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Édition du 02/12/2019
Échanges avec les journalistes de Monsieur Vasiliy Shulichenko, Président de la République du Latrua


Échanges
Vasiliy Shulichenko à Biaberény, le 02 décembre 2019. Crédit : Christov Tarnovetsky pour Véracité

/En déplacement dans le Sud-Ouest, à Biaberény, pour visiter la nouvelle usine aéronautique, le Président de la République a tenu à converser avec les différents médias couvrant la visite./
Vasiliy Shulichenko : Je vous remercie Mesdames, Messieurs, d'être venu aujourd'hui, de m'avoir accompagné ici, à Biaberény, pour l'inauguration de cette nouvelle usine du secteur aéronautique. Ce plan industriel est l'une des réussites des dix dernières années. Les gouvernements qui se sont succédé à la tête de notre nation ont permis ce processus d'industrialisation, de réindustrialisation. Un processus qui a su porter ses fruits et cette nouvelle usine en est un vivant exemple. Ici, à Biaberény, c'est plus de 150 emplois qui ont été créé, c'est 150 foyers qui ont vu leur capacité de vie ainsi que leur pouvoir d'achat augmenté. Ici, à Biaberény, c'est tout un quartier qui se voit redynamiser, cette usine étant à la fois sa marge et son cœur. Ici, à Biaberény, c'est une ville, un oblast qui profite de l'ouverture d'une nouvelle usine, d'un nouveau secteur économique. Un secteur d'avenir, un secteur
synonyme de puissance et d'indépendance, un secteur clé pour notre économie, un secteur stratégique pour notre pays. Je finirais ce propos en remerciant tous les acteurs qui se sont engagés dans ce projet, à commencer par les ouvriers et ouvrières de l'usine, les autorités publiques au niveau de la municipalité, de l'oblast de l’État et, pour finir, les ministres concernés : Madame la Ministre de l’Économie, des Finances et de l'Industrie et Madame la Ministre du Travail et de la Relance.
Je vais maintenant prendre vos questions.

Journalistes : Monsieur le Président, cette usine ne tourne pas à plein régime aujourd'hui, cela étant dû à des retards de livraisons. Dans combien de temps ce site sera-t-il pleinement opérationnel ?

V.S : Il le sera dans les prochaines semaines. Il est vrai que les délais de livraison de certaines machines ont été dépassés, repoussés mais ce n'est qu'un retard qui, certes, impacte la production au moment où nous parlons, mais qui sera réglé dans, c'est ce que m'a dit Madame la Directrice, deux à trois semaines. Je comprends votre inquiétude, elle est motivée et montre l'importance que vous attachez à l'industrialisation de notre pays, comme beaucoup de nos compatriotes.

Journalistes : La réindustrialisation prend une part importante dans votre programme pour la présidentielle d'avril prochain. Diriez-vous qu'en inaugurant cette usine vous prenez de l'avance sur vos mesures ?

V.S : Je suis ici en ma qualité de Président de la République et non en tant que candidat à cette même fonction. Je ne répondrais donc pas à ce genre de question qui concerne le candidat et non le Président. Je dirais juste que je n'ai pas attendu que l'échéance de la présidentielle se profile pour mettre en place une politique claire d'industrialisation. Ce que vous voyez derrière moi est le résultat d'années de travail, de développement, de réflexion et de construction. Ce que vous voyez derrière moi constitue une partie du bilan de la majorité et des gouvernements qui dirigent le Latrua depuis dix ans. Ce que vous voyez derrière est le résultat d'une politique, d'une volonté de créer des emplois tout en développant le secteur secondaire qui, qu'on le veuille où non, est essentiel pour tout pays développé.

Journalistes : Est-ce que le développement du secteur secondaire dont vous parlez se fait au détriment du secteur primaire, le secteur agricole, et du secteur tertiaire ?

V.S : Il ne vous aura pas échappé que nous sommes un pays principalement tourné vers le primaire, vers l'agriculture, plus que vers les autres secteurs économiques. Je ne veux pas développer au détriment de, mais je veux développer en bonne intelligence, sans jamais défavoriser une classe d'emplois, une catégorie économique ou sociale. Maintenant, il faut aussi rendre compte du réel et le réel est simple : nous avons un secteur agricole hypertrophié, qui nous permet d'exporter ; nous avons un secteur des hydrocarbures compétitif, dont les ressources sont envoyées aux quatre coins du globe ; et nous avons, au contraire, des secteurs industriels et de la vente quasi inexistants et plutôt souffreteux. C'est donc vers ces secteurs que notre attention se porte en premier lieu, pour les solidifier et les remettre à niveau, pour permettre aussi le développement de nombre de nos territoires, pour permettre une diversification des activités. Nous faisons cela depuis dix ans sans jamais oublier nos agriculteurs et agricultrices, sans jamais cesser de les soutenir, sans jamais arrêter de nous battre à l'international pour favoriser l'exportation de nos excédents qui sont, c'est de notoriété publique, vertigineux.

Journalistes : Vous avez signé deux partenariats industriels ambitieux avec la Mährenie et Karty, passant par le développement d'armes du futur. Est-ce là une manière d'impliquer nos partenaires dans votre effort de réindustrialisation ?

V.S : Une belle question ! Je ne sais pas si je l'aurais formulée ainsi. En effet, en disant cela, vous induisez l'idée que j'aurais trompé nos partenaires en leur proposant des projets qui ne profiteraient qu'au Latrua. Je suis au regret de vous dire que ces projets profitent aux deux parties, leur permettant de renforcer leurs capacités militaires et industrielles, le développement de ces armes étant conjoint. Je rajouterais que l'idée de tromper, de rouler nos partenaires stratégiques ne m'est pas encore venue à l'esprit et ne fait pas partie de mes réflexes diplomatiques.

Journalistes : Sur l'actualité internationale, la communauté kartienne résidant en Loduarie a vécu, il y a quelques semaines, un véritable pogrom, une chasse aux sorcières meurtrière. Quelle est votre réaction ?

V.S : Je condamne vivement, avec la plus grande force et fermeté, les agissements des forces armées et du gouvernement loudarien. Je condamne cette violence débridée, déchaînée et instrumentalisée par le pouvoir loduarien. Nous ne pouvons clairement pas tolérer et accepter ce genre d'exactions. J'apporte mon soutien plein, entier et sincère au peuple kartien et à ses dirigeants, mon attachement ainsi que celui de la nation latruante à un pays frère endeuillé. Nous disons d'ailleurs notre capacité à accueillir les rescapés de ces attaques.

Journalistes : Est-ce que ces événements vont pousser le Latrua à s'engager plus encore dans la guerre entre Karty et la Loduarie ?

V.S : Si par « s'engager » vous entendez prendre des sanctions à l'encontre de la Loduarie, alors je vous répondrais que, bien sûr, le Latrua saura prendre sa part. Si par « s'engager » vous entendez lancer une opération militaire contre la Loduarie, alors je vous répondrais que, comme depuis le début de ce conflit, ma position et ma doctrine n'ont pas changé : cette guerre n'est pas la guerre du Latrua. Nous condamnons, sanctionnons une agression, une violation du droit international, une entreprise meurtrière ; nous apportons notre soutien politique à nos alliés menacés dans la région, mais ce soutien reste et doit rester purement politique. Je tiens à le rappeler aujourd'hui, une nouvelle fois : le Latrua se veut artisan de la paix, bâtisseur de la diplomatie, et j'appelle, une nouvelle fois, les belligérants à s'asseoir autour d'une table et à discuter. Le Latrua, sa diplomatie, son gouvernement et moi-même nous tenons prêts à jouer, si la Loduarie, Karty, l'Antares ou tout autre pays engagé le demande, le rôle de médiateur.

