08/02/2020
20:21:24
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🛡️ SEP - Sécurité d'État de Poëtoscovie (services sercets) - Page 2

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Opération Kupala
[EXT] Corruption du commissaire de Saipalbon-Tèmpho

Source : Ministère de la Sécurité d'État - Confidentiel

Tandis qu'à l'international, les situations relatives à l'Empire Décolonial Akaltien commencent à lasser les puissances diplomatiques, se détournant des enjeux liés au Nazum, la Poëtoscovie, elle, souhaite poursuivre ses efforts pour une stabilisation régionale.

L'une des puissances rivales de la Poëtoscovie, le Jashuria, semble également préoccupé par la situation, mais l'aborde toutefois d'une façon radicalement différente. En effet, tandis que la nation littéraire use principalement de méthodes clandestines afin d'accroître son influence sur le continent de Nazumi, le Jashuria semble davantage enclin à l'usage de la force. Il est donc à supposer qu'une intervention armée puisse advenir dans des temps proches. Afin d'envisager toutes les possibilités, la Poëtoscovie compte bien bâtir une stratégie fondée avant toute autre chose sur l'anticipation des mouvements adverses. Point cela passe par un renseignement total au sein même des institutions de l'ennemi. Le fait d'acquérir ce renseignement passe également par une surveillance continue et conséquente du territoire le plus instable de la région : le Chandekolza.

Depuis peu, la nation littéraire place ses pions sur Nazum, avec notamment le déplacement de sa troisième flotte au large du Wanmiri. La dite flotte, avantage tactique considérable, possède une capacité d'intervention rapide tout à fait nouvelle et qui pourrait changer la donne si la Poëtoscovie souhaitait intervenir militairement dans la région. En effet, le porte-avions en son cœur, sur lequel sont appareillés de nombreux appareils, dont des avions de chasse et d'attaque au sol, ajoute une dimension de contrôle aérien au-delà de la simple présence maritime. Il était bien noté qu'une surveillance est également élaborée dans le même temps par des drones lancés depuis ce même porte-avions.

Afin de rester conscient de la situation au jour le jour au Chandekolza, les services de la Sécurité d'État de Poëtoscovie (SEP) ont souhaité, dans un premier temps, agir de manière clandestine afin de récupérer du renseignement qui pourrait s'avérer utile par la suite. Cela se concrétise notamment par la corruption d'un haut-fonctionnaire d'État du Chandekolza en échange de renseignements sensibles qui permettraient aux autorités poëtoscoviennes de posséder un renseignement fiable, de qualité, et ce de manière permanente. Le suivi de l'actualité politique peut être assuré à distance, et te rendre plus complexe la compréhension des mécanismes intérieurs liés aux enjeux internes du pays sans avoir une personne dépêchée sur place. Les données transmises permettraient ainsi à la SEP de comprendre les stratégies mises en place par les autorités locales, mais aussi par des puissances étrangères qui souhaiteraient influencer le cours des événements dans la région. Une telle source est donc un véritable avantage pour la nation littéraire, qui peut jouir désormais d'une connaissance précise et au jour le jour de ce qu'il se passe sur place.

Afin d'être au plus près des décisions politiques, mais aussi de la population, il a été décidé de comprendre le chef de la police capitale locale. En transmettant notamment les ordres qu'il reçoit, les renseignements transmis permettront de comprendre avec exactitude les préoccupations de l'État et les moyens d'action qui sont envisagés.

Pays pauvre rémunérant relativement mal ses fonctionnaires, la corruption est donc très facile, notamment dans le cadre d'un commissaire qui ne voit pas en quoi cela serait problématique, au contraire, assez de fonctions, les ordres qu'il reçoit n'étant pas d'une sensibilité extrême. En revanche, le fait qu'il travaille ainsi pour les services de renseignement poëtoscoviens n'a aucun impact sur les ordres qu'il donne ni sur la manière dont il accomplit ses missions au quotidien. Sa routine n'est d'ailleurs pas considérablement bouleversée, puisqu'il agit exactement comme avant, ne passant que quelques minutes par jour à donner les renseignements qui pourraient intéresser la nation littéraire.

Afin de couvrir ses arrières, le service d'ailleurs prétend être une agence d'espionnage autre : celle du Westalia. Ainsi, dans le cas où il viendrait à l'idée du commissaire de dénoncer les pratiques d'ingérence étrangère, l'accusé ne serait pas la Poëtoscovie, laquelle s'en sortirait indemne sur le plan diplomatique point En effet, s'il est assumé que la Poëtoscovie s'immisce dans les affaires nationales d'autres pays, le fait de dévoiler ses pratiques mettrait un frein à sa politique internationale particulièrement interventionniste. Il faut cependant placer une distinction nette entre impérialisme et interventionnisme. Si la Poëtoscovie voit d'un mauvais œil la volonté de certains pays de dominer une partie du Nazum, elle n'est pas non plus pour une vassalisation de ce territoire à Hernani-centre, que cela soit d'une manière militaire, culturelle ou politique.

Afin de recruter le commissaire de la capitale du Chandekolza, la Poëtoscovie enverra une personne de l'ambassade le trouver à son domicile. L'y ayant rencontré pour un entretien en face à face, les services poëtoscoviens peuvent lui donner un appareil de communication sécurisée, permettant au chef de la police locale de transmettre ces informations en toute discrétion, dès qu'il rentre de son travail.

Tout cela participe d'une stratégie globale de la Poëtoscovie dans cette région du monde de plus en plus encline à l'instabilité politique et militaire. Il ne s'agit d'ailleurs que d'une des premières tentatives d'ingérence au Chandekolza, quand d'autres devraient être attendues incessamment. Il s'agit, pour la Poëtoscovie, d'une priorité absolue, si ce n'est existentielle, le nazum sombrant peu à peu, du moins dans sa région Sud, dans l'influence jashurienne. Contester cette même zone d'influence est donc un moyen d'affirmation pour les puissances étrangères, garantissant leurs intérêts commerciaux et diplomatiques partout sur leur propre continent.

Afin de se créer un réseau tout autour du globe, le gouvernement vient d'ailleurs d'allouer des fonds spéciaux considérables à la SEP afin qu'elle puisse dignement rémunérer ses collaborateurs. Les sources, dont les services secrets prennent grand soin, bénéficient également d'une protection. En effet, dans le cas où leur vie serait menacée par le régime qu'elles trahissent, la Poëtoscovie a la capacité d'organiser une extradition vers des pays alliés sans pour autant devoir assumer qu'elle n'est pas le pays qu'elle a prétendu être lors du recrutement de la source en question.

En outre, dans le cas bien spécifique du Chandekolza, la nation littéraire envisage également des interventions militaires, ce qui justifie des coûts exorbitants, liés notamment à la présence de forces en périphérie. Cela comprend la troisième flotte évoquée plus haut, mais également la base militaire du Chandekolza où sont présentes d'importantes forces terrestres, maritimes et aériennes.

Enfin, de telles opérations clandestines vont de pair avec tout un tas d'autres interventions perpétrées par la Sécurité d'État, et ce aux quatre coins du monde. Des interventions à venir au Jashuria, par exemple, ne sauraient qu'être liées aux enjeux régionaux évoqués longuement ci-dessus. Par ailleurs, les différents partenariats culturels que la police combine de signer avec des sociétés privées et des administrations publiques de tout le Nazum prennent une part des conséquences de la politique internationale sur le continent. Ce choix historique de la nation littéraire byzantine de privilégier les opérations clandestines culturelles à l'influence militaire et économique se traduit, dans le cas présent, par une forme de submersion idéologique tant dans les sphères officielles qu'intimes des populations locales. La transition vers un régime pleinement tourné vers le progrès social, et détournant le regard de l'impérialisme jashurien, ne fait que commencer.

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Opération Psoglav
[EXT] Envoi d'une tête de cheval à la Tsar de Moritonie

Source : Ministère de la Sécurité d'État - Confidentiel

C'était un cheval relativement normal. Assez bien proportionné, mais trop peu sportif pour servir véritablement dans des courses. En somme, c'était l'un de ces animaux basiques qui font plaisir aux petites filles, mais que les parents peinent à entretenir et qui finissent un jour ou l'autre dans les mains d'individus pour lesquels le bien-être vivant n'était pas une priorité absolue, ni même possédait d'intérêt quelconque.

On l'appelait "Zora" dans son petit village d'origine, et toutes et tous entretenaient avec lui un lien d'affection relativement particulier. Au sortir des écoles, il n'était pas rare que des assemblées entières de gamins tout émerveillés se précipitent dans les champs environnants dans le but d'y caresser l'animal presque devenu mythique. Son regard luisant dans la nuit, pareil aux étoiles que le ciel carnavalesque laissait entrevoir, tout comme son pelage d'un blanc éclatant, lui conféraient des allures proprement divines. Si les propriétaires n'avaient plus aujourd'hui ni le temps, ni l'énergie, ni l'argent de l'entretenir, les riches agriculteurs et propriétaires terriens s'occuperaient seuls de tout le nécessaire pour sa survie. De la crinière aux sabots, il était chouchouté comme nulle bête sur cette terre ne le fut jamais – sauf, et à tort, les sénateurs velsiniens. Au fond, après avoir vu ce cheval, on ne retenait presque que sa beauté légendaire, laquelle tendait même à se rapprocher de celle des femmes icamiennes.

Mais un jour, la conjoncture politico-militaire mit fin à ces réalités d'enfance, et la guerre dans laquelle semblait s'embourber le régime de Carnavale devint synonyme de lourds efforts pour le peuple de la principauté. Tous, dans ce village, ressentent le prix jusque dans leur chair, et l'intérêt de Zora cessa d'être au cœur de toutes les préoccupations. S'il fallait résumer la situation en peu de mots : le cheval devait être vendu. Sans davantage de détails – il faut dire que l'administration carnavalesque était peu regardante –, un riche homme d'affaires vint acheter l'animal pour une poignée de pain. Depuis, on ne le revit plus jamais.

On accepte alors volontiers le récit qui visait à dire que Zora connaissait dès à présent des jours meilleurs, sans doute dans l'une de ces fermes eurysiennes où se retirent du monde économique tous les hommes qui y ont fait fortune. On pensait ainsi que le bien-être du cheval serait préservé, et on raconta à tous les petits enfants qu'ils recevraient sous peu des photos de la mascotte vivante du village. Cependant, les jours passèrent, et aucune image ne parvint jamais à leurs regards innocents. Sans doute cela fut-il pour le mieux…

Dès le premier jour où le cheval fut emporté, on le mit à l'écart, dans un petit box personnel où il reçut juste assez de nourriture pour demeurer en vie. Une semaine passa ainsi, puis l'ordre tomba.

