Activités étrangères en Ninchi - Page 2
Posté le : 13 jan. 2026 à 18:25:03
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Posté le : 13 jan. 2026 à 19:44:30
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La Troisième République du Jashuria ne reconnait pas l’autorité du groupe Nanquo Global, dont le PDG n’a même pas la décence se présenter son nom et prénom. Les forces jashuriennes organisant le convoi humanitaire sont en chemin et toute tentative d’empêcher l’évacuation des populations jashuriennes sera considéré comme un acte de guerre envers la Troisième République du Jashuria. La priorité est la sécurité de nos concitoyens et nous ne vous reconnaissons aucune légitimité à assurer leur protection. Les troupes jashuriennes débarqueront donc à Nanquo et procèderont à l’évacuation ordonnée des populations jashuriennes présentes sur votre sol. Toute tentative de franchir le seuil de notre ambassade sera considérée comme une tentative délibérée de nuire à nos intérêts et à ceux de nos ressortissants et se verra appliquer une réplique proportionnée à la faute.
Dans le même temps, nous exhortons les forces sécessionnistes de Nanquo Global et de la Grande Armée Révolutionnaire à déposer immédiatement les armes.
Nous n’avons aucune patience pour les rebelles.
Posté le : 16 jan. 2026 à 15:40:39
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Opération Eрабюрць
Reconnaissance au Ninchi
Pays participant : Yutchun
Les médias de ce pays d'environ 23 millions et demi d'habitants le disent autarcique en tous points, en dehors de minerais secondaires, ce qui semble plutôt improbable au vu du niveau de vie qui semble à peu près correct dans le pays, peut-être même plus élevé qu'au Yutchun.
Ce qui est en revanche certain, c'est que le soft-power ninchois est pratiquement inexistant. La population du Ninchi sera donc facile à influencer en notre faveur, même dans le cas où le gouvernement local s'apercevrait de la présence d'agents étrangers et ne se laisserait pas faire. Il semblerait même qu'un groupe socialiste officie déjà présent sur place, et puisse devenir notre allié si nous leur fournissons les armes pour gagner en puissance.
Il semble cependant que les actions récentes du Ninchi aient attisé la colère des gouvernements voisins, et notamment des grandes puissances régionales que sont le Jashuria ou l'Empire Xin, déjà reconnus comme interventionnistes au nom de la "stabilité du Nazum du sud". Aussi est-il pour le moment sans doute préférable de ne pas trop mêler la Confédération Socialiste du Nazum aux affaires de ce petit pays du sud, si nous ne voulons pas reproduire la débâcle de la base au Chandekolza, dont les trois pays envahisseurs avaient simultanément émis une demande d'expulsion.
Posté le : 17 jan. 2026 à 22:07:47
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Pays infiltrant: Dyl'Milath
Pays infiltré: Ninchi
Prévisionnel de la date (RP) de l'action clandestine : xx/xx/xx
Prévisionnel de la date (HRP) de l'action clandestine : 24/01/2026
Type d’opération : récolte d'informations sensibles (10 000 points requis)
Province cible : #49918
RECONTEXTUALISATION / FRISE CHRONOLOGIQUE DES EVENEMENTS PRE-OPERATION :
Aux alentours du 20 novembre 2017, le Ministre de la guerre du Sultanat de Ninchi déclara que son pays se lançait dans un programme d’armement bactériologique. Quelque jours plus tard, le Dyl’Milath prit position contre ce programme, et envoya une lettre de menace, puis une lettre qui confirma les menaces. Entretemps, d’autres pays avaient également condamné ces agissements. De plus, suite à une requête du Gouvernement de Dyl’Milath, Karty prit position contre Ninchi et organisa une entrevue quadrilatérale comprenant Karty, le Ninchi et Dyl’Milath. Face à la pression internationale, Ninchi annonça avoir arrêté le programme du Super Anthrax. Cependant, au sein de l’administration milathienne, des soupçons émergèrent quant à la véracité de l’arrêt du programme. Après de nombreux débats, car cette opinion n’était pas partagée par le gouvernement en entier, on décida de réaliser une opération d’espionnage.
- Inexpérience des services secrets Ninchois
- Effet de surprise car Dyl’Milath a présenté des excuses officielles vis à vis des menaces qu’elle avait mises en place, de plus Dyl’Milath a clairement formulé qu’elle entendait oublier cet épisode pour reprendre les relations avec Ninchi d’un bon pied => Il est donc, aux yeux de la communauté international, peu probable qu’une opération secrète soit en cour de préparation
- Bien que certains soient sceptiques, les milathiens prennent la menace du Super Anthrax très au sérieux grâce à leur philosophie vis à vis des armes de destruction massives
- RP directement en lien avec l’opération puisqu’il parle de sa préparation un RP, un deuxième, et un troisième. Il y en a d'autres, mais je ne met que celas. Si quelqu'un veux les autres, merci de me le dire en MP. [*Climat de paix et d’entente fortement favorable aux mouvements de l’équipe et à sa préparation, non gênée par d’éventuelles restrictions + facilités de transit avec la ligne de train qui vient d'être construite.
- Recherche de l’existence du programme => plutôt facile à trouver, d’autant plus qu’il est en relations avec la Cramoisie et la Restvinie => programme difficile à cacher entièrement pour des services secrets
- Infiltration facilitée par les changements et bouleversements du coup d’état et de la guerre civile
Beaucoup de voyants sont donc au vert pour agir à Ninchi.
- Preuves de la poursuite du programme du Super Anthrax
- Plus, au choix de l’arbitre, ou pas, l’une de ces propositions : un indice fugace de la participation de la Restvinie ou de celle de la Cramoisie, ou des informations plus précises qu’uniquement des preuves de la poursuites du programme, qui faciliteront par la suite d’autres opérations visant à démanteler le programme, comme des détails sur le procédé de fabrication, ou des éléments de recherche, ou l'emplacement d’un ou plusieurs sites de recherche / production.
