26/03/2016
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Gouvernement - Page 2

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Ambiance
Le cortège impérial avançait rapidement, les cavaliers de la Garde ouvrait une voie aux véhicules impériaux tandis qu’une section d’une trentaine d’hommes suivait à pieds, la foule quant à elle applaudissait et était venue en masse pour une annonce historique. Le cortège avancait quant à lui fièrement, les officiers de la Garde Impériale escortaient les véhicules protocolaires noires venus pour l’occasion, on y voyait les Icamiens, les Jashuriens, les Eldoriens et bien sur les Kartiens, chacune de ses Excellences abordaient leurs costumes noirs traditionnels, sauf, les Icamiens qui portaient leurs habituels complets colorés qui détonnaient tant dans la capitale antérinienne. Le carrosse impérial, richement décoré suivait les véhicules diplomatiques, le petit contingent de gardes n’étaient qu’en fait l’avant garde, des cavaliers arborant des uniformes bleu marin aux bandelettes blanches et aux rubans rouges encadraient la calèche impériale. L’Empereur, son beau visage à découvert, saluait avec chaleur les Antériniens venus l’acclamer, lui, bien évidemment mais aussi le défilé gouvernemental, des centaines de voitures suivaient le véhicule de l’Empereur, un millier de députés suivaient le monarque antérinien. Beaucoup étaient surpris par la scène, beaucoup s’attendaient à voir une foule ethniquement homogène, nombreux, d’ailleurs reconnurent des habitants de villages parfois lointains qui applaudissaient.

En effet, dans cette foule en délire, la plupart des hommes et des femmes acclamant avec ferveur l’Empereur et son gouvernement venaient de loin, des colonies d’exploitation, du comptoir commercial et de l’Union personnelle afaréenne. Tous arboraient une petite cocarde aux couleurs antériniennes avec le visage d’Athéna au centre, tous portaient des costumes occidentaux, tous se montraient transportés de joie. Certains se disaient peut être que c’est la dernière fois qu’ils pourraient participer à des évènements aussi monstrueux, certains pensaient même que ce serait la dernière fois qu’ils porteraient une cocarde impériale, certains croyaient que c’était la dernière démonstration de force d’un Empire qui allait s’effondrer. Ainsi, au fur et à mesure que le cortège progressait, une certaine émotion prit la foule, un air solennelle s’empara de la masse, les Antériniens s’écartaient plus facilement devant les cavaliers de la Garde Impériale, certains, cédant à leurs émotions s’effondraient, de joie ou de tristesse, peu le savait… Le cortège prenait soit un air lugubre pour les moins optimistes, soit un air triomphal, le premier marquant la fin d’un empire séculaire, l’autre promettant un avenir radieux. Face à cette euphorie teintée d’une certaine crainte, peu se montraient sans expression, peu n’étaient pas submergés par les sentiments, peu encore imaginaient que rien n’aurait changé après cette annonce.

Si tous savaient pourquoi ils sont venus, peu en revanche, pouvaient deviner ce qui allait être dit lors de cette annonce. Nombreux étaient les Antériniens d’Afarée, les Antériniens du Nazum ou encore les Antériniens d’Aleucie qui avaient votés, nombreux étaient ceux qui attendaient avec impatience LES résultats du siècle, nombreux étaient ceux venus pour assister en direct à la renaissance ou à la chute de l’Empire. La tension couvait sous ces vivats, personne ne pouvait ne pas sentir l’ambiance si particulière de ce début d’après-midi, la ville entière s’était couverte de drapeaux et nombreux étaient les commerçants qui avaient décidé d’ouvrir plus tôt que prévu, mais néanmoins, la foule se tenait prête à annuler les tables réservées dans les restaurants les plus en vue, les gérants de cafés se tenaient prêts à fermer plus tôt que prévu. L’Antérinie entière attendait, beaucoup se montraient prêts à applaudir, peu en revanche se préparaient à agiter les drapeaux locaux. Même les ambassadeurs venus sur place attendaient, les uns avaient leurs téléphones dans la poche prêt à être déplié et à appeler leur consulat pour annoncer la nouvelle à leurs états respectifs, même les partenaires antériniens n’étaient pas au courant des résultats des référendums. Les journalistes étaient présents, prêt à spéculer sur l’avenir de l’Empire tandis que le carrosse venait d’entrer dans la cour du palais des Mille Cent Trente. L’Empereur monta quatre à quatre les escaliers, les députés, les conseillers régionaux et les conseillers impériaux s’asseyaient dans les bancs, tous étaient calmes, beaucoup d’entre eux étaient même nerveux et la tension était encore plus palpable qu’ailleurs.

