10/06/2020
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Le plan Kosa-2025 : la Poëtoscovie s'engage pour le développement de la péninsule
Analyse d'un projet pharaonique à la logique de gagnant-gagnant

Source : Ministère des Relations internationales - Information non-publique, à destination des États concernés (cf carte ci-dessous)

Le Ministère des Relations internationales a annoncé ce mercredi présenter au Conseil kosi une demande de partenariat dans le cadre d'un vaste projet d'interconnexion des territoires de la péninsule. Tandis que les principaux acteurs de la zone se sont retrouvés au sein de l'organisation internationale, et que nombre d'entre eux sont par ailleurs partenaires de la Nation littéraire, la planification en termes de développement de la péninsule de Kosa appelle à de profondes mutations du fonctionnement économique régional.

Un projet indispensable pour l'Organisation des Partenaires de la Poëtoscovie
L'Organisation des Partenaires de la Poëtoscovie est une instance, dirigée jusqu'à présent par la diplomatie poëtoscovienne, coordonnant l'ensemble des partenariats qu'Hernani-centre a impulsé. Jusqu'alors rejoins par une trentaine d'États, parmi lesquels figurent 4 des 5 États de la péninsule de Kosa, les projets en questions sont de natures diverses, du développement économique (programmes Albatros et projet Bateau ivre) au partage culturel (Réseau L’Œuvre au Noir). Il permet à la Poëtoscovie de projeter une forme de nouveau soft power et de s'affirmer sur la scène international en tant que puissance d'un genre nouveau.

Cependant certains projets connaissent aujourd'hui des limites en termes d'infrastructures. Tandis que l'aéroport d'Hernani-centre a vu sa fréquentation être multipliée par trois dès l'année de lancement du programme Albatros (vols touristiques), les ports poëtoscoviens se trouvent quant à eux saturés de marchandises réexpédiées à l'autre bout du monde dans le cadre du projet Bateau ivre (achat par la Poëtoscovie de biens ensuite revenus partout à travers le monde). D'après les enquêtes de satisfactions, les acteurs engagés seraient heureux des projets apportés par l'Organisation des Partenaires de la Poëtoscovie, y compris celui-ci, permettant aux États acheteurs d'assurer une diversité de provenance et donc un cours stable, tandis que les États vendeurs disposent de l'assurance d'une clientèle diversifiée. Si un tel modèle économique s'avère gagnant-gagnant, et ce sans équivoque, il demeure nécessaire de dresser un constat lucide des limites actuelles auxquelles se heurtent l'OPP.

L'OPP fait face à deux défis majeurs. Le premier est la diminution de la fréquentation de l'aéroport d'Hernani-centre. Dans la majeure partie du temps, il s'agit de touristes qui ne font qu'escale en Poëtoscovie, profitant des nombreuses connexions grâce au programme Albatros pour se rendre dans un pays qui n'était pas directement accessible depuis le leur. La forte augmentation connue cette année pose plusieurs problèmes importants, car tous les voyageurs ne peuvent désormais plus trouver un vol, et les normes de sécurités font de ce lieu un espace sous haute tension. Des travaux d'aménagements ont été prévus, mais ne pourront à termes pas permettre de répondre à la demande. Par ailleurs, la construction d'un nouvel aéroport a été rejetée par la population poëtoscovienne (la Poëtoscovie est en effet une démocratie directe). Pour pallier ce phénomène, l'OPP propose la construction d'une ligne de train à grande vitesse reliant Naryakha (capitale de la Iakumie) à Hernani-centre. Ainsi, plutôt que de prendre deux avions à Hernani-centre, les voyageurs disposeront d'un autre aéroport à partir duquel ils pourront prendre leur envol. Que cela concerne uniquement les vols déjà programmés depuis la Iakumie, ou bien que des accords soient conclus entre les deux autorités pour que l'aéroport d'Naryakha accueille des vols dans le cadre du programme Albatros, cela permettra pour sûr d'amoindrir la quantité de voyageurs en attente dans l'aéroport et le nombre de vols. En outre, des retombées économiques sont attendues pour la Iakumie.