Réussite mineure :
- Seulement les preuves de la poursuite du programme, ou avec en plus l'un des éléments cités ci dessus mais le Ninchi se rend compte de l'espionnage.
Echec mineur :
- Soupçons de la poursuite du programme mais découverte de l’espionnage, sans établissement de lien avec le gouvernement Milathien ou confirmation sans preuve mais avec la découverte de la participation du Dyl’Milath.
Echec majeur :
- Échec totale de la mission et mise au grand jour de tout l’appareil milathien, contraignant Dyl’Milath à avouer.
LIMITES ET CONTRAINTES DE L’OPERATION
(ne pas hésiter à demander aux concernés l’ajout d’éventuelles contraintes supplémentaires)
Plusieurs limites et contraintes sont à prendre en compte dans l’arbitrage de l’opération :
- Absence quasi totale d’expérience du côté Milathien
- Protection forte du programme car très secret
- Opération visant à la base à prouver aux sceptiques l’arrêt effectif du programme, donc possible biai de confirmation si absence de preuves.
- La guerre civile incite tout le monde à se méfier des autres, climat de tension propice à l’élimination arbitraire de “traître”, donc potentiellement les membres de l’opération
Moyens engagés :
L’opération a pour but initial de prouver que le programme du Super Anthrax n’existe plus. Les services secrets milathiens ont prévus, en premier lieu, de vérifier de manière prudente, sans prendre de risques, les communications interceptables de toutes les instances étatiques, ce qui permettra soit si on trouve des traces de chercher potentiellement au meilleur endroit pour trouver, et en l’absence de trace pour éventuellement éliminer des instances où il est inutile de chercher. Ensuite, espionner les documents nonchois à leur disposition ou alors en en volant, et en même temps infiltrer une taupe ou en recruter une pour chercher (attention comme je garde ça en opération de récolte d'information la taupe ne compte pas HRP comme une taupe, et ne pourra pas être citée dans une autre mission.
Posté le : 17 jan. 2026 à 23:36:34
Modifié le : 18 jan. 2026 à 13:01:09
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Le Jashuria avait eu vent que le gouvernement légitime du Ninchi, autrefois fier de savoir sa population de son côté, avait eu le courage de … s’enfuir au Dyl’Milath. La situation était totalement risible, étant donné que le Dyl’Milath cherchait à prouver que le Ninchi continuait à rechercher un moyen de concevoir des armes de guerre bactériologiques. Non seulement, le gouvernement du Ninchi, qui était à l’origine de cette situation, se jetait dans la gueule de ses pires ennemis, mais en plus, celui-ci n’avait même pas le soin de gérer la situation de son propre pays. Le gouvernement du Ninchi ayant abandonné son propre pays aux mains d’un obscur groupe révolutionnaire marxiste et d’une entreprise qui n’était connue ni d’Eve, ni d’Adam, la population locale était complètement perdue. Le chaos s’emparait du pays et il devenait urgent pour les partenaires internationaux d’agir avant de se retrouver dans la même situation que la Ramchourie.
Les Jashuriens, d’ordinaire patients, étaient suffisamment irrités pour se permettre d’intervenir. A chaque fois, le même schéma se répétait. Le gouvernement légitime d’un pays du Nazum sombrait en quelques heures aux mains de groupuscules que personne n’avait identifié et qui d’un seul coup, se retrouvaient aux commandes de milliers de troupes, d’armes et de matériel militaire, sans compter les structures étatiques. La Sérénité était à chaque fois dépassée … Comment se faisait-il que d’un seul coup, des groupes comme ceux-là apparaissaient sans que personne ne soit au courant ? D’un côté, ce n’était pas comme si le monde connaissait grand-chose du Ninchi, le pays ayant eu le soin de ne rien dévoiler de sa société, de sa géographie et de son identité. Personne ne connaissait la Grande Armée Révolutionnaire. Personne ne connaissait Nanquo Global … Et le fameux Protecteur des Musulmans du Nazum que souhaitait incarner le gouvernement du Ninchi était désormais entre les mains du Dyl’Milath, qui devait aujourd’hui se frotter les mains.
La situation était ubuesque et dramatique et tout s’effondrait. Les messages envoyés par l’ambassade jashurienne prisonnière à Nanquo étaient tout sauf encourageants. L’effondrement du Sultanat avait donné un instant de répit aux expulsés jashuriens sur place. Etant donné que la police locale était totalement désorganisée et aux fraises, plus personne ne se souciait des Jashuriens qui devaient quitter le pays. Nanquo Global avait bien tenté de se rapprocher du Jashuria pour traiter de cette question, mais le Jashuria ne reconnaissant pas l’entreprise comme une entité étatique les discussions avaient tourné court. L’ambassade avait reçu l’ordre de sécuriser ses quartiers et d’attendre l’ordre d’évacuation. Depuis maintenant une semaine, les citoyens jashuriens au Ninchi se tenaient prêts à évacuer dès que les navires jashuriens seraient à l’horizon.
L’opération Faribole avait été conçue pour répondre au besoin d’évacuer les citoyens jashuriens du Ninchi, dispersés sur le territoire. La flotte jashurienne, mobilisée avec le Contingent d’Intervention Extérieur, se tenait prête à intervenir depuis quelques jours, mais l’ordre ne venait pas de la part du Cercle Intérieur. La Sérénité était en effet à pied d’œuvre pour essayer de sécuriser l’environnement militaire autour du Médian pour faire en sorte de ne pas tomber dans une situation inextricable. L’agence du renseignement jashurien avait mis ses agents et ses dispositifs d’acquisition de données sur le Sultanat du Ninchi. Ce dernier, déjà déstabilisé, ne semblait pas avoir les moyens de contrer les services secrets jashuriens pour l’instant. Les Jashuriens entendaient profiter du chaos ambiant pour récupérer un maximum d’information sur l’état des forces ninchoises avant de débarquer pour évacuer ses citoyens. Il fallait absolument acquérir un maximum d’informations sur les zones urbaines et les éventuelles défenses ninchoises pour être sûr de pouvoir extraire les Jashuriens sans perdre des hommes. La flotte jashurienne allait procéder en deux temps avec les forces de la Sérénité.
