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Publié le 30.01.2018 à 03h08 par Philippine Pilif
GABRIEL MUSAVU ANNONCE SON DÉPART DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Chef incontesté du syndicat Interbancaire depuis 2010, représentant des intérêts des investisseurs au sein des institutions rénovées depuis 2015, le milliardaire azuro-gondolais va quitter sa fonction, laissant derrière lui un bilan radieux.


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« Vous nous manquerez, Monsieur le Président-Bienfaiteur ! » Au siège de l'Interbancaire, le syndicat des établissements financiers coalisés depuis 2010 pour la défense des intérêts des banques, Gabriel Anate Musavu est chaleureusement acclamé. Fondateur de ce groupe de pression victorieux du gouvernement corrompu du Parti républicain en 2012, le milliardaire né au Gondo est considéré comme le père d'un nouveau modèle économique, politique, institutionnel. « Bon vent, Monsieur le Président ! » Des détenteurs d'obligations d'Etat se massent près de lui, lui serrent la main, le félicitent ; après la conférence de presse donnée à l'Hôtel de Coeur, siège du Conseil d'Administration de la République de Messalie, l'homme d'affaires et de politique a tenu à faire des adieux officiels à ses plus proches alliés, qui savent ce qu'ils lui doivent.

« C'est un seigneur de guerre », s'enthousiasme le directeur d'une boîte de com' en vue dans le Tout-Messalie. Admiratif, il rappelle la lutte « homérique » des années 2010-2012 entre les bailleurs de l'Etat et un gouvernement corrompu, dérivant dans l'autoritarisme et l'étatisme. « Gabriel n'a rien cédé. Il a eu la peau de tous les Premiers-Directeurs », incluant le farceur Nagy-Bocsa, le pourri Soledano, le couard Petrucci. Tous ont cédé, incapables de gérer la crise économique et financière causée par les déboires budgétaires et judiciaires d'un Parti en bout de souffle, qui espérait bien conserver sa domination sur l'appareil d'Etat au prix de la santé économique des entreprises et des ménages.

« L'économie est une discipline de la médecine », a rappelé le très rigoureux chef du Groupe Musavu, dont la fortune liée aux secteurs agro-alimentaires, miniers et logistiques s'est multipliée. « Quand il faut sectionner un membre pourri, il faut le faire » ; la comparaison médicale vient spontanément à la bouche du grand monsieur, dont la haute taille caractérise un personnage devenu icône à Messalie - star des banques et des entreprises, cible des attaques des syndicats et des populistes.

« La première mission de tout gouvernement devrait être de garantir la constance des prix et des comptes publics » ; Gabriel Anate Musavu a démontré, encore une fois, son attachement aux principes d'hygiène budgétaire et fiscale, inspirés de l'économie classique et promouvant une moindre intervention des pouvoirs publics dans l'économie. Moins de dépenses sociales, moins d'incitations inflationnistes ; « la meilleure thérapie, c'est la ciguë », moque un quotidien de gauche socialiste avec cynisme. La politique économique promue par celui qui aura été, de fait, le deuxième sinon le premier personnage de l'Etat messaliote, a été virulemment contestée tout au long de sa mise en oeuvre.

« Je vous appelle à ne pas céder aux populistes », a-t-il lancé aux journalistes, et par intermédiaire, aux citoyens messaliotes. « Si les principes du libre investissement sont remis en cause, vous aurez la ruine. » Un ton péremptoire, un peu effrayant, qui plaît autant aux dogmatiques du libéralisme qu'il énerve ses détracteurs. « Six ans de fiscalité néolibérale ont augmenté la pauvreté », prétend Raphaël Tsukman, économiste gaucho-marxiste probablement rouge jusqu'aux os et révolutionnaire comme un vieux cochon, qui défend une plus forte imposition sur les hauts revenus.

« Ils me détestent parce que je représente tout ce qu'ils détestent », s'est fendu le Président du Conseil d'Administration, peu bavard généralement sur les critiques qu'il essuie. « On me reproche d'avoir réussi, et on me reproche d'être Noir. Pour certains dans ce pays, ce sont deux vices irréparables. » La référence aux nationalistes de « L'Olivier » est implicite, bien que la « haine cordiale » qui lie le groupe Musavu aux miliciens de Régis Tomaso soit un secret de polichinelle. « Je suis sûr d'une chose : ils ne remporteront jamais ce pays. »

Gabriel Anate Musavu devra donc rester en fonction jusqu'à ce qu'un successeur lui soit désigné par les Actionnaires d'Etat, au terme d'un scrutin à trois tours dont le système, imaginé en 2015 à l'occasion de la nouvelle Constitution, est « librement inspiré » des conclaves de l'Eglise catholane. « Espérons qu'aucun accident de cathédrale ne se produise cette fois-ci », ironise un des conseillers de l'homme d'affaires. Car qui pourrait prendre la relève du grand homme ?

« Un profil wanmirien sera grand favori », analyse un observateur économique, qui rappelle que deux compétiteurs semblent aussi bien placés pour les premiers et deuxièmes tours : l'Icamienne Maxime Che Fang, deuxième Actionnaire en participation, et magnate de la tech ; et le Messaliote Antonin Flavoni, Président des Casinos Nérème. « Il est difficile de prévoir le résultat à ce stade », sachant que d'autres candidatures pourraient émerger, et éventuellement se distinguer en représentant des ponts bienvenus entre les différentes forces au Conseil d'Administration. « Le jeu de cette élection, c'est de convaincre et de rassembler », ce qui pourrait amener des profils moins attendus à apparaître sous les projecteurs.

Du côté de la classe politique, on scrute cette élection à venir de près : la présidence du Conseil d'Administration est « la clé de voûte » du système institutionnel, rappelle un constitutionnaliste. « Le président du Conseil d'Administration détient un pouvoir de vie ou de mort sur le gouvernement », notamment du fait de l'article 9 alinéa 2 de la Constitution, qui lui permet de demander la censure du gouvernement par un vote des actionnaires. Un pouvoir de contrôle qui soumet en pratique le Premier-Directeur à rechercher un accord avec le C.A., notamment en matière économique et budgétaire. « En cas de révocation du gouvernement, la majorité parlementaire doit trouver un autre candidat, ou s'auto-dissoudre » ; perché sur sa haute institution, le Président du Conseil d'Administration est inamovible. Son rôle est également important pour influencer la politique monétaire.

Les candidatures sont à déposer avant le 20 mars 2018, et pourraient préfigurer un scrutin important pour le pays. Bien que les capitaux wanmiriens soient de loin les plus nombreux, ils ne sont pas strictement majoritaires, et sont éclatés entre plusieurs acteurs probablement divergents. De plus, d'autres éléments pourraient faire évoluer le rapport de forces entre les Actionnaires d'Etat avant les trois votes des trois tours du scrutin. D'une part, la publication imminente du budget de l'année 2018, qui sera très sûrement accompagnée de l'émission de nouveaux titres de dette ; d'autre part, selon Gabriel Anate Musavu, l'émission de « coupons de bénévolat », des obligations qui ont la particularité d'être à taux négatif. Le Président du Conseil d'Administration aurait ainsi accédé à une doléance du Directoire en ce sens, pour faciliter la levée d'argent par le gouvernement dans un moment où les investisseurs vont chercher à jouer des coudes. Avec quel résultat pour le vote, et pour l'économie ? Cela reste à voir.
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Publié le 21.03.2018 à 20h47 par Jean-Marc Fubulu
ANTONIN FLAVONI SE DÉCLARE CANDIDAT À LA PRÉSIDENCE DU C.A.
Le milliardaire et magnat de l'hôtellerie de luxe a fait son coming-out politico-financier en se déclarant officiellement et pour la première fois en lice pour l'Hôtel de Coeur.


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« Je suis l'un de ceux dans ce Conseil qui connaissent le mieux la ville, son histoire et son potentiel » ; c'est en toute modestie que le président des Casinos Nérème, l'une des plus grandes fortunes messaliotes et l'un des acteurs les plus en vue des milieux économiques locaux, s'est introduit dans une interview pour présenter sa candidature à ses collègues Actionnaires d'Etat. Il en a profité pour rappeler les mérites de sa candidature.

« Je suis l'une des personnes grâces auxquelles Messalie est ce qu'elle est aujourd'hui », avance-t-il, en citant les « excellentes réformes » menées par le Parti réformateur, qu'il juge « apte » à gouverner. « Le Conseil d'Administration, qui permet aux investisseurs de pouvoir contrôler la politique du pays, est un élément majeur de confiance pour le monde économique » et « c'est moi en partie qui en ai soufflé l'idée aux juristes de la Troïka. » Le magnat fait ainsi référence à la période de restructurations et de purges anti-corruption et ultralibérales, à l'issue de laquelle un régime mi-démocratique mi-actionnarial a pu voir le jour.

« Je pense que mon profil est le plus rassembleur », argumente-t-il lorsqu'on lui rappelle son faible poids relatif dans le Board ; autour d'une trentaine d'actions contre plusieurs centaines au total ; « et beaucoup de gens savent ce qu'ils me doivent. » Une façon de rappeler implicitement qu'Antonin Flavoni exerce une influence considérable sur le monde financier messaliote, et de souligner la mésentente entre divers autres acteurs du Conseil, pourtant mieux positionnés que lui.

« J'aime beaucoup Maxime Che Fang, elle a de la poigne », a-t-il concédé, tout en mettant en parallèle, et non sans malice, « les excellentes réalisations » du consortium wanmirien d'Ambre Helianov. « Je suis sûr que cette élection sera le moment pour nous retrouver et réaffirmer l'unité du Conseil pour que Messalie demeure une zone d'investissement optimale. » Selon le milliardaire, le « risque guette » que des forces « gaucho-marxistes » ne puissent continuer à avancer ; sans citer L'Olivier nommément, il instille la méfiance à l'égard du parti populiste : « certains voudraient ruiner le pays, et notre rôle, en tant qu'Actionnaires, est de nous faire les gardiens » de la rentabilité messaliote. Antonin Flavoni pourra-t-il séduire une majorité d'Actionnaires d'Etat à l'issue des tours consécutifs de l'élection de la Présidence ? Rien n'est cependant moins sûr.

Il reste encore des inconnues avant le vote. D'abord, tous les candidats ne sont pas encore déclarés, et des profils inédits pourraient accentuer encore la compétitivité de l'élection. Ensuite, rien ne dit que ceux qui se seraient « engagés » à voter pour Antonin Flavoni le feront. Enfin, « personne ne sait à quoi ressemblera le Conseil le jour du vote » ; en effet, un budget de l'Etat devrait être adopté juste avant l'échéance, « permettant à certains investisseurs d'acquérir de nouvelles obligations », et de renforcer leur poids au sein du très privilégié Hôtel de Coeur. « Flavoni est vent debout contre un budget trop dépensier », sait-on en coulisses, « c'est un argentier rapiat très différent de Léandre Garras de Tomarels. » Selon des observateurs, la situation ne serait en fait pas si bonne entre le Premier-Directeur, en charge de l'élaboration du budget, et le président des Casinos Nérème ; « le premier pourrait vouloir mettre des bâtons dans les roues du second » ; mais qui, alors, pourrait conquérir le Conseil d'Administration ?
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Publié le 15.04.2018 à 17h07 par Aymericco Sifredo

BUDGET 2018 : LE DIRECTOIRE PRIORISE « STABILITÉ » ET « DÉFENSE »

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« J'engage le texte budgétaire pour l'année 2018 » ; conformément à sa prérogative constitutionnelle, le Premier-Directeur, Léandre Garras de Tomarels, a publié hier soir les ordonnances budgétaires établissant le budget de l'année 2018 en cours. « Désolé pour le retard », a-t-il fait savoir en aparté à certains qui critiquent « l'enculerie des échéances » et « le retard maladif » des pouvoirs publics en matière de traitement administratif à Messalie. Bon on est désolé mais mieux vaut que le budget 2018 soit adopté maintenant que l'année prochaine !

Dans ce texte, le Directoire a d'abord défendu le « gel de toutes les charges sociales » pour ne pas « empiéter sur le pouvoir d'achat. » Si des rumeurs de baisses de minimas sociaux avaient circulé, celles-ci ont aussi été écartées. Un député de la majorité a ainsi souligné que « ni les retraites, ni les allocations ne vont baisser en 2018 », un geste selon lui en direction des défenseurs du modèle social. En période de montée de l'extrême-droite, que de nombreux experts attribuent à un mécontentement des couches inférieures de la population avides d'assistanat, le gouvernement a ainsi fait le choix de repousser certaines de ses mesures les plus expéditives. « Certains ministres aimeraient pourtant aller plus loin », confie-t-on en anonyme, citant notamment le directeur de l'Attractivité et du Rayonnement commercial, « qui aurait bien voulu diviser les allocations chômage par deux » pour « sabrer le coût du travail » et attirer de nouveaux investissements. Il n'en sera rien : Léandre Garras de Tomarels a au contraire laissé « la porte ouverte » à de nouvelles négociations avec les syndicats, « sur l'impulsion des Actionnaires d'Etat » garants de la stabilité économique et financière du régime. Une manière de temporiser, selon un consensus que j'invente sur le champ.

Le budget 2018 met en revanche l'accent sur ce qui semble apparaître comme une priorité pour l'année 2018 : le renforcement de la police et de l'armée. « Nous avons quelques soucis avec le maintien de l'ordre », juge le ministre de l'Intérieur, qui a annoncé la publication prochaine d'un rapport ministériel à ce sujet. Il pointe le risque lié au « mafioterrorisme », mais aussi « au trafic d'armes », de « réacteurs nucléaires drovolskiens tout pourris » et d'autres « éléments menaçants pour la stabilité du pays. » Bien que ces assertions ne s'appuient que sur des rumeurs, il dit se préparer à « recruter plein de flics » et à leur donner « des vrais flingues » pour garder la paix publique. Pour cela, le Directoire a mis sur la table un doublement du Fonds militaire, qui passe en 2018 à 20 milliards de drachmes, contre la moitié en 2017. Ce doublement de l'enveloppe de la sécurité interpelle, alors que celle du développement régional est divisée par deux.

« Il faut sécuriser la croissance », selon l'institut Doimouyé qui a analysé le budget. « L'idée n'est plus d'investir à perte, mais de pérenniser certains acquis » ; en effet, il semble que les paiements en dividendes se soient envolés en 2018. La dette, qui va grossir de 33,3 nouveaux milliards de drachmes cette année, « n'est pas une menace pour notre capacité à investir » ; le gouvernement rappelle en effet que « les taux sont à une baisse tendancielle » du fait de la forte demande en obligations d'Etat. La dette 2018 serait ainsi établie sous un coupon à 2 %, un taux « raisonnable » selon tous les observateurs. 333 obligations d'Etat ont d'ores et déjà été émises et sont prêtes à être achetées.

« Le pouvoir d'achat moyen va augmenter », argue le Premier-Directeur pour défendre la légitimité d'un tel rééquilibrage en faveur des forces de sécurité auprès de l'opinion. Les chiffres directoriaux évaluent la hausse du pouvoir d'achat à + 9 % environ par rapport à l'année précédente, un niveau « important et positif » selon les associations de consommateurs. Cependant, les partis d'opposition critiquent ce chiffre, arguant que ce n'est qu'une moyenne. Selon un microsyndicat de gauche ultraradicale, « il y a une énorme inégalité entre les différentes tranches de revenus », car selon leurs chiffres, l'accroissement du patrimoine de la tranche de revenus la plus élevée serait de l'ordre de « plus de + 40 % par rapport à l'année dernière » tandis que celle des revenus modestes et intermédiaires, qui composent 80 % de la population, serait « seulement de l'ordre de + 1 %. » Interrogé à ce sujet, le directoire de l'Attractivité et du Rayonnement commercial a déclaré que « il faut voir la tendance, pas les valeurs individuelles » et à appeler à faire confiance à une société « où les plus fragiles bénéficient des efforts des premiers de cordée » quand « ceux-ci jouissent des revenus qu'ils méritent. »

Le nouveau budget entre en vigueur dès ce 14 avril 2018. Il court jusqu'au 31 décembre, à moins que les élections législatives de cette année ne provoquent un changement de majorité parlementaire, ou que le gouvernement ne décide, comme il l'avait fait en 2017, d'adopter un texte rectificatif pour, comme l'année dernière, « donner un coup de pouce » au pouvoir d'achat et à l'investissement.

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Publié le 15.04.2018 à 20h08 par Jacques Line
ANTONIUS LÉAUTROMPE VEUT RECRUTER DIX MILLE GENDARMES
Le directeur de l'Intérieur, en charge des forces de police et de gendarmerie, alerte sur de nouvelles menaces à l'ordre public.


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« Nous avons une évolution de la société et de ses problèmes », rappelle le jeune mais ferme ministre de la police à des journalistes à l'occasion d'une visite d'un commissariat dans le sixième arrondissement. « Nous devons avoir les moyens d'y faire face. » Ce jour-là, Antonius Léautrompe, nommé directeur de l'Intérieur en 2015 dans le Directoire de Léandre Garras de Tomarels, commente le dernier rapport du bureau ministériel pour les statistiques démographiques.

Selon ce rapport, l'indice de criminalité aurait légèrement augmenté en 2017, en lien avec l'évolution du pouvoir d'achat et, selon les mots du ministre, « une insécurité liée à une immigration un peu fofolle » ; dans des termes rigolos pour paraître sympa, le jeune ministre met en cause un lien entre l'entrée de nouveaux résidents étrangers sur le territoire, et la persistance d'activités illicites. Il est bien obligé de le faire : la montée de l'extrême-droite semble interdire de penser le contraire. Ainsi, durant l'année 2017, près de 55'000 nouvelles entrées nettes auraient été enregistrées, une légère hausse par rapport aux années précédentes, en lien avec la forte croissance économique et le développement de nouvelles usines. Le ministre de l'Intérieur fait le lien avec un rebond des déclarations d'adhésions à la religion musulmane, passant à 10 % de la population totale pour la première fois de l'histoire de Messalie, après avoir longtemps progressé (5 % en 2000, 7 % en 2015). Les musulmans, ouh là là !

