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SOCIÉTÉ - ZHENZHOU, LES FUJIWAN ENFONCENT LA PORTE D'ENTRÉE DU GRAND LING.
Par HAN Cheung - 09 janvier 2018


Là où se porte le regard, sur douze mille kilomètres carrés, elle s'étend et vit comme un organisme dont les Hommes ne seraient que les cellules formant un tout cohérent, du moins en apparence. Tout converge vers sa capitale provinciale qui, par pêcher d'orgueil, lui donna son nom. Zhenzhou, mégalopole de vingt-sept millions d'habitants, représente le moteur économique du Grand Ling et la vitrine de sa modernité triomphante. La capitale a la singularité d'avaler toute la région dans sa lumière qui brille de plus en plus à mesure que les tours s'élèvent, que la flore s'ordonne et que l'on se rapproche de son centre. Autour de la capitale, les anciennes communes se sont transformées en quartiers tandis que celles limitrophes luttent pour que leur identité survive. Ensemble, elles forment une galaxie de satellites dépendants, reliés par des trains bondés et des autoroutes saturées, prisonniers d'une faim insatiable ; d'une expansion sans fin.
Véritable montre de verre et d'acier, Zhenzhou déploie sa magnificence sur six mille trois cent quarante kilomètres carré. La ville est couverte d'une forêt dorée comptant plus de deux mille gratte-ciels dont le plus imposant trône en maître au cœur du centre d'affaires, le quartier Jinlin. La Jinzhu Tower s'érige en toit de la ville du haut de ses sept cent douze mètres. Dans son sol se cache près de 1'200 km de voie de métropolitain, ponctué de 528 stations et partageant vingt lignes et transportant chaque jour quelque dix millions d'usagers qui, entre deux correspondances, vont flâner dans les trente-cinq kilomètres de galeries marchandes souterraines du réseau piétonnier souterrain Xiacheng, connues des occidentaux sous le nom SubZhen. Ses six boulevards périphériques, saturé aux heures de pointe, encercle la ville sur cent quatre-vingt-dix-huit kilomètres et relie intelligemment ses grands districts, alors que ses trains de banlieue n'ont jamais aussi bien porté leur nom. Ils desservent une myriade de villes, nombre d'entre elles dortoirs, jusqu'aux limites de la province.
La nuit, le halo de lumière de Zhenzhou se perçoit jusque dans la campagne de Shucheng. C'est un monde autonome et particulier, où le ciel n'est jamais tout à fait noir et où la modernité semble vouloir tout prendre.

Mais Zhenzhou est également une ville qui continue de défier le temps et cherche par tous les moyens à ne pas oublier en se laissant tenter par l'unique verticalité flamboyante. Fondée par les Nara voilà presque deux mille ans, elle fut longtemps le centre de leur pouvoir avant d'être rattachée au Grand Ling. Disséminée aux quatre coins de la mégapole, plus ou moins cachés, elle conserve des traces de l'Histoire et de toutes les histoires qu'elle a vécues ; autant de vestiges obstinés d'époques révolues. Zhenzhou comme tant d'autres métropoles lingoises, est souvent dépeinte par les occidentaux comme une ville « entre modernité et tradition », au grand damne des locaux qui haïssent cette expression. Mais elle porte aussi le surnom de Porte d'entrée du Grand Ling, de Ville sans repos ou de Ville Jardin.
Car des jardins, Zhenzhou en possède une quantité astronomique. Elle a fait de la nature un outil d'image, de marque et même de respiration. Son plus grand parc urbain, Jingcong — deux cents hectares de serres, de passerelles suspendues et de jardins tropicaux — en est l’emblème. Le Wu Hotel, dressé sur trois piliers d’acier face à Haiwan Bay, et la cascade intérieure du jardin botanique symbolisent cette obsession de la ville à mêler végétal et verticalité. L’Aéroport International de Zhenzhou, rénové en 2014 à cet effet, poursuit cette logique : bassins filtrants, toitures végétalisées, hall totalement végétalisé [NDLR : La Canopée est un hall reliant le Terminal 1 au Terminal 2], recyclage des eaux grises et raccordement électrique systématique des avions au sol.

Cette prospérité insolente est jalousée partout dans le monde, encore plus maintenant qu'elle a été désignée capitale de l'Organisation du Patrimoine Mondial pour remplacer MutteVil. Depuis le XIXe siècle, Zhenzhou a toujours accueilli toutes les cultures en son sein au point de devenir la ville la plus cosmopolite du Grand Ling et l'une des plus cosmopolites du monde. Ce cosmopolitisme est pourtant ce qui pourrait la tuer aujourd'hui.
Depuis l'effondrement de l'État du Fujiwa en octobre 2017, Zhenzhou a attiré des foules qu'elle n'était pas disposée à accueillir : deux millions d'exilés Fujiwan ont rejoint la Province, dont la moitié au moins dans la ville-même. Beaucoup ont choisi la ville pour la proximité culturelle : les Nara n'étant que des cousins issus du peuplement Wano [NDLR : nom donné à l'ethnie fujiwane par les universitaires lingois] du Lanhu. Ce lien linguistique et spirituel fait de Zhenzhou une terre sainte autant qu'une discorde.
Les nouveaux arrivants, éduqués et cultivés, mais terriblement dépossédés, se heurtent à la difficile réalité de la vie zhenzhanese. Celle où le marché du travail est saturé, mais que l'immobilier est le plus cher du pays. Les loyers ont bondi 26 % dans certains quartiers du fait de la demande illimité, mais de l'offre limitée. Sous les ponts des périphériques, de nouvelles villes, faites de cartons et d'agglomérés, se forment. Elles prennent les noms des quartiers frontaliers d'où elles se trouvent et parmi elles, la plus grande, la Jungle de Longmen. Elle accueille 5'000 exilés Fujiwan dans des conditions insalubres et bruyantes. Et à Longmen, justement, au nord-est de la baie de Haiwan, il y a plus de deux langues officielles dans cette informelle république. On y parle lingois, nara, kentois, teylois, fortunéen, jashurien ou alguareno. Depuis peu, un nouveau peuple est arrivé et y a ajouté sa langue dans cette cacophonie linguistique, le fujiwan. Ce peuple improvise des commerces qui proposent de la nourriture d'endroits oubliés qu'on appelait un jour Moon, Hoenn ou Wano. Des journaux circulent en catimini, imprimés sur des presses portatives, ou téléchargés en ligne. On y lit un style d'information ou de divertissement qui vient du sud du Nazum, de l'autre côté du Jashuria. Une partie des exilés rêve d'un « second Fujiwa » à Zhenzhou, d'un foyer symbolique ou faire survivre une culture en voie d'extinction, mais les locaux, eux, ne comptent pas se laisser mourir.
Et cette renaissance culturelle inquiète également les autorités locales, déjà accablées par la crise de l'Immobilier, des interminables files d'attentes aux hôpitaux ou des soupes populaires qui doivent doubler leurs effectifs et leurs stocks. Les infrastructures, conçues pour vingt-cinq millions d'Hommes, plie désormais sous la charge du peuple apatride.

famille d'exilés Fujiwan vivant au pieds de tours en construction du quartier de Longmen.
famille d'exilés Fujiwan vivant au pieds de tours en construction du quartier de Longmen.
Source HRPFamille de migrants pauvres dans leur abri de fortune près d'un site de construction dans la province côtière chinoise du Zhejiang, au sud de Shanghai. (Source : SCMP)
— consulté sur asialyst.com.

Les tensions, d'abord discrètes, s'expriment à présent dans la rue. Les Nara se sentent dépossédés de leur foyer par ceux qu'ils appelaient jadis « frères ». Les Fujiwan, eux, voient dans les Nara des « frères peu conciliants » voir une forme de bourgeoisie arrogante qui prétend partager plus que son sang, mais refuse de tendre la main quand le besoin s'en fait sentir. Dans les cafés, les écoles, sur les réseaux sociaux et dans les cercles de réflexions politiques, on parle d'un monde à deux vitesses. Les Nara monopolisent les emplois stables et rechignent à faire des métiers qu'ils considèrent comme de basse besogne ou humiliants tandis que les Fujiwan s'entassent dans les secteurs précaires du bâtiment, du transport et de la restauration sans considération pour leurs réelles capacités ou leurs diplômes qui ne valent alors plus rien de nos jours.
Dans de nombreux quartiers populaires comme Longmen ou Baixian, des affiches placardées de nuit pour venir en aide aux Fujiwan sont déjà taguées par des slogans contre la « colonisation fujiwane » ; ailleurs, les collectifs de riverain réclament une « priorité aux locaux » pour l'accès au logement, à l'emploi ou aux services. Zhenzhou, ville cosmopolite, Ville Jardin, se découvre un visage de pierre fait de profondes fractures.
Dans la presse nationale et internationale, les termes « rivalité ethnique », « communautarisme » ou « Grand Remplacement » sont déconseillés par le Cabinet de Sa Majesté qui, embarrassé, tente de minorer un problème de fond. Un problème déjà soulevé par la Cour Législative. Oui, ou non, faut-il reconnaître les Fujiwan comme neuvième ethnie ?
En tout cas les émeutes de décembre 2017 ont laissé une marque durable : deux semaines d'affrontements entre bandes rivales Nara et Fujiwan, des commerces incendiés et pillés, des stations de métro fermées au point de contraindre le Gouverneur SAITÔ Kazuki à mobiliser la Garde Nationale et instaurer un couvre-feu. Depuis, seul un équilibre de façade demeure, la ville exhibe sa tolérance, mais son peuple enracine sa méfiance.

