde. Toutefois, il est connu que les blêmes sont particulièrement croyants, notamment dans l'animisme, et les Lusantiens (habitants de Port-Luisant) sont réputés pour leur force et leur ruse.

    Inspirations HRP : Roumanie, Moldavie, Valachie, Légendes et Contes d'europe centrale, Trench Crusade et Warhammer 40K pour l'ambiance générale
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    Histoire de la Yukanaslavie



    Attention : quand je parle d'Histoire de la Yukanaslavie, je me base sur l'histoire de la métropole jusqu'à la fondation de la Fédération de Yukanaslavie. L'histoire des autres états-membres seront décrites dans les sections de ces dernières.
    Il s'agit de la base définitive du lore yukanaslave. Si vous trouvez des incohérences qui ne vont pas dans le sens de ce topic, considérez les comme nulles et non avenues.



    Epoque Pré-coloniale ( - ???? / 1510 )

    De nombreux peuples se sont progressivement établis sur la "Métropole", fondant tribus, clans, royaumes, et même empires. Cependant, vers l'an 300, le puissant Empire du Mazaticue, certainement le plus important empire natif pré-colonial, va s'emparer du Taqui actuel, permettant l'arrivée de nombreuses innovations. Mais après l'an 500, un roi, nommé Panatec Ier, de la cité taqui de Qunbilixa, va fonder le Premier Empire Taqui, et repoussera l'Empire Mazaticue, amenant alors à l'avènement du premier grand état métropolitain, qui finira par dominer une large partie du Taqui, du Quichu actuel, entre les années 600 et 750.

    Cependant, vers les années 1000, un bouleversement climatique dans l'archipel du Kamaltapente va provoquer la fuite d'une partie de la population locale, les Quichus, qui vont s'installer sur les côtes de l'ouest du Paltoterra (et finiront incorporés dans les peuples locaux), et au sud de la Yukanaslavie. De nombreux affrontements vont ainsi éclater entre les cités taquis (et d'autres peuples locaux) et les quichus. Cependant, l'absence d'unité des Taquis (le Premier Empire ayant disparu depuis des siècles) va permettre aux quichus de s'imposer et de fonder de nombreux royaumes au sud des montagnes du Kamalquiché.
    De nombreux affrontements surviendront au fil des siècles, mais ne changeront jamais complètement la situation. Des royaumes naitront, des empires s'étendront, mais chuteront inévitablement et plutôt rapidement.

    Au nord, les populations Hamajaks existaient depuis de nombreux siècles. Réputés pour leurs férocités, ils étaient employés comme auxiliaires ou mercenaires dans les armées des états taquis ou quichus. Cette puissance va leur permettre de s'imposer dans l'ensemble de la région Condorienne.

    Période d'invasion coloniale ( 1510 / 1650 )

    Cependant, vers le début du XVIe siècle, les premiers colons débarquèrent sur les côtes yukanaslaves. Le plus important sera l'Empire Kaulthe, qui, dominant l'ensemble de l'Eurysie Centrale, déportera l'ensemble une partie du peuple sapythe (des slaves) dans le nord de la Yukanaslavie afin de fonder une première colonie, qui prendra le nom de "Neukaulthien" (Nouvelle-Kaulthie), qui est aujourd'hui le Nouveau-Saptär. Il y aura de nombreux affrontements avec les populations locales, qui seront repoussées dans le nord. Cependant, dans le sud, les kaulthes vont créer la colonie de la Neuwarenburg (Nouvelle-Warenburg). De ce côté, les royaumes quichus vont réussir à s'unir, avec l'aide de certaines cités taquis, dans une coalition qui sera surnommée "la Coalition d'Ikanamec". De cette manière, cette seconde colonie sera très vite limitée en terme d'espaces à conquérir, se faisant automatiquement écraser par des hordes de quichus et de taquis. C'est de cette manière que les deux peuples natifs survivront aux tentatives de conquêtes, en plus du territoire leur étant favorable (jungles et montagnes abruptes). Néanmoins, cette coalition disparaitra assez rapidement, faute de coordination sur le long terme entre les rois des différents états.

    Afin de plus facilement lutter contre les envahisseurs, certaines états quichus et taquis s'unirent dans ce qui fut appelé la "Confédération de Pupuyuti" (du nom de la cité où la confédération est née), et qui consistait en une sorte de coalition défensive à l'égard des colons et envahisseurs eurysianno-nazumis. Cependant, ce système ne tiendra pas longtemps, et disparaitra rapidement, permettant alors l'éclosion d'une nouvelle mosaïque d'états dans la région de l'est de la Yukanaslavie.

    Période du renouveau ( 1650 à XVIIIe siècle )

    Suite aux victoires des taquis et quichus sur leurs ennemis coloniaux, certains royaumes purent découvrir les arsenaux et les technologies que les colons ont amené avec eux, après des batailles ou bien par les échanges cordiaux (qui existaient bel et bien). Cela permit de rattraper le "retard" technologique des cités taquis et quichus, et cela entérina de mettre fin à l'idéal colonial d'une conquête totale de la Yukanaslavie par l'Empire Kaulthe, qui de toute manière commençait à chuter, notamment après la guerre d'indépendance du Nouveau-Saptär, qui se conclue en 1650 par l'indépendance du "Royaume de Novaslavie". Elle sera suivie par la guerre d'indépendance de la Nouvelle-Warenburg (aujourd'hui Neuwarenburg) entre 1673 et 1675, et qui verra la fondation du "Duché de la Neuwarenburg", totalement indépendant de l'Empire Kaulthe. Les rares petites colonies étrangères seront progressivement soit détruites, soit rendues indépendantes, ou encore dépendantes des nouveaux états natifs.

    En effet, dans la même optique de modernisation des royaumes natifs taquis et quichus, l'un d'entre eux, le Royaume d'Uzusco, réussit à s'emparer de la grande majorité des cités taquis et pu fonder le "Troisième Empire Taqui", unissant donc complètement les Taqui sous une seule bannière, ce qui débuta l'éclosion d'une "pensée nationale".