« Nous sommes favorables à une laïcité inclusive », rappelle Antonius Léautrompe, qui demeure l'un des plus laïcards et sécuritaires au sein du Parti réformateur, d'obédience progressiste et libérale. Celui qui assume la casquette de premier flic de Messalie est sans doute bien obligé vu son job. « Néanmoins il faut éviter que l'entrisme islamiste nous transforme tous en mangeurs de couscous à porter des djellabas » aurait rajouté en off l'un de ses conseillers mais bon on va faire semblant que non.

« Nous allons continuer à mieux équiper notre police », confirme-t-il à la presse, « pour faire respecter nos douanes et notre sécurité routière. » Le directeur de l'Intérieur a également indiqué que la police de l'environnement, chargée de vérifier qu'on ne construit pas des réacteurs nucléaires non déclarés dans les jardins d'enfants, serait dotée de nouveaux moyens. « Tout ceci justifiera sans doute d'une meilleure lutte contre les opérations malveillantes », conclut-il avec le très large sourire de quelqu'un à qui on va pas la faire.
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Publié le 25.04.2018 à 04h34 par Emily Oiseaudenuit
BASHIR SABARIAN, PDG DE PETRAZUR, SE PORTE CANDIDAT POUR DIRIGER LE CONSEIL D'ADMINISTRATION

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« En tant qu'Actionnaire d'Etat, je propose ma candidature à nos collègues pour l'élection du prochain Président du Conseil d'Administration » ; le président-directeur-général de la compagnie nationale azuréenne pour les hydrocarbures a confirmé sur son réseau social Wasl'App son intention de briguer la présidence de l'institution messaliote. Il s'en est ensuite expliqué plus longuement après une visite à la République de Juda, dévoilant à la presse son intention de « faire dialoguer le continent eurysien et le continent afaréen » ; il présente ainsi sa candidature comme « l'occasion d'établir un lien direct entre nos pays » et « d'ouvrir une page nouvelle des relations entre les deux continents. »

Le PDG de PETRAZUR plaide en effet pour « une interdépendance harmonieuse et pacifique » entre les pays du Vieux Continent et les puissances émergentes. Il a mis en avant la nécessité « de voir plus loin » dans les partenariats internationaux. Interrogé sur son propre profil, il a estimé qu'en tant qu'expert du secteur des hydrocarbures, il souhaitait « se tenir à la disposition » du Directoire de Messalie pour l'inviter à « étudier des plans de forage à domicile » ; les hydrocarbures messaliotes, un enjeu d'avenir ?

Celui qui est connu comme un défenseur du gaz de schiste et un fervent patriote a été interrogé par la presse internationale sur la dimension politique de sa candidature, qu'il réfute : « je ne suis pas là pour imposer la Shari'a », dit-il avec amusement, « mais pour faire du fric », comme tout prométhéen qui se respecte ajouterait-on. Au contraire, il met en avant « la symbiose religieuse azuréenne » comme exemple de sa capacité à gérer et dialoguer des personnes de milieux culturels variés. « Il y a de tout au Conseil d'Administration », rappelle-t-il ; « des San Youtais, des Wanmiriens, des Icamiens » ; « tous des Juifs » aurait rajouté quelqu'un derrière lui, un grand chauve un peu efféminé peut-être. « Des Castelage. » « C'est bien ce que je dis. »

Quoi qu'il en soit, Bashir Sabarian est conscient de « son poids relatif » par rapport à d'autres candidats, mais espère malgré tout « faire de sa candidature l'occasion d'un rapprochement sur les sujets de fond » qui sont, à ses yeux : la pacification des échanges mondiaux, la levée de tous les blocus commerciaux, et la relance des forages extractifs dont il assure que PETRAZUR « peut prendre la tête de manière incontestée » ; une façon de faire un pied-de-nez à son gouvernement local. Le Diwan souhaiterait en effet rompre avec le secteur du gaz naturel, qui est pourtant l'axe historique et la manne principale de PETRAZUR, puissante industrie nationale et lobby redoutable.
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El-Horizente, quotidien san youtais

en participation avec Il Tempo
Le Temps, quotidien italien conservateur.

« Il faut nous unir contre l’Olivier ! » martèle la cheffe du Parti Chrétien Démocrate.


Alors que les élections législatives arrivent à grands pas, une victoire de la formation d’extrême droite l’Olivier est à craindre. Consciente de ce danger, la championne de la cause chrétienne-démocrate appelle à une union entre tout les partis pour « préserver la démocratie messaliotte des agissements d’une clique de populistes fascisés et fascisants s’apprêtant à assassiner la République sous un fracassant tonnerre d’applaudissement ». Dans un discours particulièrement virulent à l’encontre du parti que les extrêmes droites étrangères soutiennent, Madame d’Almirante, récemment rentrée de son exil antérinien se présente comme le « rempart de la démocratie libérale et morale face aux multiples assauts d’une horde de terroristes sociaux exécrant la liberté d’expression, méprisant le droit naturel de tout individu à choisir sa religion et haïssant la notion de libre entreprise ». Dans cette diatribe extrêmement brutale, qui renoue avec son élégante agressivité, Elisabeth d’Almirante se positionne comme une fervente défenseure du modèle messaliotte et réaffirme sa position dominante au sein du P.C.D, un temps contestée par un Olivier Pissedieu dorénavant cloué au pilori risquant de devenir personna non grata au sein des Intégralistes. Dans son discours, l’ancienne maire d’Ayx fixe une nouvelle ligne idéologique et politique claire au P.C.D qui fait de l’anti-fascisme son combat et de la Famille, de la Morale et de la Religion ses armes.

Si certains membres influents du parti avaient pensé que la cuisante défaite des Chrétiens-Démocrates allait mettre à mal l’emprise d’Almirante sur son parti et permettre à l’opposition intérieure de relever la tête, le triomphal retour de la « Matriarche » démontre clairement qu’ils avaient torts. Peu après ses quelques mois de repos en Antérinie, certaines mauvaises langues auraient même utilisés le terme « remise à niveau », d’Almirante est prête à en découdre ; tant avec la nouvelle menace oliviériste qu’avec son opposition interne. Durant son séjour à Saint Jean de Luz, la Matrone, loin de profiter du soleil des célèbres plages au sable fin, a enchaîné les entrevues avec plusieurs figures intellectuelles du conservatisme antérinien, notamment Armand de Langlais et Jacques Lecout, connu au sein de Valeurs Antériniennes pour leurs écrits étayant une fine pensée conservatrice. Elle a aussi élaboré un vaste plan visant à faire du P.C.D une alternative crédible au fascisme de l’Olivier, à l’attentisme des réformateurs et à la corruption des républicains amenant nécessairement plusieurs changements d’importance majeure au sein de son parti et la suppression des « figures trop proches de la Concorde et de Barrigue » auxquelles elle a aimablement conseillé d’aller « s’acoquiner avec l’Olivier » en rappelant qu’ils entretiennent une « inquiétante proximité idéologique ». Par ailleurs, elle a aussi menacé Pissedieu de sanctions internes si ce dernier se permettait des « propos problématiques » à l’égard de certaines minorités.

Néanmoins, son revirement le plus spectaculaire est certainement le rétablissement d’une véritable ligne idéologique au Parti Chrétien Démocrate. D’une part elle réaffirme avec virulence son anti-fascisme et contribue à rappeler que le fascisme ne profitera à personne si ce n’est à un « gang d’Hooligans se présentant comme des démocrates du dimanche » mais, qui, dans un même temps, en « profitent pour censurer allègrement les journaux osant remettre en cause leurs dires, comme s’il s’agissait de la Vérité du Livre ». Pour elle tout cela est clair, l’ennemi à abattre c’est le fascisme, à la différence près que les « bottes de l’armée ont été remplacées par les chaussures de criminels et d’idéologues foireux se prenant pour les figures des Lumières après avoir obscurcit le débat public ». Une victoire du fascisme alerte t’elle, revient à enterrer la démocratie messaliotte, les pleurs ne serviront à rien lorsque Toto la Tatane abattra froidement les institutions de la république, lorsqu’il les tuera comme un boucher tue ses vaches et découpe leurs abats. Elle continue sur sa lancée, et dénonce non sans force la tentative qui a été faite de bâillonner el-Horizente, « tribune de la démocratie car tribune de ces partis invisibles qui représentent des alternatives au fascisme et à l’oligarchie réformatrice » et présente les tentatives commises pour fermer les portes de ce journal comme des atteintes gravissimes à une liberté d’expression à double vitesse que l’hégémonie de certains médias dont on taira le nom impose. Certaines milliardaires étrangères préférant soutenir des partis ultra-souverainistes via leurs groupes d’informations faussées que d’affirmer leurs indéfectibles soutiens à la démocratie. En faisant artificiellement grimper les admirateurs de dictateurs Rimauriens, ces médias se rendent coupables ; coupables d’avoir proposer seulement deux voies à la politique messaliotte (le fascisme oliviérien et les réformateurs mous du genoux friands de pots-de-vins et de loterie bradant notre patrimoine national), coupables d’avoir invisibiliser tout un pan du monde politique et finalement tout aussi coupable que l’olivier de souhaiter la perte de la démocratie messaliotte.

Almirante y dévoile une nouvelle analyse qui rompait avec ses prises de position passées ; Messalie a un grand problème : l’influence néfaste exercée par certains médias étrangers sur la vie politique messaliotte et cette quasi-hégémonie médiatique accouche de monstres difformes, inhumains, inclassables, une classe politique en plein processus d’infantilisation qui préfère préserver un ego fragile et cacher certains complexes telle qu’une calvitie en phase avancée en censurant impitoyablement et cyniquement tout journaux osant critiquer leurs prises de position et une fragilisation, donc, de notre démocratie, multi-séculaire. Ce triste tableau dépeignant une république sombrant dans la déchéance ; voyant ses élites politiques faire fi de toute morale et de toute éthique, vendre leurs idéaux au plus offrant ; les membres de l’Olivier, pourtant si attachés à la souveraineté messaliotte ont pourtant l’air de profiter de quelques médias étrangers pour diffuser leur morbides visions. Les réformateurs, se vendant à Madame Fang après avoir céder sur tout les points face à Flavoni et les républicains, n’ayant certainement pas renoncé à leurs liens avec la mafia. Cette affligeante peinture ne peut représenter qu’une chose ; le déclin de Messalie. Face à un renouveau de façade, similaire au vernis démocratique de l’Olivier, l’Éthique se fait la malle tandis qu’un billet d’avion fut acheté par la Morale. Et ce sont ces deux composantes essentielles que Madame d’Almirante cherche à retrouver.

« Le cirque politique messaliotte, ce vaudeville tragique, qui ne fait même plus rire, est à l’origine de la monté de l’extrême droite ». Elle continue, infatigable à marteler « le commencement du long dépérissement de notre monde politique est l’abandon de la morale ». Non pas celle que certaines mouvances progressistes tentent d’imposer, mais celle d’hommes et de femmes ayant conscience de l’importance du rôle qu’ils jouent. Ils sont à la recherche du bien commun collectif (pléonasme!) qui dépasse de loin celui de leurs portes-monnaie. C’est dans cet esprit, affirme t’elle, que la république est née, c’est pour cela que des générations de politiciens de tout bords cherchèrent à faire entrer Messalie dans la cour des Grands, à élever les masses. C’est pour cette raison qu’ils mirent de côté leurs intérêts personnels. « Cette éthique politique n’est pas une idéologie », rectifie t’elle, « c’est un mode d’action guidé par des valeurs morales, en quelques sortes, un code de déontologie politique. L’honnêteté avec ses électeurs en est la vertu cardinale, la droiture en est sa colonne vertébrale et le consensus démocratique, l’ultime but à atteindre ». Néanmoins, avec l’arrivée d’une « clique de salopards qui tentèrent de déconstruire, de détruire, de démolir, la Messalie traditionnelle ; ses bases propres à son identité, elle sombra dans le chaos, d’abord moral, puis économique. Ces hommes en déstabilisant durablement son système de finance par pur électoralisme, pour se maintenir au pouvoir par la corruption, tels des Périclès sans gloire, ne vendirent non seulement Messalie aux investisseurs étrangers, ils abandonnèrent tout un modèle moral tacite. » Elle continue ; « la montée de l’Olivier ne fera pas naître une nouvelle classe politique venue du bas, plus droite, mais donnera vie à d’ignobles créatures ; des hommes qui ne pensent qu’à s’enrichir en nationalisant. »

« La colère ouvrière est normale, elle est même naturelle. Qui ne serait pas affligé par ce spectacle tragicomique qui se tient chaque année au sein de notre Hémicycle ; ces dindons callipyges s’apostrophant et magouillant aux yeux de tous ? Néanmoins, il est inutile d’essayer de la retourner contre la bourgeoisie ; faire monter l’olivier revient seulement à donner corps à une nouvelle bourgeoisie ; ces hommes se réclamant du peuple ne sont que des menteurs. Leur seul but est de tout prendre. Tout. Le corporatisme est un excellent moyen pour forcer l’ouvrier à se soumettre, la nationalisation, le meilleur coup à jouer pour s’emparer d’industries flambant neuves que l’étranger a construit. Ne soyez pas naïfs ! La Rimaurie a nationalisé à tour de bras ; son industrie tourne au ralenti et les pénuries sont nombreuses ! Ce corporatisme ne sera qu’un habile moyen pour soumettre prolétaires et propriétaires ! » En clair, l’objectif des têtes pensantes de l’Olivier est de jouer sur le ressentiment populaire à l’encontre de lois trop ouvertes aux ingérences étrangères pour faire de la république actionnariale une kleptocratie qui ruinera et affamera bourgeois et travailleurs. Cette chute drastique du niveau de vie est la seule conséquence logique de nationalisation à tout va, de ces hommes qui se font passer pour des Mozart des finances incapables de jouer un « do ». Néanmoins, la Matrone est consciente des failles du système messaliotte ; elle le même le dira dans une de ses entrevues avec un journaliste antérinien : « Si l’Olivier monte, ce n’est pas uniquement car ils sont racistes, c’est avant tout et surtout car il y a de graves problèmes sociaux en Messalie et que la corruption est généralisée. Ils sont fâchés contre le système, pas contre les étrangers. » et pour elle, presque naturellement, cette corruption est le fruit de l’abandon de l’éthique par la classe politique. Pour y pallier elle propose des solutions simples ; « cloisonner les différents pouvoirs » ; des milliardaires ne pourront plus collectionner les médias, les politiques seront régulièrement visées par des enquêtes anti-corruption, les médias pourront librement enquêter sur les accointances entre certaines fortunes et les partis politiques. Agir de telle manière que « le pouvoir arrête le pouvoir ». Quant au Conseil d’Administration, Almirante, si elle reconnaît que ce dernier est un rempart à l’autoritarisme, considère que seuls des Messaliottes devraient être élus à sa tête. « Les lois d’un État n’ont pas à être télécommandés à distance par des milliardaires qui agissent depuis Ibishima ou Saint-Jean de Luz ! La souveraineté nationale ne peut être autant bradé ! Un homme, ou une femme, vivant et travaillant à Messalie est naturellement plus au courant de ce qu’il s’y passe, de ce qui est nécessaire de changer, qu’un étranger ratissant trop large pour pleinement se concentrer sur Messalie. Et puis, ne parlons pas des risques de voir ce dernier suivre les intérêts de son État d’origine plutot que ceux de Messalie… »

Son point de vue a évolué ; certes les investisseurs étrangers sont une chance, mais Messalie doit conserver à tout prix certains fleurons ; ne pas devenir une colonie économique où les puissants d’ailleurs peuvent du jour au lendemain précipiter des milliers de personne dans la misère si la fantaisie leur prend. Car si l’ouverture messaliotte est un succès économique certain, elle peut tout aussi bien devenir une épée de Damoclès pour des dizaines de milliers de messaliottes. Dorénavant, il s’agit de garantir les emplois des ouvriers en continuant d’entretenir de bonnes relations avec les différentes entreprises tout en leur empêchant (les Grands Patrons) de s’accaparer un pouvoir qui pourrait impacter le politique. Pour elle, le « travail », autrement dit la croissance économique, peut avoir des « conséquences bénéfiques qu’il s’agit d’entretenir tout en préservant notre souveraineté face aux ogres étrangers ! ». Car « le Travail est la base même d’une société saine, sans lui elle se délite, sans lui, elle devient oisive, sans lui elle perd son identité ! », de ce fait il convient de le préserver tout en laissant l’État maitre de la gestion de l’économie. Naturellement, elle réaffirme son soutien indéfectible aux ouvriers et promet que le Parti-Chrétien Démocrate aura au niveau économique plusieurs objectifs ; le premier sera préserver la croissance messaliotte en conservant un taux d’imposition faible pour les entreprises et les travailleurs (qui pourront donc consommer), le second sera d’améliorer la condition de vie des seconds en mettant en place des politiques sociales inspirées de la Doctrine Sociale de l’Église Catholique pour permettre à l’individu d’agir avec moralité et de préserver sa dignité tant dans son travail que dans sa vie quotidienne. Et enfin, dernier point, l’objectif de l’État messaliotte sera de racheter plusieurs fleurons des industries stratégiques (défense, énergie…) pour conserver son autonomie, ou du moins des accords mutuellement avec les grands groupes possédant ces industries sur les conditions de travail des ouvriers et le prix des services proposés au consommateur. « Notre objectif économique peut se résumer en un mot ; la croissance doit ménager le bien commun, les masses et la souveraineté messaliotte ! ». Par ailleurs, elle laisse supposer que l’État messaliotte pourrait mener des politiques visant à soutenir les Petites et Moyennes Entreprises nationales.

Si le programme économique du P.C.D est ambitieux et nécessite une croissance constante, la patronne du P.C.D enchaîne par une autre proposition déjà faite par l’Olivier ; l’accès à la citoyenneté complète pour tout les citoyens messaliottes, y compris ces « sous-citoyens auxquels on ne leur demande même pas leur avis sur les questions politiques » autrement dit les jeunes étudiants et les chômeurs. Pour elle, tout Messaliotte doit jouir des mêmes droits et des même devoirs ; et le vote en est la composante essentielle pour qu’ils puissent enfin avoir voix au chapitre dans la vie politique messaliotte, même si cette dernière est à pleurer. Ce principe est naturellement évoqué au nom de la « pieuse égalité qui existe entre les enfants du Très Haut » et leurs droits à jouir du vote. Elle a par ailleurs reconnu que cette mesure devrait être le combat de chaque messaliotte et elle salue, pour une fois, l’Olivier pour « cet accès de lucidité ».