A mesure que la tentaculaire mégalopole s'étire, un écart se creuse irrésistiblement entre son image de vitrine et la réalité sociale. Les publicités vantent la « Ville Jardin du XXIe siècle », la « Capitale du Patrimoine Mondiale », mais dans la rue, dorment des familles abandonnées. La prospérité n'a pas disparu, elle se cache au-dessus du dixième étage de chaque tour. Zhenzhou, capitale du progrès, forêt d'acier et de verre, à finalement plus à voir avec un troupeau des tours d'ivoire.
Pour la deuxième fois encore, les Fujiwan interrogent mais Neijing ne réponds pas. Cette position ne sera pas tenable éternellement et ZHOU Lee le sait. Bientôt, Oncle Pingtie devra prendre partie et peut-être que son aura comme celle de l'Empereur, suffiront à solutionner ce problème ethnique. Faut-il encore qu'il ait une solution.

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ÉTAT DE L'UNION : LA POLITIQUE DES GRANDS TRAVAUX.
Les yeux dans les étoiles, la tête sur les épaules.


Le Premier Ministre ZHOU Lee relisait patiemment ses notes, ses lunettes vissées au bout de son nez droit, à la seule lumière de sa lampe de bureau. Il remuait doucement les lèvres dans un léger râle, c'était le seul son émanant de la pièce avec celui de la comtoise teylaise qui sonnait toutes les demi-heures. Les restes d'un repas, à peine touché, refroidissait paisiblement sur le côté du bureau tandis que l'Oncle Pingtie accusait le coût d'une dette de sommeil contracté des années auparavant, mais accentuée encore plus cette semaine. Dans deux jours tout juste devait s'ouvrir la session extraordinaire de la Cour Législative où seraient réunis tous les Représentants pour le discours sur l'État de l'Union. La semaine entière y avait été dédiée pour préparer, peaufiner, terminer les travaux à y présenter comme ceux qui feraient de la première année de son second mandat la ligne directrice des quatre années suivantes.
ZHOU traînait derrière lui la défiance d'une opposition qui lui reprochait toujours l'inaction de l'Empire sur la question chandekolzan, le réveil tranquille de l'Empire Ushong des Xin, le silence dur face à la crise icamienne ou encore l'absence de mesure concrète en Ramchourie. Certains des plus radicaux commençaient à siffler sur l'accueil massif des fujiwans et la hausse ethnique du chômage. ZHOU Lee, loin d'être exampt de tout défaut durant sa longue carrière politique, était également réputé pour sa patience, son observation et sa capacité à chercher le compromis. Durant cette semaine de préparation, c'était pareillement ce qu'il écrivit sur ses notes. Un seul mot d'ordre : Le compromis.

Il devait assurément s'acheter le silence Huanqindang tout en faisant en sorte que les alliés du fragile Lianhedang — quarante-sept députés du Yongdidang, vingt-et-un députés du Gonghezhexian, dix députés du Minzhujudang et cinq députés sans-étiquette — demeurent dans le giron unioniste. Les nominations au sein de son Cabinet n'étaient pas suffisantes, d'autant que ZHOU Lee devait porter la voie de la politique des Trois Colosses, tout autant qu'il ne devait pas faillir sur la grande fièvre du moment : l'Espace. La conquête spatiale se jouerait, il le savait, entre le Duché de Sylva, le Royaume de Teyla, la République Fédérale de Tanska et la Grande République de Velsna, autrement dit entre l'OND et le Grand Ling. David contre Goliath, mais avec comme seule fronde pour l'instant, le programme Dragonfly lingois.
Oh, évidemment, il était dit dans certains rapports interministériels qu'Everia autant que Carnavale étaient impliqués dedans. Plus fou encore, on disait qu'ils dominaient à leur façon celle-ci. On prétendait qu'Everia était capable de réaliser treize lancements en vingt-deux jours ou qu'elle disposait de lanceur réutilisable, ce qui, comme chacun le savait déjà, était promptement impossible et l'œuvre d'une propagande solide de la part de l'artificielle intelligence du Gouvernement d'Eleander VII. Il ne fallait, de toute manière, rien attendre de la part d'un pays qui disposait d'un empereur élu à vie dirigeant la nation en étant le président de son conseil présidentiel, épaulé par un organe législatif de 2'800 conseillers et vendu comme étant un « système centralisé permettant une prise de décision rapide et efficace ». La réalité était que tout au plus, Everia disposait de quelques missiles balistiques qu'elle appelait affectueusement fusées comme le Diambée avait appelé fusée, ses morceaux de bric et de broc formant la grande famille des Troposphère.

Parmi les préoccupations du Premier Ministre, les Trois Colosses était l'une des principales. Ce triptyque de réforme devait habiller un projet plus vaste et intersectoriel qu'était celui de hisser l'Empire vers le niveau qu'il aurait dû avoir sans la Grande Dette du Rail, celui de grande puissance régionale voir mondiale. Le Grand Ling espérait toujours parvenir à cette fin, aussi pour booster sa croissance économique tout en appliquant la politique des Trois Colosses et surtout, en faisant passer une hausse du budget de la Great Ling Space Agency comme si de rien n'était, le Cabinet avait réfléchi à une politique de Grands Travaux. Plusieurs idées en étaient sorties parmi lesquelles l'érection d'une ville nouvelle résolument moderne et écologique, La réfection des canaux de Neijing tout en construisant un grand canal reliant les deux bras du Lanhe pour contourner le comté de Fenghuangyuan, un vaste programme de logements populaires pour résoudre la crise du logement, la réhabilitation des terres notamment dans le Wujiang via de grands chantiers d'irrigations et de réservoirs d'eau ou le littorial via des digues renforcées contre l'érosion du front de mer, ou encore l'amélioration de la desserte aérienne par la modernisation et l'harmonisation d'aéroports internationaux et régionaux.
Le Premier Ministre avait ses préférés, son Cabinet et lui avaient considéré que le programme de logements populaires, la réfection des canaux et la réhabilitation des terres étaient les plus adaptées pour les ambitions du Grand Ling. Le Premier Ministre remonta ses lunettes de son nez, se racla la gorge puis prenant ses notes qu'il rangea dans son attaché-caisse, il éteignit la lampe en se levant et quitta la pièce. Il avait fait son choix et il devrait le défendre dans moins de deux jours.


Deux jours plus tard, dans le grand hémicycle de la Cour Législative.

Comme à son habitude, dans ces moments-là, l'atmosphère était lourde. Chargée d'un air qu'on ne savait s'il était complètement vicié ou non et d'une odeur légèrement brûlée de flash d'appareil photo tout autant que de sueur pas toujours froide. Depuis deux heures au moins, plusieurs médias nationaux et internationaux questionnaient les députés et les pairs dans la Salle des Quatre Sceaux et soudain, la cloche sonna deux fois. La séance allait débuter dans moins de vingt minutes. On invita les personnes accréditées à se rendre sur le balcon pour observer la séance depuis les airs, mais les brouhahas et les bousculades de journalistes comme de représentants mit un terme, au moins pour un temps, à cette organisation. Le caméraman teylais de chez OFM-TV tourna vigoureusement la tête de l'Honorable député qu'il interrogeait pour regarder l'entrée principale sans pouvoir retenir un « La vache, c'est Huangong ?! ».
L'Empereur Émérite venait de pénétrer dans l'enceinte de la Cour Législative pour la première fois depuis son abdication et c'était, par ailleurs, sa première apparition en publique depuis plus de deux ans. Il paraissait amaigri, les traits tirés, mais il sourit sincèrement devant le mur d'yeux globuleux le regardant.

« Chers amis, la cloche vient de sonner ses deux coups. Il est temps de rejoindre nos sièges et nos salons. ».

