29/04/2019
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🌏Sommet international - Forum des États Nazumis - Page 2

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Pays représenté : République de la Cité de Myaikho
Nom de l'interlocuteur : Raja Hendri Susman, Magistrat Ă  la Diplomatie

Déclaration :

<< Excellences,

La délégation de la Cité-État de Myaikho remercie chacune des interventions formulées ces derniers jours. Elles témoignent je le crois de la vitalité de nos débats et de la conscience partagée que la paix continentale ne peut reposer ni sur l'improvisation, ni sur l'illusion, ni sur les interventions étrangères, mais bien entre les mains des nazumis et des nazumis seuls. Je réitère notre position constante : nous sommes venus ici pour bâtir un cadre de stabilité durable, fondé sur le droit, la responsabilité et la coopération volontaire entre États pleinement maîtres de leurs choix.

À l'Honorable dame Valerievna et des délégations se réclamant d'une doctrine communiste, nous souhaitons rappeler avec mesure que nos divergences idéologiques sont réelles, même profondes, et que ces divergences sont partagées par nombre d'entre nous, mais qu'elles ne doivent pas obstruer la construction d'un espace de paix. La Cité-État de Myaikho ne partage pas, pour cause, la conception collectiviste de l'économie ni l'idée que l'organisation des forces productives puisse être uniformisée par principe. La prospérité de ma nation repose profondément et historiquement sur l'initiative privée, le commerce ouvert, la discipline budgétaire et une forte cohésion nationale sans divisions internes, et donc, sans lutte de classes. Nous ne demanderons évidemment pas à un État socialiste de renoncer à son modèle interne, et nous n'accepterons pas davantage que le nôtre soit remis en cause. En ce sens, nous confirmons que toute harmonisation économique ne saurait être ni idéologique ni contraignante : elle ne peut porter que sur des standards techniques facilitant les échanges, la sécurité juridique et la prévisibilité des relations commerciales. Le Nazum n'a pas besoin d'un marché unique imposé, mais d'un climat de confiance permettant aux systèmes différents de coexister sans s'entraver et ainsi, à nos volumes d'échanges commerciaux de prospérer.

S'agissant de la révision du seuil de censure du Secrétaire général, nous comprenons la préoccupation exprimée quant au risque d'irresponsabilité. Toutefois, abaisser trop fortement ce seuil pourrait fragiliser la stabilité institutionnelle et transformer la fonction en terrain de manœuvres permanentes. La crédibilité d'une organisation internationale repose aussi sur la continuité de son exécutif. Nous pourrions envisager un mécanisme intermédiaire : maintien d'un seuil exigeant, mais clarification précise des manquements graves ouvrant la procédure, afin d'éviter l'arbitraire tout en garantissant l'exigence d'exemplarité.

Concernant l'Article VI relatif aux décisions d'urgence du Conseil, la proposition visant à rendre ces décisions provisoires jusqu'à validation par l'Assemblée nous paraît équilibrée. Une organisation incapable d'agir rapidement en cas de crise serait inefficace ; une organisation agissant durablement sans contrôle politique serait inquiétante. Nous sommes donc favorables à un mécanisme d'urgence encadré dans le temps, soumis à confirmation, modification ou annulation par l'organe délibératif dans un délai défini.

Sur la question plus large du droit international nazumi et de la création d'une cour continentale, nous exprimons un soutien clair au principe d'une juridiction compétente pour régler les différends entre États membres et garantir le respect des engagements librement souscrits. Une telle cour ne doit pas devenir un instrument d'ingérence idéologique ni un vecteur de transformation interne des régimes. Elle doit être un arbitre, non un législateur supranational. Les décisions contraignantes ne pourraient intervenir qu'à la demande d'un État partie à un litige ou en cas de violation manifeste des obligations conventionnelles. Dans ce cadre strict, la Cité-État de Myaikho considère qu'une justice continentale renforcerait, une fois encore, car cela nous est cher, la prévisibilité et donc la sécurité des échanges politiques et commerciaux. Nous appuyons également l'idée que son indépendance soit garantie institutionnellement, afin qu'aucune majorité circonstancielle ne puisse la détourner.

Concernant les délégations ayant exprimé le souhait d'une neutralité absolue de l'organisation, nous pensons que la neutralité ne peut signifier l'indifférence. La Communauté devra s'abstenir de toute ligne idéologique imposée, mais elle ne pourra être neutre face à une agression caractérisée ou à une violation flagrante des engagements communs. En revanche, nous soutenons pleinement l'idée que l'organisation ne doit servir ni bloc politique, ni alliance préexistante, ni projet de fédéralisation dissimulé, mais cela a bien été confirmé par l'estimée délégation talar à la suite de notre première intervention.

La proposition de conseils régionaux mérite également considération. Une architecture à plusieurs niveaux permettrait de traiter certains différends au plus près des réalités géographiques et culturelles, tout en réservant à l'organe principal les questions d'intérêt continental. Cette subsidiarité renforcerait l'efficacité sans menacer l'équilibre général. Nous y sommes donc favorables en principe.

Sur la définition d'<< État nazumi >> et la référence à une ethnicité, la Cité-État de Myaikho considère au contraire qu'il est illusoire de prétendre dissocier totalement la réalité politique de la réalité civilisationnelle. Nous défendons quiconque d'affirmer que le Nazum est une construction abstraite car les faits sont là, il procède d'une continuité historique, culturelle, identitaire et donc ethnique, propre aux peuples qui l'ont façonné. Un État nazumi ne saurait se réduire à un simple tracé administratif ou à une revendication abstraite de son appartenance nazumi ; il doit incarner une appartenance authentique à l'espace civilisationnel nazumi, par son histoire, sa culture majoritaire et sa loyauté envers cet héritage commun. Cela n'implique pas l'exclusion arbitraire, mais une exigence de cohérence : la Communauté doit demeurer l'expression politique des nations issues du socle nazumi, et non devenir un cadre extensible à des entités dont les fondements identitaires, historiques ou stratégiques lui seraient exogènes. La stabilité durable de notre œuvre repose sur une cohérence civilisationnelle minimale de ses membres. Refuser de le reconnaître serait fragiliser l'édifice que nous prétendons construire et pratiquer un négationnisme insupportable de notre histoire et de notre place dans l'univers.

Enfin, concernant les appels à combattre les régimes autoritaires, nous affirmons que la paix ne peut être exportée par la force sous couvert de vertu. Toute transformation politique durable doit émaner des peuples concernés. La Communauté peut accompagner par des observateurs et conseillers, soutenir la reconstruction, garantir des processus référendaires libres lorsque les conditions sont réunies, mais elle ne doit pas devenir l'instrument d'ingénieries politiques imposées. À cet égard, nous estimons que la Cour continentale aurait un rôle plus légitime que des coalitions ad hoc.

La Cité-État de Myaikho croit en la force du droit, à la valeur des engagements tenus et à la responsabilité individuelle des États. Si nous avançons avec pragmatisme et prudence, le Nazum pourra se doter d'une communauté solide, respectée et utile. Si nous cherchons à transformer cet espace en champ de confrontation doctrinale, nous échouerons. Myaikho choisit la première voie. >>


Points majeurs :
  • RĂ©serve sur les changements concernant la dĂ©fiance vis-Ă -vis du prĂ©sident
  • Soutien au mĂ©canisme d'urgence encadrĂ©
  • Soutien Ă  une Cour continentale limitĂ©e
  • Soutien Ă  une vision civilisationnelle et sĂ©lective du Nazum
  • -
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    Pays représenté : République Fédérale Libertaire d'Ustia
    Nom de l'interlocteur : Madgalina Valerievna
    Déclaration :

    Camarades,
    avant toute chose, j'aimerai, au nom de ma délégation, m'excuser pour la mécompréhension dont nous avons fait preuve sur l'harmonisation économique et remercie, au passage, monsieur Züleyhan pour sa patience et ses explications qui nous ont permis d'éclaircir ce point.

    Ensuite, nous aimerions rebondir sur ce qu'a dit monsieur Züleyhan. Je cite, la "charte doit posséder un cadre souple et malléable", nous sommes totalement d'accord avec cette phrase et c'est pourquoi nous proposons, tout comme nous avons proposé de baisser le nombre de voix demandés pour censurer le Secrétaire Général, de modifier l'Article XII alinéa 3 pour baisser le nombre de voix de l'Assemblée Communautaire demandée, en effet, là aussi demander 3/4 des voix nous semble excessif nous proposons donc de baisser ce chiffre à 2/3. Nous considérons que ce chiffre est raisonnable car il reste quand même largement supérieur à la moitié tout en restant accessible. Tant que nous somme dans les chiffres, la précédente remarque s'adresse également à monsieur Susman qui semble dire que convaincre 2/3 des membres de l'Assemblée communautaire semble très facile. J'émets quand même quelques doutes quant à cette "facilité", en effet, convaincre 2/3 des représentants de pays si différents idéologiquement et culturellement n'a rien d'une partie de plaisir.

