06/11/2020
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[Culturel] Musée des Beaux Arts de Volkingrad - Page 2

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Du totalitarisme Vahr
Du totalitarisme Vahr est un essai réalisé par la philosophe Kartienne Serafina Foscarini

Préambule:
AlinéaLes nations Vahres sont de grandes nations: Elles le sont toutes, il ne doit exister aucunement une suprématie de l'une sur l'autre. Ce voisin direct de la République Fédérale Kartienne qu'est l'Etat des Peuples Germaniques de Vahrénie est à considérer comme un problème: Un régime fasciste à notre porte. Les Accords d'Oberstafel, signés aux alentours de mai 2019, constituent un grave manquement qui doit être palié: Ces accords doivent être rendus caducs au plus vite. L'ensemble des articles ci-bas constituera un réquisitoire à l'encontre du gouvernement Vahr, chacun pouvant être pris indépendamment et comme un argument qui prouve la réelle nature totalitariste de ce dernier.

Article I: Le propre nom d'Etat des Peuples Germaniques de Vahrénie indique un caractère ethno-nationaliste, excluant un peu moins de la moitié des nations Vahres: Peuples néerlandais, latins et slovènes.

Article II: Le préambule de la constitution Vahre du 12 mai 1968 indique une volonté de purge racialiste: "l'unité de la nation dépend de la pureté de la race". Cette constitution n'est par ailleurs pas voulue du peuple germanique lui même puisqu'il n'est jamais question du peuple, mais bien "aux efforts des forces armées, à son éminente majesté le Völksführer Hermann Schneider, et au sacrifice des hommes tombés lors de la grande guerre de libération nationale".

Article III: L'article VI de ce même texte affirme que "l'usage de langues non reconnues par l'état est strictement prohibé dans les espaces publiques". Une telle pratique cerne le non-respect des libertés, le contrôle de l'éducation et de la population.

Article IV: L'article XI indique que "l'idéologie nationale est le Völkisme": Le gouvernement Vahr est autocrate puisque ne respecte aucunement la pluralité des opinions, ou bien le pluripartisme. Cette idée est renforcée par l'article 20, qui affirme que "le Vahrenische Volkseinheitspartei est la seule organisation politique autorisée".

Article V: Le titre II de ce même texte, à noter "de l'ordre biologique et de la hiérarchie des sujets", cerne d'une part une sincère volonté de tri des races, ainsi que leur asservissement.

Article VI: L'article XII affirme que "la participation à la dissimulation d’éléments impurs ou venant mettre à mal la pureté est [...] un cas de haute trahison puni par la mort". Il est question d'une justice arbitraire qui ne définit guère cette "impureté", qui encourage la délation et se base sur des critères relevant encore une fois de la race.

Article VII: L'article XV, "l'État des Peuples Germaniques dispose d'un droit souverain sur l’intégrité biologique de ses membres", légitime le contrôle de l'ensemble des nations Vahres, y compris celle considérée comme "supérieure". Dès lors, le gouvernement Vahr cherche à diviser sa population afin de mieux la contrôler, cela passe par l'endoctrinement du peuple germanique: Si le gouvernement Vahr n'a pas encore subi la Révolution, c'est qu'il obtient un soutien de la part de son peuple, il est donc question de contrôle des masses.

Article VIII: L'article XVI indique la création d'un ministère de la santé, chargé de contrôler la "pureté de la race" à la naissance des individus. L'idéologie Vahre dépasse la simple idée, elle est mis en action et institue une société raciste par le fond.

Article IX: L'article XVII restreint la liberté matrimoniale des individus: Un citoyen germanique Vahr doit nécessairement se marier à un autre.

Article X: Le début du titre III, théorisant la souveraineté Vahre, indique que cette dernière est uniquement fondée sur l'autorité d'une seule personne: "Le Volksführer [...] son autorité ainsi que sa personne [...] constituent le socle de la souveraineté Vahre". La Vahrénie n'est aucunement sous une démocratie -même bourgeoise- puisque la souveraineté n'est pas même populaire.

Article XI: Les pouvoirs ne sont pas séparés en Vahrénie, l'article 19 de sa constitution indique que le pouvoir législatif revient au "Volksführer" -qui détient donc aussi le pouvoir exécutif- et qu'il ne peut être contesté. Par ailleurs, l'article 23, "la justice est rendue au nom du Volksführer", indique que l'ensemble des pouvoirs lui appartient.

