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Presse de l'Union Internationale du Communisme et du Socialisme - Page 2

L'Unité, organe de presse officiel du Parti Eurycommuniste Velsnien a écrit :

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Édito de Géorgi Marcos, 1er septembre 2014



Droit de réponse aux camarades sylvois



Chers lecteurs et camarades,

Qu’il me plaît de prendre la plume de l’Unità le temps d’un numéro, de l’emprunter à tous ces braves camarades journalistes qui l’animent l’espace d’un instant pour m’adresser directement à vous. Non pas par le biais de ces entrevues que j’affectionne, certes, mais comme vous le savez, la prise de parole ne permet souvent pas d’imiter la perfection de la pensée que constitue le fait de coucher son écriture sur le papier, de prendre le temps de voir murir la pensée et de la réfléchir. Cette activité intellectuelle, j’encourage par ailleurs tous les camarades de notre Parti à la pratiquer, ne serait-ce que pour réaliser que parfois, certaines de nos paroles fondées sur l’affect n’ont pas la sophistication des mots que l’on peut penser. Voilà ce qu’est un parti d’avant-garde, camarades, une organisation qui appelle à la formation constante, l’élévation intellectuelle et morale de tous nos membres. Si les forces du marché se sont saisies se de chaque retour à l’atelier pour nous retirer le stylo par accaparement de notre force de travail, nous devons leur reprendre sur notre temps libre, d’où notre attachement à l’existence d’un droit à la paresse. Tous nos efforts se doivent de rejoindre notre seul objectif en tant que militants : l’avènement de la société socialiste.

La raison qui me pousse à rédiger cet édito est ambivalente, mais rejoint ce qui est mentionné plus tôt : la nécessaire formation des membres d’une formation politique, sans laquelle toute sorte de dérive se produirait. Trahison de l’engagement socialiste rendue possible par une course à l’électorat et à la quête d’acceptation par le système politique bourgeois, entrisme, relais d’opinion des sources les plus douteuses provenant de journalistes faisant partie intégrante des systèmes qu’ils dénoncent pourtant de vive voix. Certes, je me félicite que le tirage de l’Unità soit désormais si populaire qu’il tombe entre les mains de lecteurs paltoterrans de Sylva. Cela prouve en premier lieu que notre média alternatif s’est fait une place, grâce au dur labeur de nos journalistes indépendants. Mais d’un autre côté, je ne peux que m’attrister que le principe de formation politique élémentaire ne soit pas saisi à la hauteur de son importance par certains de nos camarades sylvois. Bien entendu, ces mots s’adresseront donc à notre chère camarade Annabelle Pottier, qui a prit la peine de rédiger un magnifique fleuve à l’encontre des positions émises récemment par le Parti Eurycommuniste Velsnien, et pour lesquelles vous camarades, avez voté et approuvé à l’occasion de notre dernier congrès triennal. Que l’on ne se méprenne pas : cet édito n’a pas vocation à n’adopter la forme que d’un vulgaire droit de réponse, mais j’aimerais, à partir des positions de cette camarade, rediriger nos lecteurs vers un ensemble de réflexions.


I) Défaillance de la méthodologie de l’analyse politique : faute à une formation politique inachevée ou malveillance volontaire ?


Ainsi, quel est donc le sujet de cet article. A vrai dire, des axes de réflexion, il y en a beaucoup, et notre camarade semble à chaque fois pointer la mauvaise direction. Par courtoisie, sur la forme, je passerai sur les citations sorties d’un contexte précis, et semble-t-il parfois mal comprises par son autrice. Mais passons.

En premier lieu, et à ma grande joie, la camarade Pottier aborde un sujet mettant en exergue l’importance de la compréhension de la géopolitique dans un mouvement de masse, ainsi que l’importance du processus d’enquête dans le cadre journalistique. Tout d’abord, qu’est-ce que l’Okaristan, défini comme contre-exemple de l’aspect interventionniste du loduarisme (que la camarade ne définit par ailleurs que par cette facette d’une pensée politique pourtant beaucoup plus complexe) et de quoi la guerre qui y a eu lieu a-t-elle été le nom ? Il convient tout d’abord de nuancer les tenants du socialisme okaristanais, décrits comme fondamentalement faux, puisqu’éloignés du Liberalintern cher au cœur de notre camarade. Celle-ci dénonce un régime dont elle ne définit aucunement les contours, ni même la structuration du pouvoir, le lecteur devant prendre pour argent comptant le terme de « dictateur », se fondant sur une enquête bancale rédigée par un média ouvertement hostile à notre famille politique (mais dont l’autrice a au moins l’honnêteté de mentionner, ce qui n’enlève rien à la prouesse de paresse intellectuelle à laquelle nous venons d’assister). Accessoirement, les « révolutionnaires », objet d’une admiration déplacée, sont eux même dépeints avec autant de flou et d’incertitude. Là encore, aucun programme politique énoncé, aucune description des courants qui composaient ce mouvement, simplement des sophismes et des certitudes finalement bien fragiles. Un récit manichéen à peine digne d’une dépêche de l’OND. Cependant, il est triste de constater que l’Histoire n’a pas été ainsi faite, et que les évènements donnent tort à notre camarade.

En effet, quoi de mieux pour des révolutionnaires avides d’abattre un régime autoritaire, violent et failli que de faire appel à des régimes autoritaires, violents et faillis afin de les libérer. Il est coutume de dire que l’on reconnait la justesse d’une cause à ceux qui la défendent, lorsque nous observons par qui celle des révolutionnaires okaristanais fut défendue, nous sommes en droit de douter. Car pour défendre la liberté et la démocratie, quoi de mieux que de faire appel aux bouchers à louer du régime kleptocratique et mafieux de Rasken. Pour se défendre d’un régime failli, quoi de mieux que de faire appel à un gouvernement tcharnove à la tête d’un Etat structurellement fini, et qui a été dans l’incapacité de prévenir un nombre record d’épurations, de massacres et de guerres civiles. Mais si ce n’était que ses alliés, ce serait là une consolation à côté de cette triste réalité : qu’est donc devenu la Kolcovie « démocratique » ? Où est passée cette foule avide de liberté ? Et qu’est devenu Zladingrad ? Eh bien…la Kolcovie n’existe plus, c’est là bien tragique. Quant à Zladingrad, la Loduarie s’est assurée que le processus électoral propre à toute démocratie communiste reprenne, et a esquissé les bases d’une réforme économique. Plus encore, les loduariens n’ont repêché guère beaucoup d’anciens membres de l’élite politique d’avant-guerre, et Maksimov a pour ainsi dire disparu de la circulation. Preuve en est des bases solides que la Loduarie a posé à Zladingrad : même après la satellisation du pays (que l’on peut aisément assimiler à une vassalisation des plus primaires) par le Pharois, la transition ne semble pas avoir été l’occasion de revenir sur la construction politique des loduariens. Le système en place n’a connu aucun changement majeur, si ce n’est un remaniement de personnel, plus docile vis-à-vis des nouveaux occupants. Si même des membres du Liberalintern se sont portés garants d’un tel système, notre camarade les ayant en affection peut au moins reconnaître cette avancée sur le compte de la Loduarie.

En premier lieu, la camarade, en ne citant rien que son premier exemple a été à la fois incapable de définir le loduarisme dans sa globalité. En second lieu, malgré la certitude que l’autrice semble avoir du fait que le régime okaristanais ne relevait pas de la famille socialiste, elle a été incapable de définir correctement les tenants idéologiques des deux parties prenantes de la guerre civile. Et pour finir, elle semble de plus avoir une connaissance très aléatoire du dossier Zladingrad.

Mais si l’exemple de l’Okaristan relève d’un problème de déontologie journalistique et de compréhension géopolitique, la rapide étude du cas translave est quant à elle du ressort d’une méconnaissance complète en matière de théorie politique et d’idéologie, qui fait peser de sérieux doutes sur la qualité de la formation de l’organisation politique à laquelle celle-ci pourrait appartenir. C’est là que cette étude, par « anti loduarisme primaire », sort du domaine de la critique mal construite pour entrer dans celui de l’ignorance pure et simple.

En effet, la Translavye est citée, tout comme l’Okaristan comme un exemple du « manque de discernement » de la politique loduarienne (ce qui au passage ne répond en rien sur l’ambition de base qui était de souligner les paradoxes du loduarisme dans un seul pays, mais qui tourne très vite à l’accusation d’incompétence). Sur cette accusation, faire reposer la belligérance entre les deux pays sur base d’un seul incident, c’est méconnaître que les tensions entre les deux pays, aux modèles politiques radicalement différents, était déjà particulièrement vive, et les échanges diplomatiques précédents entre les deux services diplomatiques permettent de le constater. Là encore, la naïveté de croire qu’une seule provocation peut être la cause de la série d’évènements catastrophiques, débouchant au final sur l’attaque contre les centrales nucléaires loduariennes, ressort d’une incapacité d’analyse historique, cette fois. L’Histoire, en tant que science, est multi-factorielle, toujours. (HRP : je ne sais pas comment ton perso a eu connaissance de la rencontre entre Translavye et Loduarie, faudra m’expliquer ça). Là, l’autrice nous sort une histoire digne d’un feuilleton d’un magasine people, j’en ai bien peur. C’est ne pas penser à la menace existentielle que le modèle politique translave faisait peser sur les idéaux socialistes, et la menace nucléaire en était le plus grand exemple. Mais il s’agissait là également de vaincre adversaire dont l’idéologie s’assimilait au fascisme, un corpus d’idées contre lequel nous, eurycommunistes, avons un devoir de combattre.

Et c’est là qu’intervient pour moi, ce qui constitue la plus grande faute journalistique de cette jeune femme : l’incapacité à définir correctement les exemples qu’elle cite dans son récit accusatoire contre la Loduarie, ce qui rend toute analyse sujette à caution et douteuse, ce qui permet notamment la manipulation d’information. En effet, on nous décrit là ce pays comme un « modèle technocratique ». Un bel euphémisme pour désigner un régime qui s’inscrit pleinement dans l’idéologie fasciste. Et je m’inquiète maintenant pour nos camarades collectivistes de Sylva qui se retrouvent à ne pas savoir distinguer le fascisme des éléments de langage de la propagande translave, qui apparemment ont été très influents chez eux. Eugénisme et sélection des naissances, exclusion des handicapés et individus diminués de la société, volonté expansionniste à justification ethnique avec l’établissement d’un « espace vital »…La Translavye n’est pas un régime technocratique, camarade, c’est un régime fasciste, et les mots sont importants. De toute évidence, cette jeune femme n’a pas terminé sa formation politique, si tant est qu’elle en ait possédé une. Dans ce cadre, il est difficile de prendre pour argent comptant la totalité des démonstrations invoquées dans cet article comme argument d’autorité.


II) L’apprentissage de la réalité de la géopolitique, une nécessité au sein des appareils militants, et la réévaluation du rôle de la Loduarie dans le socialisme international

Cet article, malgré ses erreurs, peut être riche d’enseignement pour nous. En effet, il rejoint complètement les problèmes que j’ai pointé du doigt à l’occasion de nombreux articles : l’incompréhension de la mécanique de l’Histoire, et les problèmes qu’impliquent de favoriser des puissances libérales plutôt que des régimes socialistes dont on réprouverait un certain nombre de politiques. Cela constitue ici une démonstration de l’incompréhension de grandes questions géopolitiques. Je m’explique.

Que l’on se le dise, Kronos n’est pas un exemple de bonne gestion et planification eurycommuniste. Je ne m’en ait jamais fait secret et le PEV a d’ores et déjà reprouvé ce modèle. Je ne m’attarderai pas sur les tenants et les aboutissants de ce modèle, étant donné que nous sommes d’accord sur un point avec l’autrice et que cette dernière ne s’attarde guère dessus qu’au détour d’une phrase assassine (qui plus est en partie fausse étant donné que l’autrice sous-entend que la responsabilité du conflit reposait sur les épaules du régime kronien) : cette expérience a été un échec. Mais dans ce cas, concernant la Loduarie, pourquoi intervenir au Kronos pour défendre ce pays ? Si tant les eurycommunistes velsniens et les collectiviste sylvois semblent être en accord sur cette position réprobatrice vis-à-vis de Kronos, en rien cela ne signifie qu’il fallait laisser les océniens prendre la main dans ce pays. Et c’est là que nous ne nous rejoignons pas, nous et nos camarades sylvois ; je préfère mille Kronos, mille Grand Kah avec lesquels j’ai des points de désaccord, plutôt qu’un second Alguarena ou un Tanska qui sont des régimes qui nous sont fondamentalement hostiles. Visiblement, ce n’est pas le cas de notre contradicteur. Cela ne signifie pas qu'il faille prendre une défense corps et âme de tels régimes, ni nous refuser à une analyse critique, mais il s'agit bien d'empêcher les puissances du bloc libérale porter atteinte à des pays qui se sont libérés de leur emprise, et ce même si le corpus d'idées de ces régimes nous paraît imparfait et questionnable. Tout ce qui freine la course du socialisme est condamnable, ainsi que tout ce qui porterait atteinte à l'intégrité de militants dont nous pensons qu'ils sont dévoyés d'une manière ou d'une autre. L’attitude de tout loduariste serait de réussir à opérer un syncrétisme de lutte entre les différents régimes socialistes de ce monde, tels que l’ont été un certain nombre d’interventions de la Loduarie, et non de tendre des perches lorsque le maillon faible de la chaîne de la grande famille socialiste est brisé par l’ennemi de classe. Car c’est bien ce que peine à comprendre notre camarade ici présent, qui reprend mot pour mot les éléments de langage du gouvernement de l’oligarchie sylvoise, soit dit en passant. A savoir : à qui profite la chute d’autres régimes socialistes dont nous réprouvons les politiques ? Et il est curieux de constater que chaque position prise dans cet article par cette « journaliste » semble constamment s'aligner parfaitement avec les intérêts des puissances qui veulent abattre l'horizon de la République de l'amour humain que nous nous fixons, indépendamment de si nous sommes eurycommunistes, anarchiste ou man-khratiste. Comme si il n’y avait chez ces collectivistes sylvois une détermination à rester une béquille de régimes bourgeois.