Enfin, l’Empereur, en habits bleus, commença d’une voix plus grave qu’à l’accoutumée, l’Empire était suspendu à ses lèvres :

« Par la présente, moi Louis VI d’Antrania et d’Antérinie, Empereur d’Antérinie, Roi de Marcine, Marquis du Kalindi, Grand duc du Scintillant, Directeur Honorifique de l’Union des compagnies commerciales Nazuméennes, déclare (il marque une pause relativement longue) que les territoires suivants, le Royaume de Marcine, le Marquisat du Kalindi, les Compagnies impériales du Nazum Antérinien ont récemment votés, sous la surveillance constante des assesseurs Banairais, Nordistes, Lingois, Zinjianais et Moikhaiens, pour choisir leur avenir, la question étant s’ils souhaitaient rester antérinien et devenir un territoire dépendant directement de la Métropole, ou s’ils voulaient que leur territoire obtienne une autonomie élargie ou tout simplement que leur territoire devienne indépendant. La réponse est la suivante : l’autonomie élargie sur plusieurs domaines remporte les référendums à 75 % des voix exprimées, l’annexion directe suit avec 15 % des suffrages tandis que l’indépendance est une option plébiscitées par 7 % des votants, le vote blanc représente 3 % des résultats. Nous rappelons aussi que le taux de participation est supérieur à 95 % en se fiant aux registres électoraux les plus récents, nous tenons à rappeler que le dépouillement s’est fait sous la surveillance des assesseurs des nationalités précédemment énumérées. Par conséquent, nous annoncons que l’Empire ne sera amputé d’aucun territoire, nous annonçons par la même que le Royaume de Marcine, que le Marquisat du Kalindi, que les exploitations économiques antériniennes au Nazum, plus communément appelé Union des Compagnies Commerciales Nazuméennes, obtiennent une autonomie élargie sur de nombreux sujets que nous préciserons plus tard. Ainsi l’Empire ne vient pas de s’effondrer mais au contraire de se relever et d’entrer dans une nouvelle ère, marquée par une union entre les différents états qui composent l’Antérinie, et non plus un système vassalique malsain entre la Métropole et les territoires d’outre mer.

Je tiens à laisser la parole au nouveau premier ministre de mon gouvernement, Martin de la Geauce, qui présentera les réformes qui auront lieu dans les territoires d’outre mer. »

Lorsqu’il eut terminé cette phrase, une explosion de joie retentit, la Catholique fut chantée à tue tete par la plupart des Antériniens présents dans la salle, seuls les indépendantistes restèrent de marbre, ils se voyaient déjà cracher sur la dépouille de l’Empire, mais leur défaite aux élections parlementaires et leur odieux comportement pendant la sécession de Nouvelle Antérinie avaient cloués le cercueil de leurs idées.
Mais le nouveau Premier ministre, François de l’Escadre, monta les quelques escaliers qui séparaient les bancs de l’Assemblée de l’estrade monumentale, de là, il prit le micro et toussotant légèrement il fit entendre sa voix.