Premièrement, les forces de la Sérénité enverraient des drones de reconnaissance au-dessus des territoires côtiers ninchois afin de repérer les grandes villes et notamment Nanquo et ses abords pour planifier un débarquement des forces d’extraction. Cette action serait aidée par le soutien des civils jashuriens sur place et de l’ambassade, qui pourrait fournir des cartes des environs et surtout, aider à effectuer un repérage dans le chaos ambiant. Une fois ce repérage effectué et les cartes établies, les Jashuriens procèderaient à la confection d’un plan d’extraction au niveau de Nanquo, le seul territoire totalement enclavé d’où les citoyens jashuriens n’avaient pas pu fuir.
Alors que les soldats se préparaient depuis le site militaire d’Azur, les services diplomatiques du Jashuria s’activaient pour réaffirmer le réseau d’alliances dans le Médian et éviter que des forces extérieures ne se mêlent à l’affaire. Le pire aurait été que la Confédération Socialiste du Nazum ne se mette dans la partie et n’envoie ses propres troupes pour aider la Grande Armée Révolutionnaire. Fort heureusement, la Confédération Socialiste du Nazum était déjà très occupées avec les nations septentrionales. Le moindre de ses mouvements était scruté avec attention, tant et si bien que les alliés du Jashuria seraient prévenus assez vites.
L’un des porte-avions jashurien mouillait au large des côtes du Burujoa allié pour pouvoir mener les premières opérations de reconnaissance. Alliée à un porte-hélicoptères et à une petite flotte de surveillance, la flotte jashurienne commençait à envoyer ses drones de reconnaissance au large des côtes ninchoises pour pouvoir acquérir les données cartographiques nécessaires aux opérations jashuriennes. Si la flotte jashurienne restait modeste afin de ne pas alerter toutes les factions régionales, la mise en place du dispositif de surveillance et des protocoles d’extraction requérait la présence d’un personnel suffisamment bien armé et préparé aux opérations extérieures pour frapper rapidement et s’extraire du bourbier.
Sur le pont du porte-avion jashurien, les mécaniciens et les techniciens spécialisés se pressaient autour des drones de reconnaissance de classe Oracle qui avaient été déployés pour l’occasion. Ces drones, spécialisés dans la reconnaissance longue distance et les vols longs, étaient les fleurons de l’acquisition de renseignements de terrain à haute altitude pour le pays. Développé dans les laboratoires de Saphir Aicrafts, en relation avec le complexe militaro-industriel local, ces drones disposaient d’une série de caméras embarquées et de systèmes radars leur permettant de pratiquer des opérations de reconnaissance à très longue distance, sans se retrouver dans le rayon d’action des batteries antiaériennes classiques. Dans les simulations de combat menées par les ingénieurs et les scientifiques l’ayant développé, les Oracles parvenaient à échapper aux radars et aux contremesures avec une aisance confondante du fait de leur petit gabarit et de leur vitesse par rapport à des avions de chasse classique et de leur camouflage. Pouvant se déplacer à une vitesse de plus de 740 km/h tout en transportant leur matériel, ces drones possédaient une autonomie d’une journée avant de devoir retourner à la base. Il ne restait plus qu’à les laisser prendre leur envol …
Posté le : 19 jan. 2026 à 15:20:49
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Patrouilleur "Tiblilolil" (Prudent), déployé dans les environs des côtes ninchoises
Jusqu'alors, la Yukanaslavie a toujours été un pays relativement neutre, mais surtout discret, que ce soit dans ses déclarations publiques, par ailleurs inexistantes depuis la fin d'année 2016, ou alors dans ses réactions face aux catastrophes qui secouent les voisins directs de la Fédération. Pour beaucoup de haut gradés de la marine, ainsi que des politiques, la Yukanaslavie a bien trop tardé à réagir et à affirmer son avis concernant la guerre civile ninchoise. D'une certaine manière, la présence d'un conflit armé aux portes du Shotugara a eu donc l'effet d'un électrochoc parmi les députés, principalement du parti fédéral et du parti démocrate. Comment la Fédération souhaite s'imposer sur le devant de la scène internationale sans réagir clairement aux évènements qui se produisent à travers le monde ?
Sa participation pour les opérations de ses alliés de l'Organisation des Nations Démocratiques avait déjà affirmé cette ambition de se présenter comme une nouvelle puissance qui se veut à minima régionale. Cependant, personne ne peut dire en l'état que l'influence yukanaslave s'est pour autant imposée. C'est pourquoi certains observateurs laissent présager des réformes dans la doctrine militaire et les stratégies de la fédération à l'échelle régionale, voir internationale.
Pour le moment, le déploiement du patrouilleur Tiblilolil (Prudent) semble à ce jour rester d'actualité, le Ministre des Forces Armées Fédérales, Guo Padmol, ou le Président Fédéral Moctezuma III Kalpàn, n'ayant annoncé une quelconque retraite de ce navire, probablement dans l'attente d'une paix qui pourra perdurer au Ninchi. De plus, le Talaristan, imprévu nouveau partenaire important de la Fédération au Nazum, ne semble pas retirer ses forces opérant dans le cadre de l'opération "Toman", qui est par ailleurs largement soutenue par le président fédéral Moctezuma III Kalpàn et le vice-président Zapàn Moremore.
Posté le : 21 jan. 2026 à 09:42:30
Modifié le : 21 jan. 2026 à 09:45:43
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L’opération Faribole est une opération militaire jashurienne divisée en trois phases : une phase de reconnaissance, d’infiltration et d’extraction. Elle vise à faire évacuer le personnel et les citoyens jashuriens restés dans l’ambassade du Jashuria à Nanquo et dans la Maison du Jashuria de Nanquo afin de les rapatrier au pays. Les citoyens jashuriens sont actuellement coincés dans le territoire de l’Etat-Compagnie de Nanquo, une obscure mégacorporation de … on ne sait trop quoi, qui s’est arrogée le pouvoir dans la région. Le Jashuria ne reconnaît pas l’Etat-Compagnie de Nanquo comme légitime et n’envisage pas de discuter avec cette organisation, tout comme elle ne reconnaît pas la Grande Armée Révolutionnaire.