Le second défi concerne l'importation et l'exportation dans le cadre du projet Bateau ivre. En effet, si l'ensemble des marchandises transitent par la Poëtoscovie, les infrastructures portuaires de la Nation littéraire ne sont pas faites pour accueillir autant de navires de commerces. Par ailleurs, la forte concentration de navires aux abords des ports poëtoscoviens a provoqué quelques accidents, quoique cela fut sans dégât majeur. Enfin, si l'offre comme la demande sont assurées avec un tel programme, si les routes commerciales allant jusqu'à la Poëtoscovie venaient à être obstruées de façon durable, certains États pourraient venir à manquer de biens qui leurs sont essentiels. Le pétrole et le gaz sont, dans ce commerce, un point particulièrement sensible, et ils nécessiteraient des infrastructures plus adaptées. L'OPP (financée intégralement par la Poëtoscovie) a alors décidé de mettre sur la table plusieurs millions d'euros afin de doter la péninsule de Kosa de ports spécialisés. Afin de les relier aux gazoducs et oléoducs existants, l'OPP financera également un nouveau projet de réseaux à travers la région.

Demander la co-supervision par le Conseil kosi, car le développement régional sans multilatéralisme n'a pas de sens

L'ensemble des projets de l'OPP n'ont pour l'heure être dévoilés, et les États visés par les initiatives du plan Kosa-2025, ou K25, doivent pouvoir se prononcer souverainement sur leur entrée dans le projet. Soucieux de voir le multilatéralisme progresser, et afin que les partenaires potentiels gardent la main sur le plan, l'OPP sollicite le Conseil kosi afin qu'il puisse co-superviser l'ensemble du développement.

Afin que les projets cités puissent avoir des retombées économiques dépassant les frontières poëtoscoviennes si le Conseil kosi acceptait la proposition qui lui est adressée, l'OPP s'est engagée, le cas échéant, à faire bâtir les ports spécialisés dans un autre État de la péninsule, le Yutchun. Par ailleurs, elle a également tenu à appuyer sur le fait que deux autres lignes de trains à grande vitesse verraient le jour : l'une reliant les deux provinces du Yutchun en passant par les trois villes principales de la Poëtoscovie continentale, dont Hernani-centre, et l'autre allant de Rome (Poëtoscovie) à Burugrad (Empire Burujoa) en passant par la capitale de la Iakumie. Ces lignes ferroviaires seraient alors déterminantes dans le développement des territoires concernés, qui, quoique déjà avancés, jouiront désormais des atouts des territoires limitrophes, tous interconnectés.

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Déplacement présidentiel lors de l'inauguration de l'ambassade san youtienne en Poëtoscovie
Anatomie d'un rapprochement entre la Nation littéraire et son premier partenaire dans le cadre de l'OPP

Source : La Petite Plume

Lors du Conseil de l'Organisation des partenaires de la Poëtoscovie (OPP) de 2020, c'est le San Youté qui se retrouve en tête dans la possibilité d'obtenir des subventions provenant indirectement de la Nation littéraire. Cela s'explique par un engagement soutenu dans les différents partenariats proposés par l'organisation, où le San Youté s'est toujours montré particulièrement volontaire.

Il y a peu, la République de Poëtoscovie a indiqué être ouverte à l'établissement de nouvelles ambassades sur son territoire, et le San Youté est le premier État à avoir fait des démarches en ce sens. Cela corrobore le phénomène de rapprochement diplomatique observé par ailleurs, et appelle les deux États à entretenir désormais des relations internationales dépassant le cadre seul de l'Organisation des partenaires de la Poëtoscovie (OPP).