Article XII: Au delà du contrôle des masses, la dictature Vahre peut se maintenir par le soutien des armées évoqué dans l'article XXIV: "les forces armées de Vahrénie sont strictement politisées et ultimement au service du Volksführer".

Article XIII: La "Volksgarde" constitue une police politique et racialiste, qui n'a aucune responsabilité devant le pouvoir judiciaire comme l'affirme l'article XXVII qui prétend une "immunité totale devant les tribunaux civils". L'article XXX indique un caractère absolu: Cette entité a le droit arbitraire de vie ou de mort sur tout individu.

Article XIV: L'article XXXIV constitue le viol de la liberté syndicale, le prolétariat Vahr est entièrement exploité.

Article XV: Les articles XXXV et XXXVI obligent tout individu apte à travailler, tout individu inapte est sujet à "la sélection naturelle et aux décrets d'euthanasie d'État".

En conclusion, le gouvernement Vahr a instauré une dictature totalitaire, qui se légitime par le contrôle de sa population par le biais d'une propagande racialiste et d'une répression s'approchant d'une junte. La République Fédérale Kartienne doit combattre ce régime par l'ensemble des moyens qui lui sont possibles, entre autres l'annulation des Accords d'Oberstafel et la prise de contact avec d'autres pays afin d'assurer la chute de ce régime.
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Nous, prolétaires de la paix
Nous prolétaires de la paix est un essai retransmis à la radio réalisé par la philosophe Loduaro-Kartienne Irina Ritajalski
Irina Ritajalski

Camarades de Loduarie.

Je ne m'adresse pas à notre gouvernement, pas à nos dirigeants, pas à nos généraux. Mais à vous prolétaires: Ouvriers, mécaniciens, instituteurs, fonctionnaires. Assurément vous ne connaissez ni mon nom ni ma voix, je m'appelle Irina. Je faisais partie des plus de cinquante milles Kartiens déportés lorsque que ma terre natale était une dictature. La Loduarie m'a accueillie, alors que je n'avais rien. Pour ça je la remercie, je la chéris et la célèbre. J'ai aujourd'hui la chance de pouvoir me dire citoyenne à vos côtés. J'aime ce pays, sa beauté, sa culture, ses idées. Alors pour ça, je refuse de me taire.

J'ai appris à aimer notre Histoire. Je l'estime aujourd'hui bafouée, tout simplement. En 2002, les révolutionnaires ont su mettre fin à une guerre fratricide. Ils ont évité le pire, le fascisme. Ils ont su faire de leurs sacrifices un présent sur lequel nous nous reposons à cette heure. Une société juste, garante de l'équité, héritière de la République et de la Démocratie. C'est cet ensemble de valeurs, cadeau d'une Révolution, qu'il nous faut préserver.

L'émancipation du prolétariat Loduarien, c'est le mot que je mets sur cet ensemble: Enlever toute domination. Si notre pays est porteur de cet idéal, il le refuse à son propre voisin. Je parle bien de l'actualité brûlante, l'Antares, actuel Concordat de Shaula. Notre pays œuvre par la guerre sur ce dernier, or la paix n'est-elle pas l'une des plus belles choses de ce monde ?

Je pense au peuple Antarien, mais aussi aux familles Loduariennes. Je pense à nos soldats sur le front. Je pense aux épouses qui attendent une lettre, qui attendent un retour, celui d'un mari. Je pense aux petits enfants qui chérissent l'arrivée de leur père, la vue de leur famille réunie. Et je pense surtout aux familles déchirées, qui ne comprendront jamais pourquoi leurs membres ne sont jamais revenus.

Vous les élites du gouvernement, si la Révolution prolétaire passe par l'éclat de vos balles, en quoi seriez-vous différents des empires que nous prolétaires nous sommes jurés de combattre ? Nous avons appris que les empires imposaient leur volonté, et que les peuples forgeaient d'eux-mêmes la leur. Je demande simplement: Pourquoi les Antariens ne pourraient-ils pas choisir leur propre destin ?

Qui de vous peut simplement soutenir une guerre ? Une guerre est un horrible dessein qui multiplie les morts et les dérives, elle ne profite à personne: Si ce n'est en de rares cas à une élite gouvernementale. J'ai bien peur de formuler ce mot, notre gouvernement semble s'écarter du giron prolétaire pour servir son envie d'extension. Mais notre liberté ne peut en aucun cas passer par l'asservissement de notre voisin, c'est là notre premier crédo, nous prolétaires.