Regardez le cas de la Communaterra, qui constitue un exemple intéressant de la manière dont notre organisation pense les intérêts du bloc socialiste. Si notre intéressée n’avait lu que la moitié de ce que nous avions émis à son sujet, elle saurait que ce modèle nous était fortement critiquable et condamnable (la détermination du PEV à écarter d’anciennes figures du mouvement comme la dite « Anarka » constituant un exemple parlant). Outre une politique économique catastrophique, propre à une mauvaise maîtrise du modèle communaliste, et qui a mis en exergue ses défauts structurels, ce régime s’était également rendu coupable de connivence avec le régime libéral de l’Alguarena. Cela étant su, nous avons rapidement fermé la porte à la participation de la Communterrra à l’UICS, en commençant en premier lieu par sa mise à l’écart. Car ils étaient devenus là des ennemis de classe. Et la collaboration de classe est bien là notre ligne rouge dont notre interlocutrice ne semble pas prendre en compte.

Au passage, cet exemple pris par cet article est particulièrement cocasse, puisque apparemment, il n’y a pas de mal lorsque le Grand Kah satellise un pays pour la bonne cause, alors que rétablir un processus démocratique et communiste à Zlandingrad semble être là totalement exclu, pas plus que lorsque la Loduarie participe à un processus de paix et de reconstruction du territoire translave, que notre autrice semble éclipser, tout simplement parce que cela ne correspond pas avec un narratif qui semble-t-il, a été écrit depuis un bureau ministériel de Sylva. Ou peut-être l’a-t-elle simplement oublié. Il y a ainsi tout au long de cet article une tendance à minimiser ces réussites de la Loduarie, à savoir la chute d’un régime fasciste pour l’établissement d’une démocratie communiste sur une partie de son territoire, pour mieux bonifier celles des autres, que nous ne nions pas pour partie, que l’on se le dise. Pour celle qui se plaint de l’inefficacité de la méthode loduarienne en Rimaurie, je tiens à rappeler que la chute du régime translave a commencé par un tir de missile. Regardez par vous-même le résultat : la moitié des translaves vont pouvoir profiter des vertus fondamentales d’une démocratie communiste.

Et que dire du bilan du loduarisme en interne ? Chose qu'aborde rapidement notre contradicteur. Eh bien...une économie stable, avec un PIB par habitant plusieurs fois multiplié depuis la chute du régime fasciste en 2001, le logement consacré comme gratuit, un chômage inexistant... Apparemment, cela ne suffit pas pour notre camarade, qui a l'air de préférer la semaine de travail à 48h à Teyla, la surveillance et l'espionnage de masse à Tanska ou le règne d'aristocrates dégénérés à Sylva.


III) Lorsqu’une journaliste collectiviste accable les communalistes par inadvertance. Les causes de la fondation de l’UICS.



Il semblerait que notre interlocutrice ait une dent particulière contre l’OND, malgré la pudeur et les pincettes qu’elle prend au détour de quelque phrase scandaleusement hypocrite. Une constante dans cet article : l’auteur se pose les bonnes questions sans parvenir à trouver de réponse correcte, et c’est en lien évident avec les défaillances que j’ai relevé plus tôt. La critique de l’UICS consiste ainsi en une série de portes ouvertes enfoncées, relevant des dynamiques existantes, mais y posant des mots et une analyse particulièrement faible et peu appropriée. A commencer par les raisons de la formation de notre Internationale. Pourquoi l’UICS ? C’est là une question à laquelle notre camarade répond par un mot qui revient sans cesse : une « vengeance » à prendre vis-à-vis de du Liberalintern. Apparemment, la cause unique et primordiale de tout un processus laborieux et épuisant auquel tant de camarades de différents pays du monde se sont donnés visant à replacer l’horizon socialiste au centre des préoccupations de notre mouvement serait…la vengeance ? Encore une fois, je tiens à rappeler que la théorie du matérialisme historique n’est pas pour les chiens et que chaque cause d’un évènement repose sur une multiplicité de facteurs. Mais l’auteur touche quelque chose, à l’aveugle et dans le noir certes : la manière dont Liberalintern a assuré la représentation du communalisme et par extension du socialisme dans le monde. Encore une fois, il y a chez notre auteur une lecture sensationnaliste de la situation, qui pense là nous révéler un secret scandaleux. Or, nous n’avons jamais fait cacher ces critiques et les avons exprimés à maintes reprises. Mais puisque notre camarade n’a pas réussi à en saisir le contenant, je vais ici me répéter et synthétiser ma pensée, après tout, le fondement de mes critiques (auxquelles cette dernière ne répond finalement pas seraient invalides).

En premier lieu, il est assez cocasse de constater que l’auteur fait reposer l’intégralité des réussites du Liberlintern sur sa force militaire. Ce n’est en rien anodin, car de bilan, notre auteur n’a pas grand-chose d’autre à défendre. Au militarisme supposé de la Loduarie, notre auteur oppose la réussite d’un autre modèle militariste, qui ne semble pas se rendre compte du paradoxe que constitue sa pensée. Pour cause, le Liberlintern n’est pas une instance de débat, de discussion, d’avancement de nos théories respectives, et c’est là une première critique que nous avons à lui faire. Le Liberalintern n’est pas un organe de défense d’une vision du socialisme mais la volonté hégémonique de deux pays (dont l’appartenance de l’un d’eux à notre famille politique peut légitimement être remise en question), à la tête de plusieurs autres plus en retrait. Le Liberalintern n’a pas été un théâtre de diffusion de la pensée socialiste autrement que par des chars, ses instances n’ont pas émis de théorie ou animer un quelconque débat d’idées visant à faire avancer notre cause autrement qu’avec des chars, ce qui n’est qu’une infime partie de la solution. Sans cela, le militarisme seul relève de l’impérialisme le plus simple, semblable à celui exercé par l’ONC et l’OND. Au Liberalintern, notre camarade oppose ainsi l’UICS dont la fonction est beaucoup plus large qu’une simple alliance militaire (un aspect qui toutefois est utile, comme en atteste mes différentes prises de parole à ce sujet).

Cette absence de construction de la pensée socialiste au sein de cette organisation conduit fatalement à la deuxième critique que nous avons exprimé à l’égard de cette organisation : la compromission avec des forces du marché que nous avons à cœur de combattre en tant qu’ennemis de classe. Chacun le sait dans les rangs du PEV, toute absence de pensée construite mène aux dérives que nous allons là voir en revue. Pourquoi l’UICS ? Eh bien…tout simplement parce que même des pays libertaires faisant partie du Liberalintern nous en ont fait la demande, ce que l’auteur semble éclipser. Ce n’est pas un secret que l’Astérie s’est plaint à de nombreuses reprises de la perte de repères idéologiques au sein du Liberalintern, et s’est donc logiquement tournée vers l’UICS dont elle a embrassé les principes à plein poumons. Pourquoi cela ? Je vous laisse imaginer la situation : vous appartenez à un organe de défense des intérêts du socialisme, ou du moins de sa composante libertaire. Et en réunion, vous vous retrouvez assis à côté d’un représentant de la Zélandia, un pays dont les principes économiques sont proches des mouvements libertariens, semblables à ceux qui ont ravagé la campagne sylvoise il y a peu. Quelle serait votre réaction ? Vous vous alliez à des pays libertaires pour vous retrouver à discuter avec des capitalistes libertariens. C’est tout bonnement délirant et scandaleux. Un but du Liberalintern est de se défendre de l’ONC, rappelle l’autrice, ce qui est vrai. Mais le Liberalintern a fini par devenir son clone, et le capitalisme dans ses rangs, le plus sauvage qui soit qui plus est, y a élu domicile et décroché la protection de ceux qui devaient les combattre. C’est là bien ironique. Dans ce cadre, il est nul besoin de s’étendre pour constater les contradictions internes de cette organisation. Je ne suis pas l’ennemi des communalistes, je suis celui des paradoxes du Liberalintern, ce qui est là bien différent. Le dernier exemple en date est parlant avec l’émergence de la Fédération des communes estaliennes et leur intégration à l’UICS. Normalement, un pays tel que l’Estalie aurait toute sa place parmi les nations du Liberalintern : un pays gouverné par des principes anarchistes et autogestionnaires. Pourtant, ces derniers se sont refusés au Liberalintern et se sont tournés vers l’UICS. Pourquoi ? Parce que le Grand Kah, membre du Liberalintern livrait des armes à la nation réactionnaire de Kartévilie, qui en ce moment même fait peser une grave menace sur la sécurité des estaliens. Et ce n’est que le dernier exemple en date de toute une série de paradoxes que j’évoque. A côté, la Loduarie a su faire preuve de clarté, et dont la doctrine a été peaufinée et corrigée grâce à des débats constructifs à l’UICS, a réussi a gagné un nouvel allié de la cause socialiste, qui de plus, est porteur d’une vision totalement différente du socialisme. Il s’agit là d’un parfait exemple de l’exercice du loduarisme. Mais après tout, peut-être l’Estalie également est un régime violent et criminel ? Il ne répond pas aux impératifs onédiens que semblent défendre notre camarade, ce doit donc être forcément le cas.

Mais je tiens à revenir sur ce terme de « vengeance », un mot absent du vocabulaire des membres de l’UICS, autrement, pourquoi aurions-nous élu à notre tête une personnalité issue d’un pays membre du Liberalintern ? Encore une fois, nous avons là affaire non pas seulement à une critique infondée, mais qui repose sur une méconnaissance inquiétante du sujet traité. Si construction dédiée à l’influence loduarienne il y a, pourquoi nous, eurycommunistes, avons tant tenu à y inviter des pays d’obédiences politiques si différentes : eurycommunistes, socialistes nazumi, libertaires, anarchistes et socialistes démocrates tous unis autour d’une seule organisation. A l’heure actuelle pour rappel, seul un tiers du conseil suprême de l’UICS est occupé par des représentants, ce qui exclut de fait la Loduarie de tout contrôle sur ses institutions, en plus de ne pas contrôler la présidence, appartenant à une camarade extraordinaire sur qui nous avons reporté nos voix lors de son élection, par principe de centralisme démocratique. Si l’UICS était la créature de la Loduarie, croyez-vous, chers lecteurs, que ces derniers se seraient fatigués à s’encombrer d’une absence de contrôle des organes décisionnels ? De contradicteurs plus nombreux qu’eux ? D’une présidence aux mains d’une camarade du Negara Strana ? Vous n’imaginez pas à quel point il est épuisant de jongler entre les tenants de quatre à cinq familles politiques différentes, et de s’assurer de satisfaire chacune d’entre elles. Pensez vous que je fais ceci pour les beaux yeux de la Loduarie ? Non, je le fais pour le socialisme. Compte tenu des défaillances à la pensée politique animant le Liberalintern, je crains que nous ne puissions construire le socialisme sans la Loduarie, au grand dam de ce que pense notre camarade. En effet, aussi critiquable puisse être la Loduarie aux yeux de certains révolutionnaires de salon, j’aimerais poser une question à ces derniers par pure curiosité : connaissez-vous beaucoup d’autres bastions du socialisme en Eurysie occidentale capables de tenir tête aux puissances onédiennes ? J’attends les réponses. Mais après tout, créer une Internationale socialiste contraire aux vœux des amis de cette camarade, c’est déjà répandre l’hégémonie loduarienne alors je ne m’étendrai pas.



IV) Il faut sauver le soldat OND : pourquoi la défense de la Loduarie tient de la logique


Cette deuxième partie d’article constitue sans doute le segment le plus bancal d’une pensée mal construite, à laquelle je n’ai répondu que par le fait et l’exemple, mais je tiens à détacher une partie de ce discours pour m’attarder sur ce qui représente pour l’exemple type d’une militante qui s’érige contre les intérêts de sa propre classe, et qui dans un syndrome de Stockolm, vient prendre fait et cause pour l’avatar le plus récent du libéralisme eurysien. Si défendre le Liberalintern, constitué de pour partie de camarades qui me sont chers, bien qu’étant selon moi empêtrés dans un mauvais cadre, que dire de cette flamboyante défense de l’OND ? On croirait presque que ses membres sont les portes étendards de l’idéal collectiviste sylvois. On entre dans ce passage fameux où, quoi que la Loduarie fasse, celle-ci sera forcément en tort. Par un exercice de style rhétorique particulièrement maladroit, celle-ci vient presque en accuser, conformément au discours dominant ayant place dans les médias bourgeois sylvois, la Loduarie d’être responsable de la mort d’un certain nombre de ses marins. Qui sait ? Peut-être notre camarade accuse également la Loduarie à chaque fois qu’elle se lève du pied gauche le matin ?

Les tensions frontalières évoquées, parlons-en. Mais plutôt que de mentionner laborieusement la liste de ces très nombreux incidents, j’invite mes camarades lecteurs à prendre de la hauteur sur cette situation, un recul géopolitique. Interrogeons-nous sur le pourquoi de ces tensions, les causes profondes d’un mécanisme historique qui explique toute l’importance de la Loduarie et le caractère indispensable de son existence. Partons du même point de départ que notre camarade : la Loduarie effectue des exercices militaires à la frontière teylaise. Pour comprendre pourquoi, il ne s’agit pas simplement de relier cette action à une mesquinerie fantasmée de la part du secrétaire général, mais de fournir une analyse plus profonde que la liste de sophismes à laquelle s’adonne notre interlocutrice. Il faut associer cette action à la réalité géopolitique de l’Eurysie occidentale, et pas simplement jouer les violons pour un massacre en pleine mer ordonné par les autorités sylvoises. Tout d’abord, qui sont les contradicteurs de la Loduarie ? Qu’est-ce que l’OND que défend notre camarade ? En premier lieu, une union de pays dont le point commun fondamental la mise en commun des ressources d’un ensemble de démocraties libérales, avec l’institution de certaines mesures que nous, socialistes réprouvons : un marché commun prompt à la dérégulation des marchés, la mise en concurrence de travailleurs de différents pays dans une course effrénée à l’intérieur de ce dit marché, ou encore la condamnation de toute alternative politique ou économique autre que leur propre conception. Il est aisé de voir qu'une telle construction politique tend à la précarisation et à l'éclatement de la classe ouvrière en un ensemble désuni, incapable de se défendre face à une concurrence moins onéreuse que la leur. Fondamentalement, l’OND a tendance à condamner toute forme de gouvernement qui n’est le sien, même si ses membres peuvent à l’occasion entretenir des relations diplomatiques avec des pays dont les valeurs sont éloignées des leurs. Il y a des variations entre les modèles teylais, tanskiens ou sylvois, mais il est obligatoire que ces modèles doivent s’imbriquer correctement dans cet ensemble. Voici la définition des mécanismes internes de l’OND réduite à sa plus grande simplicité (et par extension de l’espace noordcroen auquel il est associé étroitement) : libéralisme économique, bannissement de la frontière, mise en concurrence systématique dans un espace trans-national. Un espace à l’intérieur duquel il est fondamentalement impossible de promouvoir l’horizon politique auquel nous aspirons, et en théorie ce devrait être également le cas pour la tendance politique de notre camarade sylvoise. Pourtant, quelle ardeur à la défense...nous sommes d'affreux "anti-capitalistes primaires" après tout...

