27/03/2016
08:26:18
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Activités étrangères en Karty - Page 2

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Le Tsar Vladimir Sladikov était tranquillement dans son bureau quand tout à coup.

Quelqu’un frappa discrètement à la porte.

« Entrez, » dit Vladimir, sans lever les yeux.

La porte s’ouvrit pour laisser apparaître Sergueï Karpov, chef des renseignements impériaux, un homme de stature moyenne mais au regard perçant, visiblement pressé. Il tenait dans ses mains un exemplaire du journal local du Saint Empire du Karty.

« Votre Majesté, je suis désolé de troubler votre tranquillité, mais vous devez voir cela, » annonça Karpov en avançant.

Intrigué par l’urgence dans la voix de son conseiller, Vladimir posa son rapport et tendit la main. Karpov lui remit le journal, plié à la page où figurait un article intrigant, illustré par une photographie granuleuse. Vladimir fronça les sourcils en lisant les premières lignes, son regard devenant plus sévère à mesure qu’il parcourait l’article.

« La Reine de l’UC Sochacia, à Volkingrad, dans un avion non déclaré… accueillie par un convoi discret… Et elle aurait été vue sur le balcon d'un appartements privés mains dans la mains avec le frère du Tsar du Karty » Le Tsar releva les yeux vers Karpov, son ton calme mais chargé de sous-entendus. « Sergueï, que savez-vous de cette affaire ? »

Karpov se racla la gorge, visiblement mal à l’aise.

« Cet article soulève une hypothèse que nous ne pouvons ignorer… »

« Une hypothèse ? » répéta Vladimir en posant le journal sur son bureau. Il s’adossa dans son fauteuil, croisant les bras, les yeux rivés sur son conseiller.

« Oui, Majesté. Il est possible que la Reine et Léonid entretiennent une relation... personnelle. »

Un silence glacial tomba dans la pièce. Le Tsar resta immobile, ses pensées tournoyant derrière son expression impassible.

« Une relation personnelle, dites-vous ? » Vladimir prit une longue inspiration, tentant de garder son calme. « Si cela s’avère vrai, ce serait une insulte aux traditions que nous incarnons. Léonid n’est pas simplement un homme ; il est le frère du grand Tsar du Karty , il reste tous de même un grand représentant de notre héritage, de notre dignité. Se livrer à de telles frivolités, dans un contexte si ambigu, ternirait non seulement son image, mais celle de toute la communauté tsariste et slave du monde . »

Il se leva lentement, faisant le tour de son bureau pour se poster devant la fenêtre. De là, il pouvait voir les drapeaux impériaux flottant fièrement dans la brise froide.

« Mais je ne vais pas me précipiter dans des jugements hâtifs. Nous ne savons pas encore ce qu’il en est réellement. Peut-être n’est-ce qu’une rumeur montée en épingle par des journalistes avides de scandales. »

« C’est possible, Majesté, mais le caractère secret de cette visite et les circonstances décrites dans l’article... tout cela est troublant. »

Vladimir hocha lentement la tête.

« Troublant, oui. Mais pas encore une certitude. Continuez à enquêter. Je veux savoir exactement ce qui s’est passé à Volkingrad. Qui a organisé ce vol ? Qui était présent ? Quels sujets ont été discutés entre Léonid et la Reine ? Si leurs échanges sont purement normal , qu’il en soit ainsi. Mais si cela va au-delà alors … »

Il se tourna vers Karpov, ses yeux glacés reflétant une colère contenue.

« Si cela va au-delà, ce serait une honte pour notre communauté. Être frère du Tsar, c’est porter sur ses épaules l’honneur et l’histoire de son peuple. Ce n’est pas un privilège que l’on peut galvauder pour des affaires de cœur ou des caprices personnels. Chaque acte d’un frère Tsar résonne au-delà de ses frontières. Léonid devrait le savoir. »

Karpov acquiesça, conscient de la gravité des propos du Tsar.

« Et si la rumeur s’avère infondée ? » demanda-t-il prudemment.

« Alors nous veillerons à ce que personne n’ose plus souiller l’honneur d’un Tsar avec de telles accusations. Mais jusqu’à ce que nous ayons des preuves irréfutables, je garde mes réserves. »

Il fit quelques pas dans la pièce, le regard pensif.

« Cette situation me déplaît profondément, Sergueï. Une telle controverse, qu’elle soit vraie ou non, fragilise notre position. Nous devons maintenir une image irréprochable, non seulement pour Belograd, mais pour toute la communauté slave et les monarchies tsaristes. Si Léonid trahit cet idéal, il devra en répondre. »

Le conseiller s’inclina légèrement avant de quitter la pièce, laissant Vladimir seul avec ses pensées. Le Tsar resta un moment immobile, fixant l’horizon neigeux.

Dans son esprit, une question persistait : que se passe-t-il réellement à Volkingrad ? Si les soupçons étaient fondés, cela ne remettrait pas seulement en cause Léonid, mais aussi la confiance que le monde plaçait dans l’institution tsariste. Vladimir savait qu’il lui faudrait agir avec prudence, mais aussi avec fermeté, pour préserver l’honneur de son peuple et de son titre.
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Il est 13:00, le 24/03/2015 rapport d'un agent de renseignement Everien.

Mission effectué, agents infiltré à 12:23, la mission GIFT se déroule bien nous allons pouvoir recueillir des informations sans problème pour la mission. Pour l'instant nous avons déjà trouvé des indices mais aucune information concrète. Tout ce nous pouvons affirmé est que la rumeur du mariage prochain existe même dans les hauts lieux Kartien nôtre mission sera bien utile si cela s'avère vrai. Je recontacterais le QG lorsque que nous aurons trouvé l'information.
-Agent Phénix II
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 banderole

OUVERTURE DE L'AMBASSADE SAINT-MARQUOISE AU SAINT EMPIRE DE KARTY
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OPENING OF SAINT-MARQUIAN EMBASSY IN THE HOLY EMPIRE OF KARTY
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ÉVIRDÓR TUA OIBOSOTU MORCHAUSÁN ONA OIPER SÁN TU CHORDE

ambassade
Ambassade saint-marquoise à VOLKINGRAD.

VOLKINGRAD, KARTY.
Gregory Vilmoon, un jeune diplomate de 35 ans avait été mandaté par le Premier Conseiller de la République, Stéphanie Tradewell pour représenter la République de Saint-Marquise sur le territoire du Saint Empire de Karty.

Cette tâche allait être de longue haleine puisque le gouvernement saint-marquois avait une certaine crainte envers le rapprochement qu'avait effectués les deux nations. Mais Gregory Vilmoon était déterminé à mener à bien la mission qui lui avait été confié.

Arrivé dans l'ambassade saint-marquoise, il savait que son expertise en matière de diplomatie et de connaissances humaines allaient être mis en pratique dès qu'il se mit à son bureau.

 Ambassade
Portrait de Grégory Vilmoon, Ambassadeur saint-marquois.


sceau nationale
LA RÉPUBLIQUE
DE SAINT-MARQUISE
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THE REPUBLIC
OF SAINT-MARQUISE
---
A RIPÓBLECH
TU MORCHESSÁN

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https://zupimages.net/up/23/05/t91z.jpg

La libération des prisonniers Kartiens a été actée par la justice.


Après une détention en Loduarie depuis plusieurs mois déjà, depuis l'accrochage militaire ayant eu lieu dans l'océan de l'espérance après la non coopération des aéronefs Kartiens, les pilotes Kartiens secourus seront désormais libres et pourront quitter la Loduarie prochainement.

Après une longue enquête et un procès assuré en Loduarie, les Kartiens ont reçu un verdict à la sylvoise : ils se voient innocenté des charges retenues contre eux, à savoir mise en danger de la vie d'autrui et tentative de meurtre. En effet, les Kartiens n'ont pas étés reconnus coupables de cet acte, n'étant pas à ce moment des officiers de commandement. En revanche, le commandement Kartien lui, bien que absent au procès, a été reconnu coupable des charges retenues au départ contre les pilotes Kartiens.

Ceux-ci pourront donc vivre pleinement leur vie libre et retrouver leur pays et leur famille très bientôt.
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Le buveur de thé à frappé !

Cet article ne ce revendique pas comme relevant d'une information sûre



Le chancelier du Saint-Empire de Karty, Yaromir Ernaï qui s'occupe entre autre du post de premier ministre et de celui de ministre des affaires étrangères..... (Très démocratique, la centralisation des pouvoirs autour d'une personne... Hum !) Bref, le buveur de thé alcoolisé aurait critiqué, selon des rumeurs non-officielles qui, on peux vous le confirmer, ne viennent pas du président ouvertement, la république de Novyavik en l'insultant "d'ensemble instable et esclavagiste" seulement, sommes nous esclavagiste ? Non. Il me semble que Novyavik condamne fermement l'esclavage. Ce qui est de la stabilité ahah ! mais quel contre son camps ! Et cet alcoolique qui viens shooté au thé kartien pour sa première rencontre et qui se croit rois du monde, pensez vous à son succès ? Il finira exclus de l'administration très rapidement, sauf s'ils veulent un flop complet de leurs diplomatie qui n'est pas franchement brillante.

HRPLa rencontre aillant IRP eu lieu début septembre, ce RP n'aura pas effet avant cette même date, ce HRP est en ignore. Il faut aussi savoir que c'est des médias satiriques, ils ne disent donc pas forcément la vérité et sont non-officiels et libres (celons la loi novaise les médias se revendiquant d'"information " doivent dire la vérité, les autres, comme les satiriques, doivent préciser la potentielle non-vérification de l'information et le fait qu'ils sont satiriques.)En plus de cela, le message est en bas de page et relativement petit pour le journal.

Autre HRP importantL'autre article à été mis en ignore dans mon pays pour ne pas que ceci ne sois pris comme de la triche.
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Retour sur l'exil massif de 50 000 citoyens Kartiens.
Diffusé par le Conseil des Exilés de Karty.


Le 10 juillet 2014, au petit matin, 50 000 citoyens de Karty ont vu leur existence basculer en un instant. Un décret signé dans la nuit, appliqué sans préavis, a ordonné leur expulsion immédiate. Certains ont été réveillés par des militaires frappant à leur porte, d'autres ont découvert l'ordre d'exil placardé sur leur domicile, leur sommant de quitter le pays dans les heures suivantes. D'un trait de plume, le gouvernement kartien a effacé l'existence de ces individus, sans procès, sans débat public. La sentence était sans appel : confiscation des biens, annulation des documents d'identité, interdiction de retour. Une action digne d'un régime totalitaire, masquée sous une rhétorique de "sécurisation nationale".

Officiellement, le gouvernement justifie cette purge par des "nécessités de sécurité nationale". Selon le communiqué de ministre Alexander Jükov , ces 50 000 citoyens représentaient une "menace latente pour la stabilité du pays", en raison de leurs idées politiques, de leurs affiliations passées ou de leur simple opposition au pouvoir en place. Le régime prétend avoir agi dans l'intérêt de la nation, éradiquant des éléments "potentiellement subversifs" avant qu'ils ne puissent agir contre lui. Mais cette justification sonne creux. En réalité, cette décision marque l'aboutissement d'un fonctionnement autoritaire à l'œuvre depuis plusieurs décennies. Les exilés sont avant tout des intellectuels, des journalistes, des militants et des cadres qui, par leur simple existence, rappelaient que Karty n'était pas aussi unie et disciplinée que le régime le prétendait. Cette purge massive n'a pas été une mesure de sécurité ; c'était un acte politique, un message brutal envoyé à toute la population : il n'y a plus de place pour la dissidence en Karty.

