11/04/2020
21:25:45
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[Estalie-Karty] Aux frontières du socialisme - Page 2

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Citoyenne Angèle Orlovski.
«Ainsi soit-il. Nous comprenons que les premiers entraînements ne pourront, en l'état, pas se dérouler sur notre territoire. Nous comprenons également votre ressentiment quant à l'éventuelle implication de l'Empire Confédéral Uni. Quant à ce blocus...»

Générale Zorya Ernova.
«La navy Kartienne se chargera de l'assurer au mieux par sa flotte sous-marine, le plan de quatre ans nous assurera d'acquérir deux sous-marins d'attaque de classe Kaïman, notre dernière génération. Ainsi, tout convoi entrant ou sortant devra affronter torpilles et aviation.»

Citoyenne Angèle Orlovski.
«Néanmoins, je me permets de revenir sur le caractère diplomatique de l'événement. La Manche Silice et la Youslévie ne soutiendront pas le régime Vahr, c'est une lecture que je partage. Il sera nécessaire de les avertir de nos opérations avant leur déclenchement, sans oublier la Cérulie: Sous quelle forme et à quel moment ? Un communiqué conjoint ? Une missive Estalienne ? Kartienne ? Cela peut être secondaire, mais pas accessoire. Quoiqu'il puisse en être, nous vous proposons cette première ébauche.»

Accords de Mistohir
Accords de Mistohir

Préambule:
AlinéaLa République Fédérale Kartienne et la Fédération des Peuples Estaliens, ci-après nommées les parties, signent les Accords de Mistohir ce onze septembre de l'an 2018. Le présent texte prend acte dès lors ratification des deux parties, et peut être revu sous entente conjointe des deux parties.

Article I: Les deux parties conviennent de diverses formalités diplomatiques que sont l'échange et le maintien d'infrastructures diplomatiques, la reconnaissance mutuelle de souveraineté ainsi qu'un pacte de non-agression.

Article II: Les deux parties conviennent d'une lecture commune. D'une part, la partie Kartienne s'engage à ne pas traiter diplomatiquement avec le gouvernement actuel du Volkstaat de Vahrénie. D'autre part, la partie Estalienne s'engage à ne pas interférer dans la guerre dite de l'Ouest rouge, impliquant entre autres la partie Kartienne, la Loduarie Communiste et le Concordat de Shaula.

Article III: Les deux parties annoncent le début d'une coopération militaire profonde entre elles. Elles s'engagent, par ailleurs, à approfondir les partenariats culturels, économiques et politiques à terme.
Alinéa 1: Les deux parties conviennent d'échanger des attachés militaires.
Alinéa 2: Les deux parties échangeront leurs enseignements et expériences militaires, notamment par le biais de la guerre de l'Ouest rouge, et les conflits en Hotsaline et en Retsvinie.
Alinéa 3: Les deux parties effectueront des exercices militaires réguliers entre leurs armées.
Alinéa 4: Les deux parties conviennent d'une coopération au niveau de l'assistance humanitaire.
Alinéa 5: Les deux parties effectueront des échanges d'officiers entre leurs académies militaires.

Citoyenne Angèle Orlovski.
«Ces accords devront être ratifiés par notre Sénat. Notre pays étant sur le chemin de la démocratie directe, le pouvoir législatif -sujet aux mandats impératifs- a un droit de regard sur la diplomatie. Entre autres, il valide ou réfute les accords que les Gouverneurs, dont je fais partie, établissent. Je doute que vous souhaitiez officialiser notre attaque commune contre la Vahrénie. Néanmoins, je n'ai ni le droit ni le pouvoir de conclure des accords officieux: Le peuple doit avoir un accès entier à la diplomatie que mène son pays. L'accès à l'information est le premier de tous les droits politiques. Finalement, mesdames, la République Fédérale Kartienne ne pourra vous prêter main forte tant que la guerre en Loduarie perdure. Nous ne pouvons nous permettre l'ouverture d'un autre front. Ainsi, comme explicité durant nos échanges, la Fédération Estalienne n'influe pas dans la guerre de l'Ouest rouge, nous ne nous opposerons aucunement à votre intervention en Vahrénie. Seulement, si votre opération arrive à terme, et que notre pays est toujours confronté à la Loduarie, nous ne pourrons pas vous aider.»

