
Fabrication de la barre d'amidon au Réfectoire Central
Le Réfectoire Central est le lieu de sociabilisation des habitants de Mesolvarde. Ce bâtiment circulaire immense, situé au centre de la ville, remplit deux fonctions : nourrir le peuple et assurer la cohésion sociale. Dans ce bâtiment, l'ensemble des travailleurs se retrouvent pour apprécier ensemble un repas bien mérité. Les repas y sont gratuits, à volonté, mais obligatoires. En effet, il est interdit de manger ailleurs que dans ce bâtiment, qui dispose de la plus grande quantité d'air pur et de matière organique comestible du pays, ce qui en fait un lieu très apprécié de tous.
L'immense bâtiment est conçu comme un hall, avec de vastes tables disposées en cercle. Au centre, des distributeurs de nourriture et un balcon réservé à la noblesse. De 11 h à 14 h, l'ensemble de la population défile et a la possibilité de retirer son masque pour savourer un bon repas. Personne ne sait que ce plat est souvent la chose la plus détestable qui puisse exister sur Terre, mais en raison de l’absence de terres cultivables, le pays est réduit à cette forme d’horreur culinaire.
Pour pallier son besoin criant en nourriture et en eau pure, le Drovolski fait appel à bon nombre de puissances étrangères qui lui fournissent 82 % de sa nourriture, en échange principalement de métaux. Les 18 % restants proviennent principalement du recyclage de matières organiques issues de Costame. Sur le plan nutritionnel, les unités de production sont maintenues avec difficulté au-dessus du niveau de carence, mais cette situation ne permet pas le développement des Mesolvardiens. En particulier, une carence reconnue en vitamine D, calcium et vitamine K rend les habitants très vulnérables à des maladies peu esthétiques, telles que l'hypocalcémie et des hémorragies. Bien que l'alimentation ne soit pas le facteur le plus important pour expliquer la très faible espérance de vie au Drovolski, elle explique une partie des aspects dramatiques de la fin de vie et des maladies chroniques récurrentes du pays. Plusieurs équipes internationales ont tenté d'aider le pays à améliorer l'alimentation de la population, mais le gouvernement s'y refuse, arguant que cela représente un coût excessif.

