    Enfin, en relisant la Charte nous avons remarqué quelque chose que nous considérons pour le moins surprenant. Dans le Préambule de la Charte il est fait allusion aux "droits fondamentaux de l'homme", ce qui nous semble être une très bonne chose, cependant nous avons été stupéfait car ces droits fondamentaux ne sont pas définis et il n'en ait plus fait allusion dans la suite. Nous proposons donc une nouvelle modification de la Charte, une première permettant de définir quels sont les droits fondamentaux de l'Homme et une deuxième déclarant que la Communauté se doit d’œuvrer pour le respect de ces droits dans les pays membres. En effet, nous considérons que le respect de ses droits permettra d'atteindre la paix et la stabilité. Nous espérons que vous comprendrez notre point de vue et accepterez nos propositions.

    Points majeurs :
    • DĂ©saccord partiel sur l'Article XIII AlinĂ©a 3
    • Demande d'ajouter une dĂ©finition et la notion de protection des droits fondamentaux de l'Homme
    • Accord et dĂ©saccord Ă©noncĂ©s lors de la dernière prise de parole
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    Pays représenté : République Socialiste Native des Nénètses, des Tchouktches et des Aléoutes
    Nom de l'interlocuteur : M. Aṇqaḷ'yn Reqokaḷgyn, de la Région des Aléoutes et au nom des deux autres régions
    Déclaration :

    L'idée de cette organisation est une magnifique initiative, qui mérite toute l'attention des gouvernements de ce continent. Il est de nos jours important de mettre tout le monde autour d'une même table afin de freiner les tensions naissantes, notamment celles que mon petit pays observe entre ses alliés de la Confédération Socialiste et les puissances plus au sud. Nous soutenons donc ce projet et en ferons partie, dès lors qu'il n'attentera pas à la souveraineté des nations du Yutchun.
    Points majeurs :
    • Le Yutchun est satisfait par la charte initiale, mais s'en remet Ă  ses alliĂ©s de la ConfĂ©dĂ©ration Socialiste du Nazum quant aux points qu'ils jugent inutiles ou comme portant atteinte Ă  la souverainetĂ© des États du Nazum.


    Pays représenté : Fédération Parlementaire d'Anaistésie
    Nom de l'interlocuteur : Mme Aimata Vaetua
    Déclaration :

    Bien que l'Anaistésie soit nettement en retrait de la scène géopolitique nazumie étant donné son éloignement géographique du sol continental, nous nous intéressons aux projets qui pourront nous rapprocher de nos lointains cousins du nord. Nous participerons donc activement à ériger cette belle organisation et à promouvoir la coopération au travers d'elle et de ce qui sera créé grâce à ses institutions. En tant que nation-observatrice de la Communauté Continentale Paltoleucienne, l'Anaistésie est également tout à fait prête à servir de pont entre les deux organisations continentales pour faire naître de potentiels projets intercontinentaux.
    Points majeurs :
    • La FĂ©dĂ©ration Parlementaire d'AnaistĂ©sie est ouverte Ă  toute initiative continentale prĂ´nant la paix et la coopĂ©ration.
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    Pays représenté : République Démocratique Populaire de Ouaine
    Nom de l'interlocteur : Maï Sen, chef de la délégation ouanaise
    Déclaration :

    Salutations chers camarades, chers confrères, chers amis,
    Il est clair qu'il n'a pas du être facile pour vous d'accepter notre présence étant donné nos nombreuses divergences et altercations. C'est pour cela que je voudrai déjà au nom de mon pays remercier l'ensemble des pays présents ici et ceux ayant permis la tenue d'un tel évènement.
    Cependant, certaines déclarations ont été tenues qui semblent mettre en cause notre position, à nous et à toute la confédération, dans la région. Nous voudrions remercier notre camarade Madgalina Valerievna pour l'Ustia qui a rappelé que nous ne sommes pas les seuls, loin de là, à causer du trouble au Nazum. C'est pour cela que nous espérons que vous entendrez nos paroles avec attention et bienveillance, mon expression n'est parfois pas des plus claires et convaincantes, je vous prie ainsi de m'excuser d'avance si ma langue fourche.

    Vous allez peut-être être surpris, mais nous sommes d'accords avec Mr Alper Kamar Agha de la Sublime Maison Aykhanide, sa proposition d'une cour de Justice Nazumi nous parait être une excellente mesure, qui permettrait de défendre les droits des peuples du Nazum entier. Il l'a brillement dit, je cite: "Son ultime but serait d’agir pour régler les conflits militaires, assurer la protection du droit international et du droit de l’Homme et du commerce international ainsi que tempérer le climat géopolitique. Cependant, un point nous turlupine, comment garantir la neutralité de cette institution. Pour cela, nous pensons qu'il faudrait qu'aucun des pays mis en cause ne puisse faire partie du jury. C'est pour cela que nous proposons que chaque état ait un droit de véto sur la présence d'un état dans le jury s'il ne le considérerait pas comme neutre. Il faudrait aussi doter le tribunal de moyens de coercitions, c'est pour cela que nous pensons que si chaque état s'engageait à appliquer chaque sanction économique décidée par la Cour, alors cela serait un grand pas en avant.

    Si sur la scène internationale, le droit international est, sauf peut-être par le Jashuria, reconnu par tous, cela n'est peut-être pas le cas du droit des peuples. C'est pour cela que nous proposons qu'une institution, l'Organe Nazumi des Peuples, soit mis en place, en regroupant des experts de tous les pays du continent, afin de décider d'une sorte de chartre des droits de l'hommes à l'échelle nazumie, qui servirait de base pour les jugements internes opérés par la Cour du Justice Nazumie .

    Cependant, nous avons quelques points, mineurs, à soulever sur la chartre, tout d'abord, l'alinéa 2 de l'article 2, pour nous, un état doit obligatoirement être sur le territoire nazumi pour intégrer la communauté. Peut-être est-ce qui est déjà écrit mais cela nous parait assez embrouillé tel qu'écrit. Ainsi, nous souhaiterions la suppression de la partie: ou, à défaut, qui dispose d'un territoire sur le continent de Nazum ou vive des populations ethniquement nazumis bénéficiant de droit fondamentaux équivalents aux métropolitains et d'une autonomie reconnue.
    . Cependant, nous pourrions leur accorder un rôle d'observateur, comme dans l'article III, ou de votant dans des situation exceptionnelles, mais pas des rôles de membres à part entière

    Dans l'article VII, nous considérons que le secrétaire général ne peut pas être réélu, et qu'un secrétaire de la même nationalité ne peut être réélu pendant cinq ans, ce afin d'éviter des déséquilibres et d'assurer la représentation de tous. Nous proposons donc de remplacer: il n'est rééligible qu'une fois et ne peut être remplacé par une personne de sa nationalité. par il n'est pas rééligible et ne peut pas être remplacé par un membre du même état avant cinq ans.

    Enfin, nous voudrions profiter de cette tribune pour appeler l'ensemble du Nazum à se mobiliser contre les tentatives colonialistes du Velsna qui se font de moins en moins discrètes. Si nous voulons être indépendants, nous devons être craints, et pour cela nous devons être unis.

    L'Ouaine remercie la présidence et rend la parole

    Points majeurs :
    Point d'accord avec l'Aykhanide sur la Cour de Justice Nazumie + Quelques précisions
    Désaccord avec l'alinéa 2 du II
    Désaccord avec l'alinéa 2 du VII
    [/justify]
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    Pays représenté : Vostokoslavie
    Nom de l'interlocteur : Mikhail Avilov, Secrétaire d'État aux Affaires Étrangères de Vostokoslavie
    Déclaration :

    « Mesdames, messieurs, représentants de tout le Nazum,

    Je me permets de reprendre la parole, afin de rebondir sur certaines interventions, mais aussi afin de préciser certains de mes propos, peut-être mal compris ou peu clairs.

    Tout d'abord, Monsieur Züleyhan, si ma précédente intervention peut avoir parue quelque peu redondante, ou bien peu pertinente sur certains points, je m'en excuse. Il est évidemment notre objectif de faire avancer la réflexion ici, et à notre sens, c'est par le débat et la confrontation d'idées que nous y arriverons.

    Ma délégation a bien pris connaissance de la Charte, et bien que nous ne l'ayons pas précisé précédemment, nous sommes d'accord sur de nombreux points. La neutralité nous tient à cœur, cela s'est entendu, et nous avons compris qu'il sera compliqué de la garantir dans ce forum. Nous avons également entendu les différents critères d'admission dans lesquels s'inscrivent le terme "d'ethnicité nazumie", notre intervention sur ce point ne réclamait pas forcément une suppression du critère, mais plutôt une définition de celui-ci de manière plus précise. Quels peuples peuvent être dits "nazumis" ?

    Quant à l'harmonisation économique, inutile de revenir dessus. Son caractère international, et non supranational, comme pour toutes les décisions prises dans cette Organisation, nous rassure et nous assure d'être effectivement sur la même longueur d'onde.