On fit venir l'animal, toujours en vie, attaché par de multiples sangles, dans une pièce noire dans laquelle seuls quelques projecteurs braqués sur lui permettaient de guider les coups des hommes. À la machette, ainsi que dans un règlement de compte afaréens, on tappa sur le cheval effrayé et hurlant de douleur. À chaque impact de la lame sur sa peau, il gémissait tandis que des flots ininterrompus de sang s'écoulaient de ses plaies. Partout, tout n'était plus que rouge, et on sentait la chaleur de ses entrailles à travers toute la pièce. Jusqu'à la saveur salée de son corps vermeil inondait la senteur générale que dégageait la scène. Entre deux hurlements déchirant la nuit, on pouvait t'entendre malgré tout les acclamations d'un public absolument hilare. Carnavale avait ceci d'ouvert sur le monde : l'humour n'avait pas de limite.

Le mécène de ces jeux avait demandé pour seul salaire de recevoir la tête de l'animal intacte, et son souhait fut respecté à la lettre. Certes la déchirure au niveau de son cou n'était pas d'une perfection absolue, mais qui donc aime la perfection lorsque l'odeur de la chair est à portée de main ?

Fort malheureusement, un tel trophée ne devait pas rester entre ses mains trop longtemps, et quoique les vers nécrophages ne l'auraient pas tellement dérangé plus que cela, il fallait dire qu'il craignait tout de même que l'odeur que dégageait cette chose ne repoussât ses invités futurs. Sur demande de la Sécurité d'État de Poëtoscovie, services secrets de la Nation littéraire, ô combien reconnus pour leur supériorité dans les domaines des opérations clandestines, il fit expédier, dans un carton renforcé et étanchéisé pour l'occasion, la tête de la bête chez Madame la tsarine de Moritanie. Il était bien connu qu'elle adorait les chevaux, et on pouvait espérer qu'elle apprécie ce présent anonyme 🐎( ou plutôt seulement 🐴).

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Opération Palkan II
[EXT] Obtention d'un nouveau grade pour notre infiltré

Source : Ministère de la Sécurité d'État - Confidentiel

Alliés historiques, la Poëtoscovie et Karty ont eu le bonheur de se tenir côte-à-côte à de multiples reprises, non seulement en tant que nations, mais également en tant qu'États participant aux mêmes conflits, notamment sur les champs de bataille les plus sournois que sont les opérations clandestines. Fort heureusement, malgré le temps, les investissements du passé afin d'infiltrer les réseaux clandestins kartiens n'ont jamais rapporté autant, du moins il faut le croire, car, dans le cadre de l'opération Palkan, la Poëtoscovie avait infiltré la pègre présente au cœur du régime kartien. Aujourd'hui, et cela est historique, à force de coups de maître de la part du service de la Sécurité d'État fournissant les informations nécessaires à l'infiltré, celui-ci s'est tant rendu utile que la principale mafia présente dans le pays demeure dorénavant partiellement sous ses ordres.

Connu sous le nom du Devin, pour sa capacité à prévoir des événements tandis que les informations venaient en réalité des services secrets poëtoscoviens, le Parrain du plus grand groupe criminel révolutionnaire, constitué en mafia très organisée, vient de lui donner pour responsabilité la ville portuaire de Munik. Ainsi, l'infiltré de la Sécurité d'État se trouve être un homme d'une très haute importance dans la pègre locale de Karty.

Avec la guerre civile en cours dans l'Empire, la pègre prospère en ce moment par diverses actions, le tout sans être trop embêtée par les forces de l'ordre, lesquelles ayant "d'autres chats à fouetter". Afin justement de ne pas attirer le regard des forces de police locale, quoique la présence d'un infiltré sur le sol kartien par les services poëtoscoviens ait fait l'objet d'un accord conclu entre les États respectifs, l'aspect révolutionnaire du groupe mafieux a pris fin pour se concentrer exclusivement sur la prise de pouvoir dans une société en évolution flagrante.

Tirer profit du chaos est en effet, pour l'heure, l'une des stratégies les plus efficaces dans l'Empire de Karty. La ville de Munik étant une cité portuaire, la présence d'un infiltré dans la pègre de cette zone est une source d'information capitale dans la compréhension des dynamiques en cours. Ainsi, la Poëtoscovie obtient, sans faire grand-chose, et avec l'accord initial de Karty quant au fait d'intégrer les réseaux clandestins, la main sur tout un pan des activités rattachées au commerce et au domaine maritime dans le sens le plus large possible.

Afin d'être tranquille dans le cadre des ravitaillements d'armes et de drogues en Karty, profitant de la pagaille et de l'absence manifeste d'ordre comme de justice fonctionnelle, le Devin a réclamé à ses sbires, sur autorisation de sa hiérarchie, la rencontre avec le chef de l'équipe de surveillance privée du port. Après un dîner fastueux payé aux frais de l'organisation criminelle où il ne fut pas question d'affaires, le Devin et le chef de la sécurité se sont quittés en bons termes. Le lendemain, on fit apporter à sa femme des bijoux en or volés il y a longtemps dans l'une des bijouteries de la ville. Pour sûr, le chef de la sécurité aura compris d'où provient ce présent dont on ne peut pourtant pas remonter à l'origine, et il est à espérer qu'il comprenne ce qui est attendu de lui. Sa femme, elle en tout cas, semble tout à fait ravie que des accords puissent être conclus de cette manière.

À l'avenir, profitant du chaos considérable dans lequel est plongé le pays, la mafia en profitera pour accroître son influence, notamment dans la ville de Munik où elle compte bien s'occuper d'un trafic de stupéfiants de grande ampleur – lesquels seront évidemment fournis par la Poëtoscovie – et importer des armes dans l'ambition de rivaliser en termes de force avec les pouvoirs publics locaux. Cependant, un tel rapport de force n'est ni souhaité ni envisagé, puisqu'il s'agit pour l'heure avant tout de s'impliquer en sous-marin, sans que le régime kartien s'en aperçoive.

Pour l'heure, le sang n'a pas été versé à Munik. Il est à espérer que cela dure, et le Devin a pour consigne, de sa hiérarchie mafieuse comme officielle, de ne pas faire changer cela, le calme profitant à l'implantation des réseaux dans la vie économique, politique et culturelle kartienne. Dans quelques années, qui sait, le Devin pourrait se porter candidat aux élections locales, voire réussir bien davantage... C'est un sacré coup de poker pour la Poëtoscovie, mais les investissements de cette envergure peuvent rapporter gros, et le pari est pris.


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Si Karty réclame une OP quant à l'établissement d'un possible pacte de corruption, je posterai évidemment un formulaire en bonne et due forme ci-dessous. Du reste, l'infiltré était déjà présent depuis... longtemps (cf "Opération Palkan") !
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Opération Zywienia
[EXT] Assassinat au polonium d'un ressortissant poëtoscovien résidant à Lyonnars

Source : Ministère de la Sécurité d'État - Confidentiel

Cela fait près d'un mois que la Poëtoscovie a décidé de sortir de l'Union internationale du communisme et du socialisme (UICS). C'est un signe d'opposition aux manœuvres militaires menées à proximité de l'Antarès et contre cet État souverain. Fustigée par ses anciens alliés, la Nation littéraire rappelle alors l'ensemble de ses ressortissants travaillant pour l’Union à Lyonnars. Or, certains de ces fonctionnaires adhèrent politiquement à l’idéologie prônée par leur pays d’accueil, et une part d’entre eux fait le choix de rester sur place. Parmi ces individus se trouve Lionnel Krouchtanov, ancien officier de l’armée poëtoscovienne et détenant un grand nombre d’informations classifiées.

Depuis l’envoi d’un fragment de la flotte poëtoscovienne sur les lieux en soutien aux opérations de maintien de la paix par l’Empire de Karty, certains prétendent que la Poëtoscovie seraient de parti pris dans le conflit international qui semble s’enliser en Eurysie. C’est en tout cas ce qui semble transparaître dans l’imaginaire collectif des loduariens, dont le nombre de voyageurs vers la Nation littéraire s’est brusquement effondré depuis les récents événements qui entérinent la position d’Hernani-centre comme adverse à celle de l’Union.

Dans ce contexte, le fait que des ressortissants nationaux puissent ainsi trahir leur patrie constitue une menace qu’il ne faut pas négliger pour la Sécurité d’État de Poëtoscovie (SEP), les services secrets. Monsieur Krouchtanov étant un éminent ancien vice-amiral de la Marine, il est attendu que même après sa démission il soit reçu aux réceptions de l’ambassade. Conscient cependant du caractère potentiellement compromettant des informations qu’il possède au cas où celles-ci seraient révélées à la Loduarie, celui-ci ne daigne pas se présenter aux invitations dont il était le destinataire. Il est également à supposer que cela ait vocation à démontrer son désaccord vis-à-vis de la diplomatie poétoscovienne actuelle, auquel cas la position prise par Monsieur Krouchtanov traduit une hostilité de sa part. Il est alors important de l’empêcher de nuire au moyen des secrets d’État dont il a connaissance.

C’est alors lorsque Monsieur Krouchtanov se rend aux services consulaires de l’ambassade poëtoscovienne de Lyonnars afin de demander à faire venir sa famille qu’un café lui est servi par les services de la SEP, qui y ont introduit du polonium. Élément à la radioactivité létale en cas d’injection ou d’ingérence, il tue en l’acceptant. La mort ne survient cependant que trois semaines plus tard, dans les rues de Lyonnars. La SEP ne cherche pas à récupérer le corps du défunt, ni à s’introduire dans son domicile, car il est impossible qu’il ait rapporté les dossiers sur lesquels il travaillait, les consignes de travail internes le lui interdisant formellement et un contrôle ayant lieu chaque soir.

Dans l’ambassade, une cérémonie a lieu en la mémoire de l’ancien vice-amiral. La famille n’est pas conviée, et le discours est bref. L’ambassadeur n’est pas présent, et le portrait de Lionnel Krouchtanov est ôté du lieu dès la fin de la journée. Sa mort n’apparait dans aucun journal national, et la plupart des citoyens poëtoscoviens ignorent jusqu’au fait qu’un tel individu ait pu exister.

La Poëtoscovie est alors sauvée des secrets que détenait le traître.