Mais son autre cheval de bataille charge dorénavant la laïcité et l’éducation messaliotte. Après avoir longuement attaqué l’Olivier, la Matriarche du P.C.D, loin de se contenter de ses piques vouées à la prospérité, s’attache à rentrer en collision avec les deux grands poncifs de la république ; la laïcité et la mise à mal du noyau familial. « Face à ses hommes qui renièrent leurs parents avant de renier Dieu, il n’y qu’une seule solution : la restauration définitive des bases de la société messaliotte ; la Religion et la consécration de la première cellule de la Société, celle qui résiste à tout et qui produit le meilleur chaque jour passe ; la famille. » Déclarations claires ; la laïcité qui permet à l’extrême droite de monter impunément doit être rejetée ; face à la haine gratuite que subissent chaque années les Trois Religions ; une haine instrumentalisée par l’État, par laquelle il divise les confessions pour mieux régner ; il rejette la faute sur des individus isolés tout en fermant à tour de bras églises, mosquées et synagogues qui osent s’attaquer à la racine des maux de la société messaliotte ; l’athéisme d’un État qui renonce chaque jours qui passent à ses racines, et qui impose chaque jour que Dieu fait son idéologie ; l’adulation d’une République qui échoue ; « Dieu est mort » disait l’autre ; c’est l’Être suprême, la « Raison » déraisonnée, création de l’État, qui l’a assassiné. Car si la haine à l’encontre des musulmans se propage, c’est bel et bien la faute d’une déchristianisation de la Société ; l’Amour que le Christ Notre Sauveur nous enseigna il y a de cela quelques millénaires s’est transformé en un individualisme et en un nationalisme abruti. Les racines messaliottes, les traditions éternelles partent en fumée tandis que l’Olivier prétends sauver la « race » et les « racines »messaliotte ! Mais quelle race ? Mais quelles racines ? Ce ne sont que des individus qu’une culture commune unissait ; mais aujourd’hui, sous les coups de butoir de la modernité, du progrès, traditions et religion, en bref nos racines, s’effacent.

Inutile de parler d’identité messaliotte quand les fondements même de notre culture s’effacent ; la religion n’est pour les intellectuels fumeux de l’Olivier qu’un simple outil pour mobiliser les masses. Quid de la laïcité ? Quid de la place du christianisme ? Il semblerait que seule la haine des musulmans guide l’Olivier. Mais qu’ont ils fait ? Ils servent probablement d’exutoire à leur xénophobie latente ! Car la religion ce n’est pas uniquement nos racines ; c’est aussi une morale, des valeurs, des traditions multi-séculaires ! Loin d’être un fardeau, c’est une boussole qui différencie plus sûrement encore le bien et le mal que les philosophies de quelques misogynes à la petite semaine et à la « raison » qui défie celle de Saint-Augustin et Saint Thomas d’Aquin qui furent les premiers à redécouvrir les textes classiques à la lumière de Dieu au Moyen-Âge européen ! Mais tandis que s’efface lentement mais sûrement une éthique éternelle, l’Olivier prospère ; laisse la haine s’instiller, trouve des boucs-émissaires aux problèmes messaliottes ; ce n’est pas la faute du système, mais celle des étrangers ! Ce fameux parti antisystème, populaire, traditionnel n’est rien de plus qu’une amicale des populistes ayant vaguement lu la Bible incapables de remettre en question le modèle messaliotte. Ah si, nous oublions le Conseil d’Administration ; en revanche ce n’est pas tant pour la souveraineté messaliotte qu’ils s’inquiètent, mais ils craignent surtout que le C.A ne bloquent leurs nationalisations massives qui donneraient naissance à une kleptocratie inavouée !

Et c’est peut-être là où nous touchons le fond du problème ; nous l’avons vu une société déchristianisée, démoralisée, déracinée, bref une société ayant subi de plein fouet des politiques progressistes ayant érigé le libéralisme comme le Veau d’or du XXIe donne la Messalie d’aujourd’hui, un État aux prises avec sa souveraineté et la montée de l’extrême droite. Alors comment un tel niveau d’immoralité a pu être atteint ? Comment un société à quasiment 100 % chrétienne a pu perdre si vite ses repères et ses traditions ? Évidemment ce n’est pas un changement d’avis d’une population éclairée par les grandes théories de la seconde moitié du XXe qui confondaient Satan et la Famille… Enfin, la révolution a été subie et pourtant les Lumières n’ont pas illuminé la société. Il est certain que la création d’un système de propagande d’État a joué un grand rôle ; alors qu’hier les enfants apprenaient la vie auprès de leurs parents, aujourd’hui ils sont embrigadés dans le vaste système qu’est l’éducation messaliotte. La république a réussi son coup ; pour étouffer la religion il a suffi de diffuser un catéchisme la ridiculisant. Idée géniale n’est-ce pas ? Machiavélique du moins. Or, pour ce faire il faut éloigner les enfants de leurs parents ; établir une institution comme Vérité absolu. Briser le lien naturel de transmission entre parents et enfants. Endoctriner générations après générations un peuple tout entier et substituer l’État à la famille, lui voler son rôle essentiel qu’est l’éducation de l’enfant. C’est pour cela, conclue t’elle que « moins d’État, plus de familles ! » sera au niveau social le pivot de toute la politique du Parti-Chrétien-Démocrate.

« Mais avant tout, affirme t’elle, la priorité est de lutter contre la montée du fascisme à Messalie ; la Cité de la Baie est tombée comme bons nombres de bastions ; il est nécessaire, de réformer profondément l’État messaliotte et de réaffirmer sa souveraineté tout en respectant deux facteurs essentiels ; l’individu ne peut être utilisé par la société et la spoliation n’est pas envisageable. Il faut à terme sauver et notre jeunesse et notre industrie mais pas au prix de la compromission moral et du vol. L’Olivier n’est pas uniquement un menace pour la démocratie messaliotte, c’est aussi un risque pour la bonne santé économique de Messalie. Bourgeois et ouvriers, femmes et hommes, religieux et non religieux doivent s’unir pour écraser dans les urnes ces hommes qui sous couvert d’aider les sans abris, s’apprêtent à étouffer la démocratie. Et j’encourage toutes les formations politiques à concentrer leurs efforts sur un point essentiel ; la mise en avant des travers et dérives de l’Olivier, de ses soutiens tout à fait particuliers… Dont certaines étrangères riches à milliards qui soutiennent l’extrême droite alors qu’elles se disent de centre-gauche et sociales… En clair, le Parti-Chrétien Démocrate a choisi une ligne claire, directe, sans ambiguïtés. »


Fernando Gorriù pour Il Tiempo et El-Horizente.
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Le Temps, quotidien italien conservateur.

Le secours Catholique messaliotte en action ! // Le Secours Catholique actif à Montpellier durant le confinement.

Le Secours Catholique au secours des nécessiteux.

Une nouvelle journée commence pour Martine, jeune active d’une trentaine d’années engagée dans le Secours Catholique Messaliotte depuis sa majorité. Alors qu’elle voit chaque fin de semaines défiler des dizaines de personnes, dans le besoin, sans familles pour la plupart, pour leur donner une soupe chaude et quelques chaleureuses salutations, elle confectionne aussi des couvertures en fin de mois pour réchauffer leurs hivers. Comme elle, des milliers de jeunes catholiques aident chaque années des dizaines de milliers de sans-abris, chômeurs et personnes seules qu’une société individualiste semble avoir abandonner. Ces milliers d’anonymes, agissant par pure charité désintéressée, refusant parfois d’être nommés ou photographiés, guidés par un incompressible besoin d’aider leur prochain perpétuent une tradition bientôt séculaire, suppléant inlassablement les institutions cléricales dans leur mission. Pour rendre hommage à ces inconnus agissant là où l’État a échoué, là où il ferme les yeux, là où la misère est la plus criarde.

Ces bénévoles, particulièrement discrets, ne réclamant pas une couverture médiatique excessive, rejetant généralement « ces publicités mal-venues », agissent silencieusement, avec humilité et bonté envers ceux que le sort a durablement touché. Les anciens entrepreneurs ayant perdus leurs entreprises durant la crise économique, endettés jusqu’au cou, obligés de vendre leurs maisons, parfois méprisés jusque dans leurs propres familles ; « Mon frère a refusé de prendre mon fils chez lui ; il considère qu’un raté ne mérite plus d’être reconnu comme de sa famille… » Nous confit Léandre, ancien cadre d’une boîte spécialisées dans le commerce de détails. Ces histoires, pour la plupart tragiques, son pléthores ; pour certains c’est la faute à l’arrivée d’une concurrence déloyale et brutale sur le marché local ; nombreuses sont les entreprises à avoir fermés après le rachat d’une société publique par une grande fortune san-youtaise dans le Sud du pays ; « ce n’est pas le manque de souveraineté qui nous a mis à la rue, c’est par ce qu’ils ont changé de sous-traitance » rectifie un ancien entrepreneur dans le bâtiment. « c’est par ce qu’ils ont décidé de faire appel à des sociétés étrangères pour se charger de la maintenance des autoroutes » ajoute t’il.

Les ouvriers aussi sont à plaindre, pourtant, fiers, ils refusent de se laisser abattre ; « c’est plus facile de se relever quand on connaît des gens dans les syndicats, pour nous le chômage c’est temporaire, tout le monde veut des bras. » nous affirme un ancien soudeur viré durant la crise économique vivant «  de quelques petits boulots trouvés ici et là ». Pour lui ; « si les patrons ne se relèvent pas c’est à cause des dettes qu’ils doivent éponger, ça c’est un cercle vicieux ; une fois qu’une boîte a été liquidée, ils se retrouvent avec des centaines de milliers de drachmes à payer, et ils ne le peuvent tout simplement pas. Ils finissent par tout vendre et doivent se résoudre à aller au Secours Catholique, c’est eux qui ont le plus de mal à se relever des crises. ». Un autre nous dit ; « le pire c’est pas les bourges, ils trouveront un poste de cadre rapidement dans les nouvelles boîtes qui poussent comme des champignons… Le pire c’est surtout les drogués qui s’en sortent pas. Ils balancent l’intégralité de leurs maigres pensions dans leurs addictions ; certains c’est la met’, mais pour d’autre c’est la cok’ ou l’alcool. La cok’ c’est le pire, c’est le plus vicieux, une fois que tu es tombé dedans, c’est fini. Car les gens qui nous donnent à manger sont sympas, mais ils y peuvent rien. Le pire, c’est que ces saloperies vous bousillent les dents et le nez ; à la fin on dirait des vieux atteints précocement, c’est à ça qu’on les reconnaît. Je vous le dis, mais je crois que Dieu les a abandonné cela… Mais après comment leur en vouloir, la vie a été dure pour eux. Certains sont même surendettés. Par exemple, Jacques, il a perdu son travail après s’être brisé le bras, avant on lui donnait des opioïdes pour qu’il supporte la douleur, maintenant il continue à en prendre car il est tombé dedans… »

« C’est extrêmement dur pour nous. » nous confie un jeune bénévole ; « On essaie de les aider, mais chaque jours qui passent j’ai l’impression qu’il y en a encore plus ! On ne peut pas aider tout le monde, et c’est ça le plus triste. C’est à désespérer. » ajoute t’il alors qu’il donne un paquet de victuailles à un wanmirien maîtrisant non sans difficultés le français. « « Aimez-vous comme je vous ai aimé » disait Jésus et pourtant j’ai l’impression que nous sommes les seuls à faire des choses pour aider les autres avec les militants de l’extrême droite, encore que eux n’aident que des Blancs, ils n’aiment pas les racisés, ou sont désagréables avec eux, c’est pour ça qu’ils viennent vers nous [les non-Blancs], c’est vraiment affligeant, on a l’impression d’être seuls et que la situation se détériore encore plus chaque jours qui passent et ce malgré les chiffres de la croissance messaliotte ; c’est à croire que tout cet argent ne profite qu’à quelques milliardaires comme Flavoni. » et lorsque l’on lui demanda ce qu’il pensait de la politique local il nous répondit ; « Au fond c’est à pleurer, on a l’impression d’avoir des gamins déconnectés du réel à l’Assemblée, et puis les concurrents ne sont pas sérieux, certes ils ont le mérite d’être plutot droits, mais de là à en dire que j’en ferai ma préférence… Non, je pense que les moins pire sont les Chrétiens-Démocrates, même s’ils ils ne savent pas sur quel pied danser… Mais je refuse qu’on puisse politiser mon action ; c’est certes un devoir de chrétien que d’aider ses semblables, celui de notre Sainte Eglise, mais de là à en faire un acte politique. Je voudrai que l’on évite d’associer le bénévolat à un engagement contre tel ou tel parti. Et c’est que je trouve ignoble dans le monde associatif, c’est d’utiliser la détresse des plus pauvres pour se présenter comme leurs défenseurs, c’est honteux. Normallement un tel travail est naturel, il n’y a pas besoin de se féliciter de faire son devoir de chrétien, et encore moins de se permettre de se mettre en avant ; c’est à ça que pensait que le Christ pensait lorsqu’il a dit « Lors donc que tu fais l'aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin d'être glorifiés par les hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. »… Après, mieux vaut qu’ils communiquent dessus qu’ils ne fassent rien du tout, au moins ils sont plus utiles que les dindons des plateaux télés qui parlent de « solidarité » alors qu’ils ne viennent même pas aider les nécessiteux, eux c’est les dernières des raclures… » Et lorsqu’on leur demande ce qui les aiderait le plus, ils nous répondent clairement :

« Soutenez-nous ! Donnez quelques paquets de pâtes ou de soupe et vous ferez des heureux, si vous êtes prêts à partager de votre temps pour aider les plus nécessiteux, c’est encore mieux ! » tout en ajoutant que chaque don est anonyme à mi-voix. Ainsi, vous savez quoi faire pour soutenir cette institution séculaire qui, aujourd’hui encore plus qu’hier, a besoin de votre aide et de votre soutien !

Luigi Barriagio pour Le Temps.
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Publié le 23.05.2018 à 06h54 par Freeditch Nzicht
CONSEIL D'ADMINISTRATION : ANTONIN FLAVONI SE PRÉSENTE EN « GARANTIE »
Alors que le deuxième tour de l'élection du Board s'est achevée par la désignation du magnat de l'hôtellerie en tête des voix des Actionnaires, celui qui brigue le poste de président de l'auguste institution des investisseurs affirme une forte volonté de « garder le cap » de la politique libérale et pro-business.


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« Je pense que le Conseil d'Administration pourra se retrouver sur ma candidature », affirme, très sûr de lui, le président des Casinos Nérème à l'issue du deuxième tour du conclave actionnarial. L'élection, qui fait voter les porteurs d'obligations souveraines, c'est-à-dire les détenteurs de la dette, au pro-rata de leur poids financier, semble consacrer un intérêt de la part des capitaux étrangers pour le profil du milliardaire messaliote. « C'est un compatriote », se réjouissent certains députés du Parti réformateur, « un proche de nos idées », renchérit l'un des membres de l'aile droite de la majorité. Après le milliardaire azuro-gondolais Gabriel Anate Musavu, qui avait assumé la présidence du Conseil d'Administration de la République pendant trois ans, un visage frais et rose semble attirer les bonnes grâces des dieux de l'Olympe. Messaliote, il l'est, certes ; « et peut-être même un peu trop », glisse avec facétie un conseiller du Premier-Directeur, Léandre Garras de Tomarels.

« L'objectif numéro un de la politique publique devrait être de libérer les énergies de croissance » et de « faire confiance aux investisseurs », a déclaré le magnat de l'hôtellerie de luxe à l'occasion d'une conférence donnée à des étudiants d'école de commerce. Après un BDE bien enfariné, les jeunes ont ainsi pu se délecter de formules sirupeuses mettant en avant l'importance de consacrer la prééminence du capital sur le travail, et « d'arrêter de charger toujours les mêmes » qui contribuent à « un système encore marqué par l'assistanat. » Interrogé sur son programme politique idéal, le candidat à la présidence de l'institution financiaro-institutionnelle répond avec diplomatie : pas question, selon l'un de ses proches, « d'adopter une attitude inutilement provocante. » Questionné notamment sur la recrudescence d'oppositions politiques déterminées à légiférer sur l'économie, tels que les Protestants-Messaliotes qui veulent limiter la part des obligations pouvant être détenues par un même groupe à 10 %, ou encore le parti populiste « L'Olivier » qui ne cache pas ses intentions radicales en matière de protectionnisme et de corporatisme antilibéral, Antonin Flavoni déclare simplement « qu'il se conformera à ce que les Actionnaires d'Etat attendent » de lui.

« Je ne serai pas d'accord avec les tentatives de brimer l'importance du Conseil », a-t-il dit aux journalistes après une bonne séance de décontraction musculaire ; un langage aussi conciliant lui est en effet assez inédit en bouche. On se rappelle plutôt d'Antonin Flavoni comme d'un milliardaire dénonçant le « gauchomarxisme ambiant » et les idées sociales « funestes et connes » de la gauche. Plus encore, on connaît Antonin Flavoni comme un « briseur de grèves », ayant notamment réussi à licencier plusieurs centaines de femmes de ménage en grève contre les horaires et les cadences de travail « insupportables » selon des délégués syndicaux, lors d'un conflit social à l'Hôtel Nérème en 2014. Pour les syndicats, notamment l'Union Générale qui est encore le premier syndicat du pays en nombre d'adhérents, « l'élection de Flavoni serait une déclaration de guerre aux droits sociaux. » Les représentants du monde du travail craignent « un sale type, capable de tout », et qui pourrait aller jusqu'à « bloquer la démocratie » en usant d'un droit de veto à l'égard de la nomination du Premier-Directeur - ce veto doit cependant réunir une majorité lors d'un vote du Conseil. Néanmoins, « l'Ugé » craint que Flavoni ne devienne « un verrou au sommet des institutions » qui empêcherait, même en cas de victoire électorale de partis d'opposition, l'adoption de politiques sociales et d'une plus grande taxation des plus riches.

« Ce sont les premiers de cordée qui font le travail », rappelle le directeur de l'Attractivité et du Rayonnement commercial, Etienne Mitsar, qu'on dit proche d'Antonin Flavoni. Les deux hommes partagent une vision libérale de la société et de l'économie, rejettant « l'assistanat » et le système d'assurance sociale (santé, chômage, retraite, autonomie) institué par les républicains en 1961. « L'élection de Flavoni serait le choix d'une ligne dure, pro-capital et pro-business », confirme un observateur neutre (moi). Une question demeure également, bien qu'elle soit moins souvent posée, sur l'attitude qu'aurait un Président du Conseil d'Administration vis-à-vis de la mafia, que le ministère de l'Intérieur considère comme une menace grave. La pègre est en effet fréquemment citée par les détracteurs du milliardaire comme un « prestataire de barbouzeries » ayant permis, notamment, « d'évacuer les hôtels occupés par les grévistes » pour que le service reprenne. L'une des autres questions troubles est celle des liens supposés, mais toujours pas démontrés, entre le milliardaire et des entités honnies dans le monde, telles que la puissante maison Dalyoha et la Principauté de Carnavale en général. En effet, des enquêtes journalistiques ont dévoilé qu'Antonin Flavoni avait cherché, dans les années 2000, à complaire à Pervenche Obéron pour faire construire un complexe hôtelier novateur en plein coeur des Jardins Botaniques de la Cité Noire... Il va sans dire que ce projet avait été un échec. Mais à l'heure où des sanctions contre Carnavale sont régulièrement évoquées par la presse internationale, le milliardaire pourrait être amené à clarifier son attitude vis-à-vis d'un pays que 55 % des Messaliotes considèrent comme « dangereux », et 31 % « très dangereux. »

Malgré sa large avance sur sa concurrente, Maxime Che Fang, Antonin Flavoni a tenu à avoir des propos mielleux à son endroit. « Madame Fang est une personnalité incontournable » ; « quel que soit l'issue du scrutin, j'espère que nous pourrons conserver nos relations excellentes » ; « il y a des profits à faire ensemble, pour le bien de Messalie cela va de soi. » Des mots qui ne devraient pas satisfaire l'appétit de la magnate de la tech, dont l'intérêt pour Messalie s'est confirmé via la création d'un consortium médiatique doté d'une grande puissance de frappe. La personnalité détonnante de l'adversaire de Flavoni pour le troisième tour pourrait-elle jouer en faveur, ou bien en défaveur, de celle que d'aucuns désignent comme une « étrangère », d'autres comme une « yass queen » ? Le scrutin le dira.
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Publié le 05.06.2018 à 20h18 par Claire Brune

« L'OLIVIER FAIT PARTIE DU CAMP RÉPUBLICAIN », SELON ALEXANDRE NAGY-BOCSA

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« Je pense que "L'Olivier" fait du bon boulot. » Lâchée à l'occasion d'une interview exclusive accordée par l'ancien Premier-Directeur Alexandre Nagy-Bocsa, la phrase fait jaser. Aujourd'hui en prison après sa condamnation définitive sur l'affaire de la Banque Océane, celui qui a été à la tête du gouvernement entre 2007 et 2011 jouit d'une certaine aura auprès d'une grande part de l'électorat nostalgique de la période républicaine. Pour la première fois, un leader du Parti républicain en déroute électorale s'exprime positivement à l'égard de la formation politique de « Toto la Tatane », brisant un tabou au sujet du « cordon sanitaire contre l'extrême-droite. » Une prise de position qui vient renforcer le mouvement, dont les sondages relèvent la grande dynamique à l'orée d'élections législatives prévues cet automne.

« Mascotte de tous les mafieux », « Père de la corruption » ; les noms d'oiseaux fusent contre celui qui se définit avant tout comme un « prisonnier politique » et un « otage embastillé par [Léandre Garras de] Tomarels », des propos abusifs qui lui avaient valu une aggravation de sa peine en dernière instance. Entre Nagy-Bocsa et le fringant libéral à la tête du Directoire, le torchon a eu le temps de brûler plusieurs fois ; on se rappelle de joutes politiques mémorables durant l'année 2010, pendant laquelle Alexandre Nagy-Bocsa, alors Premier-Directeur, avait tenté un référendum afin de supprimer la Cour Suprême, contre-pouvoir juridique qui l'intimait de coopérer avec une enquête en cours au sujet de détournements majeurs d'argent public à des fins personnelles pour la recapitalisation de la Banque Océane. Une affaire qui avait fait jaser. Et qui avait marqué la descente aux enfers du Parti républicain : élu pour lutter contre la corruption, celui qui avait torpillé son propre parti en remportant le pouvoir par une dissidence interne l'avait achevé en devenant le symbole d'une classe politique pourrie jusqu'à la moelle. Emprisonné depuis 2016, Alexandre Nagy-Bocsa n'a cependant pas encore envie de quitter la scène, comme en témoigne sa récente interview.

« Je suis innocent, je suis la victime d'un complot politico-judiciaire » ; sa ligne de défense n'a pas varié. Même en ayant échoué à convaincre les juges, l'ancien Premier-Directeur espère gagner le coeur des Messaliotes. Il rappelle sa popularité, qui était « un vent de renouveau » pour le pays en 2007. Selon lui, « le changement, c'était maintenant », mais sa brève épopée s'était terminée de façon calamiteuse : scandale de corruption et crise financière menaçaient. Le 4 janvier 2011, jour de la censure de son gouvernement par le Parlement, il se rappelle avoir prophétisé : « vous finirez tous en ruines, et ce qui viendra après vous terminera de vous balayer. » On semble y être ; sept années plus tard, après la crise politique de 2012 et l'instauration du régime de la Troïka par les banques et la police, après des purges anti-corruption et l'adoption d'une nouvelle Constitution en 2015, après la victoire électorale de son adversaire d'alors - Léandre Garras de Tomarels, leader du Parti réformateur d'obédience libérale - c'est effectivement une perspective de bouleversement total que contemple la classe politique messaliote.

« Les Réformateurs sont cuits, ils ont vendu le pays, ils ont trahi la nation », estime le prisonnier depuis l'autre côté de la grille, dans le parloir de la Maison Harmonie, un établissement pénitentiaire sécurisé parachevé l'année dernière. Selon lui, « la victoire d'un camp réellement patriote et républicain est inéluctable. » C'est à cette occasion qu'il dresse un portrait glorifiant du mouvement de Régis Tomaso, que le ministère de l'Intérieur classe pourtant à l'extrême-droite. « Ils ont réussi de grandes choses, ils ont reconquis un soutien populaire », à travers leurs victoires sur le fil aux municipales notamment. La conquête de la capitale par Robert Taro avait fait couler beaucoup d'encre. Eclipsant le candidat du Parti républicain traditionnel, pourtant parti favori, le mouvement populiste a damé le pion à l'ancienne formation politique dans son électorat de prédilection : les petites classes moyennes périphériques.

« Ils réalisent de grandes choses pour le pays », abonde Alexandre Nagy-Bocsa, citant en exemple le projet détonnant d'installation d'une deuxième centrale nucléaire à Messalie par l'acquisition d'un réacteur de technologie drovolskienne, « la meilleure dans le monde », pour le dème pourtant très rural du Haut-Teyras. Ce projet, confirmé par le maire Georgio Lavare, fait déjà l'objet de contestations, mais il signe selon l'ancien P.D. « le retour aux grandes années » de notre République. Les années soixante et soixante-dix avaient en effet été, sous la férule des Freycinet, des décennies de croissance et de modernisation du pays, ainsi que de retombées sociales majeures avec la création du Régime social général, que « L'Olivier » promet de défendre, quoi que son programme propose toujours d'en exclure les étrangers et de supprimer les allocations sociales. « Ce sont des gens raisonnables », résume le prisonnier d'Ascaban.

« Il faut en finir avec la diabolisation », juge-t-il, estimant que l'assignation à l'extrême-droite du mouvement oliviériste est « un sale coup de com de la part de Tomarels et de ses sbires. » « Le ministère de l'Intérieur est dévoyé pour créer un homme de paille barriguiste, là où ne se trouvent que des honnêtes citoyens. » Une situation de « manipulation politico-médiatique » en faveur de « juges jaunes, frelatés, véreux et probablement homosexuels », selon l'homme politique, dont les ambitions de refonte institutionnelle auront marqué sa génération.

Surprise et rejet : c'est ainsi qu'il faut qualifier la réception des déclarations d'Alexandre Nagy-Bocsa à l'extérieur de son parti. La réponse la plus forte est notamment venue du Parti réformateur. Si le Premier-Directeur a refusé de s'exprimer à ce sujet lors d'une question au gouvernement adressée par un député de la ligne nagybocsiste au sein du groupe républicain, son ministre de l'Intérieur, Antonius Léautrompe, a répondu que « "L'Olivier" est un parti d'extrême-droite parce qu'il défend des positions autoritaires et xénophobes inscrite dans la filiation de cette mouvance », rejetant ainsi les accusations de « manipulation de l'opinion » et de « fabrication d'un épouvantail » par les Réformateurs contre ceux qui sont désormais, selon tous les sondages et les récentes élections, leurs principaux adversaires. « Monsieur Nagy-Bocsa devrait remercier le gouvernement libéral de préserver son droit à la liberté d'expression, alors même qu'il purge sa peine de prison », prévient, menaçant, le jeune responsable du portefeuille de la police et du maintien de l'ordre.

Au sein du Parti républicain, les réactions sont plus circonspectes, notamment à cause d'un constat flagrant d'une réalité sur le terrain : la substitution du vieux parti vert par le jeune mouvement olive dans les urnes. « Les élections municipales ont été une douche froide » pour les caciques de l'organisation républicaine : aucune mairie conservée, leurs candidats balayés au premier tour, les républicains sont aujourd'hui réduits à une triste portion des voix oscillant entre 5 et 10 % selon les études, loin des 36 % obtenus lors de l'élection de 2015. « "L'Olivier" a été le vote préféré des revenus modestes et des ruraux », selon une analyse à la volée des chiffres excel que j'ai sous les yeux et qui mériterait un post à part. « C'est un vote national, patriote, protectionniste et laïc », des valeurs promues par les républicains mais « recyclées » par « L'Olivier » selon Télémaque Rongues, devin à l'institut Doimouyé et expert en politique interne messaliote. « "L'Olivier", avec un discours offensif et sans concession, s'est propulsé comme numéro un dans l'opposition, et désormais dans les sondages » ; selon les observateurs, malgré de bons résultats économiques, les réformateurs au pouvoir « sont de plus en plus usés » et « pâtissent d'un haut-le-coeur de la société messaliote après la Grande Loterie. » Brader les bijoux du pays était-il une bonne idée ? Rien n'est moins sûr, si l'on en croit les sondages. Pour ces raisons, l'intervention d'Alexandre Nagy-Bocsa n'a provoqué aucun « électrochoc » à ce jour.

« Je pense que tous les républicains devraient pouvoir travailler ensemble », a conclu le prisonnier du Château-d'If lors des dernières minutes de la visite, avant que les geôliers ne le traînent à nouveau au cachot. Sans rien regretter des griefs qu'on lui adresse encore pour la corruption dont la justice l'a déclaré coupable, il s'avance comme un faiseur de propositions. « "L'Olivier" apporte un renouveau à notre camp. Nous devons le soutenir », a-t-il estimé, envoyant un signal clair aux notables du Parti. Une hypothèse que devrait étudier le triumvirat à la tête de la formation, composé de Raymond Barraù, qualifié de « candidat de la mafia » malheureusement défait lors des municipales dans la capitale, ainsi que de l'ancien chef du gouvernement, Jaccomo Petrucci, fort écouté dans les milieux informés, et du « socialiste » Maximilien Moreira. Si l'idée de se rapprocher d'un parti d'extrême-droite pourrait échauder ces trois partisans du « républicanisme de papa », à l'ancienne, la nécessité d'assurer la survie de leur formation pourrait bien les voir envisager la possibilité d'une alliance ou d'un accord de désistement avec les populistes de Régis Tomaso. « Entre hommes raisonnables, on fait des compromis raisonnable », lance Alexandre Nagy-Bocsa, qui ne désespère pas de jouer encore d'une grande influence dans le débat public, malgré son séjour en prison.



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Le Temps, quotidien italien conservateur.

Votez pour l’Olivier et voyez disparaître vos commerces !

Récemment, les carriéristes Taro et Pissedieu, anciens membres du Parti Chrétien Démocrate, ont assisté à une conférence de maires « conservateurs » extrêmement sensibles aux discours haineux et xénophobes. Entre Marguerite et Pétula ils n’ont tari d’éloges sur la présumée « race supérieure » messaliotte et sur la nécessité de « renvoyer ces sales Wanmiriens (comprenez « Naziates ») chez eux »  pour le « bien » de l’économie nationale. Évidemment, après avoir insulté ceux qui tirent la croissance messaliotte de « colons » ils ont présenté leur modèle économique, corporatiste, comme parfaitement viable tout en rappelant qu’ils souhaitent une nationalisation « apaisée » des sociétés considérées comme « stratégiques ». Si de telles promesses doivent séduire les plus naïfs, il faut tout de même nuancer de telles déclarations, presque rassurantes pour ceux qui font tourner l’économie, presque sympathiques même ; qui ferait passer l’Olivier pour un parti fiable, qui tiendrait ses promesses, qui sauverait de la damnation capitalistique Messalie et sa souveraineté ; en clair qui réussirait à maintenir la bonne croissance messaliotte tout en protégeant les « Bons » messaliottes (autrement dit les Blancs) des méchants investisseurs étrangers et d’une présumée immigrations massive qui menacerait les racines messaliottes ainsi que la souveraineté de la Cité de la Baie. Si cette position de mesure est sage, c’est surtout et avant tout un magistral coup de communication ! Difficile de croire que des hommes aux crânes rasés spécialisés dans les ratonnades et les discours xénophobes réussissent pourtant à maintenir l’excellente croissance économique qu’a connu Messalie ces dernières années. Lorsque des intellectuels aux costumes admirablement bien taillés considèrent que croissance soutenue par des investissements étrangers rime avec « colonisation économique » il est d’un coup, bien moins facile pour les économistes de se montrer complaisants avec les écarts de conduite de ces terroristes économiques qui croient qu’il suffit de nationaliser et d’expulser pour maintenir un bon cap.

Mais avant toutes choses, qu’est-ce qu’est la croissance ? Quels effets positifs en tire t’on ? Malheureusement cette question à laquelle tout homme instruit devrait savoir y répondre sans avoir même besoin de réfléchir est éludée lors des débats, simplifiée à son paroxysme, oubliée même. On assène les chiffres de la croissance (c’est à dire un Produit Intérieur Brut multiplié par 5 en seulement quelques années) et on les contourne en affirmant que ça ne veut rien dire, Monsieur Colonna se présente bien comme un « homme de civilisation » et non comme un « homme de chiffre », autrement dit un idéologue et non un économiste. C’est exactement la même rhétorique que l’on retrouve chez ceux qui veulent faire passer le « bonheur collectif » avant la croissance économique, comme si prioriser l’humain et l’économie était antinomique, comme si le second vivait couper du premier. Que les économistes étaient, à l’instar des philosophes, des hommes vivant dans un monde parallèle irrationnel et coupé de la réalité… Or, malheureusement lorsque des idéologues, autrement dit ceux qui se basent vaguement sur le réel pour formuler des théories économiques alors qu’ils n’ont aucune idée de comment fonctionne l’Offre et la Demande, des différents modèles qui s’offrent à la société, il ne faut pas être surpris par une subite décroissance dans certains Dèmes… Ces hommes qui placent un Dogme comme la seule vraie vérité véritable sont naturellement forcés à s’enfermer dans ce dernier ; reconnaître que l’on a tort est bien souvent ce qui est le plus difficile, c’est ce qui blesse plus durement encore notre intelligence, qui peut bien souffrir d’un déclassement généralisé du niveau de la population tant que son ego reste intact. Ces manifestations avancée de déni profond sont récurrentes chez les grands dictateurs ; Lorenzo, Skratac, Sattler… Tous considèrent que l’économie, comme la société, peut se tordre et se distordre à loisir. Or, malheureusement l’économie n’est pas la lanterne magique d’Ali Baba, c’est une science et tout comme on ne verra pas de girafes bipèdes ou d’éléphants volants, nous ne verrons pas d’économies communistes ou corporatistes prospérer.

Car le premier indicateur d’une économie en bonne santé, c’est sa croissance économique. Autrement dit, c’est la capacité d’un État à voir une augmentation qualitative (ou quantitative) de la production de biens et de services. Cette dernière dépends généralement de plusieurs facteurs ; d’une populations formée particulièrement bien diplômée (comme des ingénieurs) capable d’innover et donc de produire de nouveaux biens et services grâce à l’accumulation d’un capital technique , l’augmentation des facteurs de production (donc des capitaux et des industries) et enfin des administrations efficaces qui réussissent à maintenir cette dernière, en priorité la croissance intensive (qui dépends de la productivité des agents au travail et d’une augmentation du capital)… Ainsi, le citoyen est directement acteur dans la croissance économique, et ce malgré ce que certains tentent de faire croire, car il peut à la fois lancer son entreprise, son « facteur de production », mais aussi élire ceux qui réussiront à tenir la ligne, à conserver la croissance économique, ou dans notre cas, ceux qui sont prêts à tout pour la couler. Évidemment, une croissance économique ne garantit pas pour autant le Bien commun, l’une des premières remarques que l’on ne manquera pas de faire à cette courte définition est l’absence de critiques sur une croissance économique malsaine, autrement dit sur une croissance qui ne fait qu’accroître les inégalités entre individus et qui profite à une classe ; ceux qui possèdent les outils de production et les capitaux, en l’occurrence les patrons et les investisseurs étrangers.

Et c’est principalement ici où les principales oppositions au libéralisme convergent, qu’elles soient de gauche comme de droite ; cette inégalité profite aux mêmes et elle défavorise ceux qui vendent leurs forces (physiques) pour travailler ; les prolétaires. Si pour certains il faut unir ouvriers et patrons pour atteindre une croissance continue qui puisse profiter à la Nation et faire fi des divergences de classes pour le Bien de la patrie et de ses habitants, les corporatistes de l’Olivier à titre d’exemple… Pour d’autre, la solution est encore plus simple, il suffit simplement de faire sauter les classes et de décapiter les patrons pour résoudre ce problème d’inégalités. En détruisant la classe bourgeoise et en mettant en place une société socialiste l’inégalité n’existerait plus car le prolétariat travaillerait en concert pour produire collectivement les biens dont aurait besoin les individus le tout sous la bienveillante férule d’organisateurs et autres planificateurs qui se chargeraient de coordonner la mise en place du « jaillissement des forces productives » autrement dit, d’une croissance soutenue qui exaucerait les vœux et les besoins des camarades prolétaires… Belles théories, seulement dans la pratique c’est une toute autre affaire ; famines et corruption gangrènent ces régimes dominés par des apparatchiks obèses et fainéants et des militaires brutaux et sanguinaires. Or, si ces deux alternatives idylliques semblent très séduisantes pour bons nombres d’intellectuels et de philosophes échappés de prison, je doute en revanche que l’extermination programmée de 20 % de la population messaliotte et une périclitation du niveau de vie général pour une hypothétique société sans inégalités (Utopia?!) ni classes puisse voir le jour. Non, naturellement.

