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[Presse] L’actualité Valeranienne - Page 2

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Diffusion du 12 novembre 2017
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Mineroy, capitale industrielle et force de Valerania


Aujourd'hui dans notre émission de reportage historique nous allons vous présenter l’histoire de la ville de Mineroy et de la Compagnie Métallurgique et Minière de Mineroy qui sont étroitement liées depuis leur création à nos jours. Nous reviendrons sur les origines de Mineroy, l'ascension de la CMMM et son rôle central dans l'économie.

Zone industrielle Mineroy
Zone industrielle de mineroy, au loin la ville.

Mineroy, sortie de terre entre 1717 et 1720, fut la première cité fondée par la colonie Occirianne. Conçue dès l’origine comme une ville minière, elle connut une expansion exponentielle dans les années qui suivirent. Placée près d’une chaîne de montagnes à l’ouest du pays qui sert de frontière naturelle entre la République de Valerania et la Grande République de Westalia, les sols extrêmement riches en minerais offraient un terrain idéal pour la création de mines. L'extraction de minerais et la transformation furent réalisées sur place, la ville avait déjà été bâtie pour cette raison. Les colons cherchaient à moderniser leurs outils, leurs armes et leurs techniques minières. Les colons de Mineroy s’efforcèrent de mettre au point un métal plus résistant et plus performant pour améliorer les ponts, les fortifications, les coques de navires et de meilleurs outils pour l’extraction. C’est dans ce contexte d’innovation et de modernisation qu’en 1732 fut fondée la Compagnie Métallurgique et Minière de Mineroy (CMMM), par Hervé Lefrançois, quatrième fils du roi, qui s’intéressait passionnément à la métallurgie. Il comprit rapidement le potentiel immense des gisements de Mineroy. Investissant presque toute sa fortune, il développa la production à grande échelle. La CMMM fut la première entreprise à regrouper plusieurs branches de métiers, avec l’extraction, la transformation et l'approvisionnement des besoins de la colonie. La CMMM, au fur et à mesure des innovations et des avancées technologiques devenait peu à peu un empire industriel. La ville passa d’une simple ville minière à la capitale métallurgique de la colonie et exporta d'énormes quantités de ressources vers le royaume d’origine.

Logo CMMM
Logo officiel de la CMMM (2015)

Au début de l’année 1732, lors de la fondation de la Compagnie Métallurgique et Minière de Mineroy par Hervé Lefrançois, il entreprit d’exploiter le sol riche en minéraux avec la création de mines et d’en extraire les ressources trouvées et de les vendre. Cependant, il vit la demande croissante en métaux transformés et les profits que cela pourrait générer et il comprit très vite qu’il pouvait aller plus loin que seulement l’extraction. En avance sur son temps, il eut l’idée de construire une usine métallurgique afin de transformer lui-même les minerais à disposition. Nombre de ses confrères lui rirent au nez, lui disant que son idée ne fonctionnerait pas et qu’il courait à sa perte, pourtant cette décision marqua un tournant décisif dans sa vie. C’est donc en 1739 que le premier atelier de la CMMM entra en fonction et ce fut un grand succès pour Hervé Lefrançois lui permettant d’obtenir deux contrats importants, l’un était la vente exclusive avec la métropole occitane et le second devenir le fournisseur principal de l’armée en métaux. Malgré un tel succès, il attira des personnes jalouses et mal intentionnées ne souhaitant que la chute de sa société. C’est donc en 1745 qu’un groupe de concurrents se forma et effectua un sabotage sur l'atelier de la CMMM, ce qui provoqua une explosion d’un des fourneaux avec de nombreux ouvriers morts mais cet acte n'avait fait que renforcer la détermination d’Hervé qui enchaîna avec la construction d’un seconde atelier et investit une quantité énorme d’argent dans la recherche et la sécurisation de ses employés et du matériel utilisé. De plus, Hervé créa une règle d’or pour sa société disant qu’elle serait léguée de parent à enfant uniquement. C’est ainsi que la CMMM devint une société familiale qui serait héritée de génération en génération.

Premier atelier CMMM
Premier atelier de la CMMM en 1739

Les années qui suivirent, de nombreuses sociétés furent créées à Mineroy, certaines tentèrent de concurrencer la CMMM qui avait un monopole sur les mines de la région, d’autres au contraire se rangèrent de son côté, comme la société LogiV, spécialiste de la logistique qui est devenue la société qui a créé pour la CMMM un réseau logistique privé permettant à cette dernière d’exporter ses produits encore plus efficacement. Malgré les tensions existantes entre les Occirians et les Siergoliens, puis les années de conflits durant le XIXe siècle comme la guerre d’Avarice et la révolution siergolienne, Mineroy n’a cessé de grandir au cours de ses nombreuses années. Pendant les années d’or du pays, au début des années 1900, Mineroy est devenue le cœur économique de Valerania. Les plus grandes firmes industrielles du pays se sont réunies autour de cette dernière et de la CMMM qui pendant la grande industrialisation a commencé à travailler aussi sur la sidérurgie pour en faire une nouvelle branche de son empire. C’est en 1893 que la CMMM inaugure sa première usine industrielle moderne, équipée de machines automatisées et d’une production mécanisée, une révolution pour l’époque.

Première Usine de la CMMM
Première usine industriel de la CMMM en 1893


De plus, de nombreuses universités et écoles d'ingénieurs furent bâties à Mineroy et devinrent celles qui forment les meilleurs ingénieurs et ouvriers de tout le pays. L’empire CMMM grâce à l’industrialisation massive du pays emploie des dizaines de milliers de personnes, inaugure toujours plus de complexes industriels et avec l'investissement massif en recherche et en production d’acier la CMMM produit désormais 90 % de l’acier du pays et fournit les matériaux pour la construction de chemins de fer, de navires, d’usines, d'infrastructures, d’armes, elle devient incontournable, dans le même temps Mineroy est aussi surnommée le coeur d’acier de Valerania. Avec l’ouverture du pays vers le monde, la ville devient aussi une attraction touristique pour le pays avec ses nombreux musées sur les minerais, mines, ses visites guidées de certaines usines afin de faire comprendre au plus grand nombre comment fonctionne la métallurgie et certains lieux historiques comme la première usine d’Hervé Lefrançois, sa statue devant le siège de la CMMM entièrement en acier inoxydable, qui a fondé un empire industriel ou encore la première mine creusée. Lors de l’apogée industrielle du pays, de nombreuses collaborations furent conclues entre les sociétés industrielles de la ville et les écoles d'ingénieurs et universités donnant accès aux futurs ingénieurs et ouvriers lors de leur cursus la possibilité de faire des immersions en entreprise.

Au fil du siècle, la CMM a développé de nombreuses branches cadettes internes pour pouvoir répondre à des besoins spécifiques, comme une branche spécialisée dans l’acier qui est devenu avec le temps la branche principale et la plus développée qui réunit la sidérurgie “standard” pour la production d’acier brut, lingots, plaques etc. Puis, seconde grosse branche de ce secteur la sidérurgie “lourde” spécialisée pour répondre à des besoins d’infrastructures et d’armement. Autre branche que possède la société : la CMMM E pour CMMM Extraction, comme son nom l’indique c’est la branche extraction. La CMMM FM pour fer métallurgie, ancienne branche principale de la société, passée au second plan afin de prioriser la production d’acier et enfin la dernière branche créée au sein de la société, la CMMM RTMS pour recherche technologique métallurgie et sidérurgie, qui possède des laboratoires qui travaillent sur de nouveaux alliages et qui développent un acier valeranien unique. Vu le rayonnement que possède la CMMM, de nombreuses autres sociétés sont devenues partenaires de gré ou de force c’est donc ainsi que des fonderies externes à la CMMM produisent d’autres pièces spécialisées qu’elle n’a pas le temps de produire. Des entreprises de maintenance existent uniquement afin de gérer le grand nombre de machines afin d’assurer la sécurité et le bon fonctionnement des lignes de production. LogiV, qui ne fait que transporter tous les produits finis vers les différents entrepôts pour qu’ils soient exportés vers les différents acheteurs. En résumé, à la fin du XXe siècle, la CMMM devint un empire complet avec tout le cheminement de A à Z. L’extraction, le tri, la fonte, la transformation, le transport, l’exportation. La CMMM, de nos jours, est capable de produire annuellement 66 mégatonnes d’acier brut.

Usine moderne
Dernière usine de la CMMM en Juin 2017


Aujourd’hui, à cause du gouvernement pour certains et à cause d’une mauvaise gestion pour d'autres, le cœur économique que représente Mineroy est en déclin depuis quelques années. Du fait que les métiers de mineur ou d’ingénieur en métallurgie soient moins bien vus qu’auparavant, un manque de main-d'œuvre commence à se faire ressentir ce qui, cumulé avec l’insécurité régnante du pays, des tentatives de sabotage industriel et des réseaux criminels, augmente davantage ce déclin.
Quel avenir pour le cœur d’acier et l’économie ? Une innovation serait-elle capable de faire contrecoup au déclin? Cette situation provoquera-t-elle la chute de l’empire de la CMMM ? Seul l’avenir nous dira si le cœur d’acier de Valerania retrouvera sa force.
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14 novembre 2017, Valdoria
Les manifestations continuent, un peuple sans pouvoir ?


Depuis la réélection d’Aurelia Alleva le 24 octobre, une partie de la population ne cesse de manifester dans les rues pour se faire entendre, causant de nombreuses dégradations de la voie publique, de la casse, des vols, mais d’après une enquête menée à propos des nombreux problèmes, ils seraient dus en réalité à un groupe extrémiste communiste connu des autorités, nommé les ADF (Anti Droite Fasciste) qui se feraient passer pour des militants de droite, profitant des manifestations pour s'autoriser des méfaits. Encore un groupe extrémiste de gauche qui souhaite nous faire passer pour ce qu’on n’est pas, mais qui dessert leur propre parti politique alors que nous sommes diffamés, catégorisés, nous sommes encore ouverts aux débats et avançons des arguments alors qu’eux refusent catégoriquement le dialogue, prônant la violence et l’injure à tout bout de champ et se ridiculisant davantage.

Les autorités commencent à déployer les unités d’intervention rapide pour épauler les forces de l'ordre afin de dissuader la population de continuer ses rassemblements. L’instabilité et la contestation du pouvoir en place n’ont jamais été aussi véhémentes depuis l’instauration de la République. Il faut se rendre à l’évidence madame Alleva n’est pas l’élue du peuple, mais l’élue de ceux qui préfèrent sacrifier les besoins du pays et des citoyens pour soutenir des causes "plus urgentes". Effectivement, augmenter les aides pour ceux qui ne souhaitent pas travailler et qui ne font rien pour l’économie du pays est plus urgent aux yeux de notre Haut-Gouverneur que de soutenir nos écoles ou nos hôpitaux. Le pays est sens dessus dessous depuis des années et le gouvernement, qui nous vous le rappelons, avait proposé une réduction du budget des forces de l'ordre en 2015, puis comme vous l’avez tous vu lors du Grand Débat, tous les candidats de gauche ont promis de réaugmenter le budget de ces derniers. Pensent-ils que nous sommes dupes, que nous ne voyons pas leurs manigances ? La gauche, depuis qu’elle est au pouvoir n’a cessé d'affaiblir notre pays, le faisant passer au second plan et lors de ces dernières élections aussi bien celles du Grand Conseil que celles du Haut-Gouverneur, nous avons été témoins de la perfidie de la gauche, prête à tout pour conserver ses avantages et son pouvoir jusqu'à utiliser la censure !
C’est une atteinte à nos droits fondamentaux, nous sommes pieds et mains liés mais pour autant le peuple de Valerania doit se faire entendre afin de changer les choses et de rendre sa grandeur d’antan à notre pays. Souvenez-vous des années sous Vincent Lefrançois, le pays était à son apogée, pourtant de droite il plaisait autant à la droite qu'à la gauche et le peuple l'adorait. Il faut soit que le gouvernement actuellement en place applique enfin ses promesses de campagne et que madame Alleva applique ce qu’elle a annoncé tout au long de sa campagne pour les élections soit le pays plongera encore plus dans l’instabilité et dans le chaos.

