Posté le : 29 juin 2026 à 14:01:04
3507
La délégation du Nurzhan-Yebeinoyan a pour l'instant été très silencieuse à ce sommet. Malgré ça, on ne peut dire que le pays en a que faire de cette réunion, c'est même l'inverse : le Régent Odchigin Abaga est en effet le chef des représentants de la régence. Ils étaient surtout en train de laisser tout le monde parler pour se positionner, car dans le pays, la question de la confédération est un sujet qui divise, certains sont plus "autonomistes" et d'autres prônent une plus grande dépendance des États envers la CNS.
Les élections parlementaires de 2017 ont été gagnées par des autonomistes, mais le président, lui, est issu d'un parti politique qui veut une intégration plus grande. En bref, cette question-là ne peut pas être prise à la légère par la délégation. Néanmoins, après que les Ouanais ont déblatéré des propos discutables, notamment envers le principe de dictature du prolétariat : certes c'est un parti communiste qui a le pouvoir, mais le président, lui, ne l'est pas, tout comme une certaine part des diplomates présents dans la tribune du Nurzhan-Yebeinoyan, qui ont été très outragés, et ont failli rentrer chez eux, avant que ce soit la délégation de l'Ouaine qui le fasse. Alors, le Régent décide de prendre la parole après tout le monde, pour donner son avis, en essayant de faire passer un compromis acceptable pour que le Parlement national accepte les propositions qui seront adoptées ici même.
Quand ce fut enfin le tour de la délégation de parler, le Régent monta sur scène et commença son discours, écrit sur un papier, fini quelques minutes plus tôt :
"Bien que notre délégation ne se soit fait entendre depuis le début de la journée, nous avons quand même réfléchi à tout ce qui a été dit, et voici ce que moi, en qualité de Régent du Nurzhan-Yebeinoyan, et ma délégation avons à dire :
Sur le nouveau nomn de la CSN, peu nous importe, si x ou y nom peut faire plaisir à vos peuples, le nôtre en sera indifférent.
Pour les institutions supranationales, nous refusons formellement la création d’un organe idéologique, même à titre consultatif. En tant que démocratie totale, si mon peuple venait à voter un parti politique plutôt pro-capitaliste pour prendre la Régence, je ne veux pas qu’une organisation de personnes dise "c’est pas très socialiste tout ça". Et je souhaite prendre mes réserves vis-à-vis d’un organe supranational de justice, et le garder à titre consultatif uniquement, chaque pays ayant ses propres lois spéciales. Par exemple, au Nurzhan-Yebeinoyan, tout un pan de justice est spécialisé pour les nomades, et laisser ça à des dirigeants de pays qui n’ont jamais affaire à des nomades pourrait les déplaire, et je suis sûre que cela peut s’appliquer à vos propres minorités. Pour le reste des institutions supranationales, nous sommes en accord avec l’hybridation, et je pense qu’il vaut mieux que le dernier mot vienne aux institutions nationales, car c’est elles qui sont sur le terrain, et qui connaissent leurs pays.
Sur la question de l’armée, n’ayant qu’une force subsidiaire qui ne prévoit pas de s’agrandir de sitôt, nous n’allons pas nous prononcer dessus, et nous laissons les nations avec une armée convenable débattre de ça.
Sur la question du CCN, nous nous rangeons plutôt du côté de la Vostokoslavie : qu’il doit continuer d'exister, c’est une nécessité, qu’il soit combiné avec le commissariat diplomatique nous parait logique, même si nous proposions que certains accords diplomatiques de moindres importances pourraient rester aux différents États de la confédération, ou alors un passage progressif, car ça fait très longtemps que l'indépendance diplomatique existe, et y mettre fin totalement du jour au lendemain nous parrait irréalisable. Et pour les situations d’urgence qui nécessiteraient des pouvoirs spéciaux à la CCN, définir un moment où la confédération serait en "état de siège" ou en crise économique qui menace l’effondrement de nos pays nous parait logique et nécessaire, plus que la vague chose que propose la délégation Ustienne, avec lequel les Quatre Vallées se range"
Après ce discours, le Régent repartit s’asseoir avec ses pairs de sa délégation.