03/09/2020
04:45:30
Index du forum Continents Eurysie Latrua

đŸ“°đŸŽ™ïžđŸ“ș | MĂ©dias latruants - Page 2

Voir fiche pays Voir sur la carte
7486
En direct

Édition du 02/12/2019
Échanges avec les journalistes de Monsieur Vasiliy Shulichenko, PrĂ©sident de la RĂ©publique du Latrua


Échanges
Vasiliy Shulichenko à Biaberény, le 02 décembre 2019. Crédit : Christov Tarnovetsky pour Véracité

/En déplacement dans le Sud-Ouest, à Biaberény, pour visiter la nouvelle usine aéronautique, le Président de la République a tenu à converser avec les différents médias couvrant la visite./
Vasiliy Shulichenko : Je vous remercie Mesdames, Messieurs, d'ĂȘtre venu aujourd'hui, de m'avoir accompagnĂ© ici, Ă  BiaberĂ©ny, pour l'inauguration de cette nouvelle usine du secteur aĂ©ronautique. Ce plan industriel est l'une des rĂ©ussites des dix derniĂšres annĂ©es. Les gouvernements qui se sont succĂ©dĂ© Ă  la tĂȘte de notre nation ont permis ce processus d'industrialisation, de rĂ©industrialisation. Un processus qui a su porter ses fruits et cette nouvelle usine en est un vivant exemple. Ici, Ă  BiaberĂ©ny, c'est plus de 150 emplois qui ont Ă©tĂ© créé, c'est 150 foyers qui ont vu leur capacitĂ© de vie ainsi que leur pouvoir d'achat augmentĂ©. Ici, Ă  BiaberĂ©ny, c'est tout un quartier qui se voit redynamiser, cette usine Ă©tant Ă  la fois sa marge et son cƓur. Ici, Ă  BiaberĂ©ny, c'est une ville, un oblast qui profite de l'ouverture d'une nouvelle usine, d'un nouveau secteur Ă©conomique. Un secteur d'avenir, un secteur
synonyme de puissance et d'indĂ©pendance, un secteur clĂ© pour notre Ă©conomie, un secteur stratĂ©gique pour notre pays. Je finirais ce propos en remerciant tous les acteurs qui se sont engagĂ©s dans ce projet, Ă  commencer par les ouvriers et ouvriĂšres de l'usine, les autoritĂ©s publiques au niveau de la municipalitĂ©, de l'oblast de l’État et, pour finir, les ministres concernĂ©s : Madame la Ministre de l’Économie, des Finances et de l'Industrie et Madame la Ministre du Travail et de la Relance.
Je vais maintenant prendre vos questions.

Journalistes : Monsieur le Président, cette usine ne tourne pas à plein régime aujourd'hui, cela étant dû à des retards de livraisons. Dans combien de temps ce site sera-t-il pleinement opérationnel ?

V.S : Il le sera dans les prochaines semaines. Il est vrai que les dĂ©lais de livraison de certaines machines ont Ă©tĂ© dĂ©passĂ©s, repoussĂ©s mais ce n'est qu'un retard qui, certes, impacte la production au moment oĂč nous parlons, mais qui sera rĂ©glĂ© dans, c'est ce que m'a dit Madame la Directrice, deux Ă  trois semaines. Je comprends votre inquiĂ©tude, elle est motivĂ©e et montre l'importance que vous attachez Ă  l'industrialisation de notre pays, comme beaucoup de nos compatriotes.

Journalistes : La réindustrialisation prend une part importante dans votre programme pour la présidentielle d'avril prochain. Diriez-vous qu'en inaugurant cette usine vous prenez de l'avance sur vos mesures ?

V.S : Je suis ici en ma qualitĂ© de PrĂ©sident de la RĂ©publique et non en tant que candidat Ă  cette mĂȘme fonction. Je ne rĂ©pondrais donc pas Ă  ce genre de question qui concerne le candidat et non le PrĂ©sident. Je dirais juste que je n'ai pas attendu que l'Ă©chĂ©ance de la prĂ©sidentielle se profile pour mettre en place une politique claire d'industrialisation. Ce que vous voyez derriĂšre moi est le rĂ©sultat d'annĂ©es de travail, de dĂ©veloppement, de rĂ©flexion et de construction. Ce que vous voyez derriĂšre moi constitue une partie du bilan de la majoritĂ© et des gouvernements qui dirigent le Latrua depuis dix ans. Ce que vous voyez derriĂšre est le rĂ©sultat d'une politique, d'une volontĂ© de crĂ©er des emplois tout en dĂ©veloppant le secteur secondaire qui, qu'on le veuille oĂč non, est essentiel pour tout pays dĂ©veloppĂ©.

Journalistes : Est-ce que le développement du secteur secondaire dont vous parlez se fait au détriment du secteur primaire, le secteur agricole, et du secteur tertiaire ?

V.S : Il ne vous aura pas Ă©chappĂ© que nous sommes un pays principalement tournĂ© vers le primaire, vers l'agriculture, plus que vers les autres secteurs Ă©conomiques. Je ne veux pas dĂ©velopper au dĂ©triment de, mais je veux dĂ©velopper en bonne intelligence, sans jamais dĂ©favoriser une classe d'emplois, une catĂ©gorie Ă©conomique ou sociale. Maintenant, il faut aussi rendre compte du rĂ©el et le rĂ©el est simple : nous avons un secteur agricole hypertrophiĂ©, qui nous permet d'exporter ; nous avons un secteur des hydrocarbures compĂ©titif, dont les ressources sont envoyĂ©es aux quatre coins du globe ; et nous avons, au contraire, des secteurs industriels et de la vente quasi inexistants et plutĂŽt souffreteux. C'est donc vers ces secteurs que notre attention se porte en premier lieu, pour les solidifier et les remettre Ă  niveau, pour permettre aussi le dĂ©veloppement de nombre de nos territoires, pour permettre une diversification des activitĂ©s. Nous faisons cela depuis dix ans sans jamais oublier nos agriculteurs et agricultrices, sans jamais cesser de les soutenir, sans jamais arrĂȘter de nous battre Ă  l'international pour favoriser l'exportation de nos excĂ©dents qui sont, c'est de notoriĂ©tĂ© publique, vertigineux.

Journalistes : Vous avez signé deux partenariats industriels ambitieux avec la MÀhrenie et Karty, passant par le développement d'armes du futur. Est-ce là une maniÚre d'impliquer nos partenaires dans votre effort de réindustrialisation ?

V.S : Une belle question ! Je ne sais pas si je l'aurais formulée ainsi. En effet, en disant cela, vous induisez l'idée que j'aurais trompé nos partenaires en leur proposant des projets qui ne profiteraient qu'au Latrua. Je suis au regret de vous dire que ces projets profitent aux deux parties, leur permettant de renforcer leurs capacités militaires et industrielles, le développement de ces armes étant conjoint. Je rajouterais que l'idée de tromper, de rouler nos partenaires stratégiques ne m'est pas encore venue à l'esprit et ne fait pas partie de mes réflexes diplomatiques.

Journalistes : Sur l'actualité internationale, la communauté kartienne résidant en Loduarie a vécu, il y a quelques semaines, un véritable pogrom, une chasse aux sorciÚres meurtriÚre. Quelle est votre réaction ?

V.S : Je condamne vivement, avec la plus grande force et fermeté, les agissements des forces armées et du gouvernement loudarien. Je condamne cette violence débridée, déchaßnée et instrumentalisée par le pouvoir loduarien. Nous ne pouvons clairement pas tolérer et accepter ce genre d'exactions. J'apporte mon soutien plein, entier et sincÚre au peuple kartien et à ses dirigeants, mon attachement ainsi que celui de la nation latruante à un pays frÚre endeuillé. Nous disons d'ailleurs notre capacité à accueillir les rescapés de ces attaques.

Journalistes : Est-ce que ces événements vont pousser le Latrua à s'engager plus encore dans la guerre entre Karty et la Loduarie ?

V.S : Si par « s'engager » vous entendez prendre des sanctions Ă  l'encontre de la Loduarie, alors je vous rĂ©pondrais que, bien sĂ»r, le Latrua saura prendre sa part. Si par « s'engager » vous entendez lancer une opĂ©ration militaire contre la Loduarie, alors je vous rĂ©pondrais que, comme depuis le dĂ©but de ce conflit, ma position et ma doctrine n'ont pas changĂ© : cette guerre n'est pas la guerre du Latrua. Nous condamnons, sanctionnons une agression, une violation du droit international, une entreprise meurtriĂšre ; nous apportons notre soutien politique Ă  nos alliĂ©s menacĂ©s dans la rĂ©gion, mais ce soutien reste et doit rester purement politique. Je tiens Ă  le rappeler aujourd'hui, une nouvelle fois : le Latrua se veut artisan de la paix, bĂątisseur de la diplomatie, et j'appelle, une nouvelle fois, les belligĂ©rants Ă  s'asseoir autour d'une table et Ă  discuter. Le Latrua, sa diplomatie, son gouvernement et moi-mĂȘme nous tenons prĂȘts Ă  jouer, si la Loduarie, Karty, l'Antares ou tout autre pays engagĂ© le demande, le rĂŽle de mĂ©diateur.

Journalistes : Seriez-vous prĂȘt Ă  recevoir les dirigeants de la Loduarie ?

V.S : S'ils en font la demande et que cette rencontre est motivée par une envie claire de mettre un terme au conflit : oui, bien évidemment que je les recevrais.

Journalistes : Sur le plan interne, la PremiĂšre Ministre est absente de votre campagne et n'est pas apparue en public depuis prĂšs de trois semaines. Pourquoi ce retrait Ă  cinq mois de la fin de votre mandat ?

V.S : La PremiÚre Ministre est à la tùche, travaillant chaque jour pour améliorer la vie de nos compatriotes. La PremiÚre Ministre mÚne et mÚnera, jusqu'à la derniÚre minute, la politique la plus bénéfique pour notre pays, notre démocratie, notre économie, notre culture. Ce travail acharné et appliqué demande du temps, et cela explique qu'elle reste en retrait du débat public, jouant ainsi son rÎle de cheffe du gouvernement.

Journalistes : Vous lui renouvelez aujourd'hui votre confiance ?