Les Jashuriens ont déployé le Contingent d’Intervention Extérieur, habitué aux missions à l’extérieur du pays, pour s’occuper du problème. Constitué d’un personnel ayant fait ses armes durant la guerre du Mokhai et durant les opérations au Chandekolza, ces soldats sont des professionnels des opérations à risque.
L’opération Faribole se déroulera de la manière suivante. Les Jashuriens effectueront des opérations de reconnaissance grâce à leurs drônes de reconnaissance, depuis la flotte de guerre située au large du Ninchi, afin de statuer de l’état des défenses du Ninchi. Dans un second temps, les forces jashuriennes s’infiltreront dans le pays par le biais de barges de débarquement et désactiveront les sites anti-aériens de Nanquo si nécessaire pour pouvoir offrir un passage dégagé pour les appareils de transport. Une fois le passage dégagé, les véhicules jashuriens se dirigeront vers le site de l’ambassade et de la Maison du Jashuria pour évacuer le personnel encore présent sur place, ainsi que les citoyens injustement exclus du Ninchi. Les Jashuriens ne sont pas immédiatement hostiles envers les forces militaires de Nanquo et encore moins envers la population, mais si les forces de l’Etat-Compagnie font feu, les Jashuriens répliqueront avec force et demanderont un appui aérien depuis la flotte au large.
Une fois les civils évacués, les Jashuriens transfèreront les civils jusqu’au Burujoa, où des avions civils les attendent pour les rapatrier au pays. L’opération d’évacuation devra être la plus rapide possible afin de limiter les risques pour les civils et éviter une guerre ouverte en plein dans la capitale du Ninchi.
COMPOSITION DES FORCES JASHURIENNES AU LARGE DU NINCHI
Flotte de guerre jashurienne
- JAS – 1 sous-marins d’attaque niveau 1
- JAS – 1 porte-avion de niveau 5
- JAS – 2 corvettes de niveau 9
- JAS – 2 patrouilleurs de niveau 10
- JAS – 1 croiseur de niveau 6
- JAS – 1 transporteur de chalands de débarquement de niveau 8
- JAS – 4 chalands de débarquement de niveau 7
- JAS – 4 chalands de débarquement de niveau 3
Les forces jashuriennes disposent des réserves de carburant nécessaires pour leur mission et le prolongement de leur mission. De plus, l’Empire du Burujoa et le Grand Ling étant juste à côté, il est possible pour les Jashuriens de s’y ravitailler. La flotte de guerre jashurienne a avant tout une mission de reconnaissance et d’extraction. Elle doit entrer dans les eaux territoriales du Ninchi, envoyer ses chalands et ses appareils vers Nanquo et extraire les citoyens jashuriens le plus vite possible avant de repartir.
Force aérienne jashurienne
- JAS – 10 chasseurs-bombardiers de niveau 8
- JAS – 10 avions de chasse de niveau 10
- JAS - 10 avions d’attaque au sol de niveau 10
- JAS - 2 bombardiers furtifs de niveau 5
- JAS – 4 drones de reconnaissance de niveau 8
- JAS – 10 appareils de transports hybrides de niveau 6
- JAS – 4 drones de reconnaissance de niveau 8
Les forces aériennes jashuriennes sont là pour une mission de reconnaissance et éventuellement d’extraction des citoyens jashuriens prisonniers au Ninchi. Il ne s’agit en aucun cas d’une force visant à envahir le Ninchi et à prendre position sur le territoire pour le moment. Les équipages aériens sont suffisants pour mener des missions et disposent du carburant pour tenir le temps de leur mission. Si toutefois des engagements hostiles venaient à se faire sentir, les militaires ont pour ordre de se replier vers le Burujoa s’ils sentent qu’ils sont débordés. Les forces aériennes jashuriennes sont aussi là pour appuyer l’intervention au sol des troupes à pied.
Contingent au sol :
- JAS - 500 professionnels spécialisés dans les opérations extérieures
- JAS - 500 armes de niveau 11
- JAS – 50 mitrailleuses lourdes de niveau 10
- JAS – 50 mortiers légers de niveau 8
- JAS – 50 lance-roquettes de niveau 9
- JAS – 50 lance-missiles antichar de niveau 9
Le Contingent d’Intervention Extérieur est composé de vétérans des opérations au Mokhai et au Chandekolza. Ils ont pour mission d’évacuer en bon ordre les citoyens jashuriens présents au Ninchi. Si leur mission reste la protection des citoyens, ils disposent des armes pour se défendre avec aisance le temps de trouver et de rentrer aux chalands de débarquement ou aux appareils de transports hybrides.
Contingent mécanisé :
- JAS – 20 véhicules blindés légers de niveau 11
- JAS – 20 camions de transports de niveau 10
- JAS – 2 véhicules radars de niveau 10
- JAS – 2 véhicules de transmission radio de niveau 10
- JAS – 20 transports de troupes blindés de niveau 10
- JAS – 5 lance-missiles antiaériens mobiles de niveau 10
- JAS – 5 chars légers de niveau 9
Le contingent mécanisé est volontairement réduit et constitué de véhicules de transport pour les civils. Les Jashuriens sont là pour faire évacuer leur personnel, mais n’excluent pas le recours à la force si des résistances se font sentir.
Il est à noter que les forces armées jashuriennes dans la zone n'hésitent pas à coopérer avec les nations alliées aux alentours. L'Etat jashurien a déjà fait part à l'Etat-Compagnie de Nanquo de sa classification comme organisation terroriste non reconnue par l'Etat jashurien. Les Jashuriens ne tireront sur les forces de Nanquo que si les militaires sécessionnistes leur tirent dessus.