Nous avons donc un espace politique totalement fermé à nos corpus d'idées, avec qui les échanges entre eux et la Loduarie semblent impossibles et potentiellement dangereux dans son attitude hostile à l'affranchissement et des travailleurs. En théorie, si il ne s'agissait là que d'un espace stagnant sur le plan territorial, nous n'aurions qu'à attendre que ce système s'effondre sous le poids de ses contradictions internes. Mais ce n'est pas le cas, et c'est là que nous nous devons d'aborder la dynamique de cet espace et qui le rend si dangereux pour l'horizon socialiste: comment celui-ci évolue et interagit avec tout corps étranger à sa propre existence.

La politique peut se résumer à un éternel rapport de force, et c'est celui-ci qui explique en grande partie l'hostilité loduarienne à l'égard de l'OND. Nous avons là deux ensembles d'une superficie, d'un poids démographique et d'une économie très inégale, mis en concurrence par deux modèles politiques radicalement différents et la tendance intrinsèque de l'OND à ne pas tolérer sur le long terme les contre-modèles. La Loduarie est pour ainsi dire un îlot encerclé par un bloc quasi uniforme, bien loin des caricatures dont nous fait part notre camarade sylvoise concernant une prétendue hégémonie loduarienne. L'OND est une organisation sur-militarisée, dotée de l'un des arsenaux les plus importants du monde, et qui de plus en plus, commence à exprimer, à l'image des relations de Tanska, une intolérance de plus en plus appuyée de toute forme de gouvernement autre que la sienne. Les echecs que la Loduarie a pu connaître n'est pas tant dû au triomphe d'un modèle eurycommuniste aux dépens d'un modèle libertaire, que d'un rapport de force profondément déséquilibré, où un bloc s'acharne en permanence à miner les initiatives de l'autre, en opprimant travailleurs et prolétaires en leurs propres pays au même instant (OND).

Dans ce cadre, même si ce n'est qu'un soutien critique, la Loduarie tient d'une importance indispensable, et ce pour toute la région, y compris les pays non communistes, dans le sens où elle accapare l'attention de l'OND, formant un rempart contre l'hégémonie de plus en plus affirmée du modèle ultra-libéral sur l'Eurysie de l'ouest. Au final, je pense que notre interlocutrice ne comprend tout simplement pas à quel point l'opposition vis à vis de cette organisation est importante, et tient du devoir. Nous sommes dans le cadre d'une guerre idéologique, camarade.


Conclusion:

Je ne m'attarderai pas sur la dernière partie que notre camarade a pu rédiger, étant donné qu'il n'y a là que la synthèse d'autres arguments exprimés plus en amont, pour la plupart faussés par un volonté de nuire à la construction de l'UICS, à défaut de n'être, dans le cas de sa formation politique, à l'initiative de quoi que ce soit. Ainsi, la réalité matérielle vient à comprommettre son argumentation en sa quasi totlaité des points:
- L'UICS est un organe indépendant et distinct de la Loduarie, sous une présidence stranéenne, et dont l'organe décisionnel principal n'est pas constitué à majorité de loduaristes, qui ne représentent qu'un groupe parlementaire parmi les qatre le constituant.
- Le modèle loduariste est justifié et fort de succès éclipsés par un article calomnieux, à la fois sur le plan interne (économique et social) et sur le plan de la diffusion d'idées à l'international (chute de la Translavye, sauvegarde d'une présence communiste sur l'ancien territoire okaristanais).
- Notre auteur n'est tout simplement pas capable de définir convenablement la plupart des objets de ses critiques: loduarisme, suivi des conflits en Okaristan et en Translavye, UICS....

Sur le plan militaire, les armes n'ont pas besoin de mots, aussi je ne m'y attarderai pas. Cette discussion concernera les membres de notre Internationale, et non pas une "observatrice" porteuse d'éléments de langage tenant de l'anti-communisme et dont la formation politique n'est pas même membre de notre organisation.





L'Unité, organe de presse officiel du Parti Eurycommuniste Velsnien a écrit :

Drapeau

Marina Zeffereli, 25 mai 2015



A l'ombre du XVIIème congrès du Parti eurycommuniste, la gauche velsnienne signe un accord électoral historique



Il est 4h du matin à la Géode, le siège du Parti Eurycommuniste Velsnien à Saliera, lorsqu'en sortent enfin deux hommes et une femme, cernes aux yeux et sourires béats. Géorgi Marcos salue ses deux homologues sur le porche avant de rentrer, goguenard au siège. Le premier secrétaire du SDB, Umberto Falcone lui, s'éloigne les mains dans les poches, un lourd dossier sous le bras avant de filer dans sa Strama grise. Quant à la coordinatrice du Comité des citoyens communalistes, Bianca Lodi, elle s'en va rejoindre ses camarades déjà réunis autour d'un cendrier en pleine nuit d'hiver, et s'en va fêter avec eux dans la nuit.

Cette scène, qui pourrait paraître anecdotique constitue un réalité un moment de bascule qui a le potentiel pour devenir une soirée historique. En effet, dans une déclaration commune qui a suivi peu après cette réunion, et réunissant trois portes paroles des formations du PEV, du CCC et du SDB, ceux-ci on annoncé la signature d'un pacte électoral autour d'un programme commun, qui prend la forme d'une synthèse des grandes lignes des axes de campagne respectifs des partis de gauche aux élections sénatoriales de 2015. Au prix de concessions de part et d'autre, c'est ainsi que se concrétise un rapprochement qui a débuté à l'occasion du grand mouvement de grève qui a secoué la Grande République en début d'année, et au cours duquel les liens et les dialogues se sont multipliés. Les trois formations se sont ainsi mises en accord afin de présenter une liste commune aux prochaines sénatoriales, prévues en 2019.

Mais quid de l'intérêt de chacun. Car en politique velsnienne, il ne faut pas s'attendre à ce que l'ascenseur ne se renvoie pas entre ces acteurs au corpus idéologique parfois très contradictoire. Pour les camarades du PEV, nous pourrions nous pousser la question de la pertinence de s'associer avec deux formations qui ne totalisent pas à elles deux les 30 sénateurs. Il s'agit donc avant toute chose, d'instaurer au sein de l'opinion publique une image plus lissée du PEV qui permettrait à un électeur ne se retrouvant pas dans l'offre électorale, de consentir à leur donner son bulletin de vote. Briser le plafond de verre qui sépare les eurycommunistes du pouvoir semble être devenu au fil de ces dernières semaines, une obsession du Bureau politique du PEV. Au vu des rapports de force actuels, inutile de dire que le PEV en a profité pour se tailler la part du lion dans ces accords, trustant 700 des 1000 noms retenus pour intégrer la future liste commune de la gauche velsnienne. Le CCC, dont on reconnait une influence certaine dans des milieux urbains éduqués, au capital social élevé mais au revenu relativement faible, s'est arrogé 150 noms sur la liste. Reste le SDB qui décroche les 50 dernières signatures. Pour ces deux formations, il est indéniable que cette candidature commune a pour but de montrer davantage de visibilité, ce qui a gravement manqué à la dernière échéance électorale.

Des concessions, le programme qui a été présenté dans la matinée qui a suivi en déborde: si l'abolition du cens électoral est une mesure défendue par tous, la question de la réforme des autres institutions a posé un certain nombre de dilemmes. Mais ce qu'il transparaît du texte semble dégager plusieurs tendances: le PEV renoncerait à court terme à l'instauration d'une démocratie communiste loduariste, du moins dans la forme présente en Loduarie. Une concession de taille faite aux deux autres formations, lesquelles se sont mises d'accord pour l'instauration d'une proportionnelle intégrale au Sénat des Mille. Le remplacement des magistratures sénatoriales par des fonctionnaires élus sur base d'un grand concours de la fonction publique, est également un grand axe décidé entre les trois formations.

Ce que le PEV a cédé en matière de réformes politiques, il l'a bien rendu à ses futurs partenaires dans le cadre de la direction de l'économie, avec un programme massif de nationalisations: les secteurs de l'armement, du transport, de la construction navale, de l'énergie, des établissements bancaires et d'un grand nombre d'autres secteurs seraient ainsi concernés. Le SDB a ainsi concédé le principe d'économie planifiée et centralisée, qui devrait devenir la boussole de ce programme commun en matière d'économie.

En matière de travail, le PEV et le CCC ont également mis le SDB en minorité, en invoquant une rénovation complète du droit du travail, la diminution du volume horaire de travail, une augmentation générale des salaires, l'instauration systématique des comités d'entreprise, contrebalançant l'abolition des grandes corporations patronales qui régentent la vie économique du pays. Le CCC a également obtenu du PEV la mise en autogestion d'une petite liste d'entreprises, lesquelles constitueraient une expérience en vue de l'établissement de coopératives ouvrières. Cette mesure semble concerner toutefois la petite et la moyenne entreprise uniquement. L'établissement de congés maternité et paternité, inexistants à Velsna, est également souvent revenu.

Le CCC a quant à lui exercé une pression constante afin de procéder à la création d'un grand moratoire vis à vis du droit des minorités, qui a été un angle mort du PEV durant la dernière campagne sénatoriale. Le respect du droit des minorités ethniques en outre-mer y a été évoqué à de nombreuses reprises, ainsi que la poursuite des réformes actuelles du gouvernement velsnien vers l'institution du droit complet d'union matrimoniale et d'adoption pour les couples homosexuels.

Toutefois, c'est sur le plan de la politique internationale que le PEV a réussi à tirer toute la couverture pour lui, renonçant à l'instauration d'une démocratie communiste loduariste en échange d'une adhésion immédiate à l'UICS et d'un soutien complet à tout mouvement indépendantiste dans un cadre colonial (de l'accord des trois formations). Nul doute que le PEV espère participer à la transformation de l'UICS en alliance militaire de plein droit, semblable à ce que peuvent être le Liberlintern ou l'OND.


Mais si établir ce programme paraît avoir été une lutte de tous les instants, reste à savoir si cette manœuvre s'avérera payante en vue de la prochaine échéance électorale...



L'Unité, organe de presse officiel du Parti Eurycommuniste Velsnien a écrit :

Drapeau


Édito de Géorgi Marcos, secrétaire général du Parti Eurycommuniste velsnien, 16 janvier 2016



Mourir pour la grosse Catherine ? Non !



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Chaque jour qui passe nous rapproche un peu plus du précipice, les puissances bourgeoises n'attendaient que cela. Ils le voulaient, ce moment opportun de se débarrasser définitivement de ce qu'ils considèrent comme des nuisances : nous, et nos revendications. Nous les ouvriers, nous les employés, nous les professions intermédiaires, nous les gagne petits et les mange-misère. La guerre a toujours été un outil du capital, l'outil de dernier recours, l'instrument idéal pour se débarrasser des revendications ouvrières, pour nous envoyer au front pour faire leurs guerres à leur place. Nous ne payons pas seulement leur modèle de production par notre sueur, loin de là: nous en faisons les frais en versant notre sang pour des causes qui ne sont pas les nôtres. Nous sommes des frères et des sœurs, des camarades de tous les pays du monde, qui sommes contraints de livrer bataille pour attiser l'appétit de quelques nantis, qui se calfeutrent dans les sphères politiques, tant du gouvernement velsnien que des autres puissances.

Nous arrivons, je l'estime, à un point de bascule. Partout, le conservatisme et la réaction semblent l'emporter. Le conseil communal velsnien se compromet chaque jour un peu plus avec des régimes droitiers, à la limite de l'idéologie fasciste. L'OND s'est vendu à des puissances esclavagistes et réactionnaires pour quelques espèces. 50 000 opposants politiques exilés par le régime kartien ? Peu importe, ces vies ne valent rien car elles ne servent pas un narratif idéal. Sylva pactise avec la dictature antégrine ? Peu importe, ce dictateur là est dans le bon camp après tout, il achète et vend au bon endroit. L'ethno-état hotsalien et « l'entreprise » Rasken s'engagent dans une escalade dangereuse pouvant détruire des milliers de vies ? Mettons donc quelques billes sur chacun d'entre eux pour voir qui survit. Le capitalisme, dans la nature de son fonctionnement, a la faculté de détruire ses propres forces de travail, et la guerre n'en est que le prolongement naturel. Les seules occasions pour lesquelles ces forces bourgeoises se battent pour la paix, c'est pour défendre un régime mafieux au Gondo et l'empêcher de s'effondrer devant la force de son propre peuple ! Le profit avant tout, là est la malheureuse réalité des gens qui nous gouvernent. Leur système est condamné à semer la guerre, aussi sûr que le nuage apporte l'orage.

Aujourd'hui, une fois de plus, nos gouvernements nous emmènent un peu plus dans cette abîme. Rien de nouveau en soi, mais ce qui change, c'est l'ampleur du massacre dont nous allons au devant, et la détermination de nos gouvernants à appliquer un tel agenda belliciste et destructeur. La démocratie communiste loduarienne a toujours été la justification idéale à toutes les attitudes guerrières, la cause parfaite de toutes les dépenses et toutes les extravagances budgétaires, qui devraient être consacrées à nous sortir collectivement de la misère: de la faim, de la pauvreté, de l'analphabétisme. Que le gouvernement teylais impose déjà à son propre peuple des cadences de travail infernales, les trois huit, la barbarie et la prédation organisée par le patronat...tout cela est déjà suffisamment abominable, de voir les travailleurs aliénés au point que certains ouvriers, au devant de leurs patrons, baissent la tête et disent simplement « merci ». Mais voilà que désormais, à défaut d'imposer la prédation à sa propre population, à ses propres masses prolétaires, voilà que ces derniers entendent imposer la mort et néant à leurs voisins. De quel droit devrions nous tous être affectés par cette folie, nous les travailleurs, nous les velsniens, les teylais, les tanskiens, les gallouèsants ? Devrions nous mourir pour la grosse Catherine ? Non ! Existe t-il d'autres alternatives qui éviteraient un massacre ? Oui, évidemment. Seulement, ce n'est pas là le souhait des gouvernements bourgeois, cela n'a jamais été le cas.