Citoyenne Angèle Orlovski
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La Commissaire aux Relations Extérieures esquissa un sourire poli à la réponse d'Orlovski, notamment vers la fin où elle décida de garder le silence sur les dernières remarques d'Orlovski. Comme la plupart des Estaliens, elle n'était pas dupe quant au modèle politique kartien qui n'avait de socialiste que le nom. Il y a beaucoup de pays défaillants dans le monde socialiste et il convient de pointer ces erreurs, parfois comme des phases passagères de balbutiements, d'attachements absurdes au culte de l'Etat à laquelle la "société" était asservie et hypnotisée en majorité, aux fausses croyances et aux valeurs abstraites de servitude civique, nationale ou religieuse qui enchaînait les hommes depuis des siècles depuis que les forts ont saisis le pouvoir et l'ont depuis concentrés davantage, créant ce reflet étrange de l'Homme qu'est l'Etat. Beaucoup de nations socialistes tentaient sincèrement de sortir de ces carcans, avec plus ou moins de succès, plus ou moins d'échecs parfois aussi il faut le dire. Mais dans le cas de Karty, Mila savait à qui elle s'adressait. On ne se réclame pas socialiste et souverainiste de façon ouverte et on ne l'inclut pas consciemment dans sa doctrine politique comme un idéal. Le socialisme, dans toutes ses variantes sérieuses, part d'une prémisse analytique qui est que le capitalisme est un système de rapports de production dont la logique est mondiale et qui traverse les frontières nationales par définition. L'exploitation n'est pas une relation locale entre deux individus sur un territoire national donné, c'est une relation structurelle inscrite dans une division internationale du travail bien précise, des flux de capital transnationaux et des chaînes de valeur et d'approvisionnement qui ignorent largement les souverainetés des pays. La frontière nationale n'est alors plus une réalité qui préexiste aux rapports de classe, elle devient une simple construction politique qui découpe un seul espace de solidarité à l'échelle mondiale (tous les travailleurs et prolétaires partagent les mêmes conditions matérielles et la même exploitation) en plusieurs, chaque espace s'excluant ainsi des autres. C'est littéralement pour cette raison qu'on dit que les frontières sont des lignes imaginaires. Eriger cette frontière en valeur, c'est justement accepter que la solidarité de classe s'arrête là où commence la nation, ce qui est précisément ce que le capitalisme veut que les travailleurs croient. De plus, le souverainisme comme conviction idéologique pose en outre la supposition que l'Etat-nation est l'unité politique naturelle et légitime de l'organisation collective. Sauf que l'Etat n'est pas neutre, c'est un appareil de reproduction des rapports de domination, un simple instrument de la classe dominante, Karty naturalise une institution que le socialisme a toujours prétendu historiciser et dépasser.

Orlovski ne fera donc pas avaler des couleuvres à la Commissaire, elle savait pertinemment qu'elle ne parlait pas à des libertaires. Pourtant, elle passe outre malgré ces différences. C'est aux politiques de faire ce genre de reproches aux Kartiens, pas aux diplomates. En scrutant du regard sa collègue, la générale Jankovic semblait toujours méfiante et surtout un peu lassée. Avoir fait tout cette rencontre pour finalement dire que les Kartiens n'allaient peut-être pas les aider, elle aura bien perdu son temps aujourd'hui. Mila s'en fiche : aujourd'hui, elle a posé avec les Kartiens les premières dalles de la coopération estalo-kartienne, c'était en soit ce qu'elle attendait. Avec un peu de recul, elle se dit qu'elle joue parfaitement le rôle que le SRR veut d'elle. C'était soit ça, soit les services de renseignement estaliens allaient avoir un autre pays dans leur collimateur, vaut mieux éviter cela, chacune de leurs interventions a davantage tendance à ruiner le travail de la Commission qu'à lui rendre service. Mila reprit alors :

"L'ébauche me semble convenable. Quant à la question des Etats voisins, eh bien cela dépendra de la situation le moment venu, je suppose, déjà en fonction de si vous êtes partie prenante ou non, auquel cas ce sera sûrement une déclaration commune sinon...l'Estalie se chargera elle-même d'avertir les chancelleries youslève et silicienne. Quant à la Cérulie...
- C'est quoi ça, déjà ?
- C'est un pays au sud de la Vahrénie...j'ai entendu dire qu'il s'agissait d'un régime totalitaire...hm...je crois que les avertir n'aura pas vraiment d'importance, je suppose. C'est le genre de régimes avec lequel on a tendance à combattre plutôt qu'à combattre, à l'inverse des Etats libéraux certes impérialistes et exploiteurs pour la plupart, mais avec qui un dialogue peut parfois avoir lieu afin de temporiser la situation. Quant à la question loduarienne, eh bien je suppose que nous n'y pouvons pas grand-chose, nous entendons votre raisonnement et nous l'acceptons. Bien que la menace vahrénienne soit assez faible et l'assistance estalienne me semble propice à l'existence d'un second front sur lequel l'Estalie fournirait le gros de l'effort, je ne vous forcerais pas la main, quoi qu'il arrive.
"