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HRP : L’action se déroule dans un bâtiment poëtoscovien, sur un ressortissant poëtocsovien et par des ressortissants poëtoscoviens. Une OP n’est alors pas nécessaire pour réaliser cette action.
Opération Dajbog
[EXT] Alimentation du réseau aréniste Horus-Moranza

Source : Ministère de la Sécurité d'État - Confidentiel


Définitions clefs

Arénisme : mouvement confessionnel originaire de la Cité du Désert possédant une forte diaspora afaréenne.
Horus : groupe possédant deux branches, politiques et paramilitaires, possédant des déclinaisons dans plusieurs États afaréens.
SEP : Sécurité d'État de la Poëtoscovie, responsable notamment des actions clandestines, soit n'ayant pas vocation à être assumées publiquement par la Poëtoscovie.
L'Organe : service s'assurant du contrôle de la SEP, et notamment du contre-espionnage au sein même des services de renseignement.


Contexte

Depuis le 8 novembre 2018, soit plus d'un an, la guerre civile a repris au Moranza. Des mouvements indépendantistes ont tenté de faire sécession et ont grignoté une part significative du territoire moranzais. Il est à prendre en compte que le Moranza n'agit pas dans le respect des droits fondamentaux humains de sa population et recours notamment à la torture. De leur côté, si les groupes paramilitaires n'ont pas ciblé de civils, il peuvent très bien agir parmi eux sans avoir le souci de leur sécurité.

Dans ce contexte, la République de Poëtoscovie a envoyé une proposition au gouvernement officiel moranzais quant à la possibilité d'établir une zone sous contrôle d'une coalition internationale préservée des combats où pourrait être dispensé une aide humanitaire. La proposition de la Poëtoscovie a été accueillie défavorablement par les pouvoirs publics, notamment car le fait que de telles opérations n'équivalent pas à un soutien au régime, eu égards du non-respect des droits fondamentaux. Cependant, ce refus de la part du gouvernement officiel n'empêche pas la Poëtoscovie d'agir. Cependant, le recours à la Sécurité d'État de Poëtoscovie (SEP), compétente en matière d'actions clandestines, est alors devenu impératif. Voici donc les circonstances ayant mené à l'Opération Dajbog.

Il faut savoir que le Moranza compte une diaspora aréniste. Celle-ci, dont les intérêts divergent parfois de ceux du Modom (groupe indépendantiste paramilitaire), se retrouve tout de même majoritairement dans le vœu d'indépendance formulé par celui-ci. La Poëtoscovie, déjà présente sur le territoire en Antegrad et jusqu'à peu dans la Cité du Désert, a alors pris attache avec le Modom. La SEP a détaillé les modalités de soutien au Modom, lequel a accepté d'être aidé par un nouveau groupe qui agira en soutien : Horus-Moranza. Des cellules Horus, déjà présentes dans la Cité du Désert, peuvent se montrer particulièrement efficaces. Cependant, la pauvreté notable des populations arénistes leur empêche toute action déterminante.


L'opération

La SEP a alors assuré au Modom financer Horus-Moranza, lequel agira en appui des indépendantistes. La SEP a effectué sous couverture un premier transfert d'armes de la base militaire poëtoscovienne en Antegrad, tel que prévu dans les échanges entre le Modom et la SEP.

Les 2000 troupes d'Horus-Moranza bénéficient à présent du matériel suivant : 2000 armes légères d'infanterie de première génération, 1000 mitrailleuses lourdes de première génération, 500 mortiers légers de première génération et 500 lance-roquettes de première génération. 10 lance-missiles anti-car ont également mis à leur disposition, ainsi que les véhicules légers blindés utilisés pour transporter le matériel. Les agents ayant effectué les transferts sont alors rentrés ensemble dans le même véhicule. Tous sont revenus sauf sur le territoire de l'Antegrad.

Un second convoi, militaire cette fois, est arrivé à la frontière du Moranza et leur a livré 5 missiles balistiques de deuxième génération, les véhicules pour tirer de tels engins ainsi que 5 missiles antiaériens mobiles. Ces équipement demeurent aujourd'hui cachés et accessibles à une minorité de personnes du groupe paramilitaire, dont les actions sont financées par la Poëtoscovie - indirectement, cela est une évidence. Ni le Modom ni aucune puissance n'est au courant de ce convoi militaire qui a eu lieu de nuit en plein désert, sur un trajet habituellement emprunté par les forces armées de plusieurs États (Antegrad, Poëtoscovie, Moranza, Finejouri, etc.). Les soldats poëtoscoviens ont substitué leur écusson des armées poëtoscoviennes par le drapeau de l'Antegrad, et ont sélectionné leur personnel pour qu'il corresponde au profil attendu, afin de n'éveiller aucun soupçon.


Évaluation des risques a posteriori

Le risque, pour chacun des convois, qu'une puissance étrangère en soit informé est extrêmement faible et tend vers le nul. Les opérations de repérage n'ont établi la présence d'aucun autre service sur les lieux, et les dispositions importantes prises par la SEP écarte d'office toute possibilité de faire le lien avec l'armée régulière poëtoscovienne. Le recours à des tunnels après être sorti de la base poëtoscovienne, tunnels non-cartographiés dans lesquels le matériel a été transféré dans d'autres véhicules, empêche un suivi satellite effectif qui prouverait l'implication de la Poëtoscovie, alors que lesdits tunnels sont courant utilisés par les forces armées de plusieurs États, dans l'Antegrad et en dehors, par des acteurs réguliers comme irréguliers. La supervision de L'Organe, dont le rapport est clair, met en évidence l'absence de toute infiltration extérieure.


Coopération internationale en termes de renseignements

Les services secrets azuréens, conformément aux engagements internationaux de la Poëtoscovie, ont été mis au courant a posteriori de l'Opération Dajbog dans son ensemble, sans pour autant entrer dans les détails des méthodes employées ni du matériel livré.



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[HRP] Cette opération intervient avec le consentement du joueur concerné. Troupes et matériel d'Horus-Moranza à considéré comme appartenant à la Poëtoscovie dans l'inventaire.
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Opération Tchernobog
[EXT] Ingérence numérique en Velsna

Source : Ministère de la Sécurité d'État - Confidentiel


Comme chacun le sait, les tensions croissantes entre la Nation littéraire et la République de Velsna n'ont cessé, depuis l'attaque de la marine poëtoscovienne, de s'accroître. Les rivalités ont, progressivement, évolué d'une dimension strictement militaire à une forme d'opposition diplomatique d'abord, mais également culturelle. En effet, le modèle poëtoscovien, aux totales antipodes de celui velsnien, s'inscrit dans une forme de confrontation à différents plans et à différentes échelles. Le but de la Sécurité d'État de Poëtoscovie (SEP), les services notamment de renseignement et d'action clandestine à l'étranger, est alors de soutenir les opérations diplomatiques d'Hernani-centre en participant de la mise en tension de la vie politique velsnienne. Cela doit alors toucher différents publics et s'intéresser à différentes sphères, avec l'exacerbation des tensions religieuses notamment.

Ingérence par les réseaux sociaux

La SEP, via une société privée créée à ce effet, recense aujourd'hui plus d'un millier de comptes sur tous réseaux sociaux confondus. Pour les différentes plateformes, il s'agit de comptes sans lien les uns avec les autres, transitant par des antennes dont dispose la Poëtoscovie tant au sein des bâtiments de ses délégations permanentes que dans des centres culturels, notamment ceux du réseau Poëtky Mir. Des infrastructures clandestines, partout autour du globe, permettent également une répartition plus diffuse des contenus. Plusieurs influenceurs créés par intelligence artificielle ont également vu le jour, d'abord traitant de sujets communs en Velsna, afin d'acquérir une base de followers solide et attaché à la personnalité incarnée par l'IA. Une fois cette base acquise, les comptes concernés par ce programme ont commencé à exprimer des critiques vis-à-vis des pouvoirs publics velsniens, sans pour autant traiter la question poëtoscovienne. L'objectif est effectivement moins de créer une compassion improbable pour le peuple poëtoscovien que de renforcer les tensions au sein de la société politique en Velsna. Pour l'heure, quelques comptes ont déjà été suspendus vraisemblablement par les réseaux sociaux eux-mêmes, pour "désinformation à caractère politique" ou "usage non-mentionné de l'intelligence artificielle", jamais pour "ingérence étrangère". Nous ne possédons encore aucun renseignement concernant la possibilité que les services adverses aient connaissance en tout ou partie des opérations de déstabilisation en cours. Ce risque ne doit cependant en rien être minimisé, car les capacités d'action d'une puissance telle que Velsna sont considérable, et les investissements dans les services de contre-ingérence peuvent se révéler d'une ampleur inattendue.

Interview d'un responsable poëtoscovien sur un média populaire

« Nous donnons la parole à tout le monde », c'est là le slogan accrocheur d'un podcast populaire en Velsna. Loin des grands médias mainstream, c'est au contraire un canal de diffusion de l'information présentant de graves lacunes dans l'appui sur des sources tout comme sur la confrontation journalistique. Le peu de rigueur de l'émission, allié à une audience confortable, ont fait de ce média une cible potentielle parmi d'autres. La particularité de celui-ci, interrogeant des platistes jusqu'à certains responsables, est que ce sont aux invités de financer leur venue, là où dans d'autres formats ce serait aux invités d'être payés. Dans le cas présent, nous avons présenté un agent formé auprès média en question. Afin de ne prendre aucun risque inutile, la fondation Poëtky Mir a financé le vol en avion du présentateur et des techniciens afin de pouvoir filmer l'émission en Poëtoscovie. L'agent susmentionné a pris les traits d'un haut-responsable des opérations culturelles poëtoscovienne au sein d'un organisme officiellement privé, toujours Poëtky Mir, connu internationalement et établi dans plusieurs États (Karty, Antegrad, etc.) via des centres culturels. Il est cependant à noter que ces centres culturels ne sont pas par définition des lieux d'ingérence. Au contraire, ils remplissent exactement la mission qu'ils affichent, faisant rayonner la culture poëtoscovienne dans le monde, notamment via des formations reconnues en littérature, ou en histoire de la peinture notamment. Comme à son habitude, le média a masqué de lui-même les commentaires critiquant le choix de ses invités, ne laissant apparaitre que des commentaires positifs sur les missions culturelles de la Poëtoscovie, très loin des stéréotypes habituellement donnés des poëtoscoviens. Il est invraisemblable, ici, que les services velsniens aient de quoi prouver une implication de nos services au sein de cette action, laquelle s'est déroulée dans le strict respect de la Loi et via des procédures habituellement employées.

