30/08/2019
19:48:27
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🌏 [OUVERT À TOUS] PREMIER CONGRÈS DES PARTENAIRES DE LA POËTOSCOVIE - Page 2

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In Bennalinem

ô Poetoscovie, jusqu'à quand abuseras tu de notre patience..


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Son excellence le sénateur Alessandro Benedetti


Un bien étrange convoi s'avance sur une avenue d'Hernani-Centre. Des hommes discrets, encapuchonnés, sortant d'un véhicule noir raskenois. L'un d'entre eux paraît escorté par les autres. Ils n'aiment pas cet air: ce n'est pas le leur, ils ne sont pas chez eux. Ils en sont très loin par ailleurs... L'un des hommes en costume noir signale à l'Homme au centre du dispositif:

" C'est par ici, excellence sénateur."


Le Ministère des relations internationales de la Poetoscovie est droit devant eux, à quelques dizaines de mètres. L'un des gardes renifle: l'humidité ambiante a gagné tout le monde durant le voyage, cette armoire à glaces ambulante comprise. Excellence-sénateur... Un sénateur ? En pleine Poetoscovie ? L'image est insolite, elle est rare, on pourrait même dire qu'elle est unique, et qu'elle ne s'est jamais produite auparavant. Mais c'est bien vrai: parmi ces gardes, étrangement, ceux-ci veillent à la sécurité d'un Homme faisant une tête de plus qu'eux, et dont la carrure est plus impressionnante encore que la leur. On aurait pu croire que c'était lui qui les "gardait", et non l'inverse. Cette situation rare qui devait conduire un sénateur à se constituer en "légat" et à représenter en urgence la voix de la République dans un pays était une question de besoin, car une telle démonstration ne pouvait signifier que deux choses: soit le pays visité n'avais pas d'ambassade velsnienne attitré, soit ce que son excellence sénateur avait à dire était une question particulièrement importante. La voix rauque du sénateur se fait entendre dans l'écho d'une rue vidée de ses habitants.

"Oui. Qu'on en finisse. Cet air me rend malade, et la compagnie de ces barbares m'insupporte."


"Bien, excellence Benedetti."


Son excellence n'était pour ainsi dire pas très discrète. Se promenant dans la capitale de la nation littéraire, il était accoutré de la plus solennelle des manière, enroulé dans sa toga, propre des sénateurs velsniens en mission ou en travail de représentation officielle de leurs fonctions. Cette toge que Benedetti ne quitte plus est bien plus qu'un simple vêtement: elle signale à tous sa présence, et par là même, la présence d'un dignitaire de la Grande République entre les murs d'Hernani.

Le petit groupe de velsniens est présent ici depuis quelques heures, et n'a pas l'intention de rester plus longtemps qu'attendu: cet endroit ne lui veut pas du bien, et il ne le sait que trop bien. Ses gardes aussi, sont sur leurs gardes, mais ce labeur a été estimé nécessaire par les membres du Gouvernement communal.

Lorsque celui-ci se présente au péron du Ministère des Relations internationales, il secoue le bas de sa toge pour en débarrasser la poussière accumulée par le voyage, dans un acte de défi à l'institution à qui il rend visite. Son visage s'est de plus en plus fermé au fil de son chemin vers cet endroit et ce moment précis. Ce n'est pas la première fois qu'Alessandro Benedetti rempli un tel labeur: il a bien souvent été la première voix velsnienne à être entendue sur bien des dossiers, en sa qualité de légat sénatorial, cette fonction se situant hors du cursus honorum des magistratures sénatoriales velsniennes, mais qui dans le même temps paraissait si importante, rien que pour ce genre d'occasion. Cependant, Alessandro Benedetti n'est pas venu délivrer une proposition quelconque en cette journée. Pas plus qu'il n'est venu adresser des salutations courtoises ou de circonstance. La seule chose qu'il a à donner, c'est un discours. Un discours tel que ceux qui sont donnés à la tribune du Sénat des Mille à Velsna, cette arène qui a fait bien plus de morts que n'importe quel ring de boxe.

