28/12/2019
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Activités étrangères au Talaristan - Page 2

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Logotype du Bureau du Premier Ministre.

DÉCLARATION DU PREMIER MINISTRE DE SA MAJESTÉ.
Monsieur le Premier Ministre ZHOU Lee, 04 août 2019.


Objet : Sur la crise politique que traverse la République du Talaristan.

Au nom de Sa Majesté le Vénérable Céleste Auguste de Jade, Ling Jiajing, de la Maison Ling, empereur du Grand Ling, protecteur des îles Lanhu, gardien de l'Épée céleste et du Sabre du dragon, actuel occupant du Trône du Dragon, héritier de l'Empereur de Jade et du Ciel ;

Monsieur le Premier Ministre, l'Honorable ZHOU Lee, s'est exprimé concernant la grave crise politique que traverse la République du Talaristan, la plus grave depuis la fin de la guerre civile.

La Maison Impériale et son Cabinet se disent extrêmement inquiets de la situation au Talaristan qui ne semble pas capable de contenir les aspirations de la foule. Si les chiffres tendent à limiter l'impact de cette insurrection généralisée, les observateurs internationaux et correspondants locaux présentent quant à eux un bilan bien plus dramatique. Au regard de la situation et du danger qu'elle représente pour les ressortissants lingois, Monsieur le Premier Ministre ZHOU LEE, par l'intermédiaire du Cabinet de Sa Majesté et particulièrement du secrétaire d'État, a invité les lingois présents sur le sol Talar à se rapprocher de l'Ambassade et des consulats lingois en vue d'un rapatriement rapide.

Dans un second temps, il a été demandé aux responsables de Great Ling Airlines de mettre en place plus de moyens humains et techniques afin de faciliter le rapatriement sous couvert de la prise en charge partielle par le Trésor des frais engagés par la compagnie pour cet exercice.

La Communauté des États Nazumis a été saisie, son siège étant au Talaristan, dans le but de coordonner une réponse à l'échelle continentale. A cet effet, l'Empire du Grand Ling demande le déménagement des installations CENienne vers une nation plus stable ; l'Empire s'étant porté volontaire pour l'accueillir à Neijing en profitant de la légitimité que lui offre son statut de pays hôte de l'Organisation du Patrimoine Mondiale.

Enfin, et pour finir, le représentant de l'Empire du Grand Ling au Talaristan doit rencontrer les autorités talars pour savoir ce qu'il en est et avertir que la situation ne saurait être tenable ni bénéfique pour les partenariats politiques et économiques qui engagent le Talaristan et le Grand Ling.

Puissent les Dieux nous être favorables dans cette quête de paix éternelle.

Monsieur l'Honorable Premier Ministre de l'Empire du Grand Ling, ZHOU Lee.

Sceau de l'Empereur
Le Sceau de l'Empereur.


Armoiries du Grand Ling.
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Comme tout les matins, Pavel Orlov prend son téléphone et lit les actualités mondiale : "Manifestations au Talaristan", "Élections au Morahkan", ...
Il grimace de dégoût. Les mors votent mal tandis que le gouvernement talar dit ne pas être contre l'idée de faire du tir au pigeon sur la foule qui manifeste. Car en effet, de grands mouvements de contestation ont eu lieu ces derniers temps ce qui affaibli le régime. Celui-ci a d'ailleurs lâchement interdit et dissous la parti de nos camarades communistes a l'initiative du CAAT, un maléfique comité anti-communiste. Le pays est donc une belle cible car une opération bien menés pourrez affaiblir le pouvoir tout en attaquant légitimement par vengeance les anti-communiste du pays. C'est donc décidé, il irons au Talaristan.

Le lendemain après que le groupe se soit réuni, les préparatifs du départ commencèrent et le plan prit forme. Celui-ci est simple : le gros du groupe se rendra à l'aéroport de Salaskoye, la grande ville la plus proche du village d'Oïmiakoust où ils se situent actuellement. De là, ils prendront l'avion et iront jusqu'à Sarï, une ville du Talaristan de 107 000 habitants proche de la frontière, de manière légale. Puis, ils s'éloigneront pour trouver un village assez discret où ils s'installeront. Pendant ce temps-là, quatre membres répartis dans deux voitures transporteront les armes ainsi que des tracts pour exprimer leurs intentions. Ils traverseront tranquillement l'Ustia et iront jusqu'à la frontière du Rajastan. Ils traverseront le pays dans sa partie est, peu peuplée, ce qui leur permettra de ne pas se faire repérer. Puis ils atteindront enfin la frontière talar. Tout cela permet d'arriver rapidement au Talaristan tout en prenant en compte le nombre limité de voitures et la discrétion nécessaire à la réussite de l'opération.

pour ceux qui ont pas compris le plan...

Ceux en voiture partirent les premiers car c'était leur voyage qui prendrait le plus de temps. Ils partirent très tôt le matin emportant avec eux les armes. Les autres prirent leur avion en fin d'après-midi et arrivèrent le soir. Le lendemain soir, après presque deux jours épuisants de voyage en voiture, ceux avec les armes arrivèrent sans incident dans un village non loin de Sarï, où le reste les attendait impatiemment. Leur arrivée signifiait un imminent passage à l'action. Celle-ci serait composée dans un premier temps d'attaque de type banditisme révolutionnaire ainsi qu'a d'attentats, le temps de s'installer. Puis ils passeraient peut-être a l'étape supérieure en déclenchant une guérilla si le contexe s'y prête.