Le gouvernement dit de cette guerre qu'elle est menée à notre nom. Alors je réponds, je vous réponds. Je vous supplie de regarder les villes détruites, le feu des obus, le sang maculé sur le sol, les familles déplacées, les femmes veuves, les enfants orphelins, les espoirs d'un peuple réduits à néant qui ne verra plus que domination. Et après tout ça, demandez-vous si cette volonté est de votre chef.

Je ne soutiens pas cette guerre, pas plus que je ne soutiens pas les exactions des élites gouvernementales des renseignements Antariens. Pas plus que je ne soutiens, sous aucune forme, l'ingérence de ma terre natale dans ce conflit. Karty participe à l'effroi de l'embrasement de notre région, tout comme notre gouvernement y attise le feu de la guerre.

C'est non sans risque que je m'expose. J'affirme de toute ma personne lutter pour la paix, et non contre la Loduarie. J'aime le prolétariat Loduarien, tout comme celui de tout autre pays, je l'ai dans mon cœur. Je ne demande pas de soutenir Karty ou l'Antares, je demande de soutenir notre volonté la paix, celle des prolétaires.
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Riche plateau


Riche plateau

Auteur: Maximilien Theim.
Date de réalisation: 1854.
Date de représentation du tableau: 19ème siècle.
Titre & Traduction: Riche plateau.
Informations générales: Représentation d'une partie d'échecs entre deux bourgeois.
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Triomphe


Triomphe

Auteur: Oskana.
Date de réalisation: 13 septembre 2018.
Date de représentation du tableau: 2018.
Titre & Traduction: Triomphe.
Informations générales: Soldat Kartien marchant sur un casque caractéristique de l'armée Loduarienne, symbolisant le triomphe de Volkingrad.
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Un tout nouveau monde


Un tout nouveau monde

Auteur: Milgaya Dubreski.
Date de réalisation: 2017.
Date de représentation du tableau: 20ème siècle.
Titre & Traduction: Un tout nouveau monde.
Informations générales: Dessin simple qui représente deux époux, sans doute pour leur cérémonie de mariage.
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Euphorie de septembre


Euphorie de septembre

Auteur: Milgaya Dubreski.
Date de réalisation: 5 décembre 2020.
Date de représentation du tableau: 11 septembre 2018/15 juillet 2020.
Titre & Traduction: Euphorie de septembre.
Informations générales: Cliché d'une période qu'a traversé la République Fédérale Kartienne suite à la défaite Loduarienne.
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Un ballet


Un ballet

Auteur: Milgaya Dubreski.
Date de réalisation: 2018.
Date de représentation du tableau: 20ème siècle.
Titre & Traduction: Un ballet.
Informations générales: Tableau dans la continuité d'un tout nouveau monde.
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Du temps des croisades
Version abstraite

Auteur: Askinia Meldovara.
Date de Parution: 18/09/2020.
Catégorie: Sociétal, religieux et politique.
Lieu de Publication: Musée des Beaux Arts de Volkingrad.
Code d'Identification: BR-12020-US.


Askinia Meldovara


Lorsque la papauté est tenue en échec
-Puisqu'ils ont semé du vent,
ils moissonneront la tempête-

AlinéaIl m'a paru plus que nécessaire de me pencher sur nos récents événements religieux en Karty, toujours est-il nécessaire de les rappeler avant de les analyser en profondeur. Tout a commencé par un récent conclave: Lorsqu'un pape meurt, les cardinaux sont chargés d'en élire un autre. C'est tout ce qu'il y a de plus élémentaire dans la religion catholique. Par la présente, ce fut Stefano III qui accéda au trône du Saint Siège. Et dit-on, la rumeur assurée le dit aussi, que ce pape aurait corrompu plus de cardinaux par l'or qu'il n'y en a eu sur Terre. Tel Midas dans l'ancien temps, la créature pontificale a touché tout ce qu'il a pu contaminer au Saint Siège en métaux précieux. Si la mythologie dicte les soins par le fleuve Pactole, il me semble assez justement qu'il ne paraît pas dans notre cas de case 'retour en arrière'. Mais le fort de la corruption, n'est-ce pas que nous, du mortel commun, ne sommes pas censés la connaître ? Là où certains politiques parviennent à s'enraciner dans un système comme un virus dans un corps, ce fut un des cardinaux Kartiens qui alerta la vigie de la corruption: Révélant assez simplement une lettre pour tenter de le corrompre. Simple hasard ou complot le plus appuyé, ce Cardinal du nom d'Olfstein s'est d'abord fait radié du Saint Siège par l'accusé lui-même, avant de se faire assassiné par un autre qui portait le nom de cet accusé. Sans doute doué d'un élan de bonté remarquable, l'accusé qui hier bannissait Olfstein a commémoré aujourd'hui sa mort.