« Je remercie Sa Majesté de m’avoir accordé la parole, je suis parfaitement conscient que cette situation exceptionnelle peut faire croire à certains qu’ils peuvent agir de manière exceptionnelle (dit-il en regardant les indépendantistes qui commencaient à devenir de plus en plus agressif et de menacer leurs collègues qui répondaient par l’insulte…). J’aimerai aussi que les députés s’assoient, que les Monseigneur en soutane se souviennent des saintes valeurs et que les Sieurs en tenues d’apparat se rappellent de leurs code d’honneur et enfin que les Citoyens et camarades n’oublient pas qu’ils se donnent actuellement en publique, par conséquent, veuillez vous rasseoir et me laisser reprendre la parole ! Bien (fit-il après plusieurs minutes, le temps que le calme revienne), je tiens à annoncer que suite aux résultats, l’Empire restera unit, J’aimerai aussi que les Antériniens, qu’ils soient d’Antrania, de Marcine, de Saint Arnaud des Pics ou de la Nouvelle Antrania se montrent fiers de leurs couleurs et qu’ils n’hésitent pas à les assumer ! Maintenant, plus rien ne sera comme avant, quand l’Antérinien métropolitain était le gouverneur des colonies, non, maintenant ce sera aux antériniens, d’Aleucie, d’Afarée, du Nazum ou encore d’Eurysie de prendre leur avenir en main, de pouvoir administrer ensemble l’Empire tout en conservant leur affection pour l’Empereur et en se montrant digne Chrétiens de Catholagne. » Ceci-dit, il reprit son inspiration.
Maintenant que le débat sur le sort de nos territoires d’Outre mer est pour l’instant clos, nous pouvons reprendre un autre débat, les ex-colonies antériniennes (excepté l’ancien royaume d’Afarée) pourront elles jouir d’une autonomie quasiment totale, ou au contraire devront elles laisser à l’état central, maintenant affaiblis dans son rôle, une grande partie de ses pouvoirs régaliens. Je tiens à rappeler que les cette décision est cruciale, certes, vous autres députés, connaissez la réponse, mais je tiens ici à éclaircir devant vous la décision qui a été prise, en effet le statut de la colonie d’exploitation de l’Union des Compagnies Commerciales Nazuméennes a été révoqué, le territoire obtiendra dés maintenant le statut de Province Autonome dirigée par la femme de Sa Majesté, une autonomie accrue dans plusieurs domaines sera aussi accordée. Mais néanmoins, nous n’ignorons pas que l’Acte d’Union, vieux de plusieurs siècles, est obsolète face aux défis de ce siècle, par conséquent, un cortège de juriste en grande majorité afaréens ont pu retravailler de nombreux points, notamment ceux qui traitent des questions régaliennes, afin de fournir au Royaume de Marcine et au Marquisat du Kalindi plus d’autonomie et de pouvoir ainsi rester dans la continuité de l’esprit de l’Acte d’Union. Néanmoins, là encore, nous présenterons les capacités d’intervention dans les affaires des Unions personnelles antériniennes des Assemblées et leurs pouvoirs régaliens, maintenant réduits.

Réformes et élargissements de pouvoirs pour les Provinces Autonomes du Nazum Antérinien (Ancienne Union des Compagnies Commerciales Nazuméennes)

L’Union des Compagnies Commerciales Nazuméennes a toujours été un territoire important pour l’Empire Colonial Antérinien (renommé temporairement Empire Confédéral Antérinien), malheureusement, les relations entre les anciennes compagnies commerciales et la Métropole ont toujours été tumultueuses et les différences de conditions de vie entre les Baharamanites (ethnie majoritaire) et les Antériniens sont de nos jours encore plus criantes. Et si les Nazuméens d’Antérinie (quel que soit leurs ethnies) ont votés pour conserver l’administration antérinienne, mais il ne fait aucun doute que le statut de Compagnie Commerciale délivré à cette terre soit réellement apprécié (et même bien au contraire) par les peuples vivants en U.C.C.N. Ainsi une série de réformes visant à s’assurer d’une plus juste représentation des populations locales et nous assurer que les relations entre les ethnies restent cordiales. Nous présenterons aussi le nouveau système parlementaire qui sera organisé afin de démocratiser encore plus la vie politique locale. Nous annoncerons aussi que les P.A.N.A recevront une autonomie diplomatique accrue.

Ainsi, nous annonçons notre volonté d’établir ici un état avec une autonomie non territoriale, autrement dit une autonomie satisfaisant les minorités ethniques présentes sur place qui permet à ces dernières d’être représentées dans la vie politique sans pour autant exagérer et pousser à l’extrême les relents identitaires qui pourraient mener à une volonté de séparatisme. Ainsi les deux communautés majoritaires en terme démographique (plus de 97 % de la population de la P.A.N.A, autrement dit les Antériniens de métropole (32%) et les Baharamanites (65%)) seront représentées dans les assemblées culturelles qui pourront par conséquent avoir une réelle influence dans les affaires politiques locales. Ainsi, ces deux assemblées pourront statuer sur des questions mineures, qui s’apparenteraient aux affaires courantes, elles pourront aussi être consultées par l’Assemblée générale provinciale pour des débats importants. Il va sans dire que les Assemblées Culturelles pourront aussi prendre part aux débats. Les deux communautés ethniques qui seront rassemblées en Conseil des Minorités Culturelles pourront décider de l’enseignement prodigué dans les établissements (scolaires et culturels) et par conséquent permettre aux cultures locales de perdurer tout en s’intégrant dans la vie politique provinciale et de représenter les minorités culturelles dans les débats politiques. Ces nouvelles autorités ethnico-culturelles (les deux ne sont pas toujours liées) seront divisées en deux sous sections (Le C.M.C sera partagé entre le Conseil pour les Minorités eurydescendantes et associées à l’Eurysie (C.M.E.A.E) et la Commission aux Minorités Nazuméennes Baharamanites (C.M.N.B).

