28/03/2016
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[Karty-UC Sochacia] Rencontre Diplomatique

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20/08/2015, Aéroport de Volkingrad,
Le Kantsler Yaromir Ernaï, ce dernier avait élu il y a peu. Sochacia Ustyae Cliar, grand allié Kartien, n'avait donc pas manqué de féliciter la brillante élection du Chancelier. C'est dans cette optique où une volonté de rencontre diplomatique est apparue, c'est tout naturellement que le Kantsler y a répondu favorablement et s'est présenté pour être représentant du Saint Empire. Yaromir avait déjà effectué sa première rencontre depuis sa prise de fonction, en sol Novais. Un véritable fiasco selon lui, Novyavik avait enchaîné les bourdes à en oublier le nombre, le caractère froid et assuré de sa personne n'ayant pas arrangé les choses. C'était toutefois une tout autre histoire pour cette rencontre, l'UC Sochacia était un des plus proches alliés de Karty si ce n'est pas le plus proche en réalité. Toute cette réflexion se déroulait en le for intérieur de sieur Ernaï, il venait de s'installer à bord d'un jet privé, qui décolla dans la minute, direction le pays des sables. Au cours du trajet, une discussion battait son plein par liaison au Kremlin.


Kantsler (Chancelier) Yaromir Ernaï

Chancelier Yaromir Ernaï: Je vais donc devoir mettre de côté ma froideur naturelle, l'UC Sochacia est une nation trop proche de Karty pour se permettre ces choses.
Tsar Stanislas I: Précisément ! En des conditions normales, ce serait ma personne qui devrait être à ta place. Néanmoins, nous n'avons pas pu faire comme à l'accoutumée, la missive t'était très adressé.
Chancelier Yaromir Ernaï: Et quels sont les liens qui unissent Karty et l'UC Sochacia, pourquoi ces deux pays d'un continent différent sont aussi proches ?
Tsar Stanislas I: Nous sommes indéniablement liés à l'UC Sochacia, nous leur assurons une protection militaire en échange d'une culturelle. Le Pays des Sables est complémentaire en tout point au nôtre, nous avons une base militaire chez eux, ce qui a permis d'aider lors d'une catastrophe naturelle.
Chancelier Yaromir Ernaï: Une catastrophe naturelle ?
Tsar Stanislas I: En effet, une tempête de sable. Celle-ci a fait s'écrouler des centaines de bâtiments, nos militaires ont été aidé la population Loclenasque. Je t'avertis que cela n'est pas un argument, c'était un acte de bonté et naturel pour un allié, nous n'estimons rien en retour.
Chancelier Yaromir Ernaï: Je vois.
Tsar Stanislas I: Yaromir ?
Chancelier Yaromir Ernaï: Oui ?
Tsar Stanislas I: Tâche d'être amical même si c'est pas dans tes valeurs, que prospérité s'en suive.
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Garthram, Salon des Reflets
20/08/2015


Dans le calme feutré de son bureau royal, la Reine Limollac Hermaris, entourée de livres reliés en cuir et de tableaux représentant les ancêtres de sa lignée, porte un regard pensif sur les documents étalés devant elle. La lumière du crépuscule filtre à travers les grandes fenêtres, jetant des ombres délicates sur le parquet en chêne.

« - Votre Majesté ? Permettez-moi de vous déranger un court instant, cependant, je détiens une information cruciale qui demande toute votre attention !
- Allons, Lyhasu, calmez vous et parlez.
- Un nouveau chancelier, au Saint Empire de Karty ! Yaromir Ernaï il se nomme.
- Merci, Lyhasu, retournez à vos occupations. »

Avec un léger sourire, la Reine saisit sa plume ornée d'or et un parchemin vierge. Elle réfléchit un instant à l'importance de cette occasion, consciente que chaque mot qu'elle écrirait porterait le poids de son royaume. Elle commence par féliciter le Chancelier pour sa nomination, soulignant son parcours impressionnant et son engagement envers la paix et la prospérité. Sa nomination est un signe prometteur pour l’UC Sochacia et le Saint Empire de Karty. Elle exprime son désir de renforcer les liens d'amitié entre leurs pays, évoquant les défis communs qu'ils devaient surmonter ensemble. En conclusion, elle propose une rencontre, une occasion d'échanger des idées et de bâtir des projets communs. Satisfaite de sa lettre, la Reine scelle le parchemin avec son sceau royal, impatiente de voir comment cette nouvelle alliance pourrait évoluer et quel impact cela aurait sur l'avenir de son royaume. Elle sait que chaque geste, chaque mot, pouvait façonner les relations internationales et tisser la trame d'une histoire partagée.


Le soleil brille intensément dans le ciel bleu éclatant de l'UC Sochacia. La température a atteint ses plus hauts degrés depuis plus d'une semaine et les habitants profitent pleinement de cette période estivale. Les parcs et les plages sont remplis de famille, d'amis et de visiteurs venu se détendre et savourer le climat chaud. Dans les rues, les cafés et restaurants sont pris d'assaut, leurs terrasses animées par des musiciens ambulants, les fontaines publiques deviennent, pour les petits et les grands, des oasis rafraîchissantes et les marchés locaux proposent une variété de produits frais et artisanaux. L'été loclenasque pourrait bien ressembler à un tableau paradisiaque où les problèmes de la vie de tous les jours n'ont pas leurs places. 