Journalistes : Seriez-vous prêt à recevoir les dirigeants de la Loduarie ?

V.S : S'ils en font la demande et que cette rencontre est motivée par une envie claire de mettre un terme au conflit : oui, bien évidemment que je les recevrais.

Journalistes : Sur le plan interne, la Première Ministre est absente de votre campagne et n'est pas apparue en public depuis près de trois semaines. Pourquoi ce retrait à cinq mois de la fin de votre mandat ?

V.S : La Première Ministre est à la tâche, travaillant chaque jour pour améliorer la vie de nos compatriotes. La Première Ministre mène et mènera, jusqu'à la dernière minute, la politique la plus bénéfique pour notre pays, notre démocratie, notre économie, notre culture. Ce travail acharné et appliqué demande du temps, et cela explique qu'elle reste en retrait du débat public, jouant ainsi son rôle de cheffe du gouvernement.

Journalistes : Vous lui renouvelez aujourd'hui votre confiance ?

V.S : Bien évidemment. Je lui renouvelle ma confiance, confiance qui est la même que celle qui était la mienne il y a bientôt trois ans. Le travail accompli est important, solide, et ce serait être ingrat que de critiquer aujourd'hui une méthode qui n'a cessé de porter ses fruits. Je vous remercie. Bonne journée Mesdames, Messieurs.
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Édition du 31/12/2019
Vœux du Président de la République, Monsieur Vasiliy Shulichenko

en-tête

Voeux

Latruants, Latruantes,
Mes chers compatriotes,

Où que vous soyez, sur notre territoire national ou à l'étranger, entouré de vos proches dans votre foyer ou entouré de vos collègues sur votre lieu de travail, cette soirée marque la fin d'une décennie et le début d'une nouvelle période. Cette soirée marque tout d'abord la fin de dix années d'avancées, d’innovations, de changements, de progressions. Des avancées politiques et sociales. Notre pays a su, avec courage et réalisme, faire face à la corruption qui gangrenait ses élites et la combattre en jugeant celles et ceux qui ont, injustement, illégalement, profité des failles et des largesses de notre système.
Notre pays a su, avec intelligence et bienveillance, accepter plus encore ses différences, celles de ses citoyens, et intégrer mieux encore ses minorités, par exemple sexuelles, en leur permettant d'adopter, d'enfanter, de devenir parent, en leur permettant d'accéder à ce droit inaliénable, indissociable à la condition humaine.
Notre pays a su, avec clairvoyance et cohérence, protéger ses citoyens de substances dangereuses, de pesticides nocifs, d'engrais qui ne cessaient de mettre en danger la vie de tous. Notre pays a su, avec force et écoute, interdire des produits qui posaient de clairs problèmes de santé publique tout en soutenant ses agriculteurs.
Notre pays a su, avec réalisme et détermination, se réformer, se transformer pour mieux subsister. Notre pays a su, avec clarté et conscience, transformer son modèle, adapter son système de pensions pour permettre à nos aînés d’aujourd’hui comme à ceux de demain de vivre décemment. Notre pays a su, avec bon sens et imagination, repenser son système scolaire, le cours normal d'une prise de décision pour permettre à ses enfants de mieux apprendre, de mieux comprendre et pour créer une école qui soit, pour de bon, un vrai lieu de travail mais aussi de vie.

Notre pays a réussi, en dix ans, à innover. Innover en ouvrant de nouvelles industries, permettant ainsi de revitaliser nombre de nos territoires dont la faible densité est à la fois un obstacle et une souffrance. Innover en rouvrant des plans trop longtemps laissés à l'abandon, dans un état de décrépitude avancé, permettant ainsi à plusieurs centaines de Latruants et de Latruantes de retrouver un travail stable et donc de voir leur niveau de vie, leur pouvoir d'achat, augmenter de manière significative. Innover en inventant de nouvelles technologies, en créant de nouveaux mécanismes, en développant de nouveaux systèmes. Innover en investissant massivement dans la recherche et en faisant de ce point un des grands sujets des dix dernières années. Innover en faisant naître les esprits de demain, en plaçant la connaissance et le savoir au centre de la recherche et du développement.

Cette innovation, synonyme d'avenir, n'a été permise que par le changement de statut de notre pays sur la scène internationale. En dix ans, le Latrua est passé de petit pays d'Eurysie de l'Est, isolé et isolationniste, à une nation déterminante dans la marche du continent et du monde. En dix ans, le Latrua a réussi à s'imposer comme un acteur incontournable lorsqu'il s'agit de parler de libre-échange, de libertés fondamentales, de démocratie et de paix. En dix ans, le Latrua est devenu un partenaire de confiance pour nombre de nations eurysiennes et du monde. Ainsi, en dix ans, notre pays a réussi à tisser des liens étroits avec ses voisins proches, tels que Slaviensk, ses voisins plus éloignés, tels que Karty, Alloumni, ou la Mährenie, et ses voisins très éloignés, tels que Norland, les Quatres Vallées ou l’Akaltie. En dix ans, nous avons su bâtir des alliances solides, des amitiés franches avec des nations clés. En dix ans, nous avons fait ce qui aurait pu et du être fait ces quarante dernières années. En dix ans, nous avons permis à notre pays de s’ouvrir, de s’épanouir et d’être enfin pris au sérieux, considéré pour ce qu’il est vraiment.

Ce statut nouveau fut le déclic, l’impulsion nécessaire à nombre de progression. Des progressions dans le domaine social. Le Latrua est devenu un exemple de tolérance, tant sur les questions d’orientation sexuelles, que sur celles relatives à la santé publique. Le Latrua a lancé, avec ses partenaires, des programmes de développements militaires qui nous permettent aujourd’hui, à la fois de produire nos propres armes et donc de relancer une filière dans le besoin, et de hisser les scientifiques latruants plus haut encore dans la compétition féroce que se livrent les nations dans le monde complexe de la recherche.

En dix années, le monde a changé, évolué, et notre pays aussi. Nous avons su suivre la marche de la planète pour mieux vivre et coexister avec nos voisins. Nous avons réussi à nous développer, à vaincre les problèmes structurels qui rongeaient nos institutions. Nous avons pu mettre en avant la volonté démocratique, pacifique et libérale de notre nation. En dix années, nous avons toutes et tous, quel que soit notre rôle, notre place dans la société, notre âge, notre sexe, notre orientation sexuelle, nos croyances, nos adhérences, ou non, politiques, nous avons grandi, nous avons mûri, nous avons appris.
Je dis cela en tant qu’homme, en tant que fils, en tant que mari, en tant que père, en tant que Chef de l’État. J’ai eu la chance, l’honneur et le privilège de diriger à la destinée de notre nation durant une décennie. En dix ans, je n’ai eu de cesse de vous rencontrer, partout sur notre territoire, de vous découvrir, de parler avec vous, de vous entendre, de vous écouter. En dix ans, j’ai eu à cœur de vous montrer qu’un futur joyeux et prospère était possible. En dix ans, j’ai tenté par tous les moyens légaux de vous présenter ma vision de la société, en quête de votre approbation. En dix ans, j’ai toujours pris mes décisions avec en tête ce qui me semblait relever de l’intérêt général. En dix ans, j’ai cherché inlassablement à protéger notre pays des attaques, des ingérences et de toutes les tentatives de déstabilisation qui ont pu nous menacer.

