14/09/2020
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Offensive Vorstoß

RP rétro-daté au 27/03/2020


L'armée Falkenbergeoise


Ambiance


Peu après la victoire du PSU aux élections ministérielles, l’atmosphère était tendue dans les bureaux du haut commandement. L'on s'activait, s'organisait, acheminait le matériel et les hommes et préparait le moral des soldats à un ultime affrontement : c'est dans une désobéissance délibérée que le Prince, profitant de la période de vide de pouvoir ayant lieu entre les ministérielles et les législatives, lance une offensive finale afin de mettre un terme à l'insurrection oberfelsenoise.

Le prince n'a plus que quelques semaines.

Quelques semaines avant que les législatives et la désignation du gouvernement ne donnent au PSU les moyens institutionnels de gouverner, quelques semaines avant que Paul Reinhardt ne puise imposer sa fausse paix à Falkenberg. Guillaume III le sait : s'il veut que Falkenberg écrase l'insurrection un jour, ce doit être maintenant. Aujourd'hui, il ne faudra plus se contenter de quelques villages, quelques kilomètres carrés. Cette fois, il faut percer le dispositif insurgé en profondeur et venir à bout du mouvement.




Architecture générale de Vorstoß


Carte du M.O.O

L'Opération repose sur une idée assez simple : attaquer le dispositif insurgé en plusieurs points, sur les entrées de vallées, afin de crever les défenses et de progresser en profondeur en terre insurgée. Si le but affiché est l'invasion du territoire insurgé, la mission est plutôt pensée comme un double coup de faux partant du nord-est et du sud afin de pousser les insurgés sur le plateau de Hochrain, les entasser sur celui-ci et leur faire gouter à l'artillerie tractée Falkenbergeoise.

Si, à l'évidence, l'armée Falkenbergeoise n'a toujours pas les moyens blindés nécessaires à une percée contre une armée moderne, les capacités militaires falkenbergeoises sont jugées nécessaires contre une insurrection disposant de matériel vétuste et de formations divisionnaires fragiles. En effet, Falkenberg dispose maintenant d'une jeune logistique nouvellement acquise, qui faisait jusque là défaut aux forces princières. Cette logistique est accompagnée par un matériel de combat conférant un grand avantage tactique à l'armée : des micro-drones de reconnaissances, une artillerie d'appui rapproché et des mitrailleuses généralisées à toute l'armée. L'armée princière n'a plus rien à voir avec l'armée d'apparat d'avant guerre : elle s'est transformée, métamorphosée en une petite armée professionnelle anti-insurrectionnelle, prête à vaincre le M.O.O.

Le Prince le sait, avec l'avantage tactique monstrueux que lui permet cette nouvelle armée, la victoire aurait été assurée s'il avait deux mois de plus à sa disposition. Or, il n'a qu'environ trois semaines, un temps extrêmement court pour progresser aussi profondément dans les vallées du M.O.O.

Pour ces objectifs, Vorstoß mobilise un total de 6000 hommes, dont 1500 en réserve et 4500 en attaque. Une telle masse opérative à l'échelle de Falkenberg permettrait d'écraser l'insurrection : mais le temps, et la motorisation pour compenser ce manque de temps, manquent cruellement.


Forces pour l'Opération Vorstoß



6000 Soldats professionnels
6000 Armes légères d'infanterie niveau 11.
300 mitrailleuses lourdes de niveau 10
200 mortiers légers de niveau 8
120 lance roquettes de niveau 9
15 mortiers tractés de niveau 10
30 canons tractés de niveau 10
30 véhicules légers tout-terrain de niveau 2
50 camions de transport de niveau 1
+ logistique par rail
+ logistique issue de véhicules civils saisis.






Axe d'attaque centre

Axe d'attaque centre

En tant que principal axe d'attaque, celui-ci est de loin l'axe d'attaque comportant le plus de forces Falkenbergeoises : ce sont 3500 hommes des 6000 engagés dans l'opération qui composent l'axe d'attaque sud-est, est et nord -est, que nous appellerons ici axe d'attaque centre.