Lors de l'inauguration de l'ambassade du San Youté à Hernani-centre, la présidente de la République, Roxane Rostand, s'est jointe au ministre des Relations internationales, dont il est plus naturel que lui, en revanche, participe à ce genre d'événements. C'est d'ailleurs la première fois que le chef d'État en personne se déplace pour l'inauguration d'un bâtiment diplomatique depuis l'indépendance de la Poëtoscovie. Selon la porte-parole du Palais présidentiel, « les équipes ministérielles n'ont pas pu être averties de l'arrivée de Madame la présidente de la République, car celle-ci a insisté au dernier moment afin de participer à l'événement ». Cela traduit de façon évidente la volonté de rapprochement que la Poëtoscovie entend entreprendre, tandis que jusqu'à présent le San Youté était le seul à fournir les efforts nécessaires pour alimenter ce début de ce que l'on pourrait qualifier d'« alliance », du moins sur les plans économiques et culturels.

Les ressortissants san youtiens, présents lors de l'événement, ont paru très impressionnés de voir Roxane Rostand se présenter à eux. Certains ont pu échanger avec elle librement au sein de l'ambassade, celle-ci promettant à la population de faciliter les démarches administratives pour la venue de ressortissants san youtiens.

Pour la Poëtoscovie, dont la ligne diplomatique est très éloignée de celles de grandes puissances, qu'il s'agisse du Jashuria ou de Velsna, voire même de l'Alguarena ou du Grand Kah, ces rapprochements bilatéraux sont absolument cruciaux afin de poursuivre son action internationale. Le San Youté est effectivement un formidable exemple de ce que peut apporter l'OPP, non seulement sur le plan national, mais également dans les rapports diplomatiques. Quoique l'État paltoterran se retrouve loin de la modeste aire d'influence poëtoscovienne, c'est au contraire un formidable relais de sa parole à l'autre bout du monde. Dans une interview donnée au journal télévisé en continu « P-News », le ministre des Relations internationales, Sébastien Tesson (Parti Zolien), a annoncé souhaiter avoir l'opportunité de rencontrer ses homologues san youtais si ceux-ci y étaient disposés. Voici ses mots : « Je serais, personnellement, en tant que représentant des autorités poëtoscoviennes et de leur voix diplomatique, honoré de recevoir mon homologue san youtais si celui-ci le désire, car je crois que nous pouvons ensemble fonder et faire des relations poëto-san youtaises une coopération sans égal. » Pour l'heure, le ministère des Affaires étrangères du San Youté n'a pas encore répondu à la proposition venue d'Hernani-centre.

Nul ne doute que dans le cadre des prochains partenariats proposés par la Poëtoscovie dans le cadre de l'OPP, comme le programme Le Dernier Jour d'un Condamné, brièvement présenté et sur lequel les États sont amenés à se prononcer, le San Youté continuera à se tenir auprès de la Poëtoscovie. Nul ne doute également que la Poëtoscovie saura se montrer reconnaissante envers le San Youté et qu'il n'est, en somme, ici qu'une histoire d'amour entre deux Nations qui se découvrent à peine, quoiqu'avec beaucoup d'ardeurs.

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Ouverture d'un centre culturel Poëtky Mir en Alarya
Un investissement pour le rayonnement poëtoscovien

Source : La Petite Plume

La Poëtoscovie a toujours recherché une forme de soft power par les arts et la culture. Une fondation, nommée Poëtky Mir, possède d'ailleurs de nombreux centres afin de sensibiliser à la culture poëtoscovienne tout autour du monde. Avec de nombreux avantages que les populations locales accueillent très favorablement, ces centres sont de véritables armes de rayonnement pour la Nation littéraire, en quête de légitimation de son action, et plus particulièrement au Nazum.

Le choix de l'Alarya comme pays accueillant ce nouveau centre n'a absolument rien d’anodin. Bien au contraire, cela s'inscrit dans la stratégie dite des « cercles concentriques », adoptée, il faut le croire, par la Poëtoscovie. Cela consiste à se rapprocher diplomatiquement des pays de façon progressive en fonction de la proximité géographique. Dans le cas de l'Alarya, proche territorialement de la Poëtoscovie, membre comme elle du Conseil kosi mais, malheureusement, hors du plan Kosa 2025, cela est un moyen de « se racheter » auprès des autorités, en montrant leur attachement indéfectible aux relations poëto-alaryennes. Depuis Hernani-centre, la cheffe de l'État a notamment publié sur ses réseaux que « la Poëtoscovie est fière de voir les échanges culturels se multiplier avec l'Alarya, un partenaire de premier plan ».