Tout cela, je ne l’ai pas fait seul. Je tenais, ce soir, à remercier tous les gouvernements qui se sont succédés à la tête de la nation depuis avril 2010, ainsi que l’ensemble des Premiers Ministres qu’il m’a été donné de nommer, à commencer par Madame la Première Ministre, Yuliya Belyakova, à qui je réitère ma confiance et ma volonté constante de finir le travail commencé il y a une décennie. Je tenais aussi à vous remercier, vous, pour la confiance que vous avez accordé à la majorité pendant ces dix années, à la patience et la compréhension qui fut la vôtre, à l’esprit démocratique et républicain qui ne vous a jamais quitté.

L’année qui s’ouvre sera une année importante pour notre nation. Deux échéances électorales importantes, déterminantes pour notre avenir auront lieu en avril et en juin prochain. Vous aurez, en citoyen, à choisir le projet qui sera légitime de transformer le Latrua pour les cinq prochaines années. Vous aurez à désigner la politique qui est sera la plus apte à servir les intérêts nationaux. Vous aurez à décider qui sera capable de faire les meilleurs choix pour notre destinée commune. Vous aurez, enfin, à défendre et à entretenir, par votre vote, le droit à la liberté qui est notre plus beau, plus grand et plus précieux bien, héritage des combats passés, mais toujours vivants, de nos aïeux.
Je ne peux que vous enjoindre à aller voter, à inonder de votre présence, de vos silhouettes, nos écoles, nos bibliothèques, nos administrations, nos mairies transformées en bureaux de vote. Je ne peux que vous enjoindre à aller voter, à glisser un bulletin, quel qu’il soit, de gauche ou de droite, blanc ou nul, dans les urnes qui seront mises à votre disposition. Je ne peux que vous enjoindre à aller voter, car si aujourd’hui ce geste, que beaucoup trouve futile, est un droit, il est encore trop souvent impossible dans le monde ; il est encore trop souvent un rêve, une aspiration pour bien trop de nos semblables. Ce geste est un droit, mais il est peut-être avant tout un devoir. Le devoir de ceux qui sont conscients de leur chance, de l’opportunité qui leurs est offerts. Le devoir de ceux qui sont conscients des sacrifices à l’origine de ce droit, du sang versé pour que vive la liberté.
Le vote est le fondement même de la démocratie, le ciment qui relie tous les citoyens à un idéal de liberté, l’arme qui année après année libère des peuples. Le vote est une nécessité : voter, c’est faire vivre notre République.

Je vous dis cela en tant que Président et non en tant que candidat, en tant que garant de nos institutions et non en tant que concurrent à la magistrature suprême. C’est ce rôle que je tiendrais, et ce, jusqu’à la dernière minute. C’est ce rôle que je tiendrais dans les quatre prochains mois, en continuant d’être à vos côtés, en continuant d’être à votre écoute, en continuant d’être l’homme que je n’ai jamais cessé d’être. Comptez sur ma volonté, comptez sur ma détermination, comptez sur mon sérieux, comptez sur mon admiration pour notre peuple, pour notre nation, qui chaque jour m’étonne et m’impressionne.

La nouvelle année sera une année cruciale, une année de choix, une année de changements. Elle connaîtra, comme chaque année, son lot de pressions, son lot de défis, son lot de combats. En attendant, célébrez le jour qui vient, réunissez-vous, rendez-vous auprès de nos aïeuls, prenez soin de vos enfants, de ceux qui vous sont chers. Rassemblez-vous, réveillonnez, fêtez comme il se doit l’an nouveau. Appréciez ces moments, faites – momentanément – la paix avec votre voisin, apprenez – un instant – à supporter les blagues indélicates de votre oncle, acceptez – le temps d’une nuit – les défauts qui peuvent être ceux de votre conjoint ou de votre conjointe. N’oubliez jamais d’aimer : l’amour est le plus beau des sentiments qu’il nous est donné de ressentir. N’oubliez jamais de savourer chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde qu’il nous est donné de vivre. N’oubliez jamais d’avoir confiance en vous, en ce peuple fier, vaillant, combatif que vous formez, que nous formons. N’oubliez jamais que c'est dans le collectif que réside le sublime, le beau. N’oubliez jamais que seul on va plus vite, mais qu’ensemble, on va plus loin !

Bonne et heureuse année 2020 !
Vive la République et vive le Latrua !

Hymne de la République du Latrua -Нам нужна одна Победа
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Edition du 13/04/2020
Résultats du premier tour des élections présidentielles


Résultats premier tour
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En direct

Édition du 15/04/2020
Débat du second tour de l'élection présidentielle


Débat
Écran d'une télévision, au QG de campagne de Agafya Yartsina, retransmettant le débat. Crédit : Christov Tarnovetsky pour Véracité

JOURNALISTE : "Mesdames, Messieurs, bonsoir et bienvenu. Nous sommes aujourd'hui à quatre jours du second tour de l'élection présidentielle. Il y a trois jours, vous avez qualifiez deux candidats leur permettant ainsi de devenir le prochain Président ou la prochaine Présidente de la République. Ce débat est un rituel immuable de notre démocratie, il participe à éclairer les projets des deux candidats et à comprendre leur vision sur un monde en constante évolution, un monde où la violence et la guerre n'ont jamais été plus présentes.

Bonsoir Agafya Yartsina."


A.YARTSINA : "Bonsoir."

JOURNALISTE : "Bonsoir Vasiliy Shulichenko."

V.SHULICHENKO : "Bonsoir à toutes et à tous."

JOURNALISTE : "Vous disposez de deux heures pour convaincre les Latruants et les Latruantes qui nous regardent ce soir que vous ferez un bon Président ou une bonne présidente de la République. Vous disposez de deux heures pour débattre, pour expliquer et pour présenter le projet que vous comptez mettre en œuvre si vous êtes élu dimanche prochain. Vous aurez à vous exprimer sur les questions économiques, telles que les retraites et la relance, sur les sujets de sécurité, tant intérieure qu'extérieure, sur l'avenir et la jeunesse, sur la santé et les évolutions sociétales, sur la transition écologique et, enfin, sur le mode de gouvernance et sur la manière dont, demain, et ce pour les cinq prochaines années, vous dirigerez le Latrua.

Les règles de ce débat sont simples : je serais le maître du temps et je veillerais au strict respect de l'égalité du temps de parole ; je serais aussi en charge du respect et de la tenue des échanges, et je ne saurais tolérer insultes, brimades et mensonges ce soir, car les enjeux sont trop grands et trop importants pour notre pays.

Agafya Yartsina, le tirage au sort vous a désigné pour commencer ce débat, et ce sera donc Vasiliy Shulichenko qui le clôturera. Madame Yartsina, quelles sont vos attentes quant à ce débat, qu'attendez-vous de ces échanges ?"


A.YARTSINA : "Bonsoir et merci pour votre présentation. J'attends de ce débat la même chose que vous, et la même chose je pense que nos compatriotes. J'attends de la clarté, principalement de la part de mon adversaire. De la clarté sur nos propositions, sur nos visions, sur l'avenir que nous proposons aux Latruantes et aux Latruants. De la clarté aussi sur ce les résultats catastrophiques de dix années de présidence de mon adversaire. Dix années de reculs, dix années d'inaction écologique, dix années de saccage social et dix années de durcissement du pouvoir présidentiel. En dix ans, notre démocratie a été abîmée et notre planète n'a cessé de se dégrader sans que cela ne provoque aucune réaction, aucun réveil de la part des hommes et des femmes formant l'exécutif, en premier lieu de la part du Président de la République, qui s'est comporté en monarque plein de suffisance et totalement déconnecté des réalités !"