Ceux ci se pensent engagés dans un bras de fer à mort avec les loduariens, et la simple existence de ce régime, à toute évidence, leur paraît être une insulte. Alors que des loduariens OSENT faire des transferts aériens dans des zones neutres...vous imaginez bien que l'occasion était trop belle, trop tentante, pour ne pas la laisser passer. Une flottille aérienne sans défense ? Pourquoi ne pas la détruire après tout: cela respecte un agenda fixé de longue date, qui s'inscrit dans un harcèlement à outrance du moindre fait et geste du gouvernement loduarien à l'étranger, et qui permet par dessus tout de justifier la militarisation massive dont la plupart des pays eurysiens sont responsables. Et tout cela pourquoi ? Pour satisfaire les égos des états majors onédiens en mal de leçons à donner de victoires symboliques ? J'ose dire les mots aux ouvriers teylais qui liraient ceci : le gouvernement qui a été élu à la tête de ce pays se comporte comme une bande de bouchers et de criminels de guerre en puissance ! Car c'est là, la seule manière qu'ils connaissent d'envisager un rapport de force. C'est là le moment pour eux de se débarrasser définitivement d'une alternative politique, quoi que l'on pense d'elle en en bien ou en mal, qui donne un contre-exemple à cette débauche de régressions sociales, de dérégulations, de catastrophes humaines dont les hommes et femmes qui se sont succédé dans le cabinet ministériel teylais sont responsables ! Il se plaignent des conséquences dont ils chérissent les causes, à l'instar des événements survenus à Valinor, sans se poser la question de savoir pourquoi des individus, en voyant le monde qu'ils sont en train de construire, se disent « Non, je ne veux pas de cela. ». Et tout le monde suit : la bourgeoisie velsnienne a emboîté le pas et mobilise son aviation, celle de Tanska également, et

Aussi, je dis ceci: si nos gouvernements sont incapables, et n'ont pas la volonté de se battre pour la paix, nous, communistes, socialistes, anarchistes, libertaires...nous, nous sommes prêts à faire peser notre parole, en embrasant sur notre sillage toute la classe ouvrière et laborieuse d'Eurysie et du reste du monde. Vous avez réussi à vous entendre pour ne pas vous battre au Gondo ? Très bien, car nous voulons la même chose en Eurysie, même si cela répond beaucoup moins à vos priorités et vos ambitions mortifères.

Nous appelons donc, notre rédaction, toutes les forces sociales et démocratiques, désireuses de tordre le bras d'une monarchie poussiéreuse et putride, afin que la paix perdure entre les peuples et les travailleurs. Nous souffrons bien assez dans nos ateliers, dans les rayons de vos supermarchés, dans les centrales d'achat, dans les ports et les gares. Nous appelons l'ensemble de la société civile velsnienne, teylaise, tanskienne, et même au delà, au Grand Kah, à l'organisation de grandes marches de la paix et du désarmement. Pour que les armes cessent de circuler au prix de la baguette de pain, pour que les individus au pouvoir aient la décence, pour une fois de leur, de se comporter comme des bêtes. Un front uni des travailleurs contre cette folie, voilà ce que nous voulons ! Camarades ! La vie est à nous !



Les ventes de ce numéro serviront à financer des cagnottes de manifestation dans tous les pays d’émission de ce numéro: Velsna, Teyla, Tanska, Valinor, Loduarie et Grand Kah. Cet article a été traduit du velsnien vers le syncrétique, teylais, valinoréen, loduarien et tanskien.




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L'Unité, organe de presse officiel du Parti Eurycommuniste Velsnien a écrit :

Drapeau


Communiqué officiel du comité central du Parti Eurycommuniste velsnien, 28 mars 2016



Le camarade Lorenzo est mort. Immense émotion pour les travailleurs du monde.



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La terrible nouvelle et le grand malheur viennent se jour frapper tous les peuples libres, et les travailleurs du monde entier, par l'annonce du décès de notre cher et grand camarade Lorenzo, secrétaire général de la Loduarie Communiste, ce 28 mars 2016. Le peuple héroïque de la Loduarie Communiste et son gouvernement venant nous apprendre la triste nouvelle de la disparition du grandiose bâtisseur du loduarisme, de la figure la plus importante de l'eurycommunisme du XXIème siècle.

Tout d'abord, par ces mots, nous nous adressons en premier lieu au peuple loduarien, de la part de tous les exploités, de tous les écrasés, de tous les sans-rien, qui ont porté sa figure comme étendard d'une société résolument nouvelle et révolutionnaire.

Une peine immense emplit nos cœurs. En cette journée cruelle de deuil universel, nous assurons au peuple loduarien de notre fraternelle et indéfectible solidarité. Tous les travailleurs de Velsna, et tout le peuple de Velsna, tous les vrais camarades, tous les vrais amis de la paix universelle et de la République de l'amour humain partagent une même douleur. Pour tous les exploités de la classe ouvrière velsnienne, le camarade Lorenzo, malgré sa mort, ne cessera jamais, ô grand jamais, d'être perçu par tous les velsniens comme un grand artisan d'une société alternative et belle: celle du socialisme.

Nous rendons hommage à celui qui, en 2001, a allumé une étincelle d'espoir dans une Loduarie alors rongée par une junte militaire fasciste. Qui parmi les opposants de ce grand homme aiment à rappeler à quoi ressemblait la Loduarie avant l'ascension au pouvoir du camarade Lorenzo ? Qui parmi les nations capitalistes osera omettre que durant ces quinze années de mandat, ce grand libérateur des peuples s'est contenté de gouverner sur un qtatut-quo ? Non. La Loduarie communiste, nous pouvons le dire, a permis à des millions de travailleurs de sortir de la misère et de l'analphabétisme. Lorenzo a récupéré une Loduarie roulant à la charrue, et il la laisse aujourd'hui avec l'un des plus grands parcs nucléaires du monde, avec un réseau routier et ferré modernisé, avec des logements gratuits pour tous les travailleurs.

Et cette étincelle qui s'est allumée en Loduarie en 2001 a eu tôt fait de devenir un grand feu de joie, car le camarade Lorenzo ne se serait jamais contenté de libérer un seul pays: il fallait émanciper toujours plus de peuples, libérer toujours plus de travailleurs. Nous n'oublierons jamais l'action du secrétaire général en faveur du bonheur et de la libération des peuples: en Okaristan, en Translavye, et partout où le drapeau de la Révolution prolétarienne a été planté, tantôt avec succès, tantôt avec regret.

Le nom de Lorenzo illumine de sa resplendissante clarté le chemin à suivre pour réaliser le plus grand rêve de l'humanité: le chemin du communisme ! Nous, membres du comité central du Parti Eurycommuniste Velsnien, que nous saurons puiser dans la vie et l’œuvre du camarade Lorenzo, dans la clarté de ses perspectives révolutionnaires, dans l'audace et le caractère concret de ses directives, dans sa liaison constante avec les masses laborieuses, des forces chaque jour renouvelées, pour en suivant la trace du camarade secrétaire, être dignes du qualificatif de "loduariste".

Les eurycommunistes velsniens sauront rester fidèles aux principes loduaristes, contre les déviations de la ligne telle qu'édictée par le camarade Lorenzo, réaffirmant sans cesse la fermeté de notre tâche de libération et d'émancipation du genre humain. Nous prenons acte, par ta mort, camarade Lorenzo, su rôle fondamental de tous les partis frères dans l'apport aux masses laborieuses de la formation nécessaire à la lutte pour leurs droits.

Camarade Lorenzo, nous te disons adieu: ami de tous les travailleurs, de tous les opprimés, de tous les laissés pour compte. Tu as fait honneur à la quête du paradis socialiste, et nous tous, ouvriers de tous les pays: velsniens, loduariens, estaliens, translaves, qu'ils soient dans le monde socialiste ou capitaliste, nous reprendrons le drapeau.

Ta mémoire vivre dans nos actes, tes enseignements éclaireront toujours notre route. Nous ne cesserons jamais d'aller de l'avant, vers le communisme.


A la santé de Lorenzo !


Extrait du journal officiel Tiramen Diesam daté du 29 Mars 2016
Estrayo ur diesam pravem Tiramen Diesam dateg ur XXIX ket Erond 2016


Le 28 Mars de l'an 2016, dans la matinée, le Secrétaire Général de Loduarie Communiste est mort.

Celui que l'on appelait affectuesement Lorenzo, ou même Lolo, dans les villes et quartiers ouvrier, a été brutalement rayé de la surface du globe. Mais il faut plus que le temps pour abattre un grand Homme, et c'est le feu qui nous enlève celui-ci. Le feu en aura occi beaucoup de tous lieux et de tous temps, mais jamais un tir si pervert ne nous aura spolier l'amour et la bienfaisance de celui qui nous était le plus précieux. Aujourd'hui, les classes laborieuses du monde sont en deuil. Les forces anti-corruption loduarienne ont finalement sombrée dans ce qu'elles étaient supposées lutter contre, les poussants à mettre un terme à la vie d'un Homme qui aura fait rêvé le monde pour quelques quinze années. En 2001 il faisait la révolution et terrassait l'hydre fasciste qui asphyxiait sa nation, et maintenant il repose en paix, fort de tout ce qui a été accompli.

Les pensées du peuples illiréen au complet vont à la Loduarie veuve, à la famille amputée, et aux travailleurs orphelins du monde. Tous ont vu sombrer l'Homme qui les nourrissait de mots et d'actes, d'amour et d'autorité. Jamais nos cœurs ne furent si bas qu'en ce jour. Le décès de feu notre souverain lui-même ne nous avait pas boulverser avec la force qui nous arrache maintenant des larmes. Le monde a changé, mais ses ennemis sont toujours les mêmes. Le fascisme sera anéanti sous la force brute de la Grande Armée des Travailleurs, et le pervert mercantilisme sera mis à genou devant la splendeur de nos hérauts tout de rouge vêtus.

Car oui, camarades, la lutte ne prend pas fin avec son champion ! La Loduarie reste forte, et la compagne du défun Guide de la cause prolétarienne assure désormais un pouvoir toujours aussi juste et puissant. Et les nations labourieuses du monde entier savent encore se battre ! Hissez-haut le rouge étendard des travailleurs ! La mort du soleil nous donne à voir la Lune rouge de la vengeance, et les payans saurons déchiffrer son veuf message. Tous, partout, avons la force de poursuivre l'œuvre du Guide. Mais la victoire sans la mémoire est une défaite. Souvenons-nous donc de cet Homme qui dressa haut l'espoir de ses semblables. C'est en ce but que le Gouvernement annonce ce soir un deuil national d'une semaine.

Que ses mots soient vivant à travers nos bouches,

Vive la Révolution Prolétarienne Eternelle !
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LE GUIDE EST TOMBÉ, LA RÉVOLUTION MARCHE !
La Camarade Aube Thora assume la direction de la Nation face à l'infâme trahison contre-révolutionnaire !


Camarades Loduariens ! Peuple Héroïque ! C'est avec une douleur infinie, une colère sourde mais une résolution d'acier que nous devons vous annoncer l'impensable, l'innommable tragédie qui a frappé notre Patrie socialiste au cœur même de son existence. Hier, le 28 Mars 2016, la main lâche et criminelle de la trahison la plus vile a porté un coup fatal à notre guide bien-aimé, à notre leader incontesté, au bâtisseur de la Loduarie nouvelle : le Camarade Secrétaire Général Lorenzo Geraert-Wojtkowiak est tombé, assassiné par les ennemis du Peuple !

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Un cri de douleur et d'indignation traverse notre grande Nation. Le père de notre Révolution, celui qui nous a sortis des ténèbres sanglantes des Années Sombres et de la barbarie fasciste, celui qui, durant quinze années de labeur acharné, a reconstruit pierre par pierre notre industrie, notre agriculture, notre dignité, a été lâchement abattu. Il n'est pas mort de vieillesse ou de maladie, Camarades ! Il est mort au combat, sur le front intérieur, victime d'une conspiration ourdie par les éléments les plus corrompus et les plus réactionnaires, infiltrés au sein même d'une institution censée garantir la probité de notre nation : l'infâme Milice Anti-Corruption, menée par le traître et usurpateur Frédéric Dandelion !

Ces vipères, démasquées aujourd'hui dans leur entreprise contre-révolutionnaire, ont cru pouvoir décapiter notre Révolution en visant son symbole le plus éclatant. Ils ont cru pouvoir semer le chaos et la panique pour instaurer leur propre dictature réactionnaire, sans doute à la solde des puissances impérialistes étrangères qui n'ont jamais accepté l'existence de notre Nation socialiste libre et souveraine ! Quelle erreur fatale ! Quelle méconnaissance de la force indestructible du Peuple Loduarien uni et de la solidité de ses institutions !

Face à cette attaque ignoble contre les fondements mêmes de notre nation, la réponse fut immédiate, foudroyante, exemplaire ! Les forces loyales de la Nation, au premier rang desquelles la fidèle et héroïque Force d'Intervention Spécialisée Alpha-1 – garde prétorienne personnelle de notre regretté Secrétaire Général –, épaulées par les unités d'élite Lambda-2, Epsilon-8 et Nu-6, ont réagi avec une célérité et une efficacité qui forcent l'admiration. La tentative de coup d'État a été écrasée dans le sang des traîtres ! Les bâtiments stratégiques sont sécurisés, l'ordre constitutionnel est maintenu ! Que les ennemis de la Loduarie, intérieurs et extérieurs, le sachent : la Révolution sait se défendre !

Dans ces heures tragiques, conformément aux dispositions prévues par notre Constitution socialiste et aux volontés claires exprimées par notre leader martyr, la continuité du pouvoir est assurée. C'est avec une gravité immense, mais une détermination sans pareille, que l'immense Camarade Aube Thora, Vice-Amirale de notre glorieuse Flotte, compagne et plus proche collaboratrice du défunt Secrétaire Général, assume dès aujourd'hui les hautes fonctions de Secrétaire Générale de la Nation Communiste de Loduarie. La camarade Thora incarne plus que tout autre la fidélité aux idéaux de Lorenzo et la volonté inébranlable de poursuivre son œuvre. L'État-Major des Armées, l'Assemblée des Décisions Politiques, l'Assemblée du Peuple Loduarien, et l'ensemble du Parti Communiste lui assurent leur soutien total et leur loyauté indéfectible.

La Camarade Secrétaire Générale Aube Thora s'est adressée à la Nation dans un discours vibrant de douleur mais ferme dans sa résolution. Elle a rendu un hommage poignant à la mémoire du Camarade Lorenzo, rappelant son rôle historique inégalé dans la libération et la reconstruction de la Patrie. Elle a fustigé avec la plus grande véhémence la trahison abjecte de la clique Dandelion et de la MAC, promettant une justice révolutionnaire implacable contre tous les coupables et leurs complices. Elle a appelé le Peuple Loduarien à l'unité la plus totale, à la vigilance la plus aiguë face aux manœuvres des ennemis de classe et des agents de l'impérialisme.