    Il en fut également de même chez les Quichus qui, grâce au roi de la cité de Kivila, Matehentopac Ier, unifia la grande majorité des cités quichus et forma le "Royaume Quichu". Plus tardivement, inspiré par les révolutionnaires sapyleuciens qui mirent en place une République dans leur territoire, certains quichus combattront le régime royal du Quichu et finiront, avec le soutien des sapyleuciens, par fonder la République du Quichu.

    Finalement, en 1708, le Duc de Neuwarenburg est renversé par des révolutionnaires républicains, inspirés des quichus et des sapyleuciens, et établiront la "République de la Nouvelle-Warenburg".

    La Guerre de Kisatl et la République Impériale du Taqui-Quichu ( XVIIIe siècle - 1850 )

    Alors que quatre états se distinguaient clairement en Yukanaslavie en les pays de la République du Nouveau-Saptär, de la République de la Nouvelle-Warenburg, de la République du Quichu et du Troisième Empire du Taqui, une révolte va éclater au sein de ce dernier. Le roi de la cité de Kisatl (les rois des cités n'ayant pas été dissous lors de la création de l'Empire), un certain Anktleputli, décida de renier tous les dieux traditionnels (les taquis étant animistes et polythéistes) et de vénérer "l'Unique Kokotihuatl", provoquant la fureur des cités voisines qui eurent du mal à tolérer une telle hérésie, qui n'hésitèrent pas à entrer en conflit ouvert avec la cité de Kisatl. Cependant, Anktleputli se révéla être un brillant stratège et réussit à fonder son propre royaume indépendant dans le sud du Taqui. Rêvant plus grand, le roi de Kisatl se rêva a dominer l'ensemble de la Yukanaslavie métropolitaine et à étendre la "bonne parole", et déclara une "Guerre divine" à l'encontre du Troisième Empire Taqui.

    Cette guerre, appelée "Guerre de Kisatl", qui durera de 1734 à 1738, verra dans un premier temps le Taqui perdre de nombreuses batailles contre Anktleputli, avant que la République de Quichu réponde enfin à l'appel à l'aide du Taqui, et finit par s'emparer de Kisatl, où le roi de la cité sera décapité.

    Suite au conflit, la République du Quichu et le Troisième Empire du Taqui décidèrent de fusionner en un état confédéré : la République Impériale du Taqui-Quichu, en 1740, afin de former un bloc natif solide face à de potentielles attaques intérieures ou extérieures. Le système politique de l'état permettait alors la présence d'un Président qui dirigeait le pays avec l'Empereur (un peu comme les consuls dans la République Romaine IRL). Le Président sera au départ Quichu, et l'Empereur Taqui.

    Puis, la République de la Nouvelle-Warenburg proposa son intégration au sein de la République Impériale du Taqui-Quichu, qui fut acceptée en 1752. Cette intégration d'un état non-natif témoigna de la volonté de la République Impériale de devenir un état multi-culturel, incorporant même les descendants des peuples colonisateurs de l'Aleucie-Paltoterra.

    De son côté, la République du Nouveau-Saptär, qui s'était étendu vers l'ouest dans la Condorie, en exterminant les populations natives et en massacrant de nombreux états et villages hamajaks, s'éloigna de cette nouvelle entité politique, par racisme envers les peuples natifs, mais aussi par crainte qu'elle fasse éclore parmi la population sapyleucienne des volontés de tolérance à l'égard des natifs, ce qui était inimaginable pour les élites républicaines et la bourgeoisie d'époque.

    La dictature des Tupacs ( 1850 / 1883 )

    Alors que la République Impériale du Taqui-Quichu se modernisait, dans le Taqui, un roi (ce titre existant toujours sous la République Impériale du Taqui-Quichu) de la cité de Cxatacli, nommé Tupac, améliora considérablement l'armée sous son commandement (car étant un Maréchal d'Empire) et décida, en s'inspirant fortement des idées du Nativisme, développées par Zakone Piri, de fonder "l'Empire Natif Unique", faisant alors complètement sécession de la République Impériale du Taqui-Quichu. Son objectif était clair : unifier les natifs sous une seule bannière, de l'ensemble de l'Aleucie-Paltoterra, et exterminer les colonisateurs étrangers venus des autres continents.

    Fort de ses qualités de Maréchal d'Empire, il réussit à vaincre à de nombreuses reprises les forces loyalistes d'Uzusco (capitale de la République-Impériale), notamment de part la séparation entre les armées des états du Quichu, du Taqui et de la Nouvelle-Warenburg, ce qui empêchait une bonne coordination entre les états-majors. C'est de cette manière qu'après 2 ans de combats, en 1852, la République Impériale déposa les armes, et Tupac put instaurer son pouvoir fort au sein de sa capitale, Cxatacli.

    Afin de préserver son "trône", et pour éviter les contre-attaque à son régime, il dissout les presses du pays, et instaure un seul journal d'état. Il condamne alors brutalement ses opposants, les enfermer ou les déportant dans des centres "de rééducation", en tout cas en ce qui concerne les natifs. Les minorités sapythes (qui ne vivaient pas dans la République du Nouveau-Saptär), et les kaulthes, furent envoyés dans des camps d'internements, ou dans des "ghettos". L'objectif était clair : il fallait faire disparaitre de la terre l'existence des descendants des colons eurysiens dans l'Empire Natif Unique. Les premières discriminations, motivées par une haine viscérale de certains natifs qui criaient vengeance face aux massacres commis par les colons à leur arrivée sur le territoire, se sont alors empirées au fil du temps, amenant à créer une société du soupçon, ou chaque personne suspectée d'avoir un membre de sa famille originaire d'Eurysie ou d'autres continents que l'Aleucie-Paltoterra pouvait être envoyée dans ces camps d'internements. Mais finalement, Tupac dit "Ier du nom" mourut en 1867, et ne put terminer ses ambitions.

    C'est son fils, Acamalcapi, qui prendra les rênes du pouvoir après son père. Se légitimant grâce à son active participation dans la guerre contre la République Impériale, il ne sera aucunement contesté par les alliés de son paternel, tous craignant qu'Acamalcapi ne les envoient en centre de rééducation. Mais le nouveau dictateur, conscient qu'il ne pourrait jamais unifier les natifs de l'Aleucie-Paltoterra, et pour tenter de se trouver des alliés de confiance, décida de changer le nom du pays de "l'Empire Natif Unique" à "Empire de Tupakàrie", faisant là une référence directe à la "Dynastie des Tupacs" qui gouvernaient d'une main de fer le territoire.