JOURNALISTE : "Merci Agafya Yartsina. Vasiliy Shulichenko, même question : qu'attendez-vous de ce débat ?"

V.SHULICHENKO : "Tout d'abord je tenais une nouvelle fois à vous remercier pour votre invitation, ainsi qu'a remercier Madame Yartsina de nous honorer de sa présence. Ce débat est important. Il est important car il est, je crois, la plus belle des expressions de ce que la démocratie peut faire. Deux personnes, que tout oppose, à commencer par leurs convictions politiques, débattent de l'avenir de leur pays et cherchent à convaincre de la véracité, du bon fondement à la fois de leurs intentions et de leurs propositions. J'attends donc, comme mon adversaire, de la clarté dans le débat, de l'écoute pour que nos projets puissent être exposés sereinement et de manière intelligible pour tous nos compatriotes. J'attends aussi de l’honnêteté. J'entends les critiques formulez à l'égard de ma personne et de mon action durant le quinquennat qui va s'achever et celui qui l'a précéder. Je ne vais pas y répondre maintenant, j'aurais tout le temps de le faire durant nos échanges. Mais j'aimerais d'ors et déjà corriger un point qui me semble important. Je n'ai jamais dit que j'avais tout réussi, que tout ce que j'avais entrepris en tant que Chef d’État avait été une réussite. Pour autant, on ne peut dire, alléguer, que les dix dernières années furent des années perdues, des années durant - si je vous comprends bien - l'autoritarisme est devenu le mode de gouvernement du Latrua. On ne peut dire que ces dix dernières années furent tout bonnement, tout simplement, trop simplement d'ailleurs, ratées."

JOURNALISTE : "Merci Vasiliy Shulichenko..."

V.SHULICHENKO : "Et donc j'attends de la mesure dans ce débat, de la mesure dans nos propos, autant sur la forme que sur le fond. Et j'attends cela de la part de mon adversaire comme de la mienne, car je ne saurais imposer une règle à quelqu'un sans pour autant me l'imposer à moi-même."

A.YARTSINA : "Ce n'est pas pourtant ce que vous avez fait durant ces dix dernières années. Donc je suis impatiente de le voir ce soir."


JOURNALISTE : "Madame Yartsina, Monsieur Shulichenko, merci de ne pas vous interrompre. Nous allons maintenant passer au premier grand sujet de ce débat : la politique économique et industrielle. Agafya Yartsina, vous accusez un léger retard sur le chronomètre, c'est donc à vous que reviens la parole et vous serez la première à nous présenter vos mesures pour permettre à l'économie latruante de connaître une croissance plus forte qu'actuellement ainsi que de pallier aux insuffisances industrielles dont souffre notre pays."

A.YARTSINA : "Notre économie est souffreteuse, notre croissance n'arrive pas à dépasser la barre du pourcent. Cela impacte directement les Latruantes et les Latruants dans leur vie quotidienne, dans leur pouvoir d'achat. Je sillonne le pays depuis plusieurs années et j'ai entendu les inquiétudes, les reproches que nos compatriotes adressent au pouvoir en place, à celui qui les dirige. Et cette situation est inacceptable. Elle est inacceptable car elle crée des inégalités, en premier lieu par des taxations qui sont injustes et qui visent les plus faibles. Les deux derniers quinquennat furent néfastes pour les classes moyens et populaires et au contraire bénéfiques pour les plus grandes fortunes. Vous avez été Monsieur le Président des plus riches. "

V.SHULICHENKO : "Heureux de voir que l'on replonge dans la caricature !"

A.YARTSINA : "Ce n'est pas une caricature, c'est la réalité. Vous avez taxé plus les classes moyennes que les plus riches, et ce faisant vous avez aggravé les inégalité sociales et empêché les mobilités sociales."

V.SHULICHENKO : "Non seulement vous racontez quelque chose foncièrement faux, mais en plus vous mélangez tout les sujets."

A.YARTSINA : "Absolument pas !"

V.SHULICHENKO : "Mais bien évidemment ! Durant le quinquennat qui vient d'avoir lieu, nous avons demandé aux plus fortunés de contribuer comme cela n'avais jamais été fait avant. Nous avons créé un impôt sur les grandes fortunes, nous avons augmenté la contribution des tranches les plus importantes soumises à l'impôt sur le revenu et nous avons taxé les grandes entreprises de manière inédite, 15 000 ₽l par mois pour les entreprises de plus de 5 000 employés et ayant un chiffre d’affaire supérieur ou égal à 1 500 000 000 ₽l par an, et c'est un rendement pour l’État de 9 000 000 000 ₽l par an. Donc nous avons su taxer et taxer les plus riches.

Ensuite..."


JOURNALISTE : "Vasiliy Shulichenko, Agafya Yartsina n'a pas terminé de s'exprimer sur ces sujets et de présenter ses mesures pour l'économie..."

V.SHULICHENKO : "Je vous ferais remarquer qu'elle a répandu un mensonge, mais qu'elle n'a toujours pas esquissé la moindre mesure. Donc moi je n'accepte pas que l'on débatte sur des mensonges alors que nos compatriotes attendent du concret sur ces sujets."

JOURNALISTE : "Et elle va le faire. Agafya Yartsina la parole est à vous."

A.YARTSINA : "Merci beaucoup. Monsieur Shulichenko, vous voulez des mesures, et bien les voici. Ne vous en déplaise, les inégalités existent et elles se sont creusées sous votre mandat. Pour y pallier je veux faire deux choses importantes. Tout d'abord, pallier à ces inégalités en taxant ceux qui profitent du système et qui s'enrichissent sur le dos des plus défavorisés. Taxer les patrimoines supérieurs à 800 millions de ₽l à hauteur de 2% par an ; taxer annuellement les grandes entreprises à hauteur de 2.5% de leur production ; taxer de manière permanente à hauteur de 2% les revenus supérieurs ou égaux à 30 000 ₽l. Cela permet à l’État d'avoir des recettes plus importantes, 5 000 000 000 ₽l par an, et de redistribuer ces nouveaux revenus aux classes sociales les plus précaires."

V.SHULICHENKO : "Sauf que vous mélangez tout Madame !"

A.YARTSINA : "Pas du tout !"

V.SHULICHENKO : "Si Madame, si, vous mélangez les taxations des particuliers et des entreprises et vous mettez tout cela dans un seul et même panier !"

A.YARTSINA : "Non seulement vous savez que ce que vous alléguez est faux et j'aimerais pouvoir aller au bout de mon propos.

Donc tout d'abord taxer pour recréer une justice sociale et pour permettre la juste redistribution. Ensuite travailler sur le pouvoir d'achat. Il faut permettre une hausse du pouvoir d'achat en allant à la racine de cette capacité, ou au contraire aujourd'hui de cette non-capacité, en modifiant et en augmentant la valeur du SM. Moi Présidente, le Salaire Minimum augmentera pour atteindre la barre des 2 000 ₽l par mois. Augmenter, c'est aider les ménages à la fois à pourvoir leurs dépenses de vie, mais aussi à utiliser leur salaire pour des loisirs, un aspect nié par le PUN et Monsieur Shulichenko.
Deuxième point important, les retraites..."