Affirmant la continuité de notre voie socialiste, la Camarade Secrétaire Générale Thora a annoncé la poursuite sans relâche de tous les grands projets de développement économique, social et militaire engagés sous la direction de son prédécesseur. Plus encore, tirant les leçons douloureuses de cette trahison, elle a annoncé une réforme majeure visant à approfondir notre démocratie communiste : la création prochaine des Conseils Populaires. Ces organes, puisant leur inspiration dans les comités des premiers temps de la Révolution, permettront une participation directe accrue des masses laborieuses à la gestion des affaires locales et au contrôle de l'administration, renforçant ainsi les liens indissolubles entre le Peuple, le Parti et l'État, et rendant notre système invulnérable aux futures tentatives de subversion bureaucratique ou contre-révolutionnaire. "Tout le pouvoir aux Conseils Populaires !", tel est le mot d'ordre qui guidera cette nouvelle étape de notre Révolution !

Enfin, la Camarade Secrétaire Générale a adressé un avertissement sévère aux puissances étrangères qui se réjouiraient de notre épreuve ou qui oseraient s'ingérer dans nos affaires intérieures. La Loduarie reste forte, unie et prête à défendre sa souveraineté par tous les moyens nécessaires. Tout en restant ouverte à une coexistence pacifique basée sur le respect mutuel, elle répondra avec une force décuplée à toute agression ou provocation.

Camarades ! Le cœur de la Loduarie saigne, mais son bras armé reste levé ! Lorenzo Geraert-Wojtkowiak est entré dans le Panthéon des héros immortels de la lutte prolétarienne ! Son héritage est immense, notre devoir est sacré : poursuivre son œuvre, défendre la Révolution, construire le communisme ! Serrons les rangs derrière notre Parti et notre nouvelle Secrétaire Générale, la Camarade Aube Thora ! Redoublons de vigilance, redoublons d'efforts productifs !
Vive le camarade secrétaire général !

Le Camarade Lorenzo est mort. Vive la camarade Aube ! Vive le Prolétariat !


Camarade ! Citoyens ! Prolétaires ! Votre défenseur est mort ! Assassiné par ses pires ennemis, il fut poignardés dans le dos par ceux en qui il avait confiance ! Ô terrible jour ! Ô Dieu funeste qui nous prive de notre guide, de notre ami et surtout de notre défenseur ! Il était grand, il était beau, il était charismatique, il était jeune, il avait couvert de gloire son peuple, couvert de gloire la cause communiste et il fut pourtant sauvagement assassiné par des lâches et des traîtres qui ont une place réservée et méritée en Enfer. Lui seul nous avait défendu face aux ogres capitalistes assoiffés de profits et de sang. Lui seul nous avait sauvé des sociaux traîtres d’Axis Mundi et de leurs sbires man khartistes, lui seul avait offert au communisme sa gloire et son prestige injustement ravi par des cliques d’étudiants dévoyés et dépourvus de bon sens. Camarades, soyons fort ! Camarade luttons pour offrir à tout les travailleurs un monde meilleur, un monde socialiste pur et parfait.

Ah! la cruelle ironie que fut la lâche assassinat de l’homme qui fit pacifiquement et humblement éclore le muguet qui a sauvé des millions d’âmes de la perdition communiste. A quelques années à peine, il ressuscita le paradis perdu qu’était le Jardin d’Éden, cette fois-ci, il chassa le serpent qui corrompu Eve et Adam de s’enfoncer dans le péché capitaliste. Il y établit l’égalité totale, il y chassa le démon noir aussi vil et mauvais que le serpent. Les Loduariens connurent pour la première fois de leur existence l’espoir ! Cet espoir, si beau, si grand, si inespéré ne fut pas dévoyé par Lorenzo. Au contraire, luttant contre les évènements, écrasant ses ennemis, survolant l’adversité et établissant le communisme en modèle inébranlable partout où il passait, il redonna confiance à des Loduariens désabusés par des décennies de républicanisme bourgeois, par des années de fascisme et par d’interminables conflits intérieurs.

Mais pourtant, en sauvant l’âme de la Loduarie de la perdition capitaliste, le brillant secrétaire général, donna espoir aux peuples du monde entier. Il tenta de sauver les malheureux kroniens de la dictature capitaliste que tentèrent d’imposer la clique de financiers d’Aserjuco, il tenta de libérer nos camarades du Mokhaï récemment libéré de l’oppression nordiste, il sauva du fascisme les translaves qui subissaient un régime bâtard qui se recouvrait du drapeau rouge du communisme pour cacher son cœur noir comme le fascisme. Il écrasa les troupes de l’illustre inconnu qui faillit déshonorer par son nom même le communisme, il établit un nouveau régime, débarrassé des bâtardises impures du fascisme et d’un « communisme » souillé. Il continua jusqu’à la fin ses efforts pour libérer de l’oppression capitaliste, colonialiste et fasciste les travailleurs du monde entier.

Bien sûr, de si nobles projets attirent souvent les foudres des exploiteurs de peuples, des gros bourgeois aux culs plus imposants encore que leurs comptes en banque. La clique mondialiste et ultra-libérale qui domine secrètement le monde depuis Aserjuco, Agartha ou Pemberthon s’unit pour tenter de ralentir et d’écraser dans l’œuf la future puissance prolétarienne du camarade Lorenzo. Ils coulèrent sa flotte en utilisant des tactiques et des moyens indignes de l’Honneur, ils ravissèrent le Bajusid à des états souverains ! Ils trahirent peuples et valeurs pour endiguer la triomphale marche du camarade secrétaire général ! L’Histoire jugera ses hommes qui tels les misérables reptiles opportunistes qu’ils sont, partirent verser le sang d’innocents pour conserver leur pouvoir sur les peuples que leur argent et leur perfidie asservissent. Ceux qui se disent « progressistes » et qui pourtant continuent à maintenir leurs pays dans le « progrès » du libéralisme ne valent guère mieux que ces Sattler ou ces Serge XIV qui maintiennent de manière volontaire leurs peuples dans une servitude digne de l’esclavage ! Les autres ne valent guère mieux. L’Organisation des Nations Débiles tente elle aussi d’endiguer le ras de marée communiste. Certains, sentant aussi bien le vent tourné que les rats repérant les restes, tentèrent de s’ériger en alternative au fier et viril communisme… En imposant un parti ridiculement ridicule tout en y ajoutant une petite rose pour bien rappeler que Rojas a acheté le déguisement d’un socialiste qui non content de mentir comme un arracheur de dents, tente de surclasser la belle et grande Loduarie en imposant un régime qui veut « rivaliser » la Translavya en établissant (de manière parfaitement illégale et anti-démocratique) une autre « Translavya ». Mais, je vous le demande ; même cette amusante contrefaçon de la seule et unique Translavya (qui est donc communiste) ne réussit même pas à rivaliser dans son avancement les progrès de cette dernière.

Quant aux ignobles personnages qui oseraient maintenir que le camarade Lorenzo est un monstre dénué de sentiments, de bonté et d’amour, comment ose-t’on les entendre et prendre en considération leurs internimables arguties digne des « gneu gneu gneu, il était pas gentil » ou des « gneu gneu gneu, c’est un dictateur » ! Ces hommes là, ne comprennent rien à la vie ; comment un peuple peut-il sainement se diriger sans purger les éléments contre-révolutionnaires, réactionnaires et fascistes ? Comment peut-on établir un monde sans classe sans dictature du prolétariat ? Le sang est nécessaire au communisme, ce sang est après tout la purge des éléments petits bourgeois, bourgeois et nazis d’une société. Ainsi, je doute qu’il y ait de réels débats là-dessus, comment peut-on remettre en cause une société saine, sans classe, sans exploiteurs de prolétaires et sans camarades victimes des abus du prolétariat ? Bien sûr que la dictature du prolétariat est nécessaire, et pour les plus douillets d’entre vous ; il faut se souvenir qu’au sortir d’un régime fasciste, l’établissement d’un modèle de transition autoritaire est nécessaire, notamment lorsque les meurtriers fascistes n’ont pas été punis comme il se doit !

Puis, regardez par vous-même ! La Loduarie est un régime parfaitement démocratique ! Alors, certes elle ne corresponds pas à la conception dépravée et bourgeoise qu’est le modèle classique. Certes, l’exécutif tient une place importante… Mais toujours est-il que ce dernier reste constamment reconnu et légitimé par les suffrage d’un peuple reconnaissant au communisme de l’avoir sauvé des flammes du fascisme. Ainsi, les élections sont libres, démocratiques et correspondent aux normes traditionnelles du suffrage moderne. Donc oui, la Loduarie est déùmocratique, sont guide, élut de nombreuses fois ne doit la faveur populaire qu’à son travail acharné, son charisme et son aisance à la réthorique guerrière que son penchant prononcé pour l’alcool n’a pas altéré. Quant aux dignes et respectables scores du P.C.L, ils n’ont rien à envier à ceux de la droite modérée antérinienne se déclinant en deux factions, l’une sans sucre, et l’autre avec. Donc oui, toutes personne normalement constitué devrait admirer la démocratie loduarienne, les libertés individuelles et collectives sont conservées (excepter l’ânerie qu’est le droit « d’entreprendre » qui se rapproche plus de l’exploitation que de l’entreprenariat) les droits des travailleurs (persona non grata dans certains états…) sont aussi appliqués ! La Loduarie est démocratique.

Et pourtant, l’homme qui se battit pour l’Humanité et son bien être fut lardé d’un hypocrite et cynique coup de couteau. L’homme en qui le camarade Lorenzo avait le plus confiance envoya les propres soldats du Guide pour l’assassiner. Ô cruelle ironie, impitoyable destin ! Celui qui avait libéré la Loduarie par les armes, fut assassiné par ceux-là même qui portèrent ces précieuses reliques. Le Juda qui le dénonça aux rhémiens, est dans ce cas-ci, le même qui vendit son âme est celui qui pervertit l’âme des camarades soldats qui devaient protéger Lorenzo en les persuadant d’assassiner leur frère d’armes, qui s’était battu si longtemps à leurs côtés. Qu’est ce que l’Homme est niais. Cruelle chose qu’est la vie ! En quelques mots ; cela mêmes qui devaient défendre et protéger la Loduarie et le camarade secrétaire général, le trahirent et l’assassinèrent sans vergogne aucune !

Pourquoi avoir rendu le prolétariat orphelin de son protecteur ! Pourquoi l’avoir séparé de son guide spirituel ? Ô tragique Destin ! C’était donc pour quelques piécettes que ses chiens du D.E.L tuèrent lâchement Lorenzo ? C’était par des motivations idéologiques imprécises ? Pour le pouvoir ? Pour régler un vieux conflit ? Une rancune personnelle ? Une histoire de femmes ? Une soirée alcoolisée qui sépara à tout jamais le directeur de l’agence de sécurité loduarienne du libérateur de la Loduarie ? Ou simplement, un coup de folie qui poussa ce mécréant, ce félon, ce cafard à tuer froidement et cyniquement le plus grand Loduarien de tout les temps ? Seul Dieu le sait, et nous espérons que tout cœur que ces lâches seront pendus et exécutés en place publique ! Heureusement, même dans la mort le camarade secrétaire général resta brave, il se battit comme un lion, il ne lâcha jamais son arme et son courage, semblable à celui des héros hellènes qui affrontaient des créatures mythiques ne se démentit pas, jusqu’à la dernière balle, à la dernière cartouche, à la dernière once de vie il se battit.

Alors camarades, rassemblons-nous le 7 mai 2015 pour pleurer dignement et public le grand homme qu’est le camarade Lorenzo. Nous manifesterons pour que l’Antérinie soutienne la camarade Aube, pour que le criminel qui commandita la mort du camarade secrétaire général soit recherché partout en Antérinie s’il a décidé de s’exiler ici ! Nous pousserons le gouvernement à tirer des coups de canons en l’honneur du camarade Lorenzo ! Bien sûr, dit comme cela, ont rirait et on nommerait cela des vœux pieux. Mais il faut précipiter à bas le conservatisme ambiant de cette démocratie petit bourgeois qui agite nos concitoyens ! Nous réclamerons non seulement plus de droits pour nos travailleurs, mais aussi plus de considération et d’égalité entre le prolétariat et la noblesse qui assiège tout les postes de la fonction publique !

Heureusement, la transmission et la pérénité du pouvoir et du régime communiste est assuré par Aube, qui en plus de rappeler ses vœux visant à préserver la pureté morale et idéologique de la Loduarie dans son beau et brillant discours, elle rappelle que les coupables seront vengés ! La femme du secrétaire général se doit donc d’être traitée comme Lorenzo lui-même, nous devons nous montrer irréprochables et servir la cause communiste (que la camarade Aube dirigera) avec autant de conviction et d’amour que si c’était le camarade Lorenzo qui nous dirigeait. Bien sûr, quelque chose s’est brisé, notre cœur saigna, notre âme se durcit à l’annonce de cette terrible nouvelle. Mais pourtant, nous continuons à nous lever, même si la vie nous paraît plus morne, nous continuons inlassablement à faire progresser les idéaux communistes en Antérinie, nous poursuivons avec acharnement et détermination la lutte contre le capitalisme. Si le flambeau de la cause prolétaire s’est éteint, d’autres se rallumeront, comme celui de la camarade Aube, de tout camarades qui vivent actuellement sous le joug et l’oppression de l’indigne et méprisable bourgeoisie.

Alors camarades, rendons hommage à cet homme ! Reconnaissons la nouvelle présidente de la Loduarie, acclamons la comme elle le mérite, elle a perdu un ami, un être cher. Nous avons nous-même perdu l’ami universel des prolétaires, des travailleurs et des fiers soldats de la Révolution. A l’U.I.S.C, applaudissons là, encourageons là dans ses décisions, montrons-nous sages et déterminés dans la conduite des affaires du P.C.A, faisons pression sur le gouvernement pour qu’il rende des hommages quasi-nationaux au camarade secrétaire général Lorenzo, chassons et traquons ceux qui osent fêter un si tragique évènement, trinquons aux futures victoires de la camarade Aube ! Soutenons là dans les moments difficiles comme dans les grandes joies. Camarades, la victoire prolétarienne est proche, l’Antérinie connaîtra enfin le communisme, alors resserrons les rangs, chassons les brebis galeuses et soutenons les initiatives de nos camarades à l’U.I.S.C ! Vive la révolution, vive le camarade Lorenzo et vive le socialisme ! Alors camarades, continuons à lutter contre l'hydre capitaliste !

Antoine Vallin pour l’Antérinien libéré.
La Voix des Martyrs : Le journal de la révolution
13/04/2016

Les prolétaires de tous les pays, désormais orphelins.