Ce qui frappe dans cette opération, c'est sa rapidité et son efficacité glaçante. En moins de 24 heures, des dizaines de milliers de personnes ont été arrêtées, rassemblées dans des centres de transit et envoyées vers la frontière. Les autorités disposaient manifestement de listes précises d'individus à cibler, préparées depuis longtemps. Dès l'aube, des unités de police et de l'armée ont été déployées dans les principales villes du pays, menant des descentes méthodiques. Les quartiers entiers où résidaient les exilés ont été bouclés, les portes enfoncées, les habitants sommés de quitter les lieux immédiatement. Ceux qui tentaient de résister ont été battus, parfois arrêtés. Des témoins rapportent que des familles ont été séparées, certains envoyés vers une frontière, d'autres dans des centres de détention temporaire.

Les infrastructures publiques ont été réquisitionnées pour gérer cette opération à grande échelle. Les gares ont vu défiler des convois spéciaux transportant les exilés sous bonne garde. Aux frontières, les files d'attente se sont allongées à mesure que les agents expulsaient en masse ces citoyens désormais apatrides.

Face à cette brutalité, la population kartien est restée paralysée. L'effet de sidération a été total : en une nuit, des milliers de voisins, collègues, amis avaient disparu.

Le matin du 12 avril, Volkingrad était une ville différente. Certains immeubles avaient perdu la moitié de leurs habitants, des commerces avaient fermé brutalement, des classes d'école s'étaient vidées sans explication. Mais l'État veillait au silence. Toute tentative de manifestation ou de contestation a été immédiatement réprimée. Les rares citoyens qui ont osé protester, en appelant à la justice ou en cherchant à retrouver leurs proches, ont été pris dans les filets du régime. Les rues, autrefois animées, se sont tues sous la chape de la peur. Le message du gouvernement était clair : il suffit d'un décret pour effacer une vie, et toute tentative de résistance mènera au même sort.

Cette expulsion massive n'est pas un événement isolé. Elle marque un tournant dans l'histoire de Karty : la fin de toute illusion démocratique et l'entrée du pays dans une ère de contrôle total. Derrière les chiffres et les discours officiels, ce sont des vies brisées, des familles anéanties, une société dévastée par la peur. Mais en cherchant à éradiquer toute opposition, le régime pourrait avoir semé les graines de sa propre chute. L'histoire montre que les exils massifs ne font pas disparaître les dissidences : ils les renforcent. Reste à savoir combien de temps le silence imposé par Karty pourra étouffer le grondement de la colère.

Car l'exil des 50 000 n'est pas qu'une affaire de chiffres. Derrière cette statistique brute se cachent des milliers de vies anéanties, des familles brisées, des enfants séparés de leurs parents, des destins brisés par une décision froide et mécanique du régime kartien. Loin des discours officiels qui minimisent cette purge comme un simple "réajustement national", la réalité est autrement plus cruelle. L'exil s'est déroulé dans le chaos, la peur et la violence, laissant des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants dans une errance dont personne ne sait s'ils pourront un jour revenir. C'est ce qu'on apprend des témoignages des exilés :

Yulia, 42 ans, enseignante à Volkingrad
"Ils sont venus tôt, avant même le lever du jour. Trois hommes en uniforme ont frappé à la porte, nous ordonnant de sortir immédiatement. J'ai à peine eu le temps d'attraper un manteau. Mon fils pleurait, il ne comprenait pas. Ils nous ont mis dans un camion, sans nous dire où nous allions. Quand j'ai voulu prendre mon téléphone, un soldat l'a arraché de mes mains et l'a jeté au sol. On nous a traités comme des criminels."

Anton, 58 ans, commerçant
"J'avais une petite boutique, un commerce de quartier. J'ai ouvert chaque jour pendant trente ans. Mais ce matin-là, je n'ai pas eu le droit d'ouvrir. Des policiers étaient devant, scellant la porte. Ils m'ont dit que le magasin était réquisitionné pour ‘l'effort national'. C'était tout ce que j'avais. Ma femme et moi, on a marché pendant des heures avant de trouver un transport pour la frontière. J'ai quitté Karty avec ce que je portais sur moi. Rien d'autre."

Svetlana, 17 ans, lycéenne
"J'étais en cours quand l'alarme a retenti. Un soldat est entré, a demandé aux élèves de sortir leurs papiers. Ceux qui avaient un certain nom de famille ont été appelés. On ne m'a pas laissé dire au revoir à mes amis. J'ai dû partir, seule. Mes parents avaient été arrêtés plus tôt dans la matinée. Depuis, je ne sais pas où ils sont."

L'un des aspects les plus dévastateurs de cette purge fut la séparation des familles. Dans la précipitation et le chaos, de nombreux parents ont été emmenés sans leurs enfants, et inversement. Des enfants laissés à eux-mêmes, des mères suppliant pour garder leurs bébés avec elles, des couples brisés au moment de l'embarquement vers la frontière. Le gouvernement n'a montré aucun égard pour les liens familiaux. Dans bien des cas, l'exil n'a pas été organisé mais subi : des pères envoyés vers une région, des mères ailleurs, des enfants éparpillés sans moyen de se retrouver. Aux frontières, des humanitaires rapportent avoir vu des groupes de mineurs errant seuls, leurs parents ayant été arrêtés ailleurs. L'impact psychologique est immense. Le traumatisme de l'arrachement, le choc d'être traité comme un indésirable par son propre pays, la peur de l'inconnu : tout cela a laissé des marques profondes sur ceux qui ont été expulsés. Psychiatres et humanitaires en charge des réfugiés parlent de vagues de dépressions, d'angoisses chroniques, de suicides précoces.

Les exilés n'ont pas eu le temps de se préparer. Dans les heures qui ont suivi l'annonce du décret, les arrestations ont commencé en masse. Les expulsions ont pris la forme de rafles, les citoyens ciblés étant extraits de leur domicile sans explication détaillée.

Les conditions de départ étaient volontairement inhumaines :
Confiscation immédiate des biens : Tous les logements ont été saisis par l'État. Les comptes bancaires ont été bloqués. Les expulsés n'avaient droit d'emporter que ce qu'ils pouvaient porter.
Transports sous haute surveillance : Les convois de trains et de camions étaient surveillés par des soldats lourdement armés, empêchant toute fuite ou protestation.
Frontières fermées et conditions humiliantes : Une fois aux postes de contrôle, les exilés étaient traités comme des parias. Des témoignages évoquent des fouilles humiliantes, des détentions prolongées avant d'être autorisés à passer dans des pays voisins.

Pour de nombreux exilés, la violence ne s'est pas arrêtée aux frontières. Certains pays voisins ont accueilli ces réfugiés à contrecœur, tandis que d'autres les ont traités avec méfiance, redoutant une infiltration politique. Les camps de fortune se sont multipliés, marquant les débuts d'une errance qui risque de durer des années.

Ceux qui ont été arrachés à leur foyer porteront cette blessure à vie. Beaucoup d'entre eux ne reverront jamais leur maison, ne retrouveront jamais leur famille. Et pourtant, malgré cette tentative du régime kartien de les effacer de l'histoire, les exilés existent toujours. Ils se souviennent. L'exil des 50 000 n'est pas seulement un crime contre une partie de la population. C'est une cicatrice infligée à l'âme même du pays. Un jour, Karty devra faire face à cette tache indélébile, et il faudra répondre à cette question : comment une nation peut-elle prétendre à la grandeur après avoir rejeté une partie de son propre peuple ?

L'exil forcé des 50 000 n'a pas seulement réduit des milliers de personnes à l'errance et à la précarité. Il a aussi frappé le cœur économique et social de Karty d'un coup dont le pays ne se relèvera pas de sitôt. Dans un système où chaque rouage avait une fonction précise, l'expulsion brutale d'une partie de la population a entraîné des conséquences en cascade, désorganisant une partie du pays.

Les premiers effets se sont fait ressentir dans les secteurs les plus qualifiés. Parmi les exilés se trouvaient des milliers de médecins, d'enseignants, d'ingénieurs et de techniciens. Le secteur hospitalier, déjà fragile, a été immédiatement submergé par une pénurie de personnel. Des patients se sont retrouvés sans suivi, des opérations ont été annulées, et les files d'attente aux urgences se sont allongées de façon dramatique. Les écoles ont été paralysées par l'absence soudaine de centaines de professeurs, forçant l'État à recruter en urgence des remplaçants sans qualification ou à entasser les élèves dans des classes surchargées. Quant aux infrastructures industrielles et énergétiques, elles ont perdu en quelques jours des experts indispensables à leur fonctionnement, entraînant des incidents techniques et des ralentissements de production.

Les administrations ont été frappées de plein fouet par cette hémorragie humaine. De nombreux fonctionnaires faisaient partie des exilés, et leur départ a provoqué un chaos bureaucratique sans précédent. Les services d'état civil, les tribunaux et les bureaux fiscaux se sont retrouvés en sous-effectif, retardant l'émission de documents officiels et paralysant la gestion du pays. Les démarches autrefois anodines, comme obtenir un passeport ou enregistrer une entreprise, sont devenues un calvaire interminable. Les retards s'accumulent, alimentant une frustration croissante parmi les citoyens restants.

L'économie, déjà affaiblie par les tensions politiques, a plongé dans la crise en l'espace de quelques semaines, accompagnée en cela par la brusque décision de changer la langue officielle du pays. De nombreux commerces et entreprises se sont retrouvés privés de leur main-d'œuvre qualifiée, incapable de poursuivre leurs activités normalement. Certains secteurs ont littéralement implosé : l'informatique, la finance et certaines branches de l'industrie de pointe dépendaient de spécialistes qui ont été contraints à l'exil. Faute d'expertise, des projets ont été abandonnés, des contrats annulés, et des usines mises à l'arrêt. L'effet domino a conduit à une vague de fermetures et de licenciements qui a accentué la récession.

Les pénuries se sont installées rapidement. Avec la désorganisation des circuits de production et de distribution, certains biens essentiels ont commencé à manquer. Dans les supermarchés, les étagères se sont vidées, et les files d'attente se sont allongées pour des produits de base comme la farine, le carburant ou les médicaments. Les populations les plus vulnérables ont été les premières touchées, mais même les classes moyennes ont rapidement souffert des conséquences de la purge.

Face à ces pénuries, un marché noir s'est développé à une vitesse fulgurante. Des réseaux clandestins ont émergé pour contourner les restrictions, vendant des produits à des prix exorbitants. L'État, dépassé par la crise qu'il a lui-même provoquée, a tenté d'étouffer ce commerce parallèle en renforçant la surveillance et la répression. Mais plus la répression s'accentuait, plus les pénuries s'aggravaient, nourrissant une spirale de tensions et d'instabilité.

Le régime kartien avait présenté cette purge comme une nécessité pour stabiliser le pays, mais les résultats ont été tout l'inverse. L'économie, déjà fragile, vacille dangereusement. Les citoyens, confrontés à une détérioration brutale de leurs conditions de vie, commencent à murmurer leur mécontentement, malgré la peur omniprésente. Les conséquences de cet exil forcé ne sont pas seulement immédiates : elles risquent d'enterrer durablement Karty sous le poids de ses propres erreurs.