V.S : Bien Ă©videmment. Je lui renouvelle ma confiance, confiance qui est la mĂȘme que celle qui Ă©tait la mienne il y a bientĂŽt trois ans. Le travail accompli est important, solide, et ce serait ĂȘtre ingrat que de critiquer aujourd'hui une mĂ©thode qui n'a cessĂ© de porter ses fruits. Je vous remercie. Bonne journĂ©e Mesdames, Messieurs.
8614
Édition du 31/12/2019
VƓux du PrĂ©sident de la RĂ©publique, Monsieur Vasiliy Shulichenko

en-tĂȘte

Voeux

Latruants, Latruantes,
Mes chers compatriotes,

OĂč que vous soyez, sur notre territoire national ou Ă  l'Ă©tranger, entourĂ© de vos proches dans votre foyer ou entourĂ© de vos collĂšgues sur votre lieu de travail, cette soirĂ©e marque la fin d'une dĂ©cennie et le dĂ©but d'une nouvelle pĂ©riode. Cette soirĂ©e marque tout d'abord la fin de dix annĂ©es d'avancĂ©es, d’innovations, de changements, de progressions. Des avancĂ©es politiques et sociales. Notre pays a su, avec courage et rĂ©alisme, faire face Ă  la corruption qui gangrenait ses Ă©lites et la combattre en jugeant celles et ceux qui ont, injustement, illĂ©galement, profitĂ© des failles et des largesses de notre systĂšme.
Notre pays a su, avec intelligence et bienveillance, accepter plus encore ses différences, celles de ses citoyens, et intégrer mieux encore ses minorités, par exemple sexuelles, en leur permettant d'adopter, d'enfanter, de devenir parent, en leur permettant d'accéder à ce droit inaliénable, indissociable à la condition humaine.
Notre pays a su, avec clairvoyance et cohérence, protéger ses citoyens de substances dangereuses, de pesticides nocifs, d'engrais qui ne cessaient de mettre en danger la vie de tous. Notre pays a su, avec force et écoute, interdire des produits qui posaient de clairs problÚmes de santé publique tout en soutenant ses agriculteurs.
Notre pays a su, avec rĂ©alisme et dĂ©termination, se rĂ©former, se transformer pour mieux subsister. Notre pays a su, avec clartĂ© et conscience, transformer son modĂšle, adapter son systĂšme de pensions pour permettre Ă  nos aĂźnĂ©s d’aujourd’hui comme Ă  ceux de demain de vivre dĂ©cemment. Notre pays a su, avec bon sens et imagination, repenser son systĂšme scolaire, le cours normal d'une prise de dĂ©cision pour permettre Ă  ses enfants de mieux apprendre, de mieux comprendre et pour crĂ©er une Ă©cole qui soit, pour de bon, un vrai lieu de travail mais aussi de vie.

Notre pays a réussi, en dix ans, à innover. Innover en ouvrant de nouvelles industries, permettant ainsi de revitaliser nombre de nos territoires dont la faible densité est à la fois un obstacle et une souffrance. Innover en rouvrant des plans trop longtemps laissés à l'abandon, dans un état de décrépitude avancé, permettant ainsi à plusieurs centaines de Latruants et de Latruantes de retrouver un travail stable et donc de voir leur niveau de vie, leur pouvoir d'achat, augmenter de maniÚre significative. Innover en inventant de nouvelles technologies, en créant de nouveaux mécanismes, en développant de nouveaux systÚmes. Innover en investissant massivement dans la recherche et en faisant de ce point un des grands sujets des dix derniÚres années. Innover en faisant naßtre les esprits de demain, en plaçant la connaissance et le savoir au centre de la recherche et du développement.

Cette innovation, synonyme d'avenir, n'a Ă©tĂ© permise que par le changement de statut de notre pays sur la scĂšne internationale. En dix ans, le Latrua est passĂ© de petit pays d'Eurysie de l'Est, isolĂ© et isolationniste, Ă  une nation dĂ©terminante dans la marche du continent et du monde. En dix ans, le Latrua a rĂ©ussi Ă  s'imposer comme un acteur incontournable lorsqu'il s'agit de parler de libre-Ă©change, de libertĂ©s fondamentales, de dĂ©mocratie et de paix. En dix ans, le Latrua est devenu un partenaire de confiance pour nombre de nations eurysiennes et du monde. Ainsi, en dix ans, notre pays a rĂ©ussi Ă  tisser des liens Ă©troits avec ses voisins proches, tels que Slaviensk, ses voisins plus Ă©loignĂ©s, tels que Karty, Alloumni, ou la MĂ€hrenie, et ses voisins trĂšs Ă©loignĂ©s, tels que Norland, les Quatres VallĂ©es ou l’Akaltie. En dix ans, nous avons su bĂątir des alliances solides, des amitiĂ©s franches avec des nations clĂ©s. En dix ans, nous avons fait ce qui aurait pu et du ĂȘtre fait ces quarante derniĂšres annĂ©es. En dix ans, nous avons permis Ă  notre pays de s’ouvrir, de s’épanouir et d’ĂȘtre enfin pris au sĂ©rieux, considĂ©rĂ© pour ce qu’il est vraiment.

Ce statut nouveau fut le dĂ©clic, l’impulsion nĂ©cessaire Ă  nombre de progression. Des progressions dans le domaine social. Le Latrua est devenu un exemple de tolĂ©rance, tant sur les questions d’orientation sexuelles, que sur celles relatives Ă  la santĂ© publique. Le Latrua a lancĂ©, avec ses partenaires, des programmes de dĂ©veloppements militaires qui nous permettent aujourd’hui, Ă  la fois de produire nos propres armes et donc de relancer une filiĂšre dans le besoin, et de hisser les scientifiques latruants plus haut encore dans la compĂ©tition fĂ©roce que se livrent les nations dans le monde complexe de la recherche.

En dix années, le monde a changé, évolué, et notre pays aussi. Nous avons su suivre la marche de la planÚte pour mieux vivre et coexister avec nos voisins. Nous avons réussi à nous développer, à vaincre les problÚmes structurels qui rongeaient nos institutions. Nous avons pu mettre en avant la volonté démocratique, pacifique et libérale de notre nation. En dix années, nous avons toutes et tous, quel que soit notre rÎle, notre place dans la société, notre ùge, notre sexe, notre orientation sexuelle, nos croyances, nos adhérences, ou non, politiques, nous avons grandi, nous avons mûri, nous avons appris.
Je dis cela en tant qu’homme, en tant que fils, en tant que mari, en tant que pĂšre, en tant que Chef de l’État. J’ai eu la chance, l’honneur et le privilĂšge de diriger Ă  la destinĂ©e de notre nation durant une dĂ©cennie. En dix ans, je n’ai eu de cesse de vous rencontrer, partout sur notre territoire, de vous dĂ©couvrir, de parler avec vous, de vous entendre, de vous Ă©couter. En dix ans, j’ai eu Ă  cƓur de vous montrer qu’un futur joyeux et prospĂšre Ă©tait possible. En dix ans, j’ai tentĂ© par tous les moyens lĂ©gaux de vous prĂ©senter ma vision de la sociĂ©tĂ©, en quĂȘte de votre approbation. En dix ans, j’ai toujours pris mes dĂ©cisions avec en tĂȘte ce qui me semblait relever de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. En dix ans, j’ai cherchĂ© inlassablement Ă  protĂ©ger notre pays des attaques, des ingĂ©rences et de toutes les tentatives de dĂ©stabilisation qui ont pu nous menacer.

Tout cela, je ne l’ai pas fait seul. Je tenais, ce soir, Ă  remercier tous les gouvernements qui se sont succĂ©dĂ©s Ă  la tĂȘte de la nation depuis avril 2010, ainsi que l’ensemble des Premiers Ministres qu’il m’a Ă©tĂ© donnĂ© de nommer, Ă  commencer par Madame la PremiĂšre Ministre, Yuliya Belyakova, Ă  qui je rĂ©itĂšre ma confiance et ma volontĂ© constante de finir le travail commencĂ© il y a une dĂ©cennie. Je tenais aussi Ă  vous remercier, vous, pour la confiance que vous avez accordĂ© Ă  la majoritĂ© pendant ces dix annĂ©es, Ă  la patience et la comprĂ©hension qui fut la vĂŽtre, Ă  l’esprit dĂ©mocratique et rĂ©publicain qui ne vous a jamais quittĂ©.

L’annĂ©e qui s’ouvre sera une annĂ©e importante pour notre nation. Deux Ă©chĂ©ances Ă©lectorales importantes, dĂ©terminantes pour notre avenir auront lieu en avril et en juin prochain. Vous aurez, en citoyen, Ă  choisir le projet qui sera lĂ©gitime de transformer le Latrua pour les cinq prochaines annĂ©es. Vous aurez Ă  dĂ©signer la politique qui est sera la plus apte Ă  servir les intĂ©rĂȘts nationaux. Vous aurez Ă  dĂ©cider qui sera capable de faire les meilleurs choix pour notre destinĂ©e commune. Vous aurez, enfin, Ă  dĂ©fendre et Ă  entretenir, par votre vote, le droit Ă  la libertĂ© qui est notre plus beau, plus grand et plus prĂ©cieux bien, hĂ©ritage des combats passĂ©s, mais toujours vivants, de nos aĂŻeux.
Je ne peux que vous enjoindre Ă  aller voter, Ă  inonder de votre prĂ©sence, de vos silhouettes, nos Ă©coles, nos bibliothĂšques, nos administrations, nos mairies transformĂ©es en bureaux de vote. Je ne peux que vous enjoindre Ă  aller voter, Ă  glisser un bulletin, quel qu’il soit, de gauche ou de droite, blanc ou nul, dans les urnes qui seront mises Ă  votre disposition. Je ne peux que vous enjoindre Ă  aller voter, car si aujourd’hui ce geste, que beaucoup trouve futile, est un droit, il est encore trop souvent impossible dans le monde ; il est encore trop souvent un rĂȘve, une aspiration pour bien trop de nos semblables. Ce geste est un droit, mais il est peut-ĂȘtre avant tout un devoir. Le devoir de ceux qui sont conscients de leur chance, de l’opportunitĂ© qui leurs est offerts. Le devoir de ceux qui sont conscients des sacrifices Ă  l’origine de ce droit, du sang versĂ© pour que vive la libertĂ©.
Le vote est le fondement mĂȘme de la dĂ©mocratie, le ciment qui relie tous les citoyens Ă  un idĂ©al de libertĂ©, l’arme qui annĂ©e aprĂšs annĂ©e libĂšre des peuples. Le vote est une nĂ©cessité : voter, c’est faire vivre notre RĂ©publique.

Je vous dis cela en tant que PrĂ©sident et non en tant que candidat, en tant que garant de nos institutions et non en tant que concurrent Ă  la magistrature suprĂȘme. C’est ce rĂŽle que je tiendrais, et ce, jusqu’à la derniĂšre minute. C’est ce rĂŽle que je tiendrais dans les quatre prochains mois, en continuant d’ĂȘtre Ă  vos cĂŽtĂ©s, en continuant d’ĂȘtre Ă  votre Ă©coute, en continuant d’ĂȘtre l’homme que je n’ai jamais cessĂ© d’ĂȘtre. Comptez sur ma volontĂ©, comptez sur ma dĂ©termination, comptez sur mon sĂ©rieux, comptez sur mon admiration pour notre peuple, pour notre nation, qui chaque jour m’étonne et m’impressionne.