Information complémentaire

Par ces deux axes inhérents à l'Opération Tchernobog, la Poëtoscovie a, quoique dans des dimensions dont il faut prendre la mesure d'un impact encore faible, amorcé une véritable stratégie numérique de déstabilisation. Ce n'est pas la première fois que la SEP agit par de tels procédés, ces méthodes connaissant pour précédent l'Opération Baba Yaga en Estalie. Il est également à noter que ces opérations sont conjointes à d'autres actions menées par d'autres divisions de la SEP dans le même but et dont le caractère complémentaire accroît nécessairement l'effectivité de la déstabilisation recherchée. Enfin, il est important de noter que la Poëtoscovie elle-même reste également vulnérable à ce genre d'attaques, et nous recommandons aux pouvoirs publics la mise en place de plans de vigilance numérique d'ici peu, dans l'hypothèse où Velsna prendrait le contre-pied des opérations diligentées contre elle.

Effectivement, s'exposer ainsi représente un risque considérable pour la Poëtoscovie. Le fait de mettre en lumière de telles agissements pourrait jouer en sa défaveur diplomatiquement parlant. Cependant, les services secrets velsniens ayant la réputation - qui semble s'être confirmée à de maintes reprises - de ne pas être à la hauteur des enjeux contemporains, les risques auxquels s'expose la SEP sont absolument minimes.

Afin de s'assurer que les pouvoirs publics ne puissent pas remonter la trace de la Poëtoscovie, celle-ci a notamment eu recours à des réseaux privés virtuels et à des proxys, lui permettant de dissimuler son empreinte numérique, ou de faire croire au fait qu'elle se situerait ailleurs sur le globe. Si de telles stratégies fonctionnement habituellement, elles ne demeurent pas infaillibles. En cas d'investigations poussées sur les comptes, notamment sur Echo'International (premier réseau social) et bien que les opérations se concentrent davantage d'autres plateformes plébiscitées par les populations velsniennes, en particulier les jeunes pour ce qui est des réseaux sociaux et les personnes du troisième âge en ce qui concerne les forums en ligne, les services de la SEP mènent une surveillance et sont près à activer la suppression les comptes ciblés par l'ennemi de façon définitive, afin d'effacer un maximum des traces qui y sont liées. Une attention est également portée à la pression d'investigation, afin que l'opération ne soit pas révélée.

Conséquences d'une telle opération

Les conséquences d'une telle opérations pourraient être multiples. En premier lieu nous pourrions observer une défiance à l'égard des institutions, notamment régaliennes, telle que l'armée ou la justice. Cela rendrait notamment les jeunes davantage enclins à participer aux grands mouvements sociaux et les ferait se dissocier des manœuvres militaires de la Grande République, non par solidarité par la Poëtoscovie, mais avant toute chose par pacifisme.

Le fait que, parmi les cibles principales des contenus diffusés, se trouvent également les minorités religieuses attise les braises d'une haine confessionnelle. Cela est particulièrement efficace sur un public âgé, contrairement au fait de mettre en cause l'État, critiques jugées trop idéalistes par la population vieillissante à Velsna. L'émergence de tensions religieuses nouvelles fragilise le tissu confessionnel velsniens où l'Église Catholagne est pourtant mise en majorité en nombre de fidèles. Cependant, la surreprésentation des minorités religieuses, amalgamée à la situation de délinquance systématique, achève de faire penser à un modèle social inhérent à ces individus, et fait peu à peu regretter la sécularisation qui jusqu'alors était l'opinion dans la norme.


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[HRP] Inspirations IRL pour les plus curieux d'entre-vous :
- Opérations de désinformation et de déstabilisation russes et israélienne en France
- Présence de l'ancien directeur du Mossad sur le média français Légende

Accéder à la fiche d'OP clandestine voulue par la modération

Opération Tchernobog


Opération de propagande politique à l'encontre de Velsna.

Pays infiltrant: Poëtoscovie
Pays infiltré: Velsna
Prévisionnel de la date (RP) de l'action clandestine : 14/01/2020+ 21
Prévisionnel de la date (HRP) de l'action clandestine : 10/07/2026 + 7
Type d’opération : Propagande politique (10 000 pts nécessaires)


Province cible : L'ensemble du territoire (et donc, naturellement, une moins grande efficacité, j'en suis conscient) s'agissant de désinformation par voie numérique.

RECONTEXTUALISATION / FRISE CHRONOLOGIQUE DES EVENEMENTS PRE-OPERATION :

Cette opération repose sur plusieurs forces et éléments concrets :
• Des antécédents suivant le même mode opératoire dans d'autres États, opérations menées à bien
• Une planification solide, sérieuse et prévoyante de l'ensemble des événements liés à l'opération
• Des moyens conjoints à d'autres organismes (Poëtky Mir)
• Ingérence légale en ce qui concerne le podcast

Beaucoup de voyants sont donc au vert pour agir en Velsna.


OBJECTIFS DE L’OPERATION

[quote]Réussite majeure :
• Les populations adhèrent au récit proposé par la Poëtoscovie, créant une défiance, quoique faible et minoritaire, à l'égard des institutions
• Les populations adhèrent au récit proposé par la Poëtoscovie, créant des tensions entre les mouvements confessionnels
• L'idée qu'il s'agirait d'une ingérence étrangère n'est même pas évoquée, ni par les services, ni par la presse



Réussite mineure :
• Les populations adhèrent, mais de façon faible, aux récits allant à l'encontre des institutions comme à ceux opposant les mouvements confessionnels
• L'idée qu'il s'agirait d'une ingérence étrangère n'est même pas évoquée, ni par les services, ni par la presse



Echec mineur :
• Les populations adhèrent, mais de façon faible, aux récits allant à l'encontre des institutions comme à ceux opposant les mouvements confessionnels
• Les investigations de la presse ou des services de contre-espionnage permettent de remonter en Poëtoscovie (sans OP complémentaire)



Echec majeur :
• Les populations n'adhèrent d'aucune façon aux récits allant à l'encontre des institutions comme à ceux opposant les mouvements confessionnels
• Les investigations de la presse ou des services de contre-espionnage permettent de remonter en Poëtoscovie (sans OP complémentaire)



LIMITES ET CONTRAINTES DE L’OPERATION
(ne pas hésiter à demander aux concernés l’ajout d’éventuelles contraintes supplémentaires)

Plusieurs limites et contraintes sont à prendre en compte dans l’arbitrage de l’opération :
• Population au niveau d'instruction présumé supérieur à la moyenne mondiale
• Presse présumée de qualité, et en capacité de faire un fact-checking

Note : Velsna n’a jamais RP ses services secrets, ni en espionnage, ni en contre-espionnage. S’il est à ne pas douter que la Grande République en soit dotée, le fait que leur fonctionnement ne soit pas développé devrait être pris en compte dans l’arbitrage.


Moyens engagés :
• Moyens essentiellement numériques, à la fois appartenait à la SEP et à la fondation Poëtky Mir
• Moyens financiers (quoique très faibles) pour payer des agents et les trajets en avion de l'équipe technique pour le podcast
Opération Didilia
[EXT] Corruption du responsable de la garde civique à Velsna

Source : Ministère de la Sécurité d'État - Confidentiel.
Informations accessibles aux services de renseignements azuréens dans le cadre de la coopération voulue par le Traité bilatéral de Bascra.


Les rivalités entre Velsna et la Poëtoscovie ont fait plus de 10 000 morts et 5 000 prisonniers, selon le dernier décompte. Dès lors, on peut légitimement se questionner sur les termes à employer dans le cadre de ce face-à-face. Doit-on encore parler de tensions ? Peut-on parler de conflit ? Quoiqu'il en soit, la rupture est consommée, et les hostilités n'en sont qu'à leurs débuts. Si la Poëtoscovie n'est pas en capacité de faire front en cas d'attaque militaire, et se doit de concentrer l'ensemble de ses moyens sur la défense de son territoire, c'est en revanche sur le terrain de la clandestinité que tout peut encore se jouer. La SEP, pour Sécurité d'État de Poëtoscovie, services de renseignements ayant mené à bien le plus de missions au monde, a bien une chance de faire céder l'autoproclamée « grande » République. L'objectif : infliger une vengeance digne de ce nom. Alors peut-être Velsna s'inclinera-t-elle, reconnaîtra ses crimes et une paix positive sera possible.

Consciente que la position hégémonique de la thalassocratie velsnienne ne saurait être affrontée directement ni seule sur les eaux, la Poëtoscovie a su activer son réseau considérable, comprenant notamment l'Azur ou le Dyl'Milath, afin de parfaire sa maîtrise des questions liées aux enjeux de sûreté en Velsna, et envisager sereinement toute opération sur son sol. Si aucune mission à proprement parler n'a été menée récemment sur le sol velsnien par les alliés en question, le partage d'informations et l'entraînement conjoint permettent de répondre aux attentes précises des commandes politiques poëtoscoviennes. La perle rare est surtout l'Achosie, dont l'histoire tumultueuse avec Velsna, depuis plus de 900 ans, en fait un véritable expert dans la lutte contre ce perfide ennemi. Grâce à leur connaissance du territoire et du fonctionnement institutionnel de la « Grande » République, la coopération entre Achos et la Poëtoscovie promet d'être grandiose. En échange, la Poëtoscovie pourrait user de l'influence acquise pour faire plier les provinces que l'Achosie souhaite récupérer au nord de son territoire. D'aucuns jugeraient que de telles volontés sont parfaitement irréalisables. Cependant, en y mettant les moyens, de telles entreprises pourraient parfaitement être menées à bien, et inoculer à Velsna tout le malheur qu'il mérite.

L'opération est d'une simplicité désarmante : corrompre le responsable de la garde civique velsnienne. Bien souvent le service le plus compétent en termes de régulation de flux transnationaux, y compris de personnes, la garde civique, service en charge de ce qui s'apparenterait à des douanes, est un service dont l'action est relativement peu médiatisée bien que cruciale dans la lutte contre le narcotrafic, la traite d'humains, la vente illicite d'organes et autres joyeusetés. Avoir la mainmise sur les services de la garde civique dans la capitale velsnienne serait alors un atout certain en cas d'infiltration de matériel, comme d'agents. Forts de cette considération, les services poëtoscoviens ont alors analysé l'ensemble des possibilités qui s'offraient à eux afin de proposer le plan le plus accessible possible. L'objectif est véritablement simple, la cible n'est pas particulièrement sensible quoiqu'offrant un atout certain... Tous les feux sont donc au vert pour intervenir à Velsna.

Tous sont d'accord pour effectuer la mission — Roxane Rostand, Johnny Poëtoscovich (l'agent parfait de la SEP) et d'autres —, alors celle-ci se déroule sans encombre. En effet, le plus difficile est sans doute, parfois, de convaincre le pouvoir politique qu'une action pareille ne saurait être que bénéfique. Dans le cas présent, cela s'est évidemment présenté comme une évidence, et aucun obstacle institutionnel n'est venu barrer la route aux ambitions de la Sécurité d'État. Il faut dire, si l'on veut être parfaitement sincère, que l'opération avait été soufflée à l'oreille du directeur des services par le Ministre des Relations internationales lui-même.