Néanmoins la constitution de Conseils pour représenter les minorités ne sera pas la seule tache des nouvelles autorités provinciales. L’Impératrice (qui gérera de facto la P.A.N.A) devra aussi organiser la tenue d’élection parlementaire pour la toute nouvelle Assemblée Générale Provinciale qui obtiendra (bien évidemment) de nouvelles capacités administratives (que nous présenterons prochainement). Mais en parallèle, l’Impératrice devra organisé la destitution des directeurs des anciennes compagnies commerciales (Compagnie Commerciale du Nazum Occidental, C.C.N.Oriental, C.C.N.Central) de leurs fonctions administratives. En effet, ces derniers seront prochainement destitués de leurs fonctions économiques pour une enquête menée par l’organe de lutte anti-corruption gouvernemental, nous annonçons par la même qu’une enquête, menée par les forces de police impériales, tacheront de présenter clairement le rôle qu’ont joué les différents directeurs durant la crise qui opposa en 2012 (voir mes articles sur le sujet) les autorités de l’Empire aux compagnies commerciales, l’enquête deviendra une commission d’enquête si les investigations se révèlent concluantes et cette dernière devra statuer sur les accusations de réduction en esclavage et d’exploitation de sujets de l’Empereur datant de la même époque. La Nouvelle Assemblée se chargera d’apporter aux enquêteurs soutien et pièces à conviction. D’ailleurs cette deviendra la première force législative de la Province, cette dernière devra par conséquent réorganisé l’économie locale (pour qu’elle soit plus respectueuse des locaux et de leurs droits) tout en administrant avec efficacité la province.

Nous tenons aussi à rappeler qu’un cortège de réforme sera aussi mené pour permettre à la Province Autonome du Nazum Antérinien de forger ses propres relations diplomatiques. Mais néanmoins ces relations diplomatiques doivent être avant tout limitées à de pures relations commerciales et économiques avec les états proches. En effet, nous ne pouvons nous permettre de laisser à notre province autonome le droit d’impliquer l’Empire dans des conflits armés avec d’autres états nazuméens en particulier les puissances locales, non pas que nous n’ayons pas confiance dans la capacité des futurs parlementaires du C.G.P à former des liens diplomatiques et d’impliquer l’Empire dans des conflits, mais nous craignons que notre position sur le continent soit considérée comme purement impérialiste alors que nous adoptons depuis plusieurs décennies une vision avant tout centrée sur le libre échange qui frôle même le mercantilisme. Ainsi, au vue de nos activités, il nous paraît inimaginable de risquer la vie d’Antérinien dans un jeu d’alliance sur un continent lointain qui pourrait engloutir nos forces pour soutenir un allié. Mais néanmoins, la Province pourra rejoindre, si le C.G.P vote en faveur de cela à l’unanimité, une organisation internationale présente sur le continent nazuméen et ce avec l’accord des Assemblées.

Ainsi, pour conclure, nous rappelons ici les principales réformes qui seront organisées pour permettre à la Province de se développer plus efficacement et surtout en accord avec les aspirations des Antériniens du Nazum (qu’ils soient issus d’Eurysie ou du Nazum). Ainsi, en partant de ce postulat nous laisserons le plus d’autonomie possible à la Province Autonome du Nazum Antérinien. En suivant ainsi ce principe, nous tacherons d’assurer le plus de représentativité culturelle possible dans la vie politique locale, tout en évitant les dérives identitaires, ainsi, une chambre bicamérale en fonction de la langue (et par extension de la culture) sera mise en place et cette dernière décidera de la gestion des affaires courantes et qui pourra conseiller le C.G.P dans la prise de grandes décisions. Une instance sera aussi crée pour coordonner ces deux assemblées, le Conseil pour les Minorités Culturelles divisé entre les minorités Eurysdescendantes (C.M.E.A.E) et nazuméenne (C.M.N.B). De plus les directeurs seront destitués et mis prochainement en Examen mettant ainsi fin à l’U.C.C.N, une Assemblée sera élue par les nazuméens afin de pouvoir statuer sur les décisions importantes et trancher pour les questions courantes si les assemblées culturelles n’arrivent pas à se mettre d’accord. Enfin, nous annonçons que la Province Autonome sera habilité et sera autorisée à entretenir des relations diplomatiques avec les états nazuméens (ou possédant des territoires au Nazum, comme les Communes Zélandiennes) notamment dans le domaine économique et culturel. Les accords militaires, impliquant de facto la vie des soldats antériniens, seront pour l’instant refusés et l’entrée dans une organisation nazuméenne devra être approuvé par les Assemblées.