La nouvelle annĂ©e sera une annĂ©e cruciale, une annĂ©e de choix, une annĂ©e de changements. Elle connaĂźtra, comme chaque annĂ©e, son lot de pressions, son lot de dĂ©fis, son lot de combats. En attendant, cĂ©lĂ©brez le jour qui vient, rĂ©unissez-vous, rendez-vous auprĂšs de nos aĂŻeuls, prenez soin de vos enfants, de ceux qui vous sont chers. Rassemblez-vous, rĂ©veillonnez, fĂȘtez comme il se doit l’an nouveau. ApprĂ©ciez ces moments, faites – momentanĂ©ment – la paix avec votre voisin, apprenez – un instant – Ă  supporter les blagues indĂ©licates de votre oncle, acceptez – le temps d’une nuit – les dĂ©fauts qui peuvent ĂȘtre ceux de votre conjoint ou de votre conjointe. N’oubliez jamais d’aimer : l’amour est le plus beau des sentiments qu’il nous est donnĂ© de ressentir. N’oubliez jamais de savourer chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde qu’il nous est donnĂ© de vivre. N’oubliez jamais d’avoir confiance en vous, en ce peuple fier, vaillant, combatif que vous formez, que nous formons. N’oubliez jamais que c'est dans le collectif que rĂ©side le sublime, le beau. N’oubliez jamais que seul on va plus vite, mais qu’ensemble, on va plus loin !

Bonne et heureuse année 2020 !
Vive la République et vive le Latrua !

Hymne de la RĂ©publique du Latrua -ĐĐ°ĐŒ ĐœŃƒĐ¶ĐœĐ° ĐŸĐŽĐœĐ° ĐŸĐŸĐ±Đ”ĐŽĐ°
90
Edition du 13/04/2020
Résultats du premier tour des élections présidentielles


Résultats premier tour
32213
En direct

Édition du 15/04/2020
Débat du second tour de l'élection présidentielle


Débat
Écran d'une tĂ©lĂ©vision, au QG de campagne de Agafya Yartsina, retransmettant le dĂ©bat. CrĂ©dit : Christov Tarnovetsky pour VĂ©racitĂ©

JOURNALISTE : "Mesdames, Messieurs, bonsoir et bienvenu. Nous sommes aujourd'hui Ă  quatre jours du second tour de l'Ă©lection prĂ©sidentielle. Il y a trois jours, vous avez qualifiez deux candidats leur permettant ainsi de devenir le prochain PrĂ©sident ou la prochaine PrĂ©sidente de la RĂ©publique. Ce dĂ©bat est un rituel immuable de notre dĂ©mocratie, il participe Ă  Ă©clairer les projets des deux candidats et Ă  comprendre leur vision sur un monde en constante Ă©volution, un monde oĂč la violence et la guerre n'ont jamais Ă©tĂ© plus prĂ©sentes.

Bonsoir Agafya Yartsina."


A.YARTSINA : "Bonsoir."

JOURNALISTE : "Bonsoir Vasiliy Shulichenko."

V.SHULICHENKO : "Bonsoir Ă  toutes et Ă  tous."

JOURNALISTE : "Vous disposez de deux heures pour convaincre les Latruants et les Latruantes qui nous regardent ce soir que vous ferez un bon PrĂ©sident ou une bonne prĂ©sidente de la RĂ©publique. Vous disposez de deux heures pour dĂ©battre, pour expliquer et pour prĂ©senter le projet que vous comptez mettre en Ɠuvre si vous ĂȘtes Ă©lu dimanche prochain. Vous aurez Ă  vous exprimer sur les questions Ă©conomiques, telles que les retraites et la relance, sur les sujets de sĂ©curitĂ©, tant intĂ©rieure qu'extĂ©rieure, sur l'avenir et la jeunesse, sur la santĂ© et les Ă©volutions sociĂ©tales, sur la transition Ă©cologique et, enfin, sur le mode de gouvernance et sur la maniĂšre dont, demain, et ce pour les cinq prochaines annĂ©es, vous dirigerez le Latrua.

Les rÚgles de ce débat sont simples : je serais le maßtre du temps et je veillerais au strict respect de l'égalité du temps de parole ; je serais aussi en charge du respect et de la tenue des échanges, et je ne saurais tolérer insultes, brimades et mensonges ce soir, car les enjeux sont trop grands et trop importants pour notre pays.

Agafya Yartsina, le tirage au sort vous a désigné pour commencer ce débat, et ce sera donc Vasiliy Shulichenko qui le clÎturera. Madame Yartsina, quelles sont vos attentes quant à ce débat, qu'attendez-vous de ces échanges ?"


A.YARTSINA : "Bonsoir et merci pour votre prĂ©sentation. J'attends de ce dĂ©bat la mĂȘme chose que vous, et la mĂȘme chose je pense que nos compatriotes. J'attends de la clartĂ©, principalement de la part de mon adversaire. De la clartĂ© sur nos propositions, sur nos visions, sur l'avenir que nous proposons aux Latruantes et aux Latruants. De la clartĂ© aussi sur ce les rĂ©sultats catastrophiques de dix annĂ©es de prĂ©sidence de mon adversaire. Dix annĂ©es de reculs, dix annĂ©es d'inaction Ă©cologique, dix annĂ©es de saccage social et dix annĂ©es de durcissement du pouvoir prĂ©sidentiel. En dix ans, notre dĂ©mocratie a Ă©tĂ© abĂźmĂ©e et notre planĂšte n'a cessĂ© de se dĂ©grader sans que cela ne provoque aucune rĂ©action, aucun rĂ©veil de la part des hommes et des femmes formant l'exĂ©cutif, en premier lieu de la part du PrĂ©sident de la RĂ©publique, qui s'est comportĂ© en monarque plein de suffisance et totalement dĂ©connectĂ© des rĂ©alitĂ©s !"

JOURNALISTE : "Merci Agafya Yartsina. Vasiliy Shulichenko, mĂȘme question : qu'attendez-vous de ce dĂ©bat ?"

V.SHULICHENKO : "Tout d'abord je tenais une nouvelle fois Ă  vous remercier pour votre invitation, ainsi qu'a remercier Madame Yartsina de nous honorer de sa prĂ©sence. Ce dĂ©bat est important. Il est important car il est, je crois, la plus belle des expressions de ce que la dĂ©mocratie peut faire. Deux personnes, que tout oppose, Ă  commencer par leurs convictions politiques, dĂ©battent de l'avenir de leur pays et cherchent Ă  convaincre de la vĂ©racitĂ©, du bon fondement Ă  la fois de leurs intentions et de leurs propositions. J'attends donc, comme mon adversaire, de la clartĂ© dans le dĂ©bat, de l'Ă©coute pour que nos projets puissent ĂȘtre exposĂ©s sereinement et de maniĂšre intelligible pour tous nos compatriotes. J'attends aussi de l’honnĂȘtetĂ©. J'entends les critiques formulez Ă  l'Ă©gard de ma personne et de mon action durant le quinquennat qui va s'achever et celui qui l'a prĂ©cĂ©der. Je ne vais pas y rĂ©pondre maintenant, j'aurais tout le temps de le faire durant nos Ă©changes. Mais j'aimerais d'ors et dĂ©jĂ  corriger un point qui me semble important. Je n'ai jamais dit que j'avais tout rĂ©ussi, que tout ce que j'avais entrepris en tant que Chef d’État avait Ă©tĂ© une rĂ©ussite. Pour autant, on ne peut dire, allĂ©guer, que les dix derniĂšres annĂ©es furent des annĂ©es perdues, des annĂ©es durant - si je vous comprends bien - l'autoritarisme est devenu le mode de gouvernement du Latrua. On ne peut dire que ces dix derniĂšres annĂ©es furent tout bonnement, tout simplement, trop simplement d'ailleurs, ratĂ©es."

JOURNALISTE : "Merci Vasiliy Shulichenko..."

V.SHULICHENKO : "Et donc j'attends de la mesure dans ce dĂ©bat, de la mesure dans nos propos, autant sur la forme que sur le fond. Et j'attends cela de la part de mon adversaire comme de la mienne, car je ne saurais imposer une rĂšgle Ă  quelqu'un sans pour autant me l'imposer Ă  moi-mĂȘme."

A.YARTSINA : "Ce n'est pas pourtant ce que vous avez fait durant ces dix derniÚres années. Donc je suis impatiente de le voir ce soir."


JOURNALISTE : "Madame Yartsina, Monsieur Shulichenko, merci de ne pas vous interrompre. Nous allons maintenant passer au premier grand sujet de ce débat : la politique économique et industrielle. Agafya Yartsina, vous accusez un léger retard sur le chronomÚtre, c'est donc à vous que reviens la parole et vous serez la premiÚre à nous présenter vos mesures pour permettre à l'économie latruante de connaßtre une croissance plus forte qu'actuellement ainsi que de pallier aux insuffisances industrielles dont souffre notre pays."

A.YARTSINA : "Notre économie est souffreteuse, notre croissance n'arrive pas à dépasser la barre du pourcent. Cela impacte directement les Latruantes et les Latruants dans leur vie quotidienne, dans leur pouvoir d'achat. Je sillonne le pays depuis plusieurs années et j'ai entendu les inquiétudes, les reproches que nos compatriotes adressent au pouvoir en place, à celui qui les dirige. Et cette situation est inacceptable. Elle est inacceptable car elle crée des inégalités, en premier lieu par des taxations qui sont injustes et qui visent les plus faibles. Les deux derniers quinquennat furent néfastes pour les classes moyens et populaires et au contraire bénéfiques pour les plus grandes fortunes. Vous avez été Monsieur le Président des plus riches. "

V.SHULICHENKO : "Heureux de voir que l'on replonge dans la caricature !"

A.YARTSINA : "Ce n'est pas une caricature, c'est la rĂ©alitĂ©. Vous avez taxĂ© plus les classes moyennes que les plus riches, et ce faisant vous avez aggravĂ© les inĂ©galitĂ© sociales et empĂȘchĂ© les mobilitĂ©s sociales."

V.SHULICHENKO : "Non seulement vous racontez quelque chose fonciÚrement faux, mais en plus vous mélangez tout les sujets."

A.YARTSINA : "Absolument pas !"

V.SHULICHENKO : "Mais bien Ă©videmment ! Durant le quinquennat qui vient d'avoir lieu, nous avons demandĂ© aux plus fortunĂ©s de contribuer comme cela n'avais jamais Ă©tĂ© fait avant. Nous avons créé un impĂŽt sur les grandes fortunes, nous avons augmentĂ© la contribution des tranches les plus importantes soumises Ă  l'impĂŽt sur le revenu et nous avons taxĂ© les grandes entreprises de maniĂšre inĂ©dite, 15 000 ₜl par mois pour les entreprises de plus de 5 000 employĂ©s et ayant un chiffre d’affaire supĂ©rieur ou Ă©gal Ă  1 500 000 000 ₜl par an, et c'est un rendement pour l’État de 9 000 000 000 ₜl par an. Donc nous avons su taxer et taxer les plus riches.