La pièce phare du centre alaryen est, sans aucun doute, sa sublime salle de concert dont le son serait absolument divin. Avec une programmation culturelle visant à faire découvrir la musique poëtoscovienne, mais ouvrant également à des artistes internationaux, le centre culturel Poëtky Mir entend bien fidéliser un public divers en Alarya. Ainsi, le centre permettrait aux familles de venir à toute sorte d'activité, l'éclectisme de la programmation artistique permettant à chacun de retrouver un intérêt parmi la diversité de cultures présentes en Poëtoscovie.

Une partie de la programmation est également portée sur la danse. Les gradins, qui peuvent être repoussés et repliés dans le fond de la salle, permettent ainsi de faire se découvrir une vaste salle de bal permettant de grandes réceptions dansantes. C'est une forte innovation pour la petite île au large de la péninsule de Kosa, et le signe d'une diplomatie culturelle qui s'inscrit dans une continuité pour la Poëtoscovie.

Cette initiative se retrouve en plein cœur du Plan quinquennal poëtoscovien. Comme chacun le sait, le Plan quinquennal poëtoscovien domine désormais toute l'action publique de la Nation littéraire, lui garantissant une ligne directrice solide et une cohérence géopolitique. Ce texte, proposé majoritairement par le Parti Zolien (progressiste) et adopté par le peuple, évoque aussi bien la dimension intérieure du plan que l'action internationale de l'État. Si ce qui concerne la politique extérieure de la Nation tend à favoriser les différents partenariats dans le Nazum, où la Poëtoscovie entend étendre son influence, un pan tout entier est consacré à son rayonnement culturel. Cet élément, historiquement central dans la diplomatie, amène les commentateurs à employer le terme de « géopoétique » pour décrire la façon dont l'État poëtoscovien promeut la Poésie d'État (son régime) sur la scène internationale par la culture et les partenariats bilatéraux.

La décision de l'Alarya comme l'un des premiers États au sein desquels implanter un centre culturel, alors que le plan en prévoit cinq nouveaux, s'inscrit alors dans une logique d'approfondissement des rapports que l'Organisation des partenaires de la Poëtoscovie (OPP) a fondés. Elle permet ainsi une coopération plus étroite, davantage personnalisée entre les deux États qui s'extraient de la masse des partenariats de l'OPP pour une relation plus privilégiée. Pour Hernani-centre, cette stratégie diplomatique est qualifiée d'« investissement gagnant-gagnant ». Elle espère ainsi toucher tant les autorités locales que la population, améliorant son image et encourageant l'État alaryen à s'investir davantage auprès de la Poëtoscovie dans les partenariats proposés.

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Ouverture d'un centre culturel poëtoscovien au Talaristan
Poursuite d'une volonté de rayonnement continental

Source : P-News

La Poëtoscovie a annoncé ses ambitions de créer un nouveau centre culturel au Talaristan, État se voulant être un acteur majeur dans le monde contemporain, dans le sens où celui-ci est impliqué dans de nombreux processus internationaux. En effet, quoique relativement faible sur le plan militaire, le Talaristan est loin d'être isolé, et trouve sa force dans ses multiples partenariats étrangers de toute sorte. Les échanges qui s'y produisent sont nombreux, rendant l'installation d'un centre culturel poëtoscovien hautement stratégique dans la région.

Cet établissement se veut au cœur des flux artistiques mondiaux, du moins nazumis. Le Talaristan est un acteur géopolitique majeur du continent, notamment grâce à sa posture de leader au sein de la Communauté des États Nazumis (CEN), et participe pleinement à une multitude d'autres organisations, rendant le pays au cœur d'une forme de réseau s'inscrivant clairement dans une mondialisation dont les bénéfices se font notamment ressentir à l'échelle régionale. En y localisant son nouveau centre culturel, la fondation Poëtky Mir espère bien ouvrir davantage la culture poëtoscovienne partout au Nazum. Il s'agit donc d'une opportunité inédite de favoriser les échanges artistiques, d'autant plus que le Talaristan connaît un engagement croissant sur la scène internationale, devenant une puissance incontournable de la gouvernance mondiale.