Face à l'exil des 50 000, le gouvernement kartien n'a pas cillé. Loin de reconnaître l'ampleur du drame humain et des conséquences désastreuses de sa politique, il s'est enfermé dans un déni absolu, maniant la propagande avec une froide efficacité. Officiellement, cette purge est un "ajustement nécessaire", une "réorganisation nationale" destinée à assurer la sécurité et la stabilité du pays. Derrière ces formules creuses, c'est un refus total de la moindre remise en question. Les discours officiels martèlent la même justification : les exilés étaient des éléments "hostiles à la nation", des "saboteurs infiltrés", des "traîtres au service d'intérêts étrangers". Le gouvernement a soigneusement évité de mentionner la diversité des personnes expulsées, qui ne se résument ni à des opposants actifs, ni à des conspirateurs, mais englobent des travailleurs, des professeurs, des médecins, des citoyens ordinaires. Loin de calmer l'opinion publique, cette rhétorique a contribué à alimenter un climat de peur généralisée. Si 50 000 personnes ont pu être expulsées en un instant, qui sera le prochain ?

L'absence d'autocritique est frappante. Depuis la purge, pas une seule déclaration officielle n'a admis ne serait-ce qu'une erreur de gestion. Les conséquences économiques et sociales, bien visibles, ne sont jamais mentionnées dans les médias d'État, qui continuent à prétendre que la situation est sous contrôle. Toute information sur la crise économique, la pénurie de main-d'œuvre et l'augmentation du marché noir est censurée. Les rares journalistes ayant tenté de poser des questions ont été arrêtés, leurs articles supprimés, leurs familles menacées. Dans les cercles du pouvoir, toute dissidence, même timide, est immédiatement réprimée.

Les chaînes de télévision diffusent en boucle des reportages sur la "renaissance de Karty", mettant en avant des travailleurs loyaux qui se portent volontaires pour combler les vides laissés par les exilés. Dans les écoles, les professeurs sont contraints de faire apprendre aux élèves que cette purge a été un "acte de purification nécessaire". Le récit officiel ne laisse aucune place au doute, ni à l'humanité des victimes. L'exil est transformé en un événement positif, un pas vers une "nation plus forte".

Cette stratégie n'a rien d'inédit. De nombreux régimes autoritaires ont utilisé l'exil forcé comme un outil politique et ont appliqué la même méthode pour justifier l'injustifiable. À plusieurs reprises dans l'Histoire, des minorités, des intellectuels, des opposants ont été chassés sous couvert de protéger la "pureté nationale" ou la "stabilité du régime". La Loduarie a déporté des millions de personnes vers des camps d'internement, la Rimaurie a réduit ses ennemis politiques et ses minorités au statut de sous-hommes avant de les exterminer, et d'autres dictatures ont mené des expulsions massives pour asseoir leur pouvoir. À chaque fois, la justification était la même : préserver l'ordre, assurer la cohésion du pays, éloigner les "éléments nuisibles".

Mais l'Histoire a montré que ces stratégies ont souvent conduit à l'affaiblissement des régimes qui les ont mises en place. L'exil forcé entraîne des fractures sociales irréversibles, détruit la confiance entre le peuple et ses dirigeants, et finit par nourrir une opposition souterraine de plus en plus déterminée. En se débarrassant de 50 000 citoyens sous prétexte de renforcement national, Karty a non seulement commis une injustice massive, mais elle a aussi semé les graines de son propre déclin. Loin d'avoir assuré sa stabilité, le gouvernement kartien a créé un précédent dangereux. En niant la catastrophe, il s'enferme dans une spirale où la seule réponse aux crises futures sera encore plus de répression. Mais aucune propagande ne pourra éternellement masquer la réalité. Le silence officiel finira par se fissurer sous le poids des mensonges accumulés et de la colère d'un peuple qui, tôt ou tard, demandera des comptes.

Officiellement, Karty est une démocratie. Le régime actuel se présente comme une monarchie constitutionnelle moderne, issue d'une transition politique récente, et affirme respecter les principes de souveraineté populaire et de représentation parlementaire. Pourtant, derrière cette façade institutionnelle, les rouages du pouvoir n'ont guère changé depuis l'époque où le pays était dirigé d'une main de fer par la monarchie.

La constitution, adoptée après l'abolition officielle de la monarchie, promet des élections libres, une presse indépendante et des droits garantis pour tous les citoyens. Mais dans la pratique, ces promesses ne sont qu'une vitrine soigneusement entretenue pour masquer une continuité autoritaire. L'écosystème médiatique est entièrement sous contrôle. Les principales chaînes de télévision, les radios et les journaux appartiennent soit à l'État, soit à des oligarques proches du pouvoir. Les rares médias indépendants qui ont tenté d'émerger ont été écrasés avant d'avoir pu s'implanter durablement. L'information est verrouillée, encadrée, et toute critique du gouvernement est immédiatement censurée ou criminalisée. La population n'a accès qu'à un récit officiel dans lequel le pays progresse vers un avenir radieux sous la direction éclairée du pouvoir en place.

Les services de police et de sécurité, autrefois bras armé de la monarchie, n'ont pas changé de pratiques. La surveillance de masse reste la norme, les arrestations arbitraires n'ont jamais cessé, et la répression frappe quiconque exprime un début de contestation. Les forces de l'ordre n'ont aucun compte à rendre, bénéficiant d'une impunité totale, et agissent avec la même brutalité qu'à l'époque où elles étaient au service exclusif du monarque. Derrière les discours de modernisation, l'État continue d'exercer un contrôle absolu sur la population par l'intimidation et la violence.

L'administration, censée être un pilier neutre et fonctionnel du nouvel État démocratique, demeure un instrument du pouvoir en place. L'opacité des décisions, l'absence de transparence, et la soumission des fonctionnaires aux ordres venus d'en haut ont survécu au changement de régime. Les nominations dans les postes clés sont basées sur la loyauté plutôt que sur la compétence. Les organes censés assurer des contre-pouvoirs, comme la justice et les autorités de contrôle, sont dépourvus d'indépendance et réduits à des chambres d'enregistrement. L'État de droit est une illusion entretenue pour rassurer la communauté internationale, mais les pratiques autocratiques n'ont pas disparu.

Le problème fondamental réside dans l'absence totale de culture démocratique, aussi bien au sein de l'élite dirigeante que dans la population elle-même. Après des générations passées sous une monarchie autoritaire, la transition vers un système républicain n'a jamais été accompagnée d'un travail de fond sur la diffusion des principes démocratiques. L'éducation civique est inexistante, les débats publics sont artificiels, et la population, habituée à être gouvernée sans consultation, continue de percevoir le pouvoir comme une entité lointaine et inatteignable. Le gouvernement, loin d'encourager la participation citoyenne, a fait en sorte que les citoyens restent passifs, méfiants et apathiques face aux questions politiques.

La société civile est quasi inexistante. Toute tentative d'organisation indépendante est immédiatement suspectée de subversion. Les associations qui ne sont pas directement inféodées au régime sont soit interdites, soit noyées sous des tracasseries administratives qui les empêchent d'exister. Les syndicats sont fantômes, les ONG locales ont été décimées, et les groupes militants sont traqués avant même de pouvoir constituer une opposition viable. Le gouvernement veille à ce que la population ne développe aucun espace de discussion et d'action qui pourrait remettre en cause son monopole absolu sur la vie publique.

L'exil des 50 000 s'inscrit dans cette continuité historique. Si la monarchie d'antan bannissait ses opposants et éliminait ses rivaux, le régime actuel n'a fait que reprendre ces pratiques en les drapant d'un vernis pseudo-démocratique. Ce n'est pas un échec du système en place, c'en est l'expression logique : un pouvoir qui n'a jamais appris à tolérer l'opposition et qui n'a aucun intérêt à le faire. Loin d'être une aberration, cette purge massive est le signe que la prétendue démocratie de Karty n'a jamais été autre chose qu'un simulacre.

Tant que ce pouvoir restera en place, aucune évolution réelle vers une démocratie véritable ne sera possible. La transition politique a été un mensonge, une ruse pour maintenir les anciennes structures sous une forme modernisée. Si la république existe sur le papier, elle reste une coquille vide, sans institutions autonomes, sans voix dissidentes, sans peuple capable de faire entendre sa volonté. La purge des 50 000 en est la preuve éclatante : en Karty, le pouvoir ne se partage pas, il s'impose.

L'exil des 50 000 aurait pu marquer leur disparition de la vie politique et sociale de Karty, leur condamnation à une errance silencieuse, loin de leur patrie. Mais au lieu de s'éteindre, ils ont transformé cette expulsion en une lutte pour leur survie et, plus encore, pour la chute du régime qui les a rejetés.

Dispersés aux quatre coins du monde, ces exilés ont commencé à s'organiser, formant des communautés d'entraide, des associations, et même des embryons d'opposition politique en exil. Dans les grandes capitales étrangères, certains d'entre eux ont fondé des groupes dédiés à la documentation des crimes du régime kartien, compilant témoignages et preuves des abus perpétrés. Ces organisations clandestines diffusent des informations que le gouvernement tente d'effacer, fournissant un contre-récit au flot ininterrompu de propagande officielle.

En Loduarie, où un grand nombre d'exilés ont été envoyés de force, un "Conseil des Exilés de Karty" s'est constitué, unissant intellectuels, journalistes, anciens fonctionnaires et activistes. Loin d'être une simple structure humanitaire, ce conseil a pour objectif de structurer une opposition politique à distance, cherchant à fédérer les mécontentements et à canaliser la colère en une force de contestation organisée. Ce n'est plus seulement une lutte pour la survie des exilés, mais pour la reconquête d'un pays volé par une autocratie.

Les témoignages de ceux qui ont fui traduisent autant le désespoir que la détermination. Dimitri Olekhnov, ancien professeur d'université à Volkingrad, est l'une des voix les plus écoutées de la dissidence en exil. "Nous n'avons pas été chassés pour disparaître," affirme-t-il. "Nous avons été chassés parce que nous incarnions un danger pour un régime qui ne tolère aucune pensée libre. Mais nous reviendrons." De son côté, Irina Polchev, journaliste et figure médiatique de la résistance, multiplie les prises de parole dans les forums internationaux pour alerter sur la répression à l'œuvre en Karty. "Ce que fait le gouvernement kartien n'est pas un acte de souveraineté, c'est un crime contre son propre peuple. Et ce crime ne sera pas oublié."

L'idée d'un retour reste, pour beaucoup, un objectif lointain mais bien réel. Certains imaginent une chute brutale du régime, renversé par la crise qu'il a lui-même provoquée. L'économie s'effondre, la société est fragilisée, et de nombreux observateurs estiment que le pouvoir ne pourra pas contenir indéfiniment le mécontentement. L'histoire a prouvé que de telles purges finissent souvent par se retourner contre ceux qui les ont initiées. Mais l'exil a aussi son prix. Si les exilés s'organisent et tentent de se reconstruire, le temps joue en faveur du régime en place. Plus les années passent, plus le souvenir de ces 50 000 s'efface dans la conscience collective de ceux qui sont restés. Le gouvernement mise sur l'oubli, sur la lassitude du reste du monde, sur l'inertie d'un peuple privé d'opposition et de repères démocratiques. Si la résistance ne parvient pas à maintenir une pression constante, si elle ne trouve pas de relais à l'intérieur du pays, elle risque de s'éteindre peu à peu, comme tant d'autres mouvements avant elle.