Ensuite..."


JOURNALISTE : "Vasiliy Shulichenko, Agafya Yartsina n'a pas terminé de s'exprimer sur ces sujets et de présenter ses mesures pour l'économie..."

V.SHULICHENKO : "Je vous ferais remarquer qu'elle a répandu un mensonge, mais qu'elle n'a toujours pas esquissé la moindre mesure. Donc moi je n'accepte pas que l'on débatte sur des mensonges alors que nos compatriotes attendent du concret sur ces sujets."

JOURNALISTE : "Et elle va le faire. Agafya Yartsina la parole est Ă  vous."

A.YARTSINA : "Merci beaucoup. Monsieur Shulichenko, vous voulez des mesures, et bien les voici. Ne vous en dĂ©plaise, les inĂ©galitĂ©s existent et elles se sont creusĂ©es sous votre mandat. Pour y pallier je veux faire deux choses importantes. Tout d'abord, pallier Ă  ces inĂ©galitĂ©s en taxant ceux qui profitent du systĂšme et qui s'enrichissent sur le dos des plus dĂ©favorisĂ©s. Taxer les patrimoines supĂ©rieurs Ă  800 millions de ₜl Ă  hauteur de 2% par an ; taxer annuellement les grandes entreprises Ă  hauteur de 2.5% de leur production ; taxer de maniĂšre permanente Ă  hauteur de 2% les revenus supĂ©rieurs ou Ă©gaux Ă  30 000 ₜl. Cela permet Ă  l’État d'avoir des recettes plus importantes, 5 000 000 000 ₜl par an, et de redistribuer ces nouveaux revenus aux classes sociales les plus prĂ©caires."

V.SHULICHENKO : "Sauf que vous mélangez tout Madame !"

A.YARTSINA : "Pas du tout !"

V.SHULICHENKO : "Si Madame, si, vous mĂ©langez les taxations des particuliers et des entreprises et vous mettez tout cela dans un seul et mĂȘme panier !"

A.YARTSINA : "Non seulement vous savez que ce que vous alléguez est faux et j'aimerais pouvoir aller au bout de mon propos.

Donc tout d'abord taxer pour recrĂ©er une justice sociale et pour permettre la juste redistribution. Ensuite travailler sur le pouvoir d'achat. Il faut permettre une hausse du pouvoir d'achat en allant Ă  la racine de cette capacitĂ©, ou au contraire aujourd'hui de cette non-capacitĂ©, en modifiant et en augmentant la valeur du SM. Moi PrĂ©sidente, le Salaire Minimum augmentera pour atteindre la barre des 2 000 ₜl par mois. Augmenter, c'est aider les mĂ©nages Ă  la fois Ă  pourvoir leurs dĂ©penses de vie, mais aussi Ă  utiliser leur salaire pour des loisirs, un aspect niĂ© par le PUN et Monsieur Shulichenko.
DeuxiĂšme point important, les retraites..."


JOURNALISTE : "Un point que nous aborderons Ă  part dans quelques minutes. Cependant vous vous ĂȘtes exprimĂ© et Vasiliy Shulichenko n'a pas encore prĂ©sentĂ© ses mesures pour l'Ă©conomie latruante. Monsieur Shulichenko c'est Ă  vous."


V.SHULICHENKO : "Merci. Je partage le constat de Madame Yartsina, il existe des inĂ©galitĂ©s au Latrua. Qu'elles se soient creusĂ©es, c'est factuellement faux Madame. Les inĂ©galitĂ©s sociales se sont rĂ©sorbĂ©es. Elles n'ont pas disparu, et je ne l'ai jamais dit, mais elles ont diminuĂ©. Le taux de pauvretĂ© a diminuĂ©, et le salaire moyen, s'il a baissĂ© au cours du dernier trimestre, a retrouvĂ© son niveau le plus haut depuis vingt ans, sois depuis le dĂ©but du siĂšcle, durant ce quinquennat. Donc je voulais rĂ©tablir cette vĂ©ritĂ© : votre discours alarmiste, que vous empruntez aux extrĂȘmes, est faux, et la situation que vous dĂ©peignez est volontairement aggravĂ©e et pessimiste. Ne me regardez pas comme ça Madame Yartsina, je me doute que la comparaison avec des extrĂȘmes n'est pas plaisante Ă  entendre mais elle est rĂ©elle dans votre cas. C’était mon premier point.

DeuxiĂšmement, contrairement Ă  vous je ne souhaites pas taxer Ă  tout va. Vous voulez taxer Ă  la fois les particuliers Ă  la fois les entreprises, grand bien vous fasse, je pense que ce n'est pas la bonne maniĂšre de procĂ©der. De deux chose l'une : en faisant cela vous ne vous attaquez qu'Ă  une seule partie de la population qui, certes, doit contribuer car elle en a les moyens, et de loin ; mais vous attaquez Ă  cette partie de la population est nĂ©faste car c'est celle qui Ă  la plus grande facilitĂ© et capacitĂ© Ă  se soustraire Ă  l'administration fiscale. Je passe aussi le fait que vous mettiez dans le mĂȘme panier les taxes pour les entreprises et celles visant les citoyens, je pense que votre dĂ©monstration fut suffisamment Ă©loquente.

Ceci Ă©tant dit, nous nous prĂ©fĂ©rons axer nos propositions sur une variable mais qui est aussi une valeur dans notre sociĂ©tĂ© : le travail. Nous souhaitons stimuler l'activitĂ© pour atteindre le plein emploi, soit 2.5 % de chĂŽmeurs dans le pays. Nous sommes aujourd'hui autour des 4 %. L'effort qui doit ĂȘtre le nĂŽtre durant les cinq prochaines annĂ©es correspond et doit amener Ă  une baisse de seulement 1.5 point de pourcentage. Ce n'est pas rien, mais ce n'est pas un effort colossal, comme celui que nous avons dĂ©ployĂ© pour rĂ©duire notre dĂ©ficit. Nous voulons donc mettre en place un effort de formation d'un million de jeunes et d'un million de demandeurs d'emploi pour fluidifier le marchĂ© du travail. Fluidifier aussi l'accĂšs Ă  ce marchĂ© en informatisant massivement les procĂ©dures de demande.

Enfin, nous voulons redynamiser notre Ă©conomie en exonĂ©rant de taxe sur l'immobilier sur une pĂ©riode de 7 ans aprĂšs l'installation, toutes les PME qui se crĂ©eront Ă  partir du 1er janvier 2021. En exonĂ©rant nous libĂ©rons Ă  la fois l'innovation ainsi que les capacitĂ©s d'investissement. Nous crĂ©ons par la mĂȘme de l'emploi en incitant des acteurs Ă  monter leur entreprise."


A.YARTSINA : "Donc ça veut dire que vous les exonérer de taxe sur les entreprises ?"

V.SHULICHENKO : "Non pourquoi ?"

A.YARTSINA : "Parce que d'un cĂŽtĂ© vous exonĂ©rer de taxe sur l'immobilier les PME, et de l'autre vous les taxer sur le capital fixe. Ça tient du non-sens !"

V.SHULICHENKO : "Absolument pas Madame. Encore une fois vous ĂȘtes dans la confusion. La taxe sur les entreprises est une taxe sur les bĂ©nĂ©fices, donc sur les gains qu'ont permises la production et la vente de cette derniĂšre, tandis que je les exonĂšre, oui, d'une taxe sur le capital fixe qui, je le dis en passant, doit Ă  mon sens petit-Ă -petit disparaĂźtre car c'est une bĂȘtise Ă©conomique que de taxer le matĂ©riel de production. Car c'est bien cela que ça signifie, cette taxe revient Ă  imposer les robots. Une absurditĂ©, surtout en ce qui concerne les PME, car cela revient Ă  les surcharger de taxes, et donc Ă  terme, Ă  les tuer."

JOURNALISTE : "Vous souhaiteriez enlever cette taxe ?"

V.SHULICHENKO : "Oui, à terme oui. Uniquement pour les PME, car cela favoriserait la création d'entreprise."

A.YARTSINA : "Et tout ça au détriment des employés."

V.SHULICHENKO : "Au contraire, je crée de l'emploi. Je ne vois pas en quoi cela serait au détriment des employés."

A.YARTSINA : "Vous créez de l'emploi mais vous dérégulez aussi."

V.SHULICHENKO : "A quel moment ai-je parler de dérégulation ?"

A.YARTSINA : "Dans votre programme. Sur la question industrielle..."

JOURNALISTE : "Nous y venons Madame Yartsina..."

A.YARTSINA : "Sur la question industrielle, vous dite vouloir adapter, par la dérégulation, le Code du Travail à votre plan de relance. Vous vous exprimez d'ailleurs en faveur de l'adaptation de la durée de travail, en fonction de l'entreprise. or c'est une mesure parfaitement injuste car elle pénalise les salariés, qui seront soumis aux humeurs de leur patron et devront faire leurs cartons s'ils refusent tout augmentation du temps travail, au nom de votre "effort productif"."

V.SHULICHENKO : "C'est bien Madame, vous avez prĂ©sentĂ© l'exact opposĂ© de ce que je souhaites faire. PremiĂšrement je ne veux pas dĂ©rĂ©guler, je veux adapter. Adapter car je compte ouvrir et rouvrir des plants industriels, principalement dans les secteurs de l'armement, de l'automobile, de l'aĂ©ronautique, du ferroviaire et du bois. ces secteurs Ă©conomiques sont connus pour leurs conditions de travail qui peuvent ĂȘtre Ă©prouvante et je veux donc introduire de nouvelle clauses de pĂ©nibilitĂ©. Ce n'est pas au dĂ©triment, comme vous dites, des employĂ©s que j'adapte amis bien Ă  leur avantage.

En ce qui concerne la durĂ©e lĂ©gale de travail, elle est de 35 heures et je n'ai pas prĂ©vu ni de l'abaisser ni de l'augmenter. Ce que je propose, c'est d'assouplir les rĂšgles autour des 35 heures et de permettre le dialogue social, entre patron et salariĂ©s, pour adapter cette durĂ©e en fonction des besoins et de la situation de l'entreprise. C'est Ă  dire que si l'entreprise est en sur-rĂ©gime, que son carnet de commandes est plein, et que les salariĂ©s sont d'accord pour travailler 5 heures de plus hebdomadairement, pour gagner plus bien sĂ»r : alors je ne vois pas ce qui pourrait les empĂȘcher de le faire. A contrario, si l'on dans une pĂ©riode de ralentissement, alors on va produire Ă  perte, et donc une baisse du nombre de travail est envisageable et est la solution qui me semble la plus raisonnable, raisonnĂ©e et censĂ©e."