Jankovic roule des yeux. Ironique : les Kartiens inconstants, on aura tout vu ! Néanmoins, ce n'est toujours pas à elle de s'exprimer. La partie militaire de l'entrevue semble s'estomper, la question vahrénienne semble avoir trouvé un terrain d'entente suffisant. Mila continue alors :

"A ces accords de nature principalement militaires, dont nous avons définis maintenant les contours, je pense que nous pouvons maintenir revenir sur les parties culturelles et potentiellement économiques. Culturellement, le plus évident serait à mes yeux la mise en place d'échanges éducatifs et universitaires via des programmes d'échanges universitaires entre nos universités, une reconnaissance mutuelle de diplômes obtenus en Estalie et à Karty, des bourses bilatérales pour les étudiants en déplacement entre l'Estalie et Karty et des programmes de mobilités pour les enseignants et les chercheurs. Je pense également à la mise en place d'une commission mixte culturelle chargée de réguler et de faciliter les flux culturels comme les productions audiovisuelles, la littérature ou les échanges entre musées et bibliothèques. Qu'en pensez-vous ? Avez-vous d'autres idées ?"
2208
«L'ensemble du volet culturel évoqué me semble des plus envisageables.»

AlinéaAngèle pouvait enfin relâcher son attention, la question Vahre s'étant tarie. En réalité, la République Fédérale Kartienne n'interviendra point contre la Vahrénie. Le "deal" initial était de rendre caduc les Accords d'Oberstafel, en échange d'une garantie en Loduarie pour les Kartiens: C'est chose fait. Si l'impatience des Estaliens vient à s'affirmer alors que la guerre de l'Ouest rouge est encore d'actualité, la République Fédérale n'interviendra pas. De même, si la Fédération Estalienne se présente un peu plus patiente, Volkingrad lui répondra que les conséquences de la guerre contre la Loduarie Communiste ont été trop coûteuses pour employer un nouveau conflit. Cela tenait sens, les restructurations d'après-guerre sont souvent conséquentes. Mais Karty et l'Estalie gagnait toutes deux dans cette affaire, elles n'avaient plus à se méfier l'une de l'autre, elles pouvaient tourner leur attention sur d'autres horizons. Il y avait même une amitié qui semblait se forger, Angèle avait donné son aval. Ce qui était omis dans son discours, c'est les difficultés que rencontreront les enseignants Estaliens pour pratiquer en Karty. Souverainisme oblige, seuls les porteurs de la citoyenneté peuvent enseigner: Hormis quelques exceptions comme pour les langues, puisqu'il est toujours préférable d'avoir un natif pour apprendre un langage. En revanche, les étudiants Estaliens n'auront aucun mal à bénéficier des enseignements Kartiens: Par des Kartiens.

«Le Musée des Beaux Arts de Volkingrad, tout en particulier, se fera une joie d'échanger avec vos instances. Sachez que sa direction est assurée par un ensemble de citoyens tirés au sort, une sorte de communauté collégiale. Dit-elle en souriant, espérant sincèrement convaincre ses homologues Estaliennes. Angèle le savait, ces dernières ne considéraient pas réellement son pays comme une vertu socialiste. Madame la Commissaire, je n'ignore pas également les quelques disparités idéologiques entre nos pays. Sachez toutefois que l'actuel régime de notre patrie est un héritage en grande partie dû de nos philosophes. Oui, la République Fédérale Kartienne a encore du chemin à faire quant à sa mission prolétaire: Mais c'est à force de temps que cette lutte prospérera. C'est, entre autres, par des partenariats culturels comme ceux que nous concluons en ce moment même, que nos philosophes ont pu développer leurs théories. Afin de faciliter ces échanges, je suggère de faciliter la circulation des personnes entre nos pays.»

Citoyenne Angèle Orlovski
1984
La Commissaire aux Relations Extérieures prend note. Le sujet reste relativement consensuel, d'autant que la libre circulation des personnes est déjà une réalité en Estalie : le contrôle de l'immigration en Estalie est extrêmement laxiste, rares sont les contrôles de la douane (qui fait davantage attention au contrôle des biens et marchandises et rarement aux personnes). Cela a posé déjà plusieurs débats en Estalie, notamment sur la place des immigrés dans la société estalienne qui tente d'intégrer au mieux les populations non-estaliennes. Bien que la nature de l'immigration en Estalie soit surtout politique (concernant principalement des exilés politiques et des libertaires ne pouvant exercer leur militantisme chez eux, en témoigne les activités des libertaires slavis en Estalie avant la Révolution s'étant déroulé chez eux. De ce fait, la question d'officialiser la circulation libre des personnes entre Karty et l'Estalie constituait plus ici une ouverture de Karty aux Estaliens que l'inverse, les Kartiens étaient déjà le bienvenu sur le sol estalien depuis belle lurette.