De tels mensonges pour un tel hypocrite qu'est ce Stefano III, ô combien homme de vertu qui prêche plus de rubis et de diamants que par les Saints Textes ! Puisqu'il a semé du vent, qu'il moissonne la tempête1 ! C'est ce qu'enseigne Osée dans le chapitre 8 verset 7 de ces textes, qui devraient être chéris de sa personne. Et c'est en tant que coéditrice de La mémoire de nos pères que je me prononce, c'est la maxime Kartienne2 ! Mais pardonnez-moi, la fougue philosophique m'emporte. C'est néanmoins du pareil ressentiment que sont animés la plupart des cardinaux Kartiens, qui ont exprimé de vive voix leur refus quant à la corruption et la politisation de la mort d'Olfstein.

Il est aussi, comme évoqué, le caractère plus que politique de la situation. D'une part, Stefano III a appelé à manifester les opinions dans les proches élections de notre pays3. D'autre part, le récent article du Courrier Catholan en date du 17 août 20204 a témoigné d'un intérêt rapproché de la Catholagne à l'égard de Karty. Il est dès lors observable une sorte de proximité avec les croisades de l'ancien temps, où l'Eglise use de moyens forts peu orthodoxes pour éviter de perdre son influence. Ce qu'était autrefois une des filles modèles de l'Eglise, Karty, s'en détourne: Le père ne semble pas vouloir laisser partir son enfant.

Quoiqu'il puisse en être, Stefano III semble un bien piètre joueur qui ne sait guère jouer sa main5 pas plus qu'il ne sait dissimuler ses intentions. Car en effet, il a réussi à se mettre à dos les deux communautés catholiques Kartiennes ! Il y a d'un côté les traditionnalistes germaniques d'Helmer, plus qu'offusqués par le renvoi de leur principal représentant Hans Kirchner. Et il y a de l'autre côté les modérés ou progressistes d'Helmer ou de Valverde, les déjà plus emprunts à une réforme de l'Eglise Catholique Kartienne puisque non traditionnalistes. Ces derniers sont d'autant plus révoltés par l'affaire de corruption du pape, l'hypocrisie rocambolesque de ce dernier qui bannit puis commémore Olfstein, et bien d'autres.

Quid de l'Etat Kartien enfin ? Aussi laïc soit-il, ce dernier ne pourra rester indéfiniment muet face à tout ce qu'il advient: Ne serait-ce parce que le pape Stefano III a ingéré dans cette laïcité par son appel aux élections fédérales. De surcroît, notre Etat ne pourra se permettre une crise religieuse: Il interviendra sous peu si la trajectoire ne change pas. Il y a enfin le lien avec l'Angélisme, qui ne cesse d'enterrer l'opinion catholique Kartienne à l'égard du Saint Siège. En effet, le récent article du Courrier Catholan prétend que 'le clergé kartien appelle à rejoindre les marches de membres du culte angélien': Il s'agit là d'un mensonge des plus bas niveaux. Les catholiques Kartiens se sont joints d'eux-mêmes à ces cérémonies, le pape Stefano III semble omettre l'appréciation et l'influence qu'a l'Angélisme en Karty, ainsi que ses étroits liens avec la Chrétienté.

1. Référence explicite à la dernière lettre d'Olfstein.2. Le premier enseignement de La mémoire de nos pères, livre le plus populaire en Karty, reprend en couverture cette phrase d'Osée qui vaut une expression populaire: "Qui sème le vent récolte la tempête".3. Référant.4. Référant.5. Expression folklorique Kartienne qui se réfère à la main du poker.
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L'inquisition
Version abstraite

Auteur: Alexandra Vielveski.
Date de Parution: 20/09/2020.
Catégorie: Sociétal, religieux et politique.
Lieu de Publication: Musée des Beaux Arts de Volkingrad.
Code d'Identification: BR-22020-US.