Nous n’avons d’ailleurs toujours pas de nouvelles du fameux remaniement du gouvernement que madame Alleva devait annoncer seulement quelques jours après son allocution le 24 octobre alors que nous sommes le 14 novembre. Un remaniement serait-il vraiment exécuté ou s’agira-t-il d’une énième promesse non tenue ? Nous en saurons plus certainement dans les jours à venir.


Appel à la grève générale le 28 novembre

Sur les réseaux sociaux, nous avons pu voir ces derniers temps un personnage connaître une popularité croissante, dictant aux manifestants la marche à suivre. Il aurait annoncé sur ses différents réseaux vouloir organiser une grève générale dans tout le pays afin de faire comprendre au gouvernement que ces prochaines années le peuple ne se laissera pas faire. Il semblerait que son idée plaise à de nombreux internautes qui partagent ses messages en masse partout. Nous avons invité cette personnalité des réseaux à participer à une interview, cependant, il a refusé notre invitation ne voulant être lié à aucun parti politique et “faisant que son devoir citoyen”. Le 28 novembre, nous verrons si cette popularité en ligne peut réellement avoir un impact hors des réseaux. Il semblerait qu’un meneur du peuple soit sur le point d'émerger
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31 novembre 2017, Valdoria

Une grève générale née sur les réseaux


Depuis plusieurs semaines maintenant, vous avez certainement déjà entendu parler d’un individu gagnant en influence chaque jour grâce aux réseaux sociaux. Connu sous le pseudonyme de “Lanklyn_le_Dissi123” sur ces différents réseaux, il combat fermement les résultats lors des dernières élections à la fonction du Haut-Gouverneur, il défend haut et fort ses idées et celles de ses followers. Il est ouvertement contre le gouvernement et les techniques “de harcèlement et d'intimidation” de la gauche, il a déjà mis en lumière en apportant des preuves qui prouvent que dans certaines manifestations pacifiques de la droite, des ultra-gauchistes organiseraient de la casse et des agressions pour faire accuser des innocents. Malgré sa position très claire, il n’est pas contre le débat. Certains le décrivent comme la voix du peuple contre l’oppression. Il a commencé à se faire un nom en annonçant où faire les manifestations, le lieu, la date, l’heure. Jusqu'alors seulement quelques personnes se réunissaient aux coordonnées annoncées par ce mystérieux meneur. Son nom n'étant connu que sur les réseaux et n’ayant aucun impact dans la vraie vie, malgré les tensions existantes entre une partie du peuple et le pouvoir en place, il a su s'imposer pour se faire entendre et se placer en meneur pour de nombreux soulèvements.
Ces derniers jours, il a accéléré les choses, réuni de plus en plus de monde et commence à avoir un réel impact dans nos rues. Il avait donc annoncé sur ses réseaux vouloir organiser une grève générale pour le 28 novembre. À la grande surprise générale, la grève généralisée prévue a bien eu lieu. Cependant, seulement dans la capitale des milliers de personnes se sont rassemblés dans les rues de Valdoria ce jour-ci afin de montrer leur mécontentement et on a aussi noté de plus petits rassemblements dans d’autres villes mais bien moins importants que celui de la capitale. Pour Valdoria cette grève a impacté de nombreux secteurs comme certains cinémas, bowling, salle de sport, transport en commun, certains magasins ou restaurants qui n’ont pas ouvert leurs portes ce 28 novembre. Depuis cet événement il n’a pas reposté sur ses réseaux, certains pensent que le faible impact de sa grève lui a mis un coup au moral. Nous saurons bien assez vite la suite de cette histoire.

remaniement du gouvernement

Nous avons enfin eu de la part du Haut-Gouverneur Alleva le 21 novembre, l'annonce du remaniement du gouvernement lors d’un discours sur les changements au sein de son gouvernement suite à sa réélection. Nous avons rapidement synthétisé les informations importantes pour vous.
Monsieur Jean-Philippe Paquin, Premier Conseiller de la République, Madame Camila Belloli, Ministre des Affaires étrangères, Monsieur Daniel Victorovich, Chef d’état-major des armées conservent leurs postes.
En ce qui concerne les changements, Monsieur Christopher Leclair, nouveau Ministre de la Défense, Monsieur Danio Henrik devient Ministre de la Justice et enfin Monsieur Edward Chéron sera Ministre de l'Économie et des Finances.
Vous trouverez plus de renseignements et de détails sur le site officiel du gouvernement.

Accident mortel sur la route

Aujourd'hui, sur l'autoroute en fin d'après-midi a eu lieu un accident mortel entre un automobiliste et un poids lourd. Malheureusement, l'automobiliste à succomber sur le coup et était seul dans son véhicule lors de l'impact. D’après l'enquête, le chauffeur poids lourd était sur son téléphone distrait et sous substances de ce fait il ne regardait plus la route et percuta la voiture devant lui, avec le choc de l’impact il s'est renversé sur le côté bloquant ainsi toutes les voies de circulation. Les forces de l'ordre et les secours sont intervenus dans les plus brefs délais et la circulation reprendra normalement sur cette portion d’autoroute demain en fin de matinée. Une campagne de sensibilisation face aux différents dangers sur les routes sera organisée dans les prochaines semaines.


Camion renversé
Le poids lourd renversé sur le côté après l'impact
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Diffusion en direct du 02 février 2018
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Valerania en proie au chaos !


Info VLR TV l'actualité du jour présentée par Luc Mallette, journaliste bien connu et apprécié de la population pour son travail de qualité.

Luc Mallette

Luc Mallette : Bonjour à toutes et à tous, ici Luc Mallette pour votre dose d’information journalière. Depuis la réélection à un troisième mandat au poste de Haut-Gouverneur d’Aurelia Alleva à la tête de Valerania, une partie des concitoyens utilise son droit à la manifestation afin de se faire entendre et de montrer son mécontentement. Des manifestations à la base pacifiques et des appels à la grève plus ou moins efficaces, en apparence donc aucun gros problème à l’horizon. Cependant, depuis la fin du mois de janvier, une recrudescence de violence dans les rues entre les manifestants et les forces de l'ordre se fait sentir. La colère du peuple gronde. De nombreux affrontements ont lieu dans les plus grandes villes du pays et de très nombreuses dégradations des lieux publics sont à déplorer et cela ne fait qu’augmenter chaque jour. La capitale, Valdoria, est la plus touchée, certains incendies d’origine criminelle ont été commis hier dans la nuit.

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En plus de ces incendies qui se révèlent d’une dangerosité sans nom pour la population locale, de nombreux véhicules, poubelles, panneaux, commerces ont été saccagés. Un grand nombre de personnes profitent de ces manifestations à la base pacifiques pour voler et dégrader. En réponse, la police a déployé des véhicules anti-émeutes et les C.V.S (Compagnies Valeraniennes de sécurité) ont été appelées en renfort pour maîtriser tous ces actes de violence. Notre envoyé spécial, Manuel Kaplan, est au plus près de l’action pour vous en parler.

Press

Manuel Kaplan : Merci Luc, en effet, on se trouve actuellement sur l’avenue Saint-Charles, non loin du cœur de la capitale et comme vous pouvez le voir, un incendie a été déclenché il n’y a même pas une heure et a été éteint par nos braves sapeurs-pompiers il y a à peine quelques minutes, ils sont déjà repartis sur un autre théâtre d’opération. Ils sont dépassés, et manquent d’effectifs. De plus, les forces de l’ordre ont commencé à établir une stratégie d’encerclement sur la place Vincent. Il semblerait que cela porte ses fruits car selon nos sources, rien qu'aujourd'hui, il y aurait eu plus de 478 arrestations, mais les combats ne font que se multiplier et s’intensifier avec les manifestants. On déplore 24 policiers blessés. Nous avons également entendu des tirs, cet après-midi. Étaient-ils dirigés contre les forces de l’ordre ou inversement ? Nous n’avons pas plus d’informations à vous partager sur ce sujet. En tout cas, le système mis en place par la police pour le moment porte ses fruits .

Police

Luc Mallette : Manuel, pouvez-vous nous dire votre ressenti dans les rues de la capitale étant donné que vous avez pu côtoyer les deux côtés ? Les manifestants ont-ils une perte de motivation ? Les forces de l'ordre sont-elles débordées ?

Manuel Kaplan : Alors, en effet Luc, on a pu être un moment du côté des manifestants et par la suite du côté des forces de l’ordre. Nous avons pu discuter avec des gens des deux côtés et les personnes qui ont bien voulu nous accorder une interview nous ont toutes dit que quelqu’un commençait à organiser les choses et à prendre les rênes pour je cite « mettre fin à la répression abusive des forces de l’ordre ». Un chef serait visiblement en train de s’imposer pour organiser les manifestants et si cela se révèle être vrai, il sera certainement plus difficile pour nos forces de l'ordre de calmer les manifestants.

Les forces de l'ordre ne sont à l’heure actuelle pas débordées. Elles arrivent à contenir le plus gros des manifestants. Comme vous pouvez le voir normalement sur ces images prises dans l’après-midi, il semblerait que tout de même les affrontements restent rudes pour les deux camps.


C.V.S 1
C.V.S 2
C.V.S 3

De plus, le gouvernement à déployé et utilise les forces de police des villes alentour pour renforcer les effectifs à la capitale et..

Des coups de feu retentissent à quelques rues du journaliste et de la caméra

Manuel Kaplan : Whoa ! C'était très proche ça ! Des coups de feu sont tirés je ne sais pas si vous avez pu les entendre et au son cela semble être une arme d'assaut avec un échange de tirs. On sait pas ce qui passe, les gens courent partout c’est la panique, il y a un mouvement de foule. Les manifestants prennent-ils les armes ? On va aller se mettre en sécurité à vous Luc !

Luc Mallette : Des événements pour le moins troublants sont en cours dans la capitale. Le pays n’a jamais connu autant de divisions et de chaos. Nous ne savons pas pour l’instant ce qui passe… AH ! Attendez, on m’informe que visiblement, les coups de feu seraient liés à un attentat revendiqué par le cartel Storm Légion ! Une fois encore , cette organisation criminelle tente d’assouvir sa domination sur d'autres villes que Clarcton. Ils avaient déjà tenté l'expérience avec la ville d’Alconico mais avaient été repoussés par nos vaillants policiers et ils retentent leur chance visiblement, aujourd’hui pendant les manifestations, alors que les forces de l'ordre étaient bien occupées avec les manifestations. Peut-être un coup préparé de leur part.Il faut espérer que la situation sera très vite contrôlée ! Ne quittez pas votre domicile si vous êtes à proximité du centre de Valdoria, ne sortez sous aucun prétexte ! Tout de suite, voici des images de Manuel Kaplan et de son équipe non loin de la zone des coups de feu.