    Je tiens à réaffirmer mon propos sur la Justice Internationale. Elle jugera États, mais peut-être également des individus pour des crimes touchant plusieurs états ? Il est évident qu'elle ne viendra pas s'imposer aux états, par principe de souveraineté, et ma proposition de la doter d'une force d'action a peut-être été perçue comme contradictoire à ce principe. Les états doivent s'engager à respecter ce droit, à appliquer les verdicts lorsque possible. En complément, il semble intéressant de doter cette institution d'une force d'action, à la fois pour préserver son indépendance mais aussi pour assister les forces nationales. De plus, l'indépendance et la neutralité de cette institution vis-à-vis de la Communauté semble nécessaire pour lui permettre une action efficace. Le budget alloué à cette instance pourra probablement être sujet de pression sur les magistrats par le futur, pour éviter cela nous pensons que le budget devrait être décidé par les magistrats et le Secrétaire Général par un accord mutuel, à chaque nouveau mandat secrétarial peut-être?

    Puisque nous parlons de budget, peut-être faudrait-il inclure un article à ce sujet dans la Charte ? Sans fonds, la Communauté réussirait difficilement à accomplir ses objectifs. Nous en appelons à vos réflexions, chères délégations.

    Par ailleurs, si nous devions avoir une Justice Internationale, il serait judicieux d'inclure son fonctionnement et son règlement dans la Charte, qui sert plus ou moins de constitution à cette organisation. De même, pour d'autres organisations annexes qui pourraient être cruciales à la mission de paix que nous nous sommes donnés.

    Son Excellence Madame Madgalina Valerievna, de la République Socialiste Fédérative d'Ustia, nous a parlé des droits de l'homme, qui méritent en effet une meilleure définition. Nous nous accorderons probablement pour définir que ces droits fondamentaux sont : la liberté d'expression et d'opinion, liberté de mouvement, droit de vote, liberté de religion, égalité devant la loi et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. C'est évidemment une liste qui peut être enrichie par les propositions de l'assemblée présente.

    La proposition de Son Excellence Monsieur Maï Sen, de la République Démocratique Populaire d'Ouaine, concernant "un organe des peuples" nous semble un bon début, mais il serait probablement plus simple que les états s'accordent directement sur les droits fondamentaux. De plus, la création d'un organe de surveillance de ces droits fondamentaux, attaché ou non à la justice internationale, semble être également vital pour le respect de ces droits.

    Merci de votre attention, Excellences du Nazum. »


    Points majeurs :
    • Accord sur le principe Justice Internationale (Ă©voquĂ© prĂ©cĂ©demment)
    • Suggestion d'une Justice des Personnes et des États
    • Suggestion d'indĂ©pendance judiciaire avec une force d'action complĂ©mentaire
    • Suggestion d'Ă©laboration du droit par l'assemblĂ©e, proposition d'intĂ©gration dans la charte (Ă©voquĂ© prĂ©cĂ©demment)
    • Suggestion d'intĂ©gration d'autres institutions dites cruciales pour la CommunautĂ© dans la Charte
    • Accord sur l'harmonisation politique et Ă©conomique Ă  caractère international et non supranational
    • Proposition d'Ă©laboration d'un budget
    • Organisation internationale et non supranationale dans la totalitĂ© de ses aspects
    • Suggestion de travail commun sur l'histoire continentale (Ă©voquĂ© prĂ©cĂ©demment)
    • Suggestion de dĂ©finition plus claire quant Ă  "l'ethnie nazumie"
    • Suggestion de travail commun avec l'entièretĂ© des pays du Nazum, y compris ceux considĂ©rĂ©s comme belliqueux (Ă©voquĂ© prĂ©cĂ©demment)
    • Suggestion de principes considĂ©rĂ©s comme droits fondamentaux
    • Suggestion d'une crĂ©ation d'un organe de surveillance de ces droits
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    Pays représenté : Troisième République du Jashuria

    Nom de l'interlocteur : Dame Parvati Mathai, Quatrième Ambassadrice du Jashuria

    Déclaration : « Estimés représentants,

    Je crains que beaucoup d’entre vous ne se fourvoient dans le rôle et les attributions de la Communauté des Etats du Nazum. Voilà qu’à peine esquissée, vous désirez transformer une organisation désireuse de créer des ponts entre les nations au travers de projets commun en un organe supranational, doté d’une cour de justice et de multiples comités obscurs et opaques chargés de corseter les Etats-membres. Cette disposition d’esprit, qui vise à utiliser le moindre prétexte d’une organisation régionale, non pas pour maximiser les coopérations, mais pour surveiller et punir, nous semble tout à fait délétère. Nous venons à peine de commencer cette conférence que déjà, plusieurs pays s’arrogent le droit de proposer des commissions et des institutions alors même qu’aucun projet de développement commun n’a été proposé.

    Encore une fois, la volonté de juger et de contrôler s’impose à la volonté de coopérer et de bâtir …

    Nous passerons sur la tentative du représentant de l’Ouaine de faire passer notre pays pour irrespectueux du droit international. Outre l’irrespect crasse de cette remarque, il serait utile de faire remarquer aux estimables représentants de l’Ouaine les frasques passées de la Confédération Socialiste du Nazum, qui n’a pas hésité à terroriser des populations civiles au Khardaz et menacé le commerce international. Mais peut-être vaudrait-il mieux ne pas rappeler ces faits aux estimables représentants de l’Ouaine de peur qu’ils n’explosent en plein vol sous le poids de leurs contradictions. Avant de parler de la paille dans l’œil de son voisin, un sage serait tenu de surveiller la poutre dans le sien.

    Estimés représentants, la Troisième République du Jashuria ne saurait cautionner la création d’une entité juridique destinée à juger les actions des Etats alors même que nous n’avons mis en place aucune des conditions nous permettant de coopérer sur le moindre projet. Créer un tel organe et le doter de toutes les marges de manœuvre nécessaires pour juger les Etats créera au mieux, un climat de défiance ; au pire, la fin de cette Communauté que vous appelez de vos vœux. Comment justifier de la création d’organes de coercition alors que le but avoué de la CEN est de favoriser la coopération entre les peuples ?

    Mieux encore, voilà la création d’une justice internationale à peine soulevée que les représentants des Etats communistes et socialistes s’empressent d’y adjoindre une justice des personnes et des Etats. Vite ! Vite ! Ajoutons des commissions aux commissions, des organes de contrôle sur des organes de contrôle ! Organisons la grande orgie des hauts fonctionnaires tandis que le projet initial se dilue dans le néant. Et pendant que nous y sommes, ajoutons une commission de la vérité, chargée de définir l’histoire officielle du Nazum. Vous voudriez créer un Ministère de la Vérité que vous ne vous y prendriez pas mieux.

    La Troisième République du Jashuria a bien écouté l’ensemble de vos propositions. Pas une, à part celle de monsieur Ilmir Züleyhan, ne parle de ce que nous pourrions faire ensemble. Vous n’avez parlé que de la manière dont vous pourriez collectivement limiter et punir vos ambitions personnelles respectives, dans une forme de pulsion paranoïaque où vous tendez la main gauche, tout en tenant le poignard de la main droite. Est-cela les nations qui entendent désormais présider à la destinée du Nazum ? Avons-nous eu tord d’accorder notre soutien à la création d’une Communauté des Etats Nazuméens ?

    Face à cette situation, il nous apparait nécessaire, en tant que première puissance du Nazum, de réaffirmer que la Charte est avant tout un outil destiné à créer des projets en commun, avec des nations consentantes et indépendantes. Elle n’est pas un fédéralisme déguisé. Elle ne doit pas devenir un outil de coercition. Elle est un premier pont, une main tendue vers l’autre pour bâtir l’avenir.

    A ce titre, et pour faire apparaître plus clairement ce que nous entendons par « projet de coopération », nous demandons aux signataires futurs de cette Charte de se pencher en premier lieu sur la réalisation du projet ferroviaire continental du Ruban Doré, un projet qui mérite toute votre attention et qui posera les bases d’une coopération entre nos nations bien plus concrètement et bien plus clairement que l’imposition d’une cour de justice ou d’une commission sur l’histoire du Nazum. Même la Confédération Socialiste du Nazum devrait concéder que créer des chemins de fer est plus intéressant sur le long terme que de s’écharper inutilement sur qui contrôlera les juges d’une institution qui aura tôt fait d’être dénoncée sitôt que ses verdicts ne seront pas du goût de tout le monde. »

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    Pays représenté : Deuxième République de Dyl’Milath
    Nom de l'interlocuteur : (chef de délégation ou porte parole) Drano Enagi
    Déclaration : Nous avons écouté avec intérêt votre prise de parole, Madame Parvati Mathai, et nous sommes d'accord avec vous sur certains points. Il est évident que la création de ce que vous appelez “Ministère de la Vérité” n’est en rien souhaitable. Je dois cependant soulever un point crucial dans cet argument, s’il est délétère de réécrire l’histoire de notre continent pour justifier nos actions présentes et futur, il est très sûrement indispensable de s’accorder sur la vrai histoire de notre passé, pour pouvoir en tirer les conclusions qui s’imposent sans erreur, et ainsi prendre les bonne décisions. Il serait regrettable, que lors d’une situation de crise, chacun, se souvenant de sa version des faits passés, choisisse une voie d’action différente, en présentant des arguments différents, ce qui ruinerait l’union de nos nations, et nous empêcherait d’établir, ou de rétablir, la paix.