Parmi eux, sur l'axe sud-est, 1500 hommes entrent dans l'entrée sud de la Vallée de l'ancien QG du M.O.O. Ces soldats seront précédés par 500 hommes chargés de reprendre Hohenfels, désormais déserté depuis le drame du sept mars. Le village, perché au-dessus de la vallée, est un point stratégique pour l'artillerie et la reconnaissance : il donne, sur l'ensemble du territoire du M.O.O, une vue exceptionnelle. Ainsi, depuis Hohenfels, les soldats pourront surveiller une grande partie du territoire insurgé et guider les tirs d'appui. la colline de l'ancienne tragédie devient aujourd'hui le grand point d'appui de l'offensive Vorstoß.

Au même moment, 1500 hommes entreront par le nord de la vallée. Ils progresseront le long de la vallée et atteindront la place forte qui y est située au même moment que les soldats de l'axe d'attaque sud. Les 3000 hommes assiégeant la place forte devront crever les défenses de celles-ci par tout les moyens à disposition : appui rapproché tirant depuis Hohenfels et artillerie tractée, avant de lancer l'assaut d'infanterie destiné à prendre la position.

Suite à ces assauts éprouvants sur la place forte, les forces de la vallée doivent faire jonction en une importante force combinée de 3000 hommes, qui doivent se préparer, compenser les pertes et se réorganiser en vue de la future offensive. Le Prince ne donne que trois jours à la force combinée pour se réorganiser. Trois jours, pas un de plus : chaque journée perdue rapproche l'armée de l'arrivée du nouveau gouvernement.

Également, afin d'éviter toute contre-attaque et de poursuivre les objectifs qui doivent être atteints en un temps extrêmement réduit, 15 des 30 canons tractés de l'opération entament un bombardement intensif du plateau de Hochrain, où les insurgés disposent d'installations, de places fortes et probablement du nouveau QG insurgé. Le pilonnage à l'artillerie devra également permettre de détruire les chemins de montagnes et routes menant au Hochrain, afin d'empêcher les déplacements rapides des insurgés entre le plateau où se situent leurs moyens et les territoires attaqués par l'offensive. Pendant ce temps, ce sont 10 des 30 canons qui entament un redéploiement vers l'avant, en vue des prochaines avancées, alors que 5 canons restent en réserve.



Axe d'attaque Sud

Sud


Ici, au sud, ce sont 1000 hommes qui attaquent afin de prendre les objectifs les moins ambitieux de l'offensive : et pourtant, vitaux à la réalisation du plan. Les 1000 hommes doivent attaquer méthodiquement afin de progresser le long des cols de montagne afin de prendre Dornau et d'encercler la place-forte située quelques centaines de mètres au-dessus. Pour cet axe d'attaque, la totalité des mortiers lourds (tractés) sont utilisés : ils seront déployés à Dornau afin de tirer directement sur la place forte située au dessus. Les forces de Falkenberg se contenteront d'attendre à la mitrailleuse d’éventuels insurgés fuyant la place-forte bombardée. Ici, les 1000 hommes engageront un siège relativement long par rapport à la durée de l'opération, et se contenteront d'attendre la capitulation ou la destruction totale des insurgés de la place forte. De plus, ces hommes établiront une défense, par crainte d'une contre-attaque précipitée des insurgés issue de Kreutzal, fruit d'un état major insurgé probablement déjà paniqué à ce stade.



Percée finale

Percée finale


Une fois que les axes d'attaques sud et centre sont parvenus à leurs objectifs, les 3000 hommes de la force combinée doivent foncer profondément en territoire insurgé et prendre Kreutzal. Dès lors, les forces falkenbergeoise ayant établies la défense sur Dornau et le sud peuvent se concentrer exclusivement sur le siège de Dornau, pendant que l'attaque soudaine et violente de Kreutzal, appuyée par de l'artillerie d'appui rapproché, permet de faire gagner le siège en profondeur stratégique et de d'achever le redéploiement de l'artillerie tractée vers les positions nouvellement acquises de Kreutzal.

À ce stade, l'offensive risque de manquer de sa ressource la plus précieuse : le temps. Mais ce n'est pas un problème. Bien que l'opération prévoit le feu vert pour un tir intensif vers Hochrain et l'établissement de défense afin d'isoler le dernier territoire du M.O.O, rien ne permet de garantir que l'offensive se déroulera suffisamment bien pour que cette dernière étape puisse être réalisée. En réalité, le Prince mise surtout sur des résultats suffisamment bons pour convaincre le premier ministre de fermer les yeux sur le conflit pour une ou deux semaines de plus. Dès lors, si tout s'est bien déroulé, la Principauté s'en sortirait dans une position nettement plus favorable qui permettrait un compromis entre l'exécutif princier et l'exécutif ministériel : une paix, oui ? Mais une paix marquant la capitulation presque totale du M.O.O... Encore faut-il convaincre le Premier ministre de donner ce temps supplémentaire au Prince...


