27/03/2016
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Changements | L'UEE renaît de ses cendres - Page 2

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Urzo Idril, comte et premier secrétaire de Valinor pour l'UEE, était resté sagement assis – écoutant les délibérations sans intervenir. Cependant, la question de l'Eury était d'une importance cruciale, l'on ne pouvait pas la passer outre. Le Comte Urzo prit donc la parole.

— Chers homologues eurysiens, la question dont vous débattez maintenant est, comme vous le comprenez bien, d'une importance qui dépasse la Nation. Outre les vertues économiques d'une monnaie commune – et pourtant ils sont tout sauf anodins – la dimension symbolique est forte.

Quel serais le symbole envoyé au monde par un Etat-membre refusant cette monnaie ?

Ainsi, la Nouvelle-Charte que nos juriste s'acharnent à finaliser laisse le choix suivant à chaque Etat : ou bien l'Eury est accepté et remplace la monnaie officielle de celui-ci, ou bien il en fait sa monnaie complémentaire tout en conservant sa devise d'origine. Voilà une sortie honorable à ses palabres, ne croyez-vous pas ?


Article 3- Chapitre ICharte de l'UEE — en rédaction a écrit :Article III-
1- Les Etats-membres de l’Union disposent d’une monnaie commune : l’Eury.
2- Les Etats-membres en faisants la demande expresse peuvent êtres exemptés de l’utilisation de l’Eury comme monnaie principale. Ils doivent tout de même la conserver en devise complémentaire.
3- Une Banque Centrale Eurysienne (BCE) est chargée de l’émission de l’Eury.
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Madame Eteri Chakhunashvili fit un signe de la tête signifiant son approbation pour ce système qui semble être la meilleure solution proposée jusqu'à maintenant. Elle continua de regarder les représentants Antériniens et les représentants de l'Empire de Karty, attendant de savoir s'ils accepteraient ce compromis proposé par le représentant du Valinor...
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Oswald Hatshaf se leva pour réagir aux propos du Valinor.

Oswald Hatshaf: L'Empire de Karty reste sur sa position, nous garderons le Karts quoiqu'il arrive. Nous ne voulons en aucun cas devenir dépendant d'autrui sur notre économie, ce sera tout.
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— Monsieur Hatshaf, nous comprenons bien que Karty veuille conserver sa monnaie actuelle – c’est votre droit. La question est maintenant, acceptez-vous l’Eury en devise complémentaire – tel que la Charte le permet – quitte à limiter son utilisation au commerce extérieur avec les autres Etat-membres.

Le Valinoréen avait conservé un visage de marbre, comme l’usage de son pays l’y avait formé. Il attendait maintenant la réponse de ce têtu représentant de Karty.
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Axel Orndorff écoutait ses homologues discuter et était particulièrement intrigué par le refus catégorique de ses homologues antériniens, et particulièrement kartien.


Axel Orndorff – J’aimerais exprimer mon désaccord avec monsieur Oswald et Valentin. Je comprends les craintes et réticences que certains peuvent avoir, il est vrai que l’adoption d’une monnaie commune peut faire peur. En effet, elle représente certains désavantages, comme la perte de souveraineté que vous avez soulignée. Cependant, une monnaie commune a de nombreux avantages, avantages que vous ne soulignez pas.

D’abord, une monnaie commune facilite les échanges commerciaux. Une entreprise ou un consommateur n'a pas besoin de convertir sa monnaie en monnaie locale. Cela retire les frais de change et les risques liés à la fluctuation des taux de conversion de l’équation, en plus de stimuler le commerce à l’intérieur de la zone économique de l’Union.

De plus, une monnaie commune renforce la stabilité économique des pays membres de l’Union, en plus de faciliter la création d’un marché interne et propre à l’Union. La stabilité économique a également pour effet d’encourager les investissements étrangers, et qui dit investissements dit une croissance de l’économie accentuée... enfin pour la majorité des pays de l’Union.

Enfin, cela a également pour effet de renforcer le pouvoir économique et politique, car une monnaie commune permet à l’Union d’avoir un plus grand poids économique à l’international. De plus, une monnaie commune permet d’accroître l’influence des membres lors de négociations économiques et commerciales internationales.

Enfin bref, je ne vais pas faire un cours d’économie, premièrement parce que ce n’est pas mon domaine de prédilection et, secondement, parce que nous avons un temps limité, et que celui-ci doit être investi intelligemment.

En résumé, Rasken est favorable à une monnaie commune pour tous les avantages que je viens de lister. Pour finir, je dirais qu’une monnaie commune permettrait à l’Union elle-même de financer plus efficacement des projets communs entre plusieurs membres. C’est aussi pour tout cela que je ne comprends pas votre point de vue, monsieur Hatshaf : vous ne voulez même pas négocier certains points ou avoir des dérogations, vous refusez catégoriquement.