Notes HRP :

Accord du joueur concernéUnius et moi avons donc discuté sur le déroulement des événements. Pour ceux qui suivront, il n'y aura donc pas besoin de la modération.
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Actualité du 01/09/2019

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Instabilité au Talaristan, la jeunesse Talar dans les rues

Géomonde, dernière actualité international

Éloigné de près de 5 000 kilomètres de l'île Célène, le Talaristan, pays turcite de plus de 11 millions d’habitants, a vu ces derniers mois ses principales villes grandement paralysées par de larges manifestations contre le pouvoir en place.
Ayant débuté le 18 juin, ces manifestations, principalement organisées par plusieurs ONG et groupes militants, avaient un objectif: réclamer des réformes profondes des institutions de l’État ainsi que l’instauration d’une «réelle démocratie». Selon eux, le gouvernement serait trop centralisé et le président disposerait de beaucoup trop de pouvoirs.

D’après nos sources tirées d’un média local nommé Talaristan Today, et plus précisément des éditions du 27 juin 2019, du 11 juillet 2019 et du 4 août 2019, les manifestations n’ont fait que prendre de l’ampleur, avec une estimation d’environ une dizaine de milliers de manifestants. Alarmés par la situation, le gouvernement et son dirigeant, le président Mirza Arsam, auraient ordonné, le 1er juillet, toujours d’après Talaristan Today, l’envoi des réservistes de la garde nationale afin d’épauler les forces de l’ordre pour stopper les manifestations et, je cite, «[...] rétablir l’ordre public et la paix civile sur le territoire national».
D’après plusieurs ONG, durant la première semaine de juillet, il y aurait eu près de 2 000 arrestations, 500 blessés et environ une centaine de personnes décédées à la suite des offensives des forces de sécurité. Le gouvernement du Talaristan, par l’intermédiaire de son porte-parole Rustam Azamat, affirme quant à lui qu’«aucune victime n’est à déplorer».

Les manifestations se seraient encore davantage propagées à la suite de l’arrestation, le 9 juillet, de Ramazan Yuktar, ancien secrétaire du Parti communiste, qui avait été dissous en 2018 pour «délits présumés d’agitation publique et d’atteinte à l’unité nationale».
La situation s’est finalement encore aggravée lorsque Aydar Azamat, le Premier ministre talar, a annoncé sa démission le 3 août, affirmant ne plus parvenir à gérer la situation.

Plusieurs pays se sont déjà exprimés sur la situation afin d’affirmer leur soutien ou de critiquer les actions du gouvernement talar. Cependant, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères célénien a affirmé dans un communiqué que «l’État des îles Célènes et Célestes ne se prononcera pas sur ce qui se passe à l’étranger, compte tenu de sa neutralité et également parce que cela ne nous concerne pas».

Il a ensuite ajouté, en réponse à plusieurs personnalités politiques et publiques céléniennes demandant des actions contre le Talaristan, comme par exemple l’interdiction d’accès au détroit d’Afazum, que «[...] le gouvernement célénien ne prendra en aucun cas quelque mesure que ce soit contre la République du Talaristan pouvant fragiliser la paix régionale et déstabiliser encore davantage la situation ».

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Le parti libéral célénien annonce avoir rejoins l'Union mondiale libéral

Âme Politique, Premier journal politique national

Dans sa prise de parole annuelle très attendue du 30 août, date de la création du parti en 1990, la présidente du deuxième parti du pays, Janette Lamer, a décidé de jouer une nouvelle carte qu’elle préparait depuis un certain temps, à moins d’un an des élections législatives nationales. Dans ce discours, prononcé dans la salle des fêtes de la mairie de Saint-Avlan, quatrième ville du pays située dans le nord de l’île Célène et plus grande ville contrôlée par les Libéralistes, elle a annoncé devant plus de 2 000 spectateurs présents que :
«[...] notre groupe politique a reçu une excellente nouvelle concernant un projet préparé depuis plusieurs années. J’ai l’honneur de vous annoncer que le Parti libéral célénien rejoint officiellement l’Union mondiale libérale, regroupant une dizaine des plus grands partis libéralistes au monde [...] Cela permettra notamment à notre parti de considérablement se renforcer et de tisser des liens avec d’autres partis de la même idéologie à l’échelle internationale.»

D’après plusieurs observateurs politiques, cette prise de parole viserait à fédérer les libéralistes de tout le pays alors que les élections législatives approchent, et à profiter de l’isolement du parti présidentiel Essor pour potentiellement rafler la mise et obtenir la majorité au Parlement, ce qui bouleverserait considérablement la politique intérieure du pays.

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Les Rouges et Noirs

Les préparatifs
Kunay était tendu. En effet, il avait rejoint les Rouges et Noirs la semaine passée. Cette intégration, qu'il avait caché à ses parents adhérents au Club des Caragagniers, lui avait procuré une immense joie. Pourtant, ce soir l'anxiété primait sur la joie. Il participait à sa première réunion de préparation depuis qu'il avait intégré la milice. Le matin même, lorsqu'il allait vers son université, il fut informé du lieu et de l'heure de la réunion par une de ses camarades de lutte. Il est désormais 22h, la nuit est tombée, Kunay s'est éclipsé de chez lui sans se faire repérer par ses parents. Il arriva au lieu que lui avait transmis sa camarade. Il fut surpris de ne trouver personne. Il resta, de l'extérieur, calme mais, à l'intérieur, son angoisse ne cessait de croître. S'était-il trompé d'endroit ? d'heure ? était-il tombé dans un piège ?
Alors que ces questions se bousculaient dans sa tête, la camarade qui l'avait contacté apparut au coin de la ruelle. Elle marchait d'un pas détendu et semblait vulnérable. Kunay savait pertinemment qu'il n'en était rien et que quiconque s'attaquerait à elle risquait sa vie. Il la regarda s'approcher sans faire un seul mouvement. Il remarqua qu'elle portait une tenue sombre et ample qui lui permet de se fondre dans l'obscurité. Soudain, alors qu'elle était à moins d'un mètre, elle sortit une matraque de sa manche et assomma Kunay avant que celui-ci est pu esquisser le moindre geste.