Soldats antériniens combattant en montagne. // Forces armées espagnoles en pleine réorganisation, ici soldats s'entraînant dans les Pyrénées espagnoles.

Force antérinienne envoyée en Oberfelsen.

- 5 avions d'attaque au sol de dernière génération.
- 5 chasseurs-bombardiers de troisième génération.
Ordre est donné à l’escadrille Or (E.O) de ne combattre qu'à haute altitude ; leur priorité sera les bastions fortifiées du Mouvement Orthograohiste Oberfelsenois au centre du dispositif défensif du groupe terroriste. Une fois les fortifications abattues, l'E.O nettoiera les dernières poches de résistance par la suite. L'escadrille Or a ordre de ne pas bombarder les zones densément peuplées par des civils ; le commandement falkenbergeois est prié d'alerter les populations locales avant chaque bombardement.- 5 hélicoptères d'attaques de huitième génération.
- 5 hélicoptères de transport lourd de dernière génération qui transporteront chacun une dizaine d'hommes armés de mitrailleuses et de lance-roquette une fois leur première mission accomplie.
Ordre est donné à l'escadrille Argent (E.A) d'agir en deux temps ; les hélicoptères d'attaque serviront sur le front sud ; ils soutiendront les 1.000 soldats falkenbergeois sécurisant la région. l'E.A se chargera d'affaiblir les défenses de la forteresse de Dornau et de faire régner la terreur par les airs en éliminant systématiquement les tentatives de contre-offensives terrestres menées par le Mouvement Orthographiste en bombardant en rase-motte les escadrons tentant d'attaquer par les arrières les forces régulières de l'Armée princière. Les hélicoptères de transport lourds auront un double objectif ; faciliter le transport des potentiels véhicules blindés des forces princières dans un premier temps, et rendre de cette mannière plus aisée l'installation de l'artillerie, notamment les quelques canons tractés/mortiers lourds mobilisés pour l'occasion. La capacité de transport de ces hélicoptères lourds étant d'une vingtaine de tonnes, il est assez facile de pouvoir déplacer ces canons oscillant entre 600kg (pour les mortiers) et entre 4 et 10 tonnes pour l'artillerie lourde. La seule condition est l'adéquation du terrain ; une zone plane d'un ou deux hectares est fondamentalement nécessaire pour déposer les pièces de soutien. Dans un second temps, les hélicoptères (lourds) seront chargés d'hommes armés de mitrailleuses qui harcèleront les forces du M.O.O en imposant une pression supplémentaire via un feu nourri venant des airs. L'objectif n'est pas tant d'avoir une visée précise mais de soumettre l'ennemi à une pluie de balles l'empêchant de se rassembler et de rester statique trop longtemps hors des murs. Par ailleurs, deux hommes armés de lance-roquettes qui viseront les toitures et les bunkers.- 10 avions de transport tactiques acheminant le matériel nécessaire par les airs, ils retourneront en Antérinie une fois qu'ils auront accompli le fret des troupes.
- 2 avions de chasse de dernière génération chargée de l'escorte du groupe d'aéronef.
- 500 soldats professionnels.
- 20 camions de transport de troupe de dernière génération.
- 5 Camions citernes.
- 5 véhicules de transmission radio de dernière génération.
- 20 véhicules tout terrain de sixième génération.
- 10 véhicules de combat d'infanterie de huitième génération.
- 500 armes légères de 11e génération.
- 70 mitrailleuses lourdes de dernière génération (dont 20 posées sur les véhicules tout terrains)
- 50 lance roquettes de dernière génération.
- 10 lance missiles anti char de sixième génération.
- 60 mortiers légers de dernière génération.
- 2 mortiers lourds de dernière génération.