A.YARTSINA : "Le problÚme c'est que vous payerez moins les salariés dans ce cas-là."

V.SHULICHENKO : "Bien évidemment. On ne vit malheureusement pas dans un monde de conte de fée, et donc on ne travaille pas moins pour gagner plus, c'est juste impossible, sauf si vous souhaitez couler toutes non entreprises, à commencer par nos PME, qui sont majoritaires dans notre pays. Et cela amÚnerait du chÎmage, une baisse du pouvoir, ce qui ne serait pas à vÎtre avantage."

A.YARTSINA : "Je ne vis dans ce genre de monde, contrairement Ă  vous et votre mari..."

V.SHULICHENKO : "Je vous prierais de ne pas parler de mon mari ! Je crois ne pas avoir utilisé votre vie privée durant cette campagne, car je trouve ce genre de méthodes basses, viles et indignes des fonctions auxquelles nous aspirons et du peuple que nous souhaitons servir !"

JOURNALISTE : "Madame, Monsieur, un peu de calme s'il vous plaĂźt! Agafya Yartsina, vous avez prĂšs de trois minutes de retard sur Vasiliy Shulichenko. Quelles sont vos mesures, si vous ĂȘtes Ă©lue PrĂ©sidente, pour relancer la production industrielle."

A.YARTSINA : "Mes mesures elles sont simples, et c'est cela qui les rends performantes. Le plan de relance que je présente ce soir s'articule autour de trois grands points.

Le premier c'est l'ouverture d'usines. Nous souhaitons, d'ici 2025, ouvrir des usines dans des domaines Ă©coresponsables, contrairement Ă  mon adversaire. Des domaines que sont ceux du solaire et de l'Ă©olien. Nous voulons aussi rĂ©duire notre dĂ©pendance et nos importations en fabriquant nous-mĂȘme les machines utiles Ă  la production. Nous rĂ©duisons dans le mĂȘme temps bon nombre de nos Ă©missions de gaz Ă  effet de serre.

DeuxiĂšme point important, les aides de l’État. Il me semble primordial, et je pense que nous serons d'accord Monsieur Shulichenko et moi sur ce point, que l’État soutienne sa filiĂšre secondaire par des investissements ciblĂ©s. Nous crĂ©erons donc un fond Ă©tatique destinĂ© Ă  favoriser l'innovation et faire en sorte que nos industries soient attractives pour l'Ă©tranger.

Enfin, nous voulons favoriser l'utilisation et la transformation de matériaux locaux et durables, créer des chaßnes de valeur locales pour préserver notre environnement et nous libérer du poids, aujourd'hui trop important, de nos importations. "


JOURNALISTE : "Avez-vous quelque chose Ă  ajouter sur ce point Vasiliy Shulichenko ?"

V.SHULICHENKO : "Non. Peut-ĂȘtre dire que, si je partage l'analyse de Madame Yartsina concernant les subventions Ă©tatiques, je ne peux m'empĂȘcher de m'inquiĂ©ter quant Ă  sa proposition de fond Ă  l'innovation. Cette mesure ne cible pas directement l'industrie et ses critĂšres sont bien trop flous pour avoir un rĂ©el impact sur la relance industriel."

A.YARTSINA : "Vous pouvez garder vos inquiétudes pour vous et pour vos propositions. Ce fond saura, par ses critÚres, bénéficier aux entreprises du secteur secondaire."

JOURNALISTE : "Dernier point à aborder avant de passer aux sujets de sécurités, celui des retraites. L'année derniÚre, un projet de loi, imaginé par une Commission citoyenne, a été adopté par référendum. Ce texte décale l'ùge effectif de départ à la retraite de 60 ans à 65 ans et introduit officiellement un systÚme de calcul à base de points. Madame Yartsina, vous Présidente, à quel ùge les Latruants et les Latruants partiront-ils à la retraite ?"

A.YARTSINA : "Moi Présidente de la République, les Latruantes et les Latruants partiront en retraite à 60 ans et 6 mois. Moi Présidente de la République, je mettrais fin à cette réforme injuste, inégalitaire. Moi Président de la République, je ne permettrais pas que les retraites soient pour partie capitalisées, qu'elles soient en partie composé de ce que nos compatriotes auront mis de cÎté durant leur vie. Je ne permettrais pas que nos compatriotes souffrent des caprices de notre économie, des fluctuations de notre monnaie. Je ne permettrais pas que nos compatriotes soient soumis à l'incertitude que crée le point. Je ne permettrais pas que nos compatriotes se tuent à la tùche pour que survive une économie capitaliste qui les méprise."

JOURNALISTE : "Vous abrogerez la loi ?"

A.YARTSINA : "Oui, et ce sera ma premiÚre mesure une fois entrée en fonction. Ceci et faire en sorte que les chÚques-prime soient prises en compte à hauteur de 30% du salaire dans le calcul des retraites, pour permettre aux Latruantes et aux Latruants qui ont eu le droit à ce genre de petit plus de conserver leurs bénéfices et leur action dans le temps, en particulier dans la retraite."

JOURNALISTE : "MĂȘme question Monsieur Shulichenko : vous PrĂ©sident, Ă  quel Ăąge les Latruants et les Latruants partiront-ils Ă  la retraite ?"

V.SHULICHENKO : "A 65 ans et 2 mois. Comme le prévoit la loi."

JOURNALISTE : "Vous n'abrogerez ni ne modifierez la loi ?"

V.SHULICHENKO : "Non. Je ne l'abrogerais pas car elle est le rĂ©sultat premiĂšrement d'une discussion et d'un consensus, puis de la volontĂ© des Latruants et des Latruantes, exprimĂ©s par le vote. D'ailleurs je note le cynisme de Madame Yartsina. Son parti a participĂ© aux consultations, il a bĂąti, comme les autres, le texte proposĂ© au rĂ©fĂ©rendum, et donc elle critique ce qu'elle elle-mĂȘme construit. Je trouve cela assez caustique, mais ce n'est que mon avis."

JOURNALISTE : "Et que répondez-vous aux points soulevés par Agafya Yartsina ?"

V.SHULICHENKO : "Que ce débat à déjà eu lieu et que le loi a été adoptée par..."

A.YARTSINA : "Donc vous refusez de répondre ! Donc vous reconnaissez que ce que je dis est vrai !"

V.SHULICHENKO : "Non Madame, je ne refuse pas de rĂ©pondre. Je dis que ce dĂ©bat il a animĂ© l'annĂ©e 2019 et , assez Ă©trangement, alors que vous ĂȘtes opposĂ© Ă  ce texte, on ne vous a pas beaucoup entendu le critiquer. Ensuite, vous comme moi, savons que la population latruante subira un jour ou l'autre un fort vieillissement de sa population, nous obligeant Ă  rĂ©former le systĂšme de retraites et donc Ă  faire travailler nos compatriotes plus longtemps. Je suis de ceux qui gouverne en pensant Ă  demain, Ă  l'avenir, et non de ceux qui, comme vous, dirigent au jour le jour, sans soucier du futur et de ses dĂ©fis. C'est la grande diffĂ©rence entre vous et moi Madame. Je suis rĂ©aliste et prĂ©voyant. Vous ĂȘtes utopiste et inconsĂ©quente."

A.YARTSINA : "Je ne vous permets pas !"

V.SHULICHENKO : "Alors ayez la dĂ©cence de proposer des idĂ©es rĂ©alistes et rĂ©alisables plutĂŽt que d'esquisser des rĂȘves que vous savez, comme moi, irrĂ©alisables."


JOURNALISTE : "Madame Yartsina, Monsieur Shulichenko, un peu de calme s'il vous plaßt. Nous allons maintenant passer au thÚme concernant la sécurité."

Résumé des échanges

Monsieur Shulichenko veut à la fois renforcer la justice, en pénalisant viols, incestes et agressions sexuelles, tout en donnant plus de moyens à la police. Il veut aussi lutter contre les trafiques de drogue en criminalisant la vente de stupéfiants.

De son cÎté, Madame Yartsina ne veut réformer que la justic, pour que cette derniÚre réhabilite plus qu'elle ne punisse. Elle s'est dite favorable à la fin de la perpétuité réelle.

Les échanges résumés en un seul mot pour les deux candidats seraient :


V.SHULICHENKO : Laxiste !

A.YARTSINA : Fasciste !


JOURNALISTE : "Vasiliy Shulichenko, alors que notre systÚme de santé est en crise, que le coût des consultations devient de plus en plus cher, que proposez-vous pour répondre à ces problÚmes."

Résumé des échanges

Madame Yartsina propose deux voies d'amélioration aux problÚmes qui touchent le secteur de la santé. Permettre de mieux accueillir les patients en augmentant les salaires des internes ainsi que de lancer une campagne d'agrandissement des bùtiments hospitaliers déjà existant. Elle veut aussi permettre aux latruants de mieux se soigner, en remboursant les frais pour l'achat de tout les médicaments ainsi que les quinze premiÚres consultations chez un psychologue, en installant des centres de santé de proximité gratuits et en dynamisant largement la recherche médicale.

Monsieur Shulichenko pense qu'il faut rendre la santé plus accessible aux classes moyennes en rendant obligatoire dix nouveaux vaccins ainsi que des rendez-vous médicaux aux grandes étapes de la vie. Il souhaite qu'avant 2025, dix nouvelles maladies orphelines soient reconnues et prises en charges par la CUM, que les protections menstruelles et sexuelles soient entiÚrement remboursées. Enfin, il annonce le lancement d'une grande campagne de recrutement dans le monde hospitalier.

Sur les questions sociales, relatives à l'orientation sexuelle ou aux droits des femmes, les deux candidats tombent d'accord sur des mesures communes nécessaires.

Les échanges résumés en un seul mot pour les deux candidats seraient :


V.SHULICHENKO : DépensiÚre !

A.YARTSINA : Paresseux !



JOURNALISTE : "Madame Yartsina, sur la question écologique, vos ambitions sont nombreuses et importantes. Quelles seraient pour vous les trois mesures qui résumeraient votre projet pour le pays en matiÚre d'écologie ?"


Résumé des échanges

Madame Yartsina veut accĂ©lĂ©rer le calendrier de transition Ă©cologique pour en finir avec les Ă©nergies fossiles au plus tĂŽt, avant 2030 si possible, lĂ  oĂč son adversaire veut un changement plus doux, Ă  horizon 2040. La candidate Ă©cologiste veut permettre la rĂ©novation Ă©nergĂ©tique des logements sans avance de frais pour pousser ce genre de transformations ; taxer les placements liĂ©s aux Ă©nergies fossiles pour forcer les entreprises Ă  prendre le virage du vert ; instituer un tribunal pĂ©nal international contre le crime d’écocide pour responsabiliser entreprises et États lors de la destruction dĂ©libĂ©rĂ©e et irrĂ©mĂ©diable d’un Ă©cosystĂšme.