Mais bref, une fois la question de la monnaie commune terminée, j’aimerais que l’on parle des membres et partenaires de cette alliance, dont l’un d’eux est en train de dormir.


Axel Orndorff ne prit même pas la peine de regarder la personne dont il parlait avant de se rassoir.
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Oswald Hatshaf: Je vais m'exprimer pour la dernière fois au sujet d'une monnaie commune. C'est non sans dire qu'une partie de notre population émet un jugement négatif vis à vis de l'UEE, ainsi, je doute que remplacer le Karts par l'Eury améliorerait la situation. C'est pourquoi l'Empire n'adoptera jamais l'Eury comme monnaie principale, mais également pour conserver sa souveraineté. Nonobstant, nous acceptons l'Eury comme monnaie secondaire, j'entends par là que cette monnaie est acceptée et présente dans les banques de changes, mais l'Empire de Karty n'accueillera aucune infrastructure liée à ce projet et cela n'ira pas plus loin, merci de votre écoute.
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Madame Eteri Chakhunashvili semblait être en tout point d'accord avec Axel Orndorff. En effet, plus jeune, elle s'était spécialisée dans les domaines socio-économiques. Pour elle et pour la Kartvélie, malgré le désir de souveraineté, il n'y avait aucun doute sur l'importance d'une monnaie commune. Ainsi, le refus répété du représentant Oswald Hatshaf de l'Empire de Karty lui semblait déplaisant, surtout après ce bref cours d'économie donné par son homologue Axel Orndorff.

Madame Eteri Chakhunashvili se demanda alors : quel intérêt y a-t-il à rejeter toutes les propositions de cette assemblée ? s'interrogea-t-elle en pensant à Oswald Hatshaf. Pourquoi ne pas faire un effort et proposer une autre alternative aux propositions déjà soumises ? Comment continuer avec un pays qui ne serait qu'un boulet pour cette "entreprise" ( dans le sens entreprendre ) suprême qu'est l'Union ? La question de la place de l'Empire de Karty dans l'Union se posait dans son esprit. Cependant, elle préféra ne pas créer d'incident diplomatique et garda ses pensées pour elle.
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Andreï Gaujlanov était resté silencieux durant tout le reste du débat, les bras croisés et avec un regard froid. Il observait les avis et les divergences, et comprenaient alors, surtout sur le plan monétaire, que la diplomatie de Karty était spécial...
Mais ce n'était point ce détail qui allait troubler le représentant Tcharnove à l'Union Economique Eurysienne, dans son pays natal, il avait vu bien pire. Finalement, il répondit enfin durant un moment de répits :


Andreï Gaujlanov - "Je suis en total accord avec nos chères collègues de Valinor ainsi que de Rasken. L'importance de centraliser nos monnaies respectives est capitale, et cela pourrait beaucoup apporter à nos nations, qu'elles soient de régimes variées et de cultures diverses. unir monétairement l'UEE serait un levier à une consolidation des relations entre les membres de notre organisation renaissante, et peut tout à fait nous sortir de la sombre époque que nous laissons derrière nous.

Cependant, mon regard s'attire sur votre demande, Sieur Axel Orndorff, de quoi vouliez vous parler, à propos des membres et partenaires de l'Union Economique Eurysienne ? Cela fait en effet trop longtemps que nous sommes rivés sur cette question de monnaie commune, alors que nous avons bien d'autres choses à parler...
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Oswald Hatshaf: Je rejoins Andreï Gaujlanov sur ce point. Nous passons trop de temps sur cette question de monnaie commune, alors que bien d'autres sujets nous attendent. Pour conclure sur la monnaie, l'Empire de Karty l'acceptera comme monnaie seconde (accepté dans les commerces et dans les banques de changes), néanmoins, aucun pays ne doit être forcé à adopter cette proposition.
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Valentin d’Antrania était moyennement ravi, d’un coté il voyait que l’Union Économique Eurysienne voulait aller plus en avant dans sa volonté fédératrice, il imaginait assez bien le visage que ferait Monsieur le Premier Ministre après sa visite de courtoisie au sein du Saint Empire de Karty. Il savait que la droite hurlerait et que la gauche se dechainera, comme d’habitude se disait il mais le moment était trop grave pour sourire, il craignait de faire naître des tensions sourdes au sein de l’U.E.E et de rendre les relations moins cordiales entre l’Empire et les états membres.
Car il savait que s’obstiner ne servirait à rien et que céder reviendrait à faire un faux pas qui aurait des répercussions politiques en Antérinie, mais néanmoins il s’imaginait assez bien les débats fiévreux qui vont apparaître aux Assemblées et les articles incendiaires de la presse d’opinion…
Mais pendant que la représentante kartvélienne le remerciait pour ses « boutades avisées » et que Kartien et Kartvélien s’opposent sur cette maudite question. Lui même profitait de ces prises de paroles pour prendre ses ordres au ministère (qui, inquiet de la tournure de la conversation demanda à ses collègues de l’économie quelques conseils.) et lui même recut en même temps que les autres un message de la Commission de la Stabilisation et de la Gestion Économique Eurysienne et lut distraitement le message. Puis la réponse arriva et il attendit pour la lire devant ses collègues.

