06/08/2020
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L'Exaltée [Forces armées] - Page 2

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Brigades ornithologiques

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Aperçu :

Les Brigades ornithologiques sont fondées en 2019 et sont une organisation très récente dans l'armée califale. Ces brigades, constituées de maîtres-dresseurs et d'oiseaux domestiqués pour participer aux opérations de renseignement ou d'action militaire, sont détachées du commandement de l'armée de Terre et plus indépendantes de l'état-major. Elles ont été regroupées en 2020 dans l'armée et refondées, en lieu et place de divers groupes ou unités utilisant des oiseaux pour chasser les autres oiseaux loin des bases aériennes, ou bien utilisant des oiseaux pour communiquer ou intercepter des objets volants.

Les Brigades ornithologiques recrutent la plus grande diversité d'oiseaux domestiqués à des fins militaires au monde. Aigles royaux (Aquila chrysaetos), faucons pèlerins (Falco peregrinus), mais aussi vautours afaréens (Gyps africanus), outardes à long bec (Otis tarda), hérons (Ardea herodias) ou encore étourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris) constituent des centaines d'oiseaux ayant appris à vivre au contact des militaires et à réaliser, pour des objectifs tactiques, diverses mission. Grâce aux travaux d'éthologie et de comportementologie animale menés par l'Université Ibn Sina, la communication avec les animaux a progressé, notamment avec les oiseaux ; en utilisant des jeux d'objets, de sons et de vibrations, des équipes iconoclastes ont réussi à approfondir la compréhension du cerveau des oiseaux et notamment des rapaces. Un usage détourné de ces brillantes avancées a été la domestication de plusieurs centaines d'individus, notamment des faucons, des milans et des oies, sur des centres de recherche dans les Cyrisiades et désormais dans des brigades répondant à l'armée azuréenne. L'utilisation des oiseaux repose sur un équilibre délicat entre besoins de l'animal et besoin de l'humain, mais aussi sur une compréhension affûtée du cerveau des rapaces, et notamment le jeu de chasse à la proie qui stimule les jeunes individus. Les nouvelles méthodes éthologiques ont permis de former des oiseaux redoutablement efficaces dans la lutte anti-drones notamment, où les aigles royaux ont donné des résultats prometteurs.

Les Brigades ornithologiques ont également été citées dans des rapports militaires secrets pour leur utilité dans l'exploration et l'observation du terrain, et même dans le renseignement à distance, en utilisant des oiseaux multilingues tels que les grands migrateurs (oies, outardes, échassiers divers) pour se renseigner auprès de la faune avicole locale sur la situation par chez eux. Les Azuréens peuvent tirer un grand parti des oiseaux, moyennant des erreurs de compréhension et parfois des désaccords avec eux, qui ont pu mener à des affrontements organisés tels que lors de l'attaque de fiente à Agatharchidès en 2020, soldée seulement par un accord entre boulangers et pigeons. Malgré leurs incroyables avancées, les Brigades ornithologiques demeurent une composante très secrète de l'Armée, et leur indépendance relative, fonctionnant dans un schéma en mosaïque, n'est pas sans interroger la cohérence opérationnelle de l'armée. Les pigeons des services de communication interarmées, oiseaux rétifs au contrôle social, ont ainsi mené une grève aux fientes après la chasse de l'un d'entre eux par un aigle royal appartenant à une unité antichar de l'armée de terre.

Les oiseaux de l'armée azuréenne ont un rôle essentiel pour couvrir des zones reculées et se déployer avec discrétion. Il y a encore beaucoup à apprendre et à découvrir sur ces coopérations inter-espèces, et les Brigades jouent entre elles une forme d'émulation parfois radicale ; il y a ainsi, entre la brigade Ailes du matin et la brigade Aigles de Keops, une rivalité atavique depuis plusieurs générations d'oisillons.
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