    De plus, bien que vous semblez voir le projet mentionné initialement par Alper Kamar Agha de Cours de Justice Nazumi, comme un organe punitif, il faut se rappeler que sans un organe capable de régler les litiges entre les pays, et de définir ce qui est illégal au regard du Droit Nazumi, le maintien de la paix se retrouve extrêmement difficile, voire impossible. Cet organe peut être punitif, mais est le seul moyen autre que la force, pour limiter les abus et empêcher la loi du plus fort de régner sur le monde.

    Outre les projets que cette communauté à vocation de créer, l’utilité principale de la Charte est de faire respecter la paix. Pour faire respecter la paix, de simples projets commerciaux ne suffisent pas. Ils sont certes utiles, et même très importants, mais ne sont, et ne seront jamais la clef de voûte de la paix. Pour cela, il faut également déterminer quelles sont les règles à respecter pour la maintenir, et avoir un organe capable de faire respecter ces règles. A ce titre, nous soutenons la proposition de définir les Droits Fondamentaux de Mikhail Avilov.

    Pour parler des projets que vous proposez, le projet ferroviaire continental du Ruban Doré nous semble en effet très intéressant pour la coopération économique, car il permettrait de développer grandement les échanges entre les pays.

    Points majeurs :
    • Accord sur la cours de justice
    • Accord sur les Droits Fondamentaux
    • Accord sur le projet d’Histoire commune du Nazum
    • Accord sur le projet du Ruban DorĂ©
    3108
    Pays représenté : Troisième République du Jashuria

    Nom de l'interlocteur : Dame Parvati Mathai, Quatrième Ambassadrice du Jashuria

    Déclaration : « Monsieur Enagi,

    Vous n’êtes pas historien. Aucun de ceux présents dans cette pièce ne l’est. Nous sommes des diplomates, des politiciens, des administratifs. Nous n’avons pas de mandat pour définir ce qu’est l’Histoire car c’est le travail des historiens de forger eux-mêmes un consensus scientifique. Alors laissez aux historiens leur travail et laissez-leur le soin de faire avancer les sciences, plutôt que de vous arroger le droit de définir ce qui est historiquement vrai ou historiquement faux. Vous n’en avez nullement les compétences et ce n’est pas de notre ressort. En ce domaine, je ne saurai trop vous recommander que la plus simple humilité et d'envisager les faits suivants : la Troisième République du Jashuria se réclame seule héritière légitime de l'Empire Yahudharma. La République de Jaya et l'estimée République du Wanmiri et celle du Sud-Kazum se réclament aussi héritières de l'Empire Yahudharma. Monsieur Enagi, laquelle de ces Républiques serait alors l'héritière légitime de l'Empire ? Autre problème : les anciens feudataires de l'estimé Empire des Ushongs sont-ils dans une logique d'émancipation, ou de trahison envers le Mandat Céleste ? J'espère que vous n'allez pas nous demander de promouvoir une histoire ou l'autre ... Vous risquez de faire des déçus parmi nos participants.

    Concernant l’hypothétique Cour de Justice Nazumie, votre intervention fait preuve d’une certaine naïveté. En promouvant l’idée d’une telle cour, vous justifiez implicitement le recours à la force et à la coercition pour faire appliquer les décisions de justice en cas de refus de s’y soumettre. Vous sous-traiterez donc à d’autres le recours à la force pour faire appliquer les décisions. Si ceci vous conviendra bien lorsqu’il s’agira de punir vos rivaux, qu’en sera-t-il quand le droit sera appliqué pour vous punir ? Car après tout, monsieur Enagi, il ne faut pas oublier que vous accueillez aujourd’hui sur votre territoire les principaux responsables de l’effondrement du Ninchi : son ancien gouvernement. Principaux responsables que vous entendiez espionner en sous-traitant vos opérations clandestines au régime kartien. Devons-nous juger vos actions au regard d’un Droit Nazumi pour que vous puissiez vous expliquer sur vos tentatives d’ingérence ? Soyons sérieux monsieur Enagi, vous ne voulez pas avoir à vous expliquer devant nos juges.

    Nous le redisons encore une fois. La paix se construit par la confiance et par des projets communs, pas par une alliance militaire maquillée sous le fard d’une cour de justice qui aura tôt fait d’être répudiée sitôt que ses jugements iront à l’encontre des Etats-membres. Le Jashuria propose de construire cette confiance et cette paix par le biais du commerce et de la construction d’infrastructures communes. Vous répondez qu’il faut la construire par la coercition et la force en cas de litiges. Nous tendons la main. Vous entendez la menotter. Nous entendons construire la paix par des échanges d’égal à égal. Vous entendez la construire par l’inflation du droit et de sa force répressive.

    Nous vous demandons donc de réfléchir à nouveau à cette question de la Cour de Justice. Elle nous semble pour nous extrêmement prématurée et la Troisième République du Jashuria ne saurait reconnaître une telle cour pour le moment. Nous pensons, monsieur Enagi, que vous mettez la charrue avant les boeufs et qu'une Cour de Justice aurait tôt fait de se transformer en un fiasco comme le fut la Cour de Justice Internationale menée par la Poëtoscovie, qui se ridiculisa en son temps dans le traitement de la crise du Diambée. »

    2766
    Pays représenté : Deuxième République de Dyl’Milath
    Nom de l'interlocuteur : (chef de délégation ou porte parole) Drano Enagi
    Déclaration :
    Madame Mathai.
    Je vous prie de m’excuser si mes propos n'étaient pas clairs, quant à une instance de détermination de l’histoire du Nazum. Je n’ai nullement, il me semble, avancé que des diplomates de quelque pays pouvaient définir l’histoire, ou en tout cas je ne le pense nullement. Je partage votre point de vue sur cette question, laissons à des historiens la tâche de retracer l’histoire. C’est comme cela que j'envisage le projet d’Histoire commune du Nazum.
    Quant à l’héritage de l’Empire Yahudharma, je ne peux bien évidemment pas me prononcer sur la question, car je ne dispose pas d’informations fiables. Même problèmes pour l’Empire des Ushongs envers le Mandat Céleste. Toutefois, l’intérêt d’une histoire commune peut facilement ressortir de ces exemples. J’estime que, dans des cas comme cela, connaître la véritable histoire est primordial. Imaginez un instant que l’héritier légitime de l’Empire Yahudharma doive recevoir à tout instant un bien d’une valeur immense, et indispensable aux quatres pays qui se revendiquent l’héritage. Sans histoire commune, le bien aurait bien plus de chance de revenir au plus fort, en l'occurrence le Jashuria, qu’à l’héritier légitime, si tant est qu’il n’y en ait qu’un seul. Dans ce cas, comme dans celui que vous redoutez, il y aura des déçues. Bien sûr, actuellement, aucun enjeux ne requiert la détermination de la vérité, mais je pense que la vérité est préférable à un climat où chacun se persuade de sa propre version des faits, qui ne saurait nous mener dans le droit chemin.

    Vous semblez très attachés à l’idée qu’un organe de justice dans cette communauté ne serait synonyme que de force et de coercition, mais comme je l’ai déjà dit, l’absence de cet organe attirerait également cette force et cette coercition, mais pour le plus fort et non pour le plus juste. Sans personne pour décider impartialement qui a raison, celui qui aura raison en permanence sera celui qui possède le plus de chars, et votre intervention fait également preuve d’une certaine naïveté en refusant de l’admettre.
    Je remarque également que vous considérez mon gouvernement et moi-même comme gravement hypocrite. Je passerais outre la nature ad Hominem de cet argument, qui selon moi n’a rien à faire dans une discussion diplomatique, et m’attacherais à le démonter. Si, démocratiquement, cette communauté décide à la majorité que les actes antérieures du Dyl’Milath sont illégaux au regard des lois de cette communauté, et que, malgrés qu’ils aient été perpétrés avant l’adoption de ces lois, ils soient tout de même imputables au gouvernement et à la nation milathienne, ceux-ci assumeront leur responsabilités et répondront de leurs actes devant cette communauté. Si vous doutez de mes dires, sachez qu’il est considéré comme primordial pour chaque personnalité politique milathienne de répondre de ses actes à tout moment.

    Par ailleurs, nous réaffirmons notre soutien aux projets que vous proposez, en nous n’entendons nullement vous gêner pour quelque motif que ce soit si vous respectez les lois que nous établirons. En règle générale, celui qui respecte les lois n’a pas à redouter qu’on sanctionne celui qui ne les respecte pas.
    3645
    Pays représenté : Empire du Grand Ling
    Nom de l'interlocteur : CHEN Hu
    Déclaration :

    Sceau de l'Empereur
    Déclaration de Son Excellence CHEN Hu, secrétaire d'État du Grand Ling.