La question n'est donc pas seulement de savoir si les exilés reviendront, mais s'ils auront un jour un pays où revenir. La survie de leur cause dépendra de leur capacité à s'unir, à fédérer le mécontentement, à faire entendre leur voix malgré les barrières dressées par le régime. S'ils échouent, ils resteront condamnés à l'errance, simples fantômes d'une Karty qui aura choisi l'amnésie. Mais s'ils réussissent, alors cette purge, censée consolider le pouvoir en place, pourrait bien être l'étincelle qui allumera l'incendie de sa chute.

L'exil forcé des 50 000 a laissé une cicatrice profonde sur Karty, une plaie béante que ni le temps ni la propagande d'État ne pourront effacer. Ce n'est pas seulement une catastrophe humaine, mais une faillite politique, économique et sociale d'une ampleur inédite. Ce que le gouvernement a présenté comme une mesure de "stabilisation" s'est révélé être une saignée irréparable, vidant le pays de certaines de ses forces vives et fragilisant les fondations mêmes de la société kartien. Les conséquences sont visibles à tous les niveaux. L'économie, déjà vacillante, s'enfonce dans le marasme avec la perte de milliers de travailleurs qualifiés. Les services publics sont en crise, les pénuries s'aggravent, et le marché noir prospère sur les ruines d'un État en perte de contrôle. L'administration, privée d'une partie de ses fonctionnaires expérimentés, est incapable de répondre aux besoins élémentaires de la population. Le silence officiel masque mal la dégradation rapide des conditions de vie, et même parmi ceux qui soutenaient autrefois le régime, la colère commence à gronder.

Le pouvoir en place, lui, ne montre aucun signe de remise en question. Bien au contraire, il s'enferme dans une spirale répressive, redoublant de censure et de surveillance pour étouffer toute contestation. Mais l'histoire a montré que les régimes qui misent sur la peur finissent par se heurter à leurs propres contradictions. Peut-on gouverner indéfiniment un pays en réduisant au silence une partie de sa population et en terrorisant le reste ? Peut-on espérer maintenir un semblant de stabilité quand les fondations sur lesquelles repose le pouvoir s'effritent un peu plus chaque jour ?
Les exilés, eux, n'oublieront pas. Loin d'être effacés, ils sont devenus les témoins gênants d'un régime qui prétend encore incarner la volonté populaire. Leur existence même est une menace pour le gouvernement kartien, car ils rappellent ce que celui-ci tente désespérément de faire disparaître : l'injustice, la brutalité, le mensonge d'une démocratie de façade. Tant que ces 50 000 continueront à raconter leur histoire, tant qu'ils exigeront justice, ils resteront une ombre planant sur l'avenir de Karty.

Mais au-delà de leur propre sort, c'est toute la mémoire collective du pays qui est en jeu. Comment l'Histoire jugera-t-elle cet événement ? Le régime tentera d'en effacer la trace, de le réduire à une note de bas de page dans les manuels officiels, ou pire, d'en faire un récit glorifié, un sacrifice nécessaire au nom de la nation. Mais la vérité a une résilience que la propagande ne pourra jamais totalement détruire. Un jour viendra où Karty devra affronter ce passé. Quand le régime tombera, quand les documents secrets seront exhumés, quand les archives seront ouvertes, alors la véritable ampleur du crime éclatera au grand jour. L'exil des 50 000 ne sera pas seulement une faute politique, mais un point de rupture, un rappel que les régimes autoritaires ne sont jamais invincibles et que l'histoire finit toujours par rattraper ceux qui la tordent à leur avantage.

Reste à savoir si ce jour viendra de l'intérieur, par la prise de conscience d'un peuple trop longtemps maintenu dans l'ombre, ou si l'étincelle viendra de ceux qui ont été chassés, mais qui, depuis l'exil, n'ont jamais cessé de croire qu'un retour était possible.
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Opération "Froide Moisson" – Rapport d’Évaluation (Phase I)

Auteur : Référendaire Karl von Helgström
Destinataire : Conseil Restreint de Godeliève Thiers, Capitaine-Inquisitrice de l’Égide Mährenienne
Date : ██/██/2015
Objet : Déstabilisation interne du Saint-Empire de Karty par corruption stratégique


Préambule et justification stratégique

Le Saint-Empire de Karty, en sa structure et ses fondations, se trouve engagé dans une phase de dissolution organique avancée. Loin d’une évolution maîtrisée, le passage forcé d’un absolutisme militaro-bureaucratique vers une ouverture politique chaotique fragilise l’ordre en place sans pour autant accoucher d’un équilibre viable. Ainsi, nous avons identifié que l’appareil d’État kartien n’est plus une citadelle imprenable, mais une construction fissurée, vulnérable aux assauts d’une corruption ciblée et méthodique. Il ne s’agit pas de l’ouvrir par brèche violente, mais de laisser la putréfaction s’accomplir d’elle-même en stimulant la gangrène là où elle prendra le plus efficacement.

Objectif : Engendrer une désagrégation progressive des structures de commandement kartiennes, non par confrontation directe, mais par l’érosion interne des leviers d’autorité, la montée de la méfiance entre factions, et la perte de discipline institutionnelle.


Identifications des cibles vulnérables

L’administration kartienne s’apparente à une structure d’apparat monarchique camouflée sous un vernis bureaucratique. Son autorité repose sur un triptyque de pouvoir où la loyauté est contrainte, non acquise. Cela constitue un terrain propice à l’implantation de facteurs corrupteurs.

Bureaucrates intermédiaires
Rôle : Gèrent les flux d’ordres, l’exécution des décisions et la coordination entre les services.
Failles : Ils sont essentiels mais méprisés, recevant peu de reconnaissance et subissant les aléas des purges et des luttes de pouvoir.
Approche recommandée : Monnayer leur influence, leur accorder une protection discrète, leur fournir un exutoire financier par des détournements subtils.

Agents de la Sûreté d’État
Rôle : Surveillance, répression, exécution des basses œuvres du régime.
Failles : La Sûreté d’État est divisée en cliques rivales et hantée par la peur des trahisons internes.
Approche recommandée : Suggérer des compromissions avantageuses, exacerber la paranoïa interne en encourageant les dénonciations croisées, offrir une issue de secours en cas de disgrâce.

Officiers militaires frustrés
Rôle : Commandement opérationnel, maintien de l’ordre militaire et territorial.
Failles : Peuvent se sentir trahis par la libéralisation rampante qui dévitalise leur caste et réduit leur influence.
Approche recommandée : Exploiter leur ressentiment, présenter la Mährenie comme un contre-modèle cohérent, proposer des avantages matériels discrets en échange de micro-sabotages.

Médias et figures culturelles
Rôle : Propagandistes, éditeurs, artistes sous censure.
Failles : Fatigués d’être des relais de propagande, certains cherchent des voies détournées d’expression.
Approche recommandée : Financement indirect de productions artistiques à double sens, infiltration de critiques politiques sous couvert de satires anodines.


Méthodes de corruption et d’infiltration

L’Égide Mährenienne ne s’abaisse pas à de viles techniques de banditisme. Nos méthodes s’inscrivent dans l’ordre des dynamiques historiques et respectent une approche graduelle et structurelle.

Phase I : Implantation du doute et de l’appât

  • Création de sociétés-écrans et de fonds occultes pour rémunérer les premières fidélités.
  • Introduction de faux agents du régime pour semer des tensions internes (ex. dénonciations anonymes, fuites "accidentelles" de documents compromettants).
  • Test de loyauté par micro-compromissions : une corruption n’est pas un achat, mais une habitude à induire.

Phase II : Renforcement et généralisation

  • Mise en place de chaînes de délits mineurs pour solidifier la dépendance aux ressources mähreniennes.
  • Sabotage discret de dossiers administratifs et retards volontaires dans les décisions sensibles.
  • Amplification des tensions entre factions par le biais de rumeurs et de manipulations.

Phase III : Mise en évidence des alternatives

  • Introduction subtile d’un discours de révolte larvée, suggérant la Mährenie comme modèle pour une Karty en crise.
  • Construction d’un réseau de contacts fiables prêt à alimenter la transition future.
  • Accentuation de la méfiance générale envers la capacité du régime à gouverner efficacement.


Risques et contre-mesures

Une entreprise d’érosion ne se fait pas sans heurts. L’Empire kartien, malgré sa dégénérescence avancée, reste un animal blessé capable de morsures réflexes.

Contre-mesures identifiées :

  • Purge anticipée : La paranoïa du régime peut déclencher une vague d’arrestations internes si les signes d’infiltration sont trop évidents.
  • Identification de nos agents : La Sûreté d’État karte peut détecter l’ingérence étrangère et chercher à démanteler nos réseaux.
  • Contre-propagande : Volkingrad pourrait exploiter notre action pour ressouder ses factions en désignant un "ennemi extérieur commun".

Réactions adaptées

  • Maintenir un taux d’opacité optimal pour ne pas apparaître comme une force étrangère hostile, mais comme une conséquence naturelle de la désintégration du régime.
  • Multiplication des intermédiaires pour rendre difficile l’identification des sources réelles de corruption.
  • Diversification des canaux d’influence afin d’éviter qu’un unique réseau détecté n’entraîne l’échec de l’opération.


Conclusion et recommandations

Le Saint-Empire de Karty, en tentant de muter sans fondations solides, s’offre à nous comme une proie déjà affaiblie. L’action de l’Égide doit être progressive, invisible et inévitable, de sorte qu’aucune riposte coordonnée ne puisse enrayer la machine que nous mettons en place.

Le triptyque de désagrégation (corruption, méfiance, fragmentation) doit être notre fil directeur, et l’objectif ultime demeure : transformer l’administration kartienne en un maillage de factions antagonistes, incapables de gouverner efficacement, jusqu’à ce que la structure s’effondre d’elle-même.

Référendaire Karl von Helgström
Égide Mährenienne – Section Subversion Extérieure
Classifié : Usage restreint – Niveau IV



Opération "Graine Rouge" – Rapport d’Orientation Stratégique (Phase I)

Auteur : Référendaire Lorenz Stahl
Destinataire : Conseil Restreint de Godeliève Thiers, Capitaine-Inquisitrice de l’Égide Mährenienne
Date : ██/██/2015
Objet : Déploiement d’une propagande socialiste ciblée en territoire kartien

Préambule et enjeux

Le Saint-Empire de Karty s’ouvre lentement au libéralisme politique sans en comprendre ni les fondements, ni les implications systémiques. Cette ouverture précipitée fragilise son ossature institutionnelle et crée un vide idéologique que nous devons exploiter. Toutefois, une offensive idéologique frontale est impossible. Karty porte dans son ADN un antagonisme viscéral envers le communisme, résultat de décennies de propagande anti-socialiste et de récits nationalistes exaltant la "grandeur de l’État fort". Toute approche qui se revendique directement d’un socialisme explicite sera immédiatement rejetée et assimilée aux vieux épouvantails bolcheviques.

