Si le premier conflit mené il y a quelques années contre la République de Poëtoscovie n'avait pas désordonné la situation dans la région de Kosa, la récente coopération généralisée des États de la péninsule ainsi que la multiplication de leur interconnexion font redouter aux citoyens iakumes un point de vue de cobelligérance aux côtés des Poëtoscoviens en cas d'attaque par les moyens militaires de la Grande République. De plus, le gouvernement de la présidente Tuyaara Uruy Kün avait opté pour un rapprochement sans précédent avec la Poëtoscovie, à la suite d'un semi-échec de la mise en place d'une « communauté native » incluant la République iakume et plusieurs nations dites « natives » du Grand Nord et d'Aleucie.
En réponse à cette situation de crise régionale, la présidente de la République a décrété, ce onze août, la mobilisation générale des quelque 2 500 réservistes qui ont terminé leur service militaire, ainsi que la « formation accélérée » des 12 500 jeunes conscrits actuellement sous le drapeau des Forces armées de la République iakume.

Les jeunes réservistes des Forces armées de la République iakume complète leurs engagements administratifs suite à la mobilisation décider ce 11 août 2020.
Du côté des investisseurs, c'est la douche froide : beaucoup comptaient énormément sur la République de Poëtoscovie, nation la plus puissante économiquement de la péninsule de Kosa, pour favoriser un développement généralisé du Nord-Est du Nazum. Le projet d'une « zone de libre-échange kosi », promu par la République iakume et soutenu par les partenaires du Conseil kosi, semble également mis en suspens. La secrétaire générale Olyra Khelduun ne s'est d'ailleurs pas exprimée publiquement depuis la mise en accusation de la République de Poëtoscovie.
Au sein de la sphère politique, cependant, la décision de la présidente Kün ne fait pas l'unanimité : le Présidium du Tumuul, réunion collective du président et des vice-présidents de notre chambre législative, a ainsi exprimé son « profond regret » et estime « que la République iakume aurait dû privilégier la construction d'un dialogue entre les diplomates velsniens et poëtoscoviens ». Du côté des Démocrates de Iakumie, le conseil exécutif national du parti a annoncé vouloir « favoriser un soutien à la République de Poëtoscovie et non un abandon unilatéral par les autorités iakumes ». Enfin, les citoyens iakumes présents et installés en République de Poëtoscovie ont appelé à rester sur place alors que le Ministère des Affaires extérieures étudie en ce moment même, avec son ambassadeur à Hernani-centre, la possibilité de demander l'évacuation de leurs citoyens du territoire poëtoscovien.