Le groupe de combat d'infanterie des Marches (le G.C.I.M) est divisé en trois sous groupes de composition inégale. Le G.C.I.M centre (ou groupe Alpha) regroupe environ 250 combattants qui escorteront les 3.500 soldats falkenbergeois. La mission de cette troupe n'a qu'un seul objectif ; lutter contre les potentielles attaques menées par des partisans sur le chemin ; c'est pour cette raison que la stratégie est simple ; 10 véhicules tout terrains (en l'occurrence des jeeps et des side-cars armés de mitrailleuses) silloneront les routes et identifieront les segments favorables à une potentielle attaque de partisans. Cela fait le gros du groupe Alpha (chargé du front centre) se tiendront prêts à tirer lorsqu'ils atteindront les segments désignés par les éclaireurs. La liaison radio entre l'unité de reconnaissance et le groupe principale devra être permanente. Si le groupe est attaqué par plus d'une cinquantaine d'hommes, ordre est donné au groupe d'éclaireurs d'accourir à toute vitesse (la vitesse de ces véhicules de reconnaissance [motards et jeeps] étant d'au moins 150km/h, il faudra un peu moins d'une demi-heure pour rejoindre le groupe principal) et prendre à revers les francs-tireurs.

Une fois que le Groupe Alpha a pu rejoindre les forces falkenbergeoises il se divisera lui-même en trois sous-groupes ; l'unité 1 en grande majorité composée par l'artillerie (les mortiers légers) et d'une cinquantaine de soldats, elle se déplacera à bord de 5 camions de transports légers escortés par deux V.C.I. Leur objectif est de rejoindre Hohenfels ; et de soutenir l'artillerie falkenbergeoise. Les hélicoptères de transport lourds précédemment cités peuvent par ailleurs aider les forces falkenbergeoise en pouvant parcourir quelques dizaines de kilomètres et déposer les canons en quelques heures seulement, tant que Hohenfels est sécurisée. C'est là la condition sine qua non à la réalisation de ce projet. Les mortiers lourds bombarderont les positions ennemies tandis que les forces présentes sur place assureront la défense du village et de la zone.

L'unité 2 participera directement au siège ; elle sera composée de deux cents soldats qui combattront directement sur le front, tandis qu'une autre centaine seront en réserve et utilisés pour commander l'artillerie légère antérinienne (la trentaine de mortiers) qui démoliront à bout portant les faiblesses de la forteresse qui seront pointées par les officiers falkenbergeois. Leur portée étant de deux à trois kilomètres pour les modèles les plus récents, ils se tiendront à quelques distances du fort. Par ailleurs, des V.C.I couvriront les forces antériniennes assiégeantes.

Une fois le siège conclu les forces de l'U.2 se remettront en place ; d'une part les 200 soldats ayant combattu seront réaffectés à des tâches plus reposantes, l'entretien du matériel. De cette manière, pour les dernières opérations du front centre, c'est à dire l'élimination du des poches orthgraphistes de Hochrains. Appuyée par l'Escadrille Or, cette centaine de soldats s'appuiera principalement sur les véhicules blindés légers à sa disposition pour perforer les lignes défensives tandis que les unités motorisées légères armées de mitrailleuses fourniront un feu de barrage nourri une fois que les troupes antériniennes auront réussi à se mettre en position défensive sur le plateau. L'objectif est d'empêcher les ortographistes de se coordonner efficacement. L'escadron or mènera un nettoyage méthodique des installations défensives.

Le groupe Bêta, composé d'une centaine d'hommes, voyageant pour la plupart en camions, rejoindra les forces falkenbergeoise par les chemins les plus sûrs ; une fois le voyage accompli, les soldats avanceront en soutien ; ils emporteront une dizaine de mortiers et les emploieront pour faire tomber le fort de Drunau avec le soutien des hélicoptères de combat de l'Escadrille Argent. Les hélicoptères de combat lourd feront pleuvoir les feux de l'enfer sur la forteresse si elle se refuse de céder en moins de trois jours ; citons les ordres du commandant de Saint-André : - "Dusse-t'il n'y rester que des ruines, Drunau doit être prise". Les forces antériniennes, habituées aux fortifications contemporaines (bases militaires lourdement armées mais faiblement blindées) n'auront que peu de mal à détruire les blocs de bétons anachroniques ou les bastions datant du début du XIXe siècle. Par ailleurs, un petit groupe d'une vingtaine de soldats armés de mitrailleuses auront ordre de d'identifier les points propices à de contrefortifications et à s'y installer ; leur objectif et de pouvoir avoir une vision dégagée des axes reliant le camp des forces princières assiégeant la ville. La vingtaine de soldat engagé dans cette mission formera ainsi deux escadrons qui se partageront les bords de la route en installant des nids de mitrailleuses de part et d'autres. L'ordre est donné d'attendre que l'intégralité des forces osant s'attaquer au camps des forces princières. Afin d'optimiser le guet appens et de réduira autant que possible le nombre de combattants ennemis.