Après concertation, il s'avère qu'un seul mail suffit... Bien sûr, il ne faut pas révéler que les services poëtoscoviens sont derrière tout cela. La Sécurité d'État de Poëtoscovie se fait alors passer... pour des agents de la Segrada, les services de renseignement velsniens eux-mêmes ! Il leur faut apparemment des informations confidentielles auxquelles le responsable de la garde civique seul aurait accès, mais s'agissant d'une mission à haute confidentialité, le responsable ne peut en parler à quiconque autrement que par mail. Le responsable tombe dans le piège, y consent, et reçoit par la poste, avant même d'avoir livré la moindre information, les liasses qui lui étaient promises. Cela était désormais certain... Toute information : il la donnera. Tel est du moins le plan élaboré par la SEP, qui a bien l'intention de nouer un solide réseau clandestin dans la capitale, et qui a commencé, déjà, à concocter les tactiques les plus malicieuses pour y parvenir.

Bien évidemment, lors de l'opération, toutes les précautions habituelles sont de mise : envoi depuis une base militaire étrangère où des agents de la SEP sont en poste (dans le cas présent en Everia), usage d'un réseau privé virtuel, et tout un tas de méthodes numériques absolument désarmantes afin que l'on ne puisse pas retracer l'information jusqu'en Poëtoscovie. Les experts cyber de la Nation ont été mobilisés dans le cadre de cette opération nécessitant une maîtrise de pointe des instruments technologiques quotidiens afin de ne pas laisser de trace qui puisse s'avérer compromettante pour le service.

Dans l'hypothèse où, malgré tout, l'homme ne répondrait pas favorablement aux demandes qui lui ont été faites, cela ne serait pas un « drame » pour la Poëtoscovie, car n'entraverait ni ses ambitions, ni la possibilité de procéder ultérieurement à d'autres opérations de renseignement. La Poëtoscovie dispose d'autres atouts dans la connaissance de la région, et saurait passer outre ce léger désagrément. Les ambitions de la Nation Littéraire en resteraient, évidemment, inchangées. Il est cependant à mesurer le fait qu'une prise de connaissance de la part des services velsniens de telles opérations de la part de la Poëtoscovie jouerait en la défaveur d'Hernani-centre au sein de l'hostilité qui s'affirme désormais avant tout sur un théâtre d'affrontement clandestin.

Ce type d'opération permettrait à toute intervention ultérieure de posséder davantage de chances de réussite, car avoir connaissance des informations obtenues par la garde civique relève d'un renseignement stratégique important, en cas d'infiltration notamment. Ce serait donc un point fort, quoique non déterminant, face aux ambitions poëtoscoviennes. On peut y voir, assurément, la préparation à des opérations futures — qui ne manqueront naturellement pas d'arriver — jusqu'à avoir trouvé un compromis permettant une paix positive, soit durable et soucieuse de répondre aux questions sociales. Dans le cas présent, la société poëtoscovienne a été touchée très durement, et ne serait pas en capacité de renouer les moindres rapports diplomatiques avec Velsna. Si la signature d'un accord de cessez-le-feu pourrait être signée, et fermer ainsi un front — celui militaire —, cela ne serait en rien synonyme de fin des hostilités, car jusqu'à la traduction en justice des responsables des opérations velsniennes devant une juridiction qui ne soit pas velsnienne, dans le cadre d'une justice transitionnelle, la Poëtoscovie n'aura pas été vengée en droit, et agira donc comme légitime à se venger dans les faits.

Les nombreuses opérations lancées en même temps que plusieurs procédures diplomatiques en cours visent à déplacer le théâtre d'affrontement du militaire vers la diplomatie et la clandestinité, territoires d'affrontement plus égalitaires et qui, car la Poëtoscovie parvient désormais à s'entourer d'alliés fiables (ce que n'a jamais été l'Empire de Karty), offrent la possibilité d'une lutte symétrique. La possibilité de vaincre la République de Velsna n'est pas partagée par le reste du monde, nous le voyons bien ; cependant c'est un espoir qui perdure et qui explique la multiplication des tentatives d'ingérences poëtoscoviennes à l'encontre de ce qui s'apparente être aujourd'hui son ennemi principal.

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Accéder à la fiche d'OP clandestine voulue par la modération

Opération Didilia


Opération de corruption à l'encontre de Velsna.

Pays infiltrant: Poëtoscovie
Pays infiltré: Velsna
Prévisionnel de la date (RP) de l'action clandestine : 03/02/2020+ 21
Prévisionnel de la date (HRP) de l'action clandestine : 17/07/2026 + 7
Type d’opération : Corruption (10 000 pts nécessaires)


Province cible : Capitale - #25469

Utiliser le bonus que la modération jugera bon entre :
- Influence politico-culturelle
- Influence économique
N'utiliser le "Réseau clandestin" qu'au cas où la modération jugerait que les autres sont inappropriés.

RECONTEXTUALISATION : [Voir le post ci-dessus pour avoir l'ensemble des détails relatifs à l'opération concernée]

Cette opération repose sur plusieurs forces et éléments concrets :
• L'opération n'est pas difficile à réaliser, et relève de compétences techniques acquises haut la main
• Les services ont su tout mettre en œuvre afin de se couvrir

Beaucoup de voyants sont donc au vert pour agir en Velsna.


OBJECTIFS DE L’OPÉRATION

Réussite majeure : +5% de chances de réussite pour une OP future
• Attiré par l'appât du gain, le responsable de la garde civique succombe à la proposition, et de lui-même transmets les informations afin de gagner plus d'argent
• Les preuves sont désormais obsolètes et perdues dans la masse de données que représente le web... Velsna ne pourra jamais savoir qui se cache derrière cela



Réussite mineure : +2,5% de chances pour une OP future
• Le responsable de la garde civique accepte avec quelques réserves
• Le responsable de la garde civique transmets quelques informations, mais il faut constamment le relancer
• Velsna pourrait soupçonner quelque chose à condition de faire une OP



Echec mineur :
• L'opération n'a pas lieu... Quelle idée aussi !


Echec majeur : -2,5% de chances de réussite d'une OP future
• Le responsable de la garde civique refuse
• Le responsable de la garde civique prévient la police, laquelle ouvre une enquête
• Velsna sait qu'il s'agit d'une ingérence étrangère (sans OP), et que c'est en réalité la Poëtoscovie est derrière l'opération (avec OP)



LIMITES ET CONTRAINTES DE L’OPERATION
(ne pas hésiter à demander aux concernés l’ajout d’éventuelles contraintes supplémentaires)

Plusieurs limites et contraintes sont à prendre en compte dans l’arbitrage de l’opération :
• Les services velsniens (quoique n'ayant jamais été RPs) pourraient retracer la connexion, du moins la trouver suspecte, ou pourrait trouver l'agent dans le colis postal

Note : Velsna n’a jamais RP du contre-espionnage. S’il est à ne pas douter que la Grande République soit dotée de services compétents, le fait que leur fonctionnement ne soit pas développé devrait être pris en compte dans l’arbitrage.

Moyens engagés :
• Moyens essentiellement numériques, à la fois appartenait à la SEP
• Moyens financiers pour payer des agents et, surtout, les informations auprès du responsable de la garde civique

PS : Si le joueur de Velsna a des observations à faire valoir, notamment concernant des modifications du post, je reste ouvert. Mon objectif reste d'avoir un RP de qualité et qui ne s'oppose pas au plaisir de jouer. Par ailleurs, le joueur a été prévenu en amont d'une telle opération à son encontre, et a déjà émis des propositions de rectification qui ont été suivies.[/quote]
Opération Belobog
[EXT] Fourgon-bélier chargé d’explosifs contre la Basilique San Stefano, en Velsna

Source : Ministère de la Sécurité d'État – Confidentiel

1 – Motivations de l'opération

En 2019, la Marine velsnienne a coulé une grande partie de la flotte poëtoscovienne, laquelle ne faisait pourtant preuve d'aucune hostilité. Cette humiliation, les pouvoirs publics de la Nation Littéraire ne peuvent pas la laisser impunie. En l'absence de réparation crédible, la vengeance est alors l'unique forme de compensation qui sache rendre justice aux marins décédés en mer, sans sommation et en contradiction totale avec le droit international ou les usages jusqu'alors en vigueur.

Les motivations d'une telle opération sont donc d'une clarté inébranlable et ont, à bien des égards, vocation à rendre la pareille face aux dégâts subis par la Poëtoscovie à cause de Velsna. Ce n'est pourtant pas la seule opération en cours sur le territoire : des cyber-ingérences ont déjà eu lieu au début de l'année, et les services poëtoscoviens sont activement mobilisés sur ce « nouveau front ». C'est d'ailleurs l'une des priorités politiques du nouveau pouvoir, soucieux de rompre avec l'UICS à laquelle le Parti Zolien est parfois encore associé dans l'imaginaire politique à l'échelle nationale. Quoique cette opération soit parfaitement clandestine et n'ait aucunement vocation à être assumée auprès de l'opinion publique, le pouvoir exécutif est soucieux de répondre de façon à ce que la République de Velsna ne soit plus en mesure de riposter dans l'immédiat, le temps notamment de se doter d'une nouvelle flotte. Nouvelle flotte qui, en outre, devrait jouir d'une avancée technologique considérable sur celle gisant aujourd'hui au fond des océans.

Cela se passe en parallèle de nouveaux investissements dans le domaine militaire pour la Poëtoscovie, qui tente de se reconstruire sur de nouvelles bases. L'augmentation du nombre de missiles balistiques constitue la pierre angulaire d'une nouvelle stratégie, là où ils apparaissaient seulement comme un moyen de se défendre tactiquement. Cependant, le nombre important de missiles que posséderait — au conditionnel, car aucune source fiable ne permet de l'affirmer avec précision — Velsna empêche le peu d'armement balistiques que possède la Poëtoscovie de s'en servir, ni même d'en user comme d'un moyen de dissuasion à l'encontre de son ennemi actuel. En parallèle, de nouveaux sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) sont en cours de construction, afin de parachever la poursuite poëtoscovienne vers une nouvelle doctrine de défense, davantage à l'image de la grande puissance qu'elle aspire à être sur la scène internationale. Cette doctrine devrait s'accompagner sous peu d'alliances multiples avec différentes puissances du globe, afin de garantir une sécurité effective de tous les États impliqués dans les projets partenariaux avec la Poëtoscovie. L'Organisation des Partenaires de la Poëtoscovie (OPP), réunissant de nombreux programmes, est une aide géostratégique sans précédent pour cet État, l'OPP constituant d'ailleurs une initiative singulière portant ses fruits dès aujourd'hui.