    Cependant, ce changement ne marqua pas l'arrêt des politiques discriminatoires à l'égard des descendants des colons ou des opposants au régime. Cela s'empira même. En effet, dans le nord-ouest du territoire, des minorités sapyleuciennes existaient, et, souvent, elles avaient été envoyées dans les "camps d'internement". Cependant, selon le nouveau dictateur, qui disposait aussi des mêmes idées que son père, il fallait exterminer rapidement les descendants des colons, pour le bien des natifs, pour récupérer ce qui leur appartenait de droit. Pour cela, il perfectionna avec l'aide de ses plus proches conseillers une mise à mort qui saurait être utile industriellement parlant : le travail jusqu'à la mort. Quitte à tuer les descendants des colons, autant qu'ils servent les intérêts du pays.

    Ainsi, les camps d'internements devinrent des "camps de travails" dans lesquels les sapyleuciens et les kaulthes furent forcés de travailler dans des chemins de fer, des industries ou encore simplement dans la création de monuments pour le régime. Certaines entreprises embauchèrent même ces pauvres malheureux qui mourront par milliers dans ces camps. C'est de cette manière que le "Génocide Sapyleucien" et le "Génocide Kaulthe" furent réalisés, de 1872 jusqu'en 1879. Les conséquences de ces méthodes sont terribles : près de 95% des sapyleuciens de Tupakàrie furent exterminés, et près de 40% des kaulthes le furent également. Ces massacres provoqueront une forte contestation parmi la population, qui se mettra progressivement à former des groupes révolutionnaires un peu partout dans le pays, créant alors des maquis et des poches de résistances.

    Pendant ce temps, après avoir découvert l'existence du génocide des sapyleuciens et des kaulthes, le gouvernement de la République du Nouveau-Saptär, jusque là réticents à intervenir dans le territoire, horrifiés par de tels actes commis contre les semblables des habitants de la République, soutinrent les mouvements de résistances en les finançant et en leur donnant armes et munitions de manière clandestines, via des personnalités de l'armée qui contestaient en secret le pouvoir de la dynastie des Tupacs.

    Finalement, Acamalcapi mourut d'une crise cardiaque le 22 Juillet 1878, provoquant un affaiblissement du pouvoir autoritaire, en plus des premières actions de sabotages et de guérillas menées par les milices et armées de la résistance. Pour éviter la fin du régime, les généraux fidèles à la dynastie placèrent le frère d'Acamalcapi, Tupac II, sur le trône. Sa première décision, afin de calmer les ardeurs populaires, fut de mettre fin aux camps de travails, et aux camps de rééducation. Mais cela ne fut pas suffisant, et les opposants politiques remis en libertés continuèrent d'alimenter les mouvements de résistances, qui formèrent progressivement des états indépendants qui dominaient parfois des ensembles de villes et villages.

    Mais la goutte qui fit déborder le vase fut le projet fou de créer des rails au dessus des jungles du taqui afin de plus facilement relier les différentes cités. Face aux coups monétaires astronomiques de ce projet, et la crise économique qui se montrait progressivement, le peuple se révolta de toute part dans le pays.

    Tentant une dernière action pour calmer le peuple, les maréchaux et généraux renversèrent Tupac II et placèrent son frère Ipatatec. Mais un groupe de révolutionnaires, les chaussures noires, ayant réussit à s'emparer d'Uzusco, l'autre place forte majeure du régime, s'emparèrent de Cxatacli, la capitale, et tuèrent l'ensemble des tupacs (enfin ceux encore en vie) et firent prisonniers les généraux fidèles au régime. Cette prise de Cxatacli, réalisée le 7 Janvier 1883. Après cela, un gouvernement de transition a été fondé, suivit d'un congrès entre tous les groupes militaires et les chefs des nouveaux états auto-proclamés qui permettra l'émergence de la Fédération de Yukanaslavie, fondée sur les principes de la Démocratie, de la Liberté et du respect des traditions et des peuples vivant en son sein, en excluant toute haine de l'autre. C'est de cette manière que les états du Quichu, de la Nouvelle-Warenburg, du Taqui, puis, du Nouveau-Saptär (étant l'état le plus riche et le plus puissant entrer les 4, il permit de redresser économiquement la fédération après les destructions commises dans la guerre de libération), s'unirent pour former le régime actuel du pays.

    Il faudra attendre 1884 pour que les dernières poches loyalistes aux Tupacs ne s'effondrent complètement.

    ---------------------------------------- A partir d'ici, l'Histoire se concentre exclusivement sur la Fédération de Yukanaslavie ----------------------------------------

    Les débuts de la Fédération de Yukanaslavie ( 1883 - 1915 )

    Les débuts de la Fédération ne seront cependant pas pour autant des plus calmes. Après la formation d'un gouvernement provisoire, et l'intégration de l'ensemble de la Métropole dans le jeune nouveau pays, un système fédéral est mis en place, avec un président à la tête de celui-ci. C'est de cette manière qu'en Mars 1885, le Premier Président Fédéral est élu en la personne d'Idoatl Pekelé. Ce dernier, un ancien militaire réfractaire du régime des Tupacs, s'est rapidement attiré les faveurs de la foule de part sa participation à la bataille finale à Guatemelpa ( 12 Juin 1884 ) qui avait permis de définitivement mettre fin à la dictature et à ses soutiens. Il instaure alors le mandat présidentiel à 5 ans, et va surtout être connu pour avoir été le fondateur des bases économiques, administratives et politiques de ce que sera la fédération de Yukanaslavie. Il ne se représentera pas pour les prochaines élections.

    Les deux prochains mandats (de 1890 à 1900) seront détenus par Volomitl Kavorpoli, un membre du Parti Fédéral, le parti majoritaire dans l'Assemblée Parlementaire (organe législatif de l'état). Ses origines sapyleuciens et taquis lui ont valu d'être surnommé "le Président de tous les yukanaslaves". Néanmoins, il sera principalement connus pour sa politique sécuritaire, avec un renforcement de la police et de ses moyens, ainsi que de l'apparition de manifestations socialistes qui revendiquaient plus de droits pour les ouvriers et les travailleurs. Mais ces aspirations seront vite balayées par le Président Fédéral.
    Volomitl Kavorpoli va relancer la création des voies ferroviaires, et va reprendre le projet des rails au dessus des jungles, ce qui mettra plusieurs dizaines d'années avant de se conclure. D'autres industries vont également fleurir progressivement, au bonheur des classes bourgeoises et des capitaux.

