
31 décembre, dans un abri de vacher quelque part dans la Vallée de Nive
Mon cher journal,
Dernier jour de l’année, et je le passe ici, seul, loin de ma famille et de mes amis. Aujourd’hui, je n’ai pas pu mettre le nez dehors en dehors de quelques instants pénibles et douloureux : la neige n’a pas cessé de tomber, et le blizzard est plus mortel que jamais. Comme tu t’en doutes, les nuits sont interminables. Le soleil se lève à pas d’heure et disparaît déjà en fin d’après-midi. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà maintenant qu’une brume épaisse s’est installée et semble ne pas vouloir se lever, rendant chaque sortie dangereuse. J’ai le plus grand mal à aller chercher les bûches fendues dont j’ai besoin pour nourrir le poêle : le vent me renverse presque, me glace jusqu’aux os, et je dois m’enfoncer dans cette neige qui tombe dru, tout en tâchant de ne pas perdre le chemin entre la maison et le tas de bois, derrière la grange.
Heureusement, à l’intérieur, il fait bon. Le poêle rayonne à merveille, et j’y fais chauffer une gamelle d’eau dont je tire à la fois mon café et l'eau de ma toilette. Mais l’ennui, lui, est terrible. Je tourne en rond, incapable de sortir, prisonnier de ce refuge de pierre. Pour m’occuper, j’écoute la musique sacrée que capte encore mon vieux talkie et j’essaie d’en deviner les paroles : est-ce un psaume ? Le plus souvent, oui. Mais lequel ? Et quand ce n’est pas un psaume, c’est peut-être une prière du missel. Par chance, j’ai trouvé ici une Bible en latin et un vieux missel ; je passe donc de l’un à l’autre, cherchant à identifier ce que j’entends, tandis que la musique me berce et m’apaise. Le son est affreux, saturé, mais au moins il y a encore une voix qui me parle dans cette vallée et c'est la voix des anges.
Je sais pourtant que je ne pourrai pas passer mes journées à ce jeu pieux mais inutile. Les piles finiront par s’épuiser — même si j’en ai trouvé une petite réserve dans un tiroir — et, surtout, je n’ai pas assez de bois ni de vivres pour tenir tout l’hiver. Il faudrait que je trouve une solution, que je sorte pour mettre la main sur ce maudit émetteur, mais par un temps pareil, c’est impensable, il n'y a que la mort qui m'attend dehors, pas de moyen de s'échapper et encore moins de Makota caché. En revanche il pourrait bien y avoir un Wendigo que ça ne me surprendrait pas. Le jour est tombé maintenant ; je vais encore attendre un peu avant de faire ma soupe.
Je ne pensais pas qu’un missel ou une Bible pourraient un jour me tenir compagnie, ni me distraire autant — à moins que ce ne soit simplement parce que tout le reste ici ressemble beaucoup trop à la mort… Bonne année, mon cher journal. Je te la souhaite en avance, car je n’attendrai pas minuit. Je n’ai pas le cœur à réveillonner — et d’ailleurs, on ne réveillonne pas avec un bouillon..
Après l’accident est un jeu de rôle conçu pour être joué en solitaire, en tenant un journal similaire à celui tenu par le personnage que nous allons incarner. Dans Après l’accident, nous jouons la survivante d’un accident qui se retrouve seule dans un endroit isolé, possiblement dangereux et inaccessible. Pendant une vingtaine de jours, elle va tenir un journal de bord et le joueur écrira cette aventure. [...] Les éléments apportés par le jeu sont volontairement vagues pour pouvoir s’adapter à différents cadres de jeu. Les thèmes majeurs du jeu restent la survie en solitaire et la découverte d’un lieu étrange et mystérieux.
Ce JDR est gratuit et librement accessible (pour moi il s'agit du meilleur JDR solo qui se fait actuellement) et je peux le donner à quiconque me le demandera en MP.

Pistes suivies :
Signal
Valeur des cartes
| Carte | Piste | résumé| RP en lien|
| 2♤ |Signal |quelque émets de la musique sacrée en UHF quelques part sur les flancs de la Vallée| [Après l'Accident] A la recherche de la Tribu des Makota|
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