C'est en plein centre-ville de la capitale, dans l'un des plus grands et majestueux buildings du pays, qu'une rencontre diplomatique d'une importance fondamentale s'apprête à avoir lieu. Dans la salle de réception, les longs rideaux de velours bleu foncé encadrent les grandes fenêtres, offrant une vue panoramique sur la ville et régulant les rayons du soleil pour préserver une chaleur ambiante appréciable. Plusieurs petites tables rectangulaires sont disposées dans la salle, couvertes d’une nappe blanche où reposent des petits-fours préparés avec soin pour ladite rencontre. Chaque table, joliment décorée avec des compositions florales principalement composées de fleurs blanches et crémeuses, offre une variété de spécialités locales différentes. Sa Majesté la Reine Limollac Hermaris, dans une robe longue et fluide aux couleurs d’été, se tient fièrement aux côtés des quatre représentants de région loclenasques (Naztufma pour la région de Doclua, Ai-nab pour la région de Theuyt Kilap, Ziadsisul pour la région de Apuiapsq et Shidtasha pour la région de Jhiania) dans la salle de réception. Yaromir Ernaï, récemment élu au titre de chancelier kartien, est pourtant déjà réputé pour son caractère froid, son franc-parlé et son charisme indéniable. Il faut dire que sa rencontre mouvementée avec l’Union de Novyavik n’est pas passé inaperçue auprès de la Reine, laissant celle-ci perplexe quant aux véritables intentions du chancelier kartien sur la scène internationale. L’UC Sochacia et le Saint Empire de Karty entretiennent, depuis bien des mois, une relation diplomatique stable et amicale, une alliance basé sur la défense et l’entraide. Outre les barrières culturelles, ces deux pays semblent bien se compenser l’un et l’autre et, ainsi, paraître intouchable aux yeux des autres nations. De cette rencontre, Sa Majesté la Reine Limollac Hermaris a des attentes élevées, souhaitant aborder des sujets d’actualités et renforcer encore davantage la relation entre les deux pays. En prime, et pour la première fois, les quatre représentants de région sont présents lors d’une rencontre diplomatique. Cette initiative vise a promouvoir l’unité nationale et démontrer la solidarité entre les différentes régions de l’UC Sochacia.

« - Votre Majesté, ne craignez-vous pas que la présence d’un kartien ravive la colère de nos citoyens ? Il y a seulement deux semaines les loclenasques étaient grève et aujourd’hui… le chancelier kartien sur notre territoire, tente Naztufma avec un faible sourire en direction de la Reine, pourtant hésitant, il pose sa main sur son épaule de manière rassurante.
- Il nous faut prouver à nos citoyens que le Saint Empire de Karty n’a aucune mauvaise intention, et que le Prince Léonid ne veut que le bien de notre nation. 
- Ne parlons plus, voila le Chancelier qui arrive. »

Dans une démarche mêlant fierté et élégance, le chancelier kartien Yaromir Ernaï fait son entrer dans la grande salle de réception. Loin de se laisser impressionner, la Reine Limollac Hermaris avance jusqu’à lui, un sourire ravi peint sur ses lèvres.

« - Votre Excellence, c’est pour nous un véritable honneur que de vous recevoir en territoire loclenasque. Votre présence ici n’est pas seulement le symbole de notre grande amitié, mais également le témoignage de la confiance mutuelle qui unit nos deux nations. J’ai dans l’espoir que cette rencontre soit le prélude de nouvelles initiatives, d’échanges enrichissants et de projets qui renforceront encore davantage nos liens. Puisse notre collaboration être fructueuse et notre amitié indéfectible. »
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20/08/2015, UC Sochacia,
Le Chancelier Ernaï avait réfléchi durant tout son vol sur les éventuels sujets qui pourraient être abordés. La base militaire Kartienne ? Non, il n'y a rien de nouveau et l'événement est d'une nature plutôt festive. D'éventuels accords ? Cela reste possible mais sans plus, Karty et le Pays des Sables ont des accords déjà très poussés. Les récentes manifestations ? Très clairement, ce sujet allait tomber, le nom de Léonid Valaski allait être prononcé par sa majesté. "Oh mais j'en oublierais la présence des quatre représentants de régions" se dit Yaromir, "il va falloir la jouer fine". Le jet privé s'était posé en terre Loclenasque, un convoi attendant l'officiel Kartien, qui démarra en trombe vers le lieu où était attendu le Kantsler. D'une marche assurée, le Chancelier foulait la terre Loclenasque. Après avoir réhaussé sa veste, Yaromir entra dans la salle de réception et regarda rapidement l'assemblée avant de se diriger vers sa majesté Limollac Hermaris. Il arbora un sourire froid, c'était sans doute la première fois qu'on le voyait aussi heureux durant une rencontre, en apparence du moins, et répondit les mots suivants à la Reine.


Kantsler (Chancelier) Yaromir Ernaï

Chancelier Yaromir Ernaï: Votre majesté Limollac Hermaris, monarque de Sochacia Ustyae Cliar, je vous souhaite bien le bonjour. Honneur partagé, c'est avec un plaisir ma foi souligné que je me suis fièrement proposé pour représenter la patrie Kartienne en votre belle nation. J'ai à cœur de penser que nos relations n'en sortiront que des plus fructueuses, même s'il faut reconnaître que cet événement est pour moi une première. Permettez-moi par ailleurs de complimenter votre tenue que je qualifierais de resplendissante, j'en déduis qu'un artisan Loclenasque en est l'auteur ?
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La Reine Limollac Hermaris, observant le sourire froid du Chancelier, ne put s'empêcher de ressentir une légère irritation. Elle avait connu, ou du moins aperçu, des dignitaires de tous horizons, mais celui-ci semblait jouer un rôle qu'il maîtrisait mal, ses mots dégoulinant d'une politesse qui masquait à peine un mépris sous-jacent. De plus, elle ne pouvait ignorer qu'il avait omis de saluer les quatre représentants des régions présentes, un manque de courtoisie qui ne passait pas inaperçu dans ce contexte empreint de délicatesse protocolaires.