Il se leva et appuya pour la énième fois sur le bouton « ouvrir »


Mes chers collègues, quoique décontenancé par les réactions qui succédèrent à ma déclaration, je ne la regrette en rien, en effet il est important que nous puissions réglé tout potentiels quiproquo qui pourraient nous pousser à revoir l’intégralité de nos positions et nous faire perdre un temps précieux pour l’avenir…
Vous n’ignorez pas que nous traversons une période pour le moins agitée, en effet l’Empire est en pleines élections législatives et toutes décisions prématurées prise par le gouvernement pourrait radicalement changé la vision antérinienne sur l’Union. C’est d’ailleurs pour cette raison que je ne peux m’avancer trop en avant dans cette direction.

Mais le rapport de nos collègues de la C.S.G.E.E aura permis à mes ministères de mieux saisir les enjeux et les avantages d’une telle décision. C’est pour cela que, excusez moi d’utiliser de tels termes, nous adopterons la politique des indécis, c’est à dire que nous ne nous opposerons pas à l’instauration de la monnaie unique, mais nous conserverons la monnaie impériale. Fort heureusement je pense (excusez moi pour ce revirement si soudain mais le ministère de l’économie a pu me prodiguer quelques conseils) que nous participerons plus activement à l’utilisation de l’Eury et que nous encouragerons les principaux groupes bancaires antériniens et les principales entreprises devraient user de cette monnaie (le tout sera impulsé par le gouvernement) lorsqu’ils se feront connaître à l’internationale. Nous lancerons de vastes plans pour les encourager à utiliser plus régulièrement cette monnaie.
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Axel Orndorff : Allons, monsieur Gaujlanov, je pense que vous savez très bien de qui je parle, et je crois que tous les membres présents à cette réunion le savent également. Mais au cas où, je vais quand même préciser clairement de qui il s'agit. Le membre dont je parle est bien évidemment Travie. Je sais qu’il s’agit d’un membre fondateur, mais honnêtement, je vous pose la question : vous autres, membres fondateurs de l’Union Économique Eurysienne, arrivez-vous à vous souvenir de la dernière intervention de Travie au sein de cette alliance ? Moi, en tout cas, non. Depuis que Rasken a intégré l’UEE, je n’ai aucun souvenir d’une quelconque intervention de Travie. Honnêtement, je pense, pardonnez-moi l’expression, que Travie n’en a absolument rien à faire de cette alliance. Il n’y a qu’à voir le représentant qu’ils nous ont envoyé. Quelqu’un a vérifié s’il était vivant au moins, et que ce n’est pas juste un mannequin ? Non parce que ça doit faire deux heures qu'il est dans la même position la. Là où je veux en venir, c’est : est-ce qu’un tel pays a sa place dans notre union, qu’il soit membre fondateur ou pas ? Pour moi, la réponse est non, et je pense que je ne suis pas le seul à le penser.

Passons maintenant à l'État partenaire dont j'ai parlé. Je fais référence à un État qui, lors de sa candidature, s'était engagé à apporter des changements significatifs, notamment à rendre son gouvernement plus démocratique, disons. Vous l’aurez deviné, je parle de la Rimaurie. Cela fait maintenant plus d’un an que la Rimaurie est partenaire… où sont les changements promis ? Où est cette lueur de démocratie rimaurienne que l’on nous avait promise ? Pendant tout ce temps, la Rimaurie profite des avantages du partenariat avec l’UEE, et disons que moi, et par extension Rasken, en avons un peu marre d’être la poule aux œufs d’or d’un pays qui ne respecte aucun de ses engagements. Bon, ils sont fascistes, ce n’est pas étonnant.
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Oswald Hatshaf fut assez surpris des déclarations raskennoises, en effet, Rasken a posé carte sur table et ce de manière direct, ainsi, le Ministre se leva et parla.