Dalaana était énervée. Voilà une semaine qu'elle avait soumis sa proposition d'organiser une action au Talaristan afin de transmettre des idées révolutionnaires aux manifestants qui sont, d'après elle, sur la bonne voie. Sa requête était restée lettre morte. Face à ce silence, Dalaana décida de prendre les devants. Elle en parla à des camarades avec qui elle avait déjà effectuée quelques actions de faible importance. Un seul lui répondit favorablement. Or, dans l'idéal, il faudrait 3 participants. Elle se souvint donc qu'un jeune homme volontaire avait rejoint la milice il y a une semaine. Elle le contacta donc pour lui faire croire qu'il allait participer à sa première mission. Désormais, elle marchait vers l'endroit où elle lui avait donné rendez-vous. Sous sa tenue ample, elle serait une matraque télescopique. Mentir à ce nouveau et abuser de sa naïveté faisait mal à Dalaana. Pourtant, elle savait qu'il était le dernier espoir d'une intervention au Talaristan. Elle arriva donc au lieu de rendez-vous, aperçut qu'elle était attendue par sa recrue, elle s'approcha de lui et l'assomma. Une fois qu'il était assommé, elle le chargea sur ses épaules, entra, par une porte secrète, dans une usine qui jouxte la ruelle et descendit à la cave. De là, elle entra dans un réseau de tunnel utilisé par les Rouges et Noirs pour ranger des armes et organiser des réunions. Après une demi-heure de marche, elle entra dans une salle aux murs blancs et au mobilier inexistant. Dans cette salle, une femme les attendait, Dalaana déposa son passager au sol et s'assit face à lui attendant qu'il se réveille.


Sandara commençait à s'inquiéter. La veille, elle avait accepté d'aider sa meilleure amie à organiser, sans autorisation préalable du commandement des Rouges et Noirs, l'envoi d'un détachement au Takaristan afin de donner une fibre révolutionnaire aux manifestants Talars. Elle avait été convaincue en lisant le décret présidentiel chargé de réprimer les manifestations. Ce décret l'avait choqué et dégouté, elle ne comprenait pas comment le commandement pouvait fermer les yeux sur les actions d'un gouvernement désavoué par son propre peuple. Avec Dalaana, elles s'étaient répartis les tâches. Dalaana devait trouvé une dernière recrue et Sandara des armes. Sandara était chargé de l'inventaire. Elle l'a donc modifié afin qu'on ne se rende pas compte de la disparition d'armes. Elle vola 3 fusils d'assaut, 2 caisses de 15 grenades à manche et des rations de survie en nombre suffisant pour arriver au Talaristan. Maintenant, elle attendait, elle s'inquiétait, l'heure du rendez-vous était passé et Dalaana n'était toujours pas là. Et si elle avait échoué à trouver un troisième membre ? Et si elle avait été arrêtée par le commandement ? Devait-elle partir ou attendre ? Elle était plongée dans ses réflexions quand, soudain, elle entendit du bruit. Elle se releva, prit un des fusils d'assaut avant de remarquer que Dalaana se tenait face à elle. Elle reposa son fusil et observa Dalaana qui déposait un homme à terre. Maintenant, elles attendaient que l'homme se réveille.