Et, comme ainsi qu'il fut, tous regagnèrent leur place sans un mot de plus. Ling Huangong était encore de ce bois qui faisait des meneurs nés. Il n'ajouta simplement qu'en voyant un ami député « Je viens soutenir la politique de mon fils, Sa Majesté. Je viens observer ce bon ZHOU. ».
Dans l'hémicycle encore plus bouillant qu'il y a une dizaine de minutes, le silence eu un mal fou à faire entendre sa voix, mais lorsqu'il y parvint enfin, seul le bruit des immenses portes l'interrompit et la cloche sonna une dernière fois.
Ce jeu habituel de celui de la cérémonie se lança tandis qu'un homme en tenue d'apparat se présenta face à la Cour et annonce Son Excellence NAKAMURA Hiroshi, Chancelier de la Chambre des Députés, puis Son Excellence WANG Jia, Chancelier de la Chambre des Pairs. Les deux hommes vinrent prendre place sur l'estrade derrière le Grand Chambellan. Puis, presque instantanément, le Chancelier NAKAMURA en sa qualité d'hôte de séance déclara à son tour.

Honorables membres de la Cour Législative, j'ai le grand privilège et l'insigne honneur de vous présenter Monsieur le Premier Ministre de l'Empire du Grand Ling, l'Honorable ZHOU Lee.

Le Premier Ministre ZHOU Lee se leva de son siège, alors, puis rejoint la tribune d'où il ordonna ses notes et remonta les lunettes sur son nez avant de regarder la foule qui venait de terminer de l'applaudire longuement.


Votre Majesté Émérite, Honorables Représentants, Excellences, Mesdames et Messieurs les Secrétaires, Gouverneurs et depuis la galerie,

Comme chaque année je me tiens devant vous pour défendre la vision politique que j'ai pour le Grand Ling, avec l'assentiment de Sa Majesté l'Empereur. Cette année encore, le Grand Ling a affiché d'excellent résultat sur la question économique et sociale et nous n'avons pas à jalouser la croissance qu'est la notre qui nous a une nouvelle fois portée à l'orée des 3,8 %. Nous avons vu plus de création d'entreprise que l'an dernier, avec une hausse de 12 %, et faut-il le rappeler ; la réforme de l'Instruction a portée ses premiers fruits avec de meilleurs résultats sur les taux d'alphabétisation, comme de réussite aux différents examens.
Chérissons l'époque où nous étions parmi les plus arriérés du continent, car elle est lointaine mais que le spectre vicieux de l'instabilité peut mener à l'effondrement de civilisations entières. L'État du Fujiwa et son effondrement brutal est la preuve accablante qu'une nation ne peut être un colosse aux pieds d'argile si elle veut prétendre à être entendue dans l'immensité du Concert des Nations.

Parce qu'ils sont nos cousins, nos amis et pour certains — y comprit moi, par ma femme — notre famille ; j'ai signé un décret pour assouplir les conditions d'accueil des centaines de milliers de réfugiés Fujiwans dès que les services de l'État ont rapporté le collapse du Fujiwa. Cela a eu des conséquences dramatiques mais entendues sur notre économie qui se remet déjà de ce stress, grâce notamment, à nos fonctionnaires et nos entreprises.
Les Fujiwans nous ont offert, par ailleurs, des techniques, des brevets, des capitaux et des entreprises qui font une nouvelle fois la force du Grand Ling. Si la situation s'est stabilisée, elle n'est pas encore la meilleure, j'en conviens, aussi c'est pourquoi je tiens plus que jamais à réaliser la politique des Trois Colosses que le Lianhedang à porté des mois durant avant ma réélection à la tête du Cabinet de Sa Majesté.
Il est de notre devoir en tant que l'un des moteurs du Nazum, que de travailler à améliorer notre fiscalité pour la rendre moins oppressante et attirer d'avantages de capitaux.
Il est de bon sens de s'occuper sincèrement aux problèmes sociaux de la Nation qu'importe le coût pour l'État fédéral.
Enfin, il est primordial de lutter contre la stagnation de notre économie et de notre croissance pour que les deux premières mesures soient sans aucun méfait sur nos finances publiques ou notre dette maîtrisée à 34 % depuis des années.

[...]

Une nouvelle fois, je veux porter le projet de Grands Travaux d'intérêt national pour l'Empire qui seront autant de causes nationales que de vecteurs d'emploie et de croissance économique, pour préparer la fin de la première décennie du XXIe siècle et le début de la seconde.
Je veux croire que les lingois sont capables de travailler pour un avenir en commun plus prospère. Aussi, le Cabinet de Sa Majesté proposera pour la Cour Législative trois projets d'envergure qui seront menés durant ce quinquennat et au-delà.
Le premier est la construction de trois millions de logements sociaux avec trois cent milles nouveaux logements chaque année pour créer pas moins d'un million et demi d'emplois directs comme indirects.
Le second est la réhabilitation de six milles kilomètres de voie d'eaux et la construction d'un canal reliant les deux bras du Lanhe tout en permettant, vous vous en doutez, de contourner le comté qinanese de Fenghuangyuan. Nous créérons au moins un million huit-cent milles emplois directs comme indirects sur la décennie 2020 pour l'élargissement systématique des grands canaux, la reconstruction complète des berges, le dragage massif pour rendre ces voies fluviales de nouveau navigable et surtout le remplacement de centaines d'écluses en même temps que nous transformerons nos ports fluviaux.
Le troisième, la réhabilitations des terres et des barrages du Grand Ling pour quatre-cent milliards de taels d'or... Des plaintes se firent entendre avant que le calme ne revienne à la demande du Chancelier de la Chambre des Députés. Quatre cent milliards, disais-je pour venir en aide à nos agriculteurs du Chuangzhi et du Wujiang mais également aggrandir nos réservoirs d'eau afin d'alimenter nos villes qui ne cessent de croitrent et notre agriculture. Nous lutterons également contre l'erosion de notre littoral et la disparition de nos terres comme de nos îles. Mais je veux également rappeler que dans cinq ans, nous commémoreront les quatre-vingt-dix ans de la cru de 1933 qui détruisit notre Qin bien aimé et notre belle capitale en tuant des milliers de lingois qui étaient, pour certains, nos arrières grands parents ou nos grands parents. Ces travaux serviront également à contenir l'impétueux Lanhe et l'intrépide Danhe.

[...]

Enfin, Votre Majesté Émérite, Honorables Représentants, Excellences, Mesdames et Messieurs les Secrétaires, Gouverneurs et depuis la galerie, je concluerai par avouer et demander pardon pour l'inaction de services diplomatiques de l'État fédéral sur la question Xin, sur le Chandekolza, sur l'Icamie et sur la Ramchourie. Nous n'avons pas eu la réponse adaptée et nous avons été doublé par le vieil empire malade des Xins sur ces sujets. De ce fait, Je voudrais évoquer un ultime projet pour ces Grands Travaux évoqués plus tôt. Je proposerai une loi rectificative au projet de loi de finance 2018-2019 pour augmenter le budget de la Great Ling Space Agency. Nous ne laisserons pas nos voisins et alliés seuls dans la course à l'espace. Nous ferons entendre notre voix sur les capacités d'un Empire qui a subit ce que l'Histoire nous a fait subir à continuer d'innover et sur la capacités d'ingénieurs lingois à faire lever les yeux au ciel le peuple mais avec une immense fierté. A cet effet, les services diplomatiques du Grand Ling sont rentré en contact avec le Talaristan pour nouer un partenariat avec l'agence spatiale talar, TACA qui se chargera de produire pour les besoins de GLRA des éléments nécessaires au programme Dragonfly actuellement en cours avec le budget actuel de l'agence.

[...]



Une nouvelle fois, l'Oncle Pingtie espéra avoir suffisamment galvanisé les foules de la Cour. Encore une fois, il y parvint lorsque l'Empereur Émérite se leva dans un violent silence pour applaudire depuis la galerie et provoquer avec lui une onde de choc.
Vraisemblablement, ce grand oral auquel il avait pourtant l'habitude, se passa aussi bien qu'à chaque fois mais le stressa tout autant que les fois précédentes.
Le programme était clair pour tous : Le Grand Ling retournerait dans l'espace tout autant qu'il préparerait l'avenir sur son sol et préparerait surtout à se souvenir de son passé.