Oswald Hatshaf: Je dois dire que je suis assez surpris, homologue raskennois, mais en accord avec vous. Cela doit faire désormais quelques mois que le Saint Empire de Karty est entré dans l'UEE, et, nous n'avons strictement jamais entendu parlé de ce pays dénommé "Travie". Un pays certes fondateur, mais aussi actif que la démocratie en Rimaurie, comme vous l'avez très bien souligné. J'ajoute que l'Empire n'a pas vocation à se mettre une nation à dos, et que notre pays n'est pas une démocratie, mais des mesures démocratiques ont été prises au sein de ma nation, ce qui n'est pas le cas de la Rimaurie. Ainsi, l'Empire de Karty rejoint l'avis de Rasken sur Travie, mais reste neutre sur la Rimaurie, toutefois, des mesures doivent être prises pour instaurer un semblant de démocratie. Merci à vous.
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Andreï Gaujlanov - Monsieur Orndorff, tous ce que vous dites est effectivement vrai. Il est hélas tragique de constater que Travie, pourtant membre fondateur de l'Union Economique Eurysienne, n'a pas témoigné une seule fois sa présence dans l'organisation. Je suis donc, également de votre avis. Nous ne pouvons nous permettre de voir des pays profiter de notre organisation.

En ce qui concerne la Rimaurie, nous sommes, encore une fois, d'accord avec vous, cher ami raskenois. Les fascistes sont une menace comme sont les communistes les plus extrêmes. Les laisser s'insérer dans l'UEE n'amènerait qu'à notre perte. Ainsi, nous donnons notre vote pour l'expulsion de Travie et de la Rimaurie de l'organisation.
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Madame Eteri Chakhunashvili prit la parole :

Je tiens à vous rejoindre sur la question de la Travie, c'est une nation qui, depuis notre arrivée dans l'Union Économique Eurysienne, n'a jamais pris la parole ni proposé quoi que ce soit.
Nous pensons que le temps où l'Union était laxiste sur cette question est révolu et que nous devons être fermes quant à l'exigence de l'investissement des membres dans l'Union.
Cependant, il est un point sur lequel je pense être relativement en désaccord : la question Rimaurienne.
L'État de Rimaurie est certes un pays autoritaire, cependant ils ont pu nous prouver avec le temps que leur pays pouvait rester stable et ne pas virer au fascisme.
Je propose donc de laisser l'État de Rimaurie en partenaire de l'Union Économique Eurysienne. Je pense que nous devons pousser durant ce laps de temps l'État de Rimaurie à évoluer vers une démocratie, certes autoritaire, mais une démocratie, et aider la population à ce changement (Madame Eteri Chakhunashvili sous-entend qu'il faut orienter la population à pousser le gouvernement à démissionner et à devenir une démocratie).
Et j'aimerais ouvrir un sujet qui, je le pense, sera clos à l'unanimité.
Étant donné que nous réformons l'Union Économique Eurysienne, je demande à ce que tous les pays participants soient considérés comme fondateurs de l'Union.
Ce sera tout, je vous remercie.
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En entendant l'avis de la représentante Kartvélienne, Andreï Gaujlanov voyait son avis être confirmé par beaucoup. Cependant, deux points particulièrement avaient déconcerté le représentant Tcharnove. Premièrement, la question de la Rimaurie : comment peut on encore soutenir un état, purement fasciste, qui néglige donc le pilier fondamental de l'Union Economique Eurysienne qui est la démocratie ? Certes les intérêts étaient présent sur la table, mais tout de même.

Egalement, la question des membres fondateurs n'a que fait sursauter Andreï Gaujlanov. Cela n'avait absolument aucun sens...


Andreï Gaujlanov - "Chère madame Chakhunashvili, je me dois d'intervenir de nouveau, si vous me le permettez.
En ce qui concerne la Rimaurie, comment pouvez vous prétendre que ce pays a fait des progrès en terme de démocratie alors que le pays se revendique lui même être une dictature à parti unique ? J'aimerais comprendre votre point de vue plus en profondeur si vous me le permettez. Je ne doute pas que vous avez des intérêts par là bas, et cela est très logique de les défendre, cependant les faits sont là, et la Rimaurie n'a jamais montré acte de devenir une véritable démocratie. De ce fait, la Tcharnovie restera sur la même décision.

En ce qui concerne votre proposition pour les états fondateurs, là encore je trouve votre idée illogique : un membre fondateur est un état ayant participé à la fondation de l'organisation, pas un état ayant participé à une réforme interne. Alors pourquoi revandiquer les états présents ici de fondateur ? La Tcharnovie restera donc ferme à ce sujet ; rien ne changera en ce qui concerne les titres des états fondateurs, membres, partenