09/04/2019
20:27:06
Index du forum Scène Internationale Diplomatie internationale

[Estalie-Altrecht] Une nouvelle Révolution, une nouvelle Lutte - Page 2

Le camarade altrechtois écouta son homologue avec la plus grande attention. Ce dernier avait en effet la responsabilité, pour toute la nation altrechtoise, de pouvoir atteindre l'autonomie stratégique nécessaire au bon déroulement des opérations en Altrecht, notamment sur le plan naval. La proposition qu'il avait faite à son homologue estalien était d'une importance cruciale pour l'Altrecht, étant donné la capacité de production très importante de l’Estalie, qui pourrait amener cette dernière à disposer d'une des plus grandes flottes maritimes d'Eurysie. L'Altrecht ne voulait en effet pas être reléguée au second plan et souhaitait conjointement rejoindre les forces estaliennes dans leurs futures opérations en mer, étant donné la future place qu'elles prendront. Telle était la volonté du gouvernement et la mission du délégué altrechtois dans la rencontre. Alors, écoutant la proposition du camarade commissaire estalien, le camarade délégué altrechtois fut surpris de la tournure, mais acquiesça d'un signe de tête la proposition des Estaliens. En effet, avoir le même niveau de formation, les mêmes tactiques, permettrait une interopérabilité des deux forces navales afin de peser plus fort encore dans les futures missions navales que les deux pays seront amenés à affronter. Alors, à la fin de la prise de parole de la commissaire estalienne et de son ton d'humour, le camarade altrechtois rigola également avec légèreté. Une touche d'humour était en effet appréciée, étant donné l'importance de cette rencontre, qui pesait énormément sur le délégué altrechtois . Celui-ci prit alors la parole :

Camarades, vos propositions, accompagnées de votre touche d'humour, nous conviennent parfaitement. L'idée d'une interopérabilité navale via une académie maritime sera en effet un des facteurs clés de notre future réussite en mer et permettra à nos deux nations de resserrer les liens qui les unissent déjà, et de montrer un même front au monde et à nos rivaux. Je ne peux donc qu'accepter votre proposition et suis ravi de pouvoir accueillir vos futurs officiers de marine au sein d'une académie navale, qui sera évidemment placée sur l'île de Reiston. Nous bâtirons un bâtiment grandiose, symbole de la révolution, symbole de la puissance rouge, et ferons au mieux pour vous apprendre à nager dans l'eau.

Dit le délégué altrechtois en rigolant légèrement. Cette initiative sera, pour l'Altrecht, un soulagement quant à ses simples études sur la mer. De plus, les enseignements dans l'académie navale militaire de l'île de Reiston seront faits en estalien, étant donné que l'école militaire révolutionnaire en Altrecht forme déjà ses futurs officiers à la maîtrise de cette langue. Cela poussera donc, une fois de plus, vers le sens d'une interopérabilité avec l'Estalie. Ainsi, le délégué révolutionnaire altrechtois laissa place à son homologue pour décrire exactement ce nouvel article dans le nouveau traité de coopération économique et militaire entre la Fédération des peuples estaliens et les communes unies d'Altrecht.
La Commissaire fit alors signe à son greffier de noter les accords convenus quant au sort de la formation des deux marines et après quelques minutes, le greffier put mettre sur papier deux nouveaux exemplaires du traité, similaire au précédent et rajoutant les accords sur la mise en place d'une académie navale sur l'île de Reiston pour le bénéfice des deux futures marines estalienne et altrechtoise. Le greffier estalien prend la peine de sortir un surligneur rouge afin d'attirer l'attention des deux délégations sur le rajout au traité initial.
Traité de coopération économique et militaire entre la Fédération des Peuples Estaliens et les Communes Unies d'Altrecht a écrit :

Préambule :

Convaincus que la paix, la solidarité internationale et la protection des idéaux socialistes et libertaires sont des piliers essentiels pour la prospérité de leurs peuples,
Reconnaissant l’importance de la coopération pour la défense des intérêts communs et la sécurité collective,
Estimant la coopération entre nos deux nations nécessaires compte tenu des événements de l'été 2017 ayant frappés l'Altrecht et exposant cette dernière aux grands dangers internationaux
Désireux de renforcer leurs liens et de promouvoir un système de défense qui garantisse leur souveraineté face aux menaces extérieures ainsi qu'une coopération économique qui puisse renforcer les forces et la légitimité des Communes Unies d'Altrecht,
La Fédération des Peuples Estaliens (ci-après “l'Estalie”) et les Communes Unies d'Altrecht (ci-après “l'Altrecht”) conviennent du présent traité de coopération économique et militaire :