    Cependant, ce qui va définitivement faire basculer Volomitl Kavorpoli dans la honte fédérale, c'est l'invasion de l'archipel des Kamaltapente, avec l'aide (et même par la volonté directe) de Batisto Delàfuorez, qui va s'emparer violemment de l'archipel, et va y réaliser de brutales répressions et actes de violences à l'égard de la population locale. Lorsque Kavorpoli nommera ce dernier comme "Premier gouverneur du Kamaltapente", la population est profondément indignée, alors qu'elle espérait poursuivre le "nativisme progressif", c'est à dire de protéger les populations natives d'un territoire et les incorporer pacifiquement au sein de la Yukanaslavie.

    Néanmoins, ce règne sera de courte durée puisque l'Akaltie, à l'époque grande puissance maritime du Carmin, ne va pas tolérer une telle maltraitance des natifs du Kamaltapente, et va alors déclarer la guerre à la Yukanaslavie, débutant alors ce qui est appelé "la Guerre du Carmin" (1898-1905). Au cours de celle-ci, les îles de Nacuot seront conquises par l'Akaltie (auparavant elles étaient yukanaslaves), et la flotte yukanaslave, toute jeune, sera défaite en Janvier 1899 aux larges de Pohamata. Cette crise terrible va alors détruire toute chance pour Volomitl Kavorpoli de se représenter pour un troisième mandat (chose qui était possible).

    Il faudra attendre les élections de Mars 1905 avec l'arrivée au pouvoir de Moctezuma dit "Ier" Kalpàn pour qu'un traité de paix mette officiellement fin au conflit. Et que, ironiquement, entre temps, le Katàl rejoigne la Fédération de Yukanaslavie comme état-membre en 1904.

    Moctezuma Ier Kalpàn marquera son temps pour être le "second" président fédéral de la reconstruction, ralliant notamment son image à celle d'Idoatl Pekelé, en reconstruisant les infrastructures détruites par la guerre, en recréant des emplois, et en améliorant les conditions des ouvriers et des travailleurs, ce qui est plutôt inhabituel chez un fédéraliste, et que l'on verrait bien plus chez les socialistes.

    En bref, le mandat du président fédéral relancera l'économie et permettra au pays de connaitre un certain essor commercial et de passer outre les traumatisme de la précédente guerre.

    La Guerre des Statuts ( 1915 - 1920 )

    Cependant, le racisme et la xénophobie des sapyleuciens et des descendants des colons, accentués par les massacres perpétrés par le régime des tupacs, va relancer la haine viscérale des "colons" à l'égard des "natifs". Certains, les suprématistes eurysiens, vont même souhaiter se séparer de la Yukanaslavie, afin de préserver le "sang de la race eurysienne". Ces mouvements extrêmistes trouvent alors principalement de l'échos dans le Nouveau-Saptär et dans la Nouvelle-Warenburg.

    Néanmoins, ce qui va déclencher les hostilités, c'est la découverte et l'établissements de comptoirs commerciaux au Dgondu, un territoire lointain en Afarée du sud. Les premiers contacts entre les deux entités sont calmes et cordiaux, et le Roi des rois du Dgondu, le chef suprême du territoire, a même proposé d'intégrer la Yukanaslavie. Cette idée va rapidement mener à des débats intenses dans l'Assemblée Parlementaire, et à la formation de deux camps majeurs :

    - les Fondamentalistes, majoritaires au Nouveau-Saptär et en Nouvelle-Warenburg, revendiquent que seuls les quatre premiers états (ceux de la Métropole) peuvent être considérés comme des états-membres, le reste (le Katàl, le Kamaltapente (qui pourtant sont bien des états-membres à ce moment), et donc le Dgondu) devant être simplement considérés comme des "territoires d'Outre-Mer" avec des pouvoirs plus limités que ceux des états de la métropole. D'une certaine manière, ces territoires d'Outre-Mer serait des colonies yukanaslaves.

    - Les Fédéralistes, majoritaires au Taqui, Quichu, Katàl et Kamaltapente, souhaitent que tous les territoires qui demandent à intégrer la Fédération deviennent de facto des états-membres au même titre que ceux de la Métropole.

    Finalement, lorsque le Président Fédéral de l'époque, Pakal Alfaro, se range du côté des fédéralistes, les Fondamentalistes se réunissent dans le Nouveau-Saptär à Nova-Aphalstèma et déclare la création de la "Fédération d'Aleucie du Sud" (FAS), comprenant donc le Nouveau-Saptär et la Nouvelle-Warenburg en 1915. Cela marque alors le début de ce que l'on nomme "la Guerre des Statuts".

    Les premières années du conflits furent terribles pour la Fédération de Yukanaslavie. Les défaites s'enchainèrent, de part l'incroyable innovation dont faisaient preuve les scientifiques et ingénieurs sapyleuciens, notamment en développant les premiers chars et une artillerie largement supérieure à celle de la Fédération. Même maritimement parlant, la majorité de la flotte, dirigée par des généraux d'ascendance eurysienne, se joignirent en faveur de la Fédération d'Aleucie du Sud. Le Kamaltapente fut ainsi rapidement conquis, et le Katàl subit un blocus.

    Entre temps, l'archipel du Went, dirigé par des descendants des colons Austariens, intégra la Fédération d'Aleucie du Sud dès les premiers mois de la guerre, permettant alors à la marine de la FAS d'écraser celle de la FY (Fédération de Yukanaslavie) aux larges de Kivila en 1916.

    Pire encore, les forces armées sapyleuciennes réussirent à mettre le siège sur la capitale Uzusco, qui fut relocalisée à Kivila, plus à l'ouest. A ce moment précis, tout donnait à croire que la Yukanaslavie perdrait le conflit.