Un seul homme allait recevoir ce message: son excellence, le Ministre Piotr Vassia, qui ferait ce jour l'objet de l'ire légendaire d'Alessandro Benedetti, un homme qui n'a pas été qu'un sénateur dans sa vie, mais bien d'autres choses dont il a parfois mis à profit les compétences pour ses proches et ses alliés.

Ainsi parla le légat sénatorial, évoquant le pays comme une personne à qui converser, et à qui il fait la somme des reproches.

" ô Poetoscovie. Jusqu'à quand abuseras tu donc de notre patience ? Moi, son excellence sénateur honorable et légat, Alessandro Benedetti, le parle avec l'assentiment de mes confrères, eux qui sont d'un sage assemblée et d'une sage cité. Pense tu, Poetoscovie, que nous attaquons et agressons gratuitement ? Penses tu que nous sommes des idiots pour nous dire que ta cause est celle des justes ? Te penses tu lésé suffisamment pour faire appel à tout l'univers pour prendre ta défense, sans que toi même tu n'as étudié la somme de tes erreurs ?

Sache le: que la cité des velsniens n'a point puni tes marins avec la satisfaction et le plaisir, mais l'a fait contrainte par la multitude des impairs de la nation littéraire. La cité des velsniens est patiente, Pietr, mais celle-ci présente désormais ses limites. En de nombreuses fois, tu as insulté et provoqué, parfois sans t'en rendre compte, parfois en pleine connaissance de tes gestes grossiers, mais laisse moi te le rappeler, afin que jamais tu penses à nouveau avoir le droit de t'en plaindre, et de venir à la face du monde réclamer une justice qui ne t'appartient pas, toi, le poetosvovien.

Oui sache le: ces excellences ont appris avec un grand déplaisir la nouvelle de tes complaintes qui n'ont pas lieu d'être, car nous le pensons, que la nation littéraire est seule responsable de ses malheurs. Oui tes marins ont été attaqué, poetoscovien. Certaines familles ont perdu un père, un frère, une mère ou une sœur, et nous les pleurons autant que s'ils étaient de nos propres lignées. Mais la nation littéraire nous a contraint, car son impudence a dominé son jugement, car elle a cru bon s'investir en un continent qui ne veut pas d'elle, car en toutes ces années, elle n'a jamais montré quoi que ce soit qui puisse susciter la confiance. Et là encore, tu viens à la face du monde demander réparation et justice, te plaignant d'un problème que tu as toi-même provoqué par ta cupidité.

Sache le poetoscovien, que notre cité se souvient toujours des atteintes qui lui sont faites, et des insultes qui lui sont formulées, et que la nation littéraire en a déjà plusieurs à son actif. Tu n'es pas une brebis sans défense, mais un peuple dangereux, de parasites et d'impérialistes de bac à sable. C'est moi qui te le dit, car tu l'as prouvé à plusieurs occasions. Non, la cité des velsniens n'oublient jamais une offense, et j'en vois trois lorsque nos yeux se croisent, poetoscovien.

Nous avons de nombreux souvenirs, excellence poetoscivienne. Toujours, nous nous souvenons. En premier desquels nous avons fort à parler de tes actions au Chandekolza, lorsque tu as cru être de l'ordre du bon sens de garder ton soutien pour le gouvernement du Cong, qui a fait tirer sur son propre peuple lors d'une récolte que nous avons été dans la contrainte de soutenir. Nous nous souvenons de tout, comme tu peux l'entendre, peotoscovien, et nous nous souvenons des longueurs et des tentatives vaines de ta part de conserver cette tâche informe que tu appelais "base humanitaire", mais qui n'était dans les faits qu'un hangar à navires de guerre. Nous n'avions rien dit ce jour là. Nous nous souvenons tout autant, sache le, des insultes et des menaces que tu as formulé à l'égard d'une nation amie et soeur de la Grande République, et dont la protection avait été garantie par nous-mêmes comme si les gens du pays de Moritonie étaient nos propres frères. Là encore, tu n'as pas écouté nos mises en garde, et tu as perpétuer un cycle d'intimidation. Nous n'avons rien dit non plus ce jour-ci. Et pour finir, comment ne pas oublier l'insolence avec laquelle tu as intenté de t'ingérer, toi et ta nation littéraire, dans les questions de stabilité et des affaires intrinsèquement liées à la Confédération Socialiste du Nazum, et ce même lorsque ceux ci étaient tes alliés et tes partenaires au sein de cette stupide UICS. Aussi, je te le dis: que ta parole en tant que victime a autant de valeur que celle que tu avais lorsque tu étais l'initiateur du chaos. La nation littéraire ne fait que recevoir le résultat de longues années de déshérence politique, et là encore, vous en êtes les seuls responsables.

Alors quel choix...quel choix avions nous d'autre afin que tu comprennes avec force et vigueur que personne n'attendait ta présence en Eurysie, que personne ne t'a rendu assistance et que personne ne te la rendras à l'avenir. Je refuserai toujours de t'appeler victime, car je ne vois qu'un seul responsable ici, et il te ressemble étrangement.

Non poetoscovien, je refuse de te faire la grâce de signer le torchon que tu as nommé "traité" condamnant la cité des velsniens comme les uniques responsables de ta situation. Mais j'irai plus loin, car j'estime de mon droit de te demander, séance tenante, de faire disparaître ta clause m'impliquant. Ce n'est pas ma personne qui en fait la demande: regarde ma toge, regarde ma chevalière et mes atours. C'est le Sénat des Mille de la Grande République, et son Gouvernement communal qui t'en font la requête. Il n'est pas de ton interêt, je te le dis, d'ajouter ce fait à la longue liste de tes méfaits à l'égard de notre cité. Regarde moi poetoscovien: tu as le choix de la paix ou du conflit, et tu te rendras responsable d'un tel choix.

Cesse de secouer le monde de tes errements, et prends la bonne décision."





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État représenté : Califat constitutionnel d'Azur

Représentant : Amastan Ag Amenay, Ministre des Affaires Étrangères

Discours :

La Poëtoscovie est l'un des premiers partenaires historiques de l'Azur. Nos deux pays partagent des intérêts communs importants : pour la protection des personnels diplomatiques, le respect de l'intégrité territoriale, la reconnaissance de la souveraineté des Etats légitimes, la sanction contre les crimes de guerre, nos deux pays identifient un besoin commun d'apporter des réponses et des cadres protecteurs par l'établissement de conventions internationales à vocation universelle. Cette approche pacifique, pragmatique et multilatérale de la diplomatie laisse entrevoir des représentations compatibles de l'ordre du monde entre la Poëtoscovie et l'Azur. Nos deux pays rejettent la loi du plus fort, la division en zones d'influence, la transgression inégale des principes au détriment des Etats les plus faibles. Nos deux pays rejettent les solutions militaires comme solution exclusive à tous les problèmes de la diplomatie internationale.

Au contraire, l'Azur et la Poëtoscovie démontrent leur engagement pour des pratiques internationales plus vertueuses et inclusives, porteuses de solutions plus solides et profondément ancrées dans le consensus international. Pour cette raison, le Diwan souhaite apporter son soutien aux initiatives de la Poëtoscovie pour les conventions internationales relatives aux statuts diplomatiques et à la caractérisation des crimes de guerre et des crimes contre l'Humanité. Ces traités sont des étapes importantes.

L'Azur et la Poëtoscovie sont engagés dans des coopérations mutuellement profitables sur les plans économiques et culturels, et l'extension du domaine de la coopération bilatérale est un bienfait pour les deux pays. En ce sens, l'Azur indique qu'il va abandonner les poursuites en plagiat contre la plateforme Echo International menées par les fondateurs de la plateforme Wasl'App. L'ouverture de lignes aériennes régulières et la facilitation des échanges commerciaux favoriseront la croissance économique, le dialogue interculturel et la paix entre les pays. L'Azur apporte à la Poëtoscovie des propositions visant à résoudre des problèmes par la diplomatie et l'action coordonnée sur le plan de la crise avec la Grande République de Velsna. Il s'associe en principe à l'opération de protection des routes commerciales profitables aux Etats souverains légitimes et aux populations. Enfin, il s'engage à concrétiser les échanges économiques en étudiant tous les secteurs où des baisses de tarifs de douaniers et des investissements seraient opportuns pour apporter aux populations et aux sociétés la prospérité.