Réformes qui concerneront le Royaume de Marcine et le Marquisat du Kalindi.


Si la Province Autonome du Nazum Antérinien sera certainement le territoire le plus touché par les nouvelles modifications des statuts administratifs, le Royaume d’Afarée, maintenant rebaptisé Royaume de Marcine (l’appelation inclut le Marquisat de Kalindi) pour des raisons diplomatiques évidentes. Mais néanmoins, le changement de nom, effectif depuis plusieurs mois déjà, n’est pas la seule modification, en effet, le statut administratif du Royaume (après une rapide validation par le Conseil des Municipalités) qui deviendra dorénavant une union réelle, car l’état afaréen, en théorie indépendant a volontairement (après des débats enflammés) relégué son autonomie à la Couronne. Ainsi, il nous est vite apparu nécessaire de changer cette dynamique qui risquerait de transformer le Royaume en une annexe de l’Empire et non pas un état (volontairement) partenaire qui permet un développement sain et durable d’un état multicontinental et qui est bénéfique à tous les participants. Ainsi, afin de conserver cette autonomisation des territoires antériniens, nous accordons (avec l’accord des représentants afaréens) le titre d’Union réelle (grosso modo, c’est un état qui dépend d’un autre suite à un mariage mais qui conserve une autonomie accrue malgré une harmonisation à l’échelle gouvernementale et qui conserve des ministères indépendants). Nous tacherons dans un premier temps de présenter l’autonomie qui lui sera accordé dans le domaine diplomatique et dans l’administration intérieure. Mais néanmoins, il sera nécessaire de rappeler le ministère qui restera commun à l’Empire et au Royaume.

Dans un premier temps, il est nécessaire de rappeler que les actions du Royaume de Marcine concerneront dans tout les cas l’Empire, en effet, la seconde ville la plus riche d’Antérinie et le second état le plus riche de l’Empire influencera quoique l’on en dise. Ainsi, si nous souhaitons, bien entendu, que le Royaume acquiert une autonomie élargie sur le domaine diplomatique il nous paraît tout aussi important de rappeler que l’Antérinie ne peut être impliquée dans des conflits, par conséquent, cette dernière tentera de se rapprocher des nations plus pacifistes et encouragera le Royaume à en faire de même. Ainsi nous rappellerons que toute tentative pour former une alliance militaire avec un autre état devra être approuvée par les Chambres Antériniennes, Mais néanmoins les parlementaires Marcinois pourront signer de nombreux accords avec les états afaréens et du Globe en général. En effet, les capacités de cet état sont nombreuses, elles peuvent aller de la reconnaissance d’un état, suivie par un traditionnel échange d’ambassade jusqu’à l’imposition de sanctions à l’encontre de certains états. De plus il sera possible d’intégrer ou de former des partenariats avec des organisations internationales, quelque soit son continent d’implantation. Ce partenariat, voire une intégration dans une organisation internationale et qui ne fera que représenter ses propres intérêts. Mais néanmoins, il nous paraît important de rappeler que l’Empire (la Métropole en général) pourra servir d’intermédiaire avec les états entretenant de mauvaises relations avec le Royaume pour résoudre les tensions.