Notre stratégie ne doit pas convertir, mais déstabiliser. L’objectif est de saper la confiance de la population en son propre régime en mettant en lumière ses contradictions, son incompétence et son incapacité à offrir un avenir stable. La question n’est pas de convaincre immédiatement les Kartiens de l’alternative socialiste, mais de démolir leur certitude que leur système actuel est le seul viable.

Le socialisme ne doit pas être nommé. Il doit infuser.


Cibles prioritaires

Karty est un pays fracturé dont les souffrances ne sont pas idéologiques mais matérielles. Nous devons capitaliser sur ces frustrations concrètes pour ouvrir une brèche dans la confiance populaire envers le régime.

Classes populaires urbaines et rurales

Souffrance exploitable : Conditions de vie désastreuses, salaires insuffisants, insécurité alimentaire, logement vétuste.
Cible d’État : Volkingrad prétend que la modernisation économique profitera à tous. Or, cette population voit son niveau de vie se détériorer.
Narratif infiltré : "Où va l’argent ? Qui profite réellement des réformes ?"
Moyens d’action : Distribution anonyme de tracts exposant les écarts de richesse, infiltration de témoignages sur les conditions de vie dans des journaux "neutres".

Travailleurs du secteur public

Souffrance exploitable : Réformes libérales menant à une réduction des budgets, surcharge de travail, perte de statut social.
Cible d’État : Le gouvernement karte les utilise comme vitrine de son autorité mais ne leur donne plus les moyens de fonctionner.
Narratif infiltré : "L’État vous abandonne. Pourquoi sacrifier votre vie pour un système qui ne vous respecte pas ?"
Moyens d’action : Rumeurs sur la privatisation rampante, diffusion d’articles "critiques" sur les hôpitaux et l’éducation.

Jeunes générations et étudiants

Souffrance exploitable : Avenir bouché, absence de perspectives, éducation au rabais.
Cible d’État : Le régime prétend moderniser la nation, mais les jeunes n’ont aucun débouché.
Narratif infiltré : "La génération précédente a eu une place. Vous, vous n’aurez que des miettes."
Moyens d’action : Création de cercles de discussions, infiltration des universités via des conférences "académiques" non idéologiques, production de contenus culturels dénonçant le déclassement des jeunes.

Élites désabusées

Souffrance exploitable : Corruption massive, perte de contrôle sur l’État, frustration devant la gestion chaotique du pays.
Cible d’État : Le gouvernement prétend défendre l’ordre, mais son incompétence mine sa propre stabilité.
Narratif infiltré : "Le pays n’est plus gouverné. Il est pillé."
Moyens d’action : Fuites organisées sur des scandales financiers, infiltration des cercles diplomatiques en propageant des doutes sur la viabilité du régime.


Méthodes et Narratif Infiltré

Notre propagande ne doit jamais se revendiquer socialiste, mais se fonder sur les contradictions internes du régime. Nous devons installer le doute, sans donner immédiatement de réponse.

Thèmes principaux : "La révolte de la raison"

  • "Le régime est inefficace" La corruption et la bureaucratie paralysent l’État.
  • "Le libéralisme est un leurre" Seuls quelques oligarques profitent des réformes.
  • "L’avenir est volé" Les jeunes n’ont plus de perspectives.
  • "Tout s’effondre" L’insécurité, la misère et le chaos progressent.

Supports de diffusion et moyens de propagation

  • Médias contrôlés indirectement. Journalistes "neutres" poussés à écrire sur la crise sociale.
  • Production culturelle alternative. Poésie, théâtre, romans dénonçant les contradictions de l’époque.
  • Diffusion de rumeurs. Via les cercles bureaucratiques et étudiants, insistant sur la fragilité du régime.
  • Micro-manifestations spontanées. Encourager des formes de contestation non encadrées, pour ne pas être identifiées comme issues d’un mouvement organisé.


Obstacles et Adaptabilité

Nous avons conscience que la propagande directe socialiste ne passera pas. Mais la population n’a pas besoin d’entendre ce qu’elle rejette instinctivement. Elle doit d’abord comprendre que son régime la trahit.

Obstacles identifiés

  • Hostilité viscérale envers le socialisme. Solution : ne jamais employer le lexique révolutionnaire.
  • Contrôle strict des médias. Solution : infiltrer les discours officiels en encourageant la critique interne.
  • Surveillance de la Sûreté d’État. Solution : utiliser des canaux informels et non traçables.


Conclusion et Recommandations

Karty n’est pas prête pour une révolution socialiste immédiate, mais Karty est prête pour un effondrement idéologique.

Nous devons faire du libéralisme kartien un échec, non en l’attaquant de front, mais en révélant qu’il n’a jamais eu d’avenir. Une fois le peuple convaincu que son régime ne fonctionne pas, alors, et alors seulement, pourra-t-on introduire subtilement l’idée qu’un autre modèle est possible.

Notre victoire ne viendra pas d’un combat ouvert, mais du poids accumulé des doutes et du ressentiment.

Référendaire Lorenz Stahl
Égide Mährenienne – Section Propagande Extérieure
Classifié : Usage restreint – Niveau IV

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 banderole


UN TRACT ÉTRANGE
Ó DROCHD IDROIGUN.

ambassade
L'Ambassadeur saint-marquois, Monsieur Gregory Vilmoon.

LE 06 DÉCEMBRE 2015
AMBASSADE SAINT-MARQUOISE,
VOLKINGRAD,
SAINT EMPIRE DE KARTY.

Gregory Vilmoon était étonné de lire un tel tract qu'il avait ramassé devant la porte de son bureau.
En le lisant, il était dans un esprit de rage mais il ne voulait pas le montrer, il n'en croyait pas ses yeux car tout ce qui était écrit, étaient, selon lui, des bêtises pour déstabiliser la relation saint-marco-kartienne qui avait durement établie.

D'un pas décidé, il se dirigea vers le téléphone de son bureau pour appeler le Premier Conseiller de la République Stéphanie Tradewell pour savoir de quoi il en retournait.

Après plusieurs heures en discussion avec Mont-Law, le Premier Conseiller lui affirma que le gouvernement saint-marquois n'y croyait pas aux accusations faites par ce tract et que sa mission était toujours de mise.
Le Premier Conseiller lui avait affirmé que la relation entre le Saint Empire de Karty et la République de Saint-Marquise ne serait bafouée par une telle opération de déstabilisation.


sceau nationale
LA RÉPUBLIQUE
DE SAINT-MARQUISE
---
THE REPUBLIC
OF SAINT-MARQUISE
---
A RIPÓBLECH
TU MORCHESSÁN

4472
10 décembre 2015 - Autour d'un accord stratégique avec le Saint Empire de Karty, l'opportunité alguarena en Leucytalée.

Bastion d'Histoire et de traditions, niché sur la façade sud d'Eurysie, le Saint Empire de Karty est un espace cartographique en demi-teinte, qui peine encore à marquer sa véritable couleur. De son côté, l'Alguarena, ne manque pas de garanties quant à la stabilité de son territoire, le rayonnement commercial de sa région et l'assise militaire ainsi que politique qu'elle est en mesure d'exercer sur des territoires apparaissant d'intérêt. Le Saint Empire de Karty, sur le plan sécuritaire, faisait office de chapelle au milieu d'une scierie, tant le caractère inconstant voire révolutionnaire des gouvernements eurysiens avoisinants, dénotait avec l'ordre établi sur place.

En dépit d'un qualificatif que beaucoup évoquerait comme autoritaire, le Saint Empire de Karty nourrissait malgré tout quelques qualités, dans un océan d'incertitudes et de chienlits étalé d'Ouest en Est de l'Eurysie. Une stabilité relative que la Fédération d'Alguarena pouvait avoir intérêt à conforter, dans un continent eurysien où le chaos semblait frapper périodiquement, comme le ferait l'inarrêtable cycle des saisons. La Kresetchnie, le Prodnov, autant de contre-exemples pour les projets alguarenos ambitionnés en Eurysie et face auxquels le Saint Empire de Karty ne tardait plus à se voir qualifier de "rigide sérénité kartienne" par Mazeri Abrogara elle-même. "Les frontières kartiennes profitent d'une armée disciplinée, inscrite dans la tradition martiale et les honneurs d'un héritage impérial. En bien des circonstances, j'aurais conspué l'idée mais il convient de reconnaitre à ce territoire, des leviers solidement ancrés dans l'Histoire nationale, qui le préserve assez naturellement des aspirations subites et brutales pour la désinstitutionnalisation des territoires et la réécriture sur page blanche.

Mais la page blanche, si elle devait présentement rester blanche, avait pour principal et plus évident atout la possibilité d'instaurer une forme de politiques synergiques entre gouvernements kartien et alguareno, qui font chacun grand cas de leur accès privilégié à la mer. Identifier un partenaire fiable sur le pourtour leucytaléen, relancer le commerce régional par l'identification de hub commerciaux sécurisés et pérennes, voilà les ambitions toutes trouvées de la présidence fédérale d'Alguarena. Du côté kartien, multiplier les fournisseurs à l'international, était le meilleur moyen de s'offrir les reins solides, pour compter dans un paysage hostile à l'international, où la menace d'embargo économiques ou de guerres commerciales était bien réel, considérant les conflits chauds et armés, déjà débuté autour de la Karty, les forces armées loduariennes y comptant déjà pour grande chose...

Sur le plan intérieur et national, le Saint Empire de Karty avait aussi à considérer la nécessité de multiplier les fournisseurs, pour garantir des approvisionnements sereins et abondants, contrôler ou presque l'évolution des cours, satisfaire une opposition populaire rêvée comme étant aux abois pour des franges et autres réseaux révolutionnaires mondiaux.

L'Empire de Karty, avec ses ressources et sa position géopolitique intéressante, peut apporter un soutien substantiel à la Fédération d'Alguarena, dont l'économie a récemment montré des signes de fragilité, de stagnation & faible croissance, pendant la crise inflationniste qui a sévit depuis 2013 et dont les effets continuent encore d'être ressentis, de façon nettement réduite cependant. Engagée sur sa fin de second mandat, la présidente fédérale Mazeri Abrogara tente pour la postérité de redonner les lettres de noblesse, d'une nation qu'elle a hissé sur le toit du monde, il y a maintenant quinze ans déjà... La présiente Mazeri Abrogara savait que son héritage serait scruté à la loupe par la presse, l’opposition et plus dommageable encore l’opinion publique dans les mois à venir considérant l'élection fédérale imminente pour le premier trimestre 2016.

Tisser des liens politiques et économiques avec le Saint Empire de Karty, finirait de marquer l'ancrage du commerce alguareno dans l'un des principaux flux marchands de l'ère moderne, façonné autour du berceau historique leucytaléen. "Le Saint Empire de Karty est rien et tout à la fois" commentait Felicity Edminston, politologue felicizienne. "Sur le papier, c'est une des nombreuses nations développées, voire dirons-nous, riches... qui bordent le pourtour leucytaléen. Elle ou une autre, cheval blanc, blanc cheval. Mais quand vous regardez la croissance kartienne, supérieure à celle alguarena, son accès privilégié aux flux terrestres qui permettent de servir l'Eurysie en ses quatre points cardinaux, ses ressources naturelles, vous comprenez qu'elle pourrait très vite devenir une pierre angulaire, un phare dans la nuit eurysienne, épaissie à chaque fois d'un gouvernement régional se voit renversé ou effacé sous le fracas d'une intervention militaire punitive, comme il en a été question en Mahrénie, en Kaulthie, voisins de palier du Saint Empire de Karty si je puis dire..."
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Commissariat aux Affaires Extérieures,
8 bis, Eindchemmarcket,
Oerheidsdistrikt,
Blankenvoorde.


