28/03/2016
11:26:42
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[Sommet de Rusalka] ⚓ La rencontre tombe à l'eau - Page 2

Commissaire des Affaires Étrangères
Emir Levchenko, Commissaire des Affaires Étrangères.


Emir Levchenko était content de la situation et de comment se passait le sommet. En outre, la catastrophe était de mise pour la nation hôte qui était tombée dans le piège d'Emir tout seul. La prise de parole d'Emir n'avait pas pour but réel de rappeler les valeurs de la République Translavique sur le respect de la souveraineté nationale. Il estimait que toutes les nations savaient la position de la République sur le sujet et plus encore étaient en accord avec. Ainsi, la prise de parole n'était qu'un vulgaire piège pour faire sortir les représentants de leurs gonds de la Seconde République Novyavik afin de pouvoir refuser, légitimement, tout accord sortant de ce sommet, si l'accord ne plaisait guère à la délégation translave. À ce titre, il ne pouvait que remercier les représentants de la Grande République de Velsna qui avaient changé l'ordre du jour sans la permission de quiconque, rendant la situation encore plus floue qu'avant.

Le débat naissant entre Grand Beylicat Aykhanide et les représentants de l'ALCO, découlait sur des tensions palpables entre les deux entités, renforçant le sentiment de n'importe quoi autour de ce sommet. Tous ces évènements toujours plus ubuesques, représentaient des arguments légitimes qui allaient pouvoir être déployés afin de refuser tout traité. Emir était conscient que si c'était le sentiment de la République Translavique, cela devait être le sentiment de toutes les nations autour de la table. Déjà que l'avant-sommet n'était pas des plus glorieux, si la situation continuait à s'empirer alors le sommet allait devenir une véritable catastrophe diplomatique. Cela n'était pas la volonté de la République Translavique, bien au contraire, un traité allait dans le sens de la République Translavique, si ce dernier servait ses intérêts et permettait de montrer que la République Translavique est bel et bien une puissance régionale.

Dans un ultime sentiment de révolte et de sérieux, la diplomatie translavique n'était pas la plus rancunière du continent, Emir décida d'aider la nation hôte à cadrer les débats. Ainsi, Emir prit un ton solennel et grave et déclara :

- Vos Excellences, je vous prie de garder une certaine cohérence dans les débats. Si nous voulons aboutir à un texte ou une organisation, c'est une nécessité absolue. Les débats partent un peu dans tous les sens, ce que je regrette. En outre, cette dispersion des débats permet à chacune des nations ou encore organisation non gouvernementale de parler des sujets qui lui tiennent à cœur, mais nous n'avançons véritablement sur aucun sujet. En l'absence d'un cadre fixé par Viktor Vladimirovitch Mirov, il revient à nous de nous cadrer de notre propre chef pour que les discussions soient pertinentes et respectueuses.

J'entends que beaucoup de nations ne comprennent pas réellement l'utilité de ce sommet. Il est vrai que nous comprenons à travers ces discussions que nous n'avons pas la même vision d'une organisation censée être autour du détroit, Vos Excellences. Ce que je propose, c'est que chacune des nations déclare précisément ses attentes autour de ce sommet et quelles seraient les prérogatives d'une organisation autour du détroit. Ainsi, nous pourrions passer à des débats plus précis, voire un vote sur le sujet avant des débats plus précis. De plus, je vois des termes récurrents revenir dans la discussion. Ainsi, si les nations peuvent donner leur vision, sentiments sur les sujets suivants, s'il vous plaît :


  • Liberté de circulation en corrélation avec un droit de passage ( l'inclure dans un traité ? )
  • Inclusion dans un traité de la lutte contre la piraterie et échange de donnée sur les navires suspects.
  • Contrôle des marchandises.