Mais néanmoins, les réformes ne toucheront pas uniquement l’autonomie diplomatique du Royaume, mais aussi l’indépendance administrative de cet état. En effet, une indépendance diplomatique sans indépendance administrative n’est en rien efficace et bien au contraire, cette situation s’avérera des plus contre productive en donnant l’impression aux Marcinois que la Métropole n’assume pas son emprise et refuse d’y remédier en accordant plus d’autonomie intérieure. Par conséquent, nous rappellerons ici les modifications qui ont été apportées à l’Acte d’Union et ce qu’ils impliquent pour les populations locales (il est aussi à noter que la principale force législative locale, le Conseil des Municipalités, a approuvé ces modifications…). Ainsi, il est annoncé que le Royaume se dotera d’une seconde chambre parlementaire qui se chargera de servir de contre-poids au Conseil des Municipalité, l’Assemblée Royale, sera élue au suffrage indirecte et profitera d’un droit de veto à l’encontre de sa ‘’rivale’’ mais elle ne pourra pas proposer des lois et si le débat entre les deux chambres dure trop longtemps, le peuple peut être consulté par référendum et ce dernier tranchera, bien entendu. De plus, la gestion des forces de l’ordre ne dépendra plus de la Métropole, en effet, le gouvernement royal pourra utiliser, uniquement si nécessaire, la force face à des mouvements radicaux, une utilisation excessive sera néanmoins susceptible de permettre aux Assemblées de Métropole d’intervenir indirectement pour rappeler que la police n’est là uniquement que pour assurer l’ordre et non pas pour maintenir un pouvoir autoritaire.

Pourtant, si l’administration intérieure et la politique extérieure viennent d’être attribuées au Royaume de Marcine, l’économie et la gestion de l’armée dépend des deux états. Ainsi, si les soldats interviendront au nom de l’Antérinie, ils n’appartiendront en rien à la Métropole et peuvent être employées par le Royaume pour des missions particulières. En effet, un commandement supreme, regroupant les chefs métropolitains et afaréens se tiendra régulièrement pour justifier ou non l’utilisation de la vie des troupes antériniennes sur des théâtres d’opération parfois lointain, ce collège devra agir en fonction des intérêts de l’Antérinie au sens large mais aussi dans l’intérêt des composantes territoriales de l’Empire, comme les provinces autonomes (d’Aleucie et du Nazum), l’état semi-indépendant (le royaume de Marcine) et les aspirations de la population de la partie la plus riche et la plus peuplée de ce qui se rapproche d’une « confédération multicontinentale ». Cela permettrait d’avoir une vision encore plus proche du point de vue des Antériniens d’Outre-mer et de mieux cernés les réels intérêts qui nous pousseraient à nous investir dans des conflits. Le ministère de l’économie est aussi concerné, il sera dorénavant dirigé par un ministre qui devra rendre des comptes au gouvernement royal mais aussi aux parlementaires impériaux, cette gestion permettra ainsi de nous assurer que les richesses produites au sein de l’Empire ne deviennent pas la chasse gardée de la Métropole et permettre ainsi une redistribution intra-territoriale plus juste et plus équitable qui permettrait d’atténuer les inégalités intra-territoriales.

Ainsi, pour résumer le tout, nous rappelons que le Royaume devient dorénavant une union réelle, c’est à dire que l’état conservera en grande partie son autonomie intérieure et extérieure sans pour autant devenir tributaire de l’Empire, en effet des ministères communs seront instaurés (économie et armées, ils devront agir pour les intérêts du plus grand nombre (les Antériniens en général) mais aussi en fonction des intérêts de leurs gouvernements respectifs. Les affaires étrangères resteront autonomes mais les décisions prises ne devront en rien affecter le reste de l’Antérinie et elles devront (du coup) concerner uniquement le Royaume de Marcine notamment dans sa politique commerciale intérieure. De plus, l’administration intérieure deviendra quasiment indépendante de l’Empire et se dotera d’une seconde chambre parlementaire et devra doter le Royaume d’une série de texte législatif qui respecteront l’état de droit. Ainsi la ‘’Métropole’’ n’interviendra et n’interférera en rien dans les affaires intérieures du Royaume, et ce dernier, étant toujours un état de l’Empereur, restera défendu au sein des sessions parlementaires par le monarque.

Influence et habilités législatives et modifications des pouvoirs de l’État central.