    Cependant, le président fédéral par intérim, Itzal Akaltos, ne se découragea pas et appela à l'aide le seul état natif qui pourrait les aider : l'Akaltie. Egalement, d'autres puissances internationales envoyèrent des armes et des équipements aux soldats de la FY, de part le caractère démocratique et respectueux des droits de l'Homme de la Yukanaslavie. Cela permis notamment à Uzusco d'infliger la première défaite de la FAS, qui fut repoussée au courant de l'année 1918. Pire encore, la Nouvelle-Warenburg, qui s'était enterrer dans des tranchées solides depuis le début du conflit, fut complètement conquise et occupée par la Yukanaslavie.

    C'est alors le début de la contre-offensive de la Fédération de Yukanaslavie. En effet, les dernières forces maritimes de la FY, accompagnées d'une partie de celle de l'Akaltie, infligèrent une violente défaite à l'armée navale de la FAS aux larges de l'archipel du Went. Ainsi, cet archipel fut également occupé par la FY peu après la "bataille des alliés".

    Faute de soutiens à l'international, et perdant une grande partie de son armée et de ses hommes, la FAS dut également affronter des tensions en interne, notamment des démissions de ses présidents, comme en Octobre 1916 avec le Président Michaev Hamilton Danovitch qui démissionnait de son poste, ce qui avait entrainé des troubles dans la hiérarchie militaire et politique du pays. Après la "Bataille des alliés", le Blocus au Katàl qui durait depuis quelques années dû cesser, et les dernières forces maritimes de la FAS se regroupèrent au Kamaltapente, attendant d'effectuer une dernière bataille décive.

    Cette dernière se produisit aux larges de l'archipel de Rau'ui (le sud du Kamaltapente), et vit les forces de la FAS, complètement désorganisées, se faire écraser par les yukanaslaves en 1919. Le Kamaltapente fut alors rapidement libéré, permettant alors à la flotte de la Fédération de Yukanaslavie de réaliser un Blocus le long de la côte du Nouveau-Saptär.

    Par ailleurs, en Métropole, les forces sapyleuciennes perdaient progressivement du terrain de partout, malgré un temps où des tranchées et des fortifications furent creusées dans les montagnes, et avaient limité les incursions de la FY. Soutenus par des mouvements de résistances hamajaks dans la région Condorienne, qui détruisaient les lignes de chemins de fer et détruisaient de fait le ravitaillement des armées de la FAS, le front recula rapidement en défaveur de la Fédération d'Aleucie du Sud.

    Malgré une grande combativité, Nova-Aphalstèma fut assiégée, et tomba en Février 1920. Peu de temps après, les dernières poches loyalistes à la FAS furent défaites, et la dissolution de la Fédération d'Aleucie du Sud fut proclamée par les autorités de cette dernière capturées par la Fédération de Yukanaslavie.

    Les derniers fidèles de la FAS, refusant la fin de la guerre, s'enfuirent vers l'est de l'Afarée, où ils prospérèrent dans l'archipel de Gedemascar, et instaurèrent ce qui fut appelée localement la "Dictature des Blancs" (1916 - 1925) (Dans les faits, le territoire était déjà dominé par la FAS afin de servir d'exemple à ce que souhaitait réaliser la FAS).

    La Reconstruction ( 1920 - 1945 )

    Après la Guerre des Statuts, le Président Fédéral Itzal Akaltos démissionne de ses fonctions, et de nouvelles élections sont réalisées dans le Taqui, Quichu, Kamaltapente et Katàl. la Nouvelle-Warenburg et le Nouveau-Saptär étant occupés militairement dans des "Zones d'Occupations Provisoire" (ZOP). Le Went, qui avait intégré la FAS, retrouve son indépendance dès la fin de la guerre, mais étroitement liée à la Yukanaslavie par des relations diplomatiques nouvelles et un accord de protection du Went par la Yukanaslavie.

    C'est ainsi qu'Alphonse Maka devient le nouveau Président Fédéral. Après plus de 5 ans d'absence de réponses envers le Royaume Confédéré du Dgondu, la Yukanaslavie intègre finalement cet état comme un état-membre en 1922. Par cette intégration, les volontés pacifistes et les récits de tolérance explosent dans la Yukanaslavie, épuisée après près de 50 ans de conflits directs et indirects, de la Dictature des Tupacs, en passant par la Guerre du Carmin et sans oublier la Guerre des Statuts.

    La reconstruction sera notamment effective avec les trois mandats de Moïsema Konxuatl (de 1925 à 1940), avec un fort redynamisme économique et une immigration encouragée afin de rebâtir la Yukanaslavie après la guerre. C'est notamment à ce moment que le Katàl va devenir un véritable accueil ) l'immigration, et qui servira de point de passage aux expéditions yukanaslaves à travers le monde.

    Car en effet, un nouvel objectif de la Yukanaslavie va se développer dans les années qui suivent : celle d'intégrer les structures locales d'états dans le besoin d'une protection militaire ou économique, mais tout en protéger les systèmes politiques et les structures sociétales locales. En bref, suivre l'idéologie du Nativisme dans sa définition contemporaine et majoritaire.

    De cette manière, de nombreuses expéditions vont être lancées à travers le monde. C'est notamment par cela que la Yukanaslavie découvrira le sort de l'archipel de Gedemascar, qui a sombré dans une abominable dictature par des survivants de la FAS, puis, suite à une révolte interne, en une affreuse guerre civile. Attachée à la souveraineté des peuples à disposer d'eux-mêmes, le Président Fédéral, malgré les volontés de certaines pacifistes, n'agira pas dans un premier temps, et se contentera seulement d'entrer en contact avec quelques camps.

    Autrement, en Métropole, Moïsema Konxuatl met fin aux Zone d'Occupations Provisoires en 1927, permettant la remise en place des structures démocratiques d'avant-guerre, bien qu'avec une certaine surveillance fédérale sur de potentiels actes racistes et suprématistes à l'encontre des peuples natifs ou de quelconques autres peuples au sein de la Yukanaslavie.