Objet : Accusation de réception.


À l'attention de Son Excellence Léolio di Primavera, Député du Front Populaire Kartien.

Liberté et Solidarité,
Salutation à vous Camarade! C'est toujours un plaisir que de prendre la plume à dessein de saluer les camarades du Monde. Excusez-moi d'avance si cette réponse se fait sous un sceau officiel, mais étant tenue à un mandat impératif, je ne peux sortir de mes prérogatives et toutes demandes officielles, comme la vôtre, se doit d'être présentée à la Convention Générale pour examen afin que cette dernière puisse donner une réponse.

Quoi qu'il en soit, en plus de vous remercier pour vos propos élogieux envers les Syndicats que, je l'espère, nous pourrons bientôt retourner envers votre pays en cas de victoire de votre parti; la Convention Générale a accepté votre demande d'entrevue. Ainsi, cette dernière m'ayant laissé carte blanche, je peux vous proposer, à vous et aux Camarades qui vous accompagneront, une conférence sur les stratégies d'implantation du Socialisme et quelle•s doctrine•s est la plus adaptée•s à un territoire et ses peuples en fonction des conditions matérielles de leur Histoire.

Si cela vous convient, la conférence aura lieu à l’Université des Sciences Sociales de Blankenvoorde. Y sera aussi présent des Camarades Kah-Tanais, plus en mesure d'expliquer le Communalisme que nous autres Syndicalistes.


En attendant que cette missive vous parvienne, veuillez agréer, Excellence, de mes plus sincères et plus distinguées salutations.
𝒦𝒶𝓇𝓁𝒾𝑒𝑒𝓃 𝒮𝒸𝒽𝑒𝑒𝓇
Amita Suman

Post scriptumSi tu es d'accord pour cette conférence, j'ouvrirai un topic RP dans ma section. Quant à l'aide Zélandienne au FPK, je la rédigerai plus tard.
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Solidarités locales et réseautage: la société a horreur du vide

La pieuvre velsnienne déploie ses tentacules



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Nous haïssons le crime, nous haïssons ceux qui en profitent, ceux qui génèrent de l'argent sur le dos du malheur. C'est un réflexe chez beaucoup, quasiment: la violence, qu'importe son degré de tolérance dans les différentes sociétés, à tendance à être évitée au possible. Ou du moins, la violence est vue comme le monopole de ceux qui s'arrogent le gouvernement. Nous considérons au XXIème siècle, qu'il est normal que la police serve un État dont les représentants ont été élus par les urnes, du moins, cela se vérifie dans les démocraties libérales. Le monopole de la violence concentrée entre les mains de ces représentants, c'est là l’acabit d'un État capitaliste fonctionnel. Mais qu'en est-il de Karty, où la frontière entre violence légitime et illégitime peut-être considérée plus floue qu'ailleurs ? Qu'en est-il de la violence légitime lorsque celle-ci a été employée afin de se débarrasser de 50 000 personnes de l'espace public. Peut-on penser que les problèmes d'un pays seront réglés par une méthode qui consiste à évacuer les mécontentements par la déportation, alors même que ceux-ci ont émergé par des motifs qui eux, sont toujours profondément inscrits dans le système kartien ? Les velsniens ont l'habitude de dire que la politique et la société se comportent comme un écosystème, où des "niches" sont occupées par différents groupes d'intérêts, lesquels n'apparaissent pas seulement par leur seule volonté d'exister, mais parce qu'ils remplissent une forme de demande sociale. Lorsqu'on réunit un groupe d'individus au même endroit, et que ceux ci se reconnaissent mutuellement dans les mêmes valeurs, ou que leur condition matérielle est similaire, ceux ci tendent inexorablement à créer des liens sociaux: l'amitié collective devient le groupe, et le groupe devient un outil politique qui se matérialise en syndicat, en association, et ces groupes deviennent une constellation de contre-pouvoirs plus ou moins puissants selon le nombre individus affectés par leurs actions.

Velsna partage en beaucoup de points des similitudes avec Karty, malgré des situations politiques différentes sur bien des points. Pendant très longtemps les habitants de la cité velsnienne ont été démunis face au gouvernement, sans contrepouvoir réel. Les syndicats sont des créations récentes, et le système censitaire, qui il est vrai est en train de mourir doucement, marque encore la stratification sociale de ses citoyens. Mais paradoxalement, l’État velsnien a longtemps été marqué par une défaillance chronique, une situation parfois même voulue par les élites politiques en place qui croyaient dur comme fer aux vertus d'un minarchisme présent jusque dans les textes de loi de la Grande République. Ils croyaient en l'autonomie absolue des cités, avaient la certitude que ce n'était en rien le rôle de l’État de remplir les écoles et les hôpitaux. Les idéaux d'autonomie de l'individu sont beaux, certes, mais la réalité matérielle obéit à d'autres lois...et lorsque l’État défaille et s'efface, apparaissent des solidarités locales fortes, conservatrices ou progressistes...bonnes ou mauvaises, légales ou illégales. C'est ainsi que le crime organisé velsnien a partiellement rempli pendant des décennies le rôle traditionnellement dévolu à des corps intermédiaires. La pieuvre velsnienne, la société des Coraggiosi. La mafia velsnienne, crée des syndicats et des soupes populaires, et s'enrichit grâce aux racket, aux enlèvements, au blanchiment et aux trafics de l'autre. Loin de la combattre, le pouvoir des cités velsniennes a depuis longtemps accepté de composer avec, de par la nature du rôle social que cette "société" s'est donnée, et que l’État de droit n'a aucune volonté de remplir.

Or, que vient faire Karty dans cette histoire ? Après tout, les liens entre les deux sujets peuvent sembler particulièrement flous au prmeier abord, voire incongru. Mais comme nous l'avons précisé, la pieuvre des coraggiosi déploie ses tentacules partout où la politique laisse du vide. La moindre brèche, la moindre ouverture, la moindre défaillance de l’État, le moindre vide dans le corps social...et c'est là que frappe la "société des hommes d'honneurs". Le gouvernement kartien pensait-il que la déportation de plusieurs dizaines de milliers d'opposants politiques allait régler les grandes problématiques auquel le pays faisant face. Une arrestation de masse avait-elle le pouvoir de faire disparaître les mécontentements, véritables catalyseurs d'une gronde sociale qui était la raison première de l'existence de communistes à Karty. Sur le court-terme, peut-être, oui. Mais sur le long terme, cette manœuvre peut se muer en erreur monumentale de conséquences. Le gouvernement kartien n'avait pas seulement réduit drastiquement les effectifs des rangs communistes dans son opposition, il avait crée un appel d'air, il a vidé la niche que ces communalistes, ces loduaristes ou ces anarchistes remplissaient autrefois. Chaque soupe populaire qui nécessitait les communistes pour leur bon fonctionnement, chaque syndicat qui canalisait les colères sociales qui avait bu ses effectifs chuter, chaque association qui avait cessé de remplir leurs fonctions précises. Un vide, un vide incommensurable d'où surgissaient bien souvent des oppositions bien plus franches, bien plus illégales et bien plus violentes, par bien des manières.


Karty...qui n'était pour les velsniens que l'évocation de quelques faits divers, s'est soudain mise à intéresser ces mafieux. Pour cause, ils avaient l'opportunité économique de le faire, et la condition matérielle nécessaire au déploiement de leur influence. L'accord commercial, qui du reste, était tout à fait légal entre le gouvernement velsnien et kartien, fut la porte d'entrée, la clé du royaume de la richesse. Du lithium, du lithium à ne plus savoir qu'en faire. Les sociétés de transport naval velsniennes, et les compagnies minières étaient avides de ce nouveau marché. Et comme partout à Velsna, là où du capital est généré, les coraggiosi ne sont guère loin. Ils viennent se greffer comme des tiques à des entreprises légales, les parasitent de l'intérieur, y favorisent l'ascension de contacts qui leur doivent ensuite des services en nature. Cette présence, qui au début ne se manifestait qu'au travers des profits générés par l'exportation de lithium, affecta rapidement les ouvriers des docks, qui furent bien vite corrompus par du cash frais pour y laisser passer des stocks plus importants que prévu afin d’inonder les marchés, et augmenter les revenus. Chaque ouvrier, chaque cadre ou employé qui acceptait un pot de vin, celui-là était considéré comme un membre de plus, un maillon supplémentaire dans un réseau qui s'agrandit au fil des jours. Ceux qui résistaient quant à eux, ceux qui demeuraient incorruptibles...eh bien disons qu'il ne vaut mieux pas en parler. Il ne fallu guère longtemps que dans les docks du pays, on y trouve des capo velsniens de la famille Genovese, eux mêmes à la tête de réseaux locaux d'associés kartiens. Ceux qui autrefois étaient syndiqués, ceux qui faisaient partie de réseaux communistes illégaux, se mélangeaient à ceux qui voulaient gagner leur croûte, aux petits criminels et aux ambitieux. Des soupes populaires ouvraient leurs portes, dirigées par ces hommes, la plupart du temps kartiens, qui géraient des caisses de cotisation ouvrières, dont une parti était reversée aux capo en échange d'une protection.

Bien entendu, gérer la soupe des ouvriers, créer des lucratifs réseaux de clientèle et prendre le contrôle des compagnies velsniennes exportatrices de lithium n'étaient pas les seules activités de ces nouveaux arrivants. C'était la la façade la plus policée et la plus honnête, car qui dit réseau illégal dit également opportunités plus nombreuses dans une économie illicite. Très rapidement, ce n'était donc pas seulement le lithium qui entra à Karty, mais également toutes sortes de produits disons...des produits que l'on associerait davantage à une mafia. Les activités légales camouflent toujours une arrière boutique peu reluisante? En cause, la très récente alliance entre les coraggiosi velsniens et les très lucratifs réseaux de production de cocaïne en Caraibena étaient là intégrés dans un réseau de distribution dont les mafieux velsniens avaient prit le contrôle. Karty était désormais l'une des destinations de prédilection de cette poudre blanche. Une manière pour les velsniens se s'enrichir...mais aussi étrange que cela paraisse, ce n'était pas leur but, et il fallait le remarquer: cette implantation extrêmement rapide et impromptue paraissait toujours étrange. Il y avait évidemment d'autres motivations que de l'argent que les mafiosi pouvaient générer ailleurs...

Au cœur de cette manœuvre agressive, Don Pietro Genovese, coraggiosi à la tête de l'une de ses familles les plus puissantes du crime organisé velsnien, battait du tambour, raclait le moindre de ses fonds pour se lancer dans cette "conquête de l'ouest" moderne. Mais pourquoi diable un obscur mafieux qui a déjà tout ce qu'il veut avoir au pays s'intéresserait soudainement à cette contrée leucytalienne ? Là était une bonne question à laquelle peu avaient la réponse. Aussi étrange que cela puisse paraître pour des étrangers, Genovese, qui dans n'importe quel autre pays serait considéré avec hostilité par l'Etat de droit, n'était là que l'Homme qui remplissait le vide avec l’assentiment tacite de ce dernier. Genovese était "un homme d'honneur", considéré comme tel par de nombreux politiciens velsniens. Et il se pourrait bien que ses investissements dans le Groupe de transport naval Laurenti Alfonso ait été fortement facilité par ceux là même qui prétendent le combattre. Seulement, cela, peu pouvaient le deviner et le savoir, même parmi les associés et affranchis de l'organisation. La propension presque naturelle de Don Genovese a recruté d'anciens sympathisants communistes et socialistes sur les docks, orphelins de leurs organisations respectives, est également des plus troublantes. Mais peut-être n'était-ce là qu'un hasard fortuit...