Cette série de réformes, affecte bien évidemment les pouvoirs régaliens des assemblées antériniennes, qui perdent ainsi un influence certaine sur les territoires de l’Outre Mer. Cette décentralisation quoique extrême est néanmoins nécessaire pour permettre aux Antériniens de l’Outre-mer de pouvoir administrer avec une vision plus proche de la réalité quotidienne qui ne sera en rien biaisée par des rapports d’une bureaucratie quelquefois (pour ne pas dire tout le temps) déconnectée de la réalité locale. Mais néanmoins, il est important de rappeler que notre objectif n’est pas de diviser un ensemble culturel relativement homogène, bien au contraire notre objectif sera de l’unir encore plus tout en respectant les cultures locales et en évitant des dérives identitaires qui nuiraient à la bonne entente inter-communautaires. De plus il est nécessaire de conserver un cadre juridique cohérent et d’éviter que les territoires autonomes/les états semi-indépendants n’entrent dans des dérives autoritaires ou oppriment des minorités ethniques. De plus il est nécessaire de rappeler qu’un organe sera crée pour coordonner les différents parlements. Nous présenterons aussi les modifications qui affecteront le pouvoir de l’Empereur.

Ainsi, vous l’aurez compris, nous commencerons ici avec la présentation des réformes qui affecteront les pouvoirs régaliens des Assemblées. En effet ces dernières ne pourront influencer que très difficilement la marche à adopter, en effet si elles auront (en théorie) la pleine gestion du territoire antérinien (en général) elles ne pourront imposer leurs vues uniquement avec l’aval des différentes chambres parlementaires des territoires de l’Outre Mer (de facto). Seule la Métropole appliquera les décrets publiés sans l’accord des autorités d’outre mer. De plus, les principaux pouvoirs régaliens des parlements antériniens n’ont pas été abolis, ce dernier en perd tout de même l’exclusivité au profit des parlements locaux qui peuvent (à degré variables) entamer des actions diplomatiques à l’encontre d’autres états, ces dernières peuvent être limitées à un continent, d’autres peuvent être envoyées au monde entier (comme c’est le cas pour le Royaume de Marcine). Mais néanmoins un ministère clé reste sous monopole du gouvernement central, c’est à dire le ministère de l’économie (l’éducation étant aussi possédé par le Royaume de Marcine). Ce ministère stratégique ne dépend pas uniquement de l’Empire et sera dirigé conjointement par les parlements Antérino-Marcinois, ce dernier devra avant tout redistribuer les richesses produites aux profits des populations (ainsi, la P.A.N.A sera certainement favorisée) tout en essayant d’augmenter les financements pour les projets prometteurs.

De plus, il est nécessaire de constater qu’une commission spéciale sera crée pour s’assurer du bon déroulée des choses, cette dernière pourrait se rapprocher d’un point de vue juridique à un pouvoir judiciaire plus actif, en effet il aura la capacité administrative de bloquée les décisions émanant du pouvoir central si ces dernières violent l’autonomie de l’Union Réelle ou encore des Provinces Autonomes. Ainsi la Commission Générale du Respect de l’Autonomie des Provinces et Territoires Antériniens (C.G.A.P.T) s’appuiera sur la possibilité d’opposer un veto à de potentiels textes législatifs s’y attaquant, cette commission sera composée par 50 % d’Antériniens issus de la Métropole, 25 % par des Marcinois, 20 % par des représentants de la P.A.N.A et 5 % par des Antériniens d’Aleucie cette dernière devra statué sur demande des parlements d’Outre-mer et devra pour ce faire avoir des preuves tangibles et le soutien des autres parlements. Mais cette commission peut même agir contre les territoires autonomes si ces derniers commettent des atteintes évidentes aux droits humains fondamentaux (nous estimons que l’égalité entre ethnies/cultures/sexes, la liberté de pensé/d’expression transcende les différences culturelles) et que par conséquent, une série de normes législatives et juridiques seront aussi mises en place pour éviter tout type de débordements, des bureaux seront ouverts à travers l’Empire pour permettre aux sujets de l’Empereur de dénoncer les agissements des autorités locales permettant à la C.G.A.P.T.A de pouvoir porter un dossier (après enquete sur le terrain) à l’Empereur et aux parlements pour que ces derniers statuent sur la situation et la marche à prendre.