Vasiliy Shulichenko pense qu'il faut construire l'effort en matiĂšre d'Ă©cologie autour de trois grands axes. Le premier est celui de l'Ă©nergie, en construisant d'ici la fin de son mandat 400 Ă©oliennes sur tout le territoire. Le second est celui de la protection de l'environnement, en crĂ©ant officiellement des zones naturelles protĂ©gĂ©es. La derniĂšre est sur la vie quotidienne, en lançant un "Bonus Ă©lectrique" pour l'achat d'une voiture Ă©lectrique : une aide non cumulable de 4 000 ₜl pour tout vĂ©hicule


Les échanges résumés en un seul mot pour les deux candidats seraient :


V.SHULICHENKO : Fanatique !

A.YARTSINA : Climatosceptique !


JOURNALISTE : "Derniers thĂšmes de ce dĂ©bat, et non-moins important, celui de la gouvernance. Si vous ĂȘtes Ă©lu.e, vous aurez Ă  gouverner avec des oppositions au Parlement, Ă  faire voter des textes de lois en risquant qu'ils ne soient rejetĂ©s par vos opposants. Vous aurez, peut-ĂȘtre, Ă  composer avec ces derniers et, qui sait, Ă  travailler avec eux. Monsieur Shulichenko, comment imaginez-vous les cinq prochaines annĂ©es de ce point de vue ? "

V.SHULICHENKO : "J'aimerais tout d'abord dire que les dix derniĂšres annĂ©es, nous n'avons jamais arrĂȘtĂ© de travailler avec les oppositions, de les consulter, de les Ă©couter et de prendre en compte leurs demandes, souvent leurs critiques."

A.YARTSINA : "C'est faux !"

V.SHULICHENKO : "Pardon ?"

A.YARTSINA : "C'est faux ! C'est un mensonge !"

V.SHULICHENKO : "Un mensonge, Madame ? Je crois que les diffĂ©rents Premiers Ministres, et ça depuis 2010, n'ont cessez de recevoir vos dĂ©putĂ©s, de vous recevoir vous-mĂȘme, Madame, pour trouver des compromis, pour faire en sorte que tous les Latruants et toutes les Latruantes se retrouvent dans nos lois, soient satisfaits par l'action du gouvernement. Donc..."

A.YARTSINA : "Vous nous avez consulté tout en rejetant toutes nos idées ou proposition. Donc je n'appelle pas cela prendre en compte les oppositions."

V.SHULICHENKO : "Mais on aurait pu ne pas le faire, Madame. On aurait pu diriger le pays sans que vous ne preniez part aux discussions. Les deux derniÚres Assemblées constituantes nous étaient on ne peux plus favorables. Les gouvernements auraient pu faire voter les lois en ne comptant que sur les simples voix du socle commun et nier votre droit, juste, normal, à vous exprimer."

A.YARTSINA : "Nous sommes en dĂ©mocratie donc vous ĂȘtes obligĂ© de la faire, Monsieur !"

V.SHULICHENKO : "Et donc je le fais, Madame ! Je l'ai fais et je le ferais si nos compatriotes me refont confiance pour les cinq ans Ă  venir. Nous continuerons Ă  consulter les oppositions, nous continuerons Ă  chercher Ă  travailler en bonne intelligence avec elles, mĂȘme si elles ne le souhaitent pas. Nous pouvons nous combattre sur le plan des idĂ©es, et nous savons vous comme moi que nos propositions sont bien diffĂ©rentes, mais pour autant je n'ai jamais niĂ© le fait que certaines de vos mesures sont, au pire intĂ©ressantes, au mieux efficaces et mĂ©ritent pleinement d’ĂȘtre mises en place, car elles sont d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. "

JOURNALISTE : "Si vous ĂȘtes réélu, vous pourriez faire voter des lois inspirĂ©es par le programme d'Agafya Yartsina ?"

V.SHULICHENKO : "Oui et pas que d'elle."

A.YARTSINA : "Mensonge !"

V.SHULICHENKO : "Attendez mes actions avant de les juger s'il vous plaĂźt."

JOURNALISTE : "Quelles mesures du programme d'Agafya Yartsina cela concernerait?"

V.SHULICHENKO : "Toutes celles sur l'égalité Hommes-Femmes, sujet sur lequel nous nous retrouvons assez aisément je crois. Nous sommes aussi d'accord sur l'idée du dédoublement des classes, et il sera mis en place si je suis élu. Je crois que sur l'approfondissement de nos relations diplomatiques avec nos alliés, nous sommes assez d'accord. Sur la question des pesticides, de la végétalisation progressive des villes, sur la question des transports en commun nous tombons aussi d'accord. Ces mesures, tirées du programme de madame Yartsina seront proposées au vote par la majorité, comme celle d'autres candidats, éliminés au premier tour."

JOURNALISTE : "Que pensez-vous de cela Madame Yartsina ?"

V.SHULICHENKO : "Je me permettrais seulement d'ajouter, avant que Madame Yartsina ne réponde, que, comme lors des deux derniers mandats, nous consulterons le peuple, par voix référendaire, et l'associeront aux décisions politiques en lançant une Conférence citoyenne sur la transition écologique, dÚs septembre 2020, qui aura pour mission de définir des axes d'action auxquels les politiques n'auraient pas pensé. "

JOURNALISTE : "Que pensez-vous de toutes ces propositions Madame Yartsina, et que proposez-vous pour gouverner le pays ?"

A.YARTSINA : "Je pense que, aprÚs dix ans de "shulichenkisme", comme disent les partisans du PUN, nous savons largement à quoi nous attendre et à quel point les promesses qui ont été faites ce soir seront déçues, comme il y a cinq ans, et comme il y a dix ans. Je ne veux pas mentir à nos compatriotes car, contrairement à Monsieur Shulichenko, quand je fais des promesses, qui plus es au peuple, je les tiens. Je pense qu'il faut en finir avec l'Etat central et enfin redonner le pouvoir aux oblasts et aux Latruantes et Latruants.

Pour cela je souhaite introduire trois grandes modifications de notre Constitution. La premiĂšre pour supprimer le Parlement des territoires, une institution qui coĂ»te aux contribuables et qui n'a aucune efficacitĂ©. La seconde pour fusionner les oblasts et crĂ©er de vraies communes de territoires, capables de rivaliser avec nos grands centres urbains, qui pĂšsent aujourd'hui beaucoup trop dans les dĂ©cisions publiques. La trosiĂšme et derniĂšre pour instituer le RĂ©fĂ©rendum Populaire, permettant au peuple de directement ĂȘtre faiseur de lois, Ă  condition que 400 000 Latruantes et Latruants soutiennent cette initiative. Je veux que le pouvoir quitte Vrarany pour rejoindre tous les territoires du pays et pour qu'il revienne enfin au peuple."


JOURNALISTE : "Vasiliy Shulichenko ?"

V.SHULICHENKO : "Je suis heureux de découvrir de nouvelles propositions de la part de Madame Yartsina, propositions qui étaient inconnues du grand public jusqu'à il a quelques instants... "

A.YARTSINA : "C'est absolument faux, je l'ai mentionné à plusieurs reprises lors de la campagne."

V.SHULICHENKO : "Mais jamais sur un document de campagne. Ceci étant dit, je comprends la stratégie de Madame Yartsina, attendre le premier tour pour proposer des mesures à la fois clivantes et amplement politiques, mais politiques pour les mauvaises raisons.

Pourquoi veut-elle supprimer le Parlement des territoires ? Non pas pour donner plus de pouvoir aux oblast mais pour en finir avec un contre pouvoir qui aurait Ă©tĂ© contre elle et son gouvernement. Car, et vous le savez, le Parlement des territoires est renouvelĂ© tous les sept ans et ne peut ĂȘtre dissout. Or, les Ă©lections de 2017 ont donnĂ© une forte majoritĂ© aux partis de la coalition gouvernementale, et cette majoritĂ© ne sera renouvelĂ©e qu'en 2024, donc bien trop tard pour Madame Yartsina. Elle veut avoir les mains libres pour diriger et bafoue ainsi nos rĂšgles dĂ©mocratiques les plus fondamentales."


A.YARTSINA : "C'est de la diffamation !"

V.SHULICHENKO : "Quand vous m'accusez d'ĂȘtre, je vous cite Madame, "un dictateur", ce n'est pas de la diffamation. Je crois que si Madame ! Et je ne vous diffame pas, je dis que, Ă©tant donnĂ© que vous avez une grande intelligence politique, et je ne vous la nei pas, vous savez vous dĂ©barrasser, et c'est le bon verbe, de ce qui peut vous gĂȘner. Ce sont des mĂ©thodes que je rĂ©prouve, que je combats, car je crois qu'elles ne peuvent amener qu'Ă  la mort de la dĂ©mocratie parlementaire, et soit Ă  une dictature, soit Ă  l'anarchie. Dans les deux cas, cela serait nĂ©faste pour le Latrua."

A.YARTSINA : "Ce que vous dites est faux et grave, trĂšs grave !"

V.SHULICHENKO : "J'assume ce que je dis, je le signe et contre-signe. Ce que je dis je le pense, et je le pense au plus profond de mon ĂȘtre. Je combats ceux qui veulent la mort de la dĂ©mocratie, de la libertĂ©, et ceux qui veulent l'adapter pour leur bon plaisir, au dĂ©triment de nos compatriotes. "

A.YARTSINA : "Vous mentez ! Vous mentez, comme vous le faites depuis des années, et vous le savez !"


JOURNALISTE : "Madame Yartsoina, Monsieur Shulichenko, un peu de calme s'il vous plaßt. Nous arrivons à la fin de ce débat et de nos échanges. Ils furent complexes, passionnants, techniques et théoriques et ils ont été, je le crois, utiles à nos compatriotes. La derniÚre partie de ce débat est en réalité un monologue. Vous avez deux minutes trente pour convaincre les Latruants et les Latruantes de vous accorder leur confiance dimanche prochain. Deux minutes trente pour expliquer quel Président ou quelle Présidente vous serez demain. Vasiliy Shulichenko, le tirage au sort vous a désigné pour clÎturer le débat, c'est donc à Madame Yartsina de commencer cette ultime partie. Madame Yartsina, la parole est à vous."