Alexandra Vielveski


Panem et circenses
-Distraire les foules est un art,
il suffit à les détrousser-

AlinéaEt il m'a paru tout autant nécessaire, dame Meldovara, de rebondir sur votre propos: Du temps des croisades1. Ce propos est juste mais incomplet à mes yeux, et c'est bien pourquoi j'écris ce jour: Afin de l'élever. Je tâcherais, en tout premier lieu, de le lier à quelques discussions philosophiques internationales récentes: Celles du Miroir des peuples2. J'ai trouvé chez sieur Piotry Selonov un intérêt réel, et notamment sur une lecture toute particulière: C'est en offrant peu aux masses qu'on les exploite. Avoir quelque chose, c'est aussi nourrir la peur de le perdre. Donner une petite condition matérielle, un avantage réduit, une supériorité infime, un confort minime, c'est en faisant cela que le grand patronat peut dépouiller le prolétariat de ce qu'il avait: Bien plus que ce qui lui est offert. C'est de ce fait, que les grands bourgeois détroussent liberté et exploitation de la main d'œuvre. Le poète Rhêmien Juvénal l'a bien dit avant nous: "Panem et circenses". Du pain et des jeux. C'est ce dont il suffit pour s'accaparer le pouvoir.

La religion suit le même système. Elle est la propriété d'un Etat ou d'une classe, une création qui sert des intérêts. Des religions qui promettent une meilleure vie après la mort, paradis et montagnes d'or. De ce fait, par la religion, le prolétaire est démotivé pour sa grande mission révolutionnaire. Car après tout, pourquoi se battre et souffrir si plus tard, dans quelques années, la vie sera meilleure ? La religion, l'opium du peuple !

Mais je m'intéresse plus précisément ici aux récents retournements de situation en Catholagne. L'Eglise est corrompue ? Ah bon ?! Diantre , première nouvelle ! C'est bien plus que cela. Que l'on nomme désormais le 'saint siège', s'il a encore quelque chose de Saint à présenter, l'inquisition. Tout comme vous avec les croisades, dame Meldovara, je fais référence à une vieille, sombre et triste époque: Celle de l'inquisition. Cette 'justice' ecclésiastique, aussi juste soit-elle et vieille comme le monde, qui châtiait autrefois quiconque était soupçonné d'hérésie. Tout comme actuellement, il s'agit d'une justice totalement arbitraire. L'inquisition contemporaine, celle de Stefano III, qui bannit allégrement l'ensemble des cardinaux Kartiens3 car ils ne pensent guère comme il le faut. La voilà la belle démocratie !

1. Référence2. Référence3. Référence
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De l'indépendance religieuse et Kartienne

AlinéaKarty a toujours été, d'aussi loin que l'on puisse dire, un pays fort indépendant et au sentiment d'indépendance toujours plus croissant. Aller à contre-courant de ce fait n'est ni synonyme de modernisme, ni de raison. Il s'agit plutôt, bien au contraire, d'une ignorance involontaire ou volontaire à l'égard d'une culture: Dirions-nous même d'une insulte contre elle. Karty est un pays pionnier et singulier: C'est ce point qui forge tant sa culture que sa fierté. Être Kartien, ça n'est pas naître sur le sol de Karty. C'est adhérer à des valeurs communes qui forgent une société, parmi ici l'indépendance et son désir de l'être. Car être indépendant, c'est avoir le pouvoir d'être libre, réellement libre: Ne pas être objet mais plus sujet philosophique, car non sujet à l'influence d'un autre, au sens littéral, courant et coutumier cette fois. Et c'est en cela que nous pouvons comprendre le souverainisme Kartien tel qu'il est aujourd'hui.

Être Kartien, c'est également comme évoqué mais aussi par déduction, apprécier et avoir en son coeur une Histoire singulière. C'est accepter:
  • Que nous avons été parmi les premiers à œuvrer pour l'émancipation des femmes et peut-être, de certains points de vue, pour une société matriarcale mais juste.
  • Que nous sommes composés d'une triculture riche et unique.
  • Que nos frontières ont été tracées selon l'Angélisme, et que ce dernier les considère comme une terre promise.
  • Que nous sommes frères et sœurs de Corvus.
  • Que notre régime n'est ni égal ni similaire à aucun autre, par son approche hybride de la démocratie directe imaginée par nos philosophes.
  • Que nous chérissons l'armée sans la diviniser, puisqu'il s'agit de citoyens protégeant d'autres citoyens.
  • Que nous estimons certains symboles plus que d'autres, comme la rose, la chouette, le tournesol, le poker et l'as de pique, les échecs et bien plus encore.
  • Que d'autres nous tiennent en détestation ou même en crainte, et que cette adversité nous unit.
  • Que notre peuple est un peuple à tendance vengeresse et rancunière, ce qui s'illustre par La Mémoire de nos Pères.
  • Que notre pluralité culturelle est tant une force qu'un danger, sur lequel nous devons veiller par unité: Notamment dans la dimension religieuse.
Et c'est en considération de ce dernier point que ce courrier public est transmis au Sejm. Car aujourd'hui, plus que jamais, la tension religieuse est criante en notre pays.