Chassant ses mauvaises idées de la tête, elle reprit la parole, sa voix empreinte d'une froideur maîtrisée :

<< - Je ne peux que vous remercier pour votre observation, même si j'en viens à me demander si votre œil aiguisé a été capable de discerner le véritable savoir-faire des artisans Loclenasques. Nous avons ici des traditions qui transcendent la simple apparence, un savoir-faire qui s'exprime dans chaque fil tissé, chaque couleur choisie. Laissez-moi cependant vous retourner le compliment, je ne cesserai d'être admirative des vêtements kartiens. >>

Les quatre représentants, d'une voix assurée, saluent dignement le Chancelier. La Reine s'approcha légèrement, le regard perçant, ajoutant :

<< - Je suis certaine que notre conversation sera tout aussi enrichissante que votre vol, Chancelier. À condition, bien sûr, que vous soyez prêt à aborder des sujets d'un intérêt véritable. Cependant, laissez-moi tout d'abord vous proposer un verre de notre vin national : celui-ci est préparé à quelques pas d'ici, dans l'un de nos plus beaux villages, par une famille loclenasque depuis plusieurs générations. >>
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20/08/2015, UC Sochacia,
Le Chancelier Ernaï décela un léger agacement presque non-visible de la Reine, Yaromir se dit qu'il avait été trop froid. "Le Tsar m'avait pourtant prévenu" se dit-il intérieurement, "allons de l'avant".


Kantsler (Chancelier) Yaromir Ernaï

Chancelier Yaromir Ernaï: J'en oublie mes manières à vrai dire, mesdames, messieurs (HRP: S'il n'y a que des hommes, faites comme si "mesdames" n'était pas écrit), je vous souhaite également le bonjour.

De son regard empreint de son habituel froideur, Yaromir ajouta une lueur d'amitié, espérant que la Reine le remarquera. Il regarda brièvement chacun des quatre représentants, les saluant de la tête, et il reprit la parole.

Chancelier Yaromir Ernaï: Je ne doute nullement du travail de vos artisans, bien au contraire j'en observe la qualité en vous regardant votre Excellence. Les tailleurs Kartiens ont une certaine renommée en effet, notamment dans les vestes de costumes je vous l'accorde.

Yaromir se laissa conduire par la Reine, qui l'invita à prendre un verre de vin, ce qu'il accepta bien évidemment. Tout en marchant aux côtés de la Reine, il espéra qu'il n'avait pas vexé sa majesté de part son caractère froid. Nonobstant, et il faut le savoir, le caractère du Chancelier Kartien est dû à un événement bien tragique dont il refusait d'en aborder la discussion. Depuis les débuts de sa carrière en politique, nous pouvions aisément observer l'alliance présente sur l'annulaire du Kantsler, signe d'un mariage. Pourtant, sa femme était décédée il y a de cela un an, désastre ayant ravagé le Chancelier.
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La reine sourit faiblement, tiraillée entre son sens du devoir et ses émotions personnelles. Observant le Chancelier kartien, elle ne pouvait s'empêcher de ressentir une vague de mécontentement face à sa négligence, alors qu'il avait omis de saluer les dignitaires présents, une omission qu'elle percevait comme un signe de manque de respect non seulement envers elle, mais aussi envers son royaume. Elle croisa les bras, une habitude qui trahissait son agacement, tout en se forçant à garder une façade de dignité obligatoire lors d'une rencontre d'une telle importance.

Pourtant, au milieu de cette atmosphère tendue, elle remarqua une lueur d’amitié qui scintillait dans ses yeux, une étincelle qui contrastait avec son attitude distante. Cette dualité l'intriguait ; pouvait-il réellement être aussi froid qu'il en avait l'air, ou cachait-il sous cette surface gelée une profondeur d'émotions et d'intentions qu'elle n'avait pas eu la chance de connaître ? En cet instant, elle oscillait entre l'intransigeance d'une souveraine résolue à défendre son honneur et la curiosité d'une femme désireuse de déchiffrer les véritables intentions de cet homme si complexe, dont le comportement contradictoire ne faisait qu'ajouter du dynamisme à cette rencontre.

