26/04/2020
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🌐🦊Le Renard Rusé (presse) - Page 2

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Monsieur Doüt élu ou la division de "Tous pour un"

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Maira Kaurt, la cheffe des dissidents dans le parti "Tous pour un", lors d'une récente conférence aux médias, annonce la création de son groupe politique.

L'élection de Monsieur le Député d'Honneur a été le début d'une crise majeure dans le parti "Tous pour un", dont près de 31 députés ont certainement voté pour Monsieur Orrer. En effet, l'élection de Monsieur Orrer s'est faite à trois voix près et, bien que l'on ne sache pas officiellement le vote de chacun des députés, il y a fort à parier que ce soit "Tous pour un" qui ait été le plus divisé. Car les mots lâchés par Monsieur Orrer ont fait un scandale dans ce parti politique et ont contribué, malgré les rappels de volonté de non-ingérence de la part de Madame Garrity, a un effondrement plus rapide de ce parti. Et la confirmation de sa chute va empirer, puisque, aujourd'hui, près de 27 députés ont déclaré ne plus reconnaître comme cheffe de parti Madame Garrity mais Madame Kaurt, une ancienne ennemie de la cheffe de "Tous pour un", peu connue jusqu'à maintenant. Cependant, cette décision surprise pourrait ne pas être officielle, puisque Madame Garrity a rappelé que la Constitution oblige qu'un parti soit reconnu et autorisé pour être officiel, même si Madame Kaurt a annoncé avoir entrepris les demandes nécessaires à la construction légale de son parti. Sa décision de quitter "Tous pour un" semble motivée par plusieurs raisons : "Madame Garrity a non seulement oublié nos concitoyennes Brocéliennes, mais laisse Tous pour un se faire diriger par Union de la République, qui ferme tout autant les yeux sur les inégalités à Brocelynwood. C'est tout cela qui m'a convaincue de crée un nouveau parti, mais un parti qui a des vraies valeurs et qui ne les rejettent pas à la première occasion pour une alliance, aussi juteuse soit-elle. Mon parti aura pour but d'être un parti qui parle à tous et toutes sans aucune inégalité, sans aucune forme de promesses politiques jetables. Je suis une citoyenne duvoise qui veut aider tout le monde, comme la Constitution de notre République l'a ancrée dans notre histoire.", a-t-elle annoncé devant les journalistes présents dans la salle. Des accusations immédiatement réfutées par Monsieur le Députée d'Honneur : "Nous n'avons pas à essayer d'influencer quiconque parce que notre histoire, notre culture, nos pensées sont différentes des autres, c'est tout aussi vrai à Duve comme dans la politique extérieure que je mène. Bien évidemment, nous ne tolérerons jamais des régimes discriminants et non-démocratique, mais le Royaume de Brocelynwood est un pays démocratique dans lequel les femmes ont le droit de vote et c'est donc aux Brocéliennes de décider si les lois les concertantes doivent changer, mais l'élection Brocélienne a eu pour résultat une majorité de députés du Parti royaliste. C'est tout ce que j'ai à répondre aux propos de Madame Kaurt, qui semble oublier la démocratie à Brocelynwood."


Le scandale de Valtern

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Jean-Louis Gréa, chef du parti du "Front Uni", lors d'une déclaration aux entreprises Ikumaqarvik.

La déclaration d'intégration de la République socialiste de Valtern au Liberlintern a créé un mécontentement général du "Front Uni", et plus précisemment de son chef de parti : "Il y a eu une volonté de dialoguer de la part de notre République, comme le prouve le communiqué fait conjointement avec l'Empire du Nord et Brocelynwood. Ils ont donc, au lieu d'organiser une rencontre avant leur intégration pleine et entière, intégré ce parti en faisant fi de toutes les initiatives lancées par notre gouvernement et nos alliés. Valtern doit maintenant être sanctionné pour avoir volontairement voulu de déstabiliser toute la côte est de l'Aleucie, au moment où des grandes républiques sombrent potentiellement dans l'instabilité [Monsieur Gréa faisant ici référence à Westalia]. Cependant, je pense que Valtern n'est pas une République agressive, elle a même des valeurs pacifiques, mais je pense qu'elle a voulu trop se protéger en voulant s'allier avec des nations militairement fortes, mais en ne regardant pas concrètement leurs valeurs et leurs anciens actes. Ce qu'il faut faire, et j'invite Monsieur le Député d'Honneur a le faire, c'est de commencer à prendre des sanctions, économiques premièrement, contre cette République pour la forcer à reconnaître la nécessité d'un dialogue. Certains diront que je vais trop fort et trop loin, mais, si c'est le seul moyen d'ouvrir les yeux à la République de Valtern, je le ferais sans hésiter, car le peuple duvois est menacé directement par cet oubli." Une réaction qui semble être approuvée par la majorité des députés de ce parti de droite, malgré la contre-déclaration du Porte-Parole du gouvernement : "Cette déclaration ne reflète en rien la réalité et ce que Monsieur le Député d'Honneur et son gouvernement pensent. En effet, des négociations et des discussions constructives sont en cours avec la République socialiste de Valtern, qui n'ont pas été révélées pour des raisons évidentes que sont la protection du dialogue diplomatique et son caractère secret."
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Le centre-gauche définitivement morcelé

Monsieur Jarvis
Charlie Jarvis, successeur officiel de Madame Garrity à la tête du parti politique "Tous pour Un" (TU), dans un récent meeting du parti, le 22 décembre.

