02/05/2020
08:14:54
Index du forum Continents Eurysie Saint Empire de Wardonie Falkenberg Mouvement Orthografiste Oberfelsenois

𝕮𝖔𝖓𝖋𝖑𝖎𝖙 𝖔𝖇𝖊𝖗𝖋𝖊𝖑𝖘𝖊𝖓𝖔𝖎𝖘 - Page 2

Offensive Vorstoß

RP rétro-daté au 27/03/2020


L'armée Falkenbergeoise


Ambiance


Peu après la victoire du PSU aux élections ministérielles, l’atmosphère était tendue dans les bureaux du haut commandement. L'on s'activait, se s'organisait, acheminait le matériel et les hommes et préparait le moral des soldats à un ultime affrontement : c'est dans une désobéissance délibérée que le Prince, profitant de la période de vide de pouvoir ayant lieu entre les ministérielles et les législatives, lance une offensive finale afin de mettre un terme à l'insurrection oberfelsenoise.

Le prince n'a plus que quelques semaines.

Quelques semaines avant que les législatives et la désignation du gouvernement ne donnent au PSU les moyens institutionnels de gouverner, quelques semaines avant que Paul Reinhardt ne puise imposer sa fausse paix à Falkenberg. Guillaume III le sait : s'il veut que Falkenberg écrase l'insurrection un jour, ce doit être maintenant. Aujourd'hui, il ne faudra plus se contenter de quelques villages, quelques kilomètres carrés. Cette fois, il faut percer le dispositif insurgé en profondeur et venir à bout du mouvement.




Architecture générale de Vorstoß


Carte du M.O.O

L'Opération repose sur une idée assez simple : attaquer le dispositif insurgé en plusieurs points, sur les entrées de vallées, afin de crever les défenses et de progresser en profondeur en terre insurgée. Si le but affiché est l'invasion du territoire insurgé, la mission est plutôt pensée comme un double coup de faux partant du nord-est et du sud afin de pousser les insurgés sur le plateau de Hochrain, les entasser sur celui-ci et leur faire gouter à l'artillerie tractée Falkenbergeoise.

Si, à l'évidence, l'armée Falkenbergeoise n'a toujours pas les moyens blindés nécessaires à une percée contre une armée moderne, les capacités militaires falkenbergeoises sont jugées nécessaires contre une insurrection disposant de matériel vétuste et de formations divisionnaires fragiles. En effet, Falkenberg dispose maintenant d'une jeune logistique nouvellement acquise, qui faisait jusque là défaut aux forces princières. Cette logistique est accompagnée par un matériel de combat conférant un grand avantage tactique à l'armée : des micro-drones de reconnaissances, une artillerie d'appui rapproché et des mitrailleuses généralisées à toute l'armée. L'armée princière n'a plus rien à voir avec l'armée d'apparat d'avant guerre : elle s'est transformée, métamorphosée en une petite armée professionnelle anti-insurrectionnelle, prête à vaincre le M.O.O.

Le Prince le sait, avec l'avantage tactique monstrueux que lui permet cette nouvelle armée, la victoire aurait été assurée s'il avait deux mois de plus à sa disposition. Or, il n'a qu'environ trois semaines, un temps extrêmement court pour progresser aussi profondément dans les vallées du M.O.O.

Pour ces objectifs, Vorstoß mobilise un total de 6000 hommes, dont 1500 en réserve et 4500 en attaque. Une telle masse opérative à l'échelle de Falkenberg permettrait d'écraser l'insurrection : mais le temps, et la motorisation pour compenser ce manque de temps, manquent cruellement.


Forces pour l'Opération Vorstoß



6000 Soldats professionnels
6000 Armes légères d'infanterie niveau 11.
300 mitrailleuses lourdes de niveau 10
200 mortiers légers de niveau 8
120 lance roquettes de niveau 9
15 mortiers tractés de niveau 10
30 canons tractés de niveau 10
30 véhicules légers tout-terrain de niveau 2
50 camions de transport de niveau 1
+ logistique par rail
+ logistique issue de véhicules civils saisis.






Axe d'attaque centre

Axe d'attaque centre

En tant que principal axe d'attaque, celui-ci est de loin l'axe d'attaque comportant le plus de forces Falkenbergeoises : ce sont 3500 hommes des 6000 engagés dans l'opération qui composent l'axe d'attaque sud-est, est et nord -est, que nous appellerons ici axe d'attaque centre.