Il est évident, que les nations auront à s'exprimer une fois, chacun son tour.
Frémon était très content de voir qu’Emir Levchenko avait rembarré la Seconde République de Novyavik en prenant l’initiative d’aborder la rencontre avec fermeté. Il était heureux de savoir que son transit commercial aidait ce petit pays, à qui BonSecours fournissait gracieusement des vaccins. Presque moqueur face aux remarques d’Emir, il comprit que l’intelligence des Transvales avait encore frappé, face à l’inconsistance des propos tenus jusqu’alors. Frémon reprit la parole d’un ton apaisé :

Le Drovolski est venu en spectateur et n’attend rien de sérieux de cette rencontre. Nous ne défendons que le droit des commerçants à traverser librement, sans avoir à subir quelque coercition ou contrôle de marchandises que ce soit. Une libre circulation des bateaux.

Pause de 5 secondes

Nous ne voyons pas l’intérêt d’une quelconque coopération contre la piraterie, car nous ne ressentons aucun besoin en la matière.

Pause de 5 secondes

Nous nous prononçons contre toute forme d’examen de nos bateaux par une puissance étrangère en dehors de ses ports ou côtes, et encore moins au nom de la protection du détroit. Si cela devait se produire à l’horizon du Drovolski ou sur l’un de ses navires, nous considérerions l’acte comme hostile, relevant d’une forme de piraterie. Le droit des puissances ici présentes n’a rien d’extraterritorial. Certains ont évoqué la lutte contre la drogue avec une définition nationale qui va à l’encontre des nôtres ; cet exemple illustre bien le problème.

Pause de 2 secondes

J’espère avoir été assez clair en quelques phrases. Géographiquement, il me semble que le Drovolski à une certaine priorité ?

Il rangea quelques papiers et se mit en retrait.
Sans prévenir, sans crier gare, soudainement, tout à coup et tous les autres synonymes possibles, l'Ambassadeur de Poëtoscovie entra dans la salle. C'était plutôt pratique d'être diplomate : les forces de l'ordre n'avaient osé arrêté un ambassadeur étranger en fonction dans le pays avec l'accord même des autorités au-dessus d'eux, d'autant plus que le pouvoir en place n'avait jamais eu aucune altercation avec la Poëtoscovie.

Quoiqu'arrivant avec un petit retard, il s'intalla et personne ne sembla de suite signaler que sa présence n'avait pas été inscrite. En même temps, la présence d'un observateur concerné par les activités en Mer du Nord n'était pas délirant, c'en était presque du bon sens...


HRPJe vois déjà les petits génies me dire que la Poëtoscovie n'a rien à dire à ce sujet, mais je vous rappelle que la planète étant ronde tout l'Arctique est bien plus prêt qu'il n'y parait. Aussi le détroit ne débouche-t-il pas si loin de ça de la Poëtoscovie (j'ai cherché une projection polaire mais j'ai pas trouvé).De plus, ça fait suite à une conversation RP avec Novalik (le pays organisateur de l'event).
Les mots fusaient, les voix se multiplièrent, des propositions étaient ajoutées...Le quiproquo entre ces gens de pays turcique et les mesolvardiens avait eu le mérite d'être distrayant. La quarantenaire en charge de la flotte velsnienne du détroit avait au moins pour elle de voir que Drovolski défendaient leurs intérêts communs avec la République, mais le retour permanent du sujet de la piraterie, des plus fantomatiques et fictives, commençait à provoquer l'un de ces tics qui lui font fermer sa paupière droite par intermittence. On avait là l'impression que la moitié des participants à ce sommet se battait contre des moulins avec leurs bras. Et puis...voilà que vint un autre individu, apparaissant parmi les invités avec une demi-heure de retard, une démarche et un air des plus suspects. Et on aurait dit qu'il n'y avait pas que chez Fransceca Di Saltis que cette entrée provoqua la confusion, du moins parmi les délégués qui n'étaient pas occupés à se quereller...Aussi, l'Amiragglio prit la peine de se redresser quelque peu de son siège, et attendit la fin du brouhaha pour faire part de son observation. A son voisin nouvellement arrivé, elle s'adressa en premier lieu:
- Excusez moi, monsieur: vous cherchez les toilettes ? Vous êtes de l'entretien et vous avez perdu vos clés de voiture ? Auriez vous l’amabilité de faire part à cette audience de votre identité ?