Armoiries de l'empire du Grand Ling
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SOCIÉTÉ - NEIJING, LE GRAND LING DOIT RECOMPTER SES ENFANTS.
Par HAN Cheung - 28 janvier 2019


Neijing est une mégalopole de vingt-deux millions et demi d'habitants qui a résisté à toutes les crises du pays. Ses larges avenues propices aux cérémonies ont été initialement tracées pour les cortèges sans fin des empereurs de jadis et non par les foules. Aujourd'hui, ces dernières ont largement pris le dessus. Le Palais Pourpre, ses cent quarante hectares de cours intérieures, de couloirs et de pavillons aux toits vernissés, occupe le centre de la capitale et jouit de l'amusant surnom de « Ville dans la Ville ». À un kilomètre plus au sud, la Cour Législative déploie sa façade de grès et son imposant dôme multicolore sur trois cent vingt mètres de long. Entre les deux, la Place Jitianmen (继天门, litt. Place de la Porte de la Succession du Ciel) s'étendant sur cinquante hectares et l'avenue Tianyuan, deux fois trois voies, des rangées de ginkgos taillés au cordeau et, depuis quelques semaines, des dizaines de journalistes campés sur les marches du Parlement avec leurs trépieds, leurs câbles et leurs questions.
Eux, comme tout le monde, attendent. Voilà un an jour pour jour que le Shogunat de Fujiwa s'est effondré. Voilà un an que Neijing n'a toujours pas rendu son appété verdict sur les deux millions d'exilés ayant déferlé sur le Lanhu saturé tout autant que les périphériques zhenzhaneses. Cependant en novembre dernier, un document embarrassant a changé définitivement la donne.

Un 14 novembre qui se voit être des plus banals, est finalement devenu le pire jour de l'exécutif, car le jour où trois rédactions — dont la nôtre — reçurent simultanément un fichier de vingt-deux pages d'une source anonyme. Le document, classifié, daté du 3 septembre 2018 émane du Sous-secrétariat aux Affaires Ethniques attaché au Département de l'Intérieur. Le mémorandum de la honte y établit un rapport complet sur la situation des exilés et laisse une conclusion problématique pour le Cabinet : l'intégration des réfugiés fujiwans constitue un « vecteur de déstabilisation ethnoculturelle à moyen terme ». Il recommande formellement de ne pas leur accorder la reconnaissance ethnique, au motif que cela « fragiliserait irrémédiablement la cohésion des communautés nara du Lanhu et de Zhenzhou ».
Neijing connaissait la situation. Elle avait même produit une analyse dont la conclusion était : ne rien faire.
En quarante-huit heures, le document circule dans les campements de la Jungle de Longmen, reproduit sur les presses portatives d'imprimeries clandestines fujiwanes. À la Cour Législative, le groupe parlementaire Jinbudang (Parti progressiste) dépose une motion de reconnaissance. C'est AICHI Haruto qui la porte à la tribune — quarante-deux ans, avocat en droit commercial international, né à Moon, naturalisé lingois en 2004, premier député d'origine fujiwan de l'histoire du Grand Ling élu au dernier scrutin. Il lit le mémorandum intégralement, page après page, mot après mot, sans commentaire entre les paragraphes.

AICHI Haruto avait rejoint Zhenzhou en 1991 pour un cabinet spécialisé dans le droit des contrats transnationaux. Il y a fait carrière et obtenu la nationalité lingoise avant d'ouvrir son propre cabinet en 2011. Lorsque l'État du Fujiwa s'est effondré en octobre 2017, il était déjà lingois depuis treize ans. Ce détail de calendrier le rendit éligible quand ses compatriotes, eux, ne l'étaient pas. En novembre 2018, il présenta sa candidature dans la circonscription de Baixian à Zhenzhou — l'une des plus denses en population fujiwane de la province. Il a été élu au second tour avec 54 %
Son premier jour à la Cour Législative, une partie de l'hémicycle s'était levée à son entrée. Le Jinbudang, quelques modérés, deux élus du Lanhu. Le reste resta assis, Trois députés quittèrent la salle au moment où il prenait place. La séquence dura trente secondes. Elle fut vue sept millions de fois sur les réseaux.
À Longmen, son portrait noir et blanc fut collé sur les parois de tôle des baraques depuis le lendemain matin. On l'y surnomma « le Frère de l'intérieur ». Les cinq mille exilés du campement n'ont pas le droit de vote. Pas la nationalité lingoise. Ils ne peuvent pas se présenter à une élection. AICHI, lui, est dedans.


Hémicycle de la cour législative.
La Cour Législative de Neijing lors de la session du 19 novembre 2018.

La motion de reconnaissance provisoire des réfugiés fujiwans, portée par le Jinbudang en urgence après la fuite du mémorandum, est mise au vote fin novembre. Elle échoue à sept voix près. Sept. Dans les rangs, des députés crient à la manipulation des listes de présence. D'autres réclament un recomptage. Des chaises sont renversées au point que le Chancelier NAKAMURA doit suspendre les débats à trois reprises en deux heures. La dernière fois que la chambre basse avait connu une session aussi chaotique, c'était en 1987, pour le vote sur la réforme agraire.

ZHOU Lee n'a pas assisté au vote. Le chef du Cabinet de Sa Majesté suit les séances de la Cour depuis les comptes-rendus de ses conseillers, rarement depuis le banc des ministres. Le 12 décembre, il s'exprime depuis la salle de conférence du 1824 Renjing Avenue — et non depuis la Cour Législative. La distinction n'est pas protocolaire : elle signifie que ce qui suit ne sera pas soumis à débat parlementaire.
L'allocution dure onze minutes. ZHOU Lee annonce la création du Comité de l'Intégration Fujiwane, instance interministérielle dotée d'un mandat de dix-huit mois. Sa mission : établir le cadre juridique et symbolique de la présence fujiwane dans l'Empire et, point central, trancher la question de classification — ethnie à part entière ou sous-groupe des Nara. Le Comité remettra ses conclusions avant l'été 2020. Ses membres seront nommés par décret dans les trente jours.
Le Gouverneur de Zhenzhou, SAITÔ Kazuki, a publié un communiqué de trois lignes saluant « une étape nécessaire ». Les syndicats ouvriers du Lanhu ont immédiatement dénoncé une « manœuvre dilatoire destinée à éteindre l'incendie sans en traiter les causes ». Le Collectif des Exilés Fujiwans à Zhenzhou a pris acte, sans enthousiasme visible : dix-huit mois de plus à attendre, dans des logements précaires ou sous les périphériques, pendant que le Comité délibère.

Finalement, il faut attendre la fin de l'année 2018 pour que le Palais Pourpre parle. Sa Majesté reçoit en audience privée une délégation de cinq représentants fujiwans. Pas une conférence de presse, pas un communiqué officiel : une audience, derrière les portes laquées de rouge du Pavillon de la Concorde — humour impérial, sans doute. La délégation comprend une famille de la Jungle de Longmen, une famille de l'île de Takarajima au Lanhu, un ancien sous-secrétaire d'État du Fujiwa qui avait quitté Moon avec les archives de son ministère dans deux valises, une femme âgée dont le patronyme d'origine wano ne figure dans aucun registre d'état civil lingois — les agents de la préfecture n'ont jamais su le transcrire correctement — et AICHI Haruto, député.
Le Palais ne publie rien. Les photographies, elles, circulent dès le lendemain matin, sans qu'aucun service de communication en revendique l'origine. L'une d'elles montre l'Empereur donnant une poignée de main à la femme au nom intraduisible. Elle est reprise par quatre-vingt-sept agences de presse dans la journée. À Neijing, personne ne commente officiellement. Dans les chancelleries étrangères, on parle d'un « signal fort ». À Zhenzhou et au Lanhu, la presse locale emploie des mots plus directs.
La question n'est pas nouvelle. Elle a été posée dès décembre 2017 dans les premières sessions extraordinaires de la Cour Législative, esquivée dans les rapports du Cabinet, évoquée puis enterrée à trois reprises en un an. Ce que le discours de ZHOU Lee a changé, c'est qu'elle ne peut plus être esquivée : le Comité devra y répondre par écrit, avec une date butoir et des signatures ministerielles au bas de la page.

Reconnaître les Fujiwan comme neuvième ethnie du Grand Ling, c'est créer un précédent constitutionnel sans équivalent depuis la fondation de l'Empire des Huit Nations. C'est inscrire dans le droit qu'un peuple peut perdre son État, traverser une mer et obtenir une colonne dans le registre officiel des ethnies — sans territoire propre, sans administration, sur la seule base d'une langue, d'une mémoire et d'un nom.
Les reconnaître comme sous-groupe des Nara, en revanche, c'est la solution que défend une partie du Cabinet depuis le début, au nom de la parenté wano et de ce qu'ils appellent la « cohérence ethnolinguistique ». Le raisonnement tient sur une carte : les Wano ont peuplé le Lanhu bien avant de fonder l'État du Fujiwa, les Nara descendent directement de cette migration, les Fujiwan sont leurs cousins biologiques et linguistiques. La classification existe déjà, il suffit d'y rattacher un sous-groupe. Administrativement, c'est propre. Symboliquement, pour les Fujiwan, c'est une dissolution.
La fracture ne passe pas seulement entre Fujiwan et Nara. Elle divise les Nara eux-mêmes : les associations culturelles du Lanhu, qui depuis des mois résistent à ce qu'elles appellent une dilution de leur propre identité métisse, sont paradoxalement les plus hostiles à la solution du sous-groupe — elles refusent qu'on leur rattache par décret une population qu'elles n'ont pas choisie d'absorber. À la Cour Législative, le débat coupe en deux la gauche progressiste, entre ceux qui veulent la reconnaissance pleine et ceux qui craignent le précédent. Et dans les cercles proches du Palais Pourpre, plusieurs sources concordantes indiquent que la Maison Impériale pencherait, elle, pour la reconnaissance entière — une neuvième ethnie, un nom, une entrée dans le registre. Pas un sous-groupe. Un peuple.