Le 28 Mars de l'an 2016 est une date qui rentrera assurément dans l'histoire à tout jamais. Un jour qu'aucun socialiste à travers le monde ne saurait oublier. Le 28 Mars de l'an 2016, le prolétariat international a perdu l'un des plus charismatiques et appréciés leaders. Il a perdu un guide, un modèle et un père. Le 28 Mars de l'an 2016, le Secrétaire-Général de la glorieuse et fière Nation Communiste de Loduarie, terre d'utopie socialiste au milieu d'une Eurysie dominée par les puissances impérialistes, capitalistes et réactionnaires, le dénommé Lorenzo Geraert-Wojtkowiak a été lâchement assassiné par des traîtres à sa patrie.

Lui, enfant du malheur et de la guerre qui, dès son plus jeune âge, a du combattre et tuer pour survivre en ce monde cruel et sans pitié. Lui qui, malgré sa jeunesse et son inexpérience, a su libérer son peuple de l’oppression fasciste et relever son pays pour le faire sortir de son état de misère et de barbarie et en faire la grande et respectable puissance que l'on connait aujourd'hui. Lui qui, malgré une quinzaine d'années d'un pouvoir éclairé, bienveillant et bénéfique pour les travailleurs du monde entier a su rester humble et refuser de se laisser aller à la luxure, la débauche et l'avidité au contraire des aristo-bourgeoisies des démocraties oligarchiques. Lui qui, luttant avec ardeur et résilience face à tous les impérialismes onédédiens ou onéciens, affrontant avec dévouement tous les exploiteurs qui aiment faire trimer autrui pour leur plaisir et leur richesse à travers toute l'Eurysie et le monde, a su défendre ses idéaux de liberté, d'égalité, d'amitié et de paix et rendre le pouvoir à bien des peuples qui le méritaient incontestablement. Lui qui a offert son cœur et son sang pour la liberté des prolétaires, des ouvriers, des pauvres, des oubliés du monde entier. Lui qui offrait aux esclaves la possibilité de prendre leur revanche sur leurs maîtres. Lui qui nous avait promit à nous, Rimauriens exténués par cinquante années de totalitarisme et désireux de recouvrer enfin notre liberté sauvagement arrachées par les armes et le feu. Méritait-il de mourir ainsi, la chair percée d'une balle traîtresse au cœur même de ce monument qu'il a érigé de ses mains ? Quel genre de monstre dénué de sens et d'empathie tue de sang froid l'homme qui, à lui seul, par la seule force de sa volonté, a employé toute son énergie, son temps et son courage à faire de son pays et celui de son assassin un havre de paix et de prospérité et n'avait jamais eu de cesse d'offrir rien de moins que cette même prospérité à tous ceux qui le désiraient ? Il s'agit de Frédéric Dandelion, directeur de la Milice Anti-Corruption, l'un des plus proches collaborateurs de feu le Secrétaire Général en qui ce dernier avait pourtant toute confiance qui, avide de pouvoir, a choisi de commettre l'impensable pour prendre les rênes du pays et y instaurer une dictature autocratique et népotique pour son seul profit personnel et égoïste ! Pathétique trahison ! Tragique destinée que les courageux hommes et femmes de la Force d'Intervention Spécialisée Alpha-1, luttant héroïquement face à un adversaire pourtant plus nombreux, ont pu éviter de peu, sauvant ainsi leur patrie chérie d'une funeste fin et l'Eurysie toute entière d'un chaos tel qu'elle ne peut pas même le concevoir au prix d'innombrables vies qui auraient pu faire tant de bien.

Car oui, amis prolétaires de tout le globe, si notre cher camarade Lorenzo n'est plus, son action et sa pensée demeurent plus vivaces en nos cœurs que jamais. Ce que les fascistes comme Dandelion ne comprennent pas, c'est que tuer un homme, aussi important soit-il, n'a jamais eu aucune autre utilité ni aucun autre effet que celui de raviver la colère de tous ceux pour qui ils comptaient et de tous ceux qui plaçaient leurs espérances en lui. Et aucun autre homme que Lorenzo Geraert-Wojtkowiak ne peut s’enorgueillir d'avoir compté pour tant de monde et d'avoir insufflé tant d'espoir en autant d'esprits. Ce que les petits vermisseaux comme Dandelion et sa clique de traîtres, de réactionnaires et de despotes en puissance n'avaient pas prévu, c'est que la mort du "Camarade Lolo" ne provoquera pas que la colère de sa famille, de ses amis ou même de ses plus proches collaborateurs mais surtout celle de tout un peuple : pas seulement le peuple Loduarien endeuillé, non, mais aussi le peuple prolétarien mondial. Dandelion ne s'est pas attiré seulement les foudres du régime qu'il a vainement tenté de renverser et qui continuera encore longtemps de défendre le socialisme à travers le monde, désormais sous l'égide de la Secrétaire-Générale Aube Thora, compagne de notre héros martyr et mère de sa fille (condoléances à elles), mais bien celles de tous les ouvriers, de tous les paysans, de tous les petits fonctionnaires, de tous les petits employés, de tous les chômeurs, les pauvres, les peu instruits, les ignorés, les blessés de guerre, les conscrits, les esclaves, les affamés, les malades et les malheureux de toutes les nations du monde... Il a éveillé la juste colère de tout un monde.

Il est désormais de leur devoir à tous de faire payer Frédéric Dandelion où qu'il se trouve, de lui montrer qu'un tel crime ne saurait être impuni, qu'où qu'il se cache la justice ne saurait le perdre, l'oublier ou le pardonner, et, surtout, de lui prouver que la tragédie et la souffrance unissent plus qu'elles ne détruisent, que rien ne saurait diviser le prolétariat, que sa juste révolution ne peut être que mondiale, que sa juste colère ne peut-être baîllonnée et étouffée par la perte de son porte-voix.

Lorenzo Geraert-Wojtkowiak est mort, mais la révolution prolétarienne qu'il a participé à bâtir n'a jamais été aussi forte et unie !

Gloire à Lorenzo Geraert-Wojtkowiak ! Gloire à la Rimaurie ! Et vive le Socialisme !
L'invasion de l'Antares concourt à la paix mondiale ! L'Huma s'extasiant devant le pacte Molotov-Ribbentrop...

« La Loduarie a le droit de se défendre contre l’impérialisme d’Antares ! »

Une tribune signée par Antoine Vallin, Secrétaire Général du Parti Communiste Antérinien.


Camarades, Prolétaires de toute la Confédération ! Aujourd’hui est un grand jour ! La Loduarie a décidé de se libérer du joug d’Antares ! La Glorieuse nation des prolétaires va briser les chaînes qui mettaient en péril sa sécurité ! La nation des Camarades libérés du capitalisme et de ses crimes va pourvoir mettre fin à une domination silencieuse qui n’a fait que s’aggraver au cours du temps ! La Camarade Aube a décidé de prendre en main une situation déplorable. Une situation criminelle. Une abomination qui fait honte à tout le prolétariat communiste de ce monde. Tout cela n’est rien d’autre que justice, tout cela n’est rien d’autre que dans le bon droit de la Loduarie. Et tout cela profitera in fine à tout les prolétaires de ce monde ! Lorsque notre défenseur bien aimé est décédé sous les lâches coups de poignard de Brutus ; ce couard qui ne mérite rien d’autre que la corde ou le goulag, sa digne successeure, l’heureuse femme qui poursuivit les inlassables efforts de son admirable conjoint pour la libération des prolétaires du monde entier. Et aujourd’hui, la camarade Aube, astre luisant dans les cieux qui éclaire le monde marxiste et la conscience prolétaire, montre que c’est une femme de poigne, qui n’a rien à envier à son héroïque mari.

Les plus niais des opposants au Loduarisme prétendraient que cette opération est « illégitime », que la Confédération devrait « condamner » cette dernière. Pire encore, ce serait une « preuve indubitable de l’impérialisme loduarien ». Seulement, mis à part faire montre d’un racisme inavoué visant le peuple loduarien dans toute sa globalité, ces hommes à l’intelligence négative, oublient deux points essentiels, que dis-je essentiels, vitaux qui rendent cette opération spéciale tout à fait justifiée et même souhaitable. J’entends par là qu’elle profiterait à tous ; aux camarades prolétaires de l’Antares, et à la Loduarie. Et c’est pour cette raison que l’on peut considérer que cette guerre est « juste », non pas par ce qu’elle est morale, mais car elle est légitime. Bien plus légitime que les opérations menées par les sociaux-traîtres d’Axis Mundi ou les Objets Idéologiques Non Identifiés de Mistohir. C’est pour cette raison qu’il est illégitime, et même stupide de comparer ce conflit à ce qui se passe actuellement en terre de sauvagerie ; à l’est de l’Eurysie. C’est aussi pour cela que l’on devrait décerner à la camarade Aube un prix pour la paix et un autre pour la remercier de ses brillantissimes décisions.

Dans un premier lieu ; l’Antares n’est pas un paradis terrestre ; la machine capitalistique s’est rayée et ses défauts structurels ont éclatés au grand jour. La démocratie bourgeoise, ses sociaux-démocrates dégénérés ! Admirez le résultat que donne un tel gouvernement ! Avec une coalition ratissant large ; allant des salopes sans convictions incapables de s’incliner devant la supériorité intellectuelle évidente de vrais marxistes, c’est à dire devant les Eurycommunistes, ceux qui maîtrisent véritablement la dialectique, les rapports de domination et la vérité à savoir que dans une société capitaliste, l’effondrement est nécessaire, dans le sens où elle ne peut se maintenir éternellement. Les Sociaux-démocrates sont des lâches, des couards, qui croient qu’il est possible de réformer un système déjà pourris ! Cette demi-lucidité impardonnable car lâche et faible ; une lucidité petite bourgeoise, incapable de prendre des positions tranchées. Mieux vaut des conservateurs que des sociaux-démocrates dans un gouvernement. Les premiers sont peut-être arriérés, mais en attendant ils sont capables de prendre de vraies décisions. D’autre part, on n’oublie un peu trop vite que l’État d’Antares est sujet à une guerre civile ; signifiant déplacement de populations, massacres et crimes sans noms commis pour deux factions ; une clique de sociaux-démocrates mous et une bande de militaristes fascisés ayant trahi la République pour des milices ! Faut-il plus d’explications ? Faut-il dès lors considérer que l’opération loduarienne est une invasion ou de l’humanitaire ?

Après tout, si nous réfléchissons avec un minimum d’intelligence et que nous dépassons les simples topoï chrétiens dépassés par l’Histoire, nous en arrivons vite à une conclusion ; nous n’aidons pas un État en guerre civile sans garantir la sécurité des secouristes. C’est comme si on aidait les Gondolais sans gilets par balles ; comme si des miliciens fascistes allaient laisser de braves camarades sauver des blessés ! C’est une absurdité en plus d’être d’une naïveté sans nom qui en dit long sur ceux qui nous gouvernent ! Des brêles et des enfants ! Et puis ensuite, ne devrions nous pas remercier la Camarade Aube de préserver la sécurité des civils en les empêchant de se faire la guerre ? Même des philosophes de la Contre-révolution ont admis la nécessité d’avoir une structure qui empêche les individus de s’affronter pour les rendre plus dociles et moins violents. C’est de cette manière et uniquement de cette manière là que l’on peut pacifier la société locale sans pour autant craindre une recrudescence des tensions, politiques ou sociales. Aube maintient la paix et pourtant on ne cesse de lui cracher dessus, de la comparer à une traînée et à une vulgaire impérialiste qui ferait passer l’O.N.D pour des enfants de choeur et l’O.N.C pour de bons samaritains ! On ne reproche pas à Manticore de déchaîner l’Enfer sur Carnavale, on ne reproche pas à Deria de couler des navires du Churaynn à ce que je sache ! C’est un deux poids deux mesures criant qui en dit long sur l’anti-communisme qui gangrène cette société et qui explique pourquoi la Révolution ne saurait triompher dans cette terre maudite ! Pire encore, on fait passer les constructions idéologiques pour condamner une action humanitaire raisonnée ; la Loduarie n’envahit pas, elle aide ! C’est de la générosité et pourtant on ose affirmer que Aube est un monstre assoiffée de sang et l’on déchaîne sur elle des torrents de haine ! Bientôt, elle deviendra la nouvelle Jézabel et l’on priera pour qu’une horde de chiens vienne la dépecer ? Ou l’on légitimera les attentats contre la Loduarie peut-être ? C’est tout simplement criminel. C’est même honteux ! À ce que je sache, on n’insulte pas la grosse Catherine pour ses frasques carnavalaises, on ne fait pas de Madame de Boiderose la dernière des catins pour ses crimes de guerre ? Ainsi pour être clair, cette opération armée, malgré le manque évident de communication des services d’information loduariens est avant tout humanitaire et n’est ni plus ni moins qu’une BONNE et GENEREUSE action !

Dans un second temps, il faut reconaitre à la Camarade Aube un génie politique, son cœur est grand, son intellect l’est encore plus. Je ne suis pas fondamentalement adepte de l’action humanitaire ; même si elle est généreuse, je ne suis pas naïf, les Loduariens forment un peuple pragmatique par nature, et avec eux rien n’est gratuit. Seulement, ils ont l’intelligence, comparé aux Velsniens, d’emballer cela de la bonté innée. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’on peut considérer les Loduariens comme les premiers socialistes pragmatiques ; le cœur et la raison agissent de concert pour le bien de l’Humanité. Car qui irait sacrifier ses hommes pour les beaux yeux d’un peuple, excepté un fou ? Je ne dis pas que cette opération n’est pas foncièrement humanitaire, je dis simplement qu’elle poursuit en parallèle d’autres objectifs. N’enlevant d’aucune manière le bien prodigué par les autorités militaires loduariennes à la population de l’Antares.

En effet, la petite république est une épine dans le pieds, une menace pour la Loduarie. Il suffit pour ce faire d’admirer les multiples accrochages qu’il y eut dans le Golfe de Loduarie ; après tout on a bien vu que chaque fois l’Antares s’arme contre la Loduarie. Elle représente un danger existentiel pour la nation des Prolétaires. Que dis-je un danger existentiel ; une menace sur le long terme pour l’intégrité territoriale et politique de la nation de Lorenzo ; c’est un fait avéré ! Après tout, le camarade Lorenzo n’est-il pas un homme clairvoyant qui réussit à sauver la Loduarie des griffes du fascisme capitalistique ! N’a t’il pas fait de cet États oublié des grands axes commerciaux une puissance régionale dynamique ? N’a t’il pas sauvé le prolétariat tout entier des bassesses morales des sociaux-traîtres et des sociaux-démocrates ? Si l’Antares s’arme, ce n’est pas pour se défendre ! Car pour vouloir se défendre, il faut qu’il y ait une menace. Mais alors de quelle menace parlons-nous ? La Loduarie est pacifique ; elle n’intervient que pour défendre ses alliés contre les technocrates onédiens et les capitalistes onéciens ! Chaque fois qu’elle entre en guerre, c’est pour de la légitime défense. On reconnaît encore une fois l’honneur intrinsèque qui guide les élites loduariennes.