La femme se tourne à nouveau vers l'hôte de la rencontre.

Excellence. Nous attendions quelqu'un d'autre à cette rencontre ? Avez vous d'autres invités surprise à nous présenter ? Cela a tendance à rejoindre les remarques dont je vous ai déjà fait part...mais vous savez quoi ? Je suis prêt à passer outre une énième infraction aux bons usages du protocole, et je ferai abstraction que la sécurité ait laisser passer un autre...zouave ? Bref, puisque vous êtes déjà installé, prenez donc des chips et du pop corn, excellence anonyme. Et retournons aux quelques propositions concrètes qui m'ont été données d'entendre. A commencer par son excellence Levchenko, qui a fait la synthèse de plusieurs propositions. Je m'abstiendrais de revenir sur celle que j'ai formulé plus tôt au sujet de l'échange de fichiers de police et de collaboration dans le renseignement, et qui a été reprise par son excellence.

Je pense que parler de droit de passage et de libre circulation dans une même phrase relève d'une certaine contradiction. Nous parlons de la liberté de circulation comme si cette dernière n'était pas déjà assurée, et qu'elle avait besoin d'être légiférée. Or, comme je vous l'ait dit précédemment, ce n'est pas le cas dans les faits: le détroit du pays gris n'a pas fait l'objet de la moindre tension politique depuis la disparition du Pharois, et c'est là à l'honneur de ses pays riverains. De plus, nous considérons que l'instauration même d'un droit de passage implique de décider par traité qui devrait avoir accès ou non à ce bras de mer qu'est le détroit. Mais vous savez quoi ? Faisons abstraction du fait qu'en premier lieu, le droit de passage et la notion de liberté de circulation sont profondément incompatibles, et projetons nous dans une situation concrète.

Je me permets de me tourner vers vous, mes chers collègues: seriez prêts à interdire le passage à des flottes lourdement armées, quitte à provoquer des crises internationales à répétition ? Dans une région qui jusque là ne faisait pas l'objet de la moindre problématique internationale ? A titre personnel, je ne me sens pas prête à engager la crédibilité de la Grande République et du Sénat du peuple velsnien, en contrôlant la circulation de navires jashuriens, loduariens ou toute autre nation qui ne serait pas incluse dans ce traité. Le contrôle de la circulation du détroit n'a jamais été la mission de la flotte que mon gouvernement m'a confié. Mais vous, excellences de cette salle, êtes vous prêts à demander à une flotte marchande jashurienne se s'arrêter sur le bas côté de la voie d'eau pour en fouiller tous les contenants ? Seriez vous prêts à perturber profondément un trafic maritime qui jusque là, se portait pour le mieux ? Avez vous seulement les moyens d'assumer un traité qui aura des répercussions inimaginables sur plusieurs continents ? Je pense, excellences, que pour établir un traité viable, il va falloir revoir les exigences à la baisse. Nous, velsniens, concevons ce traité comme un premier pas vers une collaboration plus étroite dans un certain nombre de domaines, dans les missions inter-renseignement et inter-police comme je l'ai cité. Mais l'instauration d'un droit de passage...c'est là une décision qui requiert les moyens de l'appliquer, et qui affectera beaucoup plus de pays que vous ne le pensez. Il y aura des pays qui nous en voudront durablement, des pays qui viendront protester contre ce qu'ils considéreront comme une revendication maritime: une chose qu'à Velsna, nous considérons comme tabou depuis les initiatives de l'infortunée Kolisbourg, et de par des traités qui nous lient déjà à certains pays.