"Bien sûr, pour que ces échanges culturels puissent être menés à bien, il faut éliminer le plus de barrières possibles quant à la circulation des personnes entre nos deux pays. Bien que l'accès au sol estalien est accessible à tous ceux qui en font la demande, nous pourrions formaliser un accord qui permettrait de régulariser et d'uniformiser la circulation des personnes entre le sol kartien et estalien, notamment la suppression des contrôles dans les aéroports sous réserve de présenter une pièce d'identité ou un passeport kartien ou estalien, une coopération policière et judiciaire afin que nos forces de l'ordre puissent se prêter mutuellement assistance pour la détection et la prévention de la criminalité transnationale, un système d'extradition commun pour nos citoyens respectifs et une reconnaissance mutuelle des décisions pénales, enfin l'établissement d'un système d'information commun sur les citoyens transitant entre nos deux territoires.

Bien, je pense qu'en dehors de ça, l'aspect culturel devrait être à mon sens conclu, à moins que vous ayez d'autres propositions. La Fédération est ouverte à d'autres propositions, y compris de nature différente, aussi bien militaires, politiques ou économiques.
"
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Citoyenne Angèle Orlovski.
«Nous pensons des accords conclus qu'ils sont dores et déjà forts encourageants pour une première entrevue, madame la Commissaire. Nos relations bilatérales ne sont pas figées, elles évolueront avec le temps. Que pensez-vous de cette ébauche qui résume, il me semble, l'ensemble des propositions évoquées durant cette entrevue ? La République Fédérale est prête à signer ce traité, et le communiquera au Sénat Fédéral, qui le ratifiera très certainement considérant sa nature.»

Accords de Mistohir
Accords de Mistohir

Préambule:
AlinéaLa République Fédérale Kartienne et la Fédération des Peuples Estaliens, ci-après nommées les parties, signent les Accords de Mistohir ce onze septembre de l'an 2018. Le présent texte prend acte dès lors ratification des deux parties, et peut être revu sous entente conjointe des deux parties.

Article I: Les deux parties conviennent de diverses formalités diplomatiques que sont l'échange et le maintien d'infrastructures diplomatiques, la reconnaissance mutuelle de souveraineté ainsi qu'un pacte de non-agression.

Article II: Les deux parties conviennent d'une lecture commune. D'une part, la partie Kartienne s'engage à ne pas traiter diplomatiquement avec le gouvernement actuel du Volkstaat de Vahrénie. D'autre part, la partie Estalienne s'engage à ne pas interférer dans la guerre dite de l'Ouest rouge, impliquant entre autres la partie Kartienne, la Loduarie Communiste et le Concordat de Shaula.

Article III: Les deux parties annoncent le début d'une coopération militaire profonde entre elles. Elles s'engagent, par ailleurs, à approfondir les partenariats culturels, économiques et politiques à terme.
Alinéa 1: Les deux parties conviennent d'échanger des attachés militaires.
Alinéa 2: Les deux parties échangeront leurs enseignements et expériences militaires, notamment par le biais de la guerre de l'Ouest rouge, et les conflits en Hotsaline et en Retsvinie.
Alinéa 3: Les deux parties effectueront des exercices militaires réguliers entre leurs armées.
Alinéa 4: Les deux parties conviennent d'une coopération au niveau de l'assistance humanitaire.
Alinéa 5: Les deux parties effectueront des échanges d'officiers entre leurs académies militaires.


Article IV: Les deux parties proclament le début d'une profonde collaboration culturelle entre elles.
Alinéa 1: Les deux parties conviennent d'effectuer des échanges éducatifs et universitaires, facilités par une reconnaissance mutuelle des diplômes obtenus, la mise en place de bourses d'études et des programmes de mobilité des enseignants, notamment en ce qui concerne l'apprentissage des langues.
Alinéa 2: Les deux parties créent conjointement une commission culturelle chargée de réguler les flux culturels entre elles, en ce qui concerne le contenu audiovisuel, littéraire ou artistique ainsi que la coopération entre les structures culturelles.
Alinéa 3: Les deux parties s'engagent à la facilitation de la circulation des individus en vue d'une libre circulation des personnes entre les deux territoires des parties prenantes. Cette facilitation des procédures comprend la suppression progressive et graduée, en fonction des calendriers prévus entre les administrations à cet effet, des contrôles sous réserve de présentation d'une pièce d'identité ou d'un passeport, une coopération policière et judiciaire transnationale plus large et le partage de systèmes d'informations sur les personnes transitant entre les territoires des deux parties pour des raisons sécuritaires et judiciaires.

Citoyenne Angèle Orlovski
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