«Hum... En réalité, messieurs, je ne fais pas partie des renseignements Kartiens... Je ne suis, ainsi, pas la mieux placée pour répondre à ces questions.»
La Gouverneure avait écouté, elle aussi, d'une attention et d'un intérêt plus grand. Sa sévérité semblait s'amoindrir. Enfin, ses interlocuteurs fournissaient de quoi échanger, correctement. Elle enchaîna sur le propos de dame Husseski.
«Les agents Kartiens, lors de cette opération en Loduarie Communiste, ont péri. S'agissant uniquement d'agents Antariens, la République Fédérale Kartienne se doit en conséquence de contacter son alliée Antarienne: Nous ne saurons divulguer des informations sensibles sur leurs agents sans leur accord. La Vorna serait disposée, une fois cela fait, à composer avec vos services.
Ce n'est néanmoins pas une collaboration que nous pouvons improviser ici, reprenant vos mots. La République Fédérale Kartienne avait sollicité cette entrevue afin de sonder les positions Gallèsantes sur notre présence en Antares. Puisque cette dernière est acceptée, les discussions en sont écourtées. Cet axe s'ajoute à la future collaboration de nos renseignements autour du transit de quelques agents Antariens sur votre sol. Finalement, ne s'agissant que d'un contact préliminaire, nous estimons sage et productif que d'engager des accords de reconnaissance mutuelle, de non agression et d'entente cordiale. Le Duché de Gallouèse serait-il prêt à formaliser l'ensemble de ces accords, ou bien a-t-il d'autres demandes ?»