Les motivations de l'opération sont donc principalement de l'ordre de la vendetta, mais la Poëtoscovie joue ici sur son terrain : la clandestinité. Possédant les meilleurs services de renseignement au monde, c'est là également une manière de se persuader elle-même, ou de convaincre ses alliés, de son véritable pouvoir dans cette énigmatique discipline que sont l'ingérence et le renseignement, à la croisée entre le hard power le plus pur — agir clandestinement, c'est agir sans que l'image de l'État soit prise en compte — et le soft power le plus subtil, les résultats étant souvent, même chez l'ennemi, de nature à l'impressionner par sa technicité en cas d'opération finement réalisée.

2 – Contexte de l'opération et réflexion quant à sa réalisation

Les différentes activités initiées par la Sécurité d'État de Poëtoscovie en Velsna n'ont, pour l'heure, que permis de créer une atmosphère plus propice à la déstabilisation, mais dans des proportions toujours insatisfaisantes aux yeux du pouvoir politique. À dire vrai, aucune ingérence majeure n'a pu être menée à bien jusqu'à présent, car les services n'ont pour l'heure tenté aucune action clandestine de grande envergure. Les commandes passées par l'exécutif à la SEP sont de l'ordre de la pure vengeance : frapper l'ennemi comme lui-même nous a frappés. Cela peut sembler paradoxal, misant toute la diplomatie sur l'espoir d'une paix positive. Il ne faut cependant pas perdre de l'esprit que l'hypothèse d'une telle paix, alors que la République de Velsna ne fait que mettre de l'huile sur le feu, est peu vraisemblable et ne semble accessible que par une volonté commune de faire cesser les hostilités. Le choix d'accentuer la pression pour accélérer les choses et ainsi dépasser le véritable carnage infligé aux marins poëtoscoviens sur la scène internationale est un pari risqué, qui pourrait bien discréditer la parole d'Hernani-centre si de telles opérations venaient à être mises en lumière, mais constituerait, en cas de succès, une véritable réussite sur le plan diplomatique, entérinant la capacité, pour la Poëtoscovie, de conduire des négociations responsables avec d'autres grandes puissances. Le but est donc bien la paix, mais une paix juste, équitable, qui prenne en compte l'ensemble des massacres et réclame la cessation des hostilités inutiles, tant militaires que diplomatiques, de Velsna envers la Poëtoscovie et cela réciproquement. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que les services poëtoscoviens usent d'une telle stratégie : dans le conflit opposant la Nation Littéraire à la Vélèsie, le soutien proactif aux réseaux de résistance, ayant quasiment permis à une province insulaire et isolée de sombrer dans le soulèvement, avait permis le retour sauf d'otages et l'assurance d'une paix nettement favorable à Hernani-centre.

Plusieurs choix se sont ainsi présentés aux services afin de poursuivre la pression sur les autorités velsniennes via l'opinion publique. L'hypothèse d'un scandale monté de toutes pièces, passant par la corruption de hauts fonctionnaires et l'infiltration dans la presse, a été envisagée dans un premier temps, afin de faire croire à un réseau pédophile protégé par le pouvoir velsnien. Si cette idée n'est pas écartée, le nouveau gouvernement poëtoscovien au pouvoir n'a pour autant pas exprimé son adhésion au projet, le trouvant trop difficile à assumer en cas d'échec et de révélation au grand public. Cela s'explique notamment du fait que les activités militaires entreprises sous le mandat exécutif précédent n'aient pas reçu l'approbation de l'opposition, aujourd'hui au pouvoir, et dont a découlé l'ensemble de la conflictualité aujourd'hui perceptible entre deux acteurs bien identifiés de la scène internationale : Velsna et la Poëtoscovie. Pour autant, si les autorités ont refusé des plans complexes et peu moraux, ce n'est au contraire pas pour atténuer les activités clandestines de la Sécurité d'État. Bien au contraire, le fait d'« infliger une cruauté réelle » qui fasse transition « de la rivalité où nous perdons à une opposition où nous triomphons » figure bien au cœur d'programme parallèle du Parti Zolien, parti de gauche aujourd'hui en claire majorité relative dans l'ensemble des principales institutions de décision politique.

D'autres formes de recours à la violence ont alors été envisagées, comme la prise d'otage de ressortissants velsniens dans des pays tiers où des opérations de la SEP sont déjà en cours, ou tout simplement dans le cadre d'opérations d'entrave visant clairement des personnalités attachées au régime. Prendre pour cible des groupes de chanteurs d'origine velsnienne avait constitué une idée mais, mise sur la table de la Présidente du Conseil, seul habilité à décider des assassinats en territoire étranger — il n'en est naturellement aucun sur le sol poëtoscovien —, le projet a été avorté, la Présidente du Conseil elle-même ayant la conviction que l'artiste doit bénéficier d'une forme d'immunité propre à son milieu, morale sans laquelle nous ne nous vaudrions pas mieux que la République de Velsna.

Avec le feu vert de la Présidence du Conseil, la Sécurité d'État s'est donc tournée vers une institution religieuse majeure de Velsna : la Basilique San Stefano. Y porter atteinte correspondrait typiquement à une opération possible pour les services, sans risque majeur, mais tout de même symboliquement forte et accentuant considérablement la pression exercée en Velsna. Il faut savoir que le domaine religieux est, à de nombreux égards, une dimension où la pression tend naturellement à voir les tensions s'exacerber, entre jeu politique et jeu social, et où les petits facteurs peuvent, auprès de certaines populations, prendre des proportions absolument considérables. C'est fort de ce constat que la proposition de prendre pour cible la basilique a été décidée au plus haut sommet de l'État poëtoscovien. Bien que le sécularisme se soit imposé comme la norme en Velsna, la part prise par l'Église Catholagne dans le champ religieux est importante et balaie l'ensemble des autres mouvements confessionnels représentés. Le fait de s'en prendre ainsi au quasi-monopole cultuel du pays revient à attiser des braises déjà présente d'une façon plus souterraine. L'objectif, à termes, serait alors de voir l'Église catholagne blâmer les autres religions, afin d'alimenter des tensions qui se pérenniseraient.

3 – Recrutement de l'agent et création d'un faux passeport

Afin de faire croire à cela, la Poëtoscovie a su miser sur des alliés de choix : le groupe paramilitaire Horus. Présent majoritairement en Afarée, l'organisation est pleinement dépendante des services poëtoscoviens, à la fois matériellement et financièrement. Notoirement arénistes, les mouvements rattachés à Horus permettraient la naissance de tensions entre une communauté aréniste en Velsna, quoique minime, et les pratiquants catholagnes. Il faut également prendre conscience que le réseau Horus n'est pas uniquement spécialisé militairement : toute une branche de ce mouvement se consacre à l'exercice de la diplomatie comme du renseignement. L'agent recruté provient naturellement de ceux-là, et son expérience, alliée à la formation apportée par la SEP, lui permet d'intervenir sereinement en territoire étranger sous couverture.

Le fait qu'il soit aréniste est important : s'il est découvert, et que sa couverture de catholan tombe, alors le fait qu'il appartienne a une minorité confessionnelle ira dans le sens des effets recherchés par l'opération.

L'agent en question est un quarantenaire, sans femme et sans enfant, de confession aréniste et originaire de la Cité du Désert. Tout d'abord membre d'Horus dans cet État, il migre vers le Moranza, en guerre civile, afin de prendre part aux combats opposant le Horus Moranza aux forces de l'armée régulière. Très vite remarqué pour ses aptitudes particulières en stratégies du renseignement par les poëtoscoviens présents sur place — le Horus Moranza étant un proxy de la Poëtoscovie, laquelle l'alimente financièrement et matériellement —, sa formation est complétée par la Poëtoscovie en parallèle de son apprentissage au centre de formation clandestin de la SEP. Sa principale motivation pour prendre part aux opérations poëtoscoviennes résulte à la fois d'une nécessité financière, mais également et surtout d'une revanche personnelle liée au décès de certains de ses aïeuls dans des conflits antérieurs les opposant à des membres de l'UICS. La fondation Poëtky Mir basée dans la Cité du Désert a constitué pour lui une opportunité de s'intéresser à la littérature, y compris la littérature d'idées, demeurant pour lui un socle inassouvissable d'inspiration idéologique dans ses luttes, hier aux côtés d'un groupe paramilitaire, aujourd'hui contre la République de Velsna.

Il serait naïf de croire que tout ressortissant afaréen membre d'un groupe paramilitaire, qualifié de terroriste par certains régimes — à titre d'exemple le Moranza —, ne serait pas suivi à son entrée en Velsna. Aucune donnée n'existe pour l'heure concernant les douanes velsniennes ni le contre-espionnage, mais il est à présumer que l'État en question dispose d'un personnel formé et de qualité, digne de la troisième puissance mondiale qu'elle représente. Si aucune restriction n'est affichée quant à l'entrée sur le territoire national, il est évident que la surveillance sur un tel individu aurait été prise au sérieux. Or, comme tout service secret, la Poëtoscovie possède la capacité d'émettre de faux passeports. En premier lieu, cela est évidemment rendu possible matériellement, la Poëtoscovie émettant des passeports que l'on pourrait qualifier de « réguliers » à ses citoyens. Pour autant, il s'agirait cette fois d'imiter la fabrication de passeports étrangers. Pour des raisons géopolitiques et pratiques, c'est un passeport translave qui a été conçu. Pourquoi un tel pays ? La Translavie est aujourd'hui un État hors de toute situation conflictuelle ; un ressortissant translave n'a aucune raison d'être particulièrement suspecté de quelque crime que ce soit. Il est à ajouter que la Translavie a été, durant un temps, placée sous la tutelle de la Nation Communiste de Loduarie, et jouit à ce titre d'une image positive auprès des membres de l'UICS, tels que Velsna. Enfin, les régimes politiques qui se sont succédé ont amené l'administration à changer de façon récurrente, tout comme le nom du régime lui-même a plusieurs fois été modifié. Toute erreur éventuelle dans l'imitation qui ne paraîtrait suspecte au service des douanes pourrait alors s'expliquer plus facilement de ce fait. Ce sont là, évidemment, de multiples précautions sans doute inutiles, mais qui pourraient bien s'avérer fondamentales au moindre petit incident qui exposerait l'agent recruté parmi les réseaux Horus.