A.YARTSINA : "Merci beaucoup. Merci pour l'organisation de ce débat et pour sa tenue. Merci à Monsieur Shulichenko pour nos échanges. Je tenais à m'adresser à vous, mes chers compatriotes. Vous qui avez subi pendant dix ans une politique injuste, trop centralisée, déconnectée des réalités du quotidien. Dix années de recul, de souffrance pour les plus modestes d'entre vous. Dix années durant lesquelles notre pays, à cause de choix hasardeux, a plongé dans le classement des puissances économiques, militaires et diplomatiques mondiales.

Cette véritable descente aux enfers peut prendre fin ; votre vie peut s'améliorer ; votre salaire - contrairement à ce que l'on vous dit - peut augmenter ; vos soins peuvent vous coûter moins chers ; vos enfants peuvent bénéficier d'un meilleur enseignement et nos professeurs de meilleures conditions de travail ; notre monde peut devenir plus vert, plus responsable. Vous pouvez changer les choses, vous en avez la force, vous en avez le pouvoir. Alors faites le. Dites non à ce futur morose que l'on vous propose et faites le choix d'un projet résolument tourné vers l'avenir, s'adressant à demain et non à hier, pavant nos prochaines routes et ne réparant pas les bosses du passé. Prenez votre bulletin et choisissez cet avenir, choisissez le futur et non pas le passé, choisissez l'espoir, et je vous promets que je ferais tout ce qui sera en mon pouvoir pour améliorer votre vie.


JOURNALISTE : "Monsieur Shulichenko."

V.SHULICHENKO : "Merci Monsieur. Merci Madame Yartsina pour ce débat. Nous ne sommes pas d'accord sur tout, et je crois que c'est là notre différence la plus fondamentale, mais aussi ce qui nous rassemble. Nous ne sommes pas d'accord, et nous l'exprimons. Nous ne sommes pas d'accord, et ce comme nombre de nos compatriotes. Le désaccord est le fondement de la démocratie et ce qui la fait vivre. Nos lois font du désaccord un droit inaliénable et le protÚgent. J'ai toujours pensé que du désaccord, du débat naissait le meilleur. Le meilleur pour notre pays.

En dix annĂ©es Ă  la tĂȘte de notre pays, j'ai parcouru nos villes, nos villages. Je suis parti Ă  votre rencontre, Ă  votre Ă©coute pour construire votre futur, mais aussi notre futur. Car je ne suis pas de ceux qui "dirige pour", je "dirige avec". Avec vous, avec votre confiance, avec vos voix, avec vos idĂ©es, je pense que nous pouvons continuer de construire un avenir radieux, un avenir bĂ©nĂ©fique Ă  toutes et Ă  tous. Un avenir commun et une place, singuliĂšre, particuliĂšre, mais nĂ©cessaire au Latrua sur la scĂšne internationale. Une place de dĂ©fenseur invĂ©tĂ©rĂ© du droit, de la dĂ©mocratie et de la souverainetĂ©. Cette place, cet avenir, c'est ce que je souhaite Ă  notre nation. Ce que je souhaite en tant que PrĂ©sident, en tant que candidat, en tant que politique, en tant que militant, en tant qu'adhĂ©rent, en tant que pĂšre, en tant que mari, en tant que fils, en tant que frĂšre, en tant qu'homme. Je ne veux pas cinq ans de plus. Je n'en veux pas pour ne rien faire, pour ne rien changer, pour rester immobile. Je veux cinq ans de plus pour avancer, pour rĂ©former, pour avancer toujours plus vite sur ce chemin, vers cet avenir. Alors faisons-le ensemble, toutes et tous ensemble, car c'est seulement comme cela que nous rĂ©ussirons. "


JOURNALISTE : "Merci beaucoup à vous deux. Merci d'avoir suivi ce débat de l'entre-deux tours, un moment important pour notre démocratie et qui participera à l'élection de dimanche prochain. Allons voter, soyons nombreux dans nos bureaux de votes et faisons vivre notre démocratie. Bonne soirée, bonne nuit et bon vote !"
121
Edition du 19/04/2020
Résultats du second tour des élections présidentielles


58,7 % – Vasiliy Shulichenko -Réélu41,7 % - Agafya Yartsina - DĂ©faite
6129
Édition du 03/05/2020
Le Diable dirigera le Latrua

AprĂšs deux semaines de suspense, et de tergiversations, le PrĂ©sident de la RĂ©publique, nouvellement rĂ©investi, a choisi la personne qui incarnera le nouveau visage de la majoritĂ© plurielle qui dirige le pays depuis dix ans, et qui, Ă  l’aube de ce nouveau mandat, cherche Ă  se renouveller. Vasiliy Shulichenko a jetĂ© son dĂ©volu sur celle qui fut sa Ministre de la SantĂ© : Aleksandra Maysak.

Aleksandra Maysak
Aleksandra Maysak accompagné du Secrétaire du Gouvernement lors de son entrée au Palais Mariinsky, le 02 mai 2020. Crédit : Christov Tarnovetsky pour Véracité

15:56, Vrarany, Latrua. La journĂ©e est agrĂ©able, un vent lĂ©ger fouette les toits de la capitale, nombreux sont celles et ceux qui ont dĂ©cidĂ© de sortir dans les rues fleuries de la ville. Nombreux, sauf les journalistes de tout les quotidiens, canards, Ă©missions tĂ©lĂ©visĂ©es et autres radios amateurs qui attendent, fĂ©briles, le communiquĂ© de la prĂ©sidence de la RĂ©publique. Le Palais, lieu qui regorge de sources pour nous autres grattes-papiers, a annoncĂ© plus tĂŽt dans la matinĂ©e que le nom du ou de la future locataire du Palais Mariinsky serait dĂ©voilĂ© avant la soirĂ©e. C’est donc dĂ©vorĂ© par l’impatience que nous scrutons, depuis nos rĂ©dactions, l’impossible et improbable fumĂ©e blanche.

Il est vrai que cela fait prĂšs de deux semaines que le PrĂ©sident de la RĂ©publique a Ă©tĂ© réélu, et huit jours qu’il a Ă©tĂ© rĂ©investi dans ses fonctions. L’attente de la composition d’un nouveau gouvernement est devenue insoutenable, Vasiliy Shulichenko tenant en haleine le pays, semblant feindre voir forcer l’indĂ©cision. Beaucoup de noms sont dĂ©jĂ  sortis dans le dĂ©bat publique et beaucoup ont Ă©tĂ© usĂ© jusqu’à l’os. Le premier d’entre eux est celui de l’homme qui est encore Ministre des ArmĂ©es. Sergei Yesenin ne cache plus sa volontĂ© de remplacer Yuliya Belyakova Ă  la tĂȘte de l’exĂ©cutif. Candidat au poste de Premier Ministre depuis son entrĂ©e en septembre 2013 au gouvernement, l’ambitieux ministre semble avoir mis sur la table sa dĂ©mission en cas de non nomination. Mais les jours faisant, cette hypothĂšse, parmi les plus plausible, est devenue inintĂ©ressante pour nombres de commentateurs qui ont prĂ©fĂ©rĂ©s jeter leur dĂ©volu
 sur tout ce que Vrarany compte de responsables politiques.
Tout les noms possibles et inimaginables ont Ă©tĂ© testĂ©s, les journalistes de la tĂ©lĂ©vision latruante allant jusqu’à proposer ceux du PrĂ©sident de l’AssemblĂ©e constituante, Monsieur Igor Severyanin, et du PrĂ©sident du Parlement des territoires, Monsieur Nikolai Gumilev, malgrĂ© la fait que les deux parlementaires aient clairement marquĂ© leur dĂ©sintĂ©rĂȘt quant Ă  une possible nomination. D’autres voient dans cette latence prĂ©sidentielle le signe de nĂ©gociations en vue de la nomination d’une personnalitĂ© issue de l’opposition. Toute la gauche a par consĂ©quent Ă©tĂ© passĂ©e au peigne fin, les uns spĂ©culant sur la nomination d’une Ă©cologiste, les autres annonçant le retour triomphant de l’ancien PrĂ©sident syndicaliste, Leontiy Zadorozhny, pourtant sorti piteux et dĂ©fait des Ă©lections de 2010.

C’est donc dans un Ă©tat de fatigue intellectuelle avancĂ©e que nous attendons le communiquĂ© prĂ©sidentiel. Quand soudain, tous les tĂ©lĂ©phone de la piĂšce se mettent Ă  sonner, annonçant la rĂ©ception d’un message de la plus haute importance. Nous nous jetons sur nos Ă©crans tels des fauves affamĂ©s et lisons le communiquĂ©


Communiqué de la Présidence de la République a écrit :Monsieur Vasiliy Shulichenko, Président de la République du Latrua, a nommé Madame Aleksandra Maysak PremiÚre Ministre de la République du Latrua et lui a demandé de former un gouvernement.

Quelle n’est pas notre surprise lorsque nous prononçons le nom de la nouvelle Ă©lue. Nombre d’entre nous s’empressent de poser une image sur un nom Ă  l’aide d’Internet tandis que les plus Ă©rudits nous dressent le CV de la PremiĂšre Ministre. NĂ©e en 1962 dans la banlieue d’Illiv, la jeune Aleksandra se dĂ©marque par ses capacitĂ©s intellectuelles et ses facilitĂ©s dans les matiĂšres scientifiques. Admises dans la prestigieuse Ă©cole de MĂ©decine de Vrarany en 1980, elle en ressort diplĂŽmĂ© dix ans plus tard et entre aux urgences de l’hĂŽpital N°3 de la capitale.
En parallĂšle de ses activitĂ©s de mĂ©decin urgentiste, la trentenaire fonde une famille avec son mari, accueillant en huit ans quatre enfants. C’est Ă  cette pĂ©riode qu’elle s’engage pour la premiĂšre fois en politique, participant Ă  la fondation du partie Union sociale en 1997. Elle entre pour la premiĂšre fois Ă  l’AssemblĂ©e Ă  la suite des lĂ©gislatives de 2000 et soutient le PrĂ©sident Zadorozhny. La vraie rupture intervient en 2005, lorsque ce dernier est réélu d’une courte tĂȘte et que le dĂ©but de son second mandat est entachĂ© par des scandales politico-financiers. Aleksandra Maysak dĂ©missionne de sa fonction de dĂ©putĂ© et revient pleinement Ă  la vie civile. Ce retour aux sources sera de courte durĂ©e, celle qui est devenue entre temps cheffe du service rĂ©animation de l’hĂŽpital central soutenant officiellement le candidat Shulichenko. Lorsque que le trentenaire remporte la prĂ©sidentielle, elle refuse de rentrer au gouvernement en 2010, 2012, 2013, 2014 avant de finalement cĂ©der aux avances prĂ©sidentielles et de devenir Ministre de la SantĂ© en 2017.

