De nos jours, les uns disposent de leur propre État souverain, tandis que les autres ne sont qu'une petite minorité au coeur d'un pays hautement multiculturel, qui compte plusieurs ethnies nettement plus importantes et influentes que les nénètses. Une relation se développe donc, surtout poussée par ceux du sud qui ne veulent pas être absorbés par un groupe plus puissant dans les Quatre-Vallées. Le nomadisme aide à maintenir les liens, en traversant de temps à autre l'Ouaine et le Namarov pour rejoindre les villes nénètses sur le territoire yutchuni.
Cela permet de brasser les troupeaux de rennes, afin de maintenir leur diversité génétique, de s'échanger de nouvelles pratiques utiles dans les métiers pratiqués au Yutchun, et de s'échanger des stocks de nourriture ou de pièces de rechange pour mieux passer les hivers rudes, et bien d'autres pratiques.
La seconde population commune entre le Yutchun et les Quatre-Vallées sont les tchouktches, dont les deux groupes sont pourtant séparés par plusieurs milliers de kilomètres. Ce sont les tchouktches de l'ouest qui ont, sans que l'on sache trop pour quelle raison, migré à travers les deux tiers du Kyrkuzaï, jusqu'à s'installer dans ces montagnes, proches des terres nakatites. Si les liens sont plus compliqués à maintenir, dû notamment à la quasi impossibilité de relier les deux zones par la terre (le trajet serait beaucoup trop long), les échanges culturels, notamment entre écoliers ou étudiants, se font toujours et sont notamment soutenus par le gouvernement yutchuni, qui cherche à multiplier les partenaires dans la région.