Projets dans lesquels votre État s'engage :

- Résolution d'Hernani-centre : NON

Le Diwan propose de jouer le rôle d'intermédiaire dans des négociations entre la Poëtoscovie et Velsna, afin que soit résolue la crise et que les deux parties puissent convenir d'un rétablissement de leurs relations bilatérales. Il enjoint les parties à la retenue dans l'escalade militaire et diplomatique, tant qu'un cycle de négociation ne permet pas de produire des résultats positifs. Le Diwan se tient à la disposition de la Poëtoscovie pour faciliter le dialogue avec la Confédération Socialiste du Nazum. Enfin, le Diwan formule le souhait de pouvoir visiter la Poëtoscovie à l'occasion de la future tournée diplomatique au Nazum du Nord, et d'échanger avec le gouvernement poëtique lors d'un sommet bilatéral.

- Projet "Bateau ivre" : OUI

L'Azur va étudier les partenariats possibles pour proposer prochainement un accord économique et commercial à la Poëtoscovie, en tenant compte des préoccupations sanitaires et environnementales, et des besoins des populations d'accéder à la prospérité économique. Cet accord pourra inclure la facilitation des échanges en matière de pêche halieutique, de navigation des navires de commerce, de produits de sylviculture, de produits manufacturés incluant le secteur automobile, la construction aéronautique et le développement des technologies numériques.

- Projet "À l'heure où blanchit l'Eurysie" : NON

L'Azur n'est pas concerné par la zone définie par la Poëtoscovie. Il soutient cependant toute action visant à préserver le commerce de marchandises nécessaires aux populations et le respect de la liberté de navigation des Etats légitimes. Il soutient un ordre commercial mondial basé sur les intérêts des populations, la répression des criminels et des trafics, et le droit plutôt que la force.

- Programme "Albatros" : OUI

La Société Caravanière des Airs, qui opère les grands dirigeables azuréens, annonce établir une ligne directe permanente entre Hernani-Centre et Agatharchidès. Les passagers pourront, en soixante heures de vol, découvrir le monde vu des nuages et se donner le temps du voyage, pour leurs découvertes culturelles, artistiques, touristiques ou professionnelles.


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État représenté : Ogreb

Représentant : Paul Bigoue, responsable des relations extérieures chargé de la Poëtoscovie par monsieur le ministre de l'extérieur Sébastien-Jérémy Magauzie

Discours : "Dans le cadre du programme COE (Contact et Ouverture avec l'Extérieur), monsieur le ministre m'a chargé à titre provisoire de m'occuper des relations avec la Poëtoscovie. Ce congrès marquera un tournant dans le projet et nous espérons notamment à l'aide du projet Bateau ivre et du programme Albatros développer et faciliter les échanges avec la Poëtoscovie, à des fins commerciales, diplomatiques et touristiques. Concernant les autres points, ils sont en discussion entre moi-même et d'autres personnes concernées afin d'éviter de prendre parti dans quelconque conflit."
Monsieur Paul Bigoue,
Déclaration à la presse,
Ministère de l'extérieur, Grénat
Le 20/04/2019

Projets dans lesquels votre État s'engage :
- Résolution d'Hernani-centre : NONEn discussion avec messieurs les minitres des armées, des affaires étrangères et du deuxième consul de l'Ogreb.- Projet "Bateau ivre" : OUI
- Projet "À l'heure où blanchit l'Eurysie" : NONEn discussion avec monsieur le ministre des armées.- Programme "Albatros" : OUI
État représenté : La Confédération Socialiste du Nazum.

Représentant : Comité Central Nazuméen.

Discours : La Confédération Socialiste du Nazum est soucieuse de soigner ses relations diplomatiques avec tous les pays du Nazum, dans le but de promouvoir le dialogue et les échanges mutuellement bénéfiques. Dans ce sens, la CSN fait un pas vers la Poëtoscovie, mais ne peut se résoudre à signer la résolution d'Hernani-centre qui nous parait hors de propos.

Projets dans lesquels votre État s'engage :

- Résolution d'Hernani-centre : NON
- Projet "Bateau ivre" : NON
- Projet "À l'heure où blanchit l'Eurysie" : NON
- Programme "Albatros" : OUI
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In Bennalinem, épisode 2: le Dyl Milath


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A Velsna...