    Finalement, lors de son second mandat, vers les années 1930, Moïsema Konxuatl accepte finalement de soutenir l'état le plus démocratique et majeur de la guerre civile de Gedemascar : la République Populaire de Gedemascar (RPG). La Yukanaslavie réalise alors un blocus complet de l'archipel, sauf pour la RPG, ce qui lui assure alors une victoire complète sur les autres factions de l'archipel. Finalement, en 1935, après la victoire finale de la RPG, cette dernière propose d'intégrer la Yukanaslavie, afin de plus rapidement et facilement reconstruire l'archipel, et d'assurer sa sécurité, notamment face aux pirates qui terrorisent encore aujourd'hui Gedemascar, ce que cette dernière accepte.

    Ces victoires, couplées à une forte réindustrialisation et un essor nouveau de l'économie yukanaslave, va le rendre si populaire qu'il est surnommé "le Bien aimé". Il a également, à l'image de son prédécesseur, soutenu l'immigration en Yukanaslavie, ce qui a fait de lui un président fédéral aimé de ses citoyens mais aussi des étrangers de manière globale.

    Cependant, alors qu'il se présentait pour un quatrième mandat (qui était possible à l'époque), et que le mois de Mars approchait à grand pas, lors d'un discours qu'il tenait à Uzusco même, un homme dans la foule tira sur le candidat par trois fois à la tête, à l'épaule et au ventre. Les secours, malgré leurs efforts, n'ont rien pu faire. Moïsema Konxuatl mourut de ses blessures en pleine période électorales. Il s'avéra finalement que l'homme qui avait tiré était un membre du groupuscule "Union Communiste de Yukanaslavie" (qui va, pour certains membres de ce groupe, fonder le Parti Populaire Yukanaslavien) qui voulait éviter un quatrième mandat de Konxuatl afin que celui-ci ne transforme pas le pays en une dictature à l'image de celle des Tupacs il y a plus d'un demi-siècle.

    Sa mort va provoquer une vague de tristesse parmi la population, et ses funérailles, organisées par son successeur présidentiel Edouatl Itzcasie (également remplaçant pour la candidature aux élections présidentielles), marqueront profondément la population. Cet acte cependant sera sévèrement puni par l'exécution de l'assassin en Avril 1940.

    Edouatl Itzcasie sera connu de son seul mandat (1940-1945) pour avoir considérablement amélioré et modernisé l'armée fédérale, notamment en étudiant attentivement les nouvelles armes développées durant la Guerre des Statuts, afin de pouvoir disposer d'une armée capable de rivaliser avec ses plus puissants adversaires. Ces premières avancées seront poursuivies par ses successeurs et permettront à la Yukanaslavie d'avoir une armée forte et correcte en comparaison de ses débuts.

    La Période de la Prohibition ( 1945 - 1960 )

    Après le mandat d'Edouatl Itzcasie, c'est Moctezuma dit "IIème du nom" Kalpàn, fils du président fédéral du même nom, qui entre au Haut-Palais (siège des institutions fédérales). L'aura de son nom lui permit de s'attirer rapidement le soutien de la foule, et il en profita pour diminuer le temps de travail, ce qui lui assura le soutien des ouvriers et des travailleurs.

    Cependant, à l'encontre de ce que souhaitait la société consommatrice et libérale yukanaslave, le président fédéral déclara le début de la "Prohibition". Les casinos fermèrent, les bars également, et les consommateurs, avides de trouver leurs désirs devenus illégaux comme l'alcool ou les jeux d'argents, trouvèrent dans la clandestinité leur bonheur. C'est notamment dans la République du Nouveau-Saptär que de grandes familles s'imposèrent comme les hégémons dans ses secteurs illégaux, le gouvernement de l'état-membre ne respectant pas ou très peu ce décret du président fédéral.

    Mais cela n'empêcha pas Moctezuma II Kalpàn d'obtenir un second mandat, principalement par l'aura que donnait son nom. Néanmoins, la prohibition provoqua une perte de la confiance que portait la population à l'égard du parti fédéral, jugé de plus en plus comme "vieux", "archaïque", et même "dépassé" (principalement par une jeunesse folle des idées socialistes et emplies d'espoir pour l'avenir). Le Parti Démocrate et le Bloc Socialiste, particulièrement ce dernier, gagnèrent de plus en plus de sièges à l'Assemblée Parlementaire.

    Voulant éviter de perdre fatidiquement s'il tentait un troisième mandat, Moctezuma II Kalpàn ne se représenta pas lors des prochaines élections fédérales, qui seront tout de même remportées par un candidat des fédéraux, Tupac Inda.

    Vétéran de la guerre à Gedemascar, il a su rallier les plus nostalgiques du temps de Konxuatl et à ainsi pu très bien débuter son mandat présidentiel, en continuant la politique de modernisation de l'armée, et en développant les infrastructures yukanaslaves.

    Cependant, il va continuer la politique de la Prohibition de son prédécesseur, ce qui va profondément agacer le peuple, qui va sortir dans la rue, jusqu'à forcer Tupac Inda à fuir au Kamaltapente à Pohamata, d'où il prononcera un célèbre discours (avec son : "Je vous ais compris !") et mettra fin à la Prohibition. De cette manière, il retournera à Uzusco sans problèmes

    Après cela, il tentera de renforcer la police, ce qui énervera une fois encore la population qui descendra dans les rues de Décembre 1956 à Mai 1957, et qui atteindra son paroxysme avec la prise du Haut-Palais le 24 Mai 1957 par la foule, contraignant encore Tupac Inda à fuir à Pohamata au Kamaltapente, d'où il mettra fin à ses décisions en ce qui concerne la police, ce qui lui assura de rentrer sain et sauf à Uzusco au Haut-Palais.

    Malheureusement pour Tupac Inda, ses mauvaises décisions et son impopularité croissante lui fais perdre le soutien des fédéraux, ce qui le rend paranoïaque, au point de déplacer la capitale fédérale d'Uzusco à Pohamata, car le Kamaltapente était à l'époque le seul état-membre qui le soutenait malgré ses nombreux échecs. Cela décrédibilisera indirectement le Parti Fédéral qui perdra les élections suivantes aux profits des socialistes, qui conserveront le pouvoir pour les vingt prochaines années. Tupac Inda, lui, s'exilera dans sa résidence privée au Kamaltapente après ce mandat catastrophique en tout points.