L'Amirale marqua une pause. C'était là de l'improvisation complète, et elle n'avait pas prévue de devoir reprendre la parole aussi longtemps...mais elle n'en avait pas finie...

Donc: partage d'informations entre nos agences de renseignement sur des activités suspectes dans le détroit, d'accord... Traité de libre passage, non pour le moment, à moins de garanties sérieuses de notre côté, qui ne viennent pas empiéter avec la notion que nous nous faisons de la liberté de circulation maritime. Il me reste donc la question d'un contrôle des marchandises à aborder, proposition encore une fois synthétisée par son excellence de la République translave. En théorie, nous pourrions le faire. Le problème réside dans le fait qu'il y a autant de législations que de pays signataires de ce traité. Cela implique donc de se faire violence et de tordre le bras d'une partie d'entre nous. Or, j'aimerais signaler le fait que certains d'entre nous autour de cette table ont des économies fermées, ou dirigées, qui sont relativement incompatibles avec le concept de mutualisation des contrôles de marchandises aux frontières. Je prends l'exemple de Drovolski et de la raison pour laquelle ces derniers ont fait appel à nous, et aux teylais dans une mesure moindre, dans le cadre de la mise en place d'un contrôle portuaire. Drovolski est une économie fermée, dont le gouvernement estime que les contacts avec l’extérieur doivent restés limités à des partenaires précis, qui doivent garder une connaissance restreinte de cette nation, pour des raisons culturelles et politiques sur lesquelles nous n'allons pas nous attarder. Les drovolskiens nous ont donc fait confiance, dans le cadre de cet accord pour qu'il en reste ainsi. Je vous l'annonce donc: il est hors de question que nous, velsniens, acceptions de briser ce traité en acceptant le contrôle des marchandises des navires de fret mesolvardiens. Nous faisons donc la demande d'une clause d'exception les concernant, sans quoi, nous ne prendrons pas part à un traité incluant un contrôle des marchandises. Et je pense que vous n'aurez pas non plus la voix des mesolvardiens si cette concession n'est pas accordée.
La déléguée Rimaurienne Molly Nordquist se retrouvait surprenamment en total accord avec l'intervention de son homologue Velsnienne, cela la changeait grandement au vu de la piètre estime qu'elle avait des "Excellences" Matteo DiGrassi et Gabriele Zonta à l'initiative de la Conférence de Velcal qui s'était tenue dans la ville du même nom il y'a plus d'un an déjà. Pour la Rimaurie comme pour Velsna, rien ne justifiait cette rencontre : il n'y avait aucun blocage, aucune attaque, aucune menace contre aucun de ces États. Il n'y avait en fait aucune nécessité ni aucun besoin de se réunir aujourd'hui pour dicter des lois et placer des contrôles sur une voie empruntée par des centaines, voire des milliers de navires chaque année sans qu'aucun problème ne leur arrive. Toutefois, le détroit dont les puissances ici réunies croient pouvoir orgueilleusement écrire l'avenir n'est pas n'importe quel passage quelconque perdu dans un coin ignoré de tous à l'autre bout du monde : il relit l'Océan du Nord à la Mer Blême et donc à l'Océan des Perles et donc à toutes les eaux du monde. C'est de ce fait le point de passage obligé de tout navire Rimaurien, à moins qu'il ne préfère s'aventurer au large des côtes Loduariennes. C'est donc une artère essentielle au développement économique de la Rimaurie et à ses capacités de projections militaires.