    « Estimés Représentants,

    La délégation lingoise que je préside, ici, a écouté avec attention les propos tenus par les représentants présents et particulièrement ceux de la République de la Cité de Myaikho, ceux de la République Démocratique Populaire de Ouaine, ceux de la Troisième République du Jashuria et ceux de la Deuxième République de Dyl’Milath.
    Après avoir entendu les arguments intéressants portés par notre honorable amie et collègue Parvati Mathai ; nous comprenons la vision de la Troisième République. L'Empire du Grand Ling soutien l'idée d'une cour de justice continentale, mais est conscient que celle-ci ne pourra se faire ni maintenant, ni dans la forme la plus avancée que nous serions prêts à accepter.
    Afin que ce sommet puisse continuer d'avancer dans les eaux capricieuses de la coopération internationale, nous aimerions suggérer que le sujet de la cour de justice continentale soit reporté à une future session de la Communauté des États nazumis. Sur ce sujet que nous aimerions pouvoir refermer dès à présent, nous conclurons par le fait qu'à défaut d'une cour de justice continentale, les États-membres de la Communauté des États nazumis pourraient s'entendre sur des accords de coopération en matière de justice notamment d'extradition pour les criminels si ceux-ci ne sont pas accusés ou jugés coupable d'être criminels pour des raisons idéologiques ou politiques ou encore, de la création d'une éventuelle organisation continentale de coopération policière. Là encore, il sera question d'en définir les contours légaux lors d'une future session de la Communauté.

    Nous rejoignons la Troisième République sur le fait que la coopération doit avant tout être le fruit d'une paix et d'une amitié entre les États-membres et non sous le règne impur de la coercition et de la peur du rapport de force.
    »


    « Au sujet de la coopération internationale pour l'érection de projets communs, nous rejoignons — de fait — la Troisième République sur le projet ferroviaire continental du Ruban Doré dont l'Empire est l'un des principaux promoteurs et instigateurs par l'intermédiaire de sa compagnie ferroviaire nationale, la Great Ling Railways. En effet, ce projet a vu le jour initialement au sein des Accords de Sokcho et a séduit le Cabinet de Sa Majesté. Ce projet, comme de nombreux d'autres doivent être la pierre angulaire de la coopération continentale. Nous devons avant tout permettre aux nazumis de pouvoir bénéficier des meilleurs traitements et leur ouvrir la voie à plus de perspective sur le continent.
    Nous devons nous concentrer sur des projets en matière de santé publique, de sciences, d'infrastructures, d'enseignement, de culture et cela doit se faire par des projets comme le Ruban Doré, par des routes pan-nazumis, par des liaisons aériennes, par la normalisation d'un certain nombre de points pour faciliter les échanges y comprit économiques.

    Nous ne reviendrons pas sur le sujet d'une Histoire nazumi, qui est le fruit de la recherche scientifique et historiographique qui pourront certes être aidés par des financements locaux, voire continentaux, mais qui ne concerne pas directement une bande de diplomates et administrateurs.
    L'Empire du Grand Ling, sur ces questions, estime que nos ministères et agences nationales pourront se mettre en relation dans le cadre de la Communauté, pas parce que nous, diplomates, leur auront intimé l'ordre. À ce sujet, l'Empire a déjà initié de son côté une certaine ouverture pour l'Enseignement — dans l'article 6 du décret d'application sur la classification des examens et diplômes nationaux — auquel nous inviterons les États-membre à se pencher lors d'une prochaine session.

    Pour conclure et préparer le socle de base que représente la Charte, nous réaffirmons que seuls les points d'étonnement de la délégation que je préside concernent la durée des mandats de la présidence et la vice-présidence de l'Assemblée communautaire et du Secrétaire général ainsi que la définition d'un « État nazumi ».

    Merci pour votre attention, je vous rends la parole.
    »


    Son Excellence CHEN Hu
    4457
    Pays représenté : République Populaire du Baïshan
    Nom de l'interlocteur : Wei Jianlong, Premier-Secrétaire aux Affaires Étrangères
    Déclaration :

        « Chers Représentants,

        Notre délégation souhaite dans un premier temps remercier la République du Talaristan et ses représentants pour la tenue de ce forum, ainsi que chacun des intervenants ici présents. La paix et la stabilité dans le Nazum est un enjeu crucial pour le développement de nos Nations et garantir la prospérité de nos Peuples. La République Populaire du Baïshan a toujours souligné son intérêt pour la diplomatie, la coopération et la pacification de notre continent. Nous nous réjouissons aujourd'hui de voir cet objectif partagé.

        La Charte Fondamentale de la Communauté des États Nazumis proposé par la République du Talaristan apparaît comme une initiative nécessaire à la bonne coopération de nos États. Cependant, nous aimerions revenir sur certains points.

        Concernant les objectifs généraux énoncés par l'article I alinéa 3, la RPB s'aligne sur la majorité d'entre eux. Toutefois, nous émettons des doutes sur la favorisation de la circulation des biens et des personnes ainsi que l'harmonisation des normes. Ces objectifs semblent en opposition avec la volonté affichée de sauvegarder la souveraineté des Nations. Nous aimerions un éclaircissement sur la manière dont ces objectifs se traduiront pour nos pays ainsi que le caractère contraignant, ou non, des décisions qui seront prises dans ce cadre. Comme beaucoup de Nations ici présentes, le Baïshan se place en faveur du respect des frontières et des normes internes à des fins sécuritaires et organisationnelles.
        En outre, les champs d'application de l'Assemblée Communautaire cité par l'article V alinéa 1 nous semble très élargie. Une harmonisation de « la coopération des États membres sur le plan économique, social, culturel, diplomatique, politique [et] sécuritaire » nous semble dépasser les objectifs fixer par la charte en terme de souveraineté des États. Là aussi, nous aimerions quelques éclaircissement sur la manière dont cela sera proposé aux États sans que cela devienne une contrainte, sans que nos cultures diversifiées s'uniformisent et sans que notre diversité économique disparaissent.

        Concernant les représentations de l'Assemblée Communautaire et du Secrétaire Générale, nous aimerions nous assurer de limiter les influences d'un pays membre en émettant la proposition suivante : la présidence et la vice-présidence de l'Assemblée Communautaire ne peuvent avoir la même nationalité que le Secrétaire Générale, décalant ainsi leurs mandats après celui du Secrétaire. Cette proposition nous paraît pertinente dans cette volonté de collaborer à égalité sans monopolisation des influences.

        Le reste de la Charte est aligné avec les valeurs de la RPB et cohérent avec cette envie d'unir les Nations du Nazum dans une coopération prospère et pacifique. Les points sur lesquels nous bloquons actuellement le sont par l'absence de clarté sur leur caractère contraignant, ce qui serait incompatible avec un développement efficace de notre continent et la sauvegarde de notre identité.

        Concernant un organe de justice pour la Communauté des États Nazumis, la République Populaire du Baïshan s'y oppose dans l'état actuel des discussions. Dans la mesure où les valeurs et les intérêts de nos Nations divergent grandement, il nous apparaît compliqué d'établir un organe avec des pouvoirs aussi contraignants avec la confiance de tous les États. Nous nous positionnons en faveur d'une coopération économique et diplomatique avant tout et souhaitons, pour le moment, laisser la libre décision aux États de condamner ou non, en alignement avec leurs valeurs propres. L'examen d'une telle proposition pourra se faire ultérieurement, selon nous, quand nos Nations seront davantage alignées et avancées dans le processus de collaboration que nous mettons en place aujourd'hui.

        Nous nous plaçons également contre la proposition d'un projet d'Histoire commune. Pour nous, cela n'entre pas dans le cadre de la coopération que nous souhaitons, pour des raisons de souveraineté et d'identité nationale.

         Pour finir, la RPB se positionne en faveur du projet ferroviaire du Ruban Doré. Il représente un enjeu économique important pour notre continent et un vecteur essentiel au développement de nos Nations. Cela rejoint aussi nos initiatives locales de créer des partenariats avec les autres acteurs régionaux, comme ça a été le cas avec la Seconde République du Dyl'Milath et la mise en place d'une liaison ferroviaire entre nos deux pays.