Dès lors, de quelle menace, je le répète parlons-nous ? Est-ce que la Loduarie a tenté d’envahir l’Antares ? Est-ce que Lyonnars s’est montrée dangereuse avec l’Antares ? Non, que nenni ! La seule chose que veut la Nation des Prolétaires, c’est un droit de passage pour relier ses deux enclaves et assurer de manière pérenne son contrôle sur les régions agitées du sud ! Pouvons-nous considérer que cette demande est exagérée ? Pouvons-nous appeler ça de l’impérialisme ? Non ! C’est un calcul tactique. La Loduarie est menacée de partout ! Au nord avec les monarchies sociales-démocrates ; au sud avec la Réaction ! Dès lors, pourquoi Margaux s’arme si elle n’est pas en danger ? Si ce n’est pour envahir la Loduarie ! La Nation des prolétaires propose des accords équitables et l’Antares les refuse, les jette à la poubelle ! Pis encore, elle achète massivement aux ennemis jurés de la Loduarie ; les armes du Faravan en sont un exemple brillant qui nous éclaire sur les mauvais sentiments animant l’Antares ! La république des lâches a préféré temporiser plutot que négocier des accords de non-agression et un droit de passage avec la Loduarie ! Si ça c’est pas une déclaration de guerre, je vois pas ce que c’est d’autre ! Et c’est du racisme anti-loduarien que de considérer cette opération comme « impérialiste ». D’une part car elle est avant tout humanitaire, comme nous avons pu le constater plus tôt, mais aussi car elle est motivée par des motifs pragmatiques ; la « guerre continuation de la politique » comme qui dirait. N’est-ce pas ? Dès lors, on n’accuse pas la Loduarie d’entrer en guerre contre l’Antares, mais d’assurer sa sécurité ; sa marge d’intervention et ses capacités à maintenir au calme les fascistes de Galaisie.

L’opération humanitaire participe ainsi à renforcer la puissance loduarienne en lui redonnant un droit fondamental, reprendre le contrôle de sa souveraineté qui dépendait d’une puissance qui lui était structurellement hostile car capitaliste. Et dès lors, nul ne peut s’inquiéter de cette « invasion » car elle ne fait que reprendre ce que l’Antares doit à la Loduarie, c’est à dire son droit de passage. La Loduarie n’envahit pas l’Antares, elle se défends de son impérialisme latent. Ce n’est plus une agression, mais de l’auto-défense. C’est pour cette raison que cette opération est légitime, car elle est à la fois éthique ; l’objectif est d’aider les populations civiles contre la menace que représentent des militaires séniles, fascisés et violents mais aussi pragmatique ; les intérêts politiques guident l’action de la Loduarie et nous ne saurions empêcher la nation loduarienne de recouvrer son droit le plus fondamental ; l’unité. Vous n’imaginez pas l’enfer logistique que c’est de ne pas pouvoir rejoindre ses deux territoires sans craindre qu’une nation tiers ne coule nos navires ou n’abatte nos avions ; c’est à la fois si embarrassant et si injuste ; la Loduarie est à la merci de l’Antares pour ses échanges avec la Galaisie. Comment pourrions-nous schématiser cela ? C’est bien difficile en vérité ; ce n’est pas une épée de Damoclès ; c’est une mort lente qui peut donner assez de latitude aux nationalistes, indépendantistes ou fascistes pour prendre une autonomie qui mettrait en péril l’unité loduarienne, et à terme son existence si l’Antares refuse de lui donner un accès militaire. C’est pour cela qu’il est si difficile de ne pas considérer cette opération comme légitime.

D’autre part, même si la Loduarie se renforcerait en « envahissant », devrions-nous dire en libérant le prolétariat de l’Antares, est-ce une si mauvaise que cela ? Nous l’avons constaté, cette opération est doublement légitime, mais imaginons que nous vivons dans un monde alternatif où le capitalisme fonctionne réellement et que les sociaux-démocrates aka les collabos’ du Grand Capital dominent le monde (l’Enfer, n’est-ce pas?) et bien cette opération ne pourrait être considérée « impérialiste » car la Loduarie représente le Prolétariat. La Loduarie est dirigée par le Prolétariat. La Loduarie agit de ce fait au nom du Prolétariat. Et comme l’a si justement rappelé Marx ; « Prolétaires de tout pays, unissez-vous ! » et dès lors ce qui est bon pour les prolétaires loduariens est bon pour les prolétaires Antariens. Il ne s’agit pas d’essayer de défendre l’indéfendable ; il s’agit de montrer la vérité aux yeux des petits bourgeois dominant notre vie politique. Les impérialistes agissent au nom d’intérêts capitalistiques ; car ce sont les Bourgeois qui le dominent. Tout État dominé par une classe bourgeoise est voué à devenir un Empire s’il devient une grande puissance, l’un des paradoxes de cette dernière ; l’État se renforce pour ne pas avoir à se défendre, et dans un réarmement purement défensif (« qui vis pacem, para bellum » comme le rappelle le célébrissime adage) il acquiert une telle puissance qu’il se permets d’intervenir de partout là où ses intérêts sont menacés ; de proie en danger d’extinction, il devient un prédateur. Pourquoi ? Car avec le réarmement, l’économie tourne à plein régime et à alimenter l’appétit de la bourgeoisie d’affaire qui milite donc pour vendre des armes et les retourner contre les camarades qui les fariquèrent. C’est à la fois un moyen de se débarrasser des avants-gardes révolutionnaires et donc anti-capitalistes ; qui nuisent aux intérêts de la bourgeoisie, tout en participant efficacement à un processus de récupération et de centralisation des richesses.

Or, une guerre menée par le prolétariat pour le prolétariat a le mérite de briser ce cycle ; qui irait assassiner en toute conscience ses camarades ? Qui profiterait des richesses accumulées si ce n’est le peuple, la foule, la populace ? Dès lors la guerre devient juste car populaire. Elle ne servirait plus les intérêts d’une caste de privilégiés, mais du peuple tout entier venant libérer de l’oppression ses camarades. C’est tout un changement de paradigme ; la doxa impériale se transforme en doxa populaire ; ce n’est plus une guerre ; c’est une libération. Lorsque la Loduarie a pris temporairement le contrôle de l’Oblast de Kaliningrad ou de la République de Translavie ; ce n’est pas dans une logique impériale, mais dans une logique libératrice. Le peuple loduarien a brisé les chaînes d’un peuple dominé par un malade mental. Ce n’est donc pas de l’impérialisme ; le nouveau régime translavique n’est pas aux ordres de Lyonnars, alors que celui « libéré » par l’O.N.D en dépends ; pourquoi ? C’est simple, l’O.N.D agit constamment dans une logique impériale, car étant dirigé par des petits bourgeois adeptes de la bureaucratie sociale-démocrate. La Loduarie agit dans un ordre inverse ; la libération et uniquement la libération. Même exemple pour Nording-Kros ; sympathique sujet de l’Empire de Tanska qui dépends de sa Métropole pour accepter une ambassade et pour assurer sa survie face à une horde de réactionnaires assoiffés de sang. Et qui surtout, ne souhaitent pas voir leur État devenir un sujet de la république de Manche Blanche mais sans les privilèges accordés à ses citoyens… On le constate ; l’O.N.D est impérialiste car elle vise à assurer son hégémonie par la violence et l’interventionnisme ; la Loduarie a toujours été la cible de cet ordre interventionniste car elle s’y opposait, ou du moins n’adoptait pas le même schéma de pensée. C’est pour cette raison que ça flotte a été coulée devant les colonnes d’Héraclès ou que ses troupes ont été décimées au Mokhaï. Car elle refusait l’impérialisme des parasites d’Ascusejo ou des technocrates de la Bureaucratie tanskienne.

Ainsi, fondamentalement, nécessairement, obligatoirement, l’intervention humanitaire loduarienne profitera à l’Antares. Non pas car elle est bonne ; c’est à dire avant tout humanitaire. Non pas par ce qu’elle est légitime ; Lyonnars mets à terre une menace existentielle, un impérialisme en devenir. Mais par ce qu’elle agit au nom de la volonté populaire ; Vox populi, Vox dei dit-on. Elle n’assure pas uniquement la paix pour les civils antariens, elle libère le prolétariat antarien dominé par une petite bourgeoisie sociale démocrate et une élite réactionnaire. Ainsi même les anti-loduariens ne sauraient décrire cette opération spéciale comme « impérialiste » car elle libère un peuple au lieu de le soumettre. Tout comme en Translavie, le peuple est libéré de ses chaînes. Car en Antares, c’est une démocratie bourgeoise et népotique qui règne ; le peuple n’est consulté que pour donner un avis dont les dirigeants se foutent éperdument. Un peu comme en Antérinie ou à Velsna.

Dès lors camarade ; il est clair que la Camarade Aube est une sainte ; elle libère, aide et agit en femme politique accomplie et socialiste. Elle représente le peuple antarien tout autant qu’elle représente le peuple loduarien. Plus encore, elle représente le Prolétariat tout entier, que les sangsues d’Axis Mundi tentent d’affaiblir ou que les courtisans du Grand Capital tentent d’invisibiliser. Remercions la pour son humanisme et son pragmatisme. Et soyons fiers d’affirmer que l’opération spéciale loduarienne n’est pas impérialiste, mais libératrice. Quant aux fous qui maintiennent le contraire, nous connaissons tous l’adage ; « Beati paupere in spiritu ». Bienheureux sont les pauvres d’esprit. Et enfin, continuons à nous battre pour l’instauration d’une véritable société communiste en Antérinie et dans le monde entier !

Vive Aube, vive la Loduarie, vive la Révolution !
Antoine Vallin pour l'Antérinien Libéré.
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<< L'Antares n'est pas envahie : elle est arrachée à la putréfaction bourgeoise >>

Lucien Bruguière
(Willi Stoph)
Secrétaire Général du Parti Communiste Radical


Camarades ! Il est des moments où l'Histoire frappe à la porte des peuples et exige d'eux qu'ils choisissent. Non pas entre le confort et l'inconfort, non pas entre la prudence et l'audace, mais bien entre la vérité des peuples triomphants et le mensonge rutilant qui corrompt les peuples ! Ce qui se déroule aujourd'hui en Antares n'est pas une invasion, c'est tout l'inverse. Ce mot, répété avec gourmandise par les gazettes libérales, est une arme rhétorique forgée dans les ateliers idéologiques du Capital. Ce qui se déroule en Antares est une opération de sauvegarde d'un des principaux berceaux révolutionnaires, l'Eurysie de l'Ouest, menée par la Loduarie communiste face à un État en décomposition, livré aux contradictions explosives de la démocratie bourgeoise qui continue, même dans les heures sombres de la guerre civile, d'exploiter la classe laborieuse jusqu'à la dernière goutte de sueur.

L'Antares n'est pas victime, ne vous y trompez pas. Elle est le produit d'un système qui a échoué et elle était l'une de ces forteresses bourgeoises qui menaçaient, ne serait-ce que par son existence, l'épanouissement du rêve communiste en Loduarie.

Depuis des années, la petite république se débattait dans ses contradictions crasses et caractéristiques des États de son genre, et une guerre civile larvée était la seule issue plausible de ce cirque dangereux, oscillant entre sociaux-démocrates sans colonne vertébrale et soumis à un capitaliste qui se repaît de leur flagellation et factions militaristes déjà gangrenées par les réflexes fascisants, camouflé grossièrement sous le maquillage des libéraux. Voilà le résultat du pluralisme sans direction, de la liberté sans structure, de la politique sans doctrine, de la soumission confortable pour l'élite au grand capital. La démocratie libérale n'a pas empêché la guerre ; elle l'a préparée, elle l'a provoquée et même l'a souhaité.

La Loduarie, elle, n'a pas attendu l'implosion totale, la ruine du petit peuple dans encore plus de sang : elle a eu le courage d'agir.

Agir n'est pas dominer. Agir, lorsqu'on est un État ouvrier, c'est protéger le prolétariat là où il vacille, là où il étouffe et agonise. Ceux qui hurlent à l'impérialisme feignent d'ignorer une distinction fondamentale : un État bourgeois étend sa puissance pour ses marchés ; un État prolétarien étend sa sécurité pour briser l'encerclement capitaliste et permettre l'avènement du vrai communisme, seule finalité souhaitable des peuples et sociétés. Car la guerre, disait-on, est la continuation de la politique par d'autres moyens. Mais encore faut-il savoir quelle politique l'on prolonge. La Loduarie prolonge la politique de la souveraineté populaire organisée et du salut prolétarien. Elle prolonge la défense des travailleurs contre l'instabilité que produit inévitablement la concurrence capitaliste et contre le poison de l'argent bourgeois.

On nous parle de frontières violées. Je parle, moi, de frontières déjà fissurées par les armes achetées aux marchands de mort de monde entier. On nous parle de droit international. Je parle de droit des peuples à ne pas être livrés aux bandes armées qui prospèrent dans les interstices du parlementarisme affaibli et des patrons qui se frottent les mains. Il faut avoir le courage de le dire : un État prolétaire qui laisse à sa porte un peuple se faire massacré pour des raisons profondément capitalistes ne peut pas se revendiquer être un vrai défenseur du communiste. La Loduarie avait le droit de se défendre contre l'encerclement inexorable des États corrompus, et la Loduarie avait le devoir de protéger ses frères prolétaires.

La Loduarie ne conquiert pas, elle ne pille pas, elle ne soumet pas ! Elle offre l'occasion tant espérée par le peuple antarien de voir émerger un pouvoir réellement populaire et de voir sa condition enfin être comprise et améliorée. Et si, ce faisant, elle renforce sa continuité territoriale, sa logistique, sa capacité d'action ? Est-ce un crime que de vouloir assurer l'unité matérielle du plus important bastion prolétaire de l'Eurysie de l'Ouest, assiégé de toutes parts ? Depuis quand la défense des peuples serait-elle un privilège réservé aux puissances capitalistes ?

Camarades, écoutez moi. La vérité est plus simple et plus brutale : ce qui choque nos adversaires, ce n'est pas l'usage de la force. C'est l'usage de la force par un État qui ne sert pas les intérêts du Capital. Lorsqu'une coalition libérale bombarde au nom de la démocratie, on applaudit. Lorsqu'un État profondément socialiste intervient au nom de la sécurité prolétarienne, on s'indigne. Ce deux poids deux mesures révèle l'essence du système profond.

