
Ministère aux affaires étrangères
La République karyatienne prend contact avec votre nation afin de répondre favorablement à votre message exprimant le souhait d'établir des relations diplomatiques entre nos deux pays, ainsi que de construire une ambassade et un consulat dans chacune de nos capitales. Notre nation, tout aussi désireuse que la vôtre de bâtir de solides relations diplomatiques avec les États nazumis, ne peut refuser une telle proposition. Nous souhaitons également vous faire part de notre intérêt pour le Conseil intergouvernemental et prendrons contact avec son secrétaire général dans les prochains jours afin de discuter d'une éventuelle adhésion de la Karyatie. Nous enverrons donc notre ambassadeur, Monsieur Kehs Milovan, afin de représenter notre pays au sein de votre nation. En retour, un bâtiment vous sera réservé à Babyiok, notre capitale, afin d'y établir votre ambassade. Nous y accueillerons vos représentants avec honneur et nous nous engageons à respecter les cinq normes fondamentales en matière de droit diplomatique.
Concernant l'origine de la présence humaine en Karyatie, il est en effet possible que celle-ci descende des peuples kirkuzaïs. Les rares traces archéologiques retrouvées laissent penser que les premiers habitants provenaient soit de Poetoscovie, soit de votre pays. Il conviendrait toutefois d'approfondir les recherches historiques afin de confirmer cette hypothèse, notamment en déterminant si les Kirkuzaïs maîtrisaient déjà la navigation à cette époque, ou en comparant leur culture avec les quelques vestiges et écrits encore conservés dans les ruines du premier village connu, Abkuntak, fondé en 1408 par des peuples originaires de la péninsule, d'après nos sources. Cependant, en raison de l'isolement de la Karyatie et des difficultés économiques qu'a connues notre pays, nous n'avons jamais eu l'occasion de pousser ces recherches aussi loin. Nous ne sommes donc pas opposés à accueillir des chercheurs et des historiens sur notre territoire afin de reprendre ces travaux.
Nous sommes toutefois au regret de vous annoncer qu'à notre connaissance, le peuple originel de l'archipel, que vous pensez êtres des déscendans des kirkuzaïs et que nous appelons les Karyaks, s'est éteint avec la mort de son dernier représentant en 1721. Celui-ci était emprisonné à la suite de la bataille d'Abkuntak, durant la colonisation de l'archipel qui c'est conclus par le massacre et l'emprisonnement de l'intégralité des Karyaks. L'ensemble de la population actuelle est donc composé de descendants de colons étrangers ou de migrants nazumis.
Aujourd'hui encore, la culture coloniale et celle des Karyaks se sont progressivement mêlées pour donner naissance à la culture karyatienne moderne. Ce métissage culturel s'est notamment renforcé au cours du XIXᵉ siècle, à la faveur d'un mouvement de nostalgie envers le mode de vie de ce peuple aujourd'hui disparu.
Nous espérons que nos relations continueront de se développer dans un esprit de coopération et de respect mutuel, afin d'œuvrer ensemble à un avenir meilleur.
Que la liberté guide les peuples.
Avec tout le respect de la nation,
Monsieur Pavlov Federivo,
Ministre des Affaires étrangères de la République Karyatiènne.