Le soleil tape fort sur la chôra velsnienne et ses paysages bucoliques. A cette période de l'année, ils se couvrent de verdure, l'hiver daignant se retirer. Avec les plantes et les récoltes, ce sont les animaux qui sont aussi se retour parmi le cheptel local. Et avec les animaux, c'est également le retour du Patrice Bernaba di Albirio, dont c'est à peu de chose près la seule chose qui lui plaise dans la vie: la chasse. Le Patrice de Velsna n'a de cesse de s'échapper de sa prison dorée pour venir chasser en rase campagne, loin des regards des velsniens et des poingards des sénateurs. La fonction de Patrice, restrictive, le rend profondément malheureux, lui, l'Homme d'action qui a participé à la guerre de l'AIAN dans sa jeunesse et à la guerre des triumvirs dans ses beaux jours. La fonction l'inssuporte, tout autant que le reste du gouvernement communal. Alors, il chasse, il chasse tout le temps, et toute la belle saison. Mais il ne peut empêcher les profiteurs, les vautours, les charognards de venir demander quelque chose de sa bourse ou de sa bouche, malgré le caractère limité de son pouvoir. Le pouvoir de Bernaba ne réside pas tant dans sa fonction que dans sa personne même: l'un des militaires les plus accomplis de l'Histoire velsnienne récente, malgré quelques problèmes d'alcool. Aujourd'hui, c'est le Maitre des Balances Rocco Ascone qui était dans son sillage, le gênant dans sa chasse au cerf, le ralentissant sans cesse avec des menues conversations dont il se fichait royalement. Et à chaque fois que celui-ci tentait de détourner la conversation sur sa petite personne, et sur ses petits interêts:
- Excellence Patrice, ne pensez vous pas que...*BAM*
- AHAHA ! Regarde Rocco, je l'ai touché le faisan ! Il est tombé comme une bière vide ! Viens, il est est tombé par là.

Le Patrice de Velsna se précipite vers la carcasse inerte du volatile.

- Comme je le disais excellence, il faudrait que l'on pense à renouveler ou non des sénateurs à des postes d'ambassadeurs clés...comme au Nazum par exemple. Les évènements poetoscoviens nécessitent que nous y mettions sur place une personne capable...

Albirio coupe encore une fois le Maitre des Balances.

- La Poetoscovie tu dis ? Ah, t'en fais pas pour ça, j'ai demandé à Pasqual d'y envoyer le meilleur type à notre disposition. Il m'a dit "T'en fais pas Bernaba, je gère.".
- Ah ? Et qui est-ce ?
- Je crois qu'il a envoyé le petit jeunot là...Benedetti..enfin je crois. Je m'ennuie tellement Rocco...être Patrice de Velsna c'est un peu comme être la retraite, alors j'ai demandé à son excellence Benedetti de transmettre un message au Dyl Milath...tu sais, pourleur condamnation...


Ascone se figea un instant, se souvenant du personnage en question, et avec lui, un torrent d'inquiètes.

- Vous et Carlos Pasqual, vous avez envoyé Alessandro Benedetti au Nazum, sur le sujet le plus brulant et casse-gueule du moment ? Sans en référer à la Maîtresse du Grand commerce ?
- Pourquoi, y'a un problème avec ça ? Je suis certain qu'il va s'en sortir, tu t'en fais pour rien, Rocco.



Pendant ce temps au Dyl Milath



"Bonjour, je cherche le bureau de l'ambassadeur du palais ?Pouvez vous me mener à lui, ou à l'un de ses représentants ?"

" Je suis désolé monsieur, monsieur l'ambassadeur n'est pas disponible. Vous pourriez lui laisser un message ?"

"Ce que j'ai à lui dire ne peut pas être transmis par message. Y-a t-il un subalterne ou un représentant de disponible ? "

La secrétaire paraissait quelque peu gênée face à cet individu aux épaules larges, de deux fois sa taille et dont une seule main pouvait englober sa tête. Mais ce n'était pas le plus fulgurant élément visible de cet individu. Indéniablement, c'était cette toga fort désuète de sénateur velsnien qui faisait tâche dans le paysage.