JOURNALISTE : "Un point que nous aborderons à part dans quelques minutes. Cependant vous vous êtes exprimé et Vasiliy Shulichenko n'a pas encore présenté ses mesures pour l'économie latruante. Monsieur Shulichenko c'est à vous."


V.SHULICHENKO : "Merci. Je partage le constat de Madame Yartsina, il existe des inégalités au Latrua. Qu'elles se soient creusées, c'est factuellement faux Madame. Les inégalités sociales se sont résorbées. Elles n'ont pas disparu, et je ne l'ai jamais dit, mais elles ont diminué. Le taux de pauvreté a diminué, et le salaire moyen, s'il a baissé au cours du dernier trimestre, a retrouvé son niveau le plus haut depuis vingt ans, sois depuis le début du siècle, durant ce quinquennat. Donc je voulais rétablir cette vérité : votre discours alarmiste, que vous empruntez aux extrêmes, est faux, et la situation que vous dépeignez est volontairement aggravée et pessimiste. Ne me regardez pas comme ça Madame Yartsina, je me doute que la comparaison avec des extrêmes n'est pas plaisante à entendre mais elle est réelle dans votre cas. C’était mon premier point.

Deuxièmement, contrairement à vous je ne souhaites pas taxer à tout va. Vous voulez taxer à la fois les particuliers à la fois les entreprises, grand bien vous fasse, je pense que ce n'est pas la bonne manière de procéder. De deux chose l'une : en faisant cela vous ne vous attaquez qu'à une seule partie de la population qui, certes, doit contribuer car elle en a les moyens, et de loin ; mais vous attaquez à cette partie de la population est néfaste car c'est celle qui à la plus grande facilité et capacité à se soustraire à l'administration fiscale. Je passe aussi le fait que vous mettiez dans le même panier les taxes pour les entreprises et celles visant les citoyens, je pense que votre démonstration fut suffisamment éloquente.

Ceci étant dit, nous nous préférons axer nos propositions sur une variable mais qui est aussi une valeur dans notre société : le travail. Nous souhaitons stimuler l'activité pour atteindre le plein emploi, soit 2.5 % de chômeurs dans le pays. Nous sommes aujourd'hui autour des 4 %. L'effort qui doit être le nôtre durant les cinq prochaines années correspond et doit amener à une baisse de seulement 1.5 point de pourcentage. Ce n'est pas rien, mais ce n'est pas un effort colossal, comme celui que nous avons déployé pour réduire notre déficit. Nous voulons donc mettre en place un effort de formation d'un million de jeunes et d'un million de demandeurs d'emploi pour fluidifier le marché du travail. Fluidifier aussi l'accès à ce marché en informatisant massivement les procédures de demande.

Enfin, nous voulons redynamiser notre économie en exonérant de taxe sur l'immobilier sur une période de 7 ans après l'installation, toutes les PME qui se créeront à partir du 1er janvier 2021. En exonérant nous libérons à la fois l'innovation ainsi que les capacités d'investissement. Nous créons par la même de l'emploi en incitant des acteurs à monter leur entreprise."


A.YARTSINA : "Donc ça veut dire que vous les exonérer de taxe sur les entreprises ?"

V.SHULICHENKO : "Non pourquoi ?"

A.YARTSINA : "Parce que d'un côté vous exonérer de taxe sur l'immobilier les PME, et de l'autre vous les taxer sur le capital fixe. Ça tient du non-sens !"

V.SHULICHENKO : "Absolument pas Madame. Encore une fois vous êtes dans la confusion. La taxe sur les entreprises est une taxe sur les bénéfices, donc sur les gains qu'ont permises la production et la vente de cette dernière, tandis que je les exonère, oui, d'une taxe sur le capital fixe qui, je le dis en passant, doit à mon sens petit-à-petit disparaître car c'est une bêtise économique que de taxer le matériel de production. Car c'est bien cela que ça signifie, cette taxe revient à imposer les robots. Une absurdité, surtout en ce qui concerne les PME, car cela revient à les surcharger de taxes, et donc à terme, à les tuer."

JOURNALISTE : "Vous souhaiteriez enlever cette taxe ?"

V.SHULICHENKO : "Oui, à terme oui. Uniquement pour les PME, car cela favoriserait la création d'entreprise."

A.YARTSINA : "Et tout ça au détriment des employés."

V.SHULICHENKO : "Au contraire, je crée de l'emploi. Je ne vois pas en quoi cela serait au détriment des employés."

A.YARTSINA : "Vous créez de l'emploi mais vous dérégulez aussi."

V.SHULICHENKO : "A quel moment ai-je parler de dérégulation ?"

A.YARTSINA : "Dans votre programme. Sur la question industrielle..."

JOURNALISTE : "Nous y venons Madame Yartsina..."

A.YARTSINA : "Sur la question industrielle, vous dite vouloir adapter, par la dérégulation, le Code du Travail à votre plan de relance. Vous vous exprimez d'ailleurs en faveur de l'adaptation de la durée de travail, en fonction de l'entreprise. or c'est une mesure parfaitement injuste car elle pénalise les salariés, qui seront soumis aux humeurs de leur patron et devront faire leurs cartons s'ils refusent tout augmentation du temps travail, au nom de votre "effort productif"."

V.SHULICHENKO : "C'est bien Madame, vous avez présenté l'exact opposé de ce que je souhaites faire. Premièrement je ne veux pas déréguler, je veux adapter. Adapter car je compte ouvrir et rouvrir des plants industriels, principalement dans les secteurs de l'armement, de l'automobile, de l'aéronautique, du ferroviaire et du bois. ces secteurs économiques sont connus pour leurs conditions de travail qui peuvent être éprouvante et je veux donc introduire de nouvelle clauses de pénibilité. Ce n'est pas au détriment, comme vous dites, des employés que j'adapte amis bien à leur avantage.

En ce qui concerne la durée légale de travail, elle est de 35 heures et je n'ai pas prévu ni de l'abaisser ni de l'augmenter. Ce que je propose, c'est d'assouplir les règles autour des 35 heures et de permettre le dialogue social, entre patron et salariés, pour adapter cette durée en fonction des besoins et de la situation de l'entreprise. C'est à dire que si l'entreprise est en sur-régime, que son carnet de commandes est plein, et que les salariés sont d'accord pour travailler 5 heures de plus hebdomadairement, pour gagner plus bien sûr : alors je ne vois pas ce qui pourrait les empêcher de le faire. A contrario, si l'on dans une période de ralentissement, alors on va produire à perte, et donc une baisse du nombre de travail est envisageable et est la solution qui me semble la plus raisonnable, raisonnée et censée."


A.YARTSINA : "Le problème c'est que vous payerez moins les salariés dans ce cas-là."

V.SHULICHENKO : "Bien évidemment. On ne vit malheureusement pas dans un monde de conte de fée, et donc on ne travaille pas moins pour gagner plus, c'est juste impossible, sauf si vous souhaitez couler toutes non entreprises, à commencer par nos PME, qui sont majoritaires dans notre pays. Et cela amènerait du chômage, une baisse du pouvoir, ce qui ne serait pas à vôtre avantage."

A.YARTSINA : "Je ne vis dans ce genre de monde, contrairement à vous et votre mari..."

V.SHULICHENKO : "Je vous prierais de ne pas parler de mon mari ! Je crois ne pas avoir utilisé votre vie privée durant cette campagne, car je trouve ce genre de méthodes basses, viles et indignes des fonctions auxquelles nous aspirons et du peuple que nous souhaitons servir !"