Ainsi, nous constatons que la croissance économique n’est pas uniquement une affaire de chiffres; c’est aussi un indicateur fiable qui en dit long sur un État, si elle continue à croitre c’est quelque chose de positif, si elle est au-dessus du taux de natalité, c’est encore mieux, c’est le signe qu’elle continue à tenir et ne montre pas de signes d’essouflement. En revanche ce n’est pas comme le Produit Intérieur Brut par habitants, ce n’est pas un indicateur du bonheur collectif, autrement dit, un signe qui témoigne de l’État du Bien commun… En revanche, plus sûrement encore que n’importe quelle politique de nationalisations à outrance, c’est la preuve que sans croissance le bonheur collectif périclitera nécessairement. Car justement, sans elle inutile de tabler sur des subventions, on ne peut taxer massivement un capital qui fond comme neige au soleil alors qu’aucune initiative n’est prise pour accroître ce dernier, au contraire, dans la plupart des cas la taxe restera la nouvelle arme qui sera utilisée pour que l’État puisse absorber ce qui reste. Dès lors, sans croissance économique, pire encore en récession prolongée, le système d’impôt se transforme en véritable pyramide de Ponzi qui est obligée de phagocyter le monde de l’entreprise ainsi que les individus pour se financer ; c’est typique d’un État ayant recourt à la dette lorsqu’il est en pleine décroissance. Autrement dit, un autre point s’ajoute au lien entre Bien commun (ou bonheur collectif) et croissance ; en cas de récessions les perspectives de voir naître une société heureuse sont limitées. Car comme nous l’avons vu plus tôt, une récession signifie nécessairement une hausse des impôts pour permettre à l’État de se renflouer, de se maintenir lui et ses institutions, (on ne le rappelle pas assez mais un État vit surtout de recettes et non de dépenses) l’amenant à accroître son parc de fonctionnaires (fiscaux) pour matraquer le plus possible le contribuable en lui imposant de nouvelles charges.

Dieu merci, la croissance libérale n’est pas nécessairement vouée à devenir un monstre informe nourrissant sans états d’âmes une classe bourgeoise et affamant par la même la veuve et l’orphelin, réduits à travailler pour un salaire de misère pour éviter que l’État ne devienne surendetté comme ce fut le cas au XIXe siècle. Plusieurs économistes de renom ont publié des travaux extrêmement intéressants qui démontrent que pour qu’une croissance soit saine, il est nécessaire qu’une redistributivité dirigée vers le bas se mette en place. Attention, redistribution ne veut pas dire expropriation, et encore moins génocides de classes, en revanche, elle corresponds tout à fait à l’idéal chrétien de partage qui profiterait à tous, y compris aux plus démunis, sans pour autant mettre dans l’inconfort les riches. En clair, dépasser la simple logique de classe qui voudrait opposer l’un à l’autre et les pousser à massacrer et/ou à se dominer mutuellement pour une société bien plus apaisée et bien moins tendue. Évidemment, ces politique de redistribution passeront nécessairement par une hausse des taxes pour les individus les plus riches. C’est d’ailleurs dans cette optique que le Parti Chrétien Démocrate fixe la colonne vertébrale de son programme économique :

« La détresse sociale est grande, les plus précaires ont besoin de subventions, ou au moins d’augmentation de salaires. C’est dorénavant l’une de mes priorités, le Secours Catholique a raison d’aider les plus démunis, en revanche c’est du devoir de l’État que d’éviter qu’ils ne finissent à la rue. C’est pour cela que nous défendrons une augmentation des impôts des 5 % les plus aisés (à hauteur de 10%) ce qui peut représenter une manne de plusieurs milliards pour subventionner les quartiers pauvres ; cela passera par l’éducation et le refinancement des écoles (publiques et privées) pour leur permettre d’avoir toutes les clefs en main pour intégrer les Grandes Ecoles, devenir des ingénieurs, des agrégés, des journalistes. En clair, des cadres qui deviendront une main d’oeuvre qualifiée et qui permettra d’accroître l’économie messaliotte. En clair, de réaffirmer la méritocratie messaliotte tout en fournissant un corps spécialisés qui participera efficacement à la croissance. Des bourses d’études seront aussi instituées pour les familles de classes moyennes afin d’alléger le poids des études scolaires pour ces dernières. Je comprends que ces mesures puissent effrayer certains cadres ou bien les chefs d’entreprise, mais je suis persuadée et convaincue que cet impôt bénificiera à tout le monde, d’une part il est trop léger pour ruiner les entreprises, donc plus acceptable, ensuite il permettra de fournir assez d’ingénieurs pour libérer un secteur sous tension, et donc permettre une meilleure productivité, et à terme une rentabilité accrue pour les entreprises d’ici les dix prochaines années. Autrement dit c’est gagnant-gagnant ; les foyers les plus modestes sont libérés de charges financières lourdes et envoient leurs enfants étudier dans de bonnes écoles, et une décennie plus tard, ceux qui ont consenti à cet effort voient apparaître une nouvelle génération d’ingénieurs particulièrement performants. C’est un effort long terme, je le concède, mais il sera bénéfique à tous. »

A ces inégalités s’accroche aussi la question de la souveraineté nationale, et si la gauche serait capable de vendre Messalie à des internationalistes au passé trouble, il est évident qu’à droite, et même à l’extrême droite, il est impensable de laisser les investisseurs étrangers décider de la mise en service de nouvelles lignes de production ou en licenciements. Pour nous il est évident que l’État devra racheter ce que la cupidité de nos gouvernants ont vendu ; c’est à dire l’industrie de la défense et de l’armée, la santé et bien d’autres services ! Avant de jeter en pâture le patrimoine messaliotte lors de sa grande loterie, le gouvernement a aussi vendu des secteurs clefs, qu’il convient de racheter, ou du moins, de négocier des accords avec les industries les possédant pour fixer une hausse des salaires des employés de ces dernières ainsi que des accords pour préserver les brevets et découvertes dépendant de ces industries au nom de l’État messaliotte. Évidemment, tout cela dépendra de l’attitude de Madame Alienov, la géante wanmirienne spécialisée dans le rachat massif de ces industries. Évidemment, il est certain que le grand architecte d’un tel désordre, le criminel qui a assassiné la souveraineté économique messaliotte soit aussi sévèrement sanctionné pour avoir vendu son patrimoine et ses industries clefs au nom du « rayonnement et de l’attractivité commerciale » qui jeta aux orties des siècles, un millénaire même, d’Histoire. Ces criminels, sans une once de pitié firent des chefs d’oeuvres de la culture messaliotte de simples attractions pour magnats étrangers en mal d’objets d’art rhêmiens dans leurs collections privées.


De là à dire que les investissements étrangers sont l’incarnation d’une « colonisation silencieuse » pour citer Colonna, autrement dit des sorcières se réunissant avec pour seul objectif couler Messalie et les Messaliottes pour les remplacer par une main d’oeuvre immigrée bon marché peu coûteuse… De vous à moi j’ai beaucoup mal à avaler ces bêtises ; qu’ils se fassent les défenseurs de la laïcité tout en ayant affirmé que « la Messalie est chrétienne » et rappeler que « à Dieu qu’on est là » n’est pas un problème, après tout nombre de politiciens promirent monts et merveilles ainsi que leurs contraires pour obtenir le plus de voix possibles (encore une preuve que l’Olivier est un cartel de carriéristes en mal de postes au gouvernement…) seulement ils jouent avec l’économie. Et avec VOTRE argent, à vous, chers lecteurs. En diffusant des idées fausses ; ou du moins en présentant la croissance économique comme un outil superflu alors que nous avons vu plus haut que c’est elle qui indique si vous devez vous serrez la ceinture ou vous préparez à investir… Autrement dit, en opposant une Messalie « messaliotte » à une économie globalisée infestée par le progressisme qui s’apprête à « phagocyter » la Cité de la Baie sans autre forme de procès… Lisandru Colonna fait de la prospérité un monstre s’apprêtant à dévorer tout cru l’identité messaliotte. Plaisant discours n’est-ce pas ? Ça en dit long sur ces hommes qui souhaitent « élever le débat » sans maîtriser les bases de l’économie ; ou du moins en reniant ce que les investisseurs étrangers ont permis…

Car ce sont eux les grands absents dans les débats, on affirme à tort qu’Ambre est un vampire s’apprêtant à sucer le sang des messaliottes sans une once de pitié, tandis que les san Youtais se préparent à remplacer les locaux par des millions d’étrangers… Ridicule ! Ils nous parlent de cela comme si ces plans délirant étaient en train d’être mis en marche. Pitoyable n’est-ce pas ? Ce « grand-remplacement » si vous me permettez l’expression existe t’il vraiment ? Et bien après des recherches auprès des services de l’immigration wanmiriens, auprès des services du San Youté, il est apparu que le nombre d’immigré wans ou san-youtais reste tout à fait habituel ; presque nul. Ces emplois ne sont donc pas des tremplins pour les étrangers, mais bel et bien destinés aux Messaliottes. Nous n’évoquons pas non plus les preuves de la bonne volonté des différentes figures représentant ces entreprises ; à titre d’exemple, Ambre Alienov a accepté des négociations avec l’Union Générale et il est évident que loin de souhaiter appauvrir les masses, ces entrepreneurs éthiques, souhaitent oeuvrer au Bien commun de manière discrète. Par ailleurs on oublie bien souvent que si l’économie Messaliotte a vu son P.I.B multiplié par 5 en quelques années seulement. Il est évident que sans cela notre économie aurait continuée à stagner. Et comme nous l’avons vu plus tôt, cette croissance, pour l’instant n’est pas saine, elle doit profiter aux masses, c’est d’ailleurs pour cela qu’il est nécessaire et même capital de redistribuer les richesses pour que les classes laborieuses puissent sentir que tout ces investissements ne profitent pas aux mêmes, qu’elles puissent profiter du fruit de leurs travaux. C’est ça aussi le travail, le bien-être de recevoir une paie proportionnelle à ce que l’on a fait.

En clair, vous savez maintenant que l’Olivier peut devenir une menace pour vos investissements et votre sécurité financière personnelle, surtout pour les classes moyennes qui verront leur épargne confisquée pour rembourser les gourdes d’un parti qui base toute une croissance économique autour de son syndicat et qui a vu une drastique chute des investissements dans les mairies qui lui étaient soumises ; ils n’ont certes refusé aucun investissements, mais toute la nuance réside dans le fait qu’ils n’avaient pas reçu beaucoup de demandes pour construire des industries, enfin ces ateliers de « sous-traitance » pour Colonna (qui oublie qu’une fois que les usines sont construites, elles emploient des ouvriers messaliottes, sur le territoire messaliotte et sont construites grâce à des sociétés messaliottes….) qui semble avoir oublier que le programme de renationalisation des industries qu’il porte à bout de bras peut se contenter du retrait des entreprises étrangères vu qu’elles laissent aussi les machines et les bâtiments… En clair, le fameux argument de la « sous-traitance » n’étant en fait qu’un vaste feu de paille pour essayer de s’attiser la sympathie des messaliottes après les avoir si honteusement trompés ! Montrant une fois que le génie de la corruption aux petits talons fait bien de saluer le parti d’extrême droite, qui reste avant tout populiste, xénophobe et opposé à toute idée de croissance. Et donc, à la prospérité messaliotte.

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La Nouvelle
Le journal de la Nouvelle Messalie

[ACTUALITÉS NATIONALES]

17 juin 2018 – Le secteur médical messaliote au plus haut


"Au début, j'avais peur. Très, très, très peur. [...] Maintenant, je n'ai jamais été aussi heureuse." Le témoignage touchant de ces hommes et ces femmes qui ont vu leur hôpital acheté par la Fondation Hélia pour la Santé et la Recherche Médicale et qui ont craint le pire, avant de progressivement revenir sur leurs appréhensions.


"Au début, j'avais peur. Très, très, très peur." C'est avec ces mots que Solène Lefeuvre, directrice de l'Hôpital de la Timonerie dans le cinquième arrondissement de Messalie, nous décrit son premier contact avec la Fondation Hélia. "Je savais que ça pouvait arriver, mais je ne pensais pas que ça arriverait si tôt. J'ai appris par ma secrétaire qu'on avait été racheté le jour même de l'ouverture des ventes ; ça a été un choc. J'ai été obligée de m'asseoir avant qu'on puisse me dire par qui." Retour sur cette journée fatidique du 27 juin 2017, il y a presque un an jour pour jour, au cours de laquelle nombre d'entreprises publiques ont été vendues, dont l'Hôpital de la Timonerie.

"Quand on m'a annoncé que c'était une obscure fondation wanmirienne qui nous avait racheté, j'étais pas très rassurée. J'admets que le fait que ce soit une fondation, donc supposément avec un objectif philanthropique et pas financier, m'a un peu calmé, mais je m'attendais quand-même au pire. Des fermetures de lits, de postes, des médecins renvoyés au nom de l'efficacité et de la rentabilité... voilà ce que je présageais, et qu'on envisageait tous avec plus ou moins d'appréhension dans l'hôpital. Le mois qui a précédé la vente, et même la semaine d'après jusqu'à ce qu'on reçoive pour la première fois des représentants de nos nouveaux propriétaires, tout le service était en ébullition, sur le qui-vive."

Il faut dire que la cession de l'hôpital, seule infrastructure de santé majeure de Messalie-ville, à un acteur étranger, avait de quoi inquiéter. Beaucoup, d'ailleurs, ont critiqué ce choix, allant jusqu'à accuser le gouvernement d'être "vendu"... sans doute s'en sont-ils mordus les doigts en constatant que l'état des services "publics" (entre gros guillemets, nous nous comprenons), loin de se détériorer, s'étaient au contraire, améliorés depuis l'année dernière. Car oui, force est de le reconnaître : l'Hôpital de la Timonerie n'a jamais été aussi efficace. Solène Lefeuvre nous explique pourquoi et comment un tel retournement de situation a bien pu se produire.

"Ils sont arrivés à peu près une semaine après le rachat, le trois juillet si je me souviens bien. On ne savait rien d'eux, on avait juste reçu un e-mail pour nous prévenir du jour et de l'heure de la première rencontre. J'ai rarement été autant sous pression que ce jour là : comprenez, il fallait que tout soit parfait. La moindre erreur, le moindre détail qui n'allait pas, et on avait peur d'y perdre notre tête... enfin, j'hyperbolise, mais on craignait beaucoup pour le service. Et finalement... finalement ça s'est très bien passé. Ils sont arrivés à l'heure dite, légèrement en avance. Il y avait le dirigeant de la fondation, un économiste, une experte-comptable et un médecin apparemment renommé au Wanmiri. On avait préparé un interprète mais, surprenamment, ils maîtrisaient tous le français. J'ai appris plus tard qu'ils avaient été formés au Jashuria ou à Teyla, et que c'est là qu'ils avaient appris la langue. Enfin bref : ils sont entrés et on leur a fait visiter les locaux. Ils ont pris des notes, beaucoup de notes. Et ils ont posé des questions, beaucoup de questions. On s'inquiétait beaucoup, parce qu'ils fouillaient partout. On aurait pu penser qu'ils ne connaissaient rien au domaine de la santé et qu'ils allaient juste vouloir rentabiliser le service, mais non, ils s'intéressaient à ce qu'on faisait. Et puis, ils étaient venus avec un médecin qui connaissait le milieu ; impossible de leur cacher quoi que ce soit. C'était d'abord stressant, parce qu'ils cherchaient à savoir tout ce qui n'allait pas, et qu'on pensait qu'ils le notaient pour s'en débarrasser, mais on s'est assez vite rendus compte qu'ils paraissaient plus vouloir remédier aux problèmes que les mettre sous le tapis, et ça nous a un peu rassurés. A la fin de l'entretien, le médecin m'a tendu son bloc-note et, je m'en souviens très bien tant ça m'a à la fois surpris et touché, il m'a dit "notez tout ce dont vous avez besoin, nous vous le fournirons". Et le plus incroyable, c'est qu'ils l'ont fait."

De fait, les capacités de l'Hôpital ont drastiquement changées en un an, et pour le mieux. Solène nous raconte également que, depuis le rachat, de nombreux travaux ont été entrepris, afin de rénover l'hôpital de fond en combles. A titre d'exemple, il y a un an, l'établissement comptait 450 chambres d'hospitalisation, soit environ 1100 lits, ce à quoi s'ajoutaient environ deux centaines de places destinées aux patients présents pour une courte durée. Le personnel, lui, représentait environ cinq mille personnes, dont un cinquième de personnel médical (médecins et soignants). Aujourd'hui, ce sont pas moins de soixante-dix nouvelles chambres qui ont ouvert, ce qui représente environ 170 nouveaux lits d'hospitalisation et une vingtaine de nouvelles places. Du côté du personnel, la Fondation semble avoir fait des efforts considérables pour combler les besoins de recrutement massifs : près de mille nouvelles personnes ont été embauchées, dont presque deux cents nouveaux médecins et soignants. Tout cela représente une augmentation de presque 20% des capacités globales de l'Hôpital, le tout en seulement un an : un record qui force le respect.