Article 1 : Objectifs du Traité

1. Ce traité a pour objectif de garantir une assistance mutuelle en cas d'agression armée contre l'une des Parties.
2. Il vise à consolider les liens de coopération militaire, de solidarité et de coordination entre l'Estalie et l'Altrecht dans le cadre de la défense commune.
3. Il vise également à garantir une coopération économique étroite entre l'Estalie et l'Altrecht au bénéfice des économies des deux parties, notamment pour combler les lacunes de l'économie altrechtoise dans sa période de transition vers une économie coopérative plus aboutie.

Article 2 : Engagement de Défense Mutuelle et Coopération Militaire

1. En cas d’attaque armée contre l’une des Parties sur son territoire, l'autre Partie considère cette attaque comme une agression contre elle-même et s’engage à fournir un soutien immédiat, y compris par des moyens militaires et logistiques.
2. Chaque Partie s’engage à mobiliser les moyens nécessaires pour rétablir et garantir la sécurité et l’intégrité de la Partie attaquée.
3. La partie estalienne s'engage à la mise en place d'une commission de réforme des forces armées altrechtoises qui devra guider et conseiller les autorités militaires compétentes altrechtoises dans le guidage des réformes militaires de l'Altrecht dans l'objectif de guider la livraison d'armes estaliennes dans les bonnes unités d'une part, favoriser la coopération entre les deux armées et enfin organiser de manière effective l'armée altrechtoise dans un objectif d'autonomisation militaire vis-à-vis de la protection estalienne.

Article 3 : Installations militaires sur le territoire de l'Altrecht

1. L'Altrecht s'engage à fournir un accès militaire aux forces armées estaliennes sur son territoire et à lui fournir les autorisations nécessaires à la construction et l'implantation de bases militaires terrestres et aériennes sur le sol de l'Altrecht.
2. Le nombre de bases militaires construites par l'Estalie sur le sol de l'Altrecht est laissé à la discrétion conjoncturelle des deux parties sur leurs besoins immédiats quant à la présence estalienne en Altrecht.
3. Ces bases militaires estaliennes jouent un rôle purement défensif, elles ne peuvent être utilisées dans le cadre d'un conflit qui ne concerne pas entièrement les deux parties. La partie estalienne ne peut donc pas utiliser ses bases en Altrecht pour des opérations offensives contre des pays dont l'Altrecht ne serait pas elle-même en état de guerre ; la partie altrechtoise doit de même garantir qu'elle n'utilisera pas les infrastructures de ces bases pour des opérations offensives sans la validation de la partie estalienne.

Article 4 : Cession de l'île de Reiston

1. L'Altrecht s'engage à céder l'île de Reiston à l'Estalie, l'île sera de facto considéré un territoire appartenant à la Fédération des Peuples Estaliens mais s'y appliquera un régime spécial d'extraterritorialité altrechtois sur les citoyens altrechtois qui se trouveront sur l'île, qu'importe leur statut.
2. L'Estalie s'engage à céder un droit de regard à l'Altrecht sur ses activités sur l'île de Reiston tant qu'elle ne contreviennent pas au secret défense de l'Etat fédéral estalien. De même, la partie estalienne s'engage à abandonner toute forme de revendication maritime qui concernerait de près ou de loin à la ZEE de l'Altrecht, l'entièreté de la ZEE théorique de l'île de Reiston est entièrement reconnu comme une ZEE de l'Altrecht.
3. En contrepartie, l'Altrecht s'engage par ce traité à considérer comme inamovible la cession de l'île de Reiston ; sauf sur demande estalienne, la partie altrechtoise s'engage à ne jamais saisir de nouveau l'île sauf dans le cas où il est avéré que la partie estalienne ne respecte pas l'alinéa 1 et 2 de l'article 4 du présent traité. En l'absence d'un tel justificatif et d'une saisie de l'île malgré tout, le territoire faisant partie de la Fédération, toute saisie sera considéré comme un acte hostile et le présent traité sera considéré comme caduc.
4. Le présent traité confirme la construction conjointe d'infrastructures sur l'île de Reiston tels qu'une base navale, des chantiers navals et une base aérienne à la disposition des forces armées estaliennes. La partie altrechtoise s'engage à ouvrir le marché du travail altrechtois à l'île de Reiston afin de permettre aux coopératives estaliennes et aux forces armées estaliennes d'engager des travailleurs qualifiés altrechtois dans la construction navale. La partie estalienne s'engage à ce que tout travailleur altrechtois travaillant sur l'île de Reiston soit soumis à la juridiction économique et législative de l'Altrecht.