C'est pourquoi moi, dame Serafina Foscarini, agrégée philosophiquement du Musée des Beaux Arts de Volkingrad, demande l'étude et le vote de l'ensemble des termes qui suivent. Voici:
  • L'Etat Kartien et son peuple reconnaissent tous deux l'affaire de corruption présentée par le cardinal J.N Olfstein contre le pape Stefano III.
  • L'Etat Kartien et son peuple reconnaissent tous deux l'assassinat du cardinal J.N Olfstein, mort du fait de ses idées, comme émanant d'un citoyen Kartien, extrémiste religieux, sans lien avec le pape Stefano III.
  • L'Etat Kartien et son peuple reconnaissent le fait que ses sept cardinaux ne sont pas démissionnaires mais ont bien été limogés, du fait de leurs idées, par le pape Stefano III.

  • L'Etat Kartien se réaffirme entièrement laïc, mais se voit contraint d'intervenir en matière religieuse par l'appel du pape Stefano III dans les élections fédérales Kartiennes de 2021: Ce qui constitue à la fois une ingérence étrangère, et à la fois un viol de la laïcité en Karty.
  • Le peuple Kartien, tout particulièrement celui catholique, se dit proche de ses cardinaux dont la volonté n'est pas isolée.

  • L'Etat Kartien et son peuple demandent, en considération des cinq premiers points, qu'une enquête approfondie soit effectuée sur le conclave du pape Stefano III considérant l'affaire de corruption, en Catholagne et par des agents divers et sûrs.
  • L'Etat Kartien et son peuple demandent, en considération des cinq premiers points, pour les cardinaux Kartiens qui le demanderont: Que leur place leur soit réoctroyée dans l'Eglise catholique et ce sans condition et malgré 'le fait de leurs idées'.
  • L'Etat Kartien et son peuple demandent, en considération des cinq premiers points, que toute ingérence de la papauté dans la politique Kartienne soit arrêtée, et que la laïcité du régime Kartien soit respectée.
  • L'Etat Kartien et son peuple reconnaissent l'Angélisme comme partie intégrante de leur identité et leur culture, indépendamment de toute croyance religieuse. Tous deux demandent, en considération des cinq premiers points, que l'Angélisme soit reconnu par la papauté comme une religion à part entière.

  • L'Etat Kartien et son peuple, dans le cas où l'une des quatre dernières demandes ne soit pas respectée, ou au moins en cours d'étude par la papauté, et ce avant un délai strict jusqu'au premier novembre de l'an 2020, en prendront formellement acte. D'une part, le peuple Kartien décidera lui-même de son avenir religieux face à la papauté, par l'intermédiaire de ses représentants Orthodoxes, Angélistes et majoritairement Catholiques puisque les concernant en majorité. D'autre part, l'Etat Kartien protégera ce processus démocratique, juste, libre et équitable, de toute ingérence extérieure.
Ce texte devra être approuvé par le Sejm, par référendum, par la Présidence Fédérale et par l'Eglise Catholique Kartienne: Celle anciennement constituée au 4 septembre 2020. Tout refus de l'un, par majorité simple, entraîne la caducité de ce présent texte.

Déposé au Sejm le 20 août 2020, par dame Serafina FoscariniSerafina Foscarini
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De la théorie économique, du Dirigisme Souverain


Askinia Meldovara«
L'économie. L'économie est vie. L'économie est drame. L'économie est, pour tout Etat, tout son pouvoir.
»

I. Préambule d'avant-garde.

AlinéaTelle sera la maxime de cette thèse. Pour le moment, je voudrais seulement comprendre, chercher à faire comprendre, le système réel de l'économie. Pourquoi l'économie ? Comment l'économie ? Quoi l'économie ? Afin d'initier, l'économie repose essentiellement sur la monnaie, les autres facteurs sont à l'heure forts négligeables, si bien qu'il y en auraient. Une monnaie est, par définition, l'intermédiaire des échanges. Elle est la naissance de l'évolution du troc, lorsque ce dernier s'est finalement avéré caduc. Une monnaie possède, en tout et pour tout, trois fonctions essentielles. L'unité de mesure: La monnaie sert à estimer la valeur d'un bien ou d'un service. L'unité de réserve: La monnaie peut se conserver afin de ne pas l'utiliser dès son acquisition. L'unité d'échange: Evoquée précédemment.