Qui force le respect... mais qui, surtout, rend l'Hôpital d'une "efficacité redoutable". "On la craignait, cette efficacité", nous confie Solène Lefeuvre, "et finalement, on l'a eu, mais pas comme on l'attendait. Plutôt comme on l'espérait dans nos rêves les plus fous." En effet, il ne faut désormais plus compter sur une longue queue avant d'être pris en charge : un patient, venu pour son fils hospitalisé après une fracture, s'attendait à plusieurs heures d'attente, comme il en avait l'habitude, mais a été "agréablement surpris" après avoir été "pris en charge après moins d'une vingtaine de minutes". "Tous ces nouveaux lits et ce nouveau personnel, c'est un vrai soulagement. L'Hôpital ne s'est jamais aussi bien porté... Et le plus fou, c'est que dans le même temps, les horaires et les salaires ont été revus selon les demandes des médecins, notamment grâce aux nouveaux employés. En ayant embauché, on répartit plus facilement la charge de travail : nos médecins sont moins sollicités à titre individuel, ils ont donc moins d'heures à travailler et subissent moins de pression. Et ça, c'est excellent, parce que d'un côté ça fait qu'ils sont mieux payés au regard de leur volume horaire - d'autant que la plupart des salaires ont été augmentés -, mais ça les rend aussi et surtout plus performants, puisqu'en évitant la surcharge, ils restent alertes et efficaces. C'est une vraie bénédiction que nous avons reçue."

Du côté des employés, l'enthousiasme est partagé. Si certains, à l'instar de Marie Radger que nous avons pu interroger, étaient réticents voire franchement opposés à un rachat par une entité étrangère, force est de constater que la FHSRM a fait du "bon travail". "A la base, l'idée de bosser pour une boîte privée me dégoûtait. Si je suis venue ici, c'était pour être dans le public, pour apporter quelque chose aux gens. Être dans le privé, ça me bottait pas du tout, je voulais surtout pas devenir l'agent d'un système visant à exploiter les plus faibles pour leur extorquer de l'argent. J'envisageais même de quitter l'Hôpital au moment du rachat, mais une amie m'a convaincue de rester, de leur donner une chance. C'est une fondation, ils ont une mission humanitaire, qu'elle m'a dit, c'est pas des sagouins. Et puis, si tu pars, on sera encore plus dans la merde. Alors je suis restée et... ça me fait mal de l'admettre, mais elle avait raison de leur laisser une chance. Elle avait raison."

Et les efforts déployés par la fondation ne se sont pas arrêtés à une augmentation du nombre de lit, du personnel ou des salaires, cela serait sans compter la modernisation d'une partie des infrastructures, de la totalité des machines (dont certaines coûtent pourtant plusieurs millions de drachmes), l'agrandissement du parking de l'Hôpital pour faciliter l'accès à ce dernier, ainsi que de nombreux autres aménagements. "C'est à croire qu'ils ont des fonds illimités", en rit madame Lefeuvre avec nous : une réflexion qui n'est peut-être pas tout à fait fausse, la fondation étant actionnaire du Consortium Hélia Alienov Tellary à hauteur de 5%, elle bénéficie de très larges dividendes lui permettant d'assurer sa mission philanthropique avec succès. Et qui explique, par ailleurs, que le prix des prestations ait pu être divisé par deux à trois (voire réduit à néant pour les patients les plus démunis) dans le même temps que les salaires étaient augmentés : prouesse financière que celle-ci, permise, nous confie Ambre Alienov, créatrice de la fondation (bien qu'elle n'y assume plus aucun rôle autre que donatrice depuis des années), par les "très bons résultats du Consortium cette année, notamment du fait de la coopération avec Messalie".

"Je n'ai jamais été aussi heureuse, ni aussi en confiance pour l'avenir du secteur médical à Messalie", conclut Solène Lefeuvre à l'issue de cet entretien et visite de l'Hôpital de la Timonerie. Voilà qui en dit long sur l'excellente santé, quasi-renaissance, du secteur médical messaliote, à rebours des discours alarmistes sur l'effondrement des services de proximité annoncée par les partis extrémistes (que nous ne citeront pas, mais que nos lecteurs reconnaîtront aisément...).

Vive la Nouvelle Messalie ! Que resplendisse la Perle de l’Espérance !

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Le Temps, quotidien italien conservateur.

Virginie Desclays, la seconde derrière Almirante au P.C.D. Kolinda Grabar-Kitarović, ex-présidente de Croatie (vous croyez qu'elle venait d'où pour avoir un nom aussi imprononçable ?)

Quand clémence rime avec condescendance…
Rediffusion du discours de Virginie Desclays.
"Hier, Monsieur Fabien Tourniquet ainsi qu’une meute de militants communistes se sont réunis dans une « table ronde méssaliotte » ; dans cette activité prétendument démocratique ; où excepté quelques passants intrigués par ces chefs d’entreprise velsniens se prenant pour des révolutionnaires, la majorité des spectateurs étaient des partisans du tout nouveau Parti Eurycommuniste Messaliotte, bon nombre de propositions furent déclamées dans un court monologue de Monsieur Tourniquet qui affirmait « ne pas avoir peur de demander l’avis de la population » tout en évoquant la désastreuse situation des services publics messaliottes. Si comme tout bon politicien, Monsieur Tourniquet fait passer une réunion entre militants pour un grand débat où l’intégralité de la population messaliotte est invitée à prendre part ; exceptée, évidemment, les classes moyennes supérieures et la bourgeoisie. Il a néanmoins déballer plusieurs propositions tout à fait intéressantes où le vol est érigé en système et la kleptocratie communiste en idéal de la société socialiste. Dans sa ligne de mire, les hôpitaux privés.

Sur ce point là, il est tout à fait exact que le Parti Chrétien-Démocrate soit en parfait accord avec le P.E.M. Comme, avec bons nombres de partis politiques, par ailleurs, plusieurs secteurs doivent êtres renationalisés. En priorité l’éducation, la santé et la défense. Ces trois secteurs là sont les clefs de voûte de notre société, les pouvoirs régaliens de l’État. Et ce dernier se doit d’exercer un véritable contrôle sur ces domaines centraux ; ce sont ceux qui protègent, ceux qui élèvent, et ceux qui soignent qui maintiennent notre société dans la civilisation. Sans systèmes de soin performants, sans la protection de nos citoyens et de nos frontières, sans l’élévation du niveau intellectuel, il est impossible et même inconcevable d’essayer de parler de croissance économique. Et à partir du moment où un fond d’investissement privé philanthropique réussit là où l’État en personne a échoué, c’est que la gestion des services publics est devenue un véritable Titanic. Là où Eurycoptère s’agrandit dans les mains de groupes privés ; c’est que la Défense nationale est devenue un échec cuisant. Là où les facultés de physiques nucléaires dirigées par des groupes privés sont plus performantes que les universités publiques c’est qu’il y a un problème. On ne peut qu’être effarés de savoir que même l’Église est obligée de subvenir aux besoins vitaux de la population parce que l’État a échoué dans sa mission. C’est là la stricte vérité ; le service privé réussit mieux que le service public à fournir des soins accessibles et adéquats ! Dès lors il faut arrêter de vilipender les investisseurs et philanthropes étrangers et nationaux par ce qu’ils ont agi avec humanité et charité ! Il faut pour ce faire, dépasser cette périmée caricature du méchant qui possède tout et du gentil qui est exploité, se poser les bonnes questions.

A savoir pourquoi la main invisible du Marché a mieux réussi que l’État dans un secteur aussi lucratif ? Je pense que le plus grand échec de l’État à l’heure actuelle, c’est le manque d’investissements dans le secteur public. Nationaliser à tour de bras comme un compulsif possédé par l’envie d’exproprier ne suffira jamais. Il faut se poser de vraies questions et y apporter de vraies réponses ; si l’État à failli dans ses fonctions régaliennes, c’est par ce qu’il n’a pas assez investi et qu’il n’avait aucune envie de conserver le système de santé et d’éducation public en les condamnant à être rachetés. C’est là le véritable problème ; le manque d’investissements et non les cliniques privées. Par ce que les secondes sont une conséquence directe des premiers et que dans ce cas-ci, on ne fait que poser un sympathique sparadrap sur une plaie béante ; nationaliser des hôpitaux privés ne sert à rien ; ils seront eux-aussi vouer à sombrer si on ne les entretient pas ! On oublie bien souvent de rappeler que c’est grâce aux capitaux étrangers que les messaliottes peuvent encore avoir accès à des soins (à des prix variés mais pas nécessairement exorbitants, comme le montre l’Hôpital de la Timonerie) efficients ! Les grands fautifs sont faciles à désigner ; c’est les Flavoni et les Tomarel, ce sont eux qui ont disséqué notre service public ; et non pas les étrangers. Ce sont les politiques de libéralisations, de privatisations et de dérégulations qui nous ont mené à cette extrémité ; à voir la Peste Rouge nous délivrer de Peste Noir. Ce sont eux les criminels, pas les investisseurs étrangers, qui étrangement, s’en sortent bien mieux que l’État lui-même !

Pour ma part, je ne rejetterai pas la faute sur l’État ; en théorie c’est un outil fantastique qui permet de faire la grandeur des nations. Seulement, lorsqu’il tombe en de mauvaises mains, comme dans la philosophie aristotélicienne, il dégénère. Ici, l’État devient l’outil des Grands pour les Grands, le moyen d’accomplir les lubies des magnats au détriment des citoyens. Alors que l’État devait profiter à tous, il a fini par profiter aux élites des Réformateurs. Une oligarchie s’est emparé du Bien collectif, à savoir ce qui appartient naturellement au peuple. Je pense même que l’on devrait augmenter le nombre de fonctionnaires ; il nous faut plus de professeurs, de médecins, de soignants, de policiers et de militaires. En clair, plus de services publics qui eux seront directement gérés par le Directeur à la santé, à l’intérieur et à l’éducation. Qu’il y ait des entreprises privées dans ces domaines là n’est pas un problème ; une clinique privée en zone rurale se montre bien souvent plus efficace que les hôpitaux publics dans les-dites zones, en revanche ça devient problématique lorsque le citoyen est obligé, forcé, de se soigner dans le privé. Ce n’est plus une alternative que l’on peut-être libre de refuser, mais une nécessité car il n’y a pas d’autres choix ! Car le service public, comparé au service privé, c’est des prix fixés par l’État et donc des soins qui peuvent êtres gratuits, c’est la sureté d’avoir de bons soins. C’est pour cette raison qu’il faut conserver un service public fort dans ces domaines là ; pour que le choix du privé reste une alternative et non une obligation.

Reprocher aux entrepreneurs d’investir dans la santé se rapproche d’une mauvaise blague ; c’est la preuve même qu’on ne connaît même pas les bases de l’économie ! Là où il y a une demande, il y aura une offre surtout dans nos sociétés libérales. Si l’État ne peut répondre à la première, les chefs d’entreprises s’en chargeront. C’est l’un des fondements même du Marché. Et ce « vol » que dénonce avec vigueur l’équipe de militants rouges écarlate n’est rien de plus que l’application d’une loi universelle. Là où il y aura un manque, des hommes industrieux se précipiteront pour y répondre, non sans se dédommager. C’est la base même de l’économie ! Dans ce cas-ci, Tomarel a vendu nos services publics, les investisseurs ont acheté. Ce n’est pas du vol, c’est une transaction. Seulement, le vol ici c’est de savoir que les citoyens messaliottes paient tout autant d’impôts pour un service qui n’existe pas. Évidemment, ce simple constat n’a même pas effleuré l’esprit des Communistes tellement que l’augmentation des impôts est le premier moyen qui leur vient à l’esprit pour faire raquer ceux qui ont eu le malheur de combler une demande à laquelle l’État n’a pas daigné répondre. Pour cela, rien de plus simple qu’une démonstration par l’absurde. Imaginons, que comme le communisme, les lois du marché seraient de vagues formulations utopiques sans conséquences. L’État décide de mettre en vente les hôpitaux pour se financer, et pour faire des économies en coupant dans les dépenses, et malheureusement aucun investisseurs n’achète ces dits hôpitaux. Dès lors que se passe-t’il ? Tomarel, prit de remords, décide de refinancer les hôpitaux ? Comme c’est mignon… Dans un monde plus exact, ces hôpitaux sont tout simplement fermés ! Formidable n’est-ce pas ? Il n’y a pas de méchants investisseurs prêts à fournir un service, même hors de prix, pour répondre à la demande de soins ! Dès lors, et bien dommage pour les 5 % de la population qui font une crise d’appendicite, qui font des arrêts cardiaques et les accidentés, mais heureusement le plus important est sauf ; la santé reste un bien commun, inexistant certes, mais commun ! Et puis, pourquoi nous arrêter simplement à la nationalisation des hôpitaux ? Pourquoi ne pas nationaliser les médecins libéraux directement ? Je pense que cette seule démonstration réussit à expliquer pourquoi il est inutile d’en vouloir à ceux qui ont racheté des hôpitaux. Surtout lorsqu’on sait qu’ils ont menés d’important travaux de rénovations et fournit de nouveaux postes… L’un des avantages de jouir de fonds illimités…

Par ailleurs, pourquoi se montrer si ironique et agressif avec ceux qui font de la charité ? Reprocher à l’Église catholique de construire un hôpital, c’est comme reprocher au Secours Catholique d’aider les démunis ! Faire de cette aide généreuse un acte de dédain est à mon sens incompréhensible. À ce que je sache, on ne reproche pas au réseau de médecins communistes de faire des visites médicales gratuites avec supplément endoctrinement et clientélisme électoral ! Alors pourquoi en vouloir à l’Église par ce qu’elle accomplit ce pourquoi le Christ l’a crée ? À savoir aider les pauvres ! Et de balancer ça comme si c’est une indignité ? Ô tempora Ô mores ; comment l’Église ose t’elle aider ceux qui en ont besoin ! Et pire encore, faire passer ça pour une fleur qui leur est accordé ! Et pourtant, Monseigneur l’archevêque d’Ayx le dit très clairement : « Si l’Église doit arriver à de telles extrémités [à savoir financer la construction d’un hôpital catholique], c’est qu’il y a quelque chose de pourris dans ce gouvernement qui vends des hôpitaux comme s’il s’agissait de locaux désaffectés. ». L’Église, encore une fois, vu que pour certains coprophages ce n’est pas encore acquis, la charité consiste à aider sans attendre de reconnaissance en retour. Ce n’est pas de la pitié, un moyen de se faire bien voir, mais seulement un acte d’humanité désintéressé. Ah non, j’oubliais, mieux vaut essayer de clientéliser les masses en créant un réseau de médecins, après tout, certains vendent des services contre des sommes d’argent, d’autres y préfèrent le vote ! La charité chez les communiste c’est pas la même ! Alors que le Secours Catholique agit pour le bien de tous, sans bannière politique, au nom de l’Amour universel et des valeurs que le Sauveur nous a enseigné, d’autres, préfèrent gagner du temps et balancer tout ces beaux principes aux ordures et les vouer aux gémonies pour y substituer un électoralisme militant grossier et insultant pour l’Humanité ! Ce que l’Olivier a fait avec les « Restos de la Race », le P.E.M le poursuit avec « Solidarité santé », mais pour eux, c’est plus ou moins le même principe que le Secours Catholique, sauf que comme l’Église n’est pas gentille du tout, sa générosité est de la pitié ! En revanche, leurs médecins agissent au nom de tous par un amour purement désintéressé ! Vous saississez la grande différence, n’est-ce pas ? La bonté à l’état pur est du mépris, l’endoctrinement de l’aide solidaire.

La position du Parti Chrétien Démocrate est simple ; qu’il y ait des cliniques privées n’est pas un problème, que le Messaliotte soit obligé de prendre rendez-vous dans le privé par ce qu’il n’a pas d’autres options est un crime. Et Madame d’Almirante, fidèle à sa doctrine ; « restaurer et édifier » est claire ; « Il faut reconstruire le secteur public ». ça passe par l’éducation (voir mon précédent article), mais aussi par la santé et la défense. Là où Tourniquet a raison, c’est que la clinique privé est avant tout temporaire, un système basé sur le modèle messaliotte est voué à tomber dans les dérives du marché, une augmentation subite des prix, des cliniques inefficaces et à terme une dérégulation complète du code de déontologie des médecins. Il est évident que même si l’aide que nous apportent l’Ordre des Camiliens et et le fond Alienov, on ne peut pas se contenter d’un tel système, c’est du temporaire, de la bricole. Et puis la petite centaine du lit de cette nouvelle clinique appartenant à l’Église, c’est certes louable, mais un hôpital ça coûte cher et je pense que cette solution va vite devenir un véritable fardeau pour l’Église messaliotte. Ainsi, il est clair que l’État a échouer, ou du moins que Tomarel a tout détruit. Il faut pour ce faire, restaurer et édifier ! De nouveaux hôpitaux doivent être construits, des hôpitaux devront être rachetés, de nouveaux lits devront être établis. Si nous voulons une Messalie prospère, il faut une Messalie saine et des messaliottes en bonne santé. Comme d’habitude, il va falloir payer ; seulement deux choix s’offrent à nous ; la dette ou l’impôt.

La première option peut certes faire peur, mais il ne faut pas oublier que c’est un choix courant de nos jours ; la dette c’est plus ou moins le carburant qui fait tourner l’économie tanskienne ; et pourtant Tanska n’est pas à deux doigts de la faillite budgétaire. Tout comme l’Antérinie, la huitième puissance mondiale est modérément endettée. Une dette maîtrisée permets de financer de grands travaux, de financer de véritables systèmes publics ; la santé, l’éducation et la défense. Avec un endettement d’un milliard de drachmes, nous pouvons moderniser bons nombres d’hôpitaux et même en reconstruire, voire en racheter d’autres ! Avec notre bonne croissance économique, nous pourrions même négocier des prêts à 0 % ! Vous imaginez ce que l’on peut faire avec seulement un milliard de drachmes ? Pensez aux hôpitaux, aux écoles, aux commissariats que nous pourrions construire, aux centaines de fonctionnaires que nous pourrions engager pour fournir de véritables services publics efficaces qui seraient utiles à tous et devrait bénéficier aux moins aisés ; autrement dit à la classe moyenne et aux classes populaires.