    Les Vingt Socialistes ( 1960 - 1980 )

    Après le mandat catastrophique en tout points de Tupac Inda, les Socialistes, qui avaient déjà réussi à s'imposer dans l'Assemblée Parlementaire, parviennent à faire élire leur candidat comme Président Fédéral, en la personne d'Akamatapi Pitual. Ce dernier débute son premier mandat en sortant la Yukanaslavie de l'isolationnisme diplomatique en renouant notamment avec l'Akaltie.

    Son mandat est également celui qui verra le plus d'intégrations d'états en si peu de temps. En premier lieu, des explorateurs yukanaslaves naviguant vers l'est du Nazum permirent de rencontrer les autorités compétentes de la République de Shiramazu, petit enclave nazumie, qui, favorables à une intégration au sein de la Fédération, rejoignirent cette dernière en 1960. Elle sera suivie deux ans plus tard en 1962 par l'archipel du Went, qui a subi un changement de régime menant à une volonté de proximité avec les acteurs voisins du territoire, à savoir la Yukanaslavie.

    Mais, depuis l'année 1954, des liens avaient également été tissés avec une autre puissance nazumi : le Janggunat du Shotugara. Cet état, va progressivement prendre connaissance des opportunités commerciales et, à l'instar des autres nations, de la protection militaire dont pourrait donner la Yukanaslavie. C'est de cette manière que le Janggun Tae-Je Mohamoto demanda l'intégration du pays au sein de la Fédération, ce qui sera chose faite le 14 Mai 1966.

    Au niveau fédéral, Akamatapi Pitual permit l'instauration du SMIC (Salaire Minimum Interprofessionel de Croissance), évitant alors des abus de patrons ou de professionnels envers les employés et travailleurs. Cela lui apporta une franche popularité de la part des milieux populaires, mais l'opposa rapidement aux élites bourgeoises et industrielles. Aussi, il termina la construction des "rails aériens", débutés près d'un siècle plus tôt sous le mandat de Volomitl Kavorpoli. Cela assura une plus grande communication en tout genre entre les cités du Taqui, et permit entre autre de préserver la faune et la flore locale, faisant d'Akamatapi Pitual l'un des premiers écologistes de Yukanaslavie.

    Durant son second mandat, il va notamment abolir à l'ensemble des états-membres le servage, chose qui était encore appliqué dans certains de ces derniers, comme le Shotugara. Cela va être suivit par l'interdiction du parti néo-colon, qui étaient constitués de nostalgiques de la FAS ( Fédération d'Aleucie du Sud), ainsi que d'une large politique de sortie de la Métropole dans l'ensemble des états-membres de la Yukanaslavie, ce qui sera une première pour un Président Fédéral. En bref, sa popularité est alors à son comble. Mais sa crise cardiaque en le 7 Septembre 1968 va provoquer un fort émoi dans la Yukanaslavie (c'est alors la première fois en 83 ans qu'un Président Fédéral meurt durant son mandat), et va alors imposer un court intérim avant de relancer de nouvelles présidentielles.

    C'est alors le candidat socialiste Quanec Putulimati qui l'emporte. Grand allié d'Akamatapi Pitual durant ses deux mandats, il va, durant ses deux mandats (de 1970 à 1975 puis de 1975 à 1980), réaliser ce que son prédécesseur s'était toujours refuser à faire : nationaliser de nombreuses entreprises. Auparavant aucunes limitations claires et strictes limitaient les secteurs d'exploitations par un tier, ce qui favorisaient l'émergence de groupes hégémons dans certains domaines, ce qui affectaient directement les recettes de l'état. Avec cette mesure, la Yukanaslavie a pu stabiliser son économie, et plus facilement réaliser des limitations dans la manière d'exploiter, dans les conditions de travail des ouvriers, etc...

    C'est alors une période de grande prospérité qui a vu le jour, les familles de la classe moyenne émergeant et se mettant à consommer, entrant dans une société de consommation relativement importante. Avec l'inauguration des vacances de 2 mois dans l'ensemble de la Fédération à partir du 5 Mai 1973, ces mêmes familles purent aussi voyager, avec l'augmentation des salaires qui avaient pu avoir lieu avec un boom économique inattendu, notamment de part la découverte de vastes champs gaziers qui purent approvisionner en électricité l'ensemble de la Fédération.

    Aussi, au niveau écologique, de nombreux parcs fédéraux et nationaux vont apparaitre sur l'ensemble du territoire, grâce aux manifestations et aux alertes présentées par des scientifiques et populations natives, ce qui permit la préservation de nombreux territoires, comme le Parc fédéral de Minetozca dans l'est du Quichu, qui sera le premier à apparaitre en Juillet 1976.

    Cependant, en fin d'année 1979, un ensemble de grands patrons et des généraux (qui se sentaient délaissés par le régime) vont se réunir à Nova-Aphalstèma et ordonner à la suite de cette rencontre au Président Fédéral de dénationaliser certaines entreprises, ce que Quanec Putulimati refusera de faire, provoquant alors un évènements complètement inattendu : "la grève des patrons" (1979). De manière simple, les patrons refusèrent d'exporter leurs productions dans la Yukanaslavie, et bloquèrent les approvisionnements, notamment, en gaz, ce qui provoqua une grave crise énergétique, ce qui amena, en partie, à la défaite des socialistes aux prochaines présidentielles. Cette crise économique, qui va cependant surtout toucher la Métropole, la "Crise de 79", met alors fin aux "Vingt Socialistes".

    L'Epoque Contemporaine ( 1980 - nos jours )

    Lors des élections qui suivent, c'est le candidat démocrate Adautl Zapak, soutenu par les fédéraux et les libéraux, qui devient Président Fédéral en 1980. Il va alors dénationaliser certaines entreprises comme demandé par les grands patrons, et réinvestir dans l'armée, assurant la loyauté de l'armée fédérale. Afin de gagner en popularité, il va également chercher à intégrer de nouveaux états, ce qui va amener à débuter des liens avec la République du Kaderstan, jeune état qui venait de renverser son précédant gouvernement en 1975. Cette proximité va cependant se concrétiser avec le prochain Président Fédéral du Parti Fédéral (chose qui n'avait été plus vu depuis 25 ans), Pakal Lita, qui va officialiser l'intégration du Kaderstan en 1989.

