
Dans le cadre de son impressionnante bureaucratie et de sa rigoureuse procéduralité, le Tribunal central de Mesolvarde a pris la décision de déployer en mer quatre sous-marins dans les eaux proches du détroit et au nord, afin de soutenir le déploiement de l’armée velsnienne dans un objectif de sécurisation. Il en va de la stabilité régionale et de la capacité du Drovolski à protéger ses frontières contre toute atteinte à la stabilité institutionnelle de ses voisins nazumis. D’autant que son modeste territoire à l’est constitue une voie d’entrée potentielle pour des groupes armés qui pourraient menacer tant ses partenaires que ses détracteurs. Dans ce cadre, le Drovolski a décidé de promouvoir un état de paix dans la région, en réaffirmant, par des moyens militaires, que le passage par le détroit doit se faire sans objectifs militaires locaux. Il serait fâcheux qu’un conflit régional, préjudiciable à Mesolvarde, trouve son origine dans sa neutralité affirmée sur le transport maritime.
Ce dispositif, composé de trois sous-marins d’attaque de niveau 1 et d’un sous-marin lanceur d’engins de niveau 1, permet au Drovolski de signaler clairement que, si ses dispositions sont enfreintes et que le Velsna engage des mesures de répression, le Tribunal central se verra légalement contraint d’agir en faveur de la paix et de la défense de ses intérêts souverains. Cette notion de contrainte légale n’a pas de visée idéologique ; elle constitue une modalité contractuelle visant à démontrer, par les faits, que Mesolvarde respecte ses engagements. « La bureaucratie est le prix à payer pour rester impartial », relève le Grand Questeur à l’adresse des tribunaux militaires chargés de ce soutien stratégique. Aucune démobilisation n’a été décidée pour ces forces : leur déploiement prend effet immédiatement, sans délai de retrait. Que la justice demeure souveraine, au moins autour du Drovolski.