La démission de Madame Garrity après son procès

Un combat qui s'est terminé lors du verdict du procès, puisque ce dernier lui a été très clairement défavorable avec le rejet de l'ensemble de ses demandes et une amende pour Madame Garrity, les juges ayant décidé de faire valoir la liberté d'expression. Par conséquent, Madame Garrity a décidé de se retirer quasiment totalement de la vie politique duvoise : "Je croyais en nos valeurs, je croyais en la justice, mais mon idéal, pour ne pas dire mon rêve, s'est très clairement brisé depuis ce procès. Cependant, je ne décevrai pas mes électeurs et je continuerai de défendre ce pour quoi l'on m'a élue. Mais je décide de démissionner de mon rôle de cheffe de Tous pour Un, car la confiance entre moi et mes collègues est rompue, et de ma fonction de Ministre des Affaires Étrangères, car je ne peux plus actuellement porter ce rôle qui, avec ce procès, doit rester en dehors de tout problème judiciaire, ce qui n'est plus mon cas.", commente Madame Garrity dans une réponse faite rapidement devant l'un de nos journalistes. Le gouvernement a annoncé prendre acte de cette démission, tout en regrettant ce départ : "Madame Garrity a ouvert de nombreux dialogues avec de nombreuses nations, créant une relation de confiance entre elle et ces nations. De plus, nous regrettons le départ d'une excellente diplomate qui a mené d'une main ouverte, mais déterminée, les relations internationales duvoises.", annonce le communiqué officiel.

Une démission déstabilisatrice

Madame Garrity, avec les événements actuels, semblait être le dernier pilier de l'union des centre-gauches, car l'éternel allié du parti politique "Union de la République" est maintenant fait de trois partis distincts : "Tous pour Un" (mené par Charlie Jarvis, possédant 43 députés), "Duvoises Libres !" (dirigé par Maira Kaurt, comptant 27 députés) et "Les Républicains du Peuple" (dirigé par Pierre Gaire, ayant 42 députés). Effectivement, après la démission de Madame Garrity, le successeur de cette dernière a souhaité prendre ses distances avec l'historique allié du parti l'UR ("Union de la République"), une décision qui a créé une seconde crise dans le parti entre ceux voulant défendre l'évidence d'une alliance trop désavantageuse pour eux, d'autres défendant un caractère avantageux pour faire valoir leurs projets et une alliance sur laquelle leurs électeurs comptent. Une nouvelle séparation a donc eut lieu, aboutissant à la création du LRP ("Les Républicains du Peuple"), défendant la relation amicale entre les deux côtés du centre duvois, parce que "[...] nos électeurs et nous croyons toujours en cette alliance, qui défend et continuera à défendre les droits de chacun, contrairement à nos anciens collègues qui croient que leur devoir est de trahir tout le monde en quittant cette alliance historique", remarque qui n'a pas manqué d'entraîner des réactions révoltées du côté du TU. Par conséquent, l'UR perd donc sa quasi-majorité requise pour faire passer ses réformes qui, pour l'instant, n'ont toujours pas été présentées devant la Grande Assemblée, avec uniquement 156 députés qui soutiendront généralement leurs projets sur les 458 députés de notre organe législatif.

Une nouvelle crise chez l'UR ?

La perte de la quasi-majorité de l'UR a entraîné l'activation de "bouées de sauvetage", comme le commentent certains spécialistes. En effet, la cheffe de ce parti politique a entamé, à ce jour, des négociations avec le FU ("Front Uni") pour regagner un certain poids à la Grande Assemblée face au LP ("Le Peuple"), qui peut désormais rêver de s'opposer à toutes les volontés du Député d'Honneur et de son parti quand ils le souhaitent, notamment grâce aux 161 députés qui soutiennent le parti, dont ceux du nouvellement connu "Duvoises Libres !", qui lui ont octroyé ce nouveau pouvoir. Cependant, le Député d'Honneur, Monsieur Doüt, membre de l'UR, refuse toute alliance avec le FU en raison de la non-présentation devant la Grande Assemblée, que souhaite le FU, du projet concernant la mise en place de sanctions face au harcèlement verbal, grand projet lancé par Monsieur Doüt. Mais la cheffe de l'UR semble sourde à ses demandes et a continué les négociations, bien que le FU ait encore insisté sur l'obligation de ne pas présenter ce projet en annonçant publiquement un ultimatum : "Les négociations n'iront pas plus loin si je n'ai pas de garantie certaine que cette violation de la liberté d'expression ne soit proposée devant la Grande Assemblée". C'est alors que des députés ont rejoint l'avis de Monsieur Doüt, créant une dissension dans le parti. D'après nos spécialistes, c'est un coup de poker politique que le FU a joué : "Ils savent que l'UR a besoin de voix supplémentaires certaines de députés dans la Grande Assemblée pour faire passer leurs autres projets à coup sûr. L'UR a donc deux options : ils peuvent accepter, mais détruire leur réputation auprès de leurs électeurs et de l'opinion publique, ou refuser, mais avec beaucoup moins de chances de faire passer leurs réformes, ce qui pourrait mener à une inactivité politique du pays, et donc à une chute de la confiance de leurs électeurs, qui se dirigeront en fonction de leurs préférences vers le FU ou vers l'un des partis de centre-gauche, ce qui devient bénéfique pour le FU puisqu'ils gagneraient des voix aux prochaines élections.", nous explique Amy, notre spécialiste de la politique duvoise. À cela s'ajoutent de nouvelles déclarations de Charlie Jarvis, qui annonce que son parti bloquera toute proposition de l'UR, sans hésiter, si l'alliance est confirmée avec le FU.

Article écrit par le Renard Rusé
Le 02/01/2020
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