C'est, avant tout, ce dernier facteur qui est des plus essentiels. Il est factuel, par extension et sans équivoque, d'affirmer que quiconque crée la monnaie, est en capacité d'un très grand pouvoir. Toutefois, comment cet objet sans aucune valeur peut-il en avoir ? La confiance. La monnaie n'a de valeur que celle que l'on lui donne. Mais qui, aujourd'hui, pourrait se lever et abattre d'un coup de fouet la monnaie ? Personne. Naît donc cette autre question, qui est apte à créer, et donc contrôler, la monnaie ? C'est ici, chers lecteurs, que les réponses différent. C'est ici que les points de vue s'opposent. C'est ici qu'est l'intérêt de cette thèse.

Je vais, chers lecteurs, vous apporter cette réponse. Je vais vous apporter ce qui, à mes yeux, semble le fonctionnement le plus efficace, adéquat et pratique, de l'économie. Dans la simple mesure où, évoqué précédemment, «l'économie est, pour tout Etat, tout son pouvoir», il est nécessaire de lui pourvoir une économie des plus fonctionnelles. En tant qu'économiste et philosophe sous la République Fédérale de Karty, je porte le nom d'Askinia Meldovara. Je vais, finalement, théoriser une doctrine économique. Contentons nous, dès lors, de classifier tout Etat par trois catégories. Le tiers-monde: Où l'économie est absente. La voie de développement: Où l'économie est en formation. Le développement: Où l'économie est forgée.

II-1. De l'économie du tiers-monde.

Prenons le système libéral basé sur le capital, le plus répandu. Une économie tertiaire, basée sur les services, dans la plupart et majorité des cas. Il y aurait bien l'économie rentière, se basant sur un Etat qui fonde sa fortune sur l'extraction et la vente de ses ressources naturelles. Cela cause deux problèmes majeurs. D'une part lesdites ressources sont limitées. D'autre part, le risque d'une autre économie qu'est celle de l'économie de prédation entre en jeu, reposant sur le pillage desdites ressources par des puissances étrangères à la considération de leur rareté. Non seulement ces ressources ne vous conféreront guère point un atout sur le très long terme à la considération de leurs limites, et c'est précisément ce facteur de rarification qui pousse à la colonisation de ces terres, directe ou non-officielle. Qu'un pays jouisse de ses ressources, soit. Encore devrait-il les contrôler, en avoir la main mise.

Ces principes économiques conduisent et caractérisent les pays cernant l'absence de développement: Le tiers-monde. Il y aurait bien d'autres raisons à leur appauvrissement. Oui. Mais, quoiqu'il en soit ou qui puisse être, ces pays n'ont pas d'économie, ou bien très peu. Dans la mesure où «l'économie est, pour tout Etat, tout son pouvoir», ces économies sont vouées à l'échec, écartons les de la présente thèse, puisqu'elles sont dépendantes, fragmentaires et dominées.

II-2. De l'économie des pays développés.

Prenons un cas. Celui plus répandu qu'est celui libéraliste et capitaliste, et à son intérieur celui plus répandu qu'est l'importance majeure de l'économie tertiaire. Prenons la majorité de la majorité. Cette économie d'Etat développé, possède d'autres caractères. Par définition, un produit intérieur brut important, important entre ses habitants tout également. Mais c'est bien toutefois cette économie, importante et achevée, qui ne peut réellement être modifiée. Trop ancrée dans le système, seules la guerre ou la création d'une nouvelle monnaie pourrait venir à changer profondément ledit système. Il est donc établi que l'économie d'un pays en voie de développement est et demeure celle nécessaire aux changements profonds.

III. Du mécanisme économique réel et contemporain.

Il est tout aussi bien établi que les banques, par la dette, créent la monnaie. Que ce soit la banque centrale ou les banques marchandes, prenons la situation concrète. Une banque ne vous prête pas de l'argent qu'elle puise dans ses coffres: Elle créée, par monnaie scripturale, votre monnaie. Ceci attire la création monétaire, et fait tourner l'économie: Vous dépenserez cette somme auprès d'autres acteurs qui la dépenseront auprès d'autres et ainsi de suite. Une fois que vous remboursez enfin ce prêt, la banque annule sa création et se voit payée par les intérêts. Tandis que la banque ne vous aura jamais déboursée un seul de ses crédits, vous l'aurez payée avec de la réelle monnaie, fiduciaire.