<< - En effet, Chancelier Ernaï, la qualité de nos vêtements n'est qu'un reflet de l'excellence de notre compétence artisanale, qui repose sur des siècles de savoir-faire. La renommée de vos tailleurs Kartiens est bien méritée, et je suis convaincue que cette expertise pourrait servir de modèle pour d'autres domaines, notamment l'agriculture durable, explique la Reine Limollac Hermaris avec assurance. En intégrant les techniques de culture respectueuses de l'environnement que nous développons, nous pourrions non seulement améliorer la productivité de nos terres respectives, mais également garantir une sécurité alimentaire pour nos peuples. Je vois là une opportunité précieuse d'élargir notre partenariat au-delà des simples échanges de biens matériels, en favorisant le partage de connaissances et d'expertises, conclue t-elle.
- Votre Excellence, débute le représentant de Theuyt Kilap avec fierté, je ne peux que saluer l'excellence des artisans Kartiens. Cependant, permettez-moi de vous informer que notre région abrite le plus grand couturier de cette époque, dont le talent transcende les frontières et redéfinit les normes de la mode loclenasqe. Son savoir-faire unique et sa capacité à allier tradition et innovation font de lui un véritable trésor pour notre culture. En collaborant avec lui, vous pourrions non seulement enrichir les échanges en matière de textiles, mais également inspirer de nouvelles tendances qui pourraient bénéficier à nos deux nations. >>
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20/08/2015, UC Sochacia,
De sa main droite le Chancelier tenait une coupe du vin national Loclenasque, de sa main gauche drapée de son alliance, il s'accrochait à son costume. Cette façon de se tenir était devenue pour lui une habitude, comme on le voit sur son portrait officiel, il se tenait exactement de la même façon à ceci près que sa main droite était lestée d'un alcool d'UC Sochacia. Il est aisé de déceler le caractère d'une personne à comment elle se tient n'est-ce-pas ? La position du Chancelier était la parfaite représentation de son caractère, droiture. Et que dirions nous d'une personne qui croise les bras ? "Là est le signe d'un agacement ou d'un besoin de se défendre, croiser les bras est une forme de défense, on ramène ses bras prêts de son corps afin de se rassurer", c'était la réflexion de Yaromir. Pourquoi ? Tout simplement parce que son interlocutrice, la Reine Limollac Hermaris, venait à l'instant d'adopter cette posture. Le jeu de la diplomatie et de la réflexion, analyser les faits et gestes, interpréter et comprendre, conclure et parler, se poser et réfléchir. Toutes ces choses se battaient dans la tête du Chancelier, la Reine Loclenasque était une fine diplomate se dit sieur Ernaï. "Depuis tout à l'heure, nous parlons draperie et alcool, pourtant, il y a très clairement autre chose qui est présent", le Chancelier était fasciné de la situation, comme une sorte de défi. Il finit ainsi par briser les quelques secondes de réflexion qu'il s'était données, en camouflant cela par une gorgée de vin.


Kantsler (Chancelier) Yaromir Ernaï

Chancelier Yaromir Ernaï: Permettez-moi, chère Reine, de complimenter le goût unique de ce vin. Mon goût se tourne généralement vers le thé et non l'alcool, nonobstant, je suis agréablement étonné de la qualité de votre boisson. Pourriez-vous, je vous en prie, m'en dire plus sur les vignerons qui cultivent cette exquisité.

Il laissa quelques secondes s'écouler, se laissant le temps d'analyser dans un premier temps la réaction de sa majesté, puis celle des représentants. Voyant que ses interlocuteurs écoutaient ses dires, il reprit.

Chancelier Yaromir Ernaï: Je ne vais pas me lancer des fleurs, cependant je reconnais la qualité d'un vêtement lorsque j'en vois un. Je peux assurément dire que, votre tenue a suscitée un travail acharné et minutieux. J'en profite pour continuer sur vos dires, votre majesté, l'agriculture est un secteur central qui nécessite notre attention. La production première du Saint Empire est le tournesol, vient ensuite tabac, orge et blé. Je n'ai nullement le besoin de dire qu'une des clefs d'une relation diplomatique reste les échanges commerciaux, n'est-ce-pas ?

Le Chancelier repensa à l'intervention du représentant de Theuyt Kilap. De son regard mêlant la froideur à l'amitié, il se tourna vers celui-ci et reprit de plus belle en disant:

Chancelier Yaromir Ernaï: En effet, un échange culturel sur ce domaine serait fort enrichissant je vous l'accorde. Je dois néanmoins souligner que, cet échange ne ravivera-t-il point les flammes de la rancœur chez vos citoyens ? Les événements liés au frère du Tsar, le Prince Léonid Valaski, sont toujours d'actualité il me semble ?Non pas que j'éprouve une rancœur envers vos citoyens, leur réaction est d'une légitimité déconcertante, je me dois néanmoins de demander si un échange culturel nous serait bénéfique ?
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La Reine Limollac Hermaris observe le Chancelier avec curiosité, ne pouvant s'empêcher de sourire face à ses paroles feutrées. Connue pour son sens de l'analyse et de la critique, elle semblait avoir décelé une faille dans l'image parfaite que le Chancelier souhait montrer sur la scene internationale diplomatique. Chaque mot qu'il prononçait était une révélation supplémentaire sur sa vie si mystérieuse. Son compliment sur le vin, soigneusement déguisé en une modeste appréciation, semblait trahir une fascination inavouée pour l’ivresse que cet élixir offre. "Ah, le Chancelier Ernaï, ce fin stratège", pensa-t-elle, "qui prétend préférer le thé, comme un enfant cachant son bonbon derrière son dos." À travers la façade de politesse que le Chancelier tentait d'arborer, elle voyait clairement le frémissement d'un désir plus profond, celui d'un homme en chasse de la tentation des plaisirs liquides qu'il s'efforçait de dissimuler derrière une apparence de sobriété. Sa posture, si rigide, était peut-être le reflet d’un désir de dissimulation, une tentative de masquer un penchant pour l'alcool que seule la chaleur de cette assemblée pouvait révéler. Les petites manies qu'il adoptait, comme se draper plus intensément dans son costume ou jouer avec sa coupe, ne faisaient qu'accroître les soupçons de la Reine. Avec suspicion, la Reine se dit que le Chancelier était bien plus qu'un simple diplomate. Il était un homme aux prises avec ses propres démons, cherchant réconfort dans le vin tout en essayant de maintenir l'image d'un homme de raison. Un personnage tant lisse et poli, dont les mains tremblantes trahiraient les excès secrets.