La seconde option, fait aussi peur ; c’est l’impôt. Et ça le Parti Chrétien Démocrate que je représente refuse de se permettre d’augmenter arbitrairement la charge fiscale d’une classe ; surtout pour ce type de services qui se doivent d’être universels et donc profiter à tous, autrement dit, qui doivent être financés par tous. Que les plus aisés (classe moyenne supérieures et classes bourgeoises) participent plus massivement à l’effort fiscal nécessaire pour la restructuration du service public n’est pas un problème, qu’ils soient les seuls à le financer est injuste et même immoral ; c’est ce qu’on appelle du vol ; la tyrannie de la majorité. On ne le rappelle pas assez, mais les entrepreneurs ne sont pas des monstres, ce ne sont pas des criminels sociaux en puissance, c’est eux qui financent nos entreprises, qui emploient nos concitoyens, qui font tourner notre économie. Et pourtant, ce sont les premiers qui sont accusés lorsque tout va mal ; les boucs-émissaires de la société toute entière, les fautifs à punir et à exproprier, voire à exterminer. Et pourtant, si vous pouvez payer vos factures, vous acheter des vêtements, vous nourrir c’est bien parce que les entrepreneurs vous emploient, c’est bien parce que l’État vous paie grâce aux impôts sur les sociétés ! Aux services universels il faut un financement universel ! C’est la base même de la justice sociale. Pourtant, je sais tout aussi bien que vous que voir subitement augmenter ses impôts, même pour des choses si utiles, comme un système de santé proposant des soins en partie remboursés par l’État, n’est pas une chose facile. Surtout pour les classes moyennes et populaires, à l’affût des moindres augmentations d’impôts et du coût de la vie. C’est pour ça, mesdames et messieurs, que si le Parti Chrétien Démocrate gagne ces élections un référendum sera organisé ; cette fois-ci, vous ne serez pas uniquement sollicités pour dire oui, mais pour que vous vous exprimiez.

Vous choisirez directement entre ces deux options ; la dette ou l’impôt universel pour financer nos services publics. Le consentement à l’impôt est une chose capitale, nous promettons déjà d’augmenter partiellement les impôts pour l’école public ; même si cette hausse concerne moins de 5 % de la population et qu’elle sera, à terme utile à tous les Messaliottes, c’est déjà trop. Le consentement à l’impôt est la base même de la démocratie, et nous estimons que forcer certains à payer pour tous c’est du vol. Et si l’on y regarde de plus près, la démocratie est née avec le consentement à l’impôt ; la Magna Charta de Cartarad et les Cortès d’Antérinie ont été institué pour permettre aux contribuables de décider souverainement s’ils voulaient augementer leurs contributions à l’État, et ces Cortès et Parlements donnèrent vie aux Chambres législatives et déclenchèrent des révolutions qui amenèrent la démocratie. C’est ce consentement à l’impôt que nous cherchons à retrouver et il passe nécessairement par la consultation populaire. C’est ça la démocratie ; la mobilisation du peuple tout entier pour qu’il décide sur un sujet qui le concerne directement, pour qu’il décide souverainement de ce qu’il est prêt à débourser pour le Bien commun, ce qui lui profitera directement. Pas besoin de séances de propagandes dans des « tables rondes » ou des intellectuels dissertent autour de leurs adeptes dans d’interminables monologues et qu’ils appellent ensuite ça la « démocratie ». Nous nous préférons le concret à ces démonstrations digne de ces villages de toc que fit construire Pomtenkine pour montrer les « réussites » économiques de la tsarine Catherine. À la différence près que les Grands déguisés en paysans sont des militants. Car la démocratie c’est pas la majorité qui oppresse les minorités ; c’est le peuple tout entier qui travaille de concert à la recherche d’un Bien commun. Et c’est bien plus que quelques gardes rouges assassinant d’honnêtes commerçants pour ensuite placer des intellectuels aux commandes !

Si nous sommes bien évidemment d’accord avec le P.E.M sur certains points ; la nécessité de se doter d’un véritable service public qui puisse subvenir aux besoins de tous à des prix abordables. Nous sommes bien plus circonspects à l’idée d’exproprier. Comme nous l’avons remarqué plus tôt, ce que font les Wanmiriens et les entrepreneurs messaliottes n’est pas du vol, mais seulement ils répondent à un besoin, à une demande. Ce n’est pas comme si un oligarque leur aurait confier un secteur gratuitement, en remerciement de quelques bons et loyaux services. Ces secteurs ont été achetés. Les voleurs ici, ce ne sont pas eux, c’est le gouvernement Réformateur qui s’est donné le droit de jeter aux ordures notre service public ! Dès lors à mon sens, si l’on doit reprendre ces hôpitaux, c’est en les rachetant. Voler des voleurs n’est rien d’autre que la justice, voler un commerçant n’est rien d’autre qu’un crime. L’expropriation n’est pas une solution, mis à part pour lancer un énorme symbole signifiant ; « Bonjour l’O.N.C, on est décidé à mettre péril le commerce local ! » et pousser les industriels étrangers à se retirer vers les États voisins ; pire encore, à faire tomber une économie encore fragile, malgré l’impressionnante croissance que nous avons connus ces derniers temps. Et là, dépassons les simples clichés du style « ah bah c’est bon c’est des Bourgeois ! » mais arrêtons nous cinq minutes et cherchons à savoir qui paie l’entretien des industries, le salaire des ouvriers, qui finance la modernisation des entreprises… C’est pas l’État, vu qu’il est déjà incapable de faire tourner correctement le service public ! Ce sont ces mêmes bourgeois que l’on cherche tant à dénoncer qui font tourner notre croissance. Si on leur vole leurs entreprises, c’est mettre au chômage des centaines voire des milliers de personnes, des milliers de prolétaires vont se retrouver sans le sous ! Ne parlons pas non plus des petits boutiquier, qui tente de survire aujourd’hui et qui verront du jour au lendemain des syndicats ouvriers leur dicter leurs choix avant de voir l’État décider arbitrairement de les exproprier ! Cette rhétorique là n’apporte qu’une chose ;la division, la haine et la violence, cet illusoire et temporaire répit à un déclin moral permanent !

La seule solution pour éviter de voir ce pays sombrer en dictature n’est pas voir la Peste rouge nous délivrer de la Peste noire, c’est la fraternité, c’est la solidarité, c’est la démocratie et non l’oppression arbitraire d’un groupe d’hommes qui estiment représenter une race ou une classe. La seule solution, c’est la consultation populaire sur l’impôt, la seule solution c’est de restaurer ce que Flavoni a détruit. C’est d’édifier sur ce qui a été réparé. Et pour l’heure, pour cette prochaine mandature, l’objectif sera de relever ce que Flavoni et cie on abattu ; de faire revivre, ou devrions-nous dire, de ressusciter le système de la santé, de la défense et de l’éducation pour redonner vie à un véritable système public à des prix abordables !"

Virginie Desclays.
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Le Temps, quotidien italien conservateur.

Elisabteh d'Almirante en tête pour dénoncer les dérives autoritaires de l'Olivier // Huguette Bello en manifestation à la Réunion.

Plusieurs manifestations éclatent à Ayx-en-Garance.

Ce mardi 24 juillet une vague de manifestations submergea la mairie d’Ayx-en-Garance. Les manifestants, avant tout organisés et menés par plusieurs meneurs du camps Chrétien-Démocrate. L’ex citadelle tombée, il y a peu, dans les mains de l’extrême droite, montre encore des signes bleutés avec ces manifestations massives encadrées par des militants du P.C.D qui s’opposent à la fermeture del Horizonte, l’un des quotidiens messaliottes qui fait la une avec Il Tempo et qui diffuse les diatribes d’Elisabeth d’Almirante, la Matriarche. À cette dénonciation de dérives autoritaires manifestes et d’atteintes à la liberté d’expression, plusieurs revendications s’y greffent ; la stagnation économique d’Ayx et sa perte d’attractivité figure en haut de la liste. Par ailleurs, plusieurs opposants personnels à la nouvelle maire, Estève Claudel, qui n’a pas la stature d’Almirante sont aussi au rendez-vous.

Trois jours plus tôt, l’Olivier avait annoncé la fermeture temporaire des locaux du média d’opposition d’El Horizonte, qui était connu pour son parti pris en faveur des Chrétiens-Démocrates avec le Temps. Suite à cet arrêté municipal, le P.C.D a émis plusieurs requêtes, d’abord à l’adresse du Directoire, et ensuite à l’adresse de la Cour Suprême en insistant sur le fait que cette fermeture subite, en pleine campagne électorale est tout bonnement anti-constitutionnelle vu qu’elle revient à priver un parti d’une tribune à un moment crucial, d’autant plus que cette dernière s’est illustrée à de nombreuses reprises pour son opposition vis à vis du parti d’extrême droite qui avait déjà tenté de le faire taire par le passé, initiant une nouvelle controverse pour ce parti connu pour ses accointances avec des mouvances pro-fascistes comme le Comité Sigmund Kohl, présent aux premières loges lors du discours de « Toto la Tatane ».

En trois jours, les militants du P.C.D ont écumé la ville pour exciter la sourde opposition vis-à-vis de la maire et de son parti ; la censure de l’un des quotidiens les plus lus n’a fait qu’exploser un ressentiment enfouit depuis la victoire oliviériste aux municipales tandis que plusieurs points de ralliements furent annoncés sur les réseaux sociaux et un point de rendez-vous fut fixer en centre-ville. En tout, trois points furent retenus et convergent tous vers le centre-ville ; après avoir averti la mairie et obtenu son autorisation express la manifestation était lancée. Sous l’oeil des policiers, plusieurs milliers de manifestants descendirent dans les rues au nom de la Liberté d’expression et de l’anti-fascisme.

En tête de ces trois cortèges convergeant vers un même but ; trois figures majeures des Chrétiens Démocrates ; Virginie Descays, la seconde chez les modérés derrière Almirante, Louis Vaugier et bien entendu Elisabeth d’Almirante ; la matriarche, la cheffe dorénavant incontestée du P.C.D depuis son engagement très clair à l’égard de l’Olivier. Encadré par plusieurs cordons de police et organisés par plusieurs militants du P.C.D, cette manifestation, l’une des premières de l’année organisée par le parti de droite modérée, arbore un caractère pacifique ; loin de la violence des radicaux et des drapeaux noirs les défilés sont calmes ; l’objectif est clair ne pas donner à l’Olivier un prétexte pour disperser les manifestants à coups de matraques.

« Tu ne nous feras pas taire ! » scandent en boucle les manifestants ; menées par des figures si connues des Chrétiens-Démocrates ; Almirante en tête profite de ces bains de foules, si rares depuis sa débâcle aux législatives. Son grand sourire, son regard déterminé sont ces outils qui lui permettent d’être populaire ; chaleureuse et aimable elle serre la main et discute avec les manifestants ; échange compliments et réponds aux critiques des rares opposants venus débattre. Loin de montrer une figure abattue, elle représente la droite anti-fasciste ; tolérante et ouverte, conservatrice et chrétienne. Fière et humaine. Dépassant la morgue des intellectuels et le dédain des autres formations politiques. Pendant les manifestations nous avons interrogés plusieurs dizaines de personnes ; de tout bords et de toutes classes ; et il apparaît clair que pour beacoup la Liberté de Presse n’est pas le seul sujet qui les concerne :

Jacques : « Vous savez, depuis la victoire de l’Olivier, mon chiffre d’affaire a baissé de 15 % ; sous le mandat d’Almirante on avait plein d’investissements étrangers ; mon entreprise de construction tournait à plein régime ; j’ai même pu engager une dizaine de personnes pour m’aider sur les chantiers. Seulement voilà ; ils ont peur de l’Olivier, et la nouvelle maire elle ne fait rien ; on sait même pas si elle pense à construire des trucs, maintenant je suis obligé de virer un apprenti vu que j’ai plus de clients étrangers qui payaient bien. J’ai hâte que d’Almirante revienne, même si tout n’était pas parfait, je pouvais au moins agrandir mon entreprise. »

Aux difficultés économiques, qui cassent l’élan d’une ville qui se voulait prospère sous le mandat de la Matriarche, des remontrances sociales émergent ; une jeune mère témoigne :

Joëlle : « En votant pour eux, je pensais qu’il allait y avoir de véritables activités qui rappellent les traditions chrétiennes, mais à part une obscure fête des fantômes, rien n’a été fait. J’ai été convaincue par le discours de Régis Tomaso ; il disait que qu’« on est de bons chrétiens » et que la « Messalie est chrétienne » et puis, sous le mandat du maire, j’ai l’impression que rien n’a été fait pour préserver le peu de spiritualité qui restait dans la ville ; et puis finalement j’ai vite déchanté avec leurs conférence des maires conservateurs où ils ont dit que la Messalie était « laïque », et là j’ai compris une chose, c’est que lorsqu’ils mettaient en avant les racines chrétiennes de Messalie, c’était uniquement pour siphonner les voix du P.C.D, ils nous ont vraiment pris pour des abrutis, et on y a cru. »

Et bien entendu, le centre même de cette manifestation, la liberté d’expression que l’Olivier bafoue allègrement en se drapant de l’illusion républicaine et de la légalité en y prétextant une « urgence » sanitaire pour repérer de l’amiante dans les locaux… Une désinfection qui dure bigrement bien longtemps vu qu’elle prends environ deux mois, soit le temps des campagnes législatives, privant ainsi l’opposition d’un média, et d’une voix ; pour Maxime, le constat est clair et limpide :

Maxime : « L’Olivier essaie d’étouffer l’opposition, c’est évident. Ils sont vraiment complètement fous. Et puis cette inspection sanitaire, c’est de l’escroquerie ! Et pourtant c’est logique ; l’Olivier c’est le fascisme avec un costume cravate qui se la joue proche du peuple, pourtant mis à part casser des bras et placer des centrales nucléaires étrangères , ils ne font pas grand-chose. Franchement, ça fait du bien de voir qu’il y en a qui vibrent encore pour la Liberté d’expression et nos valeurs républicaines. »

Et Almirante n’entends pas rester sur cette lancée, elle appelle tout les partis, de droite comme de gauche à manifester contre l’autoritarisme et à dénoncer le fascisme oliviériste. Une vague de manifestions risque de se produire d’ici les prochaines semaines…

Edouardo Liclay.
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Publié le 29 juin 2016 à 20h54 par Thierrus Bretongue
LES RÉFORMATEURS, CHAMPIONS DE L'ÉCONOMIE ?

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« Nous avons engagé le pays dans une voie de redressement », assure Antonius Léautrompe, jeune directeur de l'Intérieur et figure en vue de la majorité. A l'occasion de la publication des chiffres du ministère chargé du recensement social et électoral, celui qui assure la gestion de la sécurité publique affirme avoir la preuve de l'efficacité économique et sociale des mesures engagées par le Directoire depuis 2015. Après le désastre de plus d'un demi-siècle d'hégémonie républicaine sur Messalie, les réformateurs avaient été plébiscités à l'issue des réformes de la Troïka. Lutte contre la corruption, transparence de la vie politique, assainissement des finances publiques, amélioration du niveau de vie, relance de la croissance, libéralisation et passage à une société moderne ; « nous tenons nos promesses », estime le jeune ministre au service du Premier-Directeur Léandre Garras de Tomarels.

En matière de lutte contre la délinquance financière et la corruption, le ministre de l'Intérieur a affiché un bilan positif ; selon les statistiques de la police, « le nombre d'infractions constatées au sein de l'administration n'a jamais été aussi bas » depuis la suspension des pouvoirs d'Edouard Laurens Soledano, en janvier 2012. Un crédit qui est à mettre à la charge du Directoire ; « nous avons créé 5000 postes d'officiers de police judiciaire depuis 2015 », ce qui faciliterait le travail d'instruction et de répression de la corruption. Par ailleurs, une législation beaucoup plus contraignante semble avoir réduit les abus en matière d'infraction sociale et fiscale. « Nous avons réformé récemment la Loi du Commerce, qui évite les trafics en tous genre », des cigarettes aux réacteurs nucléaires frelatés, ainsi que des usines saupoudrées au hasard et financées par de l'argent magique. « Les choses marchent comme sur des roulettes », conclut, bonhomme, le directeur Léautrompe, pointant au passage que l'incarcération de l'ancien Premier-Directeur Alexandre Nagy-Bocsa prouve la probité de la justice : « rares sont les pays au monde qui ont une justice capable d'appliquer la loi contre ceux qui ont occupé les plus hautes fonctions. » Un petit tacle à l'ancien chef du Directoire entre 2007 et 2011, condamné pour corruption et détournement de fonds publics dans l'affaire de la Banque océane. « L'air est à nouveau sain » à Messalie, espèrent les pouvoirs publics, bien que le spectre de la mafia hante encore les quartiers portuaires de la capitale.

« Nous avons développé le pays d'une façon inégalée depuis les années quatre-vingt. » Dans sa lancée des bons chiffres de la criminalité, le ministre chargé du recensement social a annoncé un précieux sésame pour la crédibilité politique des réformateurs : selon le département public, le chômage aurait baissé de deux points en 2017, passant de 17 % à 15 % de la population active. « Plus de 150 000 emplois ont été créés dans les trois dernières années », déclare ainsi Antonius Léautrompe, qui fait valoir un argument essentiel de son parti, et l'une des grandes causes du triennat. « Sous la conduite du Premier-Directeur, nous avons relancé la croissance de manière significative. » Les chiffres de Mondus, un centre de données géré par le Drovolski, font état d'une croissance du PIB de 13,8 % en 2017, ce dernier ayant supposément dépassé les cent cinquante-milliards de dollars internationaux avant le début de l'année 2018. Une relance de l'activité qui a été perçue par les Messaliotes, dont le pouvoir d'achat a légèrement augmenté, avec des disparités en fonction des classes sociales ; les associations gauchistes dénonçant l'accaparemment des progrès du revenu national par la tranche supérieure des salaires, au détriment des tranches de revenu plus basses.