Après 20 minutes de diffusion en direct du chaos ambiant qui a lieu au centre de la capitale Luc Mallette reprend l'antenne

Luc Mallette : Chers téléspectateurs, nous avons des nouvelles du présumé attentat. Il se révèle que nos sources ne s'étaient pas trompées: ce sont bel et bien des membres du cartel Storm Légion qui sont à l’origine de l’attaque. On déplore déjà 12 blessés graves et 1 mort. L’évacuation du centre de la ville a commencé afin de mettre un maximum de personnes en sécurité. Certains de nos militaires ont été déployés afin de soutenir les forces de police et de repousser l'attaque. Nous n’avons malheureusement pas plus de détails à l’heure actuelle. C’est ainsi que notre émission du jour s'achève. Retrouvez nous demain dès 6 h 00 pour vous transmettre les dernières nouvelles du drame qui a actuellement lieu dans notre pays. C'était Luc Mallette pour InfoVLR TV, je vous souhaite une bonne soirée !
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06 février 2018, Valdoria

Storm Légion, une menace à prendre au sérieux


Le pays est en deuil et profondément choqué par les derniers évènements survenus le 02 février 2018. Lors d’une diffusion en direct sur la chaîne Info VLR TV lors de la présentation de l’actualité journalière qui avait à la base pour thème les manifestations, un drame est survenu. En effet, un acte infâme a eu lieu dans notre pays. Une attaque terroriste orchestrée par le cartel Storm Légion en plein cœur de la capitale. Il était 18h38 lorsque les premiers coups de feu se sont fait entendre. 10 minutes après, on déplorait déjà 12 blessés graves et 1 mort parmi les civils. Nos militaires ont été déployés afin de soutenir les forces de police pour mettre un terme à ce massacre. Malheureusement, les attaquants, plus nombreux que prévu et surtout équipés d'armes de guerre telles que des fusils d'assaut, des gilets pare-balles et des armes de poing, ont fait durer les échanges de coups de feu jusqu'à 20h12, lorsque le dernier assaillant a été abattu, retranché chez un compatriote qu’il a froidement tué avant de lui-même rendre son dernier souffle sous les tirs de nos forces armées. Le bilan est lourd : 112 morts et 72 blessés graves par balle entre la vie et la mort ainsi que 23 qui ne sont pas en danger de mort du côté des civils. Du côté de nos forces de l'ordre et de nos militaires, on déplore : 2 policiers et 1 militaire morts en défendant la population. Du côté des assaillants, seulement 2 sur 16 ont survécu et se sont rendus. Ils sont actuellement interrogés par les autorités compétentes. C’est un véritable massacre qui a eu lieu. On ne connaît toujours pas leurs motivations ni le motif de cette attaque en plein cœur de la capitale, mais une chose est sûre : le cartel Storm Légion a été trop longtemps laissé tranquille et agit encore une fois impunément mettant en danger la sécurité de nos concitoyens.

Gautier Bombelles, Phil Sharpe et Gabino de Vaulle ont sacrifié leurs vies pour sauver les Valeraniens et Valeraniennes lors de cet attentat. Nous rendons hommage à ces héros de la nation. Nous ferons en sorte que jamais leurs sacrifices ne soient oubliés et apportons notre soutien à leurs proches et à leurs familles.

Hommage

Nous apportons également notre soutien à toutes les familles qui ont perdu un proche lors de cet attentat. Nous ne devons pas céder à la peur face à de tels actes. Nous ne devons former qu’un, comme l’a toujours fait le peuple de Valerania dans les moments difficiles. « Un seul peuple, une seule force. » C’est dès maintenant que la devise de notre pays doit résonner dans le cœur de tous et que nous devons nous serrer les coudes plus que jamais dans ces moments difficiles.
Nous avons également pu récupérer une image grâce à une caméra de sécurité d’une ancienne usine désaffectée lors de l'arrivée d’un des véhicules des terroristes.

Arrivé cartel

Comment est-ce possible que ce cartel se soit procuré ce type de véhicule au nez et à la barbe du gouvernement et des autorités ? Nous connaissions déjà le cartel Storm Légion pour son agressivité et sa dangerosité, comme avec l’attentat qui a eu lieu lors d’une prise de parole du ministre de la Défense en mars 2013 à Clarcton ou encore ses guerres de gangs, mais il a atteint un tout nouveau stade et n’est plus à sous-estimer ni à laisser agir à son aise. Le gouvernement doit réagir au plus vite. La situation ne peut plus attendre. Nous partageons également ces images de ce que la police a pu saisir dans les véhicules et sur les assaillants eux-mêmes. L’arsenal du cartel est très impressionnant, voire terrifiant, à un tel niveau qu’il vaudrait mieux faire intervenir l’armée que les forces de police qui sont certainement moins bien équipées. En effet, si on se fie aux images avec une telle diversité d’armes qui ont été saisies alors que les assaillants n’étaient au nombre que de 16 de quoi d’autre le cartel dispose-t-il à Clarcton ? Jusqu'où l'influence du cartel a-t-elle contaminé notre pays ?

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Le général De Vaulle prend la parole

Dans un tout autre contexte, le général et sous-chef d'état-major, monsieur Antoine De Vaulle s'est aussi exprimé sur la perte de son fils Gabino de Vaulle lors de cet attentat, voici la retranscription de son intervention du 4 février.

Antoine De Vaulle

Antoine De Vaulle - D’abord, merci à tous de votre soutien à ma femme et moi pour la perte de notre enfant. Vous n’êtes pas sans savoir que le métier de militaire est un métier dangereux, vous le savez je le sais. Mon fils, Gabino caporal-chef dans notre fière armée Valeranienne, avait choisi ce métier par admiration pour moi, ce qui ne pouvait pas me rendre plus heureux que de voir mon fils s’épanouir dans un métier que moi-même j’affectionne tout particulièrement et de servir notre magnifique nation. J’étais le plus heureux des hommes. Il avait un parcours tout tracé, une carrière exemplaire du haut de ses 28 ans. Il avait toute la vie devant lui mais le destin en a décidé autrement. Il est décédé ce 2 février en début de soirée en plein service pour sauver le peuple d’une attaque terroriste orchestrée par le cartel Storm Légion dans la capitale. Je ne parle pas en tant que général des armées mais en tant que père. Ce n’est plus possible de vivre comme ça dans un pays tel que notre grande nation ! Je suis envahi d’une tristesse sans nom d’avoir perdu mon enfant mais je suis aussi fier de lui pour avoir tout donné pour défendre sa nation. Je resterai brave en son nom et ne baisserai pas les bras. Nous allons restaurer l’ordre dans notre pays, nous devons réagir. Vous, Valeraniens et Valeraniennes, vivez dans la peur pour vos enfants et seuls face à l’insécurité. Depuis plusieurs mois maintenant, vous manifestez pour vous faire entendre et montrer votre désaccord suite à la réélection du Haut-Gouverneur et pour bien d'autres raisons qui sont toutes aussi légitimes les unes que les autres. Cependant, je suis aussi envahi d’une colère, une colère contre des décisions incompréhensibles et illogiques. C’est scandaleux que l’on ait laissé des criminels et des terroristes vivre en toute impunité parmi nous après que ces derniers ont pris le contrôle total de la ville de Clarcton. Déjà à l’époque, l’armée aurait dû intervenir pour pulvériser ce cancer avant qu’il ne se développe. Je l’avais proposé à l’époque mais on m’a ri au nez en me disant « Ce n’est qu’une crise passagère, les gangs se tueront entre eux sans qu’on intervienne. » Où en est-on aujourd'hui ? Ils sont mieux armés que nos forces de l’ordre, se permettent des excursions dans différentes villes pour massacrer les gens dans les rues et maintenant ils s'attaquent même à la capitale ! Il faut que ça cesse ! J’espère sincèrement que le gouvernement va réagir et enfin nous donner le feu vert pour régler cette situation qui n’est plus tolérable. Voilà, merci à vous et au revoir. Gardez espoir, camarades. Tant que le peuple y croit, tout est possible et même dans les heures les plus sombres, vous saurez réagir, j’en suis certain. J’ai toute confiance en vous et en mon pays ! J'ai perdu un fils. Valerania a perdu un citoyen. Je pleurerai le premier comme un père et j'honorerai le second comme un général. Vive Valerania !

Une intervention du général De Vaulle poignante, on sent qu’il est touché par la perte de son fils mais qu’il est tout aussi fier de lui et de son pays comme à l'accoutumée. Il s'est adressé directement aux citoyens qui, depuis de longues semaines, se battent dans la rue pour se faire entendre. Visiblement les cris du peuple ont commencé à résonner et pas chez n’importe qui. Il faut dire que le général De Vaulle n’est plus à présenter. Son nom est connu de tous les Valeraniens et son amour pour la nation ne fait plus aucun doute. Il a toujours placé Valerania et son peuple au-dessus de ses propres intérêts, se tenant toujours prêt à répondre présent pour le pays. Pour une très grande majorité d’entre nous, le général incarne une Valerania qui ne renonce jamais, peu importe les difficultés. Il a toujours défendu l’unité du pays. Peu importe que l’on partage ou non ses convictions, rares sont ceux à ne pas le respecter ou même à s'opposer à lui. Il est devenu avec les années l’une des figures représentant le mieux les valeurs de Valerania. Il a toujours été l’un des seuls à défendre les intérêts du peuple et à tout faire pour assurer sa sécurité, quitte à s’opposer au gouvernement et à risquer son poste de général. Ce fort caractère lui a également valu un immense respect au sein de nos forces armées. Peu importe l'âge ou le rang, nombreux sont ceux qui, comme son propre fils, le voient comme un modèle et comme un chef qui, malgré les galons, sait rester simple et proche de ses hommes. Sa réputation ne s’est pas construite sur des faits d’armes exceptionnels mais par sa dévotion et son sens du devoir. Lorsqu’en 2014, une catastrophe sans précédent a frappé l’est du pays, il a été le premier à ordonner la mobilisation d’unités militaires pour venir en aide à la population. Il est intervenu sur place afin d'apporter toute l’aide qu’il pouvait aux sinistrés et de veiller personnellement au bon déroulement des opérations. Grâce à son intervention et à celle de ses hommes de nombreuses personnes ont pu être sauvées, soignées et évacuées dans de bonnes conditions.