Kunay se réveille, il sent une douleur à la tête et qu'il est couché sur une surface dure. Il se demande où il est tout en ouvrant les yeux, en voyant les deux filles qui lui faisaient face il se rappela de ce qu'il s'était passé. Il se releva doucement espérant pouvoir s'enfuir discrètement. Soudain une voie railleuse s'éleva derrière lui :
Où penses-tu aller ? Nous sommes dans les tunnels cachés des Rouges et Noirs. A moins d'être un initié et de s'être baladé dans ses tunnels pendant plusieurs années, tu ne risques pas de retrouver la sortie.Kunay se retourna pour faire face à la personne qui lui avait dit ça. Il se retrouva donc en face de la personne qui l'avait assommé. Il s'exclama
A quoi rime tout ça ? Pourquoi m'assommer, me capturer et m'emmener dans un endroit dont je ne peux pas sortir ? Je croyais que nous étions des camarades de lutte.Dalaana laissa planer un court silence avant de dire d'une voix posée.
- Avant de t'expliquer quoi que ce soit, j'aimerai te poser une question.
- Je t'écoute. répondit Kunay d'un ton neutre.
- Serais-tu prêt à trahir les Rouges et Noirs pour étendre la Révolution libertaire ? demanda sérieusement Dalaana.
- Pour moi, il est très compliqué de faire ça mais, si le cas arrivait, je serai prêt à le faire. La Révolution passe avant l'appartenance à la milice.
Dalaana et Sandara se regardèrent en silence avant d'acquiescer de la tête. Sandara se tourna vers Kunay et lui dit
Je pensais comme toi, la milice sera toujours pour soutenir l'extension de la Révolution. Pourtant, Dalaana, que tu vois à côté de moi, n'a jamais reçu de réponse à sa proposition d'aller au Talaristan pour que les manifestants obtiennent un soutien de la part de la milice. Dalaana a donc organisé, toute seule, une opération. J'ai accepté d'y participer en tant que logisticienne mais nous avons besoin d'un, ou d'une, deuxième combattant. Dalaana t'a choisi pour être ce combatant. Acceptes-tu sa demande. Je te rappelle que nous n'aurons pas de soutien de la part du commandement, que s'il nous arrive quoi que ce soit nous devrons nous débrouiller tout seul et que si le commandement l'apprend nous pouvons être exclu des Rouges et Noirs. Sachant cela, acceptes-tu de partir au Talaristan ?Kunan hésita un instant puis accepta en disant
Si le commandement ne comprend pas le potentiel des manifestations au Talaristan, il faut que nous agissions nous-même.Dalaana se racla la gorge et dit
Maintenant que nous avons une équipe au complet, nous pouvons envisager de mettre en place une stratégie. Voilà ce que je vous propose. Déjà, nous devons trouver une ville où des manifestations ont lieu afin de faire des discours pro libertaires devant les manifestants. Une fois que nous nous serons installés dans cette ville, nous pourrons nous attaquer à des symboles capitalistes et/ou étatistes. L'exemple qui me vient à l'esprit est de braquer des banques. On pourrait aussi s'attaquer à des membres du Comité Associatif Anticommuniste du Talaristan, abrégé CAAT, ou à des policiers, complices d'un Etat autoritaire et d'une répression dirigée par un gouvernement désavoué. Je vous demande. Où allons-nous ?Kunay réfléchit et s'approcha d'une carte du Nazum qui était accrochée au mur. Il l'observa et se retourna vers Dalaana en disant
Le plus logique serait, au cas où le commandement change d'avis, de rester le plus proche possible du territoire de la Fédération. Il faudrait donc que nous allions à Sarï. Se pose maintenant la question du transport.Kunay et Dalaana tournèrent leur regard vers Sandara. Qui les regardait avec un petit sourire narquois. Elle leur fit signe de la suivre. Ils marchèrent dans les tunnels en suivant Sandara qui était sûre d'elle. Après une dizaine de minute de marche, ils arrivèrent dans une salle dans laquelle était présentes des UAZ. Sandara jeta son dévolue sur celle qui était la plus proche de la sortie. Elle y mit les armes qu'elle avait volé, chargea suffisamment de jerricans pour arriver à Sarï, regarda Kudan et Dalaan s'installer, se mit derrière le volant. Une fois ceci terminé, elle appuya sur une télécommande qui fit s'ouvrir la porte de sortie. Une fois la porte ouverte, elle démarra et sortit. L'UAZ se retrouva dans les rues d'Ishibna. C'est ainsi que le groupe se mt en route vers le Talaristan.

Trajet suivi par le groupe
Trajet
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Un réveil sonna dans une tranquille maison de village, quelque part dans l'immensité du monde. Un bâillement se fit entendre. Il provenait de celui qu'on surnommait le Molo Gotov, Pavel Orlov, qui venait d'être tiré de sa deuxième nuit sur le sol du Talaristan. Ce dernier se leva, il ne pouvait se permettre de tarder au lit. Car aujourd'hui ne serait pas un jour comme les autres. Pour la première fois, il allait passer à l'action contre le capitalisme, les fascistes et tous les oppresseurs du genre humain. Puisque, depuis qu'il est arrivé sur cette terre, il y a 29 ans déjà, il n'avait pas cessé de vouloir que ce moment arrive. Toutes ces années n'avaient été que préparations. Il naissait véritablement maintenant. 

C'est donc rempli d'espoir et de détermination qu'il se leva. Il se prépara à la hâte, incapable de contenir son excitation et sa détermination. Il réveilla ses camarades et se remémora le plan d'aujourd'hui. Lui et sept autres de ses camarades s'attaqueront au bureau du CAAT, le Comité Associatif Anticommuniste du Talaristan à Sarï, la ville non loin de leur position. Comité grandement responsable du mépris de la démocratie dont le gouvernement a fait preuve en interdisant le Parti Communiste du Talaristan. À l'aide des deux voitures qu'ils ont en leur possession, ils iront au centre-ville. Deux resteront aux volants des voitures, prêts à démarrer à tout instant, tandis que deux autres sortirons et resteront sur le trottoir, prêts à riposter si des policiers interviennent. Les quatre restants, dont Pavel, entreront dans les bureaux, feront un maximum de dégâts et quelque victimes puis lanceront des cocktails molotov pour incendier le bâtiment. Lors de leur fuite, ils jetteront par la fenêtre des tracts imprimés en Ustia pour expliquer leur motivations et leurs intentions. Pendant ce temps-là, les 20 autres membres du groupe partiront récupérer des ressources, voleront des voitures ou feront de la reconnaissance.

Deux heures plus tard, le Molo Gotov après avoir rappelé cela, prit son arme, la vérifia puis donna le signal pour sortir de la maison et aller dans les voitures. Ses sept hommes le suivirent discrètement, pour faire attention à ne pas alerter les habitants du village. Puis les deux automobiles partirent. Sur le chemin, peu de paroles furent échangées. Tous étaient plongés dans leurs pensées. Certains pensèrent à leur famille tandis que d'autres se préparaient mentalement. Seules les paroles de la radio se faisaient entendre. Une petite heure plus tard, la ville se montra à eux. Il était dix heures. Les travailleurs n'étaient plus sur les routes puisqu'ils étaient déjà en place. C'est pour ça que Pavel avait choisi cet horaire. Ainsi, il était sûr qu'il y aurait du monde au CAAT tandis que les routes seraient dégagées, propices à la fuite.

Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent finalement devant les bureaux du CAAT. Pavel lança :

- Pret ?

Ceux dans sa voiture acquiesça silencieusement :

- Maintenant !