JOURNALISTE : "Madame, Monsieur, un peu de calme s'il vous plaît! Agafya Yartsina, vous avez près de trois minutes de retard sur Vasiliy Shulichenko. Quelles sont vos mesures, si vous êtes élue Présidente, pour relancer la production industrielle."

A.YARTSINA : "Mes mesures elles sont simples, et c'est cela qui les rends performantes. Le plan de relance que je présente ce soir s'articule autour de trois grands points.

Le premier c'est l'ouverture d'usines. Nous souhaitons, d'ici 2025, ouvrir des usines dans des domaines écoresponsables, contrairement à mon adversaire. Des domaines que sont ceux du solaire et de l'éolien. Nous voulons aussi réduire notre dépendance et nos importations en fabriquant nous-même les machines utiles à la production. Nous réduisons dans le même temps bon nombre de nos émissions de gaz à effet de serre.

Deuxième point important, les aides de l’État. Il me semble primordial, et je pense que nous serons d'accord Monsieur Shulichenko et moi sur ce point, que l’État soutienne sa filière secondaire par des investissements ciblés. Nous créerons donc un fond étatique destiné à favoriser l'innovation et faire en sorte que nos industries soient attractives pour l'étranger.

Enfin, nous voulons favoriser l'utilisation et la transformation de matériaux locaux et durables, créer des chaînes de valeur locales pour préserver notre environnement et nous libérer du poids, aujourd'hui trop important, de nos importations. "


JOURNALISTE : "Avez-vous quelque chose à ajouter sur ce point Vasiliy Shulichenko ?"

V.SHULICHENKO : "Non. Peut-être dire que, si je partage l'analyse de Madame Yartsina concernant les subventions étatiques, je ne peux m'empêcher de m'inquiéter quant à sa proposition de fond à l'innovation. Cette mesure ne cible pas directement l'industrie et ses critères sont bien trop flous pour avoir un réel impact sur la relance industriel."

A.YARTSINA : "Vous pouvez garder vos inquiétudes pour vous et pour vos propositions. Ce fond saura, par ses critères, bénéficier aux entreprises du secteur secondaire."

JOURNALISTE : "Dernier point à aborder avant de passer aux sujets de sécurités, celui des retraites. L'année dernière, un projet de loi, imaginé par une Commission citoyenne, a été adopté par référendum. Ce texte décale l'âge effectif de départ à la retraite de 60 ans à 65 ans et introduit officiellement un système de calcul à base de points. Madame Yartsina, vous Présidente, à quel âge les Latruants et les Latruants partiront-ils à la retraite ?"

A.YARTSINA : "Moi Présidente de la République, les Latruantes et les Latruants partiront en retraite à 60 ans et 6 mois. Moi Présidente de la République, je mettrais fin à cette réforme injuste, inégalitaire. Moi Président de la République, je ne permettrais pas que les retraites soient pour partie capitalisées, qu'elles soient en partie composé de ce que nos compatriotes auront mis de côté durant leur vie. Je ne permettrais pas que nos compatriotes souffrent des caprices de notre économie, des fluctuations de notre monnaie. Je ne permettrais pas que nos compatriotes soient soumis à l'incertitude que crée le point. Je ne permettrais pas que nos compatriotes se tuent à la tâche pour que survive une économie capitaliste qui les méprise."

JOURNALISTE : "Vous abrogerez la loi ?"

A.YARTSINA : "Oui, et ce sera ma première mesure une fois entrée en fonction. Ceci et faire en sorte que les chèques-prime soient prises en compte à hauteur de 30% du salaire dans le calcul des retraites, pour permettre aux Latruantes et aux Latruants qui ont eu le droit à ce genre de petit plus de conserver leurs bénéfices et leur action dans le temps, en particulier dans la retraite."

JOURNALISTE : "Même question Monsieur Shulichenko : vous Président, à quel âge les Latruants et les Latruants partiront-ils à la retraite ?"

V.SHULICHENKO : "A 65 ans et 2 mois. Comme le prévoit la loi."

JOURNALISTE : "Vous n'abrogerez ni ne modifierez la loi ?"

V.SHULICHENKO : "Non. Je ne l'abrogerais pas car elle est le résultat premièrement d'une discussion et d'un consensus, puis de la volonté des Latruants et des Latruantes, exprimés par le vote. D'ailleurs je note le cynisme de Madame Yartsina. Son parti a participé aux consultations, il a bâti, comme les autres, le texte proposé au référendum, et donc elle critique ce qu'elle elle-même construit. Je trouve cela assez caustique, mais ce n'est que mon avis."

JOURNALISTE : "Et que répondez-vous aux points soulevés par Agafya Yartsina ?"

V.SHULICHENKO : "Que ce débat à déjà eu lieu et que le loi a été adoptée par..."

A.YARTSINA : "Donc vous refusez de répondre ! Donc vous reconnaissez que ce que je dis est vrai !"

V.SHULICHENKO : "Non Madame, je ne refuse pas de répondre. Je dis que ce débat il a animé l'année 2019 et , assez étrangement, alors que vous êtes opposé à ce texte, on ne vous a pas beaucoup entendu le critiquer. Ensuite, vous comme moi, savons que la population latruante subira un jour ou l'autre un fort vieillissement de sa population, nous obligeant à réformer le système de retraites et donc à faire travailler nos compatriotes plus longtemps. Je suis de ceux qui gouverne en pensant à demain, à l'avenir, et non de ceux qui, comme vous, dirigent au jour le jour, sans soucier du futur et de ses défis. C'est la grande différence entre vous et moi Madame. Je suis réaliste et prévoyant. Vous êtes utopiste et inconséquente."

A.YARTSINA : "Je ne vous permets pas !"

V.SHULICHENKO : "Alors ayez la décence de proposer des idées réalistes et réalisables plutôt que d'esquisser des rêves que vous savez, comme moi, irréalisables."


JOURNALISTE : "Madame Yartsina, Monsieur Shulichenko, un peu de calme s'il vous plaît. Nous allons maintenant passer au thème concernant la sécurité."

Résumé des échanges

Monsieur Shulichenko veut à la fois renforcer la justice, en pénalisant viols, incestes et agressions sexuelles, tout en donnant plus de moyens à la police. Il veut aussi lutter contre les trafiques de drogue en criminalisant la vente de stupéfiants.

De son côté, Madame Yartsina ne veut réformer que la justic, pour que cette dernière réhabilite plus qu'elle ne punisse. Elle s'est dite favorable à la fin de la perpétuité réelle.

Les échanges résumés en un seul mot pour les deux candidats seraient :


V.SHULICHENKO : Laxiste !

A.YARTSINA : Fasciste !


JOURNALISTE : "Vasiliy Shulichenko, alors que notre système de santé est en crise, que le coût des consultations devient de plus en plus cher, que proposez-vous pour répondre à ces problèmes."

Résumé des échanges

Madame Yartsina propose deux voies d'amélioration aux problèmes qui touchent le secteur de la santé. Permettre de mieux accueillir les patients en augmentant les salaires des internes ainsi que de lancer une campagne d'agrandissement des bâtiments hospitaliers déjà existant. Elle veut aussi permettre aux latruants de mieux se soigner, en remboursant les frais pour l'achat de tout les médicaments ainsi que les quinze premières consultations chez un psychologue, en installant des centres de santé de proximité gratuits et en dynamisant largement la recherche médicale.