<< - Ce serait avec plaisir, cher Chancelier Yaromir Ernaï, de vous en dire davantage sur l'histoire merveilleuse de notre vin, débute la reine. Les Al-Soui vivent depuis plusieurs générations dans un petit village en retrait de Garthram. Depuis des générations, ils cultivent la vigne avec soin, transmettant leur savoir-faire de père en fils. : avec une recette secrète transmise par leurs ancêtres et des méthodes de vinification, ils ont élaborés un vin riche et aromatique. Le vin de Garthram remporta le premier prix d'un concourt visant a élire le vin national de Sochacia Ustyae Cliar. >>

Cherchant le regard émerveillé du Chancelier, la Reine Limollac Hermaris continue de répondre aux multiples questions de celui-ci :

<< - Votre éloquence et votre perspicacité me touchent profondément. Je vous remercie pour vos aimables compliments relatifs à ma tenue, qui, je l'espère, reflète la grandeur et la richesse de notre royaume, affirme fièrement la Reine en se tournant légèrement vers les quatre représentants. Il est inévitable de parler du Saint Empire de Karty sans parler de l'agriculture, en particulier la production de tournesol dans votre nation. En parallèle, l'UC Sochacia prête une attention particulière a une agriculture responsable, favorisant de surcroît les produits sans produits chimiques.
- Permettez-moi, monsieur le Chancelier, de vous présenter la région de Doclua comme la principale région productrice de datte en UC Sochacia. Nous respectons effectivement des pratiques agricoles responsables et sans produits chimiques. Nos agriculteurs s'engagent à préserver notre environnement tout en garantissant une qualité optimale de nos récoltes.
- Quant aux relations diplomatiques, reprend la Reine, il est indéniable de dire que les échanges commerciaux sont importants. Ceux-ci mêmes semblent encore manquer à nos relations, pourtant si solides. >>

À l'évocation du Prince Léonid Valaski, son cœur se serra. Elle ne pouvait ignorer la passion brûlante entre elle et lui. Les mots du Chancelier résonnaient encore dans son esprit, évoquant les blessures encore présentes des événements passés. Elle comprenait l'angoisse qui sourd chez ses citoyens. Mais ce qui l'irritait le plus, c'était l'idée que le représentant de son pays, cet homme honorable, soit entraîné dans cette divergences de rancœurs et de ressentiments. Il n'avait pas à porter le fardeau de ses erreurs.

Avec un sourire chaleureux mais pas moins protecteur, la Reine Limollac Hermaris pose une main délicate (geste courant en UC Sochacia, meme entre personnes influentes) sur l'épaule du représentant auquel s'adresse le Chancelier.

<< - Permettez-moi de vous rappeler que la grandeur d’un royaume ne s’évalue pas à la rancœur de ses citoyens, mais à sa capacité à embrasser le changement et la diversité. Si vous croyez sincèrement qu’un échange culturel ne serait pas bénéfique, alors je me demande pourquoi nous devrions envisager de partager notre richesse avec un pays qui préfère s’enfermer face à la difficulté. Si votre nation ne peut pas voir la valeur d’un tel échange, il est évident que nous n’avons rien à gagner à tendre notre main vers vous. Ne voyez, bien sur, pas un affrontement par ses quelques mots emplies de sympathie que je vous adresse. Outre cela, cher Chancelier Yaromir Ernaï, votre parcours m'échappe. Pourriez-vous m'en dire davantage, afin que je puisse comprendre vos ambitions ? >>
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20/08/2015, UC Sochacia,
Le Chancelier écoutait posément la Reine Loclenasque, lorsqu'une mélodie lui vient en tête. Habitude qu'il avait également prise, il lui arrivait souvent d'imaginer la douce mélodie suave de sa patrie de temps à autre.


Kantsler (Chancelier) Yaromir Ernaï

Chancelier Yaromir Elnaï: Je ne peux que valider votre thèse, les accords commerciaux manquent entre nos nations. Le tournesol est une ressource Kartienne, tout comme le plomb, le zinc et le cuivre. Notre domaine d'expertise reste tout de même l'armement, c'est indéniable.

Ernaï vit une légère réaction au nom de Léonid Valaski, ce qui lui rappela de bien tristes souvenirs. Il ne pouvait s'empêcher de penser à sa défunte épouse, lui rappelant les feux de l'amour qui l'ont jadis traversés.

Chancelier Yaromir Ernaï: Permettez-moi, votre majesté, de corriger mes dires que vous semblez mal interpréter. Je n'ai point dit qu'il faut exclure des accords culturels, bien au contraire. Simplement, la situation reste tendue, il faut éviter de se jeter directement dans la gueule de l'ours, enfin du loup excusez moi. Le Kantsler s'était surpris à dire une expression Kartienne, il chercha donc à changer rapidement de sujet pour ne pas déranger ses interlocuteurs. Je vois que ma carrière politique vous questionne, eh bien elle demeure assez simple. Une modeste carrière de député au Conseil des Élus, sous le même parti que le Prince Valaski, Les Droites Républicaines.Yaromir posa de son bras droit la coupe qu'il tenait, et prit la parole. Je vous prie par ailleurs de m'excuser votre majesté, les Saintes écritures orthodoxes me dictent de ne point abuser de ces boissons, n'y voyez pas là une insulte, simplement mes croyances religieuses rien de plus.
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La Reine Limollac Hermaris, affichant une expression indéchiffrable, scrute le visage du Chancelier Ernaï avec une attention particulière. Il écoutait, visiblement absorbé par ses pensées, et elle ne pouvait s'empêcher de remarquer l'éclat distant dans ses yeux, comme une lueur éphémère traduisant une rêverie profonde. Les mots qu'elle prononçait semblaient se dissoudre dans l'air, perdus face à l'indifférence croissante de son interlocuteur. Elle se demandait ce qui pouvait bien occuper son esprit, d'une importance supérieure à ses dire et le souhait de renforcer les liens entre les Saint Empire de Karty. Elle savait que ces moments de rêverie pouvaient parfois engendrer des réflexions profondes, mais elle craignait également qu'ils ne l'éloignent des réalités pressantes de cette rencontre. Avec une pointe d'anxiété non percevable, elle réalisa à quel point l'état d'esprit du Chancelier pouvait influencer le cours des décisions qu'ils devaient prendre ensemble.

