Posté le : 08 sep. 2026 à 23:17:00
Modifié le : 09 sep. 2026 à 15:40:16
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André Moliëre, qui incarnait en son absence l'autorité du président, réfléchit au dilemme posé par la partie kartienne concernant la coopération de la Vorna avec la DDS. Puis il dit :
« Je comprends madame, mais, sans vouloir vous faire offense, votre certitude, toute sincère qu'elle soit, ne constitue pas une garantie. Nous n'aurons jamais de garantie que l'Antares souhaite coopérer avec nous, et d'ailleurs, tout porte à croire qu'ils ne veulent pas, puisque, je le maintiens, ils n'ont pas voulu coopérer par le passé. Et honnêtement, je ne vois pas ce qui aurait changé pour eux depuis. Non, nous préférons avoir affaire à vous. C'est honnête de votre part - je le pense sincèrement, madame - de nous informer que votre aide sera limitée à la défense de votre allié même si celui ci s'avérais être notre ennemi. Donc nous ferons transmettre à la DDS qui prendra contact avec la Vorna pour travailler sur cette affaire. »
Henri dè Chastèu-Beriant rebondit ensuite sur les questions d'ordre diplomatique.
« Ah d'accord, vous parlez des relations gallo-kartiennes ici. Eh bien, dans ce cas, je ne saisis pas très bien le sens d'une déclaration de reconnaissance mutuelle, je ne vous la cache pas ; de même pour un accord de non agression. Pour ce qui est d'une déclaration d'entente cordiale, je vais me permettre dans un premier temps de ne rien précipiter. Nous ne fermons pas la porte à une telle avancée vers un rapprochement gallo-kartien, mais il me semble que les points soulevés aujourd'hui nécessitent d'être décantés, afin notamment d'éviter la gênante situation où nous constaterions, dans quelques mois, une incompatibilité stratégique sur la question de l'Antares. Une fois cela fait, nous serons bien sûr ravis de pouvoir discuter d'un rapprochement diplomatique avec Karty. Et dans tous les cas, si vous souhaitez discuter avec nous des accords d'ordre économiques, ma porte sera toujours ouverte.
Non, plutôt que de produire une déclaration d'entente cordiale à l'issue de cette réunion si... particulière, je suggère déjà que nous parvenions à tomber d'accord sur un communiqué commun. Ce serait déjà pas mal.
Si nous évoquons maintenant la question de la Loduarie, vous devez savoir que la position du duché a évolué, sous mon gouvernement. Nous allons nous montrer bien plus fermes que nos prédécesseurs l'ont été. Je partage votre constat : la Loduarie est un danger pour le monde. Il ne connaît qu'un seul frein, et c'est la dissuasion d'une force qui lui est supérieure. C'est d'ailleurs pour cette raison que nous rejoignons l'OND. Toutefois, prenons garde avec le vocabulaire guerrier des armes, car c'est un pays qui sait se tenir tranquille si l'on ne cherche pas l'escalade ; le passé l'a montré. Il ne faut rien concéder, mais dissuader, et se tenir à distance de la Loduarie. Voilà notre position. »
Post-scriptum HRP : Je considère le passage dans la tête de Husseski comme nul et non avenu, étant donné que ça ne répond pas à ce que j’ai écrit. Ce n’est pas ça le sens, en français, de l’expression « à chaud ».