Article 5 : Partage des Renseignements

1. Les Parties s’engagent à échanger les renseignements militaires pertinents concernant les menaces qui pourraient peser sur la sécurité de l'une ou l'autre.
2. Elles mettront en place un réseau sécurisé de communication afin d’assurer la confidentialité et l'efficacité de ces échanges d'informations sensibles.
Message secretInformation secrète réservée aux personnes autorisées

Article 6 : Coopération économique

1. Les deux parties s'engagent à promouvoir la mise en place de coopératives inter-fédérales estalo-altrechtoises visant à fludifier le commerce entre les deux parties. Les coopératives estaliennes pourront s'organiser avec de nouvelles coopératives altrechtoises afin de favoriser la coopération entre les différentes coopératives des deux parties, apporter l'expertise en matière d'autogestion à la partie altrechtoise et mutualiser les coûts et la production entre les travailleurs estaliens et altrechtois.
2. La partie estalienne s'engage à fournir une aide technique sous forme de tarifs préférentiels auprès de la partie altrechtoise sur les produits suivants : machines-outils industriels et agricoles, composants électroniques, réactifs chimiques, produits manufacturés, véhicules de transport routiers et ferroviaires, aéronefs de fret civils, matériaux de construction, denrées alimentaires et agricoles, minerais bruts et raffinés.
3. Les deux parties s'engagent à la mise en place d'une commission de transition économique visant à conseiller et guider les réformes économiques altrechtoises afin que celles-ci accordent l'économie altrechtoise à un modèle coopératif fiable. Cette commission, composée d'experts et de conseillers économiques estaliens qui seront désignés conjointement par la Commission aux Relations Extérieures et la Commission aux Finances de l'Estalie ne disposeront d'aucun pouvoir réglementaire et conserve avant tout un rôle de conseil auprès de la partie altrechtoise.
4. Les deux parties s'engagent à la mise en place d'une autorité ferroviaire estalo-altrechtoise qui sera composée en premier lieu d'ingénieurs et de techniciens estaliens qui auront l'autorité légale sur le sol altrechtois de superviser la modernisation du réseau ferroviaire altrechtois.
5. Le présent traité convient également de l'engagement de la partie altrechtoise à signer un programme de construction avec la SEP (Société Electrique Publique) estalienne qui sera chargée de construire plusieurs centrales électriques au gré des besoins circonstanciels du marche altrechtois. La SEP s'engagera dans ces accords de construction le recrutement et la formation de techniciens altrechtois dans ses installations sur le sol de l'Altrecht.
6. La partie estalienne s'engage à fournir un programme d'aide au développement agricole à l'Altrecht sous la forme d'exportations agricoles à tarif préférentiel sur les machines agricoles, les semences et les engrais ; sur l'envoi d'agronomes estaliens commissionnés par le gouvernement fédéral estalien afin de former les agriculteurs altrechtois aux techniques modernes de production agricoles ; et la mise en place de coopératives agricoles interfédérales dans les zones rurales sous-développées altrechtoises.
7. Les deux parties garantissent par ce présent traité la mise en place de la Banque de Développement, la partie estalienne s'engageant à assurer l'entière capitalisation de cette banque par l'intermédiaire de la Banque Populaire ; la Banque de Développement aura pour rôle de financer les projets de développement altrechtois liés à la modernisation industrielle, à sa transition vers l'autogestion, son développement agricole ainsi que la construction ou la rénovation de ses infrastructures.
8. Par le présent traité, la partie altrechtoise s'engage à harmoniser progressivement ses normes techniques, industrielles et productives avec celles de l'Estalie afin de favoriser la mise en place d'un corpus normatif unifié qui facilitera les échanges économiques futurs entre les deux parties.