<< - Excellence, laissez-moi vous faire part d'une réflexion qui me preoccupe profondément. Il est indéniable que votre pays a su se forger une réputation solide dans le domaine de l'armement, un secteur qui, sans conteste, vous a conférés une puissance militaire et une stature sur la scène internationale. Cependant, je suis convaincue que cette force ne doit pas vous aveugler sur les véritables fondements de la prospérité et de la paix entre nos nations. L’armement, bien qu’important, ne suffit pas à garantir un avenir prospère pour nos peuples. Nous vivons dans un monde de plus en plus interconnecté, où les défis dépassent largement les frontières de la guerre et des conflits. Les accords commerciaux entre nos nations manquent férocement, et cela représente une occasion manquée pour tous. Pour cela, je souhaiterais audacieusement vous proposer un accord de libre échange. Bien sûr, il ne s'agit ici que d'une hypothèse qu'il nous faudra fonder plus amplement à la suite de cette rencontre. En outre, j'aimerais aller plus loin dans ma réflexion et renforcer encore davantage la relation qui unit le Saint Empire de Karty et Sochacia Ustyae Cliar. Je crois sincèrement qu'un partenariat entre nos nations doit s'ancrer dans l'échange de ressources, mais aussi dans le domaine de l'agriculture. Je vous propose, en parallèle, un accord de coopération sur l'agriculture. Pour cela, je vous invite à vous référer à notre système de transport national et international. TransGlobe Express promet des solutions de transport personnalisées pour chaque client et s'engage à offrir un service de qualité garantissant la sécurité et la ponctualité. Nos produits, directement provenant de commerçant locaux, sont d'une qualité remarquable sur le marché international. >>

La Reine Limollac Hermaris grimace faiblement, interpellé par la métaphore du Chancelier, et continue son monologue :

<< - Cher Chancelier, je respecte profondément votre parcours au sein du Conseil des Élus et votre engagement au service de votre nation sous les couleurs des Droites Républicaines. Votre expérience en tant que député témoigne de votre dévouement à la cause publique et de votre volonté de servir le bien commun. >>

Son regard, à la fois perçant et calculateur, scrutait chaque geste, chaque mouvement, du Chancelier. Elle ne pouvait s'empêcher de ressentir un certain mépris envers cet homme qui, malgré l'importance de l'événement, affichait une réserve déconcertante. Le verre de vin, élégamment rempli, trônait devant lui, mais il restait là, presque intact. La Reine Limollac Hermaris voyait cela comme un signe d'insoumission, voire d'insulte. Dans le cadre de cette rencontre diplomatique, où la convivialité devrait primer, il était impoli de ne pas participer à ce rite sacré de partage. Ou du moins, accepter pour ne pas finir un verre. En ne finissant pas son verre, il ne rejetait pas seulement l'hospitalité qu'elle offrait, mais il remettait en question l’ensemble du protocole soigneusement orchestré. La présence de tant de vin sur la table, dans ce contexte diplomatique, lui semblait désormais dangereuse, presque comme un couteau à double tranchant. Chaque verre, chaque gorgée, pouvait potentiellement dévoiler une facette cachée de sa personnalité que la Reine pensait avoir découvert. Si cet homme ne pouvait même pas se livrer à un simple acte de convivialité, qu'avait-il à cacher ? Était-il vraiment digne de confiance ? Le fait qu'il choisisse de ne pas boire, dans une société où l'alcool était souvent un vecteur de camaraderie, ne faisait que renforcer ses soupçons. Dans son esprit, elle construisit une peinture, celui d'un homme qui, malgré son apparente prestance, était en réalité un être troublé, luttant contre ses propres faiblesses. Elle se demandait si son refus de participer à ce rituel social ne signifiait pas qu'il était en effet trop conscient de ses propres limites, trop conscient de la manière dont l'alcool pourrait révéler sa vraie nature. Chaque instant où il laissait son verre intact renforçait l'idée qu'il n'était pas seulement un invité malheureux, mais peut-être un homme qui, dans le fond, craignait de se perdre lui-même.

<< - Je vous remercie pour votre franchise, avec une hypocrisie indéchiffrable et invisible la Reine continue, il n’y a aucune offense à votre position, et je comprends parfaitement que chacun ait ses propres croyances et limites qui en découlent ! Sachez que votre engagement envers vos valeurs est admirable, et il n’y a rien de mal à cela. Je vous souhaite de continuer à vivre en accord avec vos convictions. >>
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20/08/2015, UC Sochacia,
Le Chancelier Kartien allait de surprises en surprises, la Reine Loclenasque était "étonnante" se dit-il. "Contrairement à Novyavik, j'ai du fil à retordre" ajouta-t-il, tout en réflechissant à la méthode adaptée pour répondre à la question du militarisme Kartien.