À la suite de sa prise de parole, ce qui surprend davantage, c’est la franchise avec laquelle il a cette fois décidé de s’exprimer. Rarement le général De Vaulle s’était montré aussi direct concernant les revendications populaires et les décisions du gouvernement. La mort de son fils en service semble avoir été un véritable point de rupture pour cet homme que l’on connaît aussi pour sa droiture et sa retenue. Les paroles du général risquent d’avoir un écho important au sein des manifestants, mais la fin de son intervention retiendra certainement le plus l’attention. Son appel à « garder espoir » et son affirmation selon laquelle « tant que le peuple y croit, tout est possible » constituent un message fort de sa part et semblent même être un appel à l’unité. Le général ne dit pas aux Valeraniens ce qu’ils doivent faire mais leur assure qu’il leur fait confiance pour défendre leur pays lorsque celui-ci traverse une période difficile. Ces quelques mots prononcés par une personnalité telle que le général Antoine De Vaulle pourraient bien marquer un tournant dans les manifestations qui ont lieu depuis maintenant plusieurs mois. Entre une population qui se mobilise encore et encore, un gouvernement sous pression et maintenant le général De Vaulle qui sort du silence et semble prendre position, les prochains jours et semaines risquent d’être encore plus mouvementés qu’ils ne l’ont été jusqu'à présent et certainement décisifs pour Valerania.
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En direct de Boufort, le 11 février 2018
L'aigle

L'aigle - L'information sans détour



EN DIRECT - Grégoire Lefrançois s’adresse aux Valeraniens


Aujourd’hui, un meeting de Grégoire Lefrançois a lieu à Beaufort, où il va s'exprimer sur les récents événements. Un meeting très bien reçu par la population locale. En effet, de très nombreux Valeraniens et Valeraniennes sont rassemblés pour écouter ce que Grégoire Lefrançois, principal opposant politique au gouvernement actuel, va dire sur les récents événements qui ont bouleversé notre belle nation. Nous allons suivre ça ensemble. Le meeting devrait commencer d’ici quelques minutes.

Quelques instants plus tard, Grégoire Lefrançois apparaît sur la scène et commence à prendre la parole.

Meeting

Grégoire Lefrançois - Bonsoir, bonsoir tout le monde ! Il y a du monde présent ce soir, ça me fait chaud au cœur que vous vous soyez déplacés malgré le temps peu favorable. Merci à vous tous, chers compatriotes.

La foule applaudit.

J’espère que la buvette mise en place vous a plu. Nous avons eu le droit à des spécialités de la ville, ça faisait longtemps que je n’en avais pas mangé. C’est toujours aussi bon. Bref, trêve de bavardage et de rigolade, je dois malheureusement vous parler de sujets bien moins gais que les spécialités de la ville. Avant toute chose, j’apporte mon soutien aux familles des victimes de l’attaque terroriste. Ce n’est pas censé arriver dans un pays comme le nôtre. Comme vous l’avez certainement déjà tous appris, un drame a eu lieu ce 2 février à Valdoria. Quel drame, mesdames et messieurs. Mais dans quel monde vit-on pour que notre pays, Valerania, notre si beau pays, soit dans un tel état ? Où est ma Valerania, où l’on pouvait sortir dehors sans craindre de se faire agresser, voler ou même pire ? À l'époque où, même si nous partions en vacances et laissions la porte de la maison ouverte, on savait que rien ne serait volé. À l'époque où nous, enfants, allions jouer avec nos amis au foot ou faire du vélo dans les parcs et où nos parents allaient au café du coin, nous laissant sans surveillance, car, mesdames et messieurs, je vous le dis, ces 13 dernières années, le laxisme envers la criminalité dont a fait preuve le gouvernement de Madame Alleva a détruit cette Valerania dont je vous parle. En effet, à cause de ce laxisme maladif, un problème qui aurait dû être réglé depuis bien des années, qui n’était qu’une petite épine dans le pied d’un géant, a aujourd'hui mis le géant à terre : le cartel Storm Légion. Alors qu’un grand nombre de nos compatriotes se démènent chaque jour dans les rues depuis des mois pour se faire entendre…

Qu’ont-ils reçu pour l’instant ? Seulement des coups et blessures, aucune réponse du gouvernement. Aucune annonce du gouvernement pour les victimes également. Ce qui est scandaleux ! Avons-nous même un gouvernement ? Je vous pose la question. Cela fait maintenant huit jours que l’attaque du cartel a eu lieu et toujours aucun communiqué du gouvernement. Même le général De Vaulle, qui, habituellement, ne s’exprime que rarement en public, est sorti du silence. J’en profite également pour lui annoncer qu’il a tout mon soutien pour la perte de son fils. Monsieur De Vaulle, je ne saurais partager la tristesse qui doit être la vôtre actuellement mais je suis de tout cœur avec vous. Votre fils suivait vos pas la tête haute et vous étiez sa plus grande fierté. Votre fils est maintenant un héros de la nation ! Son acte ne sera jamais oublié, j’en fais le serment. Faites-moi confiance. J’ai longtemps admiré et j’admire encore le général De Vaulle pour son dévouement à la nation. Il est aussi pour moi une inspiration, un modèle à suivre concernant l’amour que nous devons porter à notre pays. J’ai eu l'occasion de le rencontrer à plusieurs reprises et, à chaque fois que nous avions un échange, je le trouvais toujours plus incroyable que les fois précédentes. Il possède une aura, un charisme inégalés qui vous mettent de suite en confiance et on comprend très vite pourquoi tant de Valeraniens voient en lui un homme d’exception. Pourtant, malgré son rang, sa réputation et son vécu, lorsque vous échangez avec lui, il vous écoute, il vous regarde et vous parle d’égal à égal. C’est aussi cela que j’admire chez cet homme. Derrière le général, se trouve avant tout un Valeranien profondément attaché à son peuple et à son pays. C’est aussi pour ça mes chers compatriotes que lorsque, comme vous, j’ai entendu les paroles du général il y a quelques jours, je les ai prises très au sérieux. Car quand un homme comme Antoine De Vaulle, habituellement si mesuré dans ses prises de parole, décide de sortir du silence et d’exprimer publiquement son inquiétude face à la situation de notre pays, c'est que la situation doit être prise avec le plus grand sérieux.

Je n’ai donc aucun souci, aucun mal à dire que le général De Vaulle a raison et qu'il faut que ça cesse, il faut que le gouvernement réagisse et arrête de se bercer d’illusions et de croire que la situation se réglera d’elle-même. Si nous laissons cette situation telle quelle, que va-t'il se passer ? D'autres villes tomberont sous le joug du cartel. Est-ce vraiment ce que l’on souhaite pour notre pays ? Non ! Certainement pas ! Valerania doit et va se redresser ! Nous, citoyens de la République de Valerania, allons faire entendre notre voix à ce gouvernement sourd et aveugle, attaché au pouvoir, réalisant des coups mesquins et vicieux parce que, non ! Nous n’avons pas oublié les nombreux recours au 39.3 afin de faire passer en force leurs choix. Les promesses pour les hôpitaux ne sont toujours pas tenues après trois ans de règne supplémentaire. Le Haut-Gouverneur Alleva nous a dit et je cite « Nos services de santé, ces derniers ont été renforcés avec une augmentation drastique du personnel. Ce n’est pas tout, un budget supplémentaire a été débloqué pour nos hôpitaux. » Mais ce fameux budget supplémentaire, où est-il et cette augmentation drastique du personnel ? Alors oui, en effet, le personnel médical a augmenté, mais utiliser le mot « drastique » je trouve, vous m'excuserez, mesdames et messieurs pour le terme mais c’est culotté. Pour continuer dans cet axe, ce fameux « Plan national de sécurité », son but n’était-il pas justement d'éviter des attaques comme celle qui a eu lieu ce 2 février et d'éviter, je vous le rappelle, 112 morts et 72 blessés graves ainsi que 23 blessés légers, mais aussi la mort de Gautier Bombelles, Phil Sharpe et Gabino de Vaulle, deux policiers et l’un de nos militaires tués en service en défendant la patrie ! Je le répète, cette situation ne peut plus durer dans notre pays. Le gouvernement n’est pas digne d’être à la tête du pays, il faut le destituer ! Nous exigeons un référendum pour la dissolution de ce gouvernement ! Avec cette fois-ci, enfin, un peuple qui décide de qui le dirige et non une alliance contre nature formée seulement pour préserver ses petits intérêts personnels.

La foule scande le nom de Grégoire et agite des drapeaux valeraniens

Moi, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour éradiquer toute trace de cartel ou de gang. J’engagerais une véritable chasse à la criminalité pour assurer au peuple, pour vous assurer une vie calme et paisible et enfin retrouver la Valerania d'antan. J’apporte mon soutien à tous les manifestants qui, comme déjà dit, usent de leurs droits dans nos rues tous les jours. Vous n’êtes pas seuls ! Nous vous entendons ! Gardez espoir ! Poursuivez la mobilisation sans violence. Vos ennemis ne sont pas les forces de l'ordre, c’est le gouvernement. Cependant, des petits malins cherchent à rendre vos mouvements pacifiques en mouvements violents par des saccages et des vols. Ceux-là, je condamne leurs actes. Je sais que nos policiers font la différence entre vous qui usez de vos droits et ces personnes mal intentionnées. Donc, je le dis aussi, car ils sont souvent oubliés, mais courage aussi à nos forces de l’ordre qui malgré tout, ne font que leur travail. Alors, ne leur en voulez pas, s’il vous plaît. Je vous demande de ne pas faire d’amalgame. Alors, je vous le demande ce soir, ne croyez pas en moi mais croyez en vous ! Croyez en Valerania, croyez en la nation, nous ne la laisserons pas tomber ! Merci à vous tous une nouvelle fois. Vive Valerania !


La foule agite une nouvelle fois ses drapeaux, siffle et acclame Grégoire Lefrançois.

C’est ainsi que se termine le meeting de Grégoire Lefrançois, président du Parti Prospérité et Développement. Comme on pouvait s’y attendre, il n’a pas mâché ses mots concernant le gouvernement et son incapacité à réagir aux évènements actuels. Il a rappelé et remis en question quelques points qui avaient été des promesses de campagne de notre Haut-Gouverneur, puis s'est adressé directement au général De Vaulle mais aussi aux manifestants prenant clairement position à leurs côtés et appelant à continuer leurs efforts sans relâche. Mais je pense que le point le plus important de son discours reste son appel à la destitution du gouvernement et à un référendum populaire pour sa dissolution. Alors, cette déclaration va-t-elle avoir des répercussions ? Une chose est certaine, la pression autour du gouvernement Alleva ne cesse de s’accentuer. Après plusieurs mois de manifestations, l’attaque du 2 février, la prise de parole particulièrement inhabituelle du général De Vaulle et maintenant cet appel de Grégoire Lefrançois à la destitution du gouvernement la situation semble prendre une toute autre ampleur. Le gouvernement va maintenant, en plus de devoir faire face au peuple dans les rues, devoir rendre des comptes ou du moins s'exprimer un minimum et sortir du silence car des personnalités importantes comme le sous-chef d'état-major et le président du PPD dressent un constat similaire sur la situation du pays, la situation actuelle ne peut plus durer. Si d’autres les rejoignent, le gouvernement ne pourra pas garder éternellement le silence.
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Valerania News

Valerania news : L’actualité en continue


19 juin 2018, Valdoria
De Vaulle met d’accord tout le monde


Cela fait maintenant quelques mois que le communiqué gouvernemental du Premier Conseiller de la République Jean-Philippe Paquin a eu lieu. À la suite de quelques paroles mal placées de la part de ce dernier, cela a suscité encore plus de rancœur et accentué la fracture entre le gouvernement et le peuple. Cette intervention du gouvernement qui devait unir et calmer les choses a eu l’effet parfaitement inverse.