La cinquantaine de soldats restants agira comme des unités de contre-insurrection ; les forces silloneront les petites routes par groupes de trois véhciules motocyclistes (en l'occurrence des side-cars) qui empêcheront des mobilisations de grande échelle venant de la part des insurgés ; les unités se ravitailleront dans les villages réputés loyalistes tandis que tout les jours, ce "gang de motards" se réunira dans une zone précise communiquée par radios pour mener des raids contre des villages en insurrection ouverte. Ces unités sèmeront la terreur pour faire comprendre que toute tentative de résistance est vaine. Evidemment, tout l'intérêt d'une telle tactique réside dans la mesure. Ordre est donné à ce groupe de n'abattre que les hommes pris les armes à la main, de faire prisonnier les gouvernants locaux et de rétablir nominalement les élites politiques légitimes ou les figures loyalistes.

Néanmoins l'objectif premier est de limiter l'exposition au combat ; ainsi le moral des forces ennemies doit être sapé. Et rien de plus simple que de mener une guerre psychologique contre des insurgés récemment recrutée sans expérience réelle du combat qui ne savent pas ce qu'est une guerre moderne de haute intensité. Il est pour cela nécessaire de faire comprendre que trois semaines sont amplement suffisantes pour écraser les mouvements insurgés mal armés, illégitimes et dirigés par une folle à lier. Normalement, les bombardements aériens, les feux d'artilleries et les sièges devraient suffire à leur faire comprendre qu'ils sont en parfaite infériorité numérique et technologique, voire à les faire détaler tant on n'imagine mal l'effet dévastateur que peuvent avoir de telles armes sur le moral de civils n'ayant connus que la paix. Cela fait, le terrain est fertile pour faire grandir la terreur au sein même des rangs des soldats et de les pousser indirectement à la reddition. Par ailleurs il est recommandé aux forces aériennes d'être extrêmement bruyante, de faire comprendre qu'elles sont là, qu'elles veillent et qu'elles peuvent fondre sur n'importe quelle force terroriste convergeant vers les camps des troupes princières. Des enceintes pourraient êtres soudées sur les avion d'attaque au sol pour émettre un bruit strident pouvant tétaniser les soldats ennemis (à la manière des Sturzkampfflugzeug ou stukas).

D'autre part, il ne faut pas hésiter à pousser les falkenbergeois à recourir à la propagande. Les forces ennemies sont en grande partie composées de volontaires et de nationalistes germaniques ; il est absolument nécessaire de faire comprendre que le Prince ne gouverne pas uniquement les Francophones, mais aussi les germaniques. Il est tout à fait pertinent d'utiliser la probable tenue de négociations suite à l'élection de Reinhardt pour faire croire que l’État est prêt à céder sur une autonomie culturelle élargie pour ces provinces sans pour autant remettre en cause l'autorité de Son Altesse princière sur le comté d'Oberfelsen. Il faut aussi penser à mobiliser une véritable machine de propagande démontrant que Weinel est une piètre gouvernante tandis que l'prthographisme est une idéologie vouée à l'élimination. Après tout, c'est bien elle qui perdit sa colonie de l'Afarée centrale face aux forces navales marcinoises, c'est bien elle qui perdit le Grammatika contre les forces kartiennes, ce sera Weinel qui sera défaite par les forces princières falkenbergeoises. L'objectif final est de faire comprendre que les insurgés se battent pour une idée morte, et l'âme d'une rebellion est une idéologie vivante ; interrogeant jusqu'à la pertinence même d'un tel combat, contribuant de cette manière à démoraliser encore plus les forces régulières. Cela fait, il faudra simplement faire passer les irréductibles qui résistent pour des fanatiques, des extrêmistes, des fous à lier plus dingues encore que Weinel. Un moyen de se rallier la population qui a vu ses conditions se dégrader à la suite de l'insurrection.Par ailleurs, nous recommandons vivement au Prince Guillaume de réaffirmer solennellement les droits et prérogatives particulières de ces régions insurgées afin de rappeler qu'une reddition ne signifierait pas pour autant la déchéance de ces dernières, rendant ainsi la résistance inutile, mieux le Prince Guillaume s'affiche comme un monarque magnanime et bon, une sorte de père protecteur pour ses sujets.