Parmi eux, sur l'axe sud-est, 1500 hommes entrent dans l'entrée sud de la Vallée de l'ancien QG du M.O.O. Ces soldats seront précédés par 500 hommes chargés de reprendre Hohenfels, désormais déserté depuis le drame du sept mars. Le village, perché au-dessus de la vallée, est un point stratégique pour l'artillerie et la reconnaissance : il donne, sur l'ensemble du territoire du M.O.O, une vue exceptionnelle. Ainsi, depuis Hohenfels, les soldats pourront surveiller une grande partie du territoire insurgé et guider les tirs d'appui. la colline de l'ancienne tragédie devient aujourd'hui le grand point d'appui de l'offensive Vorstoß.

Au même moment, 1500 hommes entreront par le nord de la vallée. Ils progresseront le long de la vallée et atteindront la place forte qui y est située au même moment que les soldats de l'axe d'attaque sud. Les 3000 hommes assiégeant la place forte devront crever les défenses de celles-ci par tout les moyens à disposition : appui rapproché tirant depuis Hohenfels et artillerie tractée, avant de lancer l'assaut d'infanterie destiné à prendre la position.

Suite à ces assauts éprouvants sur la place forte, les forces de la vallée doivent faire jonction en une importante force combinée de 3000 hommes, qui doivent se préparer, compenser les pertes et se réorganiser en vue de la future offensive. Le Prince ne donne que trois jours à la force combinée pour se réorganiser. Trois jours, pas un de plus : chaque journée perdue rapproche l'armée de l'arrivée du nouveau gouvernement.

Également, afin d'éviter toute contre-attaque et de poursuivre les objectifs qui doivent être atteints en un temps extrêmement réduit, 15 des 30 canons tractés de l'opération entament un bombardement intensif du plateau de Hochrain, où les insurgés disposent d'installations, de places fortes et probablement du nouveau QG insurgé. Le pilonnage à l'artillerie devra également permettre de détruire les chemins de montagnes et routes menant au Hochrain, afin d'empêcher les déplacements rapides des insurgés entre le plateau où se situent leurs moyens et les territoires attaqués par l'offensive. Pendant ce temps, ce sont 10 des 30 canons qui entament un redéploiement vers l'avant, en vue des prochaines avancées, alors que 5 canons restent en réserve.



Axe d'attaque Sud

Sud


Ici, au sud, ce sont 1000 hommes qui attaquent afin de prendre les objectifs les moins ambitieux de l'offensive : et pourtant, vitaux à la réalisation du plan. Les 1000 hommes doivent attaquer méthodiquement afin de progresser le long des cols de montagne afin de prendre Dornau et d'encercler la place-forte située quelques centaines de mètres au-dessus. Pour cet axe d'attaque, la totalité des mortiers lourds (tractés) sont utilisés : ils seront déployés à Dornau afin de tirer directement sur la place forte située au dessus. Les forces de Falkenberg se contenteront d'attendre à la mitrailleuse d’éventuels insurgés fuyant la place-forte bombardée. Ici, les 1000 hommes engageront un siège relativement long par rapport à la durée de l'opération, et se contenteront d'attendre la capitulation ou la destruction totale des insurgés de la place forte. De plus, ces hommes établiront une défense, par crainte d'une contre-attaque précipitée des insurgés issue de Kreutzal, fruit d'un état major insurgé probablement déjà paniqué à se stade.



Percée finale

Percée finale


Une fois que les axes d'attaques sud et centre sont parvenus à leurs objectifs, les 3000 hommes de la force combinée doivent foncer profondément en territoire insurgé et prendre Kreutzal. Dès lors, les forces falkenbergeoise ayant établies la défense sur Dornau et le sud peuvent se concentrer exclusivement sur le siège de Dornau, pendant que l'attaque soudaine et violente de Kreutzal, appuyée par de l'artillerie d'appui rapproché, permet de faire gagner le siège en profondeur stratégique et de d'achever le redéploiement de l'artillerie tractée vers les positions nouvellement acquises de Kreutzal.

À ce stade, l'offensive risque de manquer de sa ressource la plus précieuse : le temps. Mais ce n'est pas un problème. Bien que l'opération prévoit le feu vert pour un tir intensif vers Hochrain et l'établissement de défense afin d'isoler le dernier territoire du M.O.O, rien ne permet de garantir que l'offensive se déroulera suffisamment bien pour que cette dernière étape puisse être réalisée. En réalité, le Prince mise surtout sur des résultats suffisamment bons pour convaincre le premier ministre de fermer les yeux sur le conflit pour une ou deux semaines de plus. Dès lors, si tout s'est bien déroulé, la Principauté s'en sortirait dans une position nettement plus favorable qui permettrait un compromis entre l'exécutif princier et l'exécutif ministériel : une paix, oui ? Mais une paix marquant la capitulation presque totale du M.O.O. Mais encore faut-il convaincre le Premier ministre de donner ce temps supplémentaire au Prince...


Haut de page