Parmi les déclarations ayant suscité le plus de réactions, celles prononcées à l’encontre du général Antoine De Vaulle ont particulièrement marqué les esprits. Les propos de Jean-Philippe Paquin sur le jugement du général, alors que celui-ci venait de perdre son fils lors de l’attentat du 2 février ont provoqué une véritable vague d’indignation dans le pays. Dans les jours qui ont suivi, de très nombreux Valeraniens ont publiquement pris la défense du général. Mais cette vague de soutien ne s’est pas limitée à la population. De nombreuses personnalités publiques, politiques et militaires ont également condamné les propos du Premier Conseiller de la république et apporté leur soutien à Antoine De Vaulle. C’est une véritable défense nationale qui s'est formée autour du général. Notamment lors de l’émission ayant pour but de débattre de la situation actuelle du pays présentée par notre confrère Félix Garreau, des personnalités publiques ont été invitées autour de la table pour en parler, comme : Grégoire Lefrançois président du PPD, Mauro Mirando de l’ADV, Hubert Courbet ancien général de l'armée républicaine valeranienne. Voici une retranscription d'un extrait de l’émission qui a eu lieu le 17 juin 2018.

Grégoire Lefrançois - Non mais Monsieur Mirando, je ne comprends toujours pas pourquoi vous et votre parti êtes encore dans ce Front de défense démocratique. Ce n’est plus qu’un vieux bateau qui, enfin avec la fragilité que vous avez tenté de cacher, commence à couler ! Enfin, nos chers compatriotes qui depuis maintenant bien trop longtemps se battent dans les rues de leur pays pour obtenir ce qui leur est dû. Un gouvernement qui leur correspond, qui les considère et enfin, le plus important, qu’ils ont choisi ! Vous qui avez décidé de vous allier au Haut-Gouverneur Alleva, vous qui avez abandonné toutes vos valeurs pour « stopper l'extrême droite ». Mais Monsieur Mirando, le peuple n’est pas aveugle, il a vu vos manigances. Le vent tourne. Je rendrai honneur à Vincent Lefrançois qui, lorsqu’il a gagné les élections à la fin de 1957 a fait de son premier jour en tant que Haut-Gouverneur de la République de Valerania jusqu'à la fin de sa vie en 1998 tout ce qui était en son pouvoir pour que Valerania brille de mille feux et que son peuple soit fier de son pays. La majeure partie des institutions et des textes de loi encore en vigueur de nos jours viennent de lui ! Alors il serait temps d'arrêter de diaboliser mon parti et de se rendre compte que le peuple veut un retour aux sources et une nouvelle fois voir sa nation rétablie, retrouver ses couleurs et son honneur ! Parce que oui, depuis la défaite du PPD en 1972 à l'élection face au PSST, le pays n’a cessé d’être sur une pente descendante. Et pourquoi, d’après vous ? Car la gauche de notre pays passe son temps à dépenser des milliers et des millions de Valérians dans des « aides » et des projets inutiles et pour combler son incompétence, elle taxe nos entreprises. Sans jamais rien créer, innover ou offrir à la population. C’est de l’incompétence.

Mauro Mirando - Monsieur Lefrançois, vous êtes très doué pour raconter l'histoire du pays, elle vous passionne. Mais laissez-moi vous dire que personne ici ne remet en cause ce que Vincent Lefrançois a apporté à Valerania. Il a été l’homme qui a le plus modelé le visage de notre belle République de Valerania et je suis bien d’accord avec vous sur ce point. Mais Vincent Lefrançois est mort il y a vingt ans, Monsieur Lefrançois et vous êtes fier de ce que ce membre de votre grande famille a pu apporter à Valerania et c’est aussi de là que vient votre dévotion à défendre notre nation. Je l’entends et je la respecte. Mais vous n’êtes pas Vincent Lefrançois. Vous pouvez l’évoquer et évoquer ce qu’il a fait, cela ne change pas. Vous ne pouvez pas dire que la gauche détruit tout ce qu’elle touche. C'est faux et vous le savez vous qui aimez l’histoire. C’est la famille Alleva, votre ennemie politique, qui grâce à la révolution de 1826 a libéré le pays d’un tyran et a mené à la création de la République de Valerania. Puisque le FDD vous intéresse tant que ça, mon parti y siège encore car oui, j’ai des désaccords politiques avec mes alliés, mais j’ai encore plus de désaccords avec vous. Vous et votre manière de faire de la politique. Vous ne souhaitez que la division du pays et retourner les Valeraniens les uns contre les autres selon leur vision politique. Maintenant, vous pensez ou tentez de convaincre les Valeraniens et Valeraniennes que vous êtes l'héritier tout désigné pour ramener Valerania à une époque glorieuse comme celle de votre ancêtre mais ce n’est pas comme ça, ni la vie, ni la politique. Vous jouez simplement avec la nostalgie et le cœur des gens. Je continuerai sur les dépenses inutiles. Monsieur Lefrançois, ces aides que vous critiquez, qui les a développées ? Vincent Lefrançois lui-même ! Vous l’avez si bien dit : « La majeure partie des institutions et des textes de loi encore en vigueur de nos jours viennent de lui ! » Alors, il faudrait faire un choix, son héritage est extraordinaire comme vous venez de nous l’expliquer ou alors cela ne fonctionne pas quand ça touche à vos adversaires ? Et enfin, arrêtez de prétendre parler au nom de tout le peuple. Oui, des milliers de Valeraniens sont dans les rues. Oui, leur colère doit être entendue. Oui, le gouvernement a commis des erreurs. Mais cela ne signifie pas que chaque Valeranien qui manifeste souhaite voir Grégoire Lefrançois devenir Haut-Gouverneur. Ce n’est pas parce que votre slogan « Réveiller le géant Valerania » a bien marché sur les réseaux que tout le peuple vous veut à la tête de la nation.

Grégoire Lefrançois - Ne déformez pas mes propos Monsieur Mirando. Je n’ai jamais dit que la totalité des aides étaient inutiles. Vincent Lefrançois aidait ceux qui en avaient réellement besoin mais lui il construisait, il investissait, il développait le pays contrairement au gouvernement actuel car excusez-moi mais je ne suis pas sûr que faire de nouvelles routes vers les républiques Etznabistes soit une priorité absolue actuellement pour le pays quand un cartel peut à tout moment attaquer la capitale. J’ajouterai que si autant de nos compatriotes se battent pour se faire entendre dans nos rues depuis maintenant sept mois maintenant, c’est parce qu'ils ne veulent plus de ce gouvernement qui les fait passer au second plan.

Félix Garreau - Messieurs, vous échangez depuis déjà de longues minutes, je pense que nous avons bien compris que votre vision ne correspondent en aucun point et j’aimerais si vous le voulez bien donner la parole à Hubert Courbet que nous n’avons que très peu entendu ce soir.

Hubert Courbet - Eh bien que dire … Je pensais avoir été invité pour parler de la situation du pays, pas pour être spectateur d’un débat entre politiciens.

Félix Garreau - C’est bien pour cela que je vous donne la parole afin de vous exprimer, je pense que vous avez vous aussi beaucoup à dire mais sur un tout autre sujet. Je vous en prie.

Hubert Courbet - Alors effectivement, ça me désole un peu de voir l'état actuel de notre nation. Le peuple se divise, il ne fait plus confiance à son gouvernement ni à ses institutions. Le gouvernement est seul et isolé, il ne peut compter sur personne à part les forces de l’ordre et l'armée mais bon. Après les paroles dégueulasses que Monsieur Paquin a eues concernant mon confrère et ami, le général De Vaulle, je suis révolté qu’un élu parle de cette manière premièrement, d’un général, deuxièmement, d’un père en deuil et troisièmement, d’un compatriote aussi dévoué que De Vaulle l’est. J’ai pendant de très nombreuses années servi notre pays aux côtés d’Antoine, mais jamais je n’ai vu un aussi grand manque de respect surtout de la part d’une personnalité aussi importante que Monsieur Paquin, Premier Conseiller de la République. Il peut refuser les propositions du général. Mais qu’il utilise la mort de son fils pour remettre en cause son jugement, ça je ne le tolère pas ni ne l’accepte ! Je peux vous dire sur mon honneur qu’Antoine… Enfin, le général De Vaulle, pardonnez-moi. Même dans un cas aussi terrible que celui de perdre son propre fils, sait séparer ses émotions de son travaille. Je dirais même que c’est dans les moments les plus difficiles qu’il excelle. Il n’a jamais commis d’écart depuis le début de sa carrière militaire. Il est l’un des piliers de notre armée, même si cela me fait mal de reconnaître que cette canaille soit quasiment devenue une figure nationale grâce à sa personnalité, son amour du peuple valerannien et son amour pour ce pays. Moi vivant, je ne laisserai personne lui manquer de respect d’une telle façon. Certes, cela fait des années que j’ai pris ma retraite. Cependant, j’ai encore des contacts et je peux vous dire que cette intervention et ce passage sur De Vaulle n’ont vraiment pas été appréciés parmi nos soldats, officiers ou non. Même dans l’état-major, ça a grincé des dents. De plus, cette remarque est extrêmement malvenue quand cette même personne a elle-même averti à plusieurs reprises le gouvernement de la menace que Storm Légion représentait. Alors moi, j’ai une question pour Monsieur Paquin après avoir ignoré les avertissements de De Vaulle et avec les derniers événements, notamment ce qu’a révélé « votre enquête », qui a réellement manqué de jugement ?

Grégoire Lefrançois - Monsieur Courbet vous avez parfaitement raison, il est intolérable qu’un membre du gouvernement qui plus est le Premier Conseiller de la République puisse ainsi parler à qui que ce soit d’ailleurs. Je pense qu’ici sur ce plateau personne et pas même ceux qui nous regardent n’osera ne serait-ce que de penser que le général De Vaulle manque à son devoir de militaire ou bien que son jugement ait été dicté par l’émotion. Nous connaissons tous la droiture de cet homme.

Félix Garreau - Monsieur Mirando ? Qu’avez vous à dire sur ce sujet, quel est votre positionnement, Monsieur Lefrançois semble penser que, cette fois, au moins personne autour de cette table ne le contredira. Quel est votre ressenti ?

Mauro Mirando : Drôle de situation, mais que voulez-vous que je dise ? Certes, je suis dans le Front de défense démocratique, mais ce n’est pas pour cela que je tolère ou suis aveuglément toutes les décisions du gouvernement. Donc, je pense que Monsieur Lefrançois va apprécier ce moment mais je suis également de l’avis de Monsieur Courbet et du sien. On ne peut manquer de respect à ce point à un membre de l'état-major, et surtout à Monsieur De Vaulle, qui est un homme du peuple et une personne comme vous et moi. J’ai également eu la chance de le rencontrer et cet homme a quelque chose de fabuleux quand vous l’écoutez parler, vous pourriez presque vous perdre dans ses paroles. Sa proximité avec le peuple, sa dévotion à la nation, sa façon de définir l’armée qui sert un peuple et pas un gouvernement. Tout cela fait qu’on ne peut rien reprocher au général De Vaulle. En plus d’avoir averti à de multiples reprises du danger que pouvait devenir le cartel, le gouvernement n’a pas voulu l'écouter et il avoue maintenant qu’il s’est trompé, pour enfin dire à l’une des seules personnes qui avaient déjà tout compris qu’elle manque de jugement. C’est vraiment se tirer une balle dans le pied. Je crois que Monsieur Paquin n’a pas bien remarqué la situation du pays. Il a tenté d'apaiser les manifestants mais il a enflammé encore plus la situation. Maintenant, certains manifestants s’arment et souhaitent, par votre faute Monsieur Lefrançois, la destitution du gouvernement. Je ne sais pas où on va mais j’ai peur pour l’avenir de notre pays.