Monsieur Shulichenko pense qu'il faut rendre la santé plus accessible aux classes moyennes en rendant obligatoire dix nouveaux vaccins ainsi que des rendez-vous médicaux aux grandes étapes de la vie. Il souhaite qu'avant 2025, dix nouvelles maladies orphelines soient reconnues et prises en charges par la CUM, que les protections menstruelles et sexuelles soient entièrement remboursées. Enfin, il annonce le lancement d'une grande campagne de recrutement dans le monde hospitalier.

Sur les questions sociales, relatives à l'orientation sexuelle ou aux droits des femmes, les deux candidats tombent d'accord sur des mesures communes nécessaires.

Les échanges résumés en un seul mot pour les deux candidats seraient :


V.SHULICHENKO : Dépensière !

A.YARTSINA : Paresseux !



JOURNALISTE : "Madame Yartsina, sur la question écologique, vos ambitions sont nombreuses et importantes. Quelles seraient pour vous les trois mesures qui résumeraient votre projet pour le pays en matière d'écologie ?"


Résumé des échanges

Madame Yartsina veut accélérer le calendrier de transition écologique pour en finir avec les énergies fossiles au plus tôt, avant 2030 si possible, là où son adversaire veut un changement plus doux, à horizon 2040. La candidate écologiste veut permettre la rénovation énergétique des logements sans avance de frais pour pousser ce genre de transformations ; taxer les placements liés aux énergies fossiles pour forcer les entreprises à prendre le virage du vert ; instituer un tribunal pénal international contre le crime d’écocide pour responsabiliser entreprises et États lors de la destruction délibérée et irrémédiable d’un écosystème.

Vasiliy Shulichenko pense qu'il faut construire l'effort en matière d'écologie autour de trois grands axes. Le premier est celui de l'énergie, en construisant d'ici la fin de son mandat 400 éoliennes sur tout le territoire. Le second est celui de la protection de l'environnement, en créant officiellement des zones naturelles protégées. La dernière est sur la vie quotidienne, en lançant un "Bonus électrique" pour l'achat d'une voiture électrique : une aide non cumulable de 4 000 ₽l pour tout véhicule


Les échanges résumés en un seul mot pour les deux candidats seraient :


V.SHULICHENKO : Fanatique !

A.YARTSINA : Climatosceptique !


JOURNALISTE : "Derniers thèmes de ce débat, et non-moins important, celui de la gouvernance. Si vous êtes élu.e, vous aurez à gouverner avec des oppositions au Parlement, à faire voter des textes de lois en risquant qu'ils ne soient rejetés par vos opposants. Vous aurez, peut-être, à composer avec ces derniers et, qui sait, à travailler avec eux. Monsieur Shulichenko, comment imaginez-vous les cinq prochaines années de ce point de vue ? "

V.SHULICHENKO : "J'aimerais tout d'abord dire que les dix dernières années, nous n'avons jamais arrêté de travailler avec les oppositions, de les consulter, de les écouter et de prendre en compte leurs demandes, souvent leurs critiques."

A.YARTSINA : "C'est faux !"

V.SHULICHENKO : "Pardon ?"

A.YARTSINA : "C'est faux ! C'est un mensonge !"

V.SHULICHENKO : "Un mensonge, Madame ? Je crois que les différents Premiers Ministres, et ça depuis 2010, n'ont cessez de recevoir vos députés, de vous recevoir vous-même, Madame, pour trouver des compromis, pour faire en sorte que tous les Latruants et toutes les Latruantes se retrouvent dans nos lois, soient satisfaits par l'action du gouvernement. Donc..."

A.YARTSINA : "Vous nous avez consulté tout en rejetant toutes nos idées ou proposition. Donc je n'appelle pas cela prendre en compte les oppositions."

V.SHULICHENKO : "Mais on aurait pu ne pas le faire, Madame. On aurait pu diriger le pays sans que vous ne preniez part aux discussions. Les deux dernières Assemblées constituantes nous étaient on ne peux plus favorables. Les gouvernements auraient pu faire voter les lois en ne comptant que sur les simples voix du socle commun et nier votre droit, juste, normal, à vous exprimer."

A.YARTSINA : "Nous sommes en démocratie donc vous êtes obligé de la faire, Monsieur !"

V.SHULICHENKO : "Et donc je le fais, Madame ! Je l'ai fais et je le ferais si nos compatriotes me refont confiance pour les cinq ans à venir. Nous continuerons à consulter les oppositions, nous continuerons à chercher à travailler en bonne intelligence avec elles, même si elles ne le souhaitent pas. Nous pouvons nous combattre sur le plan des idées, et nous savons vous comme moi que nos propositions sont bien différentes, mais pour autant je n'ai jamais nié le fait que certaines de vos mesures sont, au pire intéressantes, au mieux efficaces et méritent pleinement d’être mises en place, car elles sont d'intérêt général. "

JOURNALISTE : "Si vous êtes réélu, vous pourriez faire voter des lois inspirées par le programme d'Agafya Yartsina ?"

V.SHULICHENKO : "Oui et pas que d'elle."

A.YARTSINA : "Mensonge !"

V.SHULICHENKO : "Attendez mes actions avant de les juger s'il vous plaît."

JOURNALISTE : "Quelles mesures du programme d'Agafya Yartsina cela concernerait?"

V.SHULICHENKO : "Toutes celles sur l'égalité Hommes-Femmes, sujet sur lequel nous nous retrouvons assez aisément je crois. Nous sommes aussi d'accord sur l'idée du dédoublement des classes, et il sera mis en place si je suis élu. Je crois que sur l'approfondissement de nos relations diplomatiques avec nos alliés, nous sommes assez d'accord. Sur la question des pesticides, de la végétalisation progressive des villes, sur la question des transports en commun nous tombons aussi d'accord. Ces mesures, tirées du programme de madame Yartsina seront proposées au vote par la majorité, comme celle d'autres candidats, éliminés au premier tour."

JOURNALISTE : "Que pensez-vous de cela Madame Yartsina ?"

V.SHULICHENKO : "Je me permettrais seulement d'ajouter, avant que Madame Yartsina ne réponde, que, comme lors des deux derniers mandats, nous consulterons le peuple, par voix référendaire, et l'associeront aux décisions politiques en lançant une Conférence citoyenne sur la transition écologique, dès septembre 2020, qui aura pour mission de définir des axes d'action auxquels les politiques n'auraient pas pensé. "

JOURNALISTE : "Que pensez-vous de toutes ces propositions Madame Yartsina, et que proposez-vous pour gouverner le pays ?"

A.YARTSINA : "Je pense que, après dix ans de "shulichenkisme", comme disent les partisans du PUN, nous savons largement à quoi nous attendre et à quel point les promesses qui ont été faites ce soir seront déçues, comme il y a cinq ans, et comme il y a dix ans. Je ne veux pas mentir à nos compatriotes car, contrairement à Monsieur Shulichenko, quand je fais des promesses, qui plus es au peuple, je les tiens. Je pense qu'il faut en finir avec l'Etat central et enfin redonner le pouvoir aux oblasts et aux Latruantes et Latruants.

Pour cela je souhaite introduire trois grandes modifications de notre Constitution. La première pour supprimer le Parlement des territoires, une institution qui coûte aux contribuables et qui n'a aucune efficacité. La seconde pour fusionner les oblasts et créer de vraies communes de territoires, capables de rivaliser avec nos grands centres urbains, qui pèsent aujourd'hui beaucoup trop dans les décisions publiques. La trosième et dernière pour instituer le Référendum Populaire, permettant au peuple de directement être faiseur de lois, à condition que 400 000 Latruantes et Latruants soutiennent cette initiative. Je veux que le pouvoir quitte Vrarany pour rejoindre tous les territoires du pays et pour qu'il revienne enfin au peuple."