L’Empereur est lui aussi concerné par ces nouvelles réformes, il doit dorénavant, ou du moins, encore plus qu’auparavant, représenter l’Antérinie dans sa continuité, il doit unir les Antériniens autour de son image… Mais néanmoins il ne doit en rien s’immiscer directement dans les affaires politiques et administratives de l’Empire et du Royaume, au contraire il doit rester distant vis à vis de ces dernières et de ne pas interférer dans le processus législatif et les débats. Mais, avec la semi-indépendance des territoires d’Outre-mer, il conserve tout de même une influence non discutable, majeure même dans les relations entre la Métropole, le Royaume, le Grand Duché et la Province Autonome, en effet, si le contact venait à être rompu entre l’un des parlements, l’Empereur, le roi, le Grand Duc pourra servir d’intermédiaire neutre et bienveillant pour réconcilier les chambres. Si ces dernières venaient à adopter une vision trop autoritaire, il pourra dissoudre cette dernière (et ce avec l’accord de la C.G.A.P.T.A et des autres chambres antériniennes) afin de convoquer des élections législatives. Si aucune majorité ne se dégage, il pourra tenter de gouverner et de servir de caution au parti majoritaire le temps que ce dernier puisse former une majorité. Il est aussi à noter, que dorénavant le souverain résidera dans chaque territoire antérinien au moins un mois par an, afin de conserver une proximité avec les antériniens et de rester en contact permanent avec les Parlements, de plus sa femme, résidera de manière quasi-permanente dans un territoire antérinien et les frères/oncles du monarque le représenteront sur place et occuperont de manière effective ses fonctions.

Ainsi, nous avons pu constater que les Parlements Antériniens se chargeront dorénavant de la gestion de la Métropole mais aussi des affaires extérieures de l’Empire, elles auront néanmoins une autorité réduite sur les territoires de l’Outre mer et de l’Union réelle. Il est aussi à noté qu’un organe contrôlera les agissements des assemblées pour que ces dernières ne soient en rien forcées et rivaliser dans leurs prérogatives par le gouvernement central. La C.G.A.P.T.A devra aussi s’assurer que les gouvernements locaux ne sombrent pas dans les dérives autoritaires et ne menacent les libertés fondamentales. Pour ce faire l’Empereur pourra demander la dissolution du parlement, avec l’accord des autres parlements (de l’Outre mer et du pouvoir central) et de la Commission. Le monarque devra aussi devenir un intermédiaire entre les parlements. Il devra régulièrement séjourné dans les territoires de l’Outre mer et en Métropole ainsi que dans le Royaume de Marcine, permettant ainsi de resserrer continuellement les liens entre les divers territoires de l’Empire Confédéral Antérinien.


Ambiance
La Capitale était en liesse, des foules d’hommes et de femmes dansaient, les petits restaurateurs se frottaient les mains, non seulement l’Empire restera uni, mais en plus, les affaires se montreront des plus juteuses pendant quelques semaines. Les cocardes antériniennes étaient distribuées à al volée, Afaréens, Nazuméens et Aleuciens festoyaient avec les Eurysiens… Les représentants du peuple applaudissaient aussi, les fascistes se renfrognaient : « Tssk, voilà maintenant que les métèques de l’Outre Mer sont surconsidérés, le droit de vote et l’égalité totale des droits avec les Eurysiens était une vaste connerie ! Dorénavant ils pourront diriger directement les terres de l’Empire, on aurait du prendre des notes sur les Listoniens, eux au moins savaient résoudre de telles situations ! » les indépendantistes venaient de perdre la bataille et les conservateurs voyaient l’Empire rester debout et se fortifier, même le Premier ministre sortant félicita son successeur avec chaleur teintée d’une certaine admiration. Le Royaume de Marcine pavoisait aux couleurs antériniennes, les nazuméens dansaient et les Aleuciens festoyaient. Seules les élites coloniales, funeste héritage de cette période, fustigeaient le Gouvernement tout en tentant tant bien que mal de cacher et de brûler les pièces compromettantes, d’autre encore appelaient leurs avocats et sentaient le vent tourner. Les diplomates restaient de marbre, les Jashuriens applaudissaient avec une politesse ennuyée, les Icamiens se montraient très communicatifs et se préparaient déjà à faire payer Tàvusu pour faire vivre d’honnêtes brasseurs (après avoir profité de la générosité du gouvernement antérinien en matière de buffets…) tandis que les Akaltiens se montraient quelque peu ennuyés sans pour autant se montrer des plus vifs envers les Antériniens de l’Outre mer. Les Rachistes de la R.R.N.G.A montèrent d’un cran dans leur mépris envers les « métèques » ou les « esclaves domestiqués » en promettant de se venger de l’« affront fait »…
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