Kantsler (Chancelier) Yaromir Ernaï

Chancelier Yaromir Ernaï: En effet, l'industrie militaire Kartienne nous confère une puissance diplomatique et internationale. Sans son armée, Karty perdrait son principal atout, je ne vous le cache pas. Votre Excellence, permettez-moi avant tout de préciser la raison de notre politique militariste. La situation géopolitique en Afarée n'est point la même qu'en Eurysie, il va de même pour l'UC Sochacia et Karty. Nous avons dû faire face au terrorisme Loduarien qui a causé la mort de braves hommes, ce qui aurait pu être évité si notre matériel aéronautique n'était pas obsolète lors de la tragédie. Notre militarisation accrue nous a permis de rattraper ce retard, qui nous confère désormais une des meilleures armées de l'air au monde.
Toutefois, là n'est pas le sujet de la rencontre, la politique Kartienne est et restera ce qu'elle est. Le libre échange pourrait devenir à terme une possibilité que je qualifierais de plausible et bénéfique. J'ajoute à cela que nous pourrions envisager un droit d'accostage entre nos ports respectifs ainsi que la création de passeports aidant à la circulation fluide entre nos deux états. Je vous remercie chère Reine, Karty est de nature tournée vers la foi, orthodoxe ou catholique. La gourmandise est un pêché capital, enfin, je ne vais point vous faire le récit des religions ! Permettez-moi également d'aborder un tout autre sujet, d'une importance certes moins cruciale mais qui mérite l'attention. Je vais sans doute vous apprendre qu'un nouveau talent se fait remarquer en Karty, une chanteuse en somme, Nonna Delïa. Sa récente production l'a placée sous les lumières internationales si j'ose dire, et, les rumeurs disent que la chanteuse souhaiterait faire une tournée à l'étranger, j'ai tout naturellement penser à votre nation.
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LeParapluie a écrit :l'événement presenté ici, n'ayant pas encore été rp, nécessite de demander la joueuse via discord pour des informations complémentaires
Rares étaient les fois où des nuages gris planaient au-dessus du ciel d'UC Sochacia et menacaient le pays d'une noirceur méconnue. Pourtant, depuis quelques heures, une atmosphère pesante enveloppait Garthram, comme si l'air lui-même était conscient d'un danger qui ne saurait tarder. Les gardes, d’ordinaire vigilants, semblaient distraits, leurs regards fixés sur l'horizon.

<< - Eh ! Chef, vous aussi vous le sentez ? J'ai l'impression que quelque chose de mauvais va arriver.
- Restez concentré, ce ne sont que des superstitions : un ciel gris ne veut rien dire, n'allez pas me dire que vous y croyez, vous aussi ! Ces rumeurs sont anciennes, non fondées.
- Pourtant, le garde hésite un instant, chaque fois que le ciel avait pris une couleur grisâtre, un malheur est arrivé au chef d'état ! Les Kartiens sont-ils vraiment des personnes de confiance ?
- Sa Majesté la Reine Limollac Hermaris n'aurait pas engagé Sochacia Ustyae Cliar dans une alliance avec un pays indigne de confiance. Les kartiens, jusqu'ici, se sont toujours montrés agréablement sympathiques et respectueux. >>

Un cri perça le silence, suivi du bruit sourd d'une porte fracassée. Des ombres furtives se glissait dans l'enceinte du palais, leurs silhouettes se faufilant entre les colonnes royales. Des intrus, vêtus de capes sombres, s'introduisaient avec une agilité et une connaissance du terrain déconcertantes. Tres vite, les gardes décelaient leur objectif : atteindre la salle du trône où était la Reine habituellement. Au cœur du palais, les couloirs résonnaient des pas précipités des gardes alertés par le tumulte. Les intrus, cependant, avaient un plan. Grâce à des informations soigneusement orchestrées, ils savaient exactement où se diriger. Chaque mouvement était calculé, chaque action, destinée à semer le chaos au sein de la couronne. Les intrus, armés et déterminés, s'avancaient, chacun d'eux parés d'une expression de résolution. Leurs intentions n'étaient pas simplement de voler ou de semer la terreur ; ils cherchaient à renverser la Reine Limollac Hermaris en pronant son incompétence et son délaissement de l'avis des citoyens. Le ciel s’assombrissait encore plus, et un coup de tonnerre résonna, comme un présage du combat inévitable qui allait se dérouler.

- - -

La Reine Limollac Hermaris écoute attentivement le Chancelier. Les mots de l'homme raisonnaient dans son esprit, mais elle ne pouvait s'empêcher de ressentir une légère irritation face à son assurance. Il était clair qu'il voyait la militarisation comme la meilleure solution à tous les maux, oubliant les subtilités d'une diplomatie bien menée et les relations humaines qui faisaient la véritable force d'un pays. Le Chancelier semblait enfermé dans une perspective trop étroite, persuadé que la force brute était la seule solution. Elle se mit à réfléchir à la manière dont elle pourrait lui faire comprendre que la véritable puissance résidait dans un équilibre délicat entre la force et la diplomatie. Elle pensait à la situation en Loduarie. Les pertes tragiques de cette guerre auraient pu être évitées si Karty avait agi avec plus de prévoyance, si son armée avait été soutenue par une vision stratégique et des alliances solides plutôt que par une accumulation d'armements. La puissance militaire, bien que nécessaire, ne pouvait pas remplacer la sagesse d'une approche holistique du conflit.