Le fait de s'établir au Talaristan est également un choix de politique internationale. En effet, les rapports entretenus entre Kydan et Hernani-centre se voulant plus étroits, l'investissement culturel poëtoscovien ne saurait être perçu que comme un signe d'amitié entre les deux Nations, la culture étant vecteur avant tout de rapprochement. Cette volonté purement diplomatique pourrait s'inscrire plus généralement dans une forme d'alliance entre les deux États, laquelle pourrait revêtir bien des aspects, notamment culturels comme dans le cas présent. Il s'agit très clairement d'une énième main tendue vers le Talaristan par la Poëtoscovie, à la recherche de partenaires internationaux, en particulier depuis l'édition de son Plan quinquennal, soit depuis l'arrivée de Roxane Rostand à la présidence de la République de Poëtoscovie. Celle-ci s'est d'ailleurs dite ouverte au fait d'être présente à l'inauguration du bâtiment d'ici un an, à condition que celle-ci soit actée des mains de son homologue talar.

Le centre culturel axe beaucoup d'activités qu'il propose sur les arts, cœur de la culture poëtoscovienne. Muni d'une infrastructure et d'une immense salle de conférence, l'infrastructure accueille de larges publics et possède une vaste programmation en termes d'opéra, de théâtre ou de conférences. L'ensemble des intervenants vient directement de Poëtoscovie pour se produire sur cette scène à l'autre bout du continent, ce qui constitue un véritable atout culturel pour le Talaristan. Par ailleurs, les Talars étant majoritairement locuteurs de dialectes locaux, le centre culturel leur met également à disposition des cours de français, la Poëtoscovie s'inscrivant comme acteur majeur de la francophonie.

Par l'installation d'un centre culturel Poëtky Mir, la Poëtoscovie rend l'accès à sa culture intégralement gratuit, l'État poëtoscovien prenant en charge l'ensemble des dépenses n'étant pas couvertes par les recettes de l'établissement. Il s'agit avant tout d'offrir, notamment aux jeunes populations talars, un bagage culturel suffisant dans différents domaines pour espérer rejoindre la Nation littéraire professionnellement ou simplement par plaisir. Le centre culturel est en accès libre à l'ensemble des personnes qui souhaitent s'y rendre, mais des cours y ont également lieu, avec à la clef la possibilité d'aller faire ses études supérieures en Poëtoscovie. Dans ce même esprit, des voyages sont mis à disposition des Talars pour favoriser le tourisme en Poëtoscovie, et les enseignants rémunérés par la fondation Poëtky Mir ont parmi leurs compétences la possibilité d'aller procéder à des interventions dans des établissements scolaires talars à la demande des instituteurs locaux.

Les centres culturels s'inscrivent très nettement comme usines de soft power de la puissance poëtoscovienne, consciente que son armée comme son économie ne permettent pas d'être prise au sérieux par son simple pouvoir au sens traditionnel du terme. Les enjeux sont donc immenses pour la Poëtoscovie, qui entreprend de tels projets à la fois comme des cadeaux diplomatiques faits à ses alliés, mais aussi comme des moyens d'asseoir sa puissance tout autour du globe.