Visiblement, malgré toutes les divisions, les désaccords et les combats, un seul nom ressort et unifie : De Vaulle. Va-t-il bientôt sortir du silence ou bien l’attention à laquelle il fait actuellement face ne le gêne plus qu’autre chose ? Ce qui est sûr, c’est que les manifestations ont pris une toute autre tournure et ne sont pas près de se calmer.
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L'Aurore

L'actualité par le peuple, pour le peuple


18 novembre 2018, Valdoria

La fin de la République proche ?


Cela fait maintenant un an que les premières manifestations ont éclaté dans notre pays. La situation est catastrophique. Nous perdons notre pays, nous nous entre-déchirons. Entre nous entre Valeraniens et Valeraniennes. Depuis l’intervention du gouvernement et les révélations de son enquête, une panique généralisée est apparue et n’a fait qu'empirer la situation du pays et le plonger encore plus dans le chaos. Seulement environ six mois après le drame de Valdoria, c’est à Démos et à ses habitants que le 7 août, le cartel Storm Légion s’en prend. Cependant, les forces armées, préparées et sur le qui-vive ont très vite réagi, limitant l’attaque de ces terroristes. On déplore tout de même une quarantaine de victimes civiles et des dizaines de blessés. Cette fois-ci par contre, les assaillants ont attaqué plusieurs endroits stratégiques en même temps : axe principal, centre-ville, zone de manifestation et zone pavillonnaire. Ce qui prouve bien que ce cartel peut attaquer n'importe où, n’importe quand et de façon synchronisée. Alors même que le gouvernement voulait corriger ses erreurs, il échoue une fois de plus. Il n’est plus défendable. Personne dans ce pays n'est en sécurité tant que Storm Légion n’aura pas été exterminé. Depuis le second attentat de Démos, la population s’arme, elle ne fait plus confiance aux services de sécurité. Les forces de l'ordre, après un an de mobilisation, sont à bout de souffle. Et maintenant, elles doivent faire face à une population qui à la base manifestait de façon pacifique, à une foule de gens en colère qui ne souhaitent qu’une seule chose : la sécurité et la fin de ce gouvernement. Mais le plus malheureux, c’est qu’il existe des extrêmes des deux côtés et que certaines personnes défendent le gouvernement corps et âme et affrontent les manifestants, ce qui mène à des rixes massives dans les rues qui ont déjà dégénéré en échanges de coups de feu. Nous, journalistes de L’Aurore, nous ne cautionnons plus ce gouvernement et nous apportons tout notre soutien à nos ouvriers, nos travailleurs qui se mobilisent encore et encore afin de faire changer les choses.

Cette fois-ci, seulement après trois jours, nous avons eu une intervention du Haut-Gouverneur en personne sur la place de la République à Valdoria. Sa prise de parole peut se résumer en quelques points : le gouvernement a d'abord dans un premier temps, tenté de rassurer tout le monde après la nouvelle attaque et affirmant que c’était la dernière attaque que le cartel allait orchestrer contre nos villes, en annonçant que l’armée avait enfin eu ses directives pour régler le problème Storm Légion. Un des points les plus importants du discours a aussi été la condamnation de l'armement croissant des civils, suivie d'une demande ferme de mettre fin à ces manifestations. D’après ses mots “Il faut se ressaisir et arrêter de manifester contre ma réélection. Il y a à l’heure actuelle des problèmes bien plus graves qui concernent la nation. Vous m’avez élue et je resterai jusqu'à la fin de mon mandat”. Cependant, à cet instant même, après avoir dit cette phrase, un individu armé d’une arme de poing, proche de l’estrade où se situait le Haut-Gouverneur, ouvrit le feu à cinq reprises avant d’être abattu par la sécurité présente autour. C’est la première tentative d’assassinat contre un membre du gouvernement de la part d’un concitoyen lambda. Fort heureusement, aucune des balles ne toucha ni le Haut-Gouverneur ni quelqu’un d’autre. Les gens sur place, pris de panique en pensant que le cartel repassait déjà à l’attaque se sont très vite dispersés dans toutes les directions et cet évènement mis fin à la prise de parole du Haut-Gouverneur, qui par la suite a fait un communiqué écrit établissant désormais un état d'urgence national avec des fouilles obligatoires pour chaque citoyen se rendant dans un lieu public ou un évènement. Si ce dernier possède une arme, il sera immédiatement arrêté par les forces de l’ordre. Un couvre-feu de 23h00 à 5h00 est également instauré : tout individu présent dans les rues durant cette tranche horaire sera immédiatement arrêté. Les regroupements de plus de cinq personnes sont désormais également interdits sous peine d'interpellation. Ces nouvelles règles établies par le gouvernement à la suite de la tentative d’assassinat de Madame Alleva sont très mal reçues et non respectées par la population. Les forces de l’ordre doivent agir avec prudence avec les radicalisés armés et surtout, l'état d'urgence est vu une nouvelle fois comme un moyen de faire taire le peuple. Les images de la tentative d’assassinat du 10 août ont pendant tout le reste du mois, fait le tour des réseaux. Mais le plus effrayant, ce sont les réactions qu'elle a suscitées. Qu’est-il arrivé à la République pour que des Valeraniens puissent publiquement regretter que leur Haut-Gouverneur n'ait pas été abattu devant eux ? Nous ne soutenons plus ce gouvernement, certes, nous réclamons son départ, mais souhaiter la mort de certains pour arriver à nos buts, nous ne le tolérons pas.

Depuis l'attaque de Démos, nous l’avons tous remarqué, ça a été le point de rupture de trop. Alors qu’au début, seulement quelques cas isolés commençaient à prendre les armes, c’est maintenant une part toujours plus importante de la population qui ressort de vieilles armes familiales, organise des milices citoyennes, fait des rondes dans les quartiers. Nos commerçants locaux sont obligés de renforcer leurs magasins et de fermer bien plus tôt. Les mentalités de ces gens ont changé. Trop longtemps déçus par le gouvernement, ils décident maintenant de se protéger eux-mêmes et évidemment, la violence appelle la violence. Depuis la mi-septembre, c’est une véritable insurrection qui commence un peu partout dans le pays soit c’est la population qui s'affronte entre extrêmes soit ce sont les manifestants contre les forces de l’ordre, ou bien encore des monuments représentant l’État, tels que des mairies, des centres des impôts ou les préfectures, qui sont saccagés ou brûlés. La situation du pays devient incontrôlable et cela ne fait que s’accentuer de jour en jour. Pour preuve, nous sommes en novembre et la situation s'est encore dégradée.


D’ailleurs, une partie de la population se demande pourquoi l’armée n’est toujours pas intervenue contre Storm Légion, alors que le Haut-Gouverneur avait annoncé le 10 août que cette dernière avait reçu les directives pour enfin régler ce problème. Cela fait trois mois que l’armée aurait dû intervenir et aucun communiqué là-dessus. Le gouvernement aurait-il dit ça pour se laisser un peu plus de temps ? Une mésentente entre le gouvernement et l’état-major concernant cette opération ? Beaucoup de questions demeurent mais aucune réponse à l'horizon. La République de Valerania est-elle vouée à s’effondrer ?
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Valerania news : L’actualité en continue

15 mai 2019, Valdoria
Valerania brisée, la République s’effondre



Depuis ce début d’année 2019, les insurrections ne cessent de s'accroître et de se montrer plus violentes. Les insurgés antigouvernementaux se retrouvent, on ne sait comment, avec des équipements et des armes de guerre, ce qui leur donne un avantage conséquent contre nos forces de l'ordre, déjà épuisées tant physiquement que mentalement, car mobilisées depuis plus d'un an et demi. De simples manifestations en novembre 2017, on en est maintenant à une guerre civile entre deux camps, les antigouvernementaux et les progouvernementaux. Ces deux camps mènent une guerre d’anéantissement en s'affrontant nuit et jour sur tous les terrains, les centres-villes, les rues, les quartiers, les villages, la campagne. Chaque centimètre gagné est une victoire pour eux. Dans cette guerre de déchirement du peuple valeranien, l’État perd le contrôle de certains territoires nationaux comme des quartiers, des axes routiers, de petits villages ou encore Alconico, qui est devenue une ville à part entière antigouvernementale et, de ce fait, le QG de ce camp. Dans cette terrible guerre opposant des Valeraniens et Valeraniennes, on note tout de même une organisation quasiment militaire du côté des antigouvernementaux, mais aussi des équipements de guerre tels que nos fusils d’assaut, les FAR-18, FAR-06, des véhicules armés et des équipements variés comme des pare-balles, des casques tactiques, des gants comme protections individuelles, mais aussi des radios portatives, des trousses médicales, des jumelles, des vêtements tactiques, des sacs militaires… Ils ressemblent plus à de vrais soldats qu’à de simples civils qui se lèvent lors d'insurrections. A contrario, le camp adverse a de cruels manques d’organisation, d’équipement et de matériel. Alors que cette guerre civile, que l’on redoutait tous, a réellement franchi un point de non-retour deux semaines après les vœux du Haut-Gouverneur et qu’elle s’intensifie de jour en jour, augmentant drastiquement le nombre de morts, du côté du gouvernement, à part quelques messages télévisés demandant à la population, une énième fois, de mettre fin à cette folie, rien n'a été fait de plus. Pas d'intervention militaire. L’année de « réunification » que devait être 2019 est en fait l’année de l'effondrement de la République.

Milice

Nos forces de l’ordre et les C.V.S., mobilisées depuis plus d’un an et demi, à bout mentalement et physiquement, reculent de toutes parts et cèdent de plus en plus de terrain, que ce soit face aux progouvernementaux ou aux antigouvernementaux. Nombre d’entre eux ont d'abord tenté de calmer les choses pacifiquement et d'ouvrir un dialogue, mais face à la montée de la violence, ils ont très vite fait marche arrière et ont dû affronter dans des combats sanglants la population pour protéger leur vie. Cela a donc mené à de nombreux morts de tous les côtés. Aujourd’hui, les forces de l'ordre, en nette infériorité numérique, ne sont plus en état de combattre. Certaines unités, comme à Valdoria, continuent de tenir leur rôle dans des zones restreintes comme les commissariats, les hôpitaux ou encore des bâtiments gouvernementaux tels que le Palais des Fondateurs, résidence du Haut-Gouverneur, et l’Hôtel de l'Union, résidence du Premier Conseiller de la République.
Alors que dans d'autres villes, comme Mineroy, les forces de l'ordre ont abandonné le combat, laissant le champ libre aux forces insurgées. Cette décision serait un ordre du commissaire régional de Mineroy, qui considère qu’avec le peu de matériel et d’effectifs ainsi que des hommes démoralisés et exténués a ordonné la fin des combats dans cette zone, offrant par la même occasion à ces derniers la possibilité de retrouver leurs familles dans ces temps troublés. Cependant, cette prise de position de ne plus maintenir l'ordre pourrait être vue par le gouvernement comme une trahison, mais déjà plusieurs autres régions et villes ont fait la même chose, comme Legnaccia ou Beaufort, pour ne citer que ces deux exemples. Si la police n’est plus capable de maintenir l’ordre et abandonne des villes et des régions aux insurgés, qui va maintenir l’ordre ?