Si cette position se confirme, elle mettra le Cabinet en porte-à-faux direct avec une partie de sa propre majorité. ZHOU Lee le sait. Les dix-huit mois qu'il a accordé au Comité sont peut-être autant de temps pour convaincre que pour délibérer.
Un an après l'effondrement du Fujiwa, les loyers n'ont pas baissé à Zhenzhou. Les campements de Longmen n'ont pas disparu. Les urgences du Lanhu n'ont pas désengorgé. Mais pour la première fois, il existe une instance officielle chargée de répondre à la question, un député pour la poser à la tribune, et une Maison Impériale qui semble avoir choisi son camp — sans encore l'avoir dit tout à fait.

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Logotype du Bureau du Premier Ministre.

DÉCLARATION DU PREMIER MINISTRE DE SA MAJESTÉ.
Monsieur le Premier Ministre ZHOU Lee, 31 janvier 2019.


Objet : Sur la situation au Ninchi et le déploiement d'une force aéronavale.

Au nom de Sa Majesté le Vénérable Céleste Auguste de Jade, Ling Jiajing, de la Maison Ling, empereur du Grand Ling, protecteur des îles Lanhu, gardien de l'Épée céleste et du Sabre du dragon, actuel occupant du Trône du Dragon, héritier de l'Empereur de Jade et du Ciel ;

Monsieur le Premier Ministre, l'Honorable ZHOU Lee, par l'intermédiaire du Cabinet de Sa Majesté, du secrétaire d'État et de l'État-Major des armées, a soumis à Sa Majesté les recommandations suivantes, que Sa Majesté a acceptées.
Le présent communiqué expose, dans leur intégralité, les positions de l'Empire du Grand Ling concernant la situation au Sultanat de Ninchi, ainsi que les mesures décidées en conséquence par le Cabinet de Sa Majesté.

L'Empire du Grand Ling a suivi avec intérêt l'évolution de la situation politique, civile et militaire au Sultanat de Ninchi depuis le début des troubles qui ont affecté le pays. Le Cabinet de Sa Majesté a observé avec préoccupation la dégradation progressive de l'ordre public, la montée des tensions internes et l'émergence de factions armées cherchant à renverser ou à supplanter les institutions légitimes du Sultanat. Le Cabinet de Sa Majesté a également prêté une attention particulière concernant les armes de destruction massive et bactériologique qui ont été, d'une manière ou une autre, présentent au sein du Sultanat de Ninchi.
Il est de notoriété publique que le Sultanat de Ninchi a été et demeure le théâtre d'un conflit armé interne opposant plusieurs factions dont aucune, aux yeux de l'Empire du Grand Ling, ne saurait pouvoir prétendre incarner la légitimité d'un État et des fonctions régaliennes qui en découlent. Le Cabinet de Sa Majesté prend acte que ces factions sont parvenues à un accord interne sur le partage illégal du territoire ninchois. Cependant, l'Empire du Grand Ling considère qu'un accord conclu entre parties illégitimes ne peut, en droit comme en principe, constituer le fondement d'une nouvelle souveraineté, ni effacer les droits et prérogatives du gouvernement du Sultanat de Ninchi et de son chef d'État le Sultan.

De fait, et en conséquence, l'Empire du Grand Ling réaffirme solennellement que la seule autorité légitime sur le territoire ninchois est et demeure celle du gouvernement du Sultanat de Ninchi et de son chef d'État le Sultan.
Toute entité se proclamant gouvernement du Ninchi ou d'une partie de celui-ci, sans mandat de la dynastie sultanale ou du peuple ninchois libre, est et demeure, aux yeux de l'Empire, dépourvue de toute légitimité juridique et politique.


L'Empire du Grand Ling tient à préciser sa position à l'égard des différentes parties prenante de cette crise.

S'agissant du Groupe d'Armée Révolutionnaire et de l'entité dénommée État-Compagnie de Nanquo, l'Empire du Grand Ling ne reconnaît ni l'une ni l'autre comme gouvernement légitime, de facto, ou de jure, sur quelque portion du territoire ninchois que ce soit. C'est pourquoi, le Cabinet de Sa Majesté ne maintiendra aucun contact diplomatique officiel avec ces entités tant qu'elles n'auront pas démontré leur soumission aux institutions légitimes du Sultanat et par les voies légales en vigueur ; conformément au droit international coutumier.
Qu'il soit lu et entendu de tous que cette position ne reflète en aucun cas une forme d'hostilité particulière envers les populations ninchoises, pour lesquelles l'Empire exprime sa plus sincère sollicitude, mais constitue le respect pur des principes qui fondent l'ordre international auquel l'Empire du Grand Ling souscrit pleinement.

En ce qui concerne la République du Talaristan, l'Empire du Grand Ling salue avec un profond respect la fermeté de sa position et son engagement en faveur des principes qui animent l'Empire dans le cadre de l'opération Toman. Le choix de la République du Talaristan d'assurer la sécurité de la navigation dans le golfe de Moritonie et sa réaffirmation de la légitimité du Sultanat sont des témoins à eux seuls d'un haut sens des responsabilités envers le droit international coutumier. L'Empire du Grand Ling ne peut que partager ces principes et exprime sa pleine et entière solidarité vis-à-vis des objectifs de stabilité et d'ordre poursuivis par la République du Talaristan, notre amie et partenaire.

En ce qui concerne les autres nations présentes ou actives dans la région telles que la Troisième République du Jashuria ou l'Empire des Xins, le Grand Ling se déclare prêt à toute forme de coordination visant à maintenir et protéger les principes qui animent l'Empire du Grand Ling comme la République du Talaristan sur la question ninchoise ; et tous les objectifs qui tendent à la paix, la stabilité et le respect du droit international coutumier dans les eaux limitrophes au Sultanat de Ninchi.


Pour toutes ces raisons et sur recommandation conjointe du secrétaire d'État et de l'État-Major, et après consultation du Cabinet de Sa Majesté, il a été soumis à Sa Majesté la recommandation de déployer le groupe aéronaval de la Marine Impériale dans les eaux bordant l'Empire du Grand Ling en mer Intérieure d'Hiromi. Sa Majesté a donné son approbation.

Le groupe aéronaval, placé sous le commandement de la Marine Impériale et articulé autour du porte-hélicoptère amphibie Huangong, sera prochainement déployé dans lesdites eaux. Sa mission sera la suivante :

Premièrement, assurer la liberté et la sécurité des convois maritimes civils et commerciaux dans la mer Intérieure d'Hiromi, au bénéfice de l'ensemble des nations souveraines et légitimes dont les intérêts maritimes transitent par cette voie.
Deuxièmement, renforcer les mesures de protection de la zone maritime souveraine de l'Empire du Grand Ling, conformément à la loi L98-01-002 datée du 15 janvier 1998 et relative aux frontières maritimes de l'Empire du Grand Ling et du droit dans ces zones maritimes souveraine.
Troisièmement, exercer une surveillance des mouvements navals illégaux dans la zone afin de prévenir toute déstabilisation supplémentaire de la région et tout passage de navires battant un pavillon non reconnu par l'Empire du Grand Ling.
Quatrièmement, se tenir prêt à coopérer avec les forces navales des nations souveraines menant des missions similaires dans la région, en particulier dans le cadre de la coordination possible avec les moyens déployés par la République du Talaristan, de la Troisième République du Jashuria, de l'Empire des Xins ou, le cas échéant, avec celles des États-membre de l'Organisation des Nations Démocratiques.

Sur volonté de Sa Majesté et sur recommandation du Cabinet de Sa Majesté, il est expressément précisé que ce déploiement ne constitue en aucun cas un acte de guerre envers quelque nation souveraine et légitimement reconnue que ce soit. Les forces de l'Empire déployées dans ce cadre n'ont ni vocation ni instruction d'engager quelque action coercitive que ce soit à l'encontre de nations tierces légitimes. Leur présence est celle d'une puissance attachée à l'ordre, à la stabilité et au respect du droit des nations comme du droit international coutumier.