" Euh...Je crois que l'un des secrétaires personnels de monsieur l'ambassadeur est disponible...3ème étage. Tournez à droite après les escaliers. Première porte à gauche."

"Merci."



Le sénateur-légat grimpe les escaliers quatre à quatre, et parvient sans ungoutte de sueur devant la porte du secrétariat mentionné. Il frappe à la porte, d'une main lourde. La porte s'ouvre: un jeune homme, un jeunot presque, imberbe et à l'air presque angélique, juvénile:

"Monsieur, bonjour. Je peux faire qu--"


a

Le secrétaire ne pu anticiper une situation si ubuesque, celle d'un illustre inconnu en toge le frappant de toutes ses forces de la paume de sa main. La main s'écrasa sur le côté droit de son visage: un objet inamovible rencontrant une force iresistible...

" Nan mais ça va pas ! Vous êtes qui bordel !"

" Je suis Alessandro Benedetti, fils de Sergio Benedetti. Sénateur et excellence de la Grande République de Velsna, et ceci est le message que j'ai à transmettre à ton gouvernement de la part du mien.


Lorsque le sénateur sortit une matraque télescopique des plus de sa toge, le secrétaire couru se réfugier derrière son bureau. Benedetti ne le poursuivit pas, et se contenta de délivrer un discours qui avait l'air prémâché par quelqu'un d'autre.

" Ces excellences attendent de ton gouvernement que tu retires ton association à l'appel injuste et faussé de condamnation des poetoscoviens envers la patrie des velsniens. Notre cité ne t'a jamais porté aucun mal, excepté cette claque, qui est un avant goût de ce que tu risques si d'aventure ton gouvernement s'évertuerait dans son erreur. Etre l'appui d'hommes injustes, c'est être soit même un homme injuste. Que le Dyl Milath s'occupe de ses affaires, et nous nous occuperons des nôtres. Mais gare à ceux qui s'associeraient à un pays qui s'est compromis avec les carnavalais, et qui a lui-même creusé sa propre tombe. Je suis juste parmi les justes, l'excellence qui m'envoie m'a demandé de ne te frapper qu'une fois, et je ne le ferai donc qu'une fois. Vous, toi et ton gouvernement, avez deux semaines pour retirer votre condamnation, sans quoi vous seriez dans la malchance de nous voir nous mêler de vos affaires aux Nazum. Au revoir, excellence."

Sans demander son reste, le sénateur et légat se retira, laissant le secrétaire du Dyl Milath seul avec sa joue froissée...

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État représenté : Poëtoscovie

Représentant : Sébastien Tesson

Discours : "Excellences, membres de la délégation velsnienne,

Je tiens à clarifier la situation. Si nous vous avons admis au même titre que l'ensemble des autres représentants, ce n'est en aucun cas pour polluer ce Congrès.

La Poëtoscovie a toujours été présente au Chandekolza avec l'assentiment des autorités légitimes qui s'y trouvaient. Lorsqu'un changement de régime sur le territoire a conduit le nouvelle administration à nous demander de partir, nous l'avons fait immédiatement. Concernant la Moritonie, nous l'avons finalement laissé faire, et la Poëtoscovie entretient avec la CSN des liens privilégiés.

Je vous prierez donc de ne pas diffuser ces allégations qui ne sont fondées sur rien, absolument rien, et qui ne servent qu'à justifier les atteintes au droit international dont vous êtes les auteurs en vous attaquant à une flotte pacifique de la Poëtoscovie. Nous savons que vous êtes proches de la Loduarie, tous deux membres de l'UICS, et que vous agissez pour empêcher le soutien poëtoscovien à l'Antarès. Vassaux d'une internationale corrompue, votre place n'est désormais plus parmi nous.

Vous êtes invités à quitter la salle puis le territoire national immédiatement, ou nos services se chargeront de le faire, quoique nous regretterions en arriver jusque là.

Merci, nous pouvons dès lors continuer. J'espère que vous aurez ainsi compris le bien fondé de la résolution d'Hernani-centre que je vous soumets à toutes et tous."
OLA QUI VOILA

Octave Jumentfleur

OCTAVE JUMENTFLEUR

Il est de retour en Poëtoscovie...
Et il n'est pas là pour enculer les mouches !
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Octave Jumentlfeur

État représenté : Principauté de Carnavale

Représentant : Octave Jumentfleur, adjoint aux espaces verts, (futur ?) maire de Carnavale

Discours : Fort de mes liens désormais intimes avec la glorieuse Poëtoscovie, je parle au nom de la Principauté de Carnavale pour déclarer le plaisir que nous aurons à participer à la sécurisation des routes commerciales nazumo-eurysiennes. Trop longtemps la racaille s'est arrogée le droit de régner sur ces mers, mais rien qu'un programme fuséologique ambitieux ne saurait tenir en respect ! Par ailleurs, nous souscrivons avec plaisir à la proposition d'échanges touristiques entre nos deux nations. Les Poëtoscoviens découvriront la gastronomie carnavalaise, comme j'ai découvert la culture poëtoscovienne durant mon exil. Ave !

Projets dans lesquels votre État s'engage :
- Résolution d'Hernani-centre : NON
- Projet "Bateau ivre" : NON
- Projet "À l'heure où blanchit l'Eurysie" : OUI
- Programme "Albatros" : OUI





Gustave Clercobscure

État représenté : Kabalie rouge

Représentant : Gustave Clercobscure, armateur et actionnaire majoritaire de la Compagnie luciférienne des Afarées occidentales

Discours : J'ai l'honneur de représenter aujourd'hui auprès de vous la Kabalie rouge. Le grenat de l'Afarée, comme on la surnomme désormais au sein des cercles initiés. Si nous ne pouvons pas souscrire au projet numéro 3, c'est avec un plaisir immense que nous ouvrirons nos ports - faut-il préciser qu'ils m'appartiennent tous en partie ? - aux navires de commerce de la Poëtoscovie. La Kabalie rouge est riche de matières premières et nous fournirons gaz et pétrole au reste du monde. Car le développement de l'humanité repose sur nos épaules à tous, assurons nous qu'il ne manque jamais d'énergie bon marché.

Projets dans lesquels votre État s'engage :
- Résolution d'Hernani-centre : NON
- Projet "Bateau ivre" : OUI
- Projet "À l'heure où blanchit l'Eurysie" : PAS CONCERNÉ
- Programme "Albatros" : OUI
État représenté : République de la Cité de Myaikho

Représentant : Raja Hendri Susman, Magistrat à la Diplomatie

Discours :
Roses are red,
Violets are blue
And spit your fucking money on me !


Projets dans lesquels votre État s'engage :
- Résolution d'Hernani-centre : NON
- Projet "Bateau ivre" : OUI
- Projet "À l'heure où blanchit l'Eurysie" : NON
- Programme "Albatros" : OUI
État représenté : République Démocratique du Wanmiri

Représentant : Ethrasyl Tymeri, en sa qualité de Chef d’État (profite, c'est un honneur) ainsi qu'Eddonna Tymeri, en sa qualité de Première Ambassadrice

Discours :

Ethrasyl Tymeri s'approche du micro, l'air assuré. Pour une fois, il s'est déplacé en personne afin de représenter la République Démocratique ; c'est la première fois depuis 2012, où il avait rencontré les représentants stranéens à Kotarakyat. Par ce geste, il veut marquer les esprits : il fait honneur à la Poëtoscovie, en espérant qu'elle s'en montre digne dans le futur. Peut-être se montrerait-elle moins belliqueuse, après ça...

"Mesdames, Messiers, Vos Excellences,

Je serai bref : je sais que la journée a été longue, que nombre d'entre nous se sont déjà succédés à la place que j'occupe présentement, et je peux entendre les estomacs se manifester d'ici. Aussi, je vous rassure, je ne vous ferai pas attendre longtemps, et vous pourrez bientôt profiter du buffet comme il se doit.