    Points majeurs :
    • Demande d'Ă©claircissement sur les objectifs gĂ©nĂ©raux (favorisation de la circulation des biens et personnes ; harmonisation des normes).
    •  Demande d'Ă©claircissement sur le champ d'action de l'AssemblĂ©e Communautaire.
    •  Vigilance sur le respect de la souverainetĂ© laissĂ©e aux États.
    • Suggestion de ne pas laisser un pays ĂŞtre reprĂ©sentĂ© Ă  la fois Ă  la prĂ©sidence de l'AssemblĂ©e Communautaire et du Conseil de la CommunautĂ©.
    • Accord sur le reste de la Charte.
    • DĂ©saccord sur la proposition d'une cours de justice, en l'Ă©tat actuel des choses.
    • DĂ©saccord sur le projet d'Histoire Commune du Nazum.
    • Accord sur le projet du Ruban DorĂ©
    2741
    Pays représenté : République de Poëtoscovie

    Nom de l’interlocuteur : Piotr Vassia, Ministre des Relations Internationales

    Déclaration :

    Mes estimé·es collègues, mes cher·es homologues nazumi·es,

    Si je peux me tenir devant vous aujourd’hui au nom de la Nation Littéraire… Si je peux vous livrer un discours dont chaque mot contribuera à écrire une nouvelle page de notre histoire commune… Si je pourrai bientôt applaudir les interventions à venir, dont je salue d’ores et déjà le fond, c’est parce que je dois reconnaître le succès qui couronne enfin nos efforts, après tant d’échecs.

    Je souhaite profiter de cette tribune pour dénoncer, une fois encore, la menace persistante que représente la Vélèsie. Deux États ont déjà eu le courage d’aborder ce sujet, et je les en remercie sincèrement. La Troisième République du Jashuria et la République Fédérale Communiste Libertaire d’Ustia n’ont en effet pas oublié le massacre de nos diplomates dans la capitale vélèsienne — un crime qui a durablement marqué notre pays et continue de guider notre action sur la scène internationale. C’est précisément cet événement qui nous pousse à promouvoir un droit international renforcé, et a fortiori un droit diplomatique exigeant. Pour éviter que de tels drames ne se reproduisent, nous proposons de rendre obligatoire l’adhésion au Pacte International relatif aux Normes Diplomatiques pour toute intégration au sein de la communauté en formation. Les grandes puissances de ce continent ont déjà franchi ce pas ; il serait dommage que tous les États présents ici ne fassent pas de même.

    Par ailleurs, la Poëtoscovie ne saurait siéger aux côtés d’États dont les agissements bafouent ouvertement les droits de l’humanité. Une communauté digne de ce nom ne peut se construire que sur le respect inconditionnel de la dignité humaine. C’est pourquoi nous exigeons la rédaction d’un instrument juridique contraignant en matière de droits fondamentaux, assorti de mécanismes permettant d’engager des procédures contre les États qui violeraient ces principes.

    Nous rejoignons en outre les positions défendues par la diplomatie jashurienne dans l'établissement d'une communauté de façon progressive, sans "brûler les étapes" et en demeurant conscient qu'il est ainsi l'unique moyen de poursuivre dans une entreprise commune sans susciter des oppositions d'emblée.

    Je vous remercie de votre attention.

    Points majeurs :

    Réserve quant à la participation à une organisation incluant la Vélèsie.

    Nous demandons soit un mécanisme d’exclusion de la Communauté (par vote à la majorité des 2/3 en cas de manquement aux textes fondateurs),
    soit une suspension automatique du statut de membre, décidée conjointement par la présidence et la vice-présidence.

    Désaccord sur l’emploi du terme « race », que nous proposons de remplacer par « race supposée » pour plus de rigueur.

    Demande d’intégration obligatoire du Pacte International relatif aux Normes Diplomatiques (PIND), afin d’harmoniser les législations en droit international public entre les membres.

    Demande de rédaction d’une Déclaration nazumie des droits de l’homme, dont la ratification serait un prérequis à l’adhésion à la communauté.

    Accord sur les autres propositions discutées.
    6902
    Pays représenté : Organisateur du Forum des États Nazumis (de jure) ; Talaristan (de facto)
    Nom de l'interlocteur : Ilmir ZĂĽleyhan
    Déclaration :

    Logotype CEN
    Monsieur Ilmir Züleyhan, Secrétaire d'État, membre du Conseil d'État, Chargée de l'organisation du Forum des États Nazumis, prend la parole.

    « Excellences,
    Estimés frères et sœurs nazumis,

    [ZzzzZZZZzz... Le micro ne marche plus ?....ZzzzZZZZzz Ă  si cela revient !]

    Je tiens tout d’abord à saluer les prises de parole des délégations de l’Empire du Grand Ling, de la République populaire du Baïshan et de la République de Poëtoscovie, par le biais de leurs représentants, qui n’avaient jusqu’à présent pas encore pris part aux débats de cette conférence. Votre présence ici constitue un symbole supplémentaire de l’importance de ce forum dans la construction d’un nouveau Nazum, en dépit des nombreuses divergences idéologiques, de la multiplicité des religions et des différentes cultures qui divisent notre continent.

    Cette division ne doit cependant pas prendre une place prépondérante dans nos débats. À l’heure où nous ne sommes pas encore structurés, avec un forum qui atteint aujourd’hui son sixième mois, nous ne devons pas oublier que l’effort commun doit demeurer au centre de l’attention de vos délégations. Aucune nation ne peut revendiquer le plein pouvoir d’imposer ses volontés ici, sans quoi nous n’atteindrons jamais les objectifs que nous nous sommes tous fixés par notre présence.

    C’est pour cela que j’invite les délégations jashurienne et dylmilathienne au calme — avec un certain retard, il convient de le reconnaître. Nul ne peut nier que vos deux nations expriment des besoins qui leur sont propres, et nous sommes conscients des nombreux différends qui opposent actuellement la Troisième République de Jashuria et la Deuxième République de Dyl’Milath, tout comme ils affectent, plus largement, l’ensemble du continent. Mais nous pensons que c’est par un débat calme, réfléchi et constructif que nous parviendrons à clore ce sommet par une réussite et à faire émerger une véritable communauté nazumie.

    Pour revenir une nouvelle fois sur les points que vous avez soulevés, Monsieur Wei Jianlong, je me vois contraint de vous inviter à consulter les archives des précédentes sessions de ce forum afin d’obtenir les réponses à vos interrogations. En effet, nombre des éléments que vous avez évoqués — tout comme d’autres délégations avant vous — ont déjà été abordés à plusieurs reprises, et les éclaircissements nécessaires ont été apportés. Il ne me semble pas opportun de revenir à nouveau sur des points déjà traités, au risque de ralentir la progression de nos travaux et d’éloigner ce forum de son objectif de conclusion.

    * * *

    Monsieur Ilmir ZĂĽleyhan ce racle la gorge, et bois un petit verre d'eau...

    Ce n’est pas sans émotion que je prends la parole pour aborder, enfin, le dernier chapitre de ce forum. Après avoir écouté, pris note et débattu librement avec vous, je pense que nous sommes parvenus à prendre en compte les principaux points d’achoppement qui bloquaient jusqu’à présent le processus d’organisation, à l’échelle continentale, d’une communauté fonctionnelle. J’espère également avoir pu répondre à l’ensemble des interrogations, avoir éclairci les doutes, et je remercie les délégations qui ont pris la parole afin de clarifier certains points, ainsi que l’ensemble des représentants ici présents pour leur écoute.

    Avant de vous présenter les différents points qui seront modifiés, ajoutés ou rédigés à nouveau à la suite de vos déclarations, je tiens évidemment à préciser que nous n’avons pas pu tout recenser et que nous nous sommes attachés à retenir l’essentiel, à savoir les éléments les plus récurrents ou ceux nous paraissant les plus cohérents. Il est évident que certains points ont pu être omis — auquel cas je m'en excuse — et nous rappelons également que l’objectif premier de cette charte n’est pas de répondre pleinement aux aspirations idéologiques, diplomatiques ou politiques propres à chacune de vos nations, mais bien de constituer un effort commun en vue de renforcer la sécurité, la paix, la stabilité et la solidarité sur notre continent.

    Voici les points qui seront ajoutés ou intégrés à la Charte fondamentale :

    • Modification du mandat de la prĂ©sidence de l’AssemblĂ©e communautaire, passant de six mois Ă  quatre ans ;
    • Modification du mandat du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la communautĂ©, passant d’un an Ă  quatre ans ;
    • IntĂ©gration d’une clause empĂŞchant que les fonctions de prĂ©sident de l’AssemblĂ©e communautaire et de secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la communautĂ© ne soient occupĂ©es par deux reprĂ©sentants de mĂŞme nationalitĂ© ;
    • Modification du nombre de voix requis pour la censure du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la communautĂ©, passant de 3/4 Ă  2/3, nĂ©cessitant toutefois le dĂ©pĂ´t d’un dossier de censure ;
    • IntĂ©gration d’un mĂ©canisme d’exclusion de la communautĂ©, fondĂ© sur un vote Ă  la majoritĂ© des 2/3 en cas de manquement aux textes fondateurs ;
    • IntĂ©gration de sortie de la communautĂ©, fondĂ© sur une volontĂ© propre et libre prise par un État membre ;
    • IntĂ©gration d’un mĂ©canisme de suspension temporaire de la communautĂ©, dĂ©cidĂ© par le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral. Toute suspension devra ensuite ĂŞtre dĂ©battue dans un dĂ©lai d’un mois. En cas d’abus de pouvoir du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral, celui-ci pourra ĂŞtre censurĂ© par un vote Ă  la majoritĂ© des 2/3 ;
    • RĂ©daction d’une dĂ©claration nazumie des droits de l’homme, annexĂ©e Ă  la Charte fondamentale afin de correspondre aux garanties Ă©noncĂ©es par plusieurs de ses articles.