Posté le : 22 jan. 2026 à 17:32:55
Modifié le : 22 jan. 2026 à 17:39:11
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L’ordre de débarquement fut donné à 20h pétante par l’Etat-major jashurien depuis Azur. A 02 h 17, les chalands de débarquement émergèrent de la brume marine, moteurs étouffés, coques sombres rasant l’eau noire du golfe de Nanquo, désormais enténébrée. Les projecteurs étaient coupés, les signaux radios passés sous silence. Seul le léger bruit des moteurs semblait flotter au-dessus de la surface des eaux sombres de la baie. Les silhouettes anguleuses des chalands de débarquement se glissèrent jusqu’aux quais du port commercial de Nanquo, à l’écart des terminaux éclairés et des zones habitées. Les rares passants qui s’étaient attardés sur les quais détalèrent dans la pénombre, bien décidés à ne pas faire de vieux os face à cette apparition venue de l’autre côté de l’océan.
Lorsque les rampes s’abaissèrent, le cliquetis métallique sembla flotter dans le silence — puis fut immédiatement noyé par le froissement des bottes et le chuchotement des ordres. Les moteurs des véhicules blindés et des camions se fit entendre et un étrange ballet commença sur le port de Nanquo. Les soldats du Jashuria affectés au Contingent d’Intervention Extérieure débarquèrent en colonnes compactes, flanquant les camions de transports et les blindés. Fusils pointés vers l’ombre, visages camouflés, ils sécurisèrent les entrepôts en moins de trois minutes, offrant aux escouades une position sécurisée pour débuter l’opération. Les rares employés de sécurité furent neutralisés et mis dans une pièce surveillée par des soldats, après avoir été dépouillés de leurs téléphones et moyens de communication. La capitainerie ne mit pas longtemps avant d’être occupée par les troupes, offrant un contrôle certain sur une partie du port tandis que les militaires débarquaient leur matériel. Des véhicules légers blindés suivirent avec leurs moteurs électriques à faible signature thermique, leurs phares masqués par des filtres bleutés. Le port fut verrouillé sans que la capitale ne s’en aperçoive, non pas que cela ait eu une quelconque importance au vu des événements qui agitaient le Ninchi depuis quelques semaines.
A 02 h 40, les Jashuriens avaient sécurisé le port commercial de Nanquo et se préparaient à franchir la limite menant vers le centre-ville, vers l’ambassade et la Maison du Jashuria, où les attendaient les civils et le personnel diplomatique bloqués depuis des semaines sans solution. A 02 h 45, un premier convoi fut envoyé par l’autoroute reliant le port commercial au centre-ville endormi. Le convoi s’ébranla vers le centre-ville, serpentant entre les immeubles administratifs et les artères désertes. Les rues de la capitale du Ninchi avaient cette atmosphère pesante des villes sous tension : affiches gouvernementales arrachées, vitrines barricadées, poubelles non-ramassées et nouvelles affiches promouvant les mérites de cette obscure corporation qu’était Nanquo Global, que personne ne connaissait et dont on ne connaissait même pas les dirigeants. Il était étonnant de penser que des inconnus aient pu prendre d’assaut les institutions étatiques du Sultanat sans que personne ne sache quoi que ce soit de ce groupe, de ses moyens et de ses motivations. A l’abri dans leurs blindés et leurs camions de transports, les soldats maintenaient le silence, leurs armes chargées. A l’arrière des camions, des lance-missiles antichars avaient été disposés, au cas où une embuscade blindée montrerait le bout de son nez.
Les rues de Nanquo étaient désertes, la faute à l’instabilité régionale depuis la déposition du gouvernement. L’obscure Nanquo Global disposait d’un hypothétique soutien populaire, mais pas des armes pour faire régner la loi dans la ville. Il en résultait que les gens préféraient rester chez eux plutôt que de risquer de se faire dépouiller ou tuer dans la rue sans pouvoir espérer la moindre aide des pouvoirs publics. Cet état de fait profitait aux Jashuriens, qui avançaient désormais sans aucun obstacle vers leur destination. Arrivés à quelques centaines de mètres de la grande mosquée de Nanquo, le convoi se sépara en deux, l’un se dirigeant vers l’ambassade, l’autre vers la Maison du Jashuria. Le lieutenant Meng Samrin, planqué à l’arrière du camion de transport, frappa à la fenêtre blindée du poste de conduite. La fenêtre coulissa, laissant apparaître le visage masqué du caporal Pandu Mayadev.
“Lieutenant ?
- Occupez-vous des lampadaires quand nous arriverons et laissez chauffer le moteur. Je ne veux pas que nous soyons trop visibles.
- Compris. Div, tu t’en occupes ?”
A ses côtés, le première classe Mishri Divekar acquiesça et sortit de la boîte à munitions à ses pieds un chargeur, avant de vérifier la tenue de son silencieux. La lumière blafarde des lamparaides de Nanquo pouvait trahir la sécurité de l’opération. Mieux valait s’en occuper sur place. A l’arrière du camion, le lieutenant Samrin reprit place dans la bulle de silence seulement brisée par le ronronnement des moteurs.
Quelques minutes plus tard, les camions et les blindés de transport d'engouffrèrent dans une des rues attenantes à l’ambassade. Le convoi se mit à ralentir et les camions approchèrent en bon ordre des grilles de l’ambassade. A l’extérieur attendait l’ambassadrice Tida Nitaya, enveloppée dans un plaid, simplement éclairée par la lumière de son téléphone portable. Prévenue quelques heures auparavant, elle avait préparé les civils à évacuer et fait en sorte que tout le monde trouve refuge dans l’ambassade et ses jardins ou à la Maison du Jashuria. Au bruit des camions, des visages inquiets apparurent derrière les vitres de l’ambassade.