Comico

Que fait l’armée ? Est-elle toujours en préparation contre Storm Légion ou alors le gouvernement prévoit-il de l'utiliser contre l’insurrection générale du pays ? L’opération qui devait déjà avoir lieu il y a environ neuf mois n’a toujours pas commencé. Le Haut-Gouverneur Alleva nous a confirmé que l’opération n’était pas abandonnée et était encore en cours de préparation le 1er janvier 2019, mais a tout de même relevé quelques désaccords avec l’état-major « Mais la coordination entre l’armée et les services de renseignement est plus difficile que prévu avec, justement la situation intérieure du terrain qui ne cesse de changer chaque semaine. Enfin, nous avons également eu de nombreux désaccords avec l’état-major. » D’après ce qui a été dit ce jour-là, on peut comprendre que le gouvernement n’arrive pas à se mettre d’accord avec l’état-major de l’armée. Serait-ce sur les procédés, la manière d’intervenir ou peut-être même que l’attaque contre le général De Vaulle, qui était tout à fait malvenue de la part du Premier Conseiller de la République bloque ou ralentit ce processus ? Le gouvernement aurait-il aussi perdu la confiance de l’armée valeranienne ?

Avec tout ça, qu’en est-il de la vie quotidienne aujourd’hui dans notre pays ? Avec l’abandon de la police, certains quartiers, certaines zones sont désormais soit des zones de conflit, soit des zones de fouilles par les milices populaires. Pour aller travailler, emmener les enfants à l’école, la situation devient de plus en plus compliquée. La plupart des établissements, comme les collèges, lycées et universités, donnent maintenant des cours en distanciel, car il est devenu trop dangereux de faire les trajets pour le présentiel. Les centres commerciaux sont pillés, seuls les petits commerces locaux fournissent encore des biens de première nécessité, mais seulement pendant les matinées. Une fois que les cloches de midi retentissent plus aucun commerce ne tourne. Les hôpitaux sont débordés, le personnel médical est dépassé, en sous-effectif et lui aussi à bout, tout comme les pompiers qui, à chaque instant, interviennent pour stopper les incendies les plus dangereux. Nous avons vu courant février de nombreux déplacements de civils, beaucoup de gens qui ne soutiennent aucun des camps fuient simplement les combats par peur d’être pris pour cible par l’un des deux camps ou même par Storm Légion, qui continue ses raids de terreur et kidnappe même des gens désormais. Certains civils progouvernementaux se dirigent vers des quartiers dirigés par ces derniers, tandis que des civils antigouvernementaux se dirigent vers Alconico, devenue le QG antigouvernemental. Quasiment plus aucune ville n’est épargnée par les combats entre quartiers rivaux, la guerre est généralisée. L’économie du pays est en chute libre, la croissance est négative, le chômage augmente, des entreprises ferment, les prix explosent. Rien de bénéfique ne ressort de cette guerre. Des familles sont séparées, brisées, dissoutes. Des enfants vivent cette situation et c’est désolant de regarder notre pays dans un tel état.

Pendant qu’une partie de la population s’entre-déchire, le grand gagnant est le cartel Storm Légion, à la base le grand ennemi et maintenant passé au second plan, libre de ses mouvements. Nous savons qu’il continue de mener des raids de terreur, kidnappe les civils fuyant les conflits, développe de plus en plus ses activités illégales, encore et encore renforçant chaque jour son emprise. Il est maintenant très actif dans les zones où les forces de l'ordre ont soit reculé, soit abandonné le terrain, lui permettant de continuer à développer ses activités clandestines dans de nombreux secteurs auxquels il n’avait jusque-là jamais eu accès. Si personne n'intervient que va-t'il se passer ? Comment ce cartel va-t-il évoluer ? Va-t-il prendre possession d'autres villes et villages qui n’ont plus aucun policier pour les défendre, ni même d’administration ? Ces nouvelles zones laissées sans surveillance deviendront-elles comme Clarcton, des villes laissées à l’abandon, sous l’influence de cette organisation criminelle ?

Nous sommes passés de simples manifestations en novembre 2017 contre la réélection pour un troisième mandat de Madame Aurelia Alleva à une guerre civile pour la destitution de cette dernière en 2019. Nos politiciens ne cessent de se tirer dans les pattes les uns les autres, bloquant toute tentative de projet de loi ou toute quelconque intervention du gouvernement. À cela s’ajoute l'explosion du Front de défense démocratique, le Parti de l’Égalité sociale se retrouvant donc seul et ayant perdu la majorité absolue. Le Parti social et solidaire des travailleurs et l’Alliance démocratique valerannienne, anciens alliés du PES, se sont, avec les événements, désolidarisés de ce dernier. L'État d’urgence, dont les restrictions devaient être réduites courant février, fait désormais l’objet d’un silence radio de la part du gouvernement. Quant aux arrestations forcées des détracteurs sur les réseaux qui ont été déçus de voir la tentative d’assassinat échouer, elles ont, comme annoncé, eu lieu, ces derniers étant considérés comme des traîtres à la nation, mais cela a été perçu comme un acte tyrannique par les opposants politiques et la population. C’est Grégoire Lefrançois qui, avec ses interventions et ses mots justes, a su toucher un grand nombre de citoyens, essayant tout de même de calmer la violence. Il y a maintenant de plus en plus de personnes adhérant à ses idées et à son idéologie concernant notre pays. Ses opposants n’osent pas prendre la parole en public du fait de leur alliance avec le parti du gouvernement et ont peur d’être eux aussi pris pour cible par des tentatives d’assassinat. Grégoire est donc encore l’un des seuls politiciens à s’exprimer auprès du peuple et à lui apporter son soutien, mais tout en condamnant les actes de violence inutiles, et notamment les attaques contre les forces de l’ordre, qu’il considère comme antirépublicaines et non alignées avec les valeurs de la nation. Il se place en défenseur de la République et refuse de la voir s'effondrer. Lors de son intervention en mars, il a une nouvelle fois affirmé son soutien à la destitution du gouvernement actuel et surtout, il a mis un point d’honneur à condamner toute attaque contre les forces de l’ordre qui n’obéissent qu’à un « gouvernement décadent, ce n’est pas parce qu’ils portent un uniforme qu’ils sont forcément fautifs ». Il défend donc les forces de l'ordre et maintient son ancienne position concernant la colère d’une partie de la population voulant voir Alleva destituée, mais surtout condamne toutes sortes de violences, contre les institutions ou contre le peuple. Ses discours et ses prises de position lors de ces temps difficiles ont fait grimper sa popularité en flèche. Par la même occasion, de nombreux anciens électeurs du FDD s'alignent désormais sur son discours et ses valeurs. Grégoire Lefrançois sera-t-il celui qui sauvera la République ?
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16 Juillet 2019, Valdoria
Valeraniens contre Valeraniens : l’armée entre dans la guerre ?



Ces derniers mois, avec le retrait progressif des forces de l’ordre dû à la mobilisation de longue durée, au manque d’effectifs et au manque de matériel, ces dernières n’ont plus la capacité de maintenir l’ordre ni de retenir les insurgés. Les antigouvernementaux en ont largement profité pour conquérir, sécuriser et établir des zones stratégiques dans de nombreuses villes et de nombreux lieux, comme le quartier des affaires à Valdoria, qui est devenu une zone contrôlée à 100 % par ces derniers. En plus de perdre le contrôle de plusieurs quartiers, centres-villes, axes principaux, gares, hôpitaux et armureries, le gouvernement perd dorénavant des zones dans la capitale. Face à des antigouvernementaux bien mieux organisés, équipés et coordonnés, l’opposition enchaîne les défaites et a déjà perdu de nombreux membres, dont un des meneurs qui a été capturé lors d’un assaut à Mineroy. Suite à cela, la Compagnie Métallurgique et Minière de Mineroy et son président, Étienne Lefrançois, ont clairement affiché leur prise de position et financent grandement les antigouvernementaux, leur permettant d’avoir des fonds et de renforcer encore plus leurs forces. Cette prise de position de la CMMM a eu de lourds effets sur le moral de l'adversaire. Nous avons pu voir un épisode de reddition massive pour les combattants à Mineroy et aux alentours. Il est clair qu’un camp a définitivement l’avantage et que son objectif final est la capitale et qu’il n’en est plus très loin. Les résistants du côté du gouvernement et de la "République" ne sont plus très nombreux et sont maintenant passés à une tactique de harcèlement et de guérilla qui cause de lourds dégâts dans les effectifs antigouvernementaux. Nous avons également eu une nouvelle intervention du Haut-Gouverneur, pour le moins surprenante, le 9 juillet, annonçant des mesures d’urgence qui seraient prises dans les plus brefs délais. Voici sa retranscription écrite :

Aurelia Alleva - Chers Valeraniens, Valeraniennes,

Je m'adresse à vous en ce jour, non pas avec un beau discours bien préparé, mais pour vous annoncer un point de non-retour. Aujourd’hui, plus qu'à toute autre époque, des extrémistes tentent d’abattre notre liberté, notre façon de vivre, notre façon de penser, notre démocratie, notre République. Aujourd’hui, il faut arrêter de céder du terrain et récupérer ce qui nous revient de droit ! Les forces de l’ordre ne sont plus capables d’assurer leur rôle et je ne leur en veux pas. Elles ont énormément souffert durant cette période difficile et ont connu également de nombreuses pertes parmi leurs rangs. J’envoie tout mon soutien à ces dernières et aux familles endeuillées. Cependant, alors que je vous parle, nombre de nos compatriotes défendent encore la République, tombes au combat et repoussent les assaillants qui ne souhaitent que faire couler le sang de leurs frères. C’est pourquoi nous, le gouvernement de la République de Valerania, avons décidé de réagir, même si cela nous fend le cœur de devoir affronter notre propre peuple. Moi, Haut-Gouverneur Aurelia Alleva, avec les pouvoirs qui me sont conférés par ce poste, j’annonce officiellement que toute personne agissant contre le gouvernement sera dorénavant considérée comme traître à la nation et abattue sans sommation.

Nous allons récupérer notre pays, même si pour cela nous sommes obligés de nous entre-déchirer. Vous, patrons de grandes entreprises dans notre nation qui soutenez financièrement l’opposition et l'insurrection contre votre gouvernement, vous financez un massacre. Nous vous voyons et nous arrivons pour vous. Vous, politiciens qui n'arrêtez pas de cracher sur le gouvernement et d’alimenter les rouages de la haine dans le peuple, vous serez également jugés, comme les commissaires qui, après avoir abandonné leur rôle de gardiens de la paix, offrent volontairement des armes aux assassins du peuple. Vous serez également punis. Je vous l'annonce, jamais mon gouvernement ne tombera face à des sauvages qui prennent les armes contre l’État.

Vous croyez que j'ai oublié ? Vous croyez que j'ai oublié ce que certains d'entre vous ont dit quand on a essayé de m'assassiner ? La République de Valerania que je représente ne pliera jamais le genou face à des gens de votre espèce, assoiffés de haine. Jamais je ne tolérerai des gens qui jubilent pour une tentative d’assassinat. Vous ne méritez pas de vivre dans un pays tel que le nôtre. Ça fait plus d’un an et demi que vous avez commencé à vouloir renverser le pays. Vous avez été montés les uns contre les autres par des politiciens véreux ne cherchant qu’à me décrédibiliser, à me faire passer pour quelqu’un que je ne suis pas, et vous êtes entrés dans leur jeu, jusqu’à prendre les armes contre le pays. Mais ne vous en faites pas, je vous apporterai le salut que vous méritez. J’annonce et j’ordonne l’annulation de toute opération militaire qui était en cours pour une opération d’urgence : la défense du gouvernement. L’Armée républicaine valerannienne va entrer dans mon jeu et libérer notre nation de tout cancer qui la ronge. Daniel Victorovich, chef d'état-major des armées, vous avez pour ordre de rétablir l’ordre dans notre pays et d'utiliser absolument tous les moyens pour y parvenir et vous procéderez également à la purge des politiciens et des patrons corrompus qui ont rejoint l’opposition.