Le Cabinet de Sa Majesté se réserve, cependant, le droit d'adapter les mesures décrites dans le présent communiqué en fonction de l'évolution de la situation au Ninchi et dans la région et annonce porter son niveau de vigilance militaire au degré quatre. L'Empire du Grand Ling demeure, toutefois, convaincu qu'une résolution pacifique et ordonnée à cette crise, dans le respect de la légitimité du Sultanat de Ninchi, est non seulement souhaitable, mais nécessaire à la stabilité durable de la région.

L'Empire du Grand Ling formule le vœu cher que la paix, l'ordre et la dignité soient promptement restaurés au Ninchi, au bénéfice de son peuple et de l'ensemble des nations du Nazum comme du monde.

Puissent les Dieux nous être favorables dans cette quête de paix éternelle.

Monsieur l'Honorable Premier Ministre de l'Empire du Grand Ling, ZHOU Lee.

Sceau de l'Empereur
Le Sceau de l'Empereur.


Armoiries du Grand Ling.
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WEIHUA – SIX MOIS APRÈS SA SORTIE, QUE VAUT LE HAUT DE GAMME DE CHEZ WEIHUA ?
08 juin 2019

* * *

Weihua addict, vous connaissez la chanson : Chaque fin d'année, Weihua organise la Weihua Conference durant laquelle la firme de Fengling présente les nouveautés à venir. Cette année, la marque au lotus a fait une nouvelle fois très fort en dévoilant un nouveau venu dans l'écosystème SymbiOS : le Kira 19, ou K19, et son triptyque photo le plus avancé jusqu'ici cosigné par Hanzo Films, filiale du concurrent — pas si concurrent que cela — Hanzo Group.
Nous avions pu le prendre en main dans les usines de Weihua à Fengling mais sans pouvoir le mettre à l'épreuve durant notre habituel test de six mois d'utilisation. Après avoir passé le premier semestre de l'année à l'utiliser tous les jours en téléphone du quotidien, voici ce que nous avons retenu.

Fiche technique


caractéristiques techniques (cliquer pour ouvrir)


Le Weihua K19 Pro est le modèle haut de gamme de la douzième génération de smartphone de la firme de Fengling annoncé le 23 décembre 2018. Il embarque un écran de 6,7 pouces OLED-LTPO de 120 Hz, un triple capteur photo avec ultra-grand-angle et téléobjectif ainsi qu'un SoC Pualcomm 720 Gen 1 compatible 5G (sub-6 GHz). Sur le papier, le flagship de Weihua a tout pour plaire malgré un prix terrifiant débutant à 33 500 Tø en version 128 Go et 36 950 Tø en version 256 Go ce qui en fait le smartphone le plus cher du marché cette année ; une position que l'entreprise cultive depuis plus de dix ans, mais qui fait toujours autant mal.

Prise en main — Le renouveau apprécié.
La nouvelle génération de Kira vient mettre un coup de pied ferme dans les normes instaurées par le marché de la téléphonie mobile actuelle avec un châssis en acier inoxydable qui encercle sans faire trop cadre photo les deux faces de l'appareil. Le dos abandonne la vitre en verre que nous connaissions depuis le Kira 14 au profit d'une plaque en aluminium poli mat sur laquelle apparait en miroir le nouveau logo de la marque.
La prise en main est déroutante, plus habitué à la chose, tandis que les angles droits de la tranche marquent la paume de la main si vous êtes du genre à tenir trop fermement votre téléphone après une soirée alcoolisée qui vous conduit dans les ruelles silencieuses de Neijing. Toutefois, force est de constater que cette architecture en condition normale est l'une des meilleures qu'on a pu connaître : la préhension est considérablement améliorée et fortement agréable. Le Kira 19 ne devrait avoir aucun mal à rester entre vos doigts sans chercher par tous les moyens à défier la gravité si vous avez la fâcheuse manie d'avoir les doigts gras ou plein de savon pendant l'utilisation — on ne recommande d'ailleurs pas le savon, l'IP68 a ses limites.

Mais, si malgré tout cela devait arriver, Weihua promet que son revêtement maison « Weihua Guard-Glass » est à l'épreuve des balles, on vous laissera tester. La technologie maison est censée disposer de cristaux de nano-céramique directement dans le verre ce qui n'a pas empêché à notre équipe de constater qu'au bout d'un mois dans une poche avec des clés, les premières micro-rayures apparaissent sans aucun impact sur l'efficacité du smartphone. Ce problème peut être évité avec une protection vitrocéramique, ce que nous n'avons pas utilisé durant toute la durée du test longue durée.
Concernant les traces de doigt, le dos ne laisse rien apparaître hormis sur le logo de la marque, mais la tranche marque rapidement. Avis aux nettoyeurs compulsifs, vous avez trouvé une nouvelle Némésis. La face avant, elle, semble imperméable aux traces, cela se justifie par un traitement oléophobe redoutablement efficace.
La position de l'encoche arrière sur toute la largeur du téléphone offre une stabilité intéressante sur une table, là où le Kira 18 avait tendance à jouer du tamtam à chaque action à plat. Toutefois, notons que pour le reprendre en main, cela nécessitera un petit geste à apprendre en raison des lignes bien droites qui empêchent de passer correctement les doigts derrières, ce n'est trois fois rien, juste assez pour vous enquiquiner une semaine.
Là où le Kira pèche un peu c'est sur son poids. Ce petit bébé approche dangereusement des 200 grammes (196 g) pour un format assez généreux malgré tout (159,2 × 75,1 × 7,9 mm). Il est donc relativement dense pour ses dimensions, mais c'est un gage de qualité et une première entrée intéressante dans l'univers de la musculation ou de l'opposition aux forces de l'ordre dans un contexte d'émeute. À titre comparatif, le Kira 19 demeure moins lourds de huit grammes par rapport à sa version précédente grâce à l'absence de la vitre arrière. Si on considère la répartition de la masse, il demeure un très bon smartphone bien équilibré.
Vue du Kira 19
Sans trop de doute, on pouvait être certain que Weihua apporterait un soin particulier à son smartphone avec une ergonomie qui a du sens. Les boutons sont idéalement placés, ils tombent tous sous les doigts sans jamais risquer un missclick agaçant. On notera le bouton switchable toujours aussi pertinent au-dessus du bouton volume + pour passer en silencieux ou, nouveauté de SymbiOS 19, en mode vibreur une fois configuré dans les paramètres.
Nous l'évoquions plus haut, mais l'IP68 offre de quoi se rassurer, le smartphone est étanche à la poussière et à l'immersion en eau douce jusqu'à 1m pendant 30 min ; comme d'habitude, cela n'inclut ni l'eau de mer ni l'eau savonneuse. Pour vos photos des fonds marins lanhanese, il vous faudra toujours autant une protection supplémentaire vendue pour la bagatelle de 7 020 Tø sur le site et dans les boutiques de la marque au lotus.

Côté face, la Dynamic Island est extrêmement séduisante et vient en rupture de ce que nous propose jusqu'ici la concurrence avec un simple trou pour l'objectif frontal ou une encoche volumineuse comme chez la concurrence icamienne et alguareno.

Écran — Adieu le 60 Hz.
Du côté de l’affichage, le Kira 19 bénéficie d’une toute nouvelle dalle OLED-LTPO de 6,7 pouces, affichant une définition de 2772 × 1344 pixels pour une densité d’environ 460 ppp. La luminosité maximale annoncée atteint 1200 nits en HDR, tandis que nos relevés placent le pic réel autour de 1080 cd/m², une valeur déjà très confortable en extérieur.
La véritable évolution se situe du côté du taux de rafraîchissement. Weihua abandonne enfin le 60 Hz de ses précédents modèles Pro pour adopter un affichage jusqu’à 120 Hz. Une technologie encore peu répandue sur smartphone, mais qui transforme immédiatement l’expérience utilisateur : animations plus fluides, défilement plus naturel et sensation globale de réactivité accrue. Ce passage au 120 Hz ne se fait toutefois pas au détriment de l’autonomie. Weihua s’appuie ici sur une dalle LTPO capable d’adapter dynamiquement sa fréquence de rafraîchissement en fonction du contenu affiché. Concrètement, le Kira 19 Pro peut descendre jusqu'à 10 Hz lorsque l’image est statique (lecture, affichage d’une photo) et monter instantanément à 120 Hz lors des interactions, comme le défilement ou les animations système.