Enfin, dernière instruction adressée aux forces antériniennes ; les prisonniers doivent être impérativement bien traités. Ce n'est pas par humanisme, mais par un simple calcul ; faire de la reddition une alternative honorable. Si une amnistie n'est pas garantie, les forces antériniennes ont pour ordre de pousser les falkenbergeois à se montrer clément vis à vis des prisonniers. C'est là une question de crédibilité, et puis il est hors de question de voir les Teylais se trouver un prétexte pour s'immiscer dans ces affaires en prenant à bras le corps les présumés droits universels de l'homme. Une fois les opérations militaires terminées, les insurgés seront remis aux autorités falkenbergeoises et, en vérité, peu nous importe de leur sort. Pour les hauts gradés capturés, voire mieux encore, ceux qui se rendent, ils devront êtres exhibés comme des trophées, que les locaux sachent que la résistance en elle-même est vaine car même leurs chefs préfèrent la reddition au suicide ou à la fuite. Bien entendu, les officiers ne doivent pas hésiter à faire savoir que les prisonniers seront traités avec les égards dus à leur situation de prisonnier de guerre, et non exécutés comme de vulgaires terroristes. La symbolique est importante dans une machine de communication bien huilée. Pour ce qui relève de l'indiscipline, les peines habituelles seront prononcées : châtiments corporels pour les soldats antériniens ayant volés, arrestation et incarcération pour ceux ayant assassiné des hommes désarmés ou des prisonniers, peloton d'exécution pour les soldats reconnus coupables d'avoir tués des femmes, des enfants ou des représentants du clergé catholique.
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Bilan de l'offensive Vorstoß

17/04/2020



Soldat Falkenbergeois à Kreutzal



Ambiance


L'offensive Vorstoß aura donc été, en trois semaines, la brutale démonstration de l'amélioration des forces princières. L'aide Antérinienne, en Falkenberg, ainsi que la généralisation des mitrailleuses, la création d'un appui rapproché, une légère amélioration logistique et la dotation en micro-drones de reconnaissance permet une réussite claire des forces princières, venant renforcer la position de force de la Principauté dans le conflit. Néanmoins, les armées de l'Empire Confédéral Uni et de la Principauté ne sont pas parvenues à atteindre l'ensemble des objectifs, mais ces quelques échecs sont masqués par de nettes réussites.

Concernant Hohenfels, le village est l'objectif le plus facile à prendre pour la principauté et son allié : le village est désert. Pas une résistance ici, le M.O.O a tout simplement abandonné l'objectif, ce qui donne dès lors une importante capacité d'observation du terrain et de tirs d'appui depuis les hauteurs en vue de la prochaine offensive.

Exactement à l'inverse, l'offensive de la Vallée rencontre la plus grosse résistance de la part du M.O.O : bien que sous le feu des bombes et de l'artillerie, bien qu'attaqués depuis deux axes, bien qu'en infériorité matérielle, les insurgés disposent de position fortifiées adaptées au combat, d'un terrain assez favorable et de forces encore fraîches. C'est dans la bataille de la vallée que la résistance insurgée se fait la plus forte, et c'est aussi là que les pertes s'entassent pour les deux armées régulières, qui y comptent de nombreux blessés et même quelques morts. Mais après quelques jours de combats acharnés, la position fortifiée fini par se rendre, encerclée et déjà devant compter de nombreuses pertes, particulièrement à cause des canons falkenbergeois et de l'appui aérien Antérinien. Ici, contrairement aux trois jours laissés à la force de 3000 hommes pour se réorganiser, seuls deux jours seront nécessaire en raison des apports logistiques venus d'Antérinie et de la concentration des moyens logistiques sur ce front.

Suis l'offensive par le sud. Ici, l'offensive est ralentie par le relief et la mauvaise motorisation de l'armée Falkenbergeoise, dont les moyens ont été concentrés sur l'axe d'attaque centre. Mais l'armée falkenbergeoise doit y compter relativement peu de pertes, y compris dans la prise du village de Dornau. Deux semaines entières seront nécessaires au siège de la place forte, sois beaucoup plus que prévu et ce malgré l'appui antérinien, mais peu de pertes sont à compter. Les quelques tentatives de fuite de la place forte sont accueillies à la mitrailleuse tandis que les insurgés, démoralisés, font flotter le drapeau blanc au terme des deux semaines, alors que l'opération touche presque à son échéance.