Il faut toujours regarder l'arrière boutique...et celle des coraggiosi cachait un contrat extrêmement juteux avec des contacts kah tanais. Ce réseau en construction mis à disposition de ces derniers, était en osmose parfaite avec leurs objectifs. Les clauses étaient simples: une entente mutuelle dans l'entretien de ce dernier assuré par les velsniens, en échange de quoi les coraggiosi touchaient argent sonnant et trébuchant, et une certaine liberté accordée aux affranchis de pouvoir se livrer à leurs activités de blanchiment et de commerce illicite. Une relation de travail saine, au service, à la fois du commerce des mafieux, et des idéaux des kah tanais, dont il est vrai, les affranchis velsniens se contrefichaient royalement, tant que l'argent coulait à flot.
8872
Appel téléphonique entre deux diplomates

Le contenu ci-dessous est confidentiel


INTERLOCUTEURS

Piotr Vassia : Ministre des Relations Internationales

Itami Uzkaï : Grand Ambassadeur du secteur Nazuméen

Grand Ambassadeur du secteur Nazuméen, Itami Uzkaï


CONVERSATION

Piotr Vassia : Allô ? Oui, Monsieur le Grand Ambassadeur Itami Uzkaï ? C'est Piotr Vassia, votre homologue Poëtoscovien ! Auriez-vous quelques minutes à m'accorder ?
Grand Ambassadeur Itami Uzkaï: Bien que je vous reçois du Jashuria, je suis parfaitement disponible Excellence.
Piotr Vassia : Au Jashuria ? Mais quel magnifique pays ! La visite se déroule-t-elle bien ? Vos hôtes sont-ils agréables ? Vous n'ignorez sans doute pas la rivalité nazumie... Mais le Jashuria est une Nation que nous estimons énormément, et dont la culture comme la politique inspirent bien d'autres peuples. Ce rayonnement sur le Nazum... Il faut bien des leaders en tout, n'est-ce pas ? Certains continents ont trouvé les leurs, et lorsque l'on essaie tant bien que mal de s'en dégager, nous voilà marginalisés, comme écarté de mille processus. Oh je le comprends ! La Poëtoscovie est... hum... clivante par bien des aspects, et je m'emploie activement à faire de notre diplomatie quelque chose de bien meilleur. Toutefois l'image est faite, et quoique qu'elle ne soit à bien des égards caricaturale, la Poëtoscovie se doit de composer avec. Bien sûr, les erreurs d'États étrangers, comme au Sommet de Rusalka où l'on nous avait - sans doute par inattention et non délibérémment - oublié parmi la liste des invités ne fait qu'accroître ces visions faussées de la diplomatie que nous essayons pourtant, tant bien que mal, de faire progresser dans un chemin plus souhaitable. Enfin, j'en étais à vous demander la qualité de la réception à laquelle vous étiez il me semble...
Grand Ambassadeur Itami Uzkaï: Oh oui les jeux de la diplomatie, le Saint Empire de Karty y est plus que plongé. Il me semble que c'est la première fois que nous nous parlons, dans la suite de la réforme du Cercle des Six. Karty a plus d'une quarantaine d'ambassades à travers le monde, nous avons donc couper ce dernier en six secteurs, les continents en somme, hormis l'Eurysie qui compte Ouest et Est. Je suis donc le représentant de l'Empire au secteur Nazuméen, vous devez sûrement le savoir. C'est dans cette optique où un échange d'ambassades a été effectué entre le Jashuria et ma patrie, je viens d'arriver sur les lieux pour vous dire ! La réception est plutôt agréable oui, je dois l'admettre.
Piotr Vassia : Car je ne doute pas que nous puissions nous voir bientôt, me prendriez-vous, là-bas, une boîte de ces pâtes de fruits dont partout on fait l'éloges ? Moi-même je vous offrirai en retour un cadeau de chez nous. Ce petit jeu vous convient-il ? Oh c'est n'est pas le coeur de mon appel, bien évidemment, mais en ces heures sombres, peut-être serait-il préférable de, quelques fois, s'abandonner à la légerté diplomatique que l'on ne connait que peu de ces jours, pour un semblant de gravité et de sérieux qui rend ridicule des arts oratoires et géopolitiques si nobles...
Grand Ambassadeur Itami Uzkaï: Je vous fais la promesse de vous amener ce présent, il est en effet agréable d'outrepasser ces quelques protocoles stricts et inutiles. Vous avez de la chance de ne pas être tombé sur le Chancelier Ernaï ! Ce dernier n'est pas à la pointe de l'humour, bien qu'il soit un de nos meilleurs diplomates. Et vous ? Comment se porte la Poetoscovie ?
Piotr Vassia : La Poëtoscovie va... de manière compliquée. Oh vous savez que je suis le seul du Gouvernement à être issu du Parti Zolien, n'est-ce pas ? Le Parti Lovecraftien se comporte, partout ailleurs, comme si la dictature racite serait souhaitable. Oh bien sûr je n'ai rien contre les droites, plus ou moins modérées, et donc plus ou moins radicales, seulement les Lovecraftiens sont différents eux. Misogynes, racistes, criminels... Vous saviez que la Poëtoscovie avait attaqué le Président de la République, encore en fonction, pour crime contre l'Humanité. Le jugement est toujours en cours au Tribunal International. Normalement, en mes fonctions je n'ai pas le droit d'en parler, mais bon, ça reste de la torture ce qu'il a fait, alors je ne vois pas au nom de quoi je devrais le taire. Un puissant écrivain, visionnaire parmi les visionnaires nous disait "En des temps de tromperie généralisée, le seul fait de dire la vérité est un acte révolutionnaire" (HRP = G. Orwell). Je sais que la révolution n'est pas véritablement au goût de votre Empire, dont l'histoire est différente de celle de la Poëtoscovie, mais je ne doute pas que vous préférez faire preuve d'esprit critique plutôt que de torture, et c'est justement là ce qui vous différencie du Parti Lovecraftien. Peu à peu, toutes les libertés sont abolies, du moins hors de la Poëtoscovie Démocrate - union des provinces décidant de ne plus appliquer les lois lovecraftiennes absurdes et parmi lesquelle on retrouve même des gouverneurs lovecraftien en désaccord avec la politique menée. De vous à moi j'aimerais que davantage d'États se responsabilisent et délibèrent au TI pour faire condamner ce fou ! Le monde serait alors déjà plus sûr ! L'État qui ferait ça, pour sûr, recevrait la bénédiction de la Nation Littéraire à tout jamais, parole de Ministre des Relations Internationales ! Heureusement que le Président de la République n'est pas considéré, en Poëtoscovie, comme premier diplomate...
Grand Ambassadeur Itami Uzkaï: J'avais entendu parler de ces quelques événements fâcheux, je voulais l'entendre de vive voix. La révolution n'est pas au goût Kartien en effet, la seule guerre civile de notre histoire nous a plongés dans un chaos tel que le communisme a failli nous faire disparaitre. Cependant, un parti sexiste est une abomination. L'égalité des sexes est une valeur fondatrice de notre patrie, tout autant que notre militarisme qui nous vaut certains différents. Pour couronner le tout, le racisme est un acte peu souhaitable disons.
Piotr Vassia : Enfin bref. Je vous appelais pour connaître la politique de l'Empire concernant les conflits afaréens. Êtes-vous engagés au Gondo, d'une manière ou d'une autre ? Et sur d'autres front ? À vrai dire, la Poëtoscovie y a songé, mais disons que les désaccords entre les membres du Gouvernement immobilisent la politique interieure comme internationale, et j'ai beau essayer de faire quelque chose pour aider les populations sous les tirs, cela m'est vraiment difficile.
Grand Ambassadeur Itami Uzkaï: Le Gondo ? Ce n'est pas mon domaine d'expertise, il faudrait appeler l'ambassadrice Afaréenne voyez-vous. Je suis uniquement spécialisé dans le secteur Nazuméen, Eurysien également mais cela coule de source.
Piotr Vassia : Vous savez au moins si vous avez des troupes sur place, n'est-ce pas ? Je suppose que vous le sauriez si l'Empire de Karty interférait dans un conflit international non ?
Grand Ambassadeur Itami Uzkaï: Oui évidemment dans les grandes lignes. Le Saint Empire de Karty n'a qu'une seule présence militaire Afaréenne, en Antegrad. Nous menons une politique assez isolationiste en réalité, nous ne nous mêlons pas tellement des affaires intérieures étrangères.
Piotr Vassia : Oh mais que vous avez sans doute assez à faire chez vous. L'Antegrad avait beaucoup de soucis dernièrement, mais est sorti de nos priorités. Savez-vous où cela en est ?
Grand Ambassadeur Itami Uzkaï: Comme je l'ai dit, l'ambassadrice Afaréenne est beaucoup plus qualifiée que moi. Vous pouvez la contacter si vous le souhaitez, ce n'est pas impossible. Je peux uniquement vous dire que Karty essaie de se retirer le plus possible de ces événements, nous avions cette base en Antegrad bien avant les évènements du Gondo.
Piotr Vassia : Oui oui bien sûr... Et vos rapports avec le Nazum se déroulent-ils bien ? Je sais que c'est un continent au grandes aspirations, dont la diversité de culture est une richesse, mais... Comment vous le dire... C'est aussi le berceau d'une grande pauvreté, de modes de vie austères, et en vous rendant successivement de palace en palace vous oublierez peut-être ces aspets moins charmants tel qu'il en existe partout : en Poëtoscovie comme au Wanmiri. Que diriez-vous de passer à Hernani-centre une fois votre viste terminée ? Nous aurions alors l'occassion de discuter de tout cela en face à face !
Grand Ambassadeur Itami Uzkaï: Ma foi cela me paraît fort possible, je pourrais demander à son Excellence Irina Meldeva de se joindre à nous, puisque vous prêtez une attention particulière au Gondo.
Piotr Vassia : Oh cela serait tout à fait parfait ! Et chez vous, comment cela se passe-t-il ?
Grand Ambassadeur Itami Uzkaï: Plutôt bien dans l'ensemble, il y a cependant ces quelques événements liés aux communistes encore une fois. Il y a environ deux ans, le Parti Communiste Kartien a été rendu anticonstitutionnel par ses actes terroristes et son assassinat du Kaiser Von Blonski. 50 000 militants ont donc quitté Karty vers la Loduarie, et voilà que le Grand Kah use de sa propagande fumeuse en affirmant que nous les avons déporté en une soirée. Rendez-vous en bien compte, ils sont partis de leur gré sur trois mois.
Piotr Vassia : Tout cela est bien facheux ! Avez-vous discuté posément de cela avec le Grand Kah ? Je ne les connais que peu, mais étant leur client je sais qu'ils aiment que les choses soient faites avec un sérieux propre aux affaires graves. Aucun autre pays ne s'est joint à cette entreprise de désinformation ?
Grand Ambassadeur Itami Uzkaï: Il semblerait que la Marhénie soit de mèche, peut être un autre état mais nous n'en savons que peu. C'est le Grand Kah qui a agi de son chef, dialoguer avec eux serait peine perdue.
Piotr Vassia : Tout cela est bien facheux... Si la Poëtoscovie apprend quelque chose, croyez bien qu'elle vous en informera ! En retour, mais je vous le demande officieusement, serait-il possible de délibérer au Tribunal International ? Il en manque peu pour nous délivrer du fou qui nous dirige. Je pense que cet échange de bons procédés serait équitable, vous ne pensez pas ?
Grand Ambassadeur Itami Uzkaï: Ma foi cela sera traité lors de la rencontre mais je peux vous affirmer que nous y sommes prêts.
Piotr Vassia : Alors me voilà le plus heureux des diplomates !
Grand Ambassadeur Itami Uzkaï: Que de flatteries Excellence, auriez-vous un autre sujet à me communiquer ?
Piotr Vassia : Je dois vous avouer que c'est là tout ce-dont j'avais besoin de vous parler. Quoi qu'il en soit j'ai été ravi de pouvoir m'entretenir avec vous. Est-ce également bon pour vous ?
Grand Ambassadeur Itami Uzkaï: Je vous dis au revoir et à bientôt sieur Vassia.
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Premières usines et commerces de Novokrat construites.