De ce fait, il était évident que l'État Nouveau ne pouvait se permettre de rester passif lorsque la Seconde République de Novyavik annonça sa volonté d'établir une législation sur ces eaux. Annonce totalement inattendue au vue de l'absence événement notable lié au détroit et jugée par le régime Kohliste comme une vaine tentative d'un pays soit d'augmenter sa puissance en mettant la main sur ce point de passage stratégique soit de renforcer son influence diplomatique auprès de tous les pays de la région. Mais même si l'État Nouveau de Rimaurie ne voyait aucune utilité à cette conférence, il ne pouvait pas rester passif lorsque toutes les nations de la région se réunissaient pour légiférer sur sa seule porte vers le reste du monde. La position Rimaurienne dans cette conférence est donc on ne peut plus simple : défendre un passage libre et sans taxe pour tous. Si les États invités veulent mettre en place des lois plus poussées ou une coopération anti-piraterie, grand bien leur fasse, la Rimaurie n'en a que faire. Elle ne le soutiendra ni ne s'y opposera mais n'y participera ou du moins pas en profondeur. Elle n'est pas ici pour construire une alliance solide, une organisation stable ou un partenariat fiable mais uniquement pour s'assurer que rien n'entravera son chemin vers le grand océan. Elle ne s'intéresse pas à autrui comme elle aimerait qu'autrui ne s'intéresse pas à elle. Cependant, si ces positions étaient plus ou moins défendues par toutes les délégations réunies, il fallait bien à un moment ou un autre les exposer clairement. Alors qu'elle s'apprêtait à enfin prendre la parole, elle fut surprise par l'arrivée impromptue du diplomate Poëtoscovien. Compte tenu de son manque de respect flagrant et des reproches lui ayant déjà étés adressées, elle décida d'ignorer l'indésirable.

Excellences, je ne crois pas m'être encore présentée, je suis Molly Nordquist, missionnée par l'État Nouveau de Rimaurie pour défendre ses positions quant à la tournure que devrait prendre cette rencontre et l'avenir que devrait suivre ce que nous appellons le Détroit Blêmien. Ces positions, vous vous en rendrez bien vite compte, sont on ne peut plus simple et puisque son Excellence Emir Levchenko aimerait entendre les opinions de tous, me voilà pour les exposer.

Alors que l'humanité contrôle et exploite toutes les surfaces émergées et y impose ses règles et sa domination par tous les moyens à sa disposition, les mers et océans demeurent épargnés par sa folie destructrice. Alors que les hommes se partagent la terre, l'eau demeure hors de son contrôle. La mer est un bien qui appartient à tous. Elle est le système sanguin qui irrigue tous les organes d'un immense corps qu'on appelle Humanité. De ce fait, la Rimaurie est opposée à toute volonté d'empêcher le libre flux dans le détroit que ce soit par des taxes, des blocages ou des contrôles intempestifs. Le passage doit rester libre et gratuit comme il l'a toujours été sans que cela ne porte préjudice à aucun des États riverains ni aucun autre dans le reste du monde. C'est là tout ce que nous espérons ou espérions de cette rencontre.

Ainsi, la crainte de l'État Nouveau de Rimaurie était de voir les nations ici présentes s'accorder non pas pour faciliter le transport dans ces eaux mais au contraire pour se les approprier pour eux et pour leur profit personnel, qu'ils imposent des droits de passage à toutes les autres nations, profitant d'un passage hautement stratégique pour s'enrichir malhonnêtement ou qu'ils menacent d'en fermer l'accès pour obtenir des concessions de la part de leurs adversaires par le chantage ou l'extorsion. Voilà pourquoi j'ai été dépêchée ici. Je suis sincèrement ravie de voir que les appréhensions de mon gouvernement étaient injustifiées et que tous semblez être d'accord pour défendre la liberté de passage dans cette petite région du monde. Cependant, si ces craintes sont désormais balayées, les quelques échanges auxquels j'ai pu assister jusqu'ici en ont éveillées d'autre. Les tensions grandissante entre certaines délégations ici présentes -et je ne fais pas allusion qu'à l’altercation entre les Excellences Alper Kamar Agha du Grand Beylicat Aykhanide et et Johannes van Jokendorf de l'ALCO- et la réticence des organisateurs de cette réunion à modérer ces tensions, préférant visiblement les accentuer plus que de nécessité en insultant ouvertement certaines nations ou en invitant en pleine rencontre un parfait inconnu sans même prendre la peine de le présenter ou de s'expliquer quant à cette imposture, me font penser que cette Conférence de Rusalka a désormais perdue toute crédibilité et, qu'en plus d'être totalement illégitime puisque -comme l'a très bien explicitée son Excellence Francesca Di Saltis- aucun événement récent ne justifie soudainement de s'intéresser à la sécurité de ce détroit -celui-ci n'ayant, à ma connaissance, pas été menacé d'aucune façon que ce soit depuis l'effondrement brutal du Pharois et la disparition soudaines des pirates Wazacks que mon pays a d'ailleurs combattu-, ce qui me laisse peu d'espoir quant à un possible résultat concret à cette rencontre.

Mais puisque nous sommes là, autant tenter de faire quelque chose après tout, et puisque personne ne semble pouvoir tolérer de se voir contredire, je propose une alternative toute simple à vos oppositions. Certains souhaiteraient contrôler même superficiellement les navires qui traversent le détroit ? Très bien, cela permettra assurément de lutter contre les trafics illicites en tout genre. D'autres considèrent qu'aucun droit ne devrait s'appliquer à la mer ? C'est logique, après tout, ce qui est illégal quelque part ne l'est pas forcément partout, des exemples ont déjà étés donnés. Les deux positions ont leurs propres arguments et sont toutes deux aussi défendables l'une que l'autre. De ce fait, la raison voudrait que chacun accepte de laisser des concessions pour trouver une alternative raisonnable pour tous. Mon idée est simple : si l'océan ne se soumet à aucune loi, les hommes ne sont pas l'océan. Les hommes ne doivent pas se réfugier dans ces eaux pour fuir la justice qu'il mérite. Notre devoir de nations civilisées nous impose d'aider tous les États à lutter contre le trafic, chose qui serait bien plus facile à contrôler dans un fin détroit que dans un vaste océan, vous en conviendrez. L'océan ne peut pas être jugé mais les hommes peuvent l'être.

Ma proposition serait donc, non pas d'établir une législation commune définissant ce qui est légal ou non dans ce détroit que nous imposerions à toutes les flottes qui souhaiteraient l'emprunter, mais d'appliquer à chaque navire la loi des ports d'où ils viennent et où ils se rendent voire celle du pays dans lequel il est immatriculé ou même des pays de nationalité de son équipage. Cela demandera, je le conçois, une importante coordination entre de nombreux acteurs (États, navires, ports...) mais permettra, j'en suis sûre, de repérer et d'intercepter les navires transportant des marchandises vers des pays où elles sont illicites ou, comme l'a suggérée, là encore, mon homologue Velsnienne, de lister les navires déjà suspectés de s'être livrés à de la contrebande permettant une surveillance plus approfondie de ces derniers.

Cette suggestion n'est rien d'autre qu'une piste de réflexion que je vous laisse développer ou non à votre loisir.


En réalité, que cette piste aboutisse ou non, la Rimaurienne n'en a que faire. Sa mission a déjà été remplie. Cette rencontre l'a déjà satisfaite. Elle pourrait partir dès maintenant mais cela serait surement mal perçus par les autres délégations ce qui serait tout à fait compréhensible et justifié. Alors elle reste et elle attend.
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L'Ambassadeur Poëtoscovien sourit à l'interlocuteur qui venait d'achever son discours. C'en était l'une de ces expressions muettes d'une approbation tacite.
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— L'air suffisant de cet étranger et inconnu et cette démonstration flagrante de manque de tenue en violant la tenue de discussions auxquelles il n'est pas invité me laisse penser à un homme de la nation des prétendues lettres. Votre faciès à tout de celui d'un Poëtscovien...

La voix de l'Administrator sifflait de mépris. Il reprit après avoir toisé d'une intensité froide et tranchante l'homme qui empestait l'infériorité de son peuple.