JOURNALISTE : "Vasiliy Shulichenko ?"

V.SHULICHENKO : "Je suis heureux de découvrir de nouvelles propositions de la part de Madame Yartsina, propositions qui étaient inconnues du grand public jusqu'à il a quelques instants... "

A.YARTSINA : "C'est absolument faux, je l'ai mentionné à plusieurs reprises lors de la campagne."

V.SHULICHENKO : "Mais jamais sur un document de campagne. Ceci étant dit, je comprends la stratégie de Madame Yartsina, attendre le premier tour pour proposer des mesures à la fois clivantes et amplement politiques, mais politiques pour les mauvaises raisons.

Pourquoi veut-elle supprimer le Parlement des territoires ? Non pas pour donner plus de pouvoir aux oblast mais pour en finir avec un contre pouvoir qui aurait été contre elle et son gouvernement. Car, et vous le savez, le Parlement des territoires est renouvelé tous les sept ans et ne peut être dissout. Or, les élections de 2017 ont donné une forte majorité aux partis de la coalition gouvernementale, et cette majorité ne sera renouvelée qu'en 2024, donc bien trop tard pour Madame Yartsina. Elle veut avoir les mains libres pour diriger et bafoue ainsi nos règles démocratiques les plus fondamentales."


A.YARTSINA : "C'est de la diffamation !"

V.SHULICHENKO : "Quand vous m'accusez d'être, je vous cite Madame, "un dictateur", ce n'est pas de la diffamation. Je crois que si Madame ! Et je ne vous diffame pas, je dis que, étant donné que vous avez une grande intelligence politique, et je ne vous la nei pas, vous savez vous débarrasser, et c'est le bon verbe, de ce qui peut vous gêner. Ce sont des méthodes que je réprouve, que je combats, car je crois qu'elles ne peuvent amener qu'à la mort de la démocratie parlementaire, et soit à une dictature, soit à l'anarchie. Dans les deux cas, cela serait néfaste pour le Latrua."

A.YARTSINA : "Ce que vous dites est faux et grave, très grave !"

V.SHULICHENKO : "J'assume ce que je dis, je le signe et contre-signe. Ce que je dis je le pense, et je le pense au plus profond de mon être. Je combats ceux qui veulent la mort de la démocratie, de la liberté, et ceux qui veulent l'adapter pour leur bon plaisir, au détriment de nos compatriotes. "

A.YARTSINA : "Vous mentez ! Vous mentez, comme vous le faites depuis des années, et vous le savez !"


JOURNALISTE : "Madame Yartsoina, Monsieur Shulichenko, un peu de calme s'il vous plaît. Nous arrivons à la fin de ce débat et de nos échanges. Ils furent complexes, passionnants, techniques et théoriques et ils ont été, je le crois, utiles à nos compatriotes. La dernière partie de ce débat est en réalité un monologue. Vous avez deux minutes trente pour convaincre les Latruants et les Latruantes de vous accorder leur confiance dimanche prochain. Deux minutes trente pour expliquer quel Président ou quelle Présidente vous serez demain. Vasiliy Shulichenko, le tirage au sort vous a désigné pour clôturer le débat, c'est donc à Madame Yartsina de commencer cette ultime partie. Madame Yartsina, la parole est à vous."

A.YARTSINA : "Merci beaucoup. Merci pour l'organisation de ce débat et pour sa tenue. Merci à Monsieur Shulichenko pour nos échanges. Je tenais à m'adresser à vous, mes chers compatriotes. Vous qui avez subi pendant dix ans une politique injuste, trop centralisée, déconnectée des réalités du quotidien. Dix années de recul, de souffrance pour les plus modestes d'entre vous. Dix années durant lesquelles notre pays, à cause de choix hasardeux, a plongé dans le classement des puissances économiques, militaires et diplomatiques mondiales.

Cette véritable descente aux enfers peut prendre fin ; votre vie peut s'améliorer ; votre salaire - contrairement à ce que l'on vous dit - peut augmenter ; vos soins peuvent vous coûter moins chers ; vos enfants peuvent bénéficier d'un meilleur enseignement et nos professeurs de meilleures conditions de travail ; notre monde peut devenir plus vert, plus responsable. Vous pouvez changer les choses, vous en avez la force, vous en avez le pouvoir. Alors faites le. Dites non à ce futur morose que l'on vous propose et faites le choix d'un projet résolument tourné vers l'avenir, s'adressant à demain et non à hier, pavant nos prochaines routes et ne réparant pas les bosses du passé. Prenez votre bulletin et choisissez cet avenir, choisissez le futur et non pas le passé, choisissez l'espoir, et je vous promets que je ferais tout ce qui sera en mon pouvoir pour améliorer votre vie.


JOURNALISTE : "Monsieur Shulichenko."

V.SHULICHENKO : "Merci Monsieur. Merci Madame Yartsina pour ce débat. Nous ne sommes pas d'accord sur tout, et je crois que c'est là notre différence la plus fondamentale, mais aussi ce qui nous rassemble. Nous ne sommes pas d'accord, et nous l'exprimons. Nous ne sommes pas d'accord, et ce comme nombre de nos compatriotes. Le désaccord est le fondement de la démocratie et ce qui la fait vivre. Nos lois font du désaccord un droit inaliénable et le protègent. J'ai toujours pensé que du désaccord, du débat naissait le meilleur. Le meilleur pour notre pays.

En dix années à la tête de notre pays, j'ai parcouru nos villes, nos villages. Je suis parti à votre rencontre, à votre écoute pour construire votre futur, mais aussi notre futur. Car je ne suis pas de ceux qui "dirige pour", je "dirige avec". Avec vous, avec votre confiance, avec vos voix, avec vos idées, je pense que nous pouvons continuer de construire un avenir radieux, un avenir bénéfique à toutes et à tous. Un avenir commun et une place, singulière, particulière, mais nécessaire au Latrua sur la scène internationale. Une place de défenseur invétéré du droit, de la démocratie et de la souveraineté. Cette place, cet avenir, c'est ce que je souhaite à notre nation. Ce que je souhaite en tant que Président, en tant que candidat, en tant que politique, en tant que militant, en tant qu'adhérent, en tant que père, en tant que mari, en tant que fils, en tant que frère, en tant qu'homme. Je ne veux pas cinq ans de plus. Je n'en veux pas pour ne rien faire, pour ne rien changer, pour rester immobile. Je veux cinq ans de plus pour avancer, pour réformer, pour avancer toujours plus vite sur ce chemin, vers cet avenir. Alors faisons-le ensemble, toutes et tous ensemble, car c'est seulement comme cela que nous réussirons. "


JOURNALISTE : "Merci beaucoup à vous deux. Merci d'avoir suivi ce débat de l'entre-deux tours, un moment important pour notre démocratie et qui participera à l'élection de dimanche prochain. Allons voter, soyons nombreux dans nos bureaux de votes et faisons vivre notre démocratie. Bonne soirée, bonne nuit et bon vote !"
121
Edition du 19/04/2020
Résultats du second tour des élections présidentielles


58,7 % – Vasiliy Shulichenko -Réélu41,7 % - Agafya Yartsina - Défaite
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