Il sortit, arme à la main, avec ceux de la première voiture, bientôt rejoint par ceux de la deuxième en quelques secondes. Un unique vigile qui se tenait devant l'entrée n'eut le temps de montrer qu'un visage déformé par stupéfaction et l'horreur. Sa vie se termina quand Pavel tira trois fois. À l'intérieur du bâtiment, on se retourna, en pleine incompréhension. Dans l'accueil, se tenaient une femme et son jeune enfant assis sur des chaises, deux hommes en costard qui discutaient tandis que deux secrétaires répondaient aux appels. Tous se turent immédiatement. Puis la porte s'ouvrit brutalement et quatre hommes armés rentrèrent :

- MORT AU CAAT, proclama Pavel qui etait entré en premier.

Il tira sur les deux hommes, mettant définitivement fin à leur discussion. L'un des deux s'effondra instantanément tandis que l'autre plongea sur le sol. Une secrétaire hurla. La seconde lança son téléphone, comme si celui-ci était une arme. Mais les trois autres compagnons de Pavel tirèrent sur les vitres qui furent facilement traversées et ne laissèrent aucune chance aux deux femmes qui mouraient sur leurs sièges respectifs. À ce moment-là, Pavel remarqua la femme et l'enfant qui étaient restés assis. La femme eut une expression de terreur pure en voyant le regard se poser sur elle. Le Molo Gotov malgré la furie de l'action, était toujours lucide. Il détourna le regard, décidant de ne pas tirer sur eux, et eut juste le temps de voir que l'homme qui avait réchappé à la première rafale venait de traverser le couloir pour s'enfermer dans un des bureaux. Il soupira en sortant un cocktail molotov : 

- Allez les gars, balancez les vôtres et partons de la.

Il alluma le chiffon avec son briquet puis lança la bouteille dans le couloir. Les autres firent de même. Puis ils sortirent et virent les passants dans la rue qui avaient logiquement remarqué les deux hommes qui étaient restés sur le trottoir armé, qui ne s'étaient pas cachés. Certains des civils fuyaient, en hurlant, d'autres sortirent leurs portables, appelant la police. Pavel n'y fit pas attention et remonta dans sa voiture. En moins de 100 secondes, ils avaient instauré la panique et la peur dans la rue. Ils démarrèrent en trombe puis s'éloignèrent, laissant le chaos qu'ils avaient provoqué.

La femme et son enfant avaient donc été laissés vivants. Elle essayait de rassembler ses esprits tout en continuant d'envelopper son fils comme si le danger n'était pas parti. Son regard parcourut le sol avant de se poser sur l'homme mort. Celui-ci avait du sang sur le torse qui avait dégouliné pour former une flaque de sang sur le parquet. Il était mort sans aucun doute. Elle se retint de vomir. Une vingtaine de secondes passèrent quand, dans le couloir, les portes s'ouvrirent. Les gens qui sortirent leur tête à l'intérieur furent horrifiés par le spectacle qui s'était déroulé à quelques mètres d'eux. L'un remarqua rapidement le feu provoqué par les cocktails qui se propageaient dans le couloir. Il cria :

– DEGAGEZ, IL Y A LE FEU

Son cri réveilla la femme qui prit son enfant et sortit en courant du bâtiment. Pour ceux dans les bureaux, le feu était sur le chemin entre la sortie et eux. Ils durent se résoudre à évacuer par la fenêtre. Étant au rez-de-chaussée, ils n'eurent aucun mal. À ce moment-là, les sirènes se firent entendre. Des pompiers et des policiers envahirent la rue. S'en était fini de l'enfer…

Pour l'instant.
Au même moment, les voitures des auteurs de l'attaque traversaient a toute allure les rues presque vides de la ville. Comme promis, ils lâcherent aux carrefours sur le chemin des tracts. Ceux-ci disaient ceci :


Citoyens du Talaristan,

Ces derniers temps, votre gouvernement n'a cessé de multiplier les actes antidémocratiques. En interdisant le Parti Communiste et en réprimant les mouvements populaires, il a montré quelles sont ses réelles intentions, celles d'instaurer la terreur pour assouvir son désir maladif de pouvoir et d'assurer la continuité d'un système capitaliste inégalitaire et meurtrier. 

Également, celui-ci s'adonne desormais à l'emprisonnement de ses opposants, comme l'a montré l'arrestation Ramazan Yuktar, ancien secrétaire du Parti communiste dissous, ce qui viole la liberté d'expression. Acceptez-vous cela ?
Pire encore, lors des courageuses et légitimes manifestations que votre peuple a effectuées, il en a tué plus d'une centaine d'entre vous dans des charges policieres brutales. Acceptez vous cela ?

Non, vous ne pouvez pas accepter. Vous devez lutter pour un ordre plus juste, égalitaire et démocratique. Dans cette démarche vous n'êtes pas seul. Le groupe armé Molo Gotov vous soutient. Lui et ses membres sont prêts à se battre pour vous, pour votre liberté et pour vos droits. Pour cela, les actions violentes sont nécessaires. Il faut montrer au gouvernement qu'il ne peut pas faire ce qu'il veut avec vous. Celle-ci comprendra des attentats, voire des affrontements direct avec les forces oppresseurs. Ses actes ne s'arrêteront que lorsque ces conditions seront remplies. Nous exigeons :

  • La libération immédiate de Ramazan Yuktar.
  • L'annulation de la dissolution du Parti Communiste 
  • La fin des répressions sur les manifestations en cours.

Si ces trois points sont respectés, la voie du dialogue pourra être privilégié.

La lutte continuera jusqu'à la victoire finale.