La Poëtoscovie, malgré quelques déboires passés, quoique pour certains depuis peu
(il fixe le représentant velsnien, sans animosité - le Wanmiri n'en entretient guère envers la patrie des voleurs - mais avec une once de reproche, sans doute liée à la décision impulsive prise par la Marineria de couler la flotte poëtoscovienne quelques mois auparavant sans poser le moindre ultimatum) et une diplomatie, osons le dire, quelques fois contre-intuitive, pour ne pas dire imprévisible ou kartiesque (le chef d’État regarde en direction du gouverneur Luciano Bellanti, qu'il sait quelque proche du buffet. Son regard trahit une légère pointe de malice, signe qu'il s'agit d'un trait d'humour et pas d'une pique ciblée) - je fais évidemment référence aux évènements au Chandekolza ou aux interventions récurrentes de la marine poëtoscove dans les eaux wanmiriennes... - reste un partenaire de choix.

Tant sur le plan commercial, où nous entretenons déjà des liens importants, que culturel ou scientifique, la Poëtoscovie est un acteur non négligeable du Nazum. N'en déplaise aux mauvaises langues ici présentes
(regard appuyé en direction du velsnien, sourire agréable à Nantipat Sisrati, qu'Ethrasyl connaît bien à force de travailler avec lui, et qui a fait le - bon - choix de tendre la main, à l'instar du Wanmiri), la Nation Littéraire a su faire parler d'elle, et pas toujours pour de mauvaises raisons (un rire, franc pour la plupart, nerveux pour les poëtoscoves, parcourt la salle). J'espère de toute cœur que ce sommet actera la poursuite de cette dynamique, plus propice aux partenariats et à la prospérité internationale.

Puisse l'avenir confirmer ces vœux, et la paix régner éternellement sur le Sanctuaire du monde."


Projets dans lesquels votre État s'engage :

- Résolution d'Hernani-centre : NON

    La République Démocratique du Wanmiri entend maintenir de bonnes relations avec Velsna, qu'importe ses agissements récents. Le Hall des Ambassades n'adhère certes pas aux méthodes de la République fortunéenne, et ses dernières interventions (tant au Chandekolza qu'envers la Poëtoscovie) lui déplaisent, mais le Palais de la Concorde sait jouer son rôle de médiateur, et ne pas se battre inutilement - surtout pour des gains négligeables ou nuls. Le jeune gouvernement wanmirien a impérativement besoin de garantir son développement économique et social, et cela passe par la sécurisation de son voisinage : fâcher la troisième puissance de ce monde n'entre pas dans son agenda. Surtout quand l'on sait que Sivagundi lui doit déjà beaucoup, avec son intervention lors de la crise stérusienne.

- Projet "Bateau ivre" : OUI

    Le Wanmiri entretient déjà des relations commerciales avec la Poëtoscovie, notamment du fait de l'exportation de denrées alimentaire nombreuses, issues du surplus permis par la révolution verte wanmirienne, vers la nation rosienne. Toutefois, renforcer ces liens ne coûte rien, et sera toujours profitable, raison pour laquelle le gouvernement suvanardvipéen adhère pleinement à ce projet.

- Projet "À l'heure où blanchit l'Eurysie" : OUI

    La République Démocratique n'est pas concernée par le présent projet. Elle soutient cependant les initiatives visant à promouvoir le droit au détriment de la force - élément crucial de la diplomatie wanmirienne depuis bientôt une décennie.

- Programme "Albatros" : NON (à négocier)

    Le développement des aéroports de Sivagundi et de Jalitaya permet d'envisager le développement de lignes civiles destinées au tourisme avec la Nation littéraire. Toutefois, une telle initiative devrait être strictement encadrée par le droit wanmirien, notamment du fait des accords stranéo-wanmiriens de 2012, qui accordent un (quasi) monopole à Boyaji!, entreprise d’État stranéenne, sur le secteur touristique wanmirien. Par ailleurs, du fait de la différence de richesses importante, il est probable que le tourisme prôné soit à sens unique.

    Le gouvernement wanmirien n'exclut cependant pas l'hypothèse d'une ouverture culturelle envers le pays des poètes, et en attendant de futures négociations quant à l'ouverture de lignes aériennes (exploitées par Boyaji! ou des acteurs wanmiriens), l'Enea propose l'ouverture d'une ou plusieurs Maisons de la Wanya en Poëtoscovie, établissements qui permettent de découvrir les cultures du Wanmiri et des Isteals.
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