    Pakal Lita va particulièrement soutenir une entreprise en pleine émergence : Gazoka, ce qui va lui apporter le soutien des patrons, ainsi que des élites bourgeoises de la Yukanaslavie. Il va aussi permettre un réarmement important de la Fédération, en commandant la construction des NT-100, une série d'armes légères d'infanterie qui vont servir la Yukanaslavie jusque dans les années 2000.

    Enfin, il va également, durant son second mandat (entre 1990 et 1995), pouvoir profiter de la demande de Port-Luisant, un petit territoire enclavé dans le nord du Nazum, avec laquelle des premiers contacts avaient été préétablis sous le mandat d'Adautl Zapak, d'intégrer la Yukanaslavie, ce qui sera chose faite en 1993, terminant alors la composition des territoires actuels de la Fédération.

    Lors du putsch de Pavile Modango à Rija dans l'archipel de Gedemascar, qui va mettre fin à la République Populaire de Gedemascar, la Yukanaslavie va finalement apporter son soutien à ce dernier, faisant fis de la collaboration entre la fédération et le régime populaire qui tendait vers l'autoritarisme depuis quelques années.

    Le prochain Président Fédéral, Kahual Pachac (de 1995 à 2000), également du Parti Fédéral, va réaliser un accord avec l'entreprise Gazoka, comme son prédécesseur, afin de favoriser le gaz au sein de l'économie énergétique yukanaslave, ce qui amènera l'entreprise a être l'un des plus grands producteurs d'électricités de la Fédération.

    Zapàn Moremore (de 2000 à 2005), candidat démocrate, succédera à Kahual Pachac après une alliance entre les fédéraux et les démocrates. Il reconnaitra officiellement la responsabilité du gouvernement yukanaslave dans la non-intervention à Gedemascar, alors même que la situation politique de l'archipel était critique. Il va alors exhorter Pavile Modango, qui avait été élu Président sans élections, de réaliser des présidentielles comme l'exigeait les principes du régime démocratique. Cela sera chose faite en 2002, où Pavile Modango sera réélu (INFO NON-CONNUE : elles ont été truquées).

    Néanmoins, il connaitra une forte contestation en interne, notamment au Shotugara et au Kaderstan, sur la question de la préservation des cultures et des traditions, dans lesquels le Janggun Sy-Heong Mohamoto et le Président Ebdelmuk Atarlu revendiquaient une vision "nativiste", en protégeant chaque culture individuellement, là où Zapàn Moremore souhaitait créer une "culture yukanaslave", capable d'unifier les états-membres avec une seule identité. La crise atteindra son paroxysme le 12 Février 2005 lorsque Sy-Heong Mohamoto menacera la Yukanaslavie de quitter la fédération si Zapàn Moremore se représentait pour un second mandat présidentiel. Finalement, le 18 Mars 2005, Sy-Heong Mohamoto mit fin à ses menaces. Mais le mal d'une telle "crise" provoqua une baisse de popularité de Zapàn Moremore, qui, en plus d'une alliance entre fédéraux et démocrates en faveurs des premiers, lui firent perdre la présidentielle suivante.

    Son successeur à la place présidentielle, Fisibeque Yunuku, un fédéral donc, mit fin à l'interdiction du Parti Néo-Colon, qui pu regagner l'assemblée dès son début de mandat. Cela lui permit de se rapprocher du Nouveau-Saptär, qui est l'épicentre des idéologies suprématistes et raciales de Yukanaslavie. Cela s'accentua d'autant plus par le soutien du président fédéral à l'entreprise Gazoka, ainsi qu'au Président Pavile Modango, à Gedemascar, qui avait encore une fois remporté les élections sur place (INFO NON-CONNUE : elles ont été truquées).

    Finalement, pour le mandat de 2010 à 2015, les partis de gauche et les démocrates s'unirent autour du candidat socialiste Quak Zalo, qui devint le nouveau Président Fédéral. Ce dernier accentua à son paroxysme l'alliance entre l'état et Gazoka, au point d'en faire une méga-entreprise qui devint hégémonique dans le secteur énergétique, et qui fournit alors la quasi totalité de l'électricité du pays, en exploitant chaque site gazier de Yukanaslavie.

    A la fin de son mandat, en 2014, il permit à la Yukanaslavie de sortir de son isolationnisme diplomatique en redéveloppant les relations avec plusieurs partenaires historiques, comme l'Akaltie, mais surtout, fit adhérer la Fédération au sein de l'Alliance pour la Sécurité Économique Aleucienne (ASEA).

    Mais face aux critiques dans son propre camp, notamment avec sa politique pro-gazoka, il perdit face au candidat fédéral largement soutenu parmi la population et les démocrates et fédéraux : Moctezuma III Kalpàn. Fils de Moctezuma II Kalpàn, il devint ainsi Président Fédéral en 2015. Son élection va clairement marquer la fin de l'isolationnisme yukanaslave, en permettant l'émergence de puissants liens et partenariats avec des nations majeures comme Westalia, l'Akaltie ou le Talaristan.

    Aussi, il permit à la Yukanaslavie de devenir un acteur international, notamment en rejoignant de nombreuses organisations, comme l'Organisation des Nations Démocratiques (OND) le 29 juillet 2015, la Communauté Continentale Paltoleucienne (CCP) en 2015, la Communauté des Etats du Nazum (CEN) le 23 Septembre 2019, et dernièrement l'Organisation du Traité de Sécurité et d'Assistance Mutuelle (OSA) le 15 octobre 2019 à la suite du Sommet de Sarï (au Talaristan).

    Cependant, son mandat va également être celui d'une profonde douleur pour la Yukanaslavie, avec l'attentat du 23 Septembre 2018, au cours duquel des terroristes soutenus par le Parti Populaire Yukanaslavien (PPY) vont provoquer 112 morts et 145 blessés. Cet acte va profondément bouleverser les yukanaslaves, ce qui va amener à l'interdiction du PPY, et à la traque de ses membres. D'autres informations vont finir par mettre en lumière l'aide qu'aurait pu apporter l'ancien Président Fédéral Quak Zalo aux terroristes, ce qui va l'amener à être arrêté.
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