Signé : Le Molo Gotov
Chef du groupe à son nom.


Ils rentrèrent dans leur maison. Au total, c'est quatres personnes qu'ils ont tué. Un vigile, deux secrétaires et un des deux assistants du responsable du CAAT a Sarï. Leur première action venait d'être terminée.

Notes HRP :

Accord du joueur concernéUnius et moi avons donc discuté sur le déroulement des événements. Pour ceux qui suivront, il n'y aura donc pas besoin de la modération.
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Type de communiqué : Fédérale
Le 13/09/2019 à Maracaillbosse


La République Fédérale du San Youté affirme son soutien au peuple du Talaristan après l’odieuse attaque terroriste qui s’est déroulée au siège du C.A.A.T (Comité Associatif Anticommuniste du Talaristan).

La République Fédérale du San Youté condamne fermement la violence d’en à fait preuve un odieux groupe terroriste, le meurtre d’innocents ne doit pas être toléré et notre pays soutiendra son précieux allié dans les dures épreuves qu’il l’attende et notre peuple partage son deuil.

En conséquence, la République Fédérale du San Youté va prendre plusieurs mesures dans l’objectif de soutenir son allié :
Tout d’abord, nous entamerons des prises de contact avec le Talaristan afin de lui apporter un soutien matériel, humain et tout autre forme de soutien pour permettre d’apporter notre aide au Talaristan.
En interne, nous déclarons une journée de deuil national en hommage aux différentes victimes et nous entamerons les démarches pour lutter contre les mouvances communiste qui pourraient se révéler dangereuses à l’image du Molo Gotov que nous classons désormais comme organisation terroriste.
Nous entamerons aussi des mesures pour garantir la sécurité de nos ressortissants présents au Talaristan.

Nous appelons à ne pas céder face à la menace terroriste et à nous appeler à ne répondre favorablement aux revendications des terroristes qui usent d’une violence ignoble et honteuse qui ne doivent pas obtenir gain de cause.

C'est tout pour aujourd'hui nous vous remercions de suivre avec rigueur ces communiqués.
Vive le San Youté, Vive la République et vive le Talaristan.


Cordialement
Roger Rodrigão, secrétaire d'État et porte parole du gouvernement
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👨🏽‍💼 Nathelios Guerreiro :
@NatheliosGuerreiroPrésidentduSanYouté · 13/09/2019


La République Fédérale du San Youté et sa population souhaitent apporter un soutien inconditionnel à leurs frères du Talaristan victimes d'un odieux massacre qui montre une nouvelle fois qu'elle danger représente le communisme pour nos sociétés.
Nous prendrons les mesures nécessaires pour soutenir aux mieux nos alliés dans cette dure épreuve.

#JeSuisTalars
#AssezDuCommunisme
#Soutien


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Chancellerie aux Affaires Étrangères et à la Coopération Internationale




15,Septembre 2019.

C'est avec gravité que la République Fédérale de Tiva, s'informe des événements désastreux qui se passe actuellement au Talaristan , je joins à moi l'ensemble des mon exécutif , mais aussi l'ensemble, des Tivanais et des Tivanaises afin de vous faire parvenir nos vœux de courage les plus sincères les plus puissants et les plus grands .

Aussi entant que Chanceliere aux Affaires Étrangères et à la Coopération Internationale, j'ai informé la Sous-Chancellerie en Charge de l'Immigration et des Frontières , d'une demande d'intensification des contrôles frontaliers avec fouilles obligatoires et imprévues. Par ailleurs par mesures de sécurité supplémentaire, la Chancellerie fédérale de l'Intérieur et de la Sécurité nationale et en collaboration avec ma personne et mon institution, signale à la sphère diplomatique que des contrôles renforcé au près de tout diplomates qui passeraient par nos sols sera engagé, cela veut donc dire que nos agents seront mandater et autorisé a organiser des fouilles approfondies et surveillées, par un représentant officiel de ma chancellerie.

Dans le cadre actuel des choses , nous restons vigilants, face à la situation et nous évoluerons en fonction de celle-ci et j'entend par cela de possible fermetures de nos frontières , refus de visas, renvoies de ressortissants et autres levier diplomatiques.

Nous souhaitons que la paix revienne , et que la securité régionale refasse surface le plus tôt possible.
Encore une fois , Tiva adresse ses encouragements et affirme avec fermeté son soutien INCONDITIONNEL au Talaristan.

Oyun Gantulga Chanceliere aux Affaires Étrangères et à la Coopération Internationale.
Soutenu par le president de la République fédérale des Tiva : Aimyouk Chichoniakymari
et ainsi que le Chancelier-Général : Dygyn Subedai III