    Cependant, étant donné les nombreux accords mais également les désaccords persistants entre les délégations représentant vos nations respectives, et après consultation de mes conseillers en charge de l’animation de ce forum, nous avons estimé que certains sujets, bien que reconnus comme importants, devaient pour le moment être mis en suspens afin de ne pas fragiliser davantage nos travaux. Si de tels projets doivent aboutir — et nous le souhaitons —, ils devront l’être par le vote des nations membres de la communauté, via ses institutions, conformément aux dispositions de la charte fondamentale qui permet d’établir de nouvelles structures communautaires.
    Nous pouvons citez notament :

    • Projet d’un droit international propre Ă  la communautĂ© nazumie ;
    • Projet d’une cour internationale de justice pour la communautĂ© nazumie ;
    • D'autres projets de coopĂ©ration secondaire — comme le ruban dorĂ©e — qui ne dĂ©pendent pas exclusivement de cette organisation.

    Sauf nouvelles prises de parole concernant les points évoqués, je tiens une dernière fois à saluer l’ensemble des délégations ayant participé à ce forum — qu’elles se soient exprimées ou non —, qui, malgré une durée plus longue que prévue, a permis un débat constructif entre des nations, des gouvernements, des cultures et des peuples différents, réunis autour d’un objectif commun : la coopération nazumie.

    C’est dans cet esprit ouvert, presque fraternel, que j’espère poursuivre mon engagement en tant que représentant de la République du Talaristan auprès des institutions de la Communauté des États nazumis. Le choix de Son Excellence Monsieur Mirza Arsam, président de la République, de me nommer à cette fonction m’honore particulièrement, et j’espère me montrer digne, tant auprès du peuple talar que des délégations ici représentées, de la responsabilité qui m’incombe.

    Avant de clore mon temps de parole, Vos Excellences, Mesdames et Messieurs les représentants, je tiens à vous informer que la Charte fondamentale sera modifiée conformément aux éléments que je viens d’énoncer, avant de vous être officiellement transmise pour approbation. Je poursuivrai provisoirement ma mission d’animation du forum jusqu’à ce que la Charte fondamentale soit officiellement approuvée et ratifiée par les nations souhaitant prendre part à ce projet, qui doit aboutir à la stabilisation, à la paix, à la sécurité et à la coopération entre les nations nazumies.

    Excellences,
    Estimés frères et sœurs nazumis,

    Je vous remercie de m’avoir écouté et vous laisse reprendre la parole. »

    Monsieur Ilmir Züleyhan, Secrétaire d'État, membre du Conseil d'État
    0
    Post précédentUnius a écrit :Pays représenté : Organisateur du Forum des États Nazumis (de jure) ; Talaristan (de facto)
    Nom de l'interlocteur : Ilmir ZĂĽleyhan
    Déclaration :

    Logotype CEN
    Monsieur Ilmir Züleyhan, Secrétaire d'État, membre du Conseil d'État, Chargée de l'organisation du Forum des États Nazumis, prend la parole.

    « Excellences,
    Estimés frères et sœurs nazumis,

    [ZzzzZZZZzz... Le micro ne marche plus ?....ZzzzZZZZzz Ă  si cela revient !]

    Je tiens tout d’abord à saluer les prises de parole des délégations de l’Empire du Grand Ling, de la République populaire du Baïshan et de la République de Poëtoscovie, par le biais de leurs représentants, qui n’avaient jusqu’à présent pas encore pris part aux débats de cette conférence. Votre présence ici constitue un symbole supplémentaire de l’importance de ce forum dans la construction d’un nouveau Nazum, en dépit des nombreuses divergences idéologiques, de la multiplicité des religions et des différentes cultures qui divisent notre continent.

    Cette division ne doit cependant pas prendre une place prépondérante dans nos débats. À l’heure où nous ne sommes pas encore structurés, avec un forum qui atteint aujourd’hui son sixième mois, nous ne devons pas oublier que l’effort commun doit demeurer au centre de l’attention de vos délégations. Aucune nation ne peut revendiquer le plein pouvoir d’imposer ses volontés ici, sans quoi nous n’atteindrons jamais les objectifs que nous nous sommes tous fixés par notre présence.

    C’est pour cela que j’invite les délégations jashurienne et dylmilathienne au calme — avec un certain retard, il convient de le reconnaître. Nul ne peut nier que vos deux nations expriment des besoins qui leur sont propres, et nous sommes conscients des nombreux différends qui opposent actuellement la Troisième République de Jashuria et la Deuxième République de Dyl’Milath, tout comme ils affectent, plus largement, l’ensemble du continent. Mais nous pensons que c’est par un débat calme, réfléchi et constructif que nous parviendrons à clore ce sommet par une réussite et à faire émerger une véritable communauté nazumie.

    Pour revenir une nouvelle fois sur les points que vous avez soulevés, Monsieur Wei Jianlong, je me vois contraint de vous inviter à consulter les archives des précédentes sessions de ce forum afin d’obtenir les réponses à vos interrogations. En effet, nombre des éléments que vous avez évoqués — tout comme d’autres délégations avant vous — ont déjà été abordés à plusieurs reprises, et les éclaircissements nécessaires ont été apportés. Il ne me semble pas opportun de revenir à nouveau sur des points déjà traités, au risque de ralentir la progression de nos travaux et d’éloigner ce forum de son objectif de conclusion.

    * * *

    Monsieur Ilmir ZĂĽleyhan ce racle la gorge, et bois un petit verre d'eau...

    Ce n’est pas sans émotion que je prends la parole pour aborder, enfin, le dernier chapitre de ce forum. Après avoir écouté, pris note et débattu librement avec vous, je pense que nous sommes parvenus à prendre en compte les principaux points d’achoppement qui bloquaient jusqu’à présent le processus d’organisation, à l’échelle continentale, d’une communauté fonctionnelle. J’espère également avoir pu répondre à l’ensemble des interrogations, avoir éclairci les doutes, et je remercie les délégations qui ont pris la parole afin de clarifier certains points, ainsi que l’ensemble des représentants ici présents pour leur écoute.

    Avant de vous présenter les différents points qui seront modifiés, ajoutés ou rédigés à nouveau à la suite de vos déclarations, je tiens évidemment à préciser que nous n’avons pas pu tout recenser et que nous nous sommes attachés à retenir l’essentiel, à savoir les éléments les plus récurrents ou ceux nous paraissant les plus cohérents. Il est évident que certains points ont pu être omis — auquel cas je m'en excuse — et nous rappelons également que l’objectif premier de cette charte n’est pas de répondre pleinement aux aspirations idéologiques, diplomatiques ou politiques propres à chacune de vos nations, mais bien de constituer un effort commun en vue de renforcer la sécurité, la paix, la stabilité et la solidarité sur notre continent.

    Voici les points qui seront ajoutés ou intégrés à la Charte fondamentale :

    • Modification du mandat de la prĂ©sidence de l’AssemblĂ©e communautaire, passant de six mois Ă  quatre ans ;
    • Modification du mandat du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la communautĂ©, passant d’un an Ă  quatre ans ;
    • IntĂ©gration d’une clause empĂŞchant que les fonctions de prĂ©sident de l’AssemblĂ©e communautaire et de secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la communautĂ© ne soient occupĂ©es par deux reprĂ©sentants de mĂŞme nationalitĂ© ;
    • Modification du nombre de voix requis pour la censure du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la communautĂ©, passant de 3/4 Ă  2/3, nĂ©cessitant toutefois le dĂ©pĂ´t d’un dossier de censure ;
    • IntĂ©gration d’un mĂ©canisme d’exclusion de la communautĂ©, fondĂ© sur un vote Ă  la majoritĂ© des 2/3 en cas de manquement aux textes fondateurs ;
    • IntĂ©gration d’un mĂ©canisme de suspension temporaire de la communautĂ©, dĂ©cidĂ© par le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral. Toute suspension devra ensuite ĂŞtre dĂ©battue dans un dĂ©lai d’un mois. En cas d’abus de pouvoir du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral, celui-ci pourra ĂŞtre censurĂ© par un vote Ă  la majoritĂ© des 2/3 ;
    • RĂ©daction d’une dĂ©claration nazumie des droits de l’homme, annexĂ©e Ă  la Charte fondamentale afin de correspondre aux garanties Ă©noncĂ©es par plusieurs de ses articles.

