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Édition du 7 janvier 2019 • Version en langue commune pour l'usage international (traduit du talar) • 16 M̌ • Rédaction au 13 Boulevard de l'Indépendance, Khydan
AKMYRADOWA, LA DAME DE FER
LE MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES CHANGE DE DIRECTION
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La nouvelle ministre des affaires étrangères Asmina Akmyradowa lors de sa conférence de presse suivant son investiture.

Coup de théâtre au ministère des Affaires étrangères talar en ce début d’année 2019 : après plusieurs années de travail au service du développement de la diplomatie talare et de son rayonnement à l’international, le ministre Tahir Marat a présenté sa démission au Premier ministre Aydar Azamat à l’issue d’un conseil des ministres particulièrement mouvementé. Dans la journée, le chef du gouvernement a présenté au président de la République un candidat, en la personne de Madame Asmina Akmyradowa, dont la nomination a été approuvée par le chef de l’État. Ce remaniement ministériel aurait pu passer inaperçu dans un paysage politique déjà en mouvement ces derniers mois. Cependant, il révèle un changement profond de mentalité dans les plus hautes sphères de l’État.
Jusqu’à aujourd’hui, Tahir Marat était connu comme l’un des rares ministres indépendants, affilié ni au Parti libéral-démocrate ni au Berdäm, les deux formations qui composent l’essentiel du gouvernement Azamat. Si le porte-parole du gouvernement évoque « une volonté personnelle du ministre de renoncer à ses fonctions », la réalité semble être ailleurs : depuis plusieurs mois, Tahir Marat orientait la politique étrangère du République du Talaristan vers un « plan global », sans véritable considération pour les barrières culturelles, historiques et surtout religieuses.
Atypique au sein du « camp Arsam », il était également perçu comme proche des réformistes du mouvement Yaña, position qu’il a toujours rejetée. Sa démission apparaît ainsi davantage comme une décision politique du gouvernement plutôt qu’un choix personnel de l’ancien ministre, qui a refusé toute demande d’interview.
De son côté, la nouvelle maîtresse du ministère des Affaires étrangères, Asmina Akmyradowa, n’a pas tardé à tenir une conférence de presse à la suite de sa nomination. Issue d’une famille traditionnelle altaryk du sud de l’Ulus du Chulgar, âgée de trente-sept ans, elle est membre depuis dix-sept ans du Parti libéral-démocrate, où elle est surnommée familièrement « la Dame de fer » pour son intransigeance et ses positions très conservatrices. Soutien politique du président Mirza Arsam auprès de la communauté altaryk, elle fut d’abord députée à l’Assemblée suprême avant d’être nommée, il y a deux ans, secrétaire d’État au ministère des Affaires étrangères pour les questions relatives aux nations turciques. Il y a un an, Madame Akmyradowa avait été mutée sur le dossier du développement de la coopération talaro-lingoise après des prises de parole controversées lors de l’affaire du Parti communiste talar.
Mais c’est finalement bien elle qui a été choisie — officiellement par le Premier ministre — pour prendre la tête de la diplomatie talar. Interrogée par notre journaliste Ğäbdennasir Nabulallin sur l’orientation qu’elle souhaite donner à son ministère, Madame Akmyradowa a affirmé, sur son ton froid habituel :
« La République du Talaristan a besoin de stabilité et d’ordre pour bâtir, aux côtés des autres nations nazumies, une paix durable et un développement commun prospère.

Je suis avec grand intérêt l’évolution des discussions au Forum des États Nazumis, et je vous affirme que le Talaristan continuera d’y défendre une ligne claire : la coopération entre nations souveraines, le respect de nos traditions et la protection de nos intérêts nationaux.

Notre diplomatie ne sera ni hésitante ni naïve. Nous travaillerons avec tous ceux qui souhaitent sincèrement la paix et la prospérité du Nazum, mais nous ne transigerons jamais sur la sécurité de notre peuple, sur notre souveraineté et sur les valeurs qui fondent notre nation. Le Talaristan est une nation ouverte, mais il ne sera jamais une nation faible.