A la tĂȘte de ce ministĂšre rĂ©galien, l’urgentiste va augmenter la dotation du monde de la santĂ©, allouant en 2019 la gĂ©nĂ©reuse enveloppe de 30 000 000 000 ₜl Ă  l’embauche et Ă  la rĂ©novation des bĂątiments de santĂ©. SurnommĂ©e « le diable » par ses opposants, Aleksandra Maysak est crainte et respectĂ©e pour son habiletĂ© et sa capacitĂ© Ă  manƓuvrer entre les diffĂ©rents parties pour finalement obtenir ce qu’elle veut. En premiĂšre ligne lors de l’élaboration de la rĂ©forme des retraites, elle n’a eu de cesse de dĂ©fendre l’option retenue par Shulichenko de consulter par rĂ©fĂ©rendum la population latruante, s’adjugeant les bonnes grĂąces du PrĂ©sident alors sortant.

Les missions et les dĂ©fis qui attendent la nouvelle PremiĂšre Ministre sont nombreux et lourds. LĂ©gislatives, budget, recomposition de la majoritĂ©, mise en place des promesses shulichenkiennes, gestion des Ă©gaux ministĂ©riels : voici ce qui a dĂ» rythmer l’heure d’entretien entre la PremiĂšre Ministre sortante et celle entrante. Une discussion plus longue qu’à l’habitude, les deux seules femmes Ă  ce poste dans l’Histoire laruante ayant souhaitĂ© prendre tout leur temps. Lorsqu’elles sortent enfin et qu’elles s’avancent enfin sur le perron, c’est le sourire aux lĂšvres et l’humeur rieuse. Leur discours respectif traduise deux rĂ©alitĂ©s diffĂ©rentes. La premiĂšre est celle d’une femme enfin libĂ©rĂ©e de ses fonctions, rendue Ă  la vie civile et heureuse de cette rĂ©alitĂ©. La seconde est celle d’une femme fiĂšre de sa stature nouvelle bien que consciente de ses responsabilitĂ©s et des obstacles qui font se former dans les jours et les semaines Ă  venir.

Le premier d’entre eux est simple : former un gouvernement capable de fĂ©dĂ©rer les Ă©lecteurs latruants autour des candidats du PUN et de durer jusqu’à la fin de l’échĂ©ance Ă©lectorale. Un gouvernement qui devra aussi prendre en compte les rivalitĂ©s que l’annonce de sa nomination n’a fait que raviver et qui devra toutes les satisfaire. Une mission qui semble impossible, sauf peut-ĂȘtre pour « le diable du Latrua ».
50
Édition du 05/05/2020
Composition du gouvernement Maysak I

64
Édition du 21/06/2020
Résultats des élections législatives de juin 2020

5341
Édition du 21/06/2020
Allocution du Président de la République, Monsieur Vasiliy Shulichenko

en-tĂȘte

Allocution

Latruants, Latruantes,
Mes chers compatriotes,

Je m’adresse Ă  vous ce soir suite aux rĂ©sultats des Ă©lections lĂ©gislatives qui se sont tenues aujourd’hui. Je souhaite tout d’abord vous remercier et vous fĂ©liciter pour votre engagement, pour votre participation. Vous avez, en conscience, dĂ©cidĂ© d’honorer la chance qui est la vĂŽtre, l’opportunitĂ© sans cesse renouvelĂ©e d’exprimer votre voix, votre avis par le vote. En faisant cela, en vous dĂ©plaçant comme vous l’avez fait aujourd’hui, vous avez, librement, exercĂ© votre droit et votre devoir de citoyen. En choisissant de glisser, ou non, un nom dans votre enveloppe, de donner, ou non, sa chance Ă  un homme ou Ă  une femme dont la volontĂ© est de servir notre nation et ses intĂ©rĂȘt, vous avez contribuĂ©, par cet effort, Ă  faire battre le cƓur de notre dĂ©mocratie. Car oui, le vote, qu’il soit comptabilisĂ©, blanc ou nul, reste un acte citoyen primordial, l’expression de l’impĂ©rieuse nĂ©cessitĂ©, pour une nation, de demeurer libre, et pour son peuple, de choisir en toute souverainetĂ© son avenir.

Je ne suis pas de ceux qui stigmatise, qui lynche, qui brĂ»le en place publique : je ne suis pas de ceux qui accuse, qui attaque, qui accule ; je ne suis pas de ceux qui divise, qui crĂ©e des tensions, qui attise bĂȘtement les flammes de la distension. Bien au contraire, je prĂŽne, et ce depuis mes premiers pas dans la vie publique,l’union, la bienveillance et la tolĂ©rance. Pour moi, la souverainetĂ© ne se peut se rĂ©sumer au simple fait de voter, de glisser un bulletin dans une urne. La souverainetĂ© s’est aussi faire le choix de ne pas voter. Ne pas voter car aucune des propositions formulĂ©es ne semblent nous correspondre ou nous convaincre ; ne pas voter car l’on souhaite sanctionner, punir ou critiquer l’action d’un parti ou d’un gouvernement ; ne pas voter car l’on se sent dĂ©passĂ© ou submergĂ© par les enjeux, par les tenants et les aboutissants d’un scrutin ; ne pas voter car l’on se sent abandonnĂ©, Ă©loignĂ© des rĂ©alitĂ©s dĂ©mocratiques ou dĂ©laissĂ© par ceux qui sont censĂ©s nous reprĂ©senter.
Quelle que soit la raison, la motivation de l’abstention, elle est Ă  entendre, Ă  analyser et Ă  rĂ©soudre. L’abstention n’est pas un crime. Je ne peux, en ma qualitĂ© de PrĂ©sident de la RĂ©publique, nommĂ© par les urnes, Ă©lu par le peuple, qu’enjoindre les quelques 903 503 Latruants et Latruantes Ă  se dĂ©placer Ă  l’avenir, lors des prochaines Ă©lections, dans nos bureaux de vote. Cependant, je ne ferais pas comme beaucoup de responsables politiques qui pensent que le changement ne peut advenir que par la critique, que par le dĂ©nigrement. Le non-vote doit ĂȘtre entendu, et il la sera.

Si l’abstention est un signal, le vote l’est aussi. Le rĂ©sultat de ce scrutin est clair, limpide et n’appelle aucune contestation : vous avez renouvelĂ© votre confiance Ă  la majoritĂ© sortante. Vous avez exprimĂ© votre soutient et votre volontĂ© de voir le programme que ces Ă©lus ont dĂ©fendu, Ă  mes cĂŽtĂ©s, ĂȘtre mis en place. Vous avez donnĂ© au gouvernement la capacitĂ© d’agir. De cela je me rĂ©jouis et je comprends pleinement la responsabilitĂ© qui est celle de l’exĂ©cutif et l’attente de rĂ©sultats qui est celle de la nation.
Nonobstant, je me dois aussi de relever une dynamique dĂ©croissante qui a touchĂ© les partis alliĂ©s et formant le socle de gouvernement. Le premier signe est la non-Ă©volution du nombre de dĂ©putĂ© du Parti d’Union Nationale. En effet, si le nombre d’élu du parti prĂ©sidentiel n’a pas diminuĂ©, nous permettant de conserver une large et confortable majoritĂ©, il n’a pas pour autant augmentĂ©, ne traduisant pas ainsi l’élan insuflĂ© par les rĂ©sultats du second tour de l’élection prĂ©sidentielle. Autre signe alarmant pour la coalition gouvernementale, deux partis politiques qui la composent accusent un sĂ©rieux recul voir une disparition des bancs de l’hĂ©micycle. Le premier d’entre eux, l’Alliance territoriale et dĂ©mocratique, a perdu 12 siĂšges tandis que la Ligue rĂ©formiste a quittĂ© l’AssemblĂ©e constituante suite au non-renouvellement de ses quatre derniers siĂšges. La majoritĂ© a donc perdu 16 siĂšges et avec une certaine marge de manƓuvre.

Il ne faut pas s’alarmer de ce rĂ©sultat, le gouvernement reste en capacitĂ© de proposer des textes qui seront adoptĂ©s par le Parlement, la politique de la nation ne souffrira d’aucune instabilitĂ© ni d’aucun ralentissement et un remaniement Ă  la tĂȘte de l’exĂ©cutif.
Ce rĂ©sultat n’est pas alarmant mais il nous oblige. Il nous oblige Ă  agir pour trouver des voies de convergences sur nombre de textes. Il nous oblige Ă  trouver des compromis avec les oppositions pour conserver le caractĂšre constructif des dĂ©bats au sein de l’AssemblĂ©e. Il nous oblige, enfin, en tant qu’exĂ©cutif Ă  consulter plus encore que d’habitude pour trouver, avec les dĂ©putĂ©s que vous avez Ă©lu, avec les oppositions que vous avez choisi, des compromis sans jamais ni se compromettre ni entrer dans quelconque forme de compromission avec les extrĂȘmes. Cette promesse, je l’ai faite le jour de mon investiture et je la tiendrais.

J’ai par consĂ©quent demander Ă  la PremiĂšre Ministre de mener des discussions avec les principales forces opposĂ©es au gouvernement pour trouver des terrains d’entente ainsi que pour s’assurer de leurs votes sur certains textes, en premier lieu sur les rĂ©formes constitutionnelles qui verront le Parlement ĂȘtre convoquĂ© en CongrĂšs Ă  l’automne. J’ai aussi confiĂ© comme mission au gouvernement de rĂ©flĂ©chir Ă  l’ajout de propositions issu des rĂ©flexions programmatiques des oppositions au calendrier de travail de l’AssemblĂ©e. Comme je l’ai dĂ©jĂ  dit : toute les bonnes idĂ©es sont Ă  prendre et aucunes divergences partisanes n’empĂȘchera le Latrua d’évoluer et de se dĂ©velopper. Je ne suis le PrĂ©sident d’un parti, d’un Ă©lectorat, je suis le PrĂ©sident d’un pays, d’un peuple dans son intĂ©gralitĂ© et je ne veux en aucun cas mener une politique qui serais dĂ©raisonnable, Ă©loignĂ©e des rĂ©alitĂ©s, empĂȘtrĂ©e dans imbroglio politicien.

Alors qu’un nouveau quinquennat s’est ouvert, il nous faut, collectivement, travailler Ă  la grandeur et Ă  la rĂ©ussite du Latrua. J’invite donc toutes les forces politiques de l’arc dĂ©mocratique Ă  se joindre Ă  la nĂ©gociation, Ă  exprimer ses opinions, Ă  s’opposer s’il le faut, Ă  converger le plus souvent possible et Ă  avancer conjointement pour le bien du pays.

Vive la République et vive le Latrua !

Hymne de la RĂ©publique du Latrua - ĐĐ°ĐŒ ĐœŃƒĐ¶ĐœĐ° ĐŸĐŽĐœĐ° ĐŸĐŸĐ±Đ”ĐŽĐ°
Haut de page