Créer trop de monnaie indique de l'inflation, pas assez équivaut à la déflation. Nous venons de conclure que les banques contrôlent la monnaie puisqu'elles la créent. Toutefois, le divin commun aurait tendance à affirmer que l'Etat possède des outils suffisant pour réguler: Taux d'intérêt directeur, opération d'open market ou encore taux de réserve obligatoire. Mais cette affirmation, fallacieuse au demeurant, constitue le fruit de la propagande banquière pour mieux légitimer son contrôle. Prenons le dernier point, le taux de réserve obligatoire. Ce dernier consiste à l'obligation de la banque centrale sur les banques marchandes à déposer un pourcentage de leurs revenus dans des coffres pour qu'elles ne puissent pas les utiliser. Soit. Nous venons de voir que la monnaie est créée ex nihilo, à partir de rien, cet outil n'en est pas un si ce n'est une vaste calembour.

IV. De l'asservissement à la dette.

Un Etat qui dépend de ses créanciers n'est pas pleinement souverain. Si cette théorie demeure publiée, c'est avant tout pour proposer un traité économique à ma patrie. L'économie Kartienne se voit en développement, elle peut encore être modelée. Son régime est frais, il peut établir un contrôle, déjà débuté, sur ses institutions financières.

Désormais, il est établi que les banques contrôlent la monnaie. Si l'Etat veut la réguler en fonction de ses besoins, il ne peut guère point puisqu'il n'a pas son contrôle plein et total. La dette devient nécessairement le fléau des Etats. D'abord, l'Etat dépense plus qu'il ne gagne, il emprunte et devient débiteur des institutions financières. D'abord auprès de banques nationales, et quand le besoin devient trop important, auprès d'investisseurs internationaux. Cet Etat ne devient plus assujetti par des membres de sa seule nation, mais à l'international par des acteurs étrangers.

C'est ici que le cas Kartien devient réellement intéressant. Cette dette est actuellement sur voie de développement, et elle s'accroît. Mais elle n'a pas encore dépassée la sphère nationale: Nationaliser ces banques, c'est mettre fin à la dette par la mise sous contrôle de la monnaie. Prenons deux exemples de ce globe: L'Antérinie. Une dette publique à hauteur de 110% de son PIB, la main mise sur les prêteurs étrangers, un pays non-souverain sur son économie puisque libéraliste. Dans une moindre mesure, l'Etat Raskenois.

V. Du traité économique.

Nationalisez les banques ! Il paraît nécessaire, pleinement nécessaire, de mettre fin à leur monopole. Et non seulement le leur, mais bien aussi celui des grandes entreprises. Dès lors qu'un acteur privé possède une importance trop grande, il obtient un pouvoir sur l'économie et une perte de souveraineté. Servez la souveraineté !

La nationalisation de ces banques ne constitue pas seulement un transfert de propriété, mais bien l'obtention du pouvoir de création monétaire vers l'Etat seul. Si ce dernier possède ce pouvoir, il n'est plus contraint d'emprunter auprès d'acteurs privés pour financer ses dépenses. Nous ne parlons pas là de nationaliser les petites entreprises, libre court à leur concurrence saine. Le seul réel problème demeure donc, par extension, la trop gestion de l'Etat. Il ne le faut pas incompétent, éviter absolument la corruption et l'inefficacité.

Car de fait, si l'Etat contrôle tout, son économie se meurt par l'absence de concurrence, qui donnerait normalement par exemple la baisse des prix. Le marché régulé, la concurrence artificielle et administrée, le modèle d'Etat stratège, sont les solutions. Ainsi, l'Etat crée plusieurs entreprises publiques, mais les fait artificiellement entrer en concurrence pour attirer l'innovation et la rentabilité: Le capitalisme d'Etat contrôlé.

Contexte (HRP)Contexte (HRP) a écrit :Cette théorie économique vise à concrétiser le système fonctionnel progressif de la République Fédérale Kartienne: Peu à peu, Karty viendra sur ce fonctionnement.

Faire de l'économie sur Géokratos, c'est compliqué. Les exemples de Rasken et de l'Antérinie ont été pris, mais c'est très limité. En l'état, le modèle du capitalisme d'Etat a été emprunté par la Chine, pays dont l'économie est très florissante (nous n'avons cependant pas pu trouvé de pays équivalent sur le jeu).

Cette théorie vise également à apporter sur le jeu la pensée de grands influenceurs de notre monde. Nous, les deux joueurs de Karty, nous sommes penchés sur de nombreuses pensées et lectures: Karl Marx, Friedrich List, Colbert, la Boétie, Karl Polanyi, Ha-Joon Chang et plus encore !
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