Sous mon autorité, le ministère des Affaires étrangères poursuivra une politique de fermeté, de clarté et de responsabilité. Car dans un monde instable, les nations respectées sont celles qui savent exactement qui elles sont et ce qu’elles défendent.
»

Nul ne sait actuellement si ce changement à la tête du ministère des Affaires étrangères aura réellement un impact sur la diplomatie talare. Du côté de la présidence, un court communiqué indiquait « [...] la totale confiance du président de la République envers Madame Asmina Akmyradowa, qui sera à la hauteur de ses fonctions et de ses engagements ».
Article de M. SAFAR • Chef de rédaction : Amina RAILYA
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Édition du 16 mars 2019 • Version en langue commune pour l'usage international (traduit du talar) • 16 M̌ • Rédaction au 13 Boulevard de l'Indépendance, Khydan
COUPE DU MONDE DE RUGBY EN GALLOUESE
QUEL ESPOIR POUR LE TALARISTAN ?
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La sélection nationale masculine de rugby a XV s'entraine durement pour la coupe du monde qui se tiendra en Gallouèse.

Si l’activité sportive est légion au République du Talaristan, très largement pratiquée par les jeunes et soutenue à divers niveaux par les investissements de l’État, on ne peut pas dire que la pratique du rugby soit des plus démocratisées. Dans une société qui idolâtre particulièrement le football, sport collectif qui nous vient selon toute vraisemblance historiographique d’Occident, le rugby à XV manque très nettement de moyens humains et financiers, ainsi que d’une juste représentation sur la scène publique et médiatique. Lorsque l’emballement populaire avait vigoureusement critiqué la Fédération de football du Talaristan pour son absence probable à la Coupe du monde en Youslévie, l’envoi d’une équipe masculine pour représenter la République du Talaristan à la Coupe du monde de rugby en Gallouèse n’a pas suscité le même soutien national.

Il faut dire qu’en dépit d’une pratique qui se limite aux grandes villes talares — Alnur, Buzkent et Khydan — le rugby reste quasiment inexistant dans les zones rurales, et son enseignement ne figure pas parmi les recommandations nationales établies par le ministère de l’Éducation pour l’instruction sportive dans les écoles publiques. À plusieurs reprises, le porte-parole de la fédération talare de rugby, Nail Zinnur, en a appelé au soutien financier du ministère des Sports et de l’État afin de démocratiser et populariser ce sport, sans obtenir de réponse positive. Le Conseil national des pratiques sportives a toutefois insisté sur le fait que « […] le rugby offre une alternative viable en tant que sport collectif au football » et que « […] nous notons une pratique régulière du rugby dans le milieu féminin, en dehors de tout cadre réglementaire de la fédération ».

Le rugby serait-il un sport féminin ? De nombreux activistes pour la cause des droits des femmes revendiquent de leur côté une meilleure représentativité des femmes dans les sports collectifs, ainsi que la création d’une « sélection nationale officielle, offrant aux sportives la possibilité de représenter la République du Talaristan sur la scène internationale ».

Pour en revenir à la question de la Coupe du monde en Gallouèse, c’est bien l’équipe masculine qui sera engagée, menée par la figure emblématique du rugby talar, Azat Tufan, capitaine de la sélection nationale, qui encadre lui-même ses coéquipiers aux côtés du sélectionneur. La phase de groupes, dans la poule C, s’annonce toutefois particulièrement relevée : « nous sommes conscients de notre niveau actuel, que nous cherchons encore à perfectionner », selon les mots d’Azat Tufan. La sélection espère néanmoins pouvoir franchir les phases de groupes et aller aussi loin que le lui permettra la compétition.

Du reste de l’actualité sportive, la rédaction de Talaristan Today salue vigoureusement le choix de l’Organisation sportive internationale d’avoir retenu notre capitale, Khydan, pour accueillir les championnats du monde d’arts martiaux qui se tiendront cette année. Il s’agit d’un honneur immense pour la nation talare et d’une opportunité unique pour les pratiquants de la lutte talare, sport traditionnel issu de nos contrées, de se faire connaître et de se distinguer lors de la compétition.

Article de M. SADIR • Chef de rédaction : Amina RAILYA
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