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Ambassade de Khydan

Communiqué de l'Ambassade d'Alarya à Khydan au Talaristan

La nouvelle de l'attentat vient de tomber en nos bureau. Nous sommes dévastés par la nouvelle et nous souhaitons toutes nos condoléances les plus profondes et sincères aux familles des victimes de cet acte ignoble. Personne ne devrait être tué en fonction de ses opinions politiques. La violence ne résout rien, elle ne fait qu'aggraver les faits. Nous accordons également tout notre soutien, moi-même ainsi que le gouvernement alaryen, au gouvernement talar dans cette défense contre des manifestants qui semblent ne pas avoir de limites. Jusqu'où iront-ils pour obtenir ce qu'ils réclament ?
Cependant, à notre tristesse générale, nous ne pouvons ignorer que la situation au Talaristan dégénère rapidement. C'est pourquoi nous conseillons à TOUT nos ressortissant de limiter le plus possible leurs déplacement et de rentrer en Alarya au plus vite. Veillez contacter l'ambassade au +74 12 514 874 ou à l'adresse mail ambassadekhydan@alarya.ta pour organiser votre rapatriement dans les meilleurs conditions. Un avion d'Alariair sera affrété d'ici la fin du mois. Nous prenons cette décision à contrecœur après de longues réunions, mais nous estimons qu'il est plus prudent pour les alaryen de rentrer en Alarya, le temps que les tensions se calment.
Nous souhaitons également nous adresser au gouvernement talar pour leur apporter notre soutien et notre aide, quel quelle soit, pour les parvenir ensemble à surmonter cette crise, ou pour a minima pouvoir protéger l'intégrité des représentants nazumis travaillant à l'Assemblée de la Communauté des Etats Nazumis. Nous souhaitons également pouvoir aider dans la limite du possible à l'enquête qui permettra de démasquer et condamner les commanditaires de cet attentat contre la démocratie, mais nous faisons confiance aux autorités compétentes talars pour mener à bien cette dernière.

Shiro Shungyosai, ambassadeur d'Alarya au Talaristan
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Une semaine s'était écoulée depuis l'attentat au CAAT. Pendant celle-ci, Pavel n'avait pas cessé de se remémorer l'attaque. Avant de partir pour le Talaristan, il pensait que tuer des ennemis ne lui ferait rien, mais il dut bien admettre que cela l'avait déstabilisé et impacté émotionnellement. Lors de l'action, il avait tué deux personnes de ses propres mains, froidement. Il en était conscient, mais préférait lâchement ne pas trop y penser. 

Entre-temps, on avait fait venir d'Ustia des munitions ainsi que des ressources pour son groupe. Les quantités avaient été sous-estimées au départ. Une voiture fit donc l'aller-retour entre Oïmiakoust et Sarï pour en apporter davantage. En traversant la frontière talar, son conducteur et les passagers avaient pu remarquer que les contrôles se faisaient plus réguliers et plus minutieux. Même s'ils avaient pu passer par les petites routes sans incident, il fallait faire attention. Car l'attaque avait entraîné une réaction logique de la part des forces de l'ordre talar. Des policiers et des militaires ont été déployés dans la ville et ses alentours, notamment sur les potentielles cibles du groupe. Il fallait donc plus de moyens sur une seule attaque, pour que celle-ci soit menée à bien.

C'est ce que se dit le Molo Gotov lorsqu'il prépara la prochaine action. Il était résigné à continuer même si les risques se faisaient plus grands. L'attaque qui suivrait serait celle sur le bureau du Parti Libéral-Démocrate du Talaristan, toujours dans la ville de Sarï. Cette dernière est l'une des rares grandes villes du pays à ne pas être tenue par le parti au pouvoir. En effet, c'est actuellement une maire du parti centre-gauche qui exerce ses fonctions. En partie à cause de cela, la ville a donc des différends avec le gouvernement. Une attaque sur le TLDP, le parti libéral pourrait donc aider à mettre un peu plus le feu aux poudres.

C'est avec trois voitures, au lieu de deux la dernière fois, qu'il prit la route avec 11 de ses soldats vers la ville de Sarï. La disposition était la même que la première attaque. Le chauffeur dans chaque voiture resterait à son poste, un des passagers sortirait sur le trottoir pour couvrir la fuite tandis que le reste entrerait dans le bâtiment. Dix minutes plus tard, ils arrivèrent dans la rue de leur cible. Ils remarquèrent qu'une patrouille de quatre policiers était placée devant. Pavel eut un petit instant d'hésitation. Il vit que les policiers étaient armés de pistolet. Mais finalement il se ressaisit et fit signe à ses hommes de sortir de leurs voitures.

Un des policiers vit rapidement les hommes qui sortaient et cria a ses coéquipiers en degainant rapidement son arme :

- TERRORISTES !

A ce cri, ses collègues sortirent leur arme de service. Pavel ouvrit le feu avec son fusils d'assaut, bientôt suivis par les huits autres hommes qui sortaient. Une pluie de balles s'écrasa sur la patrouille. Deux policiers plongerent derrière une voiture au lieu de tirer. Les deux autres, qui avaient décidé de riposter courageusement fut abbatu. Néanmoins l'un d'eux eu le temps de toucher un terroriste a la poitrine. Pavel fit signe a ses hommes de se séparer en deux groupes. L'un composé de cinq hommes prit la direction de l'entrée du bureau tandis que le quatre autres dont Pavel allaient s'occuper de leur blessé et de couvrir le premier ou tuer les policiers restants. Mais ceux-ci restèrent a couvert, conscient que tenter toute sortie serait du suicide. Ils appelerent les renforts avec leurs Talkie-walkie, bien sagement.

Mais Pavel n'avait pas l'intention de les laisser partir. Il entra dans ses voitures, prit deux cocktails molotov et les lança sur celle où s'était trouvé refuge les policiers. La voiture s'embrasa rapidement et contraignit les policiers à s'éloigner de la voiture en rampant, diminuant leur protection. Avec son groupe, il encercla la voiture et tira sur les policiers. L'un d'eux eut le temps de tirer dans la jambe de son adversaire mais fut abattu comme l'autre.