De telles précautions s'imposent en premier lieu pour protéger l'agent, mais également les services poëtoscoviens, sans oublier les réseaux Horus que peu d'États ont d'ores et déjà identifiés, malgré leur activité de premier plan au sein de plusieurs conflits contemporains en Afarée. En effet, la stratégie poëtoscovienne repose aujourd'hui sur un certain nombre de proxys, principalement afaréens, appuyant ses actions et contribuant à l'idée d'un hard power pour l'heure dissimulé. La pérennité d'une telle situation, fortement profitable à la Poëtoscovie, pourrait cependant être remise sérieusement en cause par des opérations mêlant directement la SEP et des agents recrutés dans les rangs horusiens. Le risque que des investigations puissent mener à de telles conclusions est cependant extrêmement faible, voire inexistant, eu égard des protocoles respectés à la lettre par les services.

Il faut savoir que, par ailleurs, la fabrication clandestine de passeports irréguliers est une pratique extrêmement répandue dans le milieu du renseignement, et que cela représente un risque infime dans le cadre de telles opérations. Quoique la Poëtoscovie ne se place pas au rang des premières puissances, son industrie politico-culturelle, et notamment ses investissements à l'étranger — fondation Poëtky Mir par exemple —, la rend particulièrement efficiente dans le domaine du renseignement, et permet d'envisager tout à fait sereinement la poursuite des opérations avec le passeport délivré ainsi.

4 – La création de la légende

La création d'une légende crédible et sue avec exactitude est un second point technique central dans l'élaboration de toute mission à l'étranger. Dans le cas présent, elle est d'une importance absolument capitale, puisqu'elle permettrait de justifier, en cas de contrôle voire d'interrogatoire plus poussé, tant l'histoire que la présence de l'agent sur le sol velsnien. L'agent, arrivé du Moranza — État en guerre civile où la Poëtoscovie commet des ingérences particulièrement lourdes — et formé plusieurs mois en Poëtoscovie, s'est ensuite rendu en Karty, où il a rejoint l'Eurysie du Nord avec d'autres faux papiers. Il a ensuite franchi la frontière à pied. Il est à noter que cela n'est pas illégal en Velsna, et qu'un habitant translave n'a besoin d'aucune autorisation ni d'aucun mandat pour pénétrer sur le sol velsnien.
Dans la théorie, l'agent se trouve une toute autre personne. Il serait père de famille originaire de l'Eurysie du Sud, diplômé d'une école de commerce prestigieuse. Spécialisé dans l'économie portuaire, sa venue en Velsna est presque naturelle, tant le pays s'impose comme une figure hégémonique en la matière. Par ailleurs, si on peut imaginer l'idée d'une préférence velsnienne dans le recrutement et la vie sociale en Velsna, il est naturel d'y retrouver une forme de cosmopolitisme dans le secteur commercial, a fortiori maritime. Demandant beaucoup de manœuvre, parfois immigré, notamment au sein de navires arrivant à Velsna sans pour autant être de compagnies velsniennes, la présence de l'agent ne saurait alors que se justifier. Il serait également de confession catholagne, soit la plus répandue en Velsna, et posséderait ainsi des caractéristiques morales ou physiques absolument dans les normes velsniennes.

Afin de s'assurer du fait que la légende soit apprise de façon plus intime, qu'elle soit vécue et non simplement sue, la SEP a pour habitude de s'exercer au polygraphe. Si certains États en usent allègrement, les agents doivent alors être formés à de telles situations qui pourraient, sinon, aller jusqu'à leur coûter la vie. Le fait de répondre des réponses fermées aux questions, des « oui » ou des « non », mais également de tromper le détecteur durant la phase de contrôle en se mettant dans une situation de mensonge volontaire, permet par exemple de déjouer les études polygraphiques. En effet, de telles analyses reposent sur la comparaison entre les situations de vérité et celles de mensonge. Pour comparer les pics les uns avec les autres, l'interrogatoire devra nécessairement comporter des informations que l'interrogateur juge vraies, et donc hors de la légende. Cela peut porter tant sur des attributs physiques de l'agent — « Vous êtes brun naturellement, n'est-ce pas ? » — ou bien des faits réels intervenus sous légende — « Vous êtes bien arrivé sur le territoire national le seize, je me trompe ? ». Dans les deux cas, il est impossible de mentir, car l'ennemi saura immédiatement que de fait l'agent ne dit pas la vérité. En revanche, il est possible de se mettre dans une situation psychologique analogue à celle du mensonge, et ainsi espérer réduire l'écart entre les barres de « vrai » et celles de « mensonge ». L'idée peut être d'hésiter, de réfléchir, de penser à un autre mensonge en se demandant s'ils y croiraient… Plusieurs stratégies existent, et celles dont la SEP use fonctionnent parfaitement.

D'autres interrogatoires sont menés sous alcoolémie ou produits stupéfiants. Dans le cas présent, ces tests ont été passés avec brio, jusqu'à ce que la légende puisse toujours tenir avec une grande certitude. Pendant deux heures, après quelques vomissements et de la boisson plus que de raison, l'agent a été testé, afin d'éprouver au maximum ses limites. L'envoi de l'agent en territoire ennemi est donc définitivement possible. Ce sont tout un tas de configurations qui ont été expérimentées et au sein desquelles l'agent saura agir seul, coupé de toute communication avec la SEP. Cela est rassurant, et permet d'envisager l'opération sous de bons auspices.

5 – Le volet opérationnel

Afin de pouvoir se déplacer sereinement et mener à bien ses plans sur le territoire velsnien, la Sécurité d'État a préparé la location d'un pick-up pour l'agent. Cette location permet au véhicule d'être référencé, et donc de n'être pas suspect, tout en disposant des qualités nécessaires à la bonne réalisation de la mission. Dans des stations-service, l'agent a également fait l'acquisition de plusieurs bouteilles de gaz, reliées par un fil de déclenchement de feux d'artifices, prévu donc pour transmettre d'information pyrotechnique. Il faut savoir que l'agent n'en est pas à son coup d'essai en ce qui concerne les engins explosifs improvisés (EEI) – bien que celui-ci ne soit pas tant improvisé, l'agent s'étant entraîné sur le même matériel dans des infrastructures de la SEP. Même bien avant cela, membre d'Horus Moranza, l'agent savait d'ailleurs manipulé les bombes artisanales.

Concernant l'avancée autonome du véhicule le long de l'artère menant à la Basilique San Stefano, un système a été conçu par la SEP afin de permettre, en appuyant sur un interrupteur, de faire avancer le véhicule seul et en ligne droite. Cela relève essentiellement d'une ingénierie basique, et nécessite des technologies largement à la portée de la puissance publique clandestine de la Poëtoscovie. Il n'est aucun doute quant au fait que la SEP soit capable de créer un tel dispositif.
Dans l'éventualité où cela échouerait tout de même, principalement à cause de douanes volantes, la Sécurité d'État a fait envoyer un second dispositif, identique au premier, par voie aérienne. Depuis l'Empire de Karty — une nouvelle fois, il faut dire que la SEP y dispose d'infiltrés de haut niveau —, c'est par colis classé dans la catégorie « industriel » qu'aura été envoyé le mécanisme.

Il est évident que les mécanismes dont il est ici question ont été testés à de multiples reprises en laboratoire. Tant sur surface plane que sous la pluie, tant sur de faux trottoirs qu'en milieu complètement accidenté, le mécanisme a bien fait ses preuves, demeurant assez convaincant pour être retenu dans le cadre de l'opération présente.

Le jour J, après avoir allumé la mèche et enclenché le mécanisme, c'est donc le véhicule qui part, en pleine nuit, sans que personne ne soit présent. L'explosion est spectaculaire, quoique l'agent n'ait le temps de l'admirer que postérieurement, déjà parti à l'aide d'un second véhicule stationné là quelques heures auparavant afin de pouvoir partir le plus vite possible. Il rejoint ensuite le Falkenberg via les lignes à grande vitesse, puis rejoint l'Azur par avion en passant par Hernani-centre, les deux aéroports faisant partie du Programme Albatros. Le risque est alors infime : l'Organisation des Partenaires de la Poëtoscovie ne communique pas l'identité des vols dans le cadre du Programme Albatros, et une fois dans le train, il est impossible pour les autorités velsniennes de récupérer l'agent, déjà en route pour l'extérieur du territoire.

6 – Post-opération

Afin que les services de contre-espionnage, mais également les journalistes, ne puissent pas remonter jusqu'à celui qui — de toute évidence — n'a pourtant pas d'identité numérique, la Sécurité d'État a « pollué » les bases de données liées à l'agent. De cette façon, même un visage ou un nom mènerait à des centaines de logements à travers le monde que l'agent n'a pourtant jamais occupés. Ce sont là autant de fausses pistes, déployées par milliers, qui empêchent de remonter la trace du véritable criminel, et donc de la SEP. De telles pratiques sont certes courantes au sein des services, mais sont ici d'une ampleur sans véritable précédent : tous les efforts sont faits pour ne pas pouvoir remonter jusqu'à la Poëtoscovie, sans quoi cela serait un motif de guerre entre deux puissances aux moyens très inégaux. Cette guerre dissymétrique s'annoncerait difficile pour la Poëtoscovie, qui se retrouverait encore plus isolée, tandis que Velsna jouirait sans doute d'une image victimaire dont elle tirerait bénéfice.

Le post-opération est trop souvent relégué au second plan dans l'ensemble des interventions, ce qui explique qu'il en résulte des formes de succès nuancé. Pourtant, c'est bien à cela que l'on reconnaît la véritable force d'un service de renseignement : à la maîtrise permanente de l'information. Le choix de ne pas considérer la chose comme un fait isolé et ponctuel mais d'en discerner une mécanique elle-même inhérente au jeu géopolitique des puissances devrait obliger chaque service à s'en assurer, et pourtant, de telles tactiques de renseignement ne font vraisemblablement pas partie des usages les plus courants. Cela, sans doute, est dommageable à toutes les opérations, et empêche le destin des Nations de se jouer directement face à face, sans soldat, dans un duel de compétences technologiques et intellectuelles.

C'est d'ailleurs dans cet esprit que des membres des services de renseignement poëtoscoviens ont été missionnés pour parcourir le web afin de voir si d'éventuels investigateurs, étatiques ou non, seraient à la recherche du ou des individus ayant causé l'explosion de la Basilique San Stefano, afin de connaître l'avancée de leurs recherches et pouvoir, éventuellement, les devancer. Effacer les données pivots, saturer les champs où s'effectuent lesdites investigations, etc.
Enfin, l'agent engagé pour cette mission est resté dans la Cité du Désert, dans une planque que possèdent les services secrets, tandis que l'armée poëtoscovienne a occupé une part du territoire jusqu'à peu. L'absence d'apparition en public pendant au moins un an permettrait ainsi à l'émotion de retomber, et aux habitants de ne plus voir l'image de l'auteur présumé dans l'hypothèse où son visage aurait été capturé par les autorités velsniennes via des vidéos de surveillance notamment. La Cité du Désert étant en outre éloignée du reste du monde, et la plupart de sa population n'ayant même pas accès à internet, il y a fort à parier qu'aucun d'entre eux n'ait entendu parler de l'opération Belobog comme de tout ce qu'elle a impliqué clandestinement.