Usine de Novokrat construite en Karty

Novokrat, après des mois d'attente, viens tout juste de terminer de construire les usines de l'entreprise en territoire Kartien. La production de l'entreprise à pour but de s'étendre sur d'autres pays où l'entreprise trouverait plus de main d’œuvre. En effet, la République est en pénurie générale de main d'actifs et n'est même plus capable de piocher dans les chômeurs, une tranche de population ayant atteint un nombre tellement faible qu'il n'est pas possible pour une économie de marché d'en avoir moins. Les usines dont la construction était prévue dès l'ouverture des deux économies début 2015. De nombreux domaines ont été ciblés, créant prêt de 10000 emplois. Novokrat espère avec ces entreprises desservir plus facilement la région en produits de la firme. Cette même firme qui risque de plus en plus d'être remise en question sur sa légitimité à Novyavik et qui doit d'autant plus s'en échapper. Yuri Lavrov le sait, son procès risque de tourner mal, c'est pourquoi il prévoit une grande campagne d'investissement étranger.

En réalité, la République ne s'entend plus à merveille avec Karty depuis le retirement de la base, malgré une légère réconciliation, le soutien kartien à l'Action Impériale creuse encore plus les différents des deux gouvernements. Malgré tout, cela n'empêche pas les investissement de Novokrat qui continu d'inonder certains pays cibles de capitaux.
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4 janvier 2016 - CONFIDENTIEL Le Jaguar Paltoterran se projette comme une sorte de "garde prétorienne" des régimes requérant un soutien alguareno.


Ecusson de la Brigade Paramilitaire du Jaguar Paltoterran.
Société militaire privée alguarena installée au Pontarbello, le Jaguar Paltoterran est un bras armé de la Fédération d'Alguarena, pour graduer son engagement à l'international


Alors que les diplomates alguarenos se rendaient à Karty en 2015, la montée des tensions sociales a depuis pointé son nez en société, directement liée à l'éviction de 50 000 kartiens du territoire selon des considérations politiques puisqu'ils étaient identifiés appartenant ou affiliés aux courants et partis d'extrême gauche. Une manoeuvre diffuse dans le temps, cavalière ou audacieuse en ont jugé les autorités alguarenas, selon des points de vue divergents.

Quoiqu'il en soit Simón Velázquez est le nouveau conseiller fédéral aux affaires étrangères de la Fédération d’Alguarena, depuis la retraite de Martha Fulton. et sa première visite diplomatique majeure fut dédiée, au Saint Empire de Karty. Un jalon qui fera date pour la carrière de l'homme et sur lequel il est permis de le retrouver pleinement investis. Considérant le positionnement stratégique de la Karty pour toucher des débouchés commerciaux en Eurysie centrale, la stabilité entretenue par ce dernier s'est muée pour les dirigeants alguarenos, en une garantie de pérennité des plus appréciables. Un stabilité et une pérennité quettée par les partenaires non-eurysiens et parmi lesquels, il est raisonnable de dire que l'Alguarena travaille ardemment à s'inscrire.

Si on regarde à l'échelle décennale, rares ont été les visites d'un officiel alguareno en Eurysie, exception faite des pays alliés et membres de l'ONC, Fortuna et Novigrad pour ne citer qu'eux. Si bien que des experts en politique et économistes locaux apprenant la venue de diplomates alguarenos en Karty pourraient faire la démonstration d'hypothèses autour des motivations réelles alguarenas et de l'apparente courtoisie qu'elles cachent derrière elles.

"Le travail pour une influence alguarena en Saint Empire de Karty est constitutive de nos capacités à faire des affaires en Eurysie centrale" souligne un économiste. "Mais ces affaires sont dépendantes du calme et de la vision politique de long terme qu'ils pourront entretenir sur place."

Et dans les coulisses de la diplomatie alguarena, c'est là que le recours aux sociétés de mercenaires telles que le Jaguar Paltoterran, pour faire le conduite du contre-renseignement ainsi que la protection des personnalités publiques de premier plan en Karty, pourrait s'avérer des plus utiles. D'autant plus avec le fait que les sociétés militaires privées agissant dans l'intérêt de ceux qui détiennent des affaires sur place, permet de lisser les coûts opérationnels des déploiements puisqu directement soutenus par des sociétés étrangères.

"L'Histoire nous a appris que l'Eurysie a toujours été un champ de bataille, si le bruit des canons est aujourd'hui couverts par les voix des propagandistes, la bataille des récits et des ambitions demeurent" énonce Sebastián De Bosdavàs, Président Directeur Général et actionnaire principal du Jaguar Paltoterran, à l'aube d'un engagement de la société paramilitaire sur le théâtre kartien, dans le contre-renseignement et la protection de personnalités VIP.
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23 janvier 2016 - CONFIDENTIEL L'offre du Jaguar Paltoterran au Saint-Empire de Karty..


Ecusson de la Brigade Paramilitaire du Jaguar Paltoterran.
Offrant un support au régime pontarbellois, pour lutter contre la dissidence et les malversations étrangères, le Jaguar Paltoterran pourrait être un allié de poids dans le contre-renseignement.


Le Saint-Empire de Karty fait reposer la représentativité de sa gouvernance par un suffrage indirect, appelant les populations à voter des élus qui font la désignation (à vie) du Tsar. Une quête de représentativité et de légitimité louable pour le pays, s'il fallait la mettre en comparaison d'autres pays portant un totalitarisme assumé, à l'instar de la République d'Union Nationale du Pontarbello. Cependant, une telle infrastructure institutionnelle peut souffrir dans la durée de certaines fragilités, considérant l'évolution des opinions publiques et l'absence d'échéances électorales qui puissent permettre le renouveau des idées et offrir blanc sein à un dirigeant n'ayant pas à trainer son précédent bilan.

Si l'on ramène notre exemple au cas de la République d'Union Nationale du Pontarbello, dirigée par une junte militaire introduite pendant la guerre d'indépendance, il a été permis de constater dans l'histoire récente du pays, la découverte de certaines imprimeries clandestines, chargées d'alimenter une presse d'opposition qui s'est vue priver de son champ d'action habituel et s'est vue contrainte de le développer dans la clandestinité, dans l'illégalité... Dans le cas du Saint-Empire de Karty, considérant le caractère immuable de sa gouvernance, exception faite du décès du Tsar lui-même, il est permis de considérer que les personnes soucieux de s'engager dans l'opposition puissent le faire par des moyens détournés, considérant l'assise durable, pour ne pas dire perpétuelle du Tsar, sur les institutions impériales.

Dans ce contexte et compte tenu des atermoiements grandissants développés par des puissances étrangères désireuses d'interférer dans la vie politique kartienne, l'identification et l'emploi d'un cordon sécuritaire auxiliaire, étranger aux fonctionnaires du pays qui pourraient faire l'objet de corruption ou eux-mêmes s'affilier aux courants dissidents, peut constituer une carte à jouer appréciable dans la tenue du pays par un pouvoir hypothétiquement fragilisé.

Coutumier des opérations tournées vers le contre-renseignement la protection de personnalités ainsi que l'antiterrorisme, le Jaguar Paltoterran pourrait fournir une contribution active à la surveillance des fonctionnaires ou des réseaux clandestins soupçonnés de développer une influence dans l'intention de nuire à l'expression du pouvoir impérial. S'efforçant de projeter une image de légitimité, doublée d'une incarnation de la force, le Saint Empire de Karty pourrait payer ses fragilités institutionnelles au contact de courants révolutionnaires fallacieux, prônant un certain renversement de la table à qui veut l'entendre.

Avec l'apparition croissante des puissances étrangères, cherchant à faire émerger des leviers de pression par l'opinion publique ou à vicier l'institution en place, le besoin d'une réponse sécuritaire efficace se fait ressentir. Financièrement solide et reposant sur l'enrôlement d'ex-agents du renseignement alguareno ou pontarbellois,

Qu'il soit question de la fourniture de moyens opérationnels pour la surveillance des navigations en ligne ou bien encore une aide opérationnelle aux filatures ainsi qu'aux investigations de terrain, le Jaguar Paltoterran ne manque pas d'atouts dans son oeuvre. Pourquoi faire de celui-ci le partenaire idéal pour la sécurité intérieure du Saint Empire de Karty?

Au-delà de l'expertise précédemment décrite, le Jaguar Paltoterran est une société étrangère qui a pour atout ce qu'elle est, c'est-à-dire d'être une société étrangère ! En effet, de nombreux gouvernements pourraient se mettre en situation fragile, s'ils faisaient l'emploi contre des éléments de leur société civile, de leviers policiers et militaires lourds pour contrer une dissidence à l'intérieur du pays. Pas de déploiements massifs et brutal, pas de conflits de conscience pour les fonctionnaires déployés contre des manifestants parmi lesquels se trouverait possiblement un proche ou un parent, voilà les atouts de l'emploi d'une société étrangère dans la conduite d'une réponse sécuritaire.

Basant leur action préventive sur des investigations de terre, portant ramifications de l'entourage social des principaux suspects qui pourraient être décelés par une surveillance en ligne, les membres du Jaguar Paltoterran peuvent se déployer sous couverture civile, avec une crainte moindre d'être reconnus ou compromis, comme le serait un agent du renseignement kartien actuellement en poste, s'il devait entamer des missions sous couverture, des enquêtes de voisinage, dans un secteur géographique familier.

Une cartographie comprenant les lieux de rassemblement possibles sur le territoire national kartien ou déjà de base, sa capitale, serait des plus appréciables. Anticiper les points de rassemblement qui pourraient être dédiés aux manifestations, anticiper les consignes de rassemblement pouvant être données en ligne ou constatées sur le terrain par l'amorce d'un flux d'individus en un point donné, voilà des aides opérationnelles et une certaine vision de la collaboration avec les services du renseignement intérieur kartiens, qui pourrait être donnée.
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