Les soldats se garèrent dans l’allée de l’ambassade, grilles ouvertes et débarquèrent. Leurs bottes crissant sous les graviers, les Jashuriens se déployèrent autour du périmètre tandis que le première classe Divekar abattait les lumières des lampadaires à l’entrée du site pour camoufler leur présence.
“Ambassadrice. Nous allons procéder à l’évacuation. Montez dans le camion et nous prendrons le relais. Vous avez pu checker la liste ?
- Oui, nous avons en tout 428 personnes répartis sur les deux sites. 200 ici, 228 à la Maison du Jashuria. Ceux qui ne sont pas là ont réussi à partir par d’autres moyens.
- Parfait. On s’y met.”
Dans le plus grand silence, les soldats du Jashuria commencèrent à réveiller les rares Jashuriens qui aviaent pu trouver le sommeil et les dirigèrent vers les camions de transport, non sans avoir jeté sur les toits des camions les affaires que les Jashuriens avaient pu ramasser avant de s’enfuir. A l’extérieur de l’ambassade, les soldats continuaient d’observer, à la vision infrarouge, les éventuels mouvements de troupes ninchoises. Les civils sortirent un par un, dans le plus grand des calmes, malgré la tension qui flottait dans l’air. Certains n’étaient encore pas bien réveillés, notamment les enfants, qui regardaient avec inquiétude ces soldats habillés de noir et doté de lunettes de vision nocturne à l’air menaçant. Les archives de l’ambassade étaient désormais détruites, les affaires embarquées dans les camions et les civils bien assis dans les camions. Il ne restait plus qu’à repartir, en catimini, avant que les militaires du Ninchi ne se réveillent et ne se décident à agir.
Les moteurs grondèrent plus fort. Les chalands attendaient déjà au port et l’autre équipe de la Maison du Jashuria les rejoindrait en route. Lorsque les camions atteignirent l’autoroute, les appels de phare leur indiquèrent que l’autre équipe était derrière eux. Les soldats relâchèrent la prise sur leurs armes. L’opération se passait correctement et sans heurts inutiles. Les camions franchirent rapidement les limites du port commercial de Nanquo, où les soldats postés dans les entrepôts les accueillirent dans le silence.
L’ordre de repli fut donné sitôt le personnel civil chargé sur les barges de débarquement. Les chalands firent démarrer leurs moteurs et les escouades postées à la capitainerie et chargées de sécuriser le site plièrent immédiatement bagage, remontant sur les blindés légers et les barges pour regagner le large. Les pauvres hères prisonniers des Jashuriens furent conduits vers l'extérieur et relâchés pour faire bonne mesure. Les pauvres n'avaient fait que leur métier, il aurait été cruel de les punir ou de les abattre pour ça.
Lorsque le soleil se leva sur Nanquo, les Jashuriens avaient évacué leurs derniers civils encore présents au Ninchi. Les civils furent emmenés vers la flotte jashurienne au large des eaux territoriales, dans l'attente d'être dispatchés vers les zones sûres du Burujoa voisin, où des avions avaient été préparés pour eux. L'opération n'avait duré que quelques heures, mais suffisamment peu pour que les forces militaires ninchoises ne puissent réagir et sans qu'aucun coup de feu ne soit tiré. Les Jashuriens remportaient avec eux leur personnel diplomatique et des civils qui s'étaient retrouvés pris entre deux feux. D'aucuns auraient pu penser que l'histoire s'arrêterait là et que le Jashuria repartirait vers ses eaux, laissant le Ninchi s'enfoncer dans la ruine socialiste. Mais le Ninchi avait causé un tort aux Jashuriens, tort qu'ils n'oublieraient pas de si tôt et qu'ils étaient parfaitement disposés à venger.
Posté le : 23 jan. 2026 à 18:46:01
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Le MMC "Coralta" est un vieux navire. Avec trente-huit ans de service, donc dix aux mains de la Junte Militaire, c’est même un bâtiment d’un autre âge. Pourtant impossible d’en douter : avec sa coque de destroyer et ses étendards rouges, le Coralta est un appareil kah-tanais. Plus précisément, c’est le dernier représentant de son genre. Le classe Sédition fut le premier navire amphibie du Grand Kah capable de déployer une force héliportée significative. Malgré des limitations notables en termes de pont d’envol et d’armement, ces appareils furent pendant quelques temps au moins le visage visible de l’interventionnisme de l’Union.
C’était il y a longtemps, maintenant. Les marins ayant mené les dernières opérations significatives dans ces appareils sont à la retraite. En fait, la plupart de ces appareils l’ont été. On a révisé les plans, jugé qu’il était préférable de produire de nouveaux bâtiments plutôt que de réparer un design jugé déginitivement éculé. Depuis les années 90, ils disparaissent les uns après les autres. Reste le Coralta.
L’honnorable vieillard joue en fait un rôle expérimental. Brièvement reconvertit en navire école, la modernisation progressive de son informatique et de ses systèmes d’arme lui a permis de survivre et – même ! – d’être gracié d’un nouveau rôle. Reconnaissance navale, chasse au sous-marin. Les hélicoptères sont toujours là, après pour lâcher des bouets d’écholosalisation, des mines et des torpilles. Récemment, on a à nouveau modernisé l’électronique embarqué, et changé la fonction du Coralta. Toujours expérimentale, celle-là est associée à la nouvelle lubbie du Grand Kah : l’automatisation maximale du conflit.
« Bien entendu nous savons que le brouillard de guerre ne sera jamais levé. C’est une idée qui tourne dans certains etats-majors et dans certains laboratoires militaires. Que la technologie permettra bientôt de tout savoir, d’établir des prédictions parfaites. L’omniscience militaire. »
Le directeur Kitano avance sur le pont. Il a les mains dans les poches d’un long imperméable. Au loin, au dessus de la mer, de gros nuages noirs présagent d’un orage à venir. Heureusement ils vont dans l’autre direction. On discerne à peine les côtes du Ninchi, d’ici.
Le directeur continue. Son auditoire écoute poliement. Ils n’ont pas le choix, mais les soliloque du citoyen sont rarement inintéressantes.