Heureusement, la poursuite de l'attaque ne dépendait pas nécessairement de la chute de la place forte de Dornau mais surtout de son encerclement : grâce à cet encerclement, l'offensive en profondeur peut avoir lieu. La cible est kreutzal, et Falkenberg arrive, sur le papier, avec un net avantage : une force combinée de 3000 hommes opérationnelle, un soutien aérien, un appui rapproché, de la reconnaissance et de l'artillerie. Mais en réalité, la maigre logistique, bien que performante jusqu'ici, commence à fatiguer, devant soutenir une offensive qui commence à durer. Mais surtout, les hommes commencent à être épuisés par les combats et ce malgré les rotations avec la réserve. Au sein de Kreutzal, les insurgés se sont rétablis du premier choc de l'offensive, et savent qu'ils sont la prochaine cible. De plus, l'artillerie Falkenbergeoise bien qu'ayant permise plusieurs réussite dans son opération de bombardement du plateau, échoue à neutraliser l'ensemble des chemins de montagne permettant à Kreutzal de communiquer avec le reste du territoire du Mouvement. La réserve insurgée présente sur le plateau s'ajoute ainsi aux effectifs de Kreutzal. La ville devient alors, pendant une semaine, le théâtre d'un affrontement urbain particulièrement violent où Falkenberg ne dispose d'ailleurs qu'un soutien aérien et d'artillerie limité à cause des civils présents sur place. L'armée de Falkenberg échoue ainsi à prendre Kreutzal, mais s'installe solidement sur un bon quart sud et sud-est du village. Evidemment, l'artillerie en redéploiement ne peux pour ainsi dire pas s'installer au chaud dans Kreutzal, mais la logistique Antérinienne réussie tout de même à la placer plutôt sur les lieux de l'ancienne place forte de la vallée centrale, où l'artillerie disposera d'une fenêtre de tire à peu près équivalente. Les bombardements sur le plateau de Hochrain peuvent reprendre.

Tout au long de l'opération, l'essentiel des pertes du M.O.O sont avant tout de jeunes insurgés démoralisés amenés à se rendre, à cause de leur impréparation psychologique et des pressions exercées par les deux armées régulières pour inciter les plus jeunes serviteurs de l'insurrection à rendre les armes. Néanmoins, le M.O.O limite la casse grâce à ses opérations intensives de propagande, qui empêchent les soldats de Kreutzal de se rendre malgré l'assaut. Concernant les deux armées régulières, les pertes sont acceptables, mais se sont surtout des victimes directes des combats. La supériorité technique de la médecine militaire et la formation des soldats des deux armées régulières permet de limiter les morts, l'essentiel de ces victimes devenant ainsi des blessés. Le Corps Expéditionnaire Antérinien et particulièrement peu touché par les pertes, car il est l'armée la mieux équipée du conflit et que ses efforts se concentrent sur le soutien et non le combat direct.

Politiquement, et malgré l'échec de Kreutzal et les pertes falkenbergeoises, le Prince a la victoire qu'il souhaitais : aux yeux du public, l'offensive est un franc succès. L'insurrection est maintenant confinée à un simple plateau bombardé, rendue incapable de se battre sur le long terme, et l'image protectrice du Prince a pu être soignée, d'autant que le PSU se retrouve complètement humilié par le Prince. Du côté du M.O.O, c'est la panique : les dirigeants du M.O.O se retrouvent confinés sur Hochrain et doivent piloter 2900 hommes paniqués et désorganisés. Mais le bombardement des accès routiers à Hochrain ainsi que l’essoufflement des forces de Falkenberg ne permet pas d'envisager une offensive sur le plateau dans l'immédiat, sauvant le M.O.O pour un temps, un temps que le climat politique ne fournira pas dans la situation actuelle.



Corps expéditionnaire Antérinien

500 soldats professionnels (-55, dont 4 morts)

Falkenberger Streitkräfte

6000 Soldats professionnels (-680, dont 110 morts)

Mouvement Orthografiste Oberfelsenois

5000 insurgés (-2100, dont 420 morts)

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