Notre mouvement, le Parti Communiste Radical a été récemment réorganisé. Certains ont parlé de durcissement et je le dis, ils ont raison. Nous avons trop longtemps cru que la démocratie formelle suffisait et que nous pouvions changer le monde en acceptant les règles du jeu du capital et de la bourgeoisie par des élections policées. Nous avons trop longtemps pensé que la conquête des urnes, à elle seule, ouvrait mécaniquement la voie à l'émancipation. L'expérience historique nous enseigne l'inverse : sans direction ferme, sans avant-garde consciente, la démocratie se dissout dans le compromis, puis dans la capitulation. Nous ne pouvons pas seulement jouer le jeu du transformisme de l'intérieur et les règles du jeu bourgeois sont évidemment contre nous. Mais nous triompherons ! La démocratie n'est pas une fin sacrée. Elle est un outil. Et un outil n'a de valeur que s'il sert l'émancipation collective et populaire.

Lorsque les structures libérales deviennent le masque institutionnel de la domination bourgeoise, lorsque la neutralité de l'État protège en réalité les possédants, alors la neutralité devient mensonge. Et le mensonge, nous le combattons. Notre ligne est claire :
- défense inconditionnelle des États socialistes face à l'encerclement ;
- solidarité active avec les peuples en lutte contre les dictatures oligarchiques libérales ;
- réaffirmation du rôle central et dirigeant du Parti comme expression organisée de la conscience de classe.

Nous ne confondons plus pluralisme et dispersion. Nous ne confondons plus débat et paralysie. Nous ne confondons plus liberté abstraite et puissance collective. L'intervention loduarienne en Antares marque un tournant. Elle nous rappelle puissamment que le socialisme et le communisme ne sont pas une posture morale mais une force historique nécessairement en action. Elle rappelle que la paix véritable ne sera jamais l'absence de conflit, mais la disparition des causes structurelles de la guerre : exploitation, concurrence, fragmentation des intérêts populaires. En un mot : le capitalisme et la réaction.

Oui, camarades, cette opération est légitime. Oui, elle est nécessaire. Et oui, elle est conforme à la logique même de l'internationalisme prolétarien.
Car l'internationalisme ne doit pas rester un simple slogan de congrès. C'est une pratique tangible et palpable. Lorsque le prolétariat d'un pays vacille, les autres ne regardent pas ailleurs. Ils tendent la main. Et parfois, ils avancent en armes pour empêcher que la réaction ne s'installe durablement. L'Antares traverse une crise terminale de son modèle bourgeois. La Loduarie ouvre une issue et protège ce mouvement historique.

Camarades, l'Histoire ne récompense pas les hésitants. Elle appartient à ceux qui comprennent que la Révolution n'est pas une cérémonie, mais une dynamique. Que ceux qui tremblent s'accrochent à leurs institutions décrépites. Que ceux qui doutent s'abritent derrière leurs procédures. Nous, nous choisissons le camp de l'ambition révolutionnaire.

Vive la solidarité socialiste ! Vive la Loduarie combattante ! Vive la réorganisation radicale du Parti ! Et vive la Révolution à venir !
L'Unité, organe de presse officiel du Parti Eurycommuniste Velsnien a écrit :

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Par la camarade Ophelia Torino, 20/11/2018



Visite en Loduarie: Les représentants des principaux partis eurycommunistes d'Eurysie occidentale dans l'attente de la nouvelle ligne de la Révolution loduariste sur fond de passation de pouvoir.



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Elena Diestri, nouvelle secrétaire du Parti Eurycommuniste Velsnien


Alors que le conflit opposant l'impérialisme antarien au gouvernement de la Loduarie communiste a éclaté, il se joue à Lyonnars une scène tout aussi importante. En effet, derrière les coulisses, le gouvernement de la révolution loduariste reprend en mains le territoire qui a vu l'éclosion de la grande révolte de 2001, la prise de pouvoir du secrétaire général, le camarade Lorenzo, et s'est consacré ces derniers mois à la restauration de son autorité. Afin de prouver à tous, en particulier le monde bourgeois, que le drapeau de la Révolution loduariste flotte de nouveau sur la capitale de Lyonnars, le nouveau gouvernement s'est engagé dans la libération et l'affranchissement des camarades antariens, pris dans les griffes de la guerre civile. Dans ce cadre fondamentalement changé d'une Loduarie restaurée, les dirigeants des principaux partis-frères d'Eurysie occidentale, PEV velsnien et PCA antarien en tête, ont convenu du déroulé d'une conférence avec le gouvernement loduarien à Lyonnars, afin de définir la nouvelle ligne politique du loduarisme mondial pour les prochaines années. Parmi les formation présentes, on pouvait voir des têtes connues, qui ont répondus nombreux à l'appel:
  • Des représentants du gouvernement illiréen
  • le Parti eurycommuniste velsnien, représenté par Elena Diestri, qui effectue sa première visite en Loduarie.
  • Le Parti communiste antarien.
  • Le Parti eurycommuniste carnavalais, représenté par le secrétaire Fabien Tourniquet.
  • La Parti eurycommuniste messaliote
  • D'autres formations loduaristes plus mineures, à l'instar des eurycommunistes du Gotterland, actuellement en lutte armée.

Les objets de discussion sont nombreux, et aussi variés que le sont les objectifs des différentes formations présentes, mais toutes s'accordent sur l'importance pour le gouvernement loduarien de définir une politique claire vis à vis de l'approche du pouvoir bourgeois, de la ligne à adopter en oposition aux grands blocs de puissance libéraux, ainsi que les moyens politiques pour parvenir à l'éclosion d'autres moments révolutionnaires en Eurysie occidentale. Les requêtes et les questionnements sont nombreux, entre la demande de soutien de la part des communistes gotterlandais, tandis que le PEV velsnien et le PCA antarien, intégrés au jeu des institutions de la démocratie libérale, attendent de la nouvelle secrétaire générale loduarienne la définition d'une approche claire dans l'objectif d'une prise de pouvoir dans leurs pays respectifs. A noter également la présence de représentants du Parti Eurycommuniste Messaliote, tout juste fondé, et qui évolue dans le contexte d'une campagne électorale marquée par une offensive sans précédent des forces libérales et réactionnaires à son encontre. Autres sujets centraux à aborder: dans quelle mesure les loduaristes doivent collaborer avec les autres forces révolutionnaires sur le plan géopolitique, communalistes et anarchistes, et quelle approche à adopter dans l'opposition aux deux grands blocs de puissance bourgeois que sont l'OND et l'ONC dans ce contexte nouveau.

Outre ces problématiques, il s'agit de "marquer le coup": renouveler le soutien inconditionnel des eurycommunistes envers la politique loduarienne, tout en envoyant un message au reste du monde: les loduaristes ont retrouvé leur tête, et sont prêts à repartir de l'avant dans leur quête d'émancipation des travailleurs du monde.


LegislaTV, Journal parlementaire de la Grande République a écrit : Fabrizio Santora, 10 mai 2018

XVIIIème congrès du Parti Eurycommuniste velsnien: entre condamnation des courants "révisionnistes", soutien aux camarades du Gotterland et à la guerre en Antarès, le PEV renoue avec le loduarisme orthodoxe.


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Comme tous les trois ans, a lieu à Saliera, bastion eurycommuniste ce qui parait être la "grande messe" du PEV. Après plusieurs années d'une grande alliance électorale inédite entre le PEV et les autres formations de la gauche velsnienne, et d'une élection sénatoriale jugée réussie en tant que test électoral, l'heure est au bilan pour le principal parti d'opposition du pays. Nous aurions pu nous attendre à un congrès sans surprise, il n'est en réalité rien de tout cela, puisque pour la première fois depuis trente ans, la ligne actuelle de la direction du parti, portée par le secrétaire général Géorgi Marcos a été mise en minorité par sept des onze fédérations figurant au congrès. Situation qui aurait parue totalement inconcevable il y a quelques mois de cela. En cause, malgré le succès électoral, est pointé du doigt, dans un contexte de réémergence de l’État loduarien, le manque de soutien de la direction actuel au "socialisme mondial", et la "contamination de la direction" par une dynamique d'abandon de l'avènement du loduarisme par des voies révolutionnaires.

En effet, l'adoption du jeu électoral velsnien par le PEV, l'alignement programmatique du parti sur les formations communalistes et sociales-démocrates du CCC et du SDB dans le cadre de la coalition du Cartel des gauches, a été considéré par un certain nombre de ses militants comme le reniement de l'un des fondements de la ligne historique du parti, qui se voit comme une formation à la "politique" et "para-politique", une position partagée par Elena Diestri, sénatrice et l'une des meneuses de la ligne d'opposition dite "orthodoxe", dont le texte d'orientation a surpassé la liste de la direction au congrès:

" Camarades: nous pouvons appeler le fatras idéologique que vous avez constitué de tous les noms possible. "Loduarisme à visage humain", "transition douce vers le loduarisme", "loduarisme réformiste". Cela ne change rien au caractère profondément bancal de cette ligne, qui nous éloigne des principes mêmes du loduarisme sans avoir la pudeur d'abandonner clairement ce nom. Il n'existe qu'un seul loduarisme, le loduarisme de la lutte, qui ne confond pas l'utilisation des structures capitalistes à des fins électorales et adhésion sincère à ces dernières. Le loduarisme ne peut être compatible avec ces institutions, et se satisfaire de celles-ci, sans quoi, nous pourrions tous prendre nos cartes au SDB. On ne vote pas PEV pour simplement adoucir les existences, on vote PEV pour remplir un rôle de radicalité auquel seul le loduarisme, pris comme tel et dénué d'aménagements confortables et de déguisements, peut constituer une voie vers l'avènement de Velsna en tant que cité socialiste."

Si la ligne d'Elena Diestri ne s'en prend pas ouvertement à l'accord électoral signé entre le PEV, le CCC et le SDB, celle ci a clairement délimiter le terrain quant aux concessions programmatiques, jugées grop grandes qui ont été accordées aux deux autres formations du cartel, qui le rappelle t-elle, sont des "acteurs minoritaires de la coalition. Il est donc prévisible qu'une renégociation des termes de l'alliance ne vienne sur la table ces prochaines semaines.

Mais la pomme de discorde ayant conduit à ce spectaculaire changement de direction n'est pas tant relatif aux divers revirements idéologiques de Géorgi Marcos qu'à l'effacement progressif du PEV en tant que voix alternative dans le monde socialiste depuis la mort de l'ancien secrétaire général de la Loduarie:

" Dans le contexte de l'agression impérialiste dont la Loduarie doit se défendre à l'égard de l'Antarès, dans celui d'une lutte armée asymétrique que nos camarades au Gotterland mènent, nous devons nous montrer impitoyables, non seulement avec le monde capitaliste, mais avec nous-même. Il nous faut reconnaître nos échecs et reconsidérer notre stratégie, tout en n'abandonnant jamais du vue que la Révolution loduariste dépasse le simple cadre national. La solidarité internationale est à double sens, et il nous faudra, dans ces deux cas, discuter de la possibilité de remettre sur pied un système de brigades internationales en soutien à ces deux causes dans le cadre d'une lutte globale."

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Elena Diestri, nouvelle secrétaire du Parti Eurycommuniste velsnien

Au terme du congrès, c'est donc le profil atypique d'Elena Diestri qui a été choisi pour devenir la nouvelle occupante de la fonction de secrétaire général du parti. Secrétaire administrative au sein du Groupe automobile Strama et pendant trois ans secrétaire de la section PEV de l'entreprise, le jeune femme de 36 ans a rapidement gravit les échelons au sein du Comité central. Décrite par tous comme une "loduariste ultra-orthodoxe" sincère, qu'elle qualifie elle-même de "ligne centriste au sein du parti", l'arrivée de sa ligne à la direction préfigure très probablement une conflictualité ravivée avec le Gouvernement communal conservateur, le retour du PEV dans le cadre des grandes affaires internationales, la remise en avant de la notion d'avant-gardisme au sein du parti, et d'un soutien inconditionnel renouvelé aux actions politiques de la Loduarie communiste.

L'Unité, organe de presse officiel du Parti Eurycommuniste Velsnien a écrit :

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Edito d'Elena Diestri, 1er janvier 2018



"Notre paix, c'est la conquête", appel à volontaires pour la formation des brigades rouges en Antarès


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Déploiement de la bridage rouge du PEV en soutien à la Loduarie communiste


Nous, membres du Comité central du Parti Eurycommuniste velsnien, nous engageons ce jour 1er novembre 2018 quant à notre détermination à la formation et au déploiement de camarades dans le cadre de la Guerre menée par nos camarades loduariens pour l'établissement d'un régime prompt à la libération des travailleurs antariens, victimes des contradictions du gouvernement libéral, ayant mené sa propre population à la guerre civile et à la misère

Par ce texte, que nous pensons comme une immense espérance vis à vis des ouvriers et des oppressés du régime antarien, nous avons l'intention de procéder au recrutement parmi les ouvriers de tous les pays des volontaires ayant une expérience militaire en vue de leur envoi en Antarès, avec le soutien logistique et moral de l'armée de la Loduarie communiste. Nous avons ainsi à coeur de créer une organisation internationale de volontaires afin d'aider la juste guerre de la Loduarie communiste, et de recruter le plus largement possible, des eurycommunistes évidemment, mais également des anarchistes, des socialistes ou de "simples" compagnons de route, tant que ceux ci partagent l'idéal de libération .

Nous appelons donc le gouvernement de la Loduarie communiste à avaliser par décision administrative la création de ces brigades qui seraient formées en coopération entre toutes les forces politiques faisant acte d'un envoi de camarades et de matériel. L'objectif final de ces brigades serait non seulement la satisfaction des objectifs militaires permettant la victoire du bloc socialiste mondial dans cette lutte, mais également d'assister les prolétaires de l'Antarès dans le passage à la création d'un État authentiquement ouvrier et respectueux des interêts de son peuple.

L'association des "volontaires du PEV et du socialisme velsnien" accuse déjà 3 000 inscriptions sur les listes, permettant la création de trois régiments de camarades entièrement tournés vers la lutte pour la fin de l'Etat antarien impérialiste, et l'avènement d'une démocratie communiste antarienne. Nous appelons chaque bonne âme, qu'elle soit à Velsna, en Aleucie, au Nazum ou en Paltoterra, à répondre à cet appel, et adressons aux peuples loduariens et antarien notre détermination à la victoire du camp socialiste face au déclin irrémédiable des forces de la réaction et de la bourgeoisie mourante.



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