« Le Grand Kah a une connaissance trop précise de la technologie pour entretenir ce genre d’illusion. Nous connaissons ses limites. Mais il est important de savoir quelle marge de manœuvre elles nous laissent. »
Le Coralta n’est pas son projet. C’est celui d’une officine dédiée à la modernisation des moyens militaires de l’Union et disposant – du reste – d’un budget impressionnant. L’idée vient d’Hazel Maillard. Autre directrice, dont on reconnaît généralement qu’elle est le sens pratique derrière la vision de Kitano. Logisticienne assez géniale, c’est aussi une indécrottable technophile, incapable d’observer l’innovation sans une dose rare d’optimisme. Cette femme croit en l’avenir, quand bien même son métier et de tuer.
« Cette conscience de l’avenir, des moyens dont nous disposeront un jour pour mener la lutte armée révolutionnaire, est ce qui nous avantage sur beaucoup de nos... » Il allait employer le terme rival, qui lui sembla soudain inadapté. « Adversaires. » Le Grand Kah, dans son esprit – ou au moins dans ses discours – ne souffrait d’aucune fivalité. « Beaucoup de pays continuent de croire que la guerre moderne se fait comme il y a vingt, quarante, soixante ans. Des états-majors entiers restent bloqués sur des stratégies de masse industrielle et humaine brute. Ils voient dans l’occupation du territoire l’objectif de tout conflit armé et s’imaginent encore que la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens. Nous avons tous fait l’académie, je doute qu’aucun ici ignore la stupidité de cette maxime.
Cependant, force est de constater que la guerre à échappée au champ de bataille pour recouvrir l’ensemble de la carte et du territoire. Au fond la politique est maintenant un prolongement de la guerre. C’est le fait détestable de la guerre postmoderne, c’est aussi celui qui rend la mobilisation générale et l’usage de la masse parfaitement dépassé. »
Il se tut un instant. Ils avaient fait le tour du château et étaient maintenant sur le pont arrière du navire. Devant eux se trouvait le pont d’envol, réduit, au centre duquel tronnait un AAR-12 Daemon. Le drôle était comme une bête à l’arrêt. Sa nature même d’appareil autonome l’entourait d’une mystique puissante. C’était la frontière, la limite actuelle du réalisable. L’édifice sur lequel se contruirait l’avenir. Tout le monde l’approchait avec respect.
Le capitaine du navire, le Capitaine de frégate Xoail Jimenez, n’échappait pas à cet réflexe presque enfantin. Pourtant cette présentation était à son initiative. Bien qu’appartenant à la vieille école, le capitaine Jimenez avait activement participé à la modernisation du Coralta. Ses services menaient une veille informationnelle et technique qui lui permettait pour l’heure de rester à la page. Il avait longuement étudié les premières missions de drone du temps du primitif Zéro, puis avait longuement expérimenté à l'aise du Mona Lisa du consortium Wintermute-Mayadev Systems. L’évolution des technologies signifiait l’augmentation du champ du possible. Depuis sa capitaine de capitaine, il en voyait un océan de possible, et ses initiatives s’étaient toujours avérées utiles, au moins un peu.
La présence du directeur Kitano, de camarades du complexe militaro-industriel et d’une poignée d’officiers de la flotte, témoignait de l’intérêt qu’on portait à sa proposition. Pour le reste, les faits avaient fait de lui l’un des principaux experts en intégration de dispositifs autonomes de la flotte. Il connaissait très bien les drones.
Et pourtant, commme tous les autres, il éprouvait ce respect instinctif face à la silouhette lisse de la machine.
« Ceci », repris enfin le citoyen-directeur, « est la réponse kah-tanaise aux nouvelles réalités du conflit. Xoail ? Je suis incapable de me souvenir des spécificités du Daemon.
– C’est un fantôme de vingt mètres d’envergure, Citoyen Directeur. »
Jimenez fit un pas vers l’appareil, posant une main presque affectueuse sur le revêtement composite sombre et mat de l’aile delta. La surface était froide, absorbant la lumière diffuse de ce ciel d’orage plutôt que de la refléter.
« Douze mètres cinquante de long. Propulsé par un turboréacteur intégré qui lui permet de frôler le mur du son, autour de neuf cent vingt kilomètres-heure. Tout ça au service de trente heures d’autonomie et d'un rayon d'action de cinq mille kilomètres. En principe nous pourrions le faire décoler, l'envoyer cartographier les installations portuaires du Khardaz, par exemple, et revenir sans avoir jamais apparu sur un seul écran radar conventionnel. »
Le capitaine marqua une pause, son regard parcourant les lignes épurées du fuselage. Elles étaient parfaitement dépourvu d’empennage vertical pour minimiser sa signature radar.
« Le véritable cœur de la bête, c’est ce que vous évoquiez, citoyen. L'intelligence. Le Daemon n’est pas qu’une caméra volante téléguidée par un opérateur à trois mille kilomètres. Son IA embarquée traite le flux de données en temps réel. Elle identifie les menaces, hiérarchise les cibles, et adapte son plan de vol aux conditions tactiques sans attendre une validation humaine pour chaque virage. Si nous le désirons il peut même communiquer avec nos propres systèmes informatiques afin que ces derniers nous poussent leurs propres conclusions. »
Jimenez se redressa, faisant face à Kitano et aux représentants du complexe militaro-industriel.
« Nous testons justement cette intégration avec les vieux systèmes du navire. L’idée est de faire de ce destroyer, qui je crois à l'âge du père de certains d'entre-vous, le centre nerveux d’une toile de renseignement. Le navire reste en retrait, silencieux, indétectable dans le bruit de fond de l’océan, pendant que le Daemon part en chasse. »
Kitano hocha lentement la tête, un sourire imperceptible étirant ses lèvres. C’était exactement cela. En pratique, la vieille coque du Sédition n’était plus qu'un étui, un vecteur pour une armée de drones.