<< - Il est vrai que l'industrie militaire de Karty est un pilier fondamental de votre souveraineté et de votre influence internationale. Toutefois, permettez-moi d’ajouter une réflexion sur la nature même de cette puissance. Il est important de reconnaître que cette force ne doit pas être perçue comme une fin en soi, mais comme un moyen d'atteindre une stabilité durable. Je vous invite à considérer la manière dont vous pourriez équilibrer cette puissance avec un engagement sincère envers la diplomatie et la paix. Les situations géopolitiques, qu'elles soient en Afarée, en Eurysie ou ailleurs, exigent une approche nuancée. La force militaire doit être accompagnée d'une volonté de dialogue, d'échanges constructifs et de partenariats solidaires. De notre côté, désormais première puissance culturelle du monde, Sochacia Ustyae Cliar emet le souhait de renforcer sa capacité militaire tout en assurant sa souveraineté nationale dans le domaine militaire. >>

Alors que la discussion entre la Reine Limollac Hermaris et le Chancelier se poursuivait, l'atmosphère, déjà tendue, se chargea d'une inquiétude palpable. Les mots du Chancelier résonnaient, mais le regard de la Reine était désormais distrait. Elle sentait une pression croissante, comme si une ombre glissait à l'intérieur même des murs du Salon des Reflets.

HRP : cette conversation n'est pas entendu par les individus présents
<< - Votre Majesté, crie un garde d'une voix tremblante, s'il vous plaît, venez.
- Veuillez m'excuser, Chancelier Ernaï, je reviens.
- Une intrusion ! Au Palais Royal ! Armés, ils connaissaient le palais. Je ne voudrais vous en dire trop mais, le garde hésite un instant, il y a de grandes chances, enfin risques, que cela soit causé par votre union avec le Prince Léonid Valaski. >>

Le Chancelier, interloqué par cette interruption soudaine, observe la Reine avec une expression mêlée de confusion et de curiosité. La Reine Limollac Hermaris, quant à elle, se redressa, son regard acéré se posant sur le garde.

<< - Avez-vous sécurisé les accès ?demande la Reine, sa voix ferme et autoritaire.
- Nous avons déjà envoyé des renforts, hélas, ils connaissent le palais. Nous craignons qu’ils ne parviennent à atteindre votre bureau avant de n'être arrêté. >>

La Reine, réalisant l’urgence de la situation, échangea un regard rapide avec le Chancelier, puis se tourna vers le garde :

<< - Je vous remercie pour votre courage. Rassemblez tous les gardes disponibles et renforcez les défenses autour de cette salle. >>

Elle se retourna ensuite vers le Chancelier, son expression se faisant résolue.

<< - Je suis désolée, mais je dois mettre fin à notre rencontre. Un danger imminent pèse sur le palais, et je ne peux pas rester ici plus longtemps. J'espère avoir la possibilité de vous revoir bientôt, dans de meilleurs circonstances. Je vous souhaite sécurité et succès, Votre Majesté, conclue la Reine avec une sourire sincère. >>
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20/08/2015, UC Sochacia,
Yaromir Ernaï écoutait la Reine tel un écolier ennuyé des paroles de son professeur, il se fit lui même la réflexion en ajoutant "Enfin, à la seule différence que je suis un politique et non un élève". La Reine Limollac Hermaris était littéralement sur le point de donner une leçon sur la politique qu'il fallait mener pour Karty. La monarque Loclenasque compara même la situation de l'Eurysie à celle de l'Afarée en soulignant "une approche nuancée". Chaque continent a irrémédiablement ses coutumes et nécessitent une approche différente, c'est la même chose pour chaque état, une approche différente. Etait même ajouté que le militarisme Kartien n'avait pas vraiment de sens et qu'il fallait mieux être bon diplomate. "L'un empêche pas l'autre" ajouta encore une fois intérieurement le Chancelier qui enchaîna sur "le militarisme Kartien n'est pas une décision isolée, c'est la volonté d'un peuple, d'un gouvernement, d'une histoire, de toute une nation". Yaromir fut coupé dans sa réflexion par l'appel d'un garde d'UC Sochacia qui semblait mort de peur. Il vit, quelques secondes après cela, la Reine qui d'une expression effarée lui jeta un regard mêlant l'inquiétude à la peur. "danger imminent pèse sur le palais", là était les derniers mots échangés au Chancelier par la Reine. Un éclair traversa l'esprit du Chancelier "Un garde armé qui coupe la Reine dans sa discussion, une sensation de terreur, un danger imminent, il y a clairement une menace qui règne sur ces lieux". Le raisonnement d'Ernaï fut confirmé par la Reine qui lui souhaita "sécurité", il prit donc rapidement la parole pour conclure:


Kantsler (Chancelier) Yaromir Ernaï

Chancelier Yaromir Ernaï: La situation vous semble bien pressante votre Excellence, je ne vous retiens pas plus longtemps. S'il vous faut mettre fin à cette rencontre dans une précipitation telle que nous devons nous quitter, l'événement à l'origine doit être d'une gravité déconcertante.

Yaromir en avait la certitude, une menace était présente et "sans doute d'origine terroriste" ajouta-t-il. D'une marche pressée mais non moins assurée, l'homme d'état Kartien sortit de la grande salle de réception et rejoignit les trois militaires Kartiens qui l'avaient attendu.

Chancelier Yaromir Ernaï: Лейтенант Avaï, мы уходим немедленно. Угроза, которую мы могли бы заподозрить в террористическом происхождении, похоже, витает над этими местами.
Lieutenant Avaï: Да, сэр.

Dès lors escorté par trois hommes des forces spéciales Kartiennes, le Chancelier reprit le convoi qu'il avait pris il y a désormais quelques dizaines de minutes.

HRPL'arrivée du Chancelier à la Base Militaire Kartienne se fera dans un autre topic.
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