« Messalie est aujourd'hui un acteur incontournable en Eurysie », et, selon des chiffres encore pas complètement vérifiés, la première place d'investissements directs à l'étranger (I.D.E.), détrônant le Wanmiri ou encore la R.A.C. de Cramoisie. Le ministère de l'Attractivité économique, dont le chef, Etienne Mitsar, vante sans répit les bienfaits de la libéralisation, de la privatisation et de la dérégulation financière, annonce ainsi que des secteurs clés de l'économie ont reçu d'importantes devises internationales ; c'est le cas dans l'agriculture, avec près de 33 milliards de statères investis au titre des I.D.E., notamment en provenance de la puissance voisine, l'Antérinie ; le secteur des médias a également été fortement investis par des capitaux étrangers, ainsi que ceux de la santé (15 milliards de statères), de l'aéronautique-aérospatial (16 milliards) et de la culture (15,5 milliards). « Messalie développe sa place au sein des chaînes de valeur de l'exploration spatiale et du développement technologique », veut croire un expert local, selon lequel « EURYCOPTER est un fleuron qui retrouve déjà de l'éclat » après des décennies difficiles. Le constructeur aéronautique, spécialisé dans la production d'hélicoptères, a récemment livré un porte-hélicoptères complet, dont le niveau technologique lui permettrait d'assurer une présence maritime déterminante pour la sécurité nationale. « C'est aussi un argument commercial important pour exporter notre matériel », estime le directeur de l'Intérieur, qui compte beaucoup sur un rééquilibrage de la balance commerciale en armements pour faire avaler ses doléances considérables en matériel pour la gendarmerie. L'année 2018 a ainsi commencé avec de grosses commandes de véhicules blindés, formulée à la société Benca basée en Alguarena, qui n'a toujours pas assuré la livraison de ces équipements essentiels. « Nous restons en lien constant avec Benca », assure à la presse Antonius Léautrompe. « Nous sommes un client sérieux, nous trouverons bientôt une solution. »

D'un point de vue social, les réformateurs espèrent aussi convaincre les Messaliotes du bien-fondé de leur politique, malgré la chute brutale de la majorité dans les enquêtes d'opinion à l'issue de la Grande Loterie de Messalie. « Les gens ont été choqués par la distribution de trésors nationaux », comme la concession aurifère de Carelliac, gagnée par les Castelage de Carnavale, ou l'île fabuleuse de Paradès, décrochée par la wanmirienne Ambre Alienov. « L'Olivier », mouvement d'opposition populiste et nationaliste, en a fait un cheval de bataille essentiel pour écorner l'image du Directoire auprès du grand public. « "Capitaliste", "propriétaire" et "bourgeois" sont redevenus des anathèmes », déplore un député réformateur, qui estime que « "L'Olivier" pave la voie du pire : l'eurycommunisme. » Bien que la perspective de voir la République de Messalie renversée par les régiments loduariens semble lointaine, certains commencent à s'inquiéter de constater un gouffre croissant entre les statistiques officielles et les intentions de vote. « Les législatives sont super mal parties », craint un conseiller stratégie du Premier-Directeur, qui appelle à « résoudre le déficit intellectuel » de la population par de la « pédagogie. » Par ailleurs, le Parti réformateur semble également fébrile à l'approche de l'échéance. Si Léandre Garras de Tomarels n'a pas encore confirmé son souhait de briguer un second mandat en conduisant la liste de son parti aux élections, Antonius Léautrompe a redit « toute sa fidélité » au chef du Directoire. « Le parti compte plein d'ambitieux », juge le conseiller, blasé ; on rappelle en effet que l'actuelle directrice des Affaires étrangères, Ophélie Veycin de Causans, brigue la présidence de l'Union Mondiale Libérale ; « elle s'assure un autre strapontin avant la déroute », persifle une mauvaise langue à l'extérieur du parti. Mais il faut se souvenir de la dissidence locale de la maire de Callinople, Sophie Jouasseings, pour créer un tableau peu propice à une réunion de famille apaisée alors que les vents contraires se mettent à souffler. « L'économie est la mère des batailles », déclare Antonius Léautrompe, qui veut croire en « la bonne étoile du Premier-Directeur » ; selon lui, « les Messaliotes seront reconnaissants » des efforts de Léandre Garras de Tomarels et de ses équipes pour redresser la barre d'un pays qui, il y a dix ans de cela, était promis à l'abîme.

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Le Temps, quotidien italien conservateur.

Elisabeth d'Almirante durant son discours//Huguette Bello durant les Législatives.


« On m’accuse de jouer contre les femmes alors que je les soutiens ! »
La visite d’Elisabeth d’Almirante dans un foyer pour femmes battues.

La semaine dernière, la présidente du Parti Chrétien Démocrate était partie en visite surprise dans un foyer pour femmes cherchant à fuir l’emprise de leurs époux ou de leurs conjoints ; certaines étaient seules, mais la plupart avaient aussi dues ramener leurs enfants avec elles, craignant pour leurs sécurité et leurs conditions de vie si elles partaient sans eux. Durant cette visite, la Matriarche n’a pas chercher à politiser cette visite, son air gêné bien au contraire signifiait qu’elle n’appréciait pas de voir les journalistes la suivre. Alors que l’extrême droite se déchaîne contre elle à cause de sa féminité et de sa couleur de peau, la Présidente reste de marbre ; loin de prêter attention à ces vagues rumeurs, elle préfère « agir pour le Bien commun » et choisit de se présenter comme une femme forte et indépendante, presque virile, au lieu d’adopter une position victimaire et de chercher à être plainte. Durant cette visite particulièrement émouvante, la cheffe du parti a décidé de prendre parti pour ces femmes qui subissent le mariage et les fiançailles plus qu’elles ne le vivent ; pour ces femmes qui risquent leurs vies tout les soirs en rentrant à la maison ou pour celles-là encore qui doivent dépendre de leurs époux pour toutes les dépenses du quotidien. Dans cette descente aux Enfers, qui montre à quel point la Famille peut vite devenir une prison, Almirante ne manque pas de franc-parler, et n’hésite pas à dire clairement ce qui doit être dit. Devant, ce foyer pour femmes qu’elle a visité, devant les caméras, elle n’hésite pas une seule seconde à condamner ce qui doit être condamner, à dénoncer ce quoi doit-être dénoncer. Loin de chercher le consensus, elle n’hésite pas à prendre la défense de celles que la société a oublié ; elle n’hésite pas à dire d’un goujat que c’est un goujat.

« Ce que j’ai vu en entrant dans ce bâtiment de béton, ce que j’ai entendu dans cette bâtisse de pierre, aucune femme n’aurait à l’entendre. Ce qui m’a été raconté dépasse de très loin dans l’horreur ce que ces brochures dénoncent. Ces femmes qui vivent à l’intérieur de ces mornes constructions bétonnées ne sont plus simplement des femmes, mais des héroïnes ; celles qui subissent les coups et les injures sont ces illustres inconnues qui nous rappellent que la société a bien des progrès à faire et que la violence est malheureusement universelle. Pire encore, les derniers des sagouins sont ceux qui veulent se donner un air propre ; passer pour des anges en société alors qu’à la maison, chez leurs femmes, ils se comportent comme des monstres assoiffés de sang et de sexe. Ces créatures là, indignes de l’espèce humaine prennent plusieurs formes, ne sont pas nécessairement brutaux et n’en viennent pas directement aux poings. Certains sont des buffles, d’autres des serpents ; certains préfèrent cogner quand d’autres préfèrent manipuler. Et ces monstres là font bien plus de mal à la société que n’importe quelle autre classe ou groupe social ; ces criminels n’ont d’autres besoin que d’assouvir un maladif besoin de puissance ; ce sont des ratés et pour se rattraper, pour regonfler leurs égos, se convaincre de leurs forces, ils tapent, cognent et frappent. Puis, comme tout le monde, vont au travail, à l’église ou à la mosquée comme si de rien n’était ; de fil en aiguille ces « pardon de m’être énerver » deviennent plus courants, et les visites à l’hôpital pour ces infortunées aussi…

Cette violence, n’est pas le fait d’une certaine communauté ; ce ne sont pas uniquement les religieux qui frappent leurs femmes, j’ai bien vu des athées raconter que leurs maris, eux-aussi athées, s’en donnaient à cœur joie lorsqu’il s’agit d’abuser de leurs épouses. Ce n’est pas non plus une question de classes sociales ; Bourgeois et prolétaires ne sont pas particulièrement immunisés contre les violences domestiques ; que l’on porte un col blanc ou un col bleu, rien ne nous empêche de fracasser le crâne de sa femme contre la table si elle a mal cuit les pâtes ou si le café qu’elle sert est trop chaud. Il ne s’agit pas non plus de la couleur de peau ou des origines ; Blancs comme Noirs peuvent se transformer en monstres assoiffés de coups indifféremment de leurs ethnies. Cette haine et cette violence est universelle, transcende classes, races et pays. Elle est de partout ; 272.000(1) cas l’année dernière, et pourtant silence total de la part de la société. L’État doit protéger les plus faibles, les victimes, et pourtant il ne fait rien. Ces femmes là sont abandonnées, on essaie de les oublier ; de mettre ces cas sous le tapis, en espérant que ça ne fasse pas trop de vagues. La violence et sa dissimulation, loin d’être anecdotique est presque systémique ; qui prends en charge celles qui sont assez fortes pour fuir leurs époux violents ? Que se passe t’il dans les hôpitaux lorsque l’on se rends compte que certaines ont tendance à revenir bien trop souvent pour des « chutes dans les escaliers », pour des « accidents domestiques » ? Les symptômes toujours les mêmes ; côtes cassées, fractures, bleus… les réponses ; un simple sparadrap et tout va bien ! Cette pauvre femme pourra revenir quelques semaines plus tard après une nouvelle « dispute » qui a mal tourné, cet énième cirque avec ces excuses et une nouvelle journée à l’hôpital…

Mais si la Société se montre sourde à ces horreurs ; c’est par ce qu’elle refuse de les admettre. Et là est la grande tragédie de ce sinistre spectacle ! Comment oser reconnaître que certains, peut-être nos collègues de travail, nos collaborateurs, nos amis, nos fils et nos pères peuvent êtres si cruels dans leurs vies privées ? Et puis comment reconnaître que ces femmes, si souriantes, si aimables, un peu trop dociles et taiseuses puissent recevoir une raclée tout les soirs ? Comment accepter que son voisin puisse décharger toute sa rage sur sa conjointe ? Ce n’est pas une question de virilité ; quel homme peut se revendiquer courageux quand il laisse des hématomes à son épouse, la pauvre, qui lui est entièrement soumise ? Un vrai homme s’en prendrait à un autre homme ; un faible, une lopette, préfère se charger des proies faciles ; son épouse, sa sœur, parfois sa fille. Après tout, qu’est-ce qu’un enfant, qu’est-ce qu’une épouse face à son mari, tantôt alcoolique, tantôt sobre, les pires. Ou sinon, dès lors les masculinistes ne sont que des lâches, à s’en prendre à celles qu’ils considèrent protéger. Je sais pertinemment que ce discours sera mal pris par certains ; après tout je nomme l’innommable ; je condamne l’incondamnable et je dénonce l’impensable ! Honteux n’est-ce pas ? Comment puis-je me permettre de rappeler que le pire des Enfers n’est pas une société fasciste ou communiste mais son foyer !

Car là est la grande tragédie des violences conjugales ! C’est que ces actes trahissent l’une des plus belles choses que l’Homme a ; la famille. La famille qui doit protéger ses membres et élever ses enfants. La famille qui doit libérer et briser l’endoctrinement (comme le rappelle si justement la doctrine Husakiste) ; permettre à ses membres de vivre ensemble, dans l’amour et dans la paix. La Famille, institution si belle devient pour ces femmes une prison. Un poison. Un Enfer. Pour ces dernières, prises entre le marteaux du maris et l’enclume des enfants ; incapables de quitter leurs monstres sans avoir peur pour leur progéniture, tremblant à l’idée d’abandonner la chaire de leurs chaires, de voir la Justice lui prendre ses gamins pour les confier au bourreau ! Pour ces femmes subissant les coups du maris, visitant l’hôpital bien trop souvent, qui espèrent que de par leurs sacrifices ses mioches n’auront pas à voir leur père se déchaîner sur eux et qui parfois voient le monstre se libérer complètement ; s’attaquer à ses enfants, les agresser, les frapper et parfois les violer ! Comment voulez-vous qu’elles puissent se libérer d’un tel fardeau ? Et surtout comment reconnaître ces horreurs sans remettre en cause la Famille, idée si belle et si rassurante ?

Il ne sert à rien, je l’affirme d’emblée, d’accuser les structures familiales de pousser au crime ; qui éduqera les gamins ? Qui élèvera les citoyens ? Qui les protégera et les défendra ? Non définitivement l’État est trop impersonnel, le parti trop cynique pour pouvoir éduquer de vrais citoyens sans les endoctriner et les manipuler. Qui imaginerait arracher des bébés à des mères, des enfants à leurs mamans ? Personne. Dieu merci ! Le père n’est pas un monstre en puissance, l’homme n’est pas le dernier des goujats. Car entendons-nous bien, mais je me refuse d’accuser le sexe masculin tout entier de produire de tels criminels ; ce n’est pas biologique, c’est affaire d’éducation et de prévention. Ce serait même absurde de rejeter la faute sur un sexe, ça reviendrait à oublier les individus et à faire des généralités. Comme tout le monde, je connais des hommes très bien et qui font bien plus que certaines « féministes » pour enrayer les violences conjugales. Car malheureusement ces dernières déteignent aussi sur l’enfant ; il peut devenir le bourreau ou la victime ; un père violent engendra un fils violent, une mère battue, donnera dans la plupart des cas, une fille battue. Les enfants reproduisant naturellement le comportement de leurs parents en s’associant pleinement aux rôles de ces derniers. Un autre effet pervers de la Famille qui constitue à reproduire en partie les inégalités et les violences sociales.

Alors, me diriez-vous, comment lutter contre ce fléau invisible ? Et bien la prévention par l’éducation et les divers moyens de sociabilisation doivent primer avant la répression ! Un enfant doit apprendre à reconnaître les violences conjugales et à reconnaître que ces dernières ne sont pas naturelles mais criminelles ; un professeur, un prêtre, un imam et un rabbin doivent aider ce dernier à prendre conscience de cela et à le dénoncer. La famille est la plus belle chose qui existe et tout doit-être mis en œuvre pour éviter que des situations aussi tragiques ne se perpétue ; il faut combattre le mal à la racine et ne pas chercher, paresseusement, à condamner les hommes ; certains sont bien battus par leurs femmes et ce serait sacrément gonflé de venir les accuser d’agresser leur bourreau. Cette prévention passe aussi par les victimes de violences conjugales, il faut les inciter à parler, à dénoncer ! Il faut sensibiliser le personnel hospitalier pour qu’il puisse agir dans ce sens, signaler les « visites » fréquentes, pousser les victimes à parler et se montrer plus compatissants avec les victimes. La lutte contre les violences conjugales doit-être le combat de toute la société ! Faire de la famille un havre de paix est le devoir de tous ! C’est une tâche qui se doit d’être universelle et transcender les classes et les races !

Le regard sur les femmes battues doit aussi changer ; ces femmes ne sont pas des victimes mais des héroïnes ; partir seule avec ses enfants n’est pas une chose facile, bien au contraire, c’est un combat acharné ; contre les attaques en justice d’un monstre violent d’abord, contre les niveaux de vie désastreux pour les femmes ensuite ! Elles doivent nourrir des enfants, elles doivent travailler, elles doivent les élever seules ! C’est un parcours du combattant ! Bienheureuses sont celles qui réussissent à êtres hébergées, à trouver une place dans un foyer, malheureusement si peu nombreux. Il faut aussi les aider à se reconstruire après de tels évènements, réellement traumatiques quoiqu’on en dise. C’est pour cela que l’on fait tout mal à Messalie ; la Société est trop silencieuse, les intellectuels se perdent en de vains débats pour comprendre la source du mal sans pour autant y apporter de réponse satisfaisantes ; abattre l’Église et déconstruire le sexe masculin ne suffira pas à enrayer ce phénomène ! Il faut prendre le problème à bras le corps, dans la vraie vie, plutot que de s’en emparer dans le monde des idées ; ça ne sert à rien d’identifier de possibles pistes de travail sans des réponses concrètes qui peuvent aider les femmes en détresse ; ces grandes oubliées du système.

Et le P.C.D, après avoir longtemps dédaigné le problème, après avoir essayé de cacher ce dernier sous le tapis ; le prendra à bras le corps ; s’en chargera. Plusieurs mesures avaient été prises pour expulser les candidats accusés d’agressions sexuelles au sein du parti, dorénavant nous allons aussi nous concentrer sur les femmes battues ; car ce sont elles les grandes victimes de la société et ce sont elles que l’on essaie désespérément de cacher , de faire taire car elles dérangent. Je veux que toutes les femmes (et même les hommes) le sachent ; le P.C.D ouvre ses locaux pour aider les femmes battues et en détresse ; elles peuvent frapper à notre porte, et sensibles aux enseignements du Christ, nous accepterons de les héberger et de les aider à trouver une nouvelle maison et un nouvel emploi, à les accompagner dans les démarches administratives et à leur apprendre à se protéger de leurs époux violents ! Loin d’en faire une démarche politique exclusivement tourner à l’avantage du P.C.D, je veux que le corps politique, syndical et associatif y participe ; en faire un véritable projet de société qui puisse unir les messaliottes, dépasser les querelles partisanes pour protéger et aider celles qui en ont le plus besoin.

Ce n’est pas de la charité, c’est de la responsabilité. Les politiques ont trop longtemps fait la sourde oreille ; douze femmes sur mille (2) sont victimes de ces abus domestiques ; c’est de notre devoir d’assumer nos responsabilité et notre silence ; d’ouvrir nos locaux et notre cœur à ces personnes qui quittent tout dans l’espoir de ne plus avoir à subir les coups. Le corps politique messaliotte tout entier doit prendre des mesures concrètes pour lutter contre ces discours ; un militant m’a fait comprendre ça hier, et dorénavant, écoutant les remarquables conseils que ce dernier m’a donné, je tiens à donner des gages qui dépassent les simples promesses ; nous sommes réellement engagés pour le Bien commun et pour la défense de tout les messaliottes contre les abus qu’ils connaissent. Tous les abus, même les plus tabous.

Je ne veux pas, malgré ce que disent mes ennemis, diviser mais unifier, je veux unifier la société messaliotte toute entière autour d'un combat commun qui dépasse de très loin la classe, le sexe ou la race ! Je veux unir Messalie toute entière contre ce qui fait honte à Messalie, je veux unir contre les violences conjugales et non diviser !
"

Le ton est clair, le féminisme n'est pas l'oubliée de Madame d'Almirante, bien au contraire, seulement, elle a encore la dignité de ne pas instrumentaliser son sexe pour plaire à la gente féminine, au contraire du collectif Artemis, trop occupé à jouer aux propagandistes pour aider celles qui en ont vraiment besoin.

Sources1) C’est le nombre de victimes de violences conjugales recensées en France en 2023.
2) C’est le taux de victimes de violences conjugales dans la région P.A.C.A en 2024 selon France 3.
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