    Cependant, étant donné les nombreux accords mais également les désaccords persistants entre les délégations représentant vos nations respectives, et après consultation de mes conseillers en charge de l’animation de ce forum, nous avons estimé que certains sujets, bien que reconnus comme importants, devaient pour le moment être mis en suspens afin de ne pas fragiliser davantage nos travaux. Si de tels projets doivent aboutir — et nous le souhaitons —, ils devront l’être par le vote des nations membres de la communauté, via ses institutions, conformément aux dispositions de la charte fondamentale qui permet d’établir de nouvelles structures communautaires.
    Nous pouvons citez notament :

    • Projet d’un droit international propre Ă  la communautĂ© nazumie ;
    • Projet d’une cour internationale de justice pour la communautĂ© nazumie ;
    • D'autres projets de coopĂ©ration secondaire — comme le ruban dorĂ©e — qui ne dĂ©pendent pas exclusivement de cette organisation.

    Sauf nouvelles prises de parole concernant les points évoqués, je tiens une dernière fois à saluer l’ensemble des délégations ayant participé à ce forum — qu’elles se soient exprimées ou non —, qui, malgré une durée plus longue que prévue, a permis un débat constructif entre des nations, des gouvernements, des cultures et des peuples différents, réunis autour d’un objectif commun : la coopération nazumie.

    C’est dans cet esprit ouvert, presque fraternel, que j’espère poursuivre mon engagement en tant que représentant de la République du Talaristan auprès des institutions de la Communauté des États nazumis. Le choix de Son Excellence Monsieur Mirza Arsam, président de la République, de me nommer à cette fonction m’honore particulièrement, et j’espère me montrer digne, tant auprès du peuple talar que des délégations ici représentées, de la responsabilité qui m’incombe.

    Avant de clore mon temps de parole, Vos Excellences, Mesdames et Messieurs les représentants, je tiens à vous informer que la Charte fondamentale sera modifiée conformément aux éléments que je viens d’énoncer, avant de vous être officiellement transmise pour approbation. Je poursuivrai provisoirement ma mission d’animation du forum jusqu’à ce que la Charte fondamentale soit officiellement approuvée et ratifiée par les nations souhaitant prendre part à ce projet, qui doit aboutir à la stabilisation, à la paix, à la sécurité et à la coopération entre les nations nazumies.

    Excellences,
    Estimés frères et sœurs nazumis,

    Je vous remercie de m’avoir écouté et vous laisse reprendre la parole. »

    Monsieur Ilmir Züleyhan, Secrétaire d'État, membre du Conseil d'État

    👏👏👏
    5800
    Pays représenté : Empire Burujoa
    Nom de l'interlocteur : Keiko Burujoa, Princesse impériale, Directrice du Département des Affaires Etrangères
    Déclaration :

    Mes chers collègues, mes chers amis,

    L'Empire Burujoa vous remercie pour l'accueil que vous avez réservé à sa délégation dans cette capitale que votre peuple a su bâtir avec une ambition qui dépasse le raisonnable. Khydan est, à sa manière, un symbole : celui d'une nation qui se tourne vers l'avenir sans vraiment être pleinement dans le présent. C'est une audace qui peut aboutir à une abondante récolte, comme devenir le parasite qui tue le verger.

    L'Empire est venu ici avec sa franchise, qui est désormais coutumière à plusieurs d'entre vous. Nous ne sommes pas, par nature, des adeptes du multilatéralisme. Notre tradition diplomatique est davantage celle du dialogue direct, des accords bilatéraux et des relations construites rencontre après rencontre, entre deux nations qui se choisissent. Nous le disons sans honte et sans détour, parce qu'on y gagne toujours à être honnête, qu'à arborer une politesse de façade.

    Cela dit, nous sommes venus. Et nous sommes venus parce que ce projet mérite qu'on lui accorde une certaine importance.

    Ce qui nous intéresse, ce n'est pas le rêve d'une unité nazumie abstraite dont nous nous méfions comme du lait sur le feu. Ce qui nous intéresse, c'est la nature de ce projet tel qu'il nous a été présenté : une organisation technique, concrète et capable de mener à bien des coopérations pratique entre nations souveraines. Une organisation du Nazum, pour le Nazum, par le Nazum. L'Empire Burujoa ayant toujours prôné un Nazum des coopérations, il serait tout à fait hypocrite de rejeter alors une organisation de coopération, pour la seule et unique raison qu'elle serait multilatérale.

    Toutefois, l'Empire souhaite cependant exercer le droit que tout État souverain doit conserver dans ce type d'enceinte : celui de formuler des réserves claires, avant que la charte ne soit signée plutôt qu'après.

    La première réserve concerne une absence que nous avons relevée dans l'ébauche soumise à nos délégations. Nous n'y trouvons pas de procédure de retrait. C'est, pour l'Empire, une lacune qui n'est pas négociable. Une organisation qui ne prévoit pas la possibilité pour ses membres de la quitter librement n'est pas une organisation de coopération. C'est une prison dont on a jeté toutes les clés, pour être sur qu'on ne puisse pas en sortir, sauf à s'évader avec grande difficulté. Nous demandons ainsi qu'une procédure de retrait volontaire, claire et sans pénalité, soit inscrite dans la charte fondamentale avant toute signature. Ce n'est pas une défiance envers ce projet, mais une condition nécessaire à la survie de l'organisation.

    Notre deuxième réserve porte sur le troisième objectif tel qu'il est formulé : l'harmonisation des normes et règlements entre États membres. L'Empire Burujoa s'y oppose dans sa forme actuelle. Non par principe d'obstruction, mais parce que cette formulation ouvre une porte dont personne, aujourd'hui, ne peut garantir jusqu'où elle mènera demain. Harmoniser les normes, c'est, à terme, décider ensemble de ce que chaque nation peut ou ne peut pas faire chez elle. C'est remplacer une logique de souveraineté des Etats par une logique technocratique. Nous ne sommes pas prêts à emprunter ce chemin, et nous doutons que la majorité des nations ici présentes le soient davantage si elles y réfléchissent sérieusement. Nous proposons de reformuler cet objectif en des termes plus coopératifs fondés sur la volonté des Etats membres, et non d'une harmonisation trop floue imposée par les masses.

    En revanche, et nous tenons à le dire avec la même clarté, le premier objectif est celui qui doit primer sur tous les autres, et l'Empire y souscrit sans réserve. La paix et la sécurité du Nazum constituent le fondement sans lequel aucun des objectifs suivants n'a de sens. Une organisation commerciale ne prospère pas sur un continent en guerre. Une coopération culturelle ne s'épanouit pas dans un climat de défiance armée. Tout le reste est secondaire, et nous espérons que cette hiérarchie sera inscrite dans la charte de manière explicite.

    Sur la question de la justice internationale, évoquée par plusieurs délégations, l'Empire Burujoa exprime son désaccord le plus ferme. Non parce que la justice ne nous importe pas, c'est même tout le contraire. Mais parce qu'une justice internationale dont les contours sont par principe très flous, en fait une justice dont personne ne peut garantir l'impartialité. La justice doit toujours être rendue mais elle doit l'être de manière légitime, c'est à dire, par des Etats.

    Sur la coopération concrète, en revanche, l'Empire partage pleinement l'ambition exprimée par plusieurs de nos homologues. Et nous ne venons pas ici les mains vides. L'Empire Burujoa a depuis longtemps fait le choix d'investir dans la coopération concrète avec ses voisins nazumis. Non par charité, mais parce que nous avons compris depuis longtemps que la stabilité du Nazum se construit dans le quotidien des populations, pas seulement dans les salles de sommet. À ce titre, nous souhaitions rappeler l'existence du réseau de connexion électrique intégré que l'Empire a contribué à déployer avec plusieurs nations du continent comme le Grand Ling ou le Negara Strana. Un réseau qui alimente aujourd'hui des millions de foyers sans que personne ne sachent d'où vient le courant. Nous souhaitions également rappeler l'existence d'E-Hon, plateforme de partage de connaissances universitaires développée à l'origine par le Département de l'Instruction impériale, qui réunit aujourd'hui les ressources académiques de nombreux pays du Nazum et au-delà, et permet à un étudiant du Grand Kah d'accéder aux mêmes ressources qu'un étudiant de nos grandes universités.

    Ce sont ces initiatives, que j'aime appeler Coopération Mutuellement Bénéfique, modestes dans leur forme mais considérables dans leurs effets qui constituent, selon moi, le vrai visage de la coopération nazumie. La CEN sera forte si elle place les nazumis au cœur de toutes ses actions. Elle sera inutile si elle demeure un assemblage de traités, assemblé et conseil dont les bénéfices restent imperceptibles pour ceux au nom de qui elle est censée exister.

    Les nazumis doivent rester au cœur de ce projet. Pas comme bénéficiaires passifs d'une décision prise en leur nom, mais comme acteurs associés à tous les dispositif. C'est à cette condition que l'Empire Burujoa continuera de prendre part aux travaux de ce forum.

    Je vous remercie.

    Points majeurs : (points majeurs de désaccords ou d'accords)
    Accords :
    - organisation régionale
    - organisation tournée vers la paix et la sécurité
    - coopérations mutuellement bénéfiques et concrètes

    Désaccords :
    - absence de procédure de retrait
    - refus d'une harmonisation des normes
    - refus d'une justice internationale

    Image d'illustration si voulu
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