Je reviendrai devant vous une fois l’ordre revenu et que l’armée aura joué son rôle. Maintenant, assumez vos actes et votre prise de position.

Vive Valerania !

C’est un discours pour le moins choquant venant d’une personne comme Aurelia Alleva, toujours souriante, aimable et attentionnée. Jamais nous ne l’avons vue dans un tel état. Ce qu’on peut retenir, c’est déjà un discours non préparé et cela se remarque facilement. On note également que la tentative d’assassinat est encore un évènement qui a profondément choqué le Haut-Gouverneur Alleva et que les dires de ses détracteurs l’ont touchée. On sent un réel lâcher-prise de sa part, en abandonnant le langage politique, usant plus de ses émotions pour cette dernière prise de parole jusqu'à nouvel ordre. Cependant, l’ordre donné à l’armée est inquiétant, avec des mots tels que « purge », « je vous apporterai le salut » ou encore le fait de déshumaniser une partie de la population, les traitant de « sauvages ». Ces extraits pourraient-ils montrer le début d’un régime dictatorial, engageant ses forces militaires contre le peuple ? Ou alors est-ce un dérapage d’Alleva dû à la situation plus que difficile avec la guerre civile et l'effondrement de son autorité ? Mais une question demeure et une inconnue subsiste : l’armée. Depuis sa contestation suite à l’attaque de De Vaulle par le Premier Conseiller de la République, nous n’en avons plus entendu parler. Aucun membre de l’état-major n’a fait d’apparition publique ni ne s'est exprimé. Le gouvernement a toujours fait l’intermédiaire pour informer le public de leurs échanges. En réalité, que se passe-t-il dans notre armée ? L’opération contre Storm Légion était étrangement longue à se préparer, le gouvernement a eu des désaccords avec l’état-major, tous les exercices militaires ont cessé, le défilé militaire du 23 septembre 2018, fêtant la fin de la tyrannie et la création de Valerania, a été annulé, les sentinelles ont été retirées au fur et à mesure. L’armée savait-elle que la situation allait autant dégénérer ? Allons-nous avoir un message de Daniel Victorovich suite à l’ordre public du Haut-Gouverneur pour la "purge", ou alors cela sera-t-il fait en silence ?
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Diffusion du 23 septembre 2019
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Ce 23 septembre 2019, jour normalement réservé à la fête nationale du pays et à un défilé militaire dans la capitale, mais qui n’est plus fêté depuis un an, toutes les chaînes de télévision se sont brusquement coupées et une fois l’image revenue, c’est le général De Vaulle qui se tient debout, en uniforme, le regard fixe face à la caméra, comme s’il fixait dans les yeux chaque Valeranien devant sa télévision, tandis que sa voix est également diffusée sur les ondes radio.

Le général De Vaulle s'adresse à la nation toute entière


Le général De Vaulle saluant la population un salut militaire au début de son apparition à la télévision
Le général De Vaulle saluant la population avec un salut militaire au début de son apparition à la télévision

Antoine De Vaulle - Valeraniens, Valeraniennes,

Cela fait maintenant un long moment que nous ne nous sommes plus vus. J’aurais aimé que ce soit dans un contexte plus gai. Malheureusement, on n’a pas toujours ce que l’on désire, c’est ainsi que va la vie. Vous m’avez manqué, vous, peuple de Valerania. Cela fait maintenant plus de deux mois que je prépare cette intervention devant vous pour vous parler, vous expliquer et vous rassurer. Il y a maintenant plus d’un an que je ne suis pas apparu devant vous, et ce, pour de nombreuses raisons. Tout d'abord, je ne suis pas un politicien, je suis un citoyen comme vous. Je n’aime pas avoir trop de lumière sur moi et à la suite de l’intervention de Jean-Philippe Paquin, vous avez tous pris ma défense et pour ça, je vous remercie du fond du cœur. Cela m’a beaucoup ému.

Passons donc maintenant aux sujets que je dois vous exposer. Tout d’abord, je pense que nous vous devons des explications au sujet de l'opération contre le cartel Storm Légion. Sachez déjà que je fais partie des raisons pour lesquelles la préparation de cette opération a été repoussée. Le gouvernement voulait tout faire à notre place, décider de la stratégie à adopter, des forces à engager et de la manière de le faire. Je n'apprécie pas, l’armée se doit de travailler sur ces points elle-même, en interne. Le gouvernement n’a aucun droit de s'immiscer dans de telles décisions. Alors, oui, j’ai été parmi les premiers à annoncer la menace de ce cartel et je suis maintenant l’un des seuls à être contre cette intervention. Vous pouvez me haïr pour ça. Cependant, je l’ai fait en toute connaissance de cause et je l’ai fait pour les habitants de Clarcton.

En effet, la « stratégie » du gouvernement était tout bonnement inconcevable. Le général Victorovich et moi-même avons fermement refusé cette idée, qui était de bombarder des points stratégiques de la ville pour créer un effet de surprise, tels que des hangars ou de présumés bâtiments servant de laboratoires de drogue, sans être sûrs de ces informations et au risque de causer par la même occasion des morts civiles. Voilà pourquoi j’ai bloqué l’opération, même après de nouvelles propositions qui étaient bien moins lunatiques.
J’ai continué à refuser toute intervention de l’armée contre ce cartel, même face au général Victorovich et au gouvernement, car nous ne pouvions engager nos forces dans un conflit alors que le pays commençait peu à peu à s'effondrer. J’ai donc proposé aux deux parties une alternative, qui était d’abord de calmer le jeu avec la population dans nos rues et de retrouver enfin une Valerania en paix avec son peuple, puis de procéder à une opération propre, chose qui a été acceptée. Mais le gouvernement a commencé à vous annoncer des opérations inexistantes sans aucune raison, donnant par la même occasion de faux espoirs. Chose qui m’a profondément énervé.


Je vois que le gouvernement n’a pas tenu sa parole. Notre pays est dans un état pitoyable, le peuple s’affronte et se tue, des quartiers et des villes sont saccagés, les morts traînent dans les rues. C’est ça, la Valerania que vous voulez montrer à nos enfants ? Moi, ce n’est pas la Valerania que j’aime. Ce n’est pas le peuple que j’aime. Celui que j’aime et que je chéris tant, c’est celui qui s'unit dans n’importe quelle situation, face à n’importe quel danger et qui croit en lui. Je croyais en vous, moi ! J’ai toujours cru en mon peuple et je suis fier de lui. Mais comment en est-on arrivé à un tel point ? À nous entre-tuer ? Cette situation, voir mon pays faillir mois après mois sans rien pouvoir faire et vous voir vous entre-tuer, est l’une de mes plus grandes douleurs, avec la perte de mon fils. Ce n’est pas la Valerania pour laquelle il a donné sa vie, ce n’est pas non plus celle que je défends depuis mon entrée dans notre armée. C'est vous qui faites que la patrie est indivisible. L'effondrement du pays cessera dès lors que vous, peuple de Valerania, arrêterez de vous considérer comme ennemis et commencerez à vous serrer dans les bras. Ce n’est pas parce que Madame Alleva et son gouvernement seront partis que le pays va se reconstruire. Il y a donc plusieurs conditions qui doivent être réunies : l'arrêt de la guerre et une passation de pouvoir sont plus que nécessaires. Pendant que le chaos s’empare chaque jour un peu plus de notre pays, le véritable ennemi que tout le monde a oublié, le cartel, lui, continue d’étendre son influence et surtout « s’amuse » à torturer, assassiner et enlever de nombreux civils ! Vous pouvez avoir des divergences politiques, être pour la droite, pour la gauche, pour aucun des camps, mais en aucun cas cela ne doit vous diviser jusqu'à prendre les armes les uns contre les autres. La liberté de pensée est un droit que vous devez embrasser et non rejeter. De plus, un malentendu subsiste entre les deux camps, les deux pensent que l’autre souhaite la destruction de la République, mais les deux souhaitent la défendre. Plus personne n’écoute personne. Vous êtes partis en croisade, non contre des adversaires, mais contre vos amis, vos voisins, votre famille. Alors reprenez vos esprits, mes camarades, lâchez vos armes, pleurez nos morts et restituez ce qui fait rayonner Valerania : son peuple uni. Ensemble, reconstruisons notre pays, effaçons ces mois de malheur, main dans la main, comme les générations précédentes l’ont toujours fait.

Le 23 septembre, date de la fête nationale, qui célèbre la fin de la tyrannie de Jean-Louis Clair et la naissance de notre pays, sera également la fête de la réconciliation du peuple. Je sais que nombre d’entre vous croient en moi et me mettent sur un piédestal, même si je ne le mérite pas, mais alors croyez en moi, faites moi confiance comme je vous fais confiance. Pour poursuivre, vous avez tous vu que depuis l'ordre donné par notre Haut-Gouverneur au sujet de l’armée, nous ne sommes pas intervenus. Et cela est bien normal. L’armée ne doit jamais être engagée contre son propre peuple. C’est pourquoi j’ai une décision majeure à vous annoncer. Premièrement, je n’interviendrai pas pour le compte du Haut-Gouverneur Alleva. Deuxièmement, moi, le général De Vaulle, j’assume la responsabilité de mes actes et affirme qu'à partir de maintenant, je serai prêt à subir n’importe quel jugement si cela permet de sauver ma nation.

Moi, général De Vaulle, j’entreprends ici, à Avillac, cette tâche nationale. J’invite tous les militaires valeraniens des armées de terre, de mer et de l’air. J’invite tous les Valeraniens : ingénieurs, ouvriers, médecins, cuisiniers, professeurs, à se joindre à moi. J’invite les chefs, les soldats, les marins, les aviateurs, les forces valeraniennes, où qu’elles se trouvent actuellement, à se joindre à moi. J’invite tous les Valeraniens qui souhaitent restaurer le pays, à m'écouter et à me suivre. Nombre d’entre vous continuent de mourir pour une Valerania idéale, comme Vincent Lefrançois à son époque, mais il faut sauver les intérêts et la liberté du peuple ! Rejoignez-moi à Avillac. Cette ville sera le nouveau départ de notre République. Nous marcherons jusqu'à Valdoria ensemble, cessant les combats sur notre chemin et libérant les civils terrorisés par cette guerre. Une fois à Valdoria, le gouvernement sera obligé d’abandonner le pouvoir et une passation de pouvoir sera effectuée ! S’ils ne veulent pas, nous emploierons la force, car ils sont l’une des causes principales de l’état de notre pays. Certains diront que c’est un coup d’État, d’autres appelleront ça la libération ou encore de l’opportunisme, mais je vous le dis, je fais ça pour mon pays. Je refuse de le voir s'effondrer et de ne rien faire pour l’en empêcher. J’accepte n’importe quelle punition et mets volontiers ma vie en jeu pour le sauver. Merci de m’avoir écouté. Marchons pour la restauration de notre pays.

Vive Valerania !
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