7 – Conséquences possibles

Après l'opération, l'une des conséquences possibles serait — à condition qu'il s'agisse d'une réussite, tout naturellement — l'exacerbation de tensions confessionnelles au sein de la société velsnienne. En effet, comme expliqué plus haut, l'Église Catholagne pourrait très bien se retourner vers les minorités et tenir un discours de haine à leur égard. Cette situation acterait un premier déclin de la paix sociale dans laquelle se trouve actuellement Velsna pour venir ternir son image et sa réputation à l'internationale. Le fait que de grandes manifestations puissent alors se produire, avec un fort mécontentement vis-à-vis du pouvoir politique en place, serait une conséquence lourde d'importance pour le Sénat des Mille.

À l'internationale, cela pourrait appeler à une recomposition des puissances en place, car la répression éventuelle des mouvements sociaux ou l'instabilité politique velsnienne pourraient effectivement jouer en défaveur de Velsna, dont la façon dont l'État se met en scène par une horripilante propagande mensongère vante pourtant parmi ses principaux mérites celui de la puissance. Or tous les grands empires sont destinés à décliner, et il n'est pas impossible que des forces centripètes fassent leur apparition dans ce contexte de tensions.

Les opérations antérieures sur le territoire velsnien, quelles qu'aient été leurs débouchées, ont eu ceci de commun qu'elles ont interrogé en profondeur les enjeux sociaux, culturels et surtout religieux de la société. Les tensions, même minimes, ont été mises sur le devant de la scène, et même en cas d'échec majeur, il y a fort à parier que certains trouveront évidemment dans les interventions poëtoscoviennes une forme de vérité avec laquelle renouer, y compris dans l'idée que les minorités confessionnelles constitueraient un danger pour Velsna. Ce serait alors le fameux retour de l'argument « L'État velsnien est laïque, mais Velsna est catholagne », porte ouverte à tous les fondamentalismes d'extrême droite dans la Grande République.

Le fait que les services aient décidé consciemment de n'avoir aucun dégât collatéral empêche sans doute la pleine expression des tensions qui seraient envisageables le cas échéant. Cependant, sans doute par conviction morale, et par opposition aux opérations menées tandis que l'exécutif était concentré dans les mains du Parti Lovecraftien — parti d'extrême droite —, Roxane Rostand, Présidente du Conseil de Poëtoscovie, a pris la décision qu'aucune femme ni aucun homme ne devrait jamais être tué lors d'opérations menées par les services poëtoscoviens. Il ne s'agit pas là d'une précaution : le fait que les incidents retombent sur la Poëtoscovie est faible. Le choix est donc moins politique qu'il n'est propre à la personnalité au sommet de l'État, dont la souveraineté est totale pour toute opération menée par la Sécurité d'État. On peut cependant facilement supposer que si des opérations menées par Velsna venaient troubler de nouveau la tranquillité de la Nation Littéraire, de telles considérations sauraient être écartées au nom du bien commun, l'intérêt général prévalant sur les choix individuels, et nécessitant parfois que l'entrave la plus propre puisse être réalisée par des services en capacité d'y procéder.

8 – Aparté sur les services de contre-espionnage velsniens

Après avoir analysé toutes les données à sa disposition, les services poëtoscoviens n'ont pas trouvé trace des services secrets velsniens. Pour une grande démocratie, aucun rapport concernant les activités de contre-espionnage n'a jamais été rendu public. Il est même permis de douter de l'existence de tels organes, du moins de leur développement. Il est en effet inconcevable que Velsna ne dispose pas de services compétents en tout ce qui touche au renseignement ou au contre-renseignement. Cependant, force est de constater que lesdits services ne se sont jamais illustrés par quelque réussite, et demeurent inconnus tant aux yeux du grand public qu'à ceux des services étrangers.

Ainsi, l'échec de la mission aurait au moins pour utilité de montrer au grand jour ces femmes et ces hommes des services de contre-espionnage — ou bien des douanes, bien que cela fasse perdre son caractère spectaculaire à la chose — et témoignerait de leur existence par des preuves sérieuses et irréfutables. De tels renseignements seraient particulièrement précieux et constitueraient une première approche vis-à-vis de ces services.


Image

Voir la fiche d'arbitrage d'opération clandestine

Fiche telle que souhaitée par la modération a écrit :
Opération Belobog

Opération de sabotage/terrorisme visant Velsna

Pays infiltrant: Poëtoscovie
Pays infiltré: Velsna
Prévisionnel de la date (RP) de l'action clandestine : 01/03/2020 + 21
Prévisionnel de la date (HRP) de l'action clandestine : 25/07/2026 + 7
Type d’opération : Sabotage

Pourquoi du sabotage et non du terrorisme ? Je me suis moi-même posé la question, mais il se trouve que l'ONU (https://www.ohchr.org/fr/terrorism) précise que « au minimum, le terrorisme implique l’intimidation ou la coercition de populations ou de gouvernements par la menace ou la perpétration d’actes de violence, causant la mort, des blessures graves ou la prise d’otages ». Or, sans mort, sans blessure et sans prise en otage, on peut donc considérer qu'il ne s'agit pas de terrorisme.

Par ailleurs, du moment où la destruction d'un bâtiment relève du terrorisme, que mettre dans la catégorie sabotage ? La catégorie précise est "sabotage d'installation", or après vérification, l'église peut bien être considérée comme installation.

Pourquoi sabotage et non exacerbation de tensions religieuses ? Effectivement, l'objectif in fine est bien l'exacerbation de tensions religieuses. Cependant, il y a 20 000 pts entre les deux, et l'opération reste très importante. Il aurait été ridicule de présenter 10 000 pts, et si j'avais été le joueur de l'autre côté, je n'aurais pas apprécié. J’essaie d’agir avec la plus grande sincérité du monde quant à mon propre RP et à sa vraissemblance – et Brennus le sait, car lorsque c’était lui qui tirait sur mes bâteaux j’adoptais également ce même comportement, quoiqu’il me soit défavorable d’une sorte assez franche.


Province cible : #25469

RECONTEXTUALISATION / FRISE CHRONOLOGIQUE DES EVENEMENTS PRE-OPERATION :

Cette opération se repose sur plusieurs forces et éléments concrets :
• Opération de destabilisation (à l’impact très faible, il faut le noter) préalable
• Le recrutement de l'agent permet de ne pas remonter jusqu'à la Poëtoscovie
• La fabrication des faux documents d'identité est clairement conforme aux attendus
• L'opération a été menée en totale discrétion, sous une légende sue et avec un entrainement intense
• L'opération se déroule la nuit, sans personne au sein de l'infrastructure touchée

Beaucoup de voyants sont donc au vert pour agir à Velsna.


OBJECTIFS DE L’OPERATION

Réussite majeure :
• La Basilique San Stefano est totalement détruite
• La population velsnienne est sous le choc, ce qui exacerbe grandement les tensions religieuses
• Aucune victime n'est à déplorer, comme prévu
• L'agent a pu s'échapper sans laisser de trace


Réussite mineure :
• La Basilique San Stefano est très endommagée
• La population velsnienne est secouée, et cela ne constitue pas une rupture dans les tensions religieuses
• Quelques victimes sont à déplorer, malgré l'objectif qui était de ne pas en faire
• L'agent laisse de maigres traces qui peuvent conduire jusqu'à lui et jusqu'à Horus (après une OP), mais pas jusqu'à la Poëtoscovie
• Velsna a conscience du fait qu'il s'agisse d'une ingérence étrangère


Echec mineur :
• L'opération est abandonnée, car de nouvelles mesures en Velsna empêchent d'envisager sereinement la mission


Echec majeur :
• Juste avant de passer à l'acte, l'agent est arrêté par les services de contre-espionnage velsniens
• Velsna prend conscience que la Poëtoscovie avait prévu de détruire la Basilique San Stefano, mais sait également que l'objectif était de ne pas faire de victimes
• La Basilique San Stefano est intacte


LIMITES ET CONTRAINTES DE L’OPERATION
(ne pas hésiter à demander aux concernés l’ajout d’éventuelles contraintes supplémentaires)

Plusieurs limites et contraintes sont à prendre en compte dans l’arbitrage de l’opération :
• Le fait de récupérer suffisamment de bouteilles de gaz et de faire exploser l'infrastructure pourrait être difficile dans l'un des quartiers les plus huppés de la capitale velsnienne
• La venue de l'agent d'Horus aurait pu être signalée avant de venir sur le territoire velsnien aux autorités velsniennes, notamment par l'Empire de Karty
• L'installation du dispositif pour que la voiture roule toute seule, même en ligne droite, pourrait ne pas fonctionner, et pourrait très bien par exemple ne pas contrôler la trajectoire, empêchant les explosifs d'atteindre leur cible

Moyens engagés :
• Opérations préalables pour ce qui est des conséquences sur la population
• Moyens humains, avec un agent doublement formé recruté sur un théâtre d'opération déconnecté de la Poëtoscovie
• Moyens matériels, avec des mécanismes automatiques pour la voiture
• Moyens opérationnels, avec une légende (voir ci-dessus) et des faux documents d'identité
• Moyens post-opération, avec des précautions supplémentaires et une retraite dans un pays reculé (Cité du Désert)

Note : Velsna n’a jamais RP du contre-espionnage. S’il est à ne pas douter que la Grande République soit dotée de services compétents, le fait que leur fonctionnement ne soit pas développé devrait être pris en compte dans l’arbitrage.

Pourcentage d'ingérence grâce aux usines culturelles dans le graphique "Réseaux clandestins" à utiliser si la modération le veut bien. Dans le cas où elle jugerait que les réseaux clandestins ont déjà été utilisés par un OP précédente (dans l'hypothèse, donc, où le fait qu'il s'agisse d'influence politico-culturelle ou d'influence économique ne soit pas admise), alors veuillez utiliser, svp, la province à côté (#25272). Idem pour si jamais vous jugez que cela relève du politico-culturel/économique et que cela a déjà été utilisé par une OP précédente.

Merci aux modérations pour effectuer cet arbitrage qui, je l’espère, n’aura pas été trop pénible et répondra à vos attentes en termes tant d’esprit (fair play et autre) que d’inventivité RP :P
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