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Pour la première fois, un film poëtoscovien paraît dans une version en langue iakume
Usage des subventions publiques pour un rayonnement culturel au Nazum
Source : La Petite Plume
Désormais, le Plan quinquennal poëtoscovien apparaît comme un élément central de la ligne directrice de la Poëtoscovie. Ses ambitions en termes de rayonnement culturel à l'échelle du territoire nazumi sont considérables, et appellent nécessairement une recomposition du schéma artistique traditionnel. Le film en noir et blanc « Testament », paru ce samedi et possédant une version en langue iakume, est une première pierre dans cette vaste recomposition.
Le cinéma poëtoscovien n'a jamais disparu, mais dans le cadre de films à petit prix et diffusés à l'échelle strictement nationale. La barrière de la langue, alors que le Nazum connaît de nombreux dialectes et de nombreuses langues, comme le Jashurien, semble être un obstacle particulièrement tenace dans le cadre de petites productions. L'absence de soutien de la part de la puissance publique a conduit le cinéma poëtoscovien à ne guère s'exporter, et n'est donc aujourd'hui d'aucune sorte un élément du rayonnement culturel de la Nation littéraire.
Cependant, le Plan quinquennal proposé par le Parti Zolien (forces politiques progressistes) et adopté par la population fixe un objectif en matière de diffusion de films sur le continent. L'État, afin de respecter un tel engagement, s'est alors décidé à subventionner la production cinématographique à condition que les œuvres soient ensuite traduites dans au moins une autre langue parlée au Nazum. Si l'on pouvait naturellement s'attendre au Jashurien, c'est bien la langue iakume qui a été choisie. Le réalisateur explique que « plusieurs séquences ont été filmées en Iakumie, et il était important pour nous de permettre aux Iakumes de visionner notre production ».
Le scénario, lui, se passe dans un pays inconnu, mais que l'on suspecte être la Vélèsie. Un homme, dont on comprend qu'il a fait partie de la résistance financée par la Poëtoscovie au début des années 2010, après l'exécution du personnel d'ambassade poëtoscovien par l'armée vélèsienne, est recherché par une milice de la dictature. Trouvant refuge dans un monastère coupé du monde, il comprend vite que ses hôtes mènent une double vie, et sont en réalité des hommes du renseignement. Conscient d'être cerné, et perdu, il rédige alors un long testament dans lequel il parle du pays qu'il aurait laissé pour ses enfants, sans jamais le nommer. En trouvant par hasard ce manuscrit, les hôtes réalisent alors qu'ils abritent un opposant au régime. La seconde moitié du film retrace les dernières discussions, pleines de réflexions politiques et empreintes d'un caractère absurde, en attendant l'arrivée de ce que l'on appelle « le fourgon ». Ces échanges entre ces hommes convaincus que la dictature est la gouvernance idéale et un idéaliste prêt à se battre pour ses convictions font la force de ce film, à la fois touchant, intellectuel, mais également littéraire, tant la composition des dialogues et le testament, lu en tant que dernière scène de la production, y prennent une place centrale.
« Testament » est un film déconseillé aux moins de 10 ans et noté 4,1 étoiles par les spectateurs poëtoscoviens. Il s'inscrit dans une volonté de mettre des images et des mots sur la situation dramatique des Vélèsiens dont certains ressortissants témoignent souvent en Poëtoscovie. Le cinéma est alors un outil au service de la mémoire, tout autant qu'il apparaît comme un moyen de rapprocher les peuples.
Interrogé, le porte-parole du gouvernement poëtoscovien a déclaré « se réjouir qu'une production poëtoscovienne parvienne ainsi à dépasser les frontières et souhaite conquérir le cœur d'un nouveau public ». Interrogé ensuite sur la situation avec la Vélèsie, l'exécutif n'a souhaité faire aucun commentaire, considérant que cela relève du passé entre les deux États dont les relations sont pourtant au point mort. Il a également rappelé que le film ne citait le nom d'aucun État, et ne souhaitait alors pas aller à l'encontre du message d'universalité de l'œuvre. Il faut dire que la Vélèsie connaît également une importante guerre civile, et que le régime alors en place lors des exécutions n'est plus le même. Pour l'heure, le gouvernement d'Iakumie ne s'est pas communiqué sur les efforts mis par cette production poëtoscovienne en faveur de la langue iakume.
L'avenir nous apprendra comment les Iakumes auront accueilli cette production étrangère sans doute un peu éloignée de leur cinéma traditionnel, mais réalisée ici avec des moyens considérables — dus au soutien de la puissance publique — et s'inscrivant au cœur d'enjeux transnationaux, tant politiques qu'artistiques.
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