Cette gestion fine permet de limiter l’impact énergétique d’un taux de rafraîchissement élevé, tout en conservant les bénéfices en termes de fluidité. SymbiOS joue également un rôle clé en pilotant ces transitions de manière transparente, sans intervention de l’utilisateur, et en évitant les bascules inutiles qui pourraient nuire à la consommation.
Globalement, l'écran du Kira 19 Pro est excellent. Il est très lumineux, contrasté et son revêtement permet d'éliminer la majorité des reflets.

Delta 2 (cliquer pour ouvrir) CIE 1976 (cliquer pour ouvrir)

Les mesures réalisées sur l’écran du Kira 19 Pro mettent en évidence une dalle particulièrement bien calibrée, tout en conservant quelques limites typiques des écrans OLED grand public.
Le graphique de Delta E confirme une bonne maîtrise globale de la colorimétrie, avec une moyenne d’environ 2,1. Dans la pratique, cela se traduit par des couleurs fidèles, avec des écarts difficilement perceptibles à l’œil nu dans un usage classique. Certaines teintes saturées, notamment les rouges et les magentas, présentent des dérives légèrement plus marquées, avec des valeurs proches de 2,3 à 2,5. À l’inverse, les bleus et les gris sont mieux contenus, souvent sous la barre des 2, ce qui contribue à une bonne stabilité du rendu général.
Ces résultats se retrouvent logiquement dans le diagramme CIE 1976. Le triangle mesuré, bien que très proche de la référence DCI-P3, apparaît légèrement en retrait, traduisant une couverture d’environ 98 % de cet espace colorimétrique. Dans les faits, cela signifie que l’écran est capable d’afficher une large palette de couleurs, sans toutefois atteindre une reproduction parfaitement exhaustive.

Le nuage de points, concentré autour du point blanc, révèle une légère dispersion ainsi qu’un décalage modéré, cohérent avec une température des couleurs située autour de 6700 K. Cette dérive se traduit par un rendu très légèrement froid, perceptible sur les blancs les plus neutres, sans pour autant altérer significativement l’équilibre global de l’image.
Dans l’ensemble, les deux graphiques racontent une histoire cohérente : le Kira 19 Pro propose une colorimétrie précise et homogène, adaptée à un usage quotidien exigeant, tout en restant légèrement en deçà des écrans parfaitement calibrés que l’on peut retrouver sur certains moniteurs professionnels.

Performances — Le SoC Pualcomm toujours aussi équilibré.
Le Kira 19 Pro s’impose comme un modèle particulièrement fluide au quotidien. Cette impression ne repose pas uniquement sur l’optimisation logicielle de SymbiOS, mais également sur une plateforme matérielle bien calibrée. La puce Pualcomm 720 Gen 1, associée à 8 Go de RAM LPDDR4X, assure une réactivité constante, y compris en multitâche.
Gravé en 7 nm, le processeur adopte une architecture moderne, capable d’alterner efficacement entre performance et efficacité. Cette base technique se ressent directement à l’usage : le Kira 19 Pro ne montre aucune faiblesse dans les tâches courantes. Navigation, réseaux sociaux ou enchaînement d’applications s’effectuent sans la moindre latence perceptible. L’impression se confirme en multitâche, où le smartphone conserve une excellente stabilité, y compris lors de l’exécution de tâches en arrière-plan. La gestion de la mémoire est maîtrisée, les reprises d’activité sont rapides et l’on ne constate pas de rechargement systématique des applications.

Du côté graphique, le GPU maison de Weihua se montre compétitif sans chercher à dominer. Positionné dans le haut du panier, il est capable de soutenir des charges importantes tout en conservant une bonne tenue dans le temps. En pratique, les performances en jeu sont homogènes et privilégient la stabilité plutôt que les pics de puissance.
Attention toutefois à la gestion thermique. Lors de nos sessions sur Mafia Empire ou War Zone : Elite Force, le smartphone a tendance à chauffer, un comportement déjà observé sur d’autres appareils équipés de cette génération de puces Pualcomm. Sur Skyrim Legends of the North, il devient difficile de maintenir un framerate stable au-delà d’une heure de jeu, avec une limitation autour des 30 FPS liée aux mécanismes de sécurité thermique. Cette régulation s’accompagne également d’une baisse plus rapide de l’autonomie.

Benchmark IncamTeube

Les résultats obtenus sur IncamTeube CPUBenchmark confirment ces observations. Le Kira 19 Pro affiche des performances globalement élevées, avec une progression nette par rapport aux générations précédentes. La partie CPU reste solide sans être dominante, tandis que le GPU se positionne dans une zone intermédiaire, cohérente avec les observations en usage réel.
C’est sur la partie NPU que le Kira 19 Pro se démarque davantage. Les performances en intelligence artificielle sont particulièrement élevées, ce qui se ressent directement dans les traitements photo et certaines optimisations système. Dans ce domaine, le smartphone s’impose comme l’un des modèles les plus efficaces, même si certains concurrents conservent un léger avantage.

Le score global confirme cette impression d’équilibre. Le Kira 19 Pro se positionne comme une solution haut de gamme cohérente, sans véritable point faible majeur, à l’exception d’une gestion thermique perfectible. Il ne cherche pas à dominer le marché sur un critère précis, mais propose un ensemble homogène et performant.
Enfin, il est intéressant de noter que l’optimisation logicielle joue un rôle clé pour contenir ces limitations thermiques, sans toutefois les éliminer totalement. Selon les dernières rumeurs, Weihua travaillerait sur ses propres puces afin de s’affranchir de ces contraintes. Reste à voir si les prochaines générations, à commencer par les Kira 20 ou Kira 21, sauront corriger ces défauts.

Photographie — Un photophone en devenir.
Le Kira 19 Pro mise beaucoup sur la photo, avec un module triple capteur co-développé avec Hanzo Films. Sur le papier, la configuration est classique mais efficace : un capteur principal de 50 Mpx, un ultra grand-angle de 12 Mpx et un téléobjectif x4 de 10 Mpx. L’ensemble repose en grande partie sur le traitement logiciel, largement soutenu par le NPU embarqué.
En conditions de bonne luminosité, le capteur principal délivre des résultats très convaincants. Les clichés sont détaillés, avec un bon niveau de netteté et une dynamique bien gérée. Le traitement reste globalement équilibré, sans suraccentuation excessive ni saturation artificielle trop marquée. Weihua a visiblement cherché à conserver un rendu naturel, tout en apportant juste ce qu’il faut de contraste pour flatter l’image.

La gestion du HDR est particulièrement efficace. Le moteur Scene Fusion intervient rapidement pour équilibrer les zones claires et sombres, avec un bon respect des hautes lumières. Dans la majorité des cas, le traitement reste discret, même si l’on observe parfois une légère tendance à lisser les textures les plus fines.
L’ultra grand-angle s’en sort correctement, mais reste en retrait du capteur principal. Le niveau de détail est logiquement inférieur, et les déformations en bord d’image sont visibles malgré les corrections logicielles. Cela reste toutefois exploitable dans de bonnes conditions, notamment pour les paysages ou les scènes larges.
Le téléobjectif x4 apporte une vraie polyvalence. Il permet de capturer des sujets à distance avec une qualité satisfaisante, tant que la luminosité reste suffisante. Au-delà, le traitement logiciel prend rapidement le relais, avec une perte de netteté perceptible. Le zoom numérique, quant à lui, reste anecdotique et peine à conserver un niveau de détail acceptable.

Photomontage

En basse luminosité, le Kira 19 Pro s’appuie fortement sur son traitement logiciel. Le mode nuit permet de récupérer de la lumière et de limiter le bruit, avec des résultats globalement convaincants. L’image gagne en luminosité sans dérive excessive des couleurs, même si un certain lissage est inévitable. Le capteur principal s’en sort bien, mais les modules secondaires montrent rapidement leurs limites.
La stabilisation optique joue un rôle important, notamment en vidéo. Les séquences en 4K à 60 images par seconde sont globalement stables, avec une bonne gestion des mouvements. L’autofocus se montre réactif, même si les transitions peuvent parfois manquer de fluidité dans les situations complexes.
Le traitement global des images repose en grande partie sur le NPU, et cela se ressent. Les temps de capture sont rapides, les traitements quasi instantanés, et l’ensemble fonctionne de manière transparente. Scene Fusion intervient de façon efficace, même si certains clichés peuvent paraître légèrement “travaillés”, en particulier sur les scènes à forte dynamique.

Au final, le Kira 19 Pro propose une expérience photo solide et polyvalente. Sans révolutionner le segment, il s’appuie sur un bon équilibre entre capteurs et traitement logiciel pour offrir des résultats fiables dans la plupart des situations. Seuls les modules secondaires et les performances en basse lumière rappellent que l’ensemble reste encore dépendant de compromis techniques.