— Quoi qu'il en soit, à l'inverse des représentants velsniens, nous ne sommes pas disposés à ce que cette conférence soit troublée par un semblant de diplomate qui ne serait pas même capable de comprendre qu'il n'a pas reçu d'accréditation. Je demande donc aux autorités novaises de faire sortir cette nepryyemna lyudyna.

Chudovyy Administrator aux questions sacrées de Vodan : Heorhij Adamovych Kutsenko https://i.pinimg.com/736x/f6/d1/a8/f6d1a8fe729958c0795897c9587be866.jpg
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Le sourire de l'Ambassadeur n'avait pas disparu. Bien au contraire. Il semblait être amusé, comme se demandant à lui-même si le Novyavik se soumettrait aux ordres d'un pays tel que la Vélèsie - lequel n'était pas le plus apte à donner des leçons de bonnes conduites - quitte à rompre les étroits liens diplomatiques existant avec la Poëtoscovie, laquelle était de toute évidence concernée par le Sommet, ayant juste été oubliée à la liste des invités.
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Viktor Vladimirovitch Mirov écoutait chaque délégations s'exprimer, il comprenait que la situation devenait difficile et commençait à devenir de plus en plus tendue. Il fallait calmer le jeu au plus vite :

Viktor Vladimirovitch Mirov :
Excellences, il me semble que certains aient confondus courtoisie diplomatique et faiblesse. Lorsque la Seconde République de Novyavik a mentionné les défis découlant de la souveraineté d'états riverains, nous ne souhaitions pas nous ingérer et remettre en cause l'existence de certaines de ces nations ici présentes.C'était une constatation des faits géopolitiques connus de tous. Mais ! Si la vérité est une insulte, alors nous nous en tenons aux faits. Nous avons ouvert ce sommet avec une proposition claire qui est de renforcer la coopération maritime, garantir la liberté de circulation et lutter contre les trafics. Ce sont des principes fondamentaux du commerce international. Mais certains semblent se réfugier derrière des arguments anti-novais en énonçant le "respect" et la "souveraineté" alors que Novyavik n'a jamais remit en cause ce genre de principes.
Ceux qui souhaitent travailler sérieusement à l’avenir du détroit sont toujours les bienvenus à la table des discussions. Quant aux autres… ils peuvent continuer à critiquer tant qu’ils le souhaitent. Novyavik, elle, avance.
Mais, à l'arrivée de l'ambassadeur Poëtoscovien. L'ambassadeur semblait être bien assuré qu'on ne l'expulse pas du sommet. Pour Novyavik, la présence de la Poëtoscovie, qui n'a jamais été invitée et fait sa demande de participation seulement une demi heure avant le début du sommet, chose inacceptable.
Viktor Vladimirovitch Mirov : Monsieur l'ambassadeur de Poëtoscovie, nous avons constaté avec surprise votre présence à ce sommet. Nous tenons à rappeler que la liste des délégations a été arrêtée en amont et que la Poëtoscovie ne figure pas parmi les États invités. Nous comprenons votre intérêt pour les discussions en cours, mais afin de garantir le bon déroulement du sommet, nous devons nous en tenir au protocole établi. Nous vous invitons donc, avec tout le respect dû à votre fonction, à suivre les échanges par les canaux diplomatiques appropriés. Ce qui est de votre assurance apparente d'être ici de bon droit, je pense que vous vous trompez. Ce n'est pas en réclamant une invitation une demi heure avant le sommet que nous pourrions vous autoriser aussi vite sans que votre dossier ne fasse l'objet d'un examen. Nous vous invitons donc à sortir immédiatement, vous serez raccompagnés à votre ambassade. Ce qui est de votre souhait de rencontrer les officiels de notre état, je pense que cela peux s'arranger. Vous transmettrez à votre dirigeant mon intention de le contacter dans les plus brefs délais.
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