Article 7 : Echanges universitaires et militaires

1. Par le présent traité, la partie estalienne s'engage à ouvrir des places spécialement dédiées aux élèves-officiers altrechtois au sein de l'Académie Militaire Révolutionnaire de Mistohir, la formation des élèves-officiers altrechtois doit viser en premier lieu la coopération intrinsèque des forces armées estaliennes et altrechtoises et l'uniformisation des doctrines et des corps officiers des deux armées.
2. Les deux parties s'engagent à la mise en place de programmes d'échanges universitaires et scolaires entre les deux nations afin de favoriser la coopération universitaire, les échanges culturels et la formation des cadres des deux parties.
3. Par le présent traité, la partie estalienne s'engage à mettre en place un programme d'échange spécifique aux cadres dirigeants économiques actuels et futurs de l'Altrecht afin de les former à des cursus de compréhension de l'économie coopérative et autogestionnaire estalienne ; ce programme concernera principalement les actuels et futurs directeurs de coopératives, les gestionnaires économiques et les planificateurs économiques ainsi que tous ceux qui seront considérés comme membres de l'élite économique et intellectuelle altrechtoise. La partie estalienne s'engage à financer entièrement le dit programme.

4. Les deux parties s'accordent sur la création, sur l'île de Reiston, d'une académie navale financée et gérée conjointement, de manière égale, par les deux parties. Cette académie navale aura pour rôle de former les officiers des marines estalienne et altrechtoise sur un socle commun de formation et d'organiser conjointement les exercices navals nécessaires à la réalisation de doctrines navales communes entre les deux forces.

Article 8 : Neutralité et Réserves

1. Les Parties s’engagent à la neutralité envers les conflits armés non liés à la défense mutuelle. Ce traité ne sera pas invoqué pour une agression unilatérale contre une nation tierce.
2. Aucune Partie ne pourra se soustraire à ses obligations de défense mutuelle, sauf en cas de violation manifeste des conditions énoncées dans le présent traité.

Article 9 : Amendements et Révisions

1. Le présent traité peut être amendé ou révisé à tout moment, à condition que les deux Parties en soient d’accord.
2. Seul l'article 4 ne peut être considéré comme amendé ou révisé, toute révocation des clauses du quatrième article entraînera automatiquement la résiliation du traité par les deux parties de manière automatique et instantané.
3. Toute modification prendra effet après ratification par les organes législatifs que sont le Congrès International des Travailleurs (Estalie) et le Nationales Bürgerkomitee für Wahlen (Altrecht) compétents des deux Parties.

Article 10 : Durée et Renouvellement

1. Le traité entre en vigueur à compter de la date de sa signature et reste valide pour une durée de 30 ans, renouvelable tacitement pour des périodes équivalentes. Seul l'article 4 est considéré comme une clause à part, sa durée étant indéterminée.
2. Toute Partie souhaitant se retirer du traité devra notifier son intention par écrit avec un préavis de 12 mois.

Article 11 : Dispositions Finales

1. Le présent traité est signé en deux exemplaires, chaque Partie conservant un exemplaire.
2. Les Parties s’engagent à respecter pleinement ce traité dans l'esprit de solidarité, d'égalité et de respect mutuel.

D'un air satisfait, la Commissaire se lève alors de son siège et tend la main au camarade Wendland en face d'elle. La réunion a été particulièrement féconde à son sens et établissait une plateforme de base sur laquelle les Estaliens et les Altrechtois allaient pouvoir coopérer et prospérer.

"Eh bien, camarades, je crois que nous avons fait le tour du sujet. J'ai beaucoup apprécié votre ouverture d'esprit durant ces négociations. Malgré que l'Altrecht soit une nation récemment révolutionnaire de fait, l'avenir s'annonce brillant pour votre nation, soyez en certains. J'espère que nos deux nations continueront de coopérer comme elles ont pu avoir l'occasion de le faire aujourd'hui. Permettez-moi donc de vous remercier, camarades."
Haut de page