Autonomie — SymbiOS solide sur ses appuis.
Avec sa batterie de 4100 mAh, le Kira 19 Pro ne cherche pas à rivaliser sur le terrain de l’endurance brute, mais plutôt à proposer un équilibre cohérent entre performances et autonomie. Dans les faits, ce choix se traduit par une tenue particulièrement maîtrisée, qui le place parmi les bons élèves du segment sans pour autant s’imposer comme une référence absolue.

En usage quotidien, le smartphone tient sans difficulté une journée complète, avec une marge confortable. Dans un scénario classique mêlant navigation web, messagerie, réseaux sociaux et quelques prises de vue, on atteint généralement autour de 9 h 10 d’écran allumé, un résultat solide qui dépasse largement le seuil d’une journée d’utilisation intensive. Cette performance repose en grande partie sur l’optimisation de SymbiOS et la gestion dynamique de la dalle LTPO, qui adapte en permanence sa fréquence de rafraîchissement pour limiter les dépenses énergétiques inutiles.
Les choses se compliquent logiquement en usage plus soutenu. Avec le 120 Hz actif en continu, la 5G sollicitée et des applications gourmandes, l’autonomie diminue sensiblement, avec une moyenne proche des 5 h 55 d’écran. Dans ces conditions, il reste possible de tenir la journée, mais avec une marge nettement plus réduite. La chauffe observée lors des longues sessions, notamment en jeu, accentue ce phénomène, le système ajustant ses performances pour préserver la stabilité globale.

Autonomie

Face à ses concurrents directs, le Kira 19 Pro adopte un positionnement intéressant. Il se rapproche des modèles les plus endurants sans totalement les égaler : le Hanzo One conserve une avance avec environ 10 heures d’écran, tandis que l’Orion Z Ultra atteint 9 heures 40. L’écart reste toutefois contenu, et se joue davantage sur l’endurance brute que sur l’efficacité globale.
Pour autant, le Kira 19 Pro ne démérite pas. Son autonomie se montre stable et prévisible, sans chute brutale ni comportement erratique, ce qui le rend fiable au quotidien. Weihua compense également par une recharge rapide efficace : la charge filaire de 40 W permet de récupérer environ 70 % en une trentaine de minutes, pour une recharge complète en un peu plus d’une heure. La charge sans fil à 15 W, plus lente, s’adresse davantage à un usage de confort.

Le constructeur mise enfin sur une approche logicielle pour prolonger la durée de vie de la batterie. SymbiOS intègre une charge intelligente, capable de ralentir le remplissage au-delà de 80 %, ainsi qu’une option de limitation de charge pour réduire l’usure sur le long terme. À cela s’ajoutent une gestion stricte des applications en arrière-plan et une régulation thermique active, qui participent à maintenir un bon équilibre global.
Au final, le Kira 19 Pro propose une autonomie solide et bien maîtrisée, qui le place parmi les meilleurs de sa catégorie sans pour autant dominer le segment. Un compromis cohérent, qui privilégie l’efficacité globale et l’optimisation logicielle plutôt que la simple course à la capacité.

Connectivité— Sans faille, sans éclat.
Sur la partie connectivité, le Kira 19 Pro se montre particulièrement complet, sans pour autant chercher à se distinguer. Compatible 5G sub-6 GHz et mmWave, le smartphone assure des débits élevés lorsque la couverture le permet, avec une connexion globalement stable. En pratique, la bascule entre 4G et 5G s’effectue sans coupure notable, et les appels via VoLTE restent clairs et fiables. Comme souvent, l’activation permanente de la 5G a toutefois un impact sur l’autonomie, surtout en déplacement.

Côté sans fil, le Wi-Fi 6 offre des performances solides, avec une bonne portée et des débits conformes aux attentes. La connexion reste stable, y compris dans des environnements plus chargés. Le Bluetooth 5.1 remplit également son rôle sans difficulté : la liaison avec des écouteurs ou accessoires se fait rapidement, sans coupure ni latence gênante au quotidien.
Le GPS se montre précis et rapide à accrocher, même en zone urbaine dense, ce qui en fait un allié fiable pour la navigation. Le NFC, de son côté, fonctionne sans accroc pour le paiement sans contact. Enfin, le port USB-C assure une compatibilité classique avec les accessoires et permet des transferts rapides, tandis que la prise en charge de l’OTG ajoute une touche de polyvalence bienvenue.

Au final, le Kira 19 Pro ne révolutionne pas la connectivité, mais propose un ensemble complet, stable et parfaitement maîtrisé. Un domaine où l’absence de défaut devient presque la meilleure des qualités.

Conclusion — L’équilibre maîtrisé, au prix fort.
Après six mois d’utilisation quotidienne, le Kira 19 Pro confirme l’approche de Weihua : proposer un smartphone haut de gamme cohérent, capable de tout bien faire sans chercher à dominer outrageusement un domaine précis. À l’usage, cela se ressent immédiatement. L’appareil est fluide, stable, agréable à manipuler et ne souffre d’aucune faiblesse majeure dans un usage classique. L’écran est excellent, les performances sont solides, la partie photo tient la route et l’autonomie, bien optimisée, permet de tenir une journée sans difficulté.

Pour autant, tout n’est pas irréprochable. La gestion thermique reste perfectible en usage intensif, en particulier sur les longues sessions de jeu, où le smartphone montre ses limites. La partie photo, bien que polyvalente, dépend encore fortement du traitement logiciel dans les conditions les plus difficiles, et les modules secondaires restent en retrait du capteur principal. Enfin, le positionnement tarifaire très élevé vient forcément durcir le jugement : à ce niveau de prix, l’exigence est maximale.

Le Kira 19 Pro ne cherche donc pas à être le meilleur partout, mais à être bon partout. Et il y parvient plutôt bien. C’est un smartphone équilibré, fiable et cohérent sur la durée, qui séduira ceux qui privilégient l’expérience globale à la performance brute. Reste à savoir si cet équilibre suffit à justifier un tarif aussi ambitieux, dans un marché où certains concurrents font mieux sur des points précis.

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Logotype du Bureau du Premier Ministre.

DÉCLARATION DU PREMIER MINISTRE DE SA MAJESTÉ.
Monsieur le Premier Ministre ZHOU Lee, 04 août 2019.


Objet : Sur la crise politique que traverse la République du Talaristan.

Au nom de Sa Majesté le Vénérable Céleste Auguste de Jade, Ling Jiajing, de la Maison Ling, empereur du Grand Ling, protecteur des îles Lanhu, gardien de l'Épée céleste et du Sabre du dragon, actuel occupant du Trône du Dragon, héritier de l'Empereur de Jade et du Ciel ;

Monsieur le Premier Ministre, l'Honorable ZHOU Lee, s'est exprimé concernant la grave crise politique que traverse la République du Talaristan, la plus grave depuis la fin de la guerre civile.

La Maison Impériale et son Cabinet se disent extrêmement inquiets de la situation au Talaristan qui ne semble pas capable de contenir les aspirations de la foule. Si les chiffres tendent à limiter l'impact de cette insurrection généralisée, les observateurs internationaux et correspondants locaux présentent quant à eux un bilan bien plus dramatique. Au regard de la situation et du danger qu'elle représente pour les ressortissants lingois, Monsieur le Premier Ministre ZHOU LEE, par l'intermédiaire du Cabinet de Sa Majesté et particulièrement du secrétaire d'État, a invité les lingois présents sur le sol Talar à se rapprocher de l'Ambassade et des consulats lingois en vue d'un rapatriement rapide.

Dans un second temps, il a été demandé aux responsables de Great Ling Airlines de mettre en place plus de moyens humains et techniques afin de faciliter le rapatriement sous couvert de la prise en charge partielle par le Trésor des frais engagés par la compagnie pour cet exercice.

La Communauté des États Nazumis a été saisie, son siège étant au Talaristan, dans le but de coordonner une réponse à l'échelle continentale. A cet effet, l'Empire du Grand Ling demande le déménagement des installations CENienne vers une nation plus stable ; l'Empire s'étant porté volontaire pour l'accueillir à Neijing en profitant de la légitimité que lui offre son statut de pays hôte de l'Organisation du Patrimoine Mondiale.

Enfin, et pour finir, le représentant de l'Empire du Grand Ling au Talaristan doit rencontrer les autorités talars pour savoir ce qu'il en est et avertir que la situation ne saurait être tenable ni bénéfique pour les partenariats politiques et économiques qui engagent le Talaristan et le Grand Ling.

Puissent les Dieux nous être favorables dans cette quête de paix éternelle.

Monsieur l'Honorable Premier Ministre de l'Empire du Grand Ling, ZHOU Lee.

Sceau de l'Empereur
Le Sceau de l'Empereur.


Armoiries du Grand Ling.
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