Pendant ce temps, le deuxième groupe entra dans le bâtiment. Les personnes présentes avaient eu le temps de se cacher dans les bureaux. Les quatre assaillants formèrent deux duos et chacun de ces derniers entra dans un bureau. Dans le premier se trouvait un homme en costard ainsi qu'un autre habillé plus modestement. Ils furent tués sans ménagement. Les meurtriers ne le savaient pas encore, mais l'homme en costard était un des membres du conseil municipal de Sarï qui avait été élu sur la liste municipale du TLDP lors des dernières élections. Le deuxième duo, lui, essaya d'entrer dans le bureau d'à côté, dans lequel une secrétaire s'était barricadée avec un meuble. Ils ne cherchèrent pas à entrer et se contentèrent de tirer sur la porte après avoir constaté qu'elle était fermée. Une balle touche la femme à la poitrine. Elle se vida de son sang.

Cela fait, les hommes sortirent et remontèrent le plus vite possible dans leur voiture. Les sirènes commençaient à se faire entendre. Ils démarrèrent en trombe et prirent des directions différentes. Ils avaient réussi à fuir de justesse. En ce 20/09/19, ils avaient tué sept personnes dont quatres policiers une personnalité politique de la région et deux civils. Également, le groupe du Molo Gotov n'était pas ressorti indemne puisque de deux leur membres ont été blessé gravement.
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Tandis que les criquets commençaient leur symphonie nocturne sous le ciel étoilé et vide de nuages, de l'agitation se fit entendre dans une maison. Des gémissements suivis d'ordres se faisaient entendre. À l'intérieur, Pavel Orlov finalisait les derniers préparatifs. Son groupe et lui allaient prendre la route pour rentrer chez eux, en Ustia. En effet, ils ne pouvaient rester là. Deux de leurs membres étaient gravement blessés et la sécurité au Talaristan s'était trop renforcée pour pouvoir continuer les attaques sans trop de risques. 

De toute façon, ils avaient mieux à faire que de rester inutilement ici. Car même si les deux attentats avaient marqué les esprits des droitards au Talaristan, notamment dans la ville Sarï, et qu'ils avaient participé à l'instabilité du pays, les attaques ont eu un impact mineur. Néanmoins, on ne peut pas qualifier leur action d'erreur stratégique, ce serait faux. Le communisme et le groupe n'ont rien perdu. Simplement, le bilan est plus absent que mauvais. Mais malgré cela, Pavel était lui, assez content. C'était la première campagne de son groupe, et grâce à elle, ils ont pu acquérir de l'expérience. De plus, leurs attentats, même s'ils furent exécutés à la volée, ne furent pas si mal pour un début. "C'est prometteur pour la suite", pensa-t-il.

Un de ses camarades le tira de ses pensées. Pavel reprit son poste de chef et ordonna aux autres de sortir et de monter dans les voitures avec le matériel. Pour l'occasion, on en avait volé trois supplémentaires, ce qui portait le nombre total à 6. On porta les deux hommes blessés dans l'une d'entre elles et on rangea les équipements. Puis un sifflet annonça le départ et chacune des automobiles prit un chemin différent. Dans un peu plus de 24 h, ils seraient de retour chez eux. Cependant, il leur faudra être discrets. Ils traverserent la frontière talar pour la dernière fois, en passant par les petites routes et s'évaporèrent. Ils firent pareil au Rajastan avant d'arriver chez eux.
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Merci, Ô Talaristan !


Groupe de copain qui remercie le ministère de la sécurité nationale talar

Il faisait sombre et froid en cette matinée du 21 décembre 2019. Peu de temps avant Noël, la ville de Khydan se préparait et se décorait encore pour cette somptueuse fête qui allait avoir lieu. Pourtant, un lieu, un peu isolé du centre même de la ville, dégageait une atmosphère étrange, presque dérangeante.

Une cassette vidéo avait été déposée devant les portes du Ministère de la Sécurité Nationale au Talaristan.

Après plusieurs minutes d'hésitation, la cassette fut projetée dans une des salles du ministère, dans le secret le plus total.

Le début de la cassette, environ pendant la première minute de celle-ci, n'était qu'une série de grésillements audio et vidéo.


CRRRRrrrrr...

ccrrrrrRRRrrrr

Grrrrr poww

GR gr gr GRR


Puis au bout d'un certain temps, l'image se stabilise. Le son aussi. Et une bande de 5 hommes entièrement cagoulés et armés de pistolets se font apercevoir.

— Khayl camarade talar ! Nous avons vu votre liste de groupes reconnus comme terroristes par votre beau ministère de la sécurité nationale et nous avons été agréablement surpris par une information. Vous, à la différence de notre pourriture de gouvernement, ne nous reconnaissez pas comme des terroristes. Et c'est déjà un grand MERCI que nous vous envoyons dans cette cassette.

Nous avons pu nous rendre compte d'une chose : vous, tout comme nous, reconnaissez de nombreux groupes activistes de gauche, qu'ils soient anarchistes, communistes ou toute autre cochonnerie, comme des vermines de terroristes. Nous avons le même combat, camarade Talar. Et pour cela nous vous avons réservé un beau cadeau. Vous traquez les communistes au Talaristan, et nous les chassons au Khardaz. Nous vous montrons par ce qui va suivre que nous sommes de tout cœur avec vous !


Les 5 hommes se lèvent de leurs chaises et laissent apparaitre derrière eux 2 hommes à genoux, bâillonnés et le visage couvert de sacs en carton où l'on peut y lire les mots "Rouge khardaziens". Soudain, une pluie de balles s'abat sur les 2 hommes qui s'effondrent dans une mare de sang. Puis l'homme qui parlait revient face à la caméra, la cagoule tachée de quelques gouttes de sang.

— Vous voyez, nous aussi nous luttons contre la vermine rouge. Et nous avons décidé de vous aider en déployant une branche de notre milice, Diavolyy, sur vos terres pour vous aider Et ma propre personne, Arda Keshevko, sera là pour diriger cette opération.

Khayl Veyder !
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