« Parfait, merci citoyen capitaine, c'est en effet très instructif. Et donc, si nous pouvons déployer cela depuis des plateformes mobiles et discrètes, nous prenons nos adversaires au dépourvu et augmentons notre contrôle sur le territoire. Dans la guerre postmoderne, l'information est une arme des plus précieuses. »
Il se tourna vers l'horizon assombri. Le Capitaine de frégate Xoail Jimenez se plaça à ses côtés et fit un signe en direction d'une poignée de techniciens qui attendaient à proximité.
« Vous pouvez préparer le lancement. »
Puis, à l'adresse de ses invités :
« Je vous invite à me suivre en salle d'opérations. Voyons ce que ce démon a dans le ventre. »
Posté le : 26 jan. 2026 à 19:17:23
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Armoiries de la cité
Nursalim Weizhen
Peuple Myaikhos, communauté internationale,
Peuple Myaikhos, partenaires de la région, communauté internationale,
La République de la Cité de Myaikho suit avec la plus grande attention et une profonde préoccupation les événements dramatiques qui se sont déroulés au Ninchi, anciennement Sultanat souverain, aujourd'hui plongé dans une fragmentation violente de son autorité politique et institutionnelle. La guerre civile qui a ravagé le Ninchi est le symptôme tragique de l'effondrement progressif de l'État légitime, incapable d'assurer durablement la sécurité de ses citoyens, la continuité de ses institutions et le respect de ses engagements internationaux. Plus largement, c'est également le symptôme inquiétant de la pénétration des méthodes et pensées séditieuses et subversives qui font souffrir à notre continent des maux inutiles et durables. Pour autant, en dépit de la criante incapacité du Sultanat à contrôler son territoire et ses entreprises, la Cité de Myaikho réaffirme avec clarté qu'aucune révolution armée, aucun groupe idéologique, aucune entité privée ne peut prétendre tirer une légitimité durable de la force, de la coercition ou de la confiscation du pouvoir.
A ce titre, nous condamnons fermement les actions des mouvements révolutionnaires socialistes et les groupes militaires privés qui, sous couvert de justice sociale, ont plongé le pays dans l'instabilité, ouvert la voie à des ingérences extérieures et mis en péril l'équilibre déjjà fragile de la mer d'Azur. Ce risque accru d'ingérence étrangère inquiète au plus haut point la Cité qui déplore l'attitude de nations ou groupes prompts à se jeter sur les carcasses encore fumantes de peuples millénaires pour leurs intérêts indignes. La proclamation unilatérale de régimes idéologiques, l'appel a des soutiens militaires étrangers et la militarisation du territoire constituent une menace directe pour la sécurité régionale et le commerce international. La République de la Cité de Myaikho condamne tout aussi fermement l'obstruction manifeste au départ des ressortissants étrangers, et en particulier des civils jashuriens, exposés à des risques inacceptables. Le droit à la protection consulaire et a l'évacuation des populations civiles ne saurait être entravé par aucune autorité de fait, quelle qu'elle soit.
Dans ce contexte, la Cité exprime son soutien clair à l'opération jashurienne d'extraction et de protection des civils, menée dans un cadre strictement défensif, limité et proportionné. Cette opération répond à une nécessité humanitaire et sécuritaire, face à l'incapacité des autorités ninchoises actuelles à garantir la sureté des ressortissants étrangers sur leur sol.
Plus largement, la République de la Cité de Myaikho rappelle que la mer d'Azur est un espace vital pour la stabilité économique du Nazum, pour la liberté de navigation et pour les chaines commerciales mondiales. Toute tentative de transformer cette mer en zone de chaos, de piraterie ou de sanctuarisation idéologique sera considérée comme une ligne rouge par notre pays.
C'est pourquoi la Cité envisage et proposera, en stricte et étroite coordination avec les nations responsables et traditionnelles de la région, le déploiement préventif et dissuasif de moyens navals afin de garantir la sécurité des routes maritimes, de prévenir toute activité de piraterie ou terroriste, et d'assurer la continuité du commerce international. Cette présence n'aura aucun caractère offensif ou d'ingérence territoriale, mais s'inscrira dans une logique de stabilisation collective et de protection des biens communs maritimes.
La Cité de Myaikho demeure disponible pour soutenir toute initiative sérieuse de médiation, de transition encadrée et de reconstruction institutionnelle au Ninchi, dès lors qu'elle repose sur le rejet clair de la violence révolutionnaire, le respect des engagements internationaux et la sécurité des populations civiles. Le Nazum doit rester un sanctuaire, et la République de la Cité de Myaikho sera continuellement un acteur engagé en ce sens aux côtés de ses partenaires.
Vive la République, vive Myaikho et son peuple.
Posté le : 26 jan. 2026 à 21:46:35
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Signé par Mme Gülrana Karimä, ministre de la défense nationale,
Contre-Signé par M. Aydar Azamat premier ministre et chef du cabinet,
Contre-signé par M. Mirzam Arsam, président de la République.

Posté le : 31 jan. 2026 à 19:10:28
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[ANNONCES GOUVERNEMENTALES]
1er août 2018 - Déploiement d'un patrouilleur de la marine nationale en mer d'Azur orientale
Ce déploiement, loin d'être une démonstration de force, se veut le gage de l'implication de la République Démocratique du Wanmiri dans le maintien de la paix au Nazum. Il se fait en coopération avec nos partenaires shotugariens, yukanaslaves et jashuriens, déjà présents sur place, et ce afin de garantir l'efficacité de la mission conjointe de maintien de la paix.
Le patrouilleur se concentrera notamment sur la défense et la sécurisation du canal de Yee-Mong, au Shotugara, artère vitale du commerce entre le Nord et le Sud Nazum. Il ne prendra part à aucune mission offensive dans la région, et ne ripostera que s'il est attaqué, conformément aux engagements du Wanmiri envers la paix et ses partenaires régionaux.
Par la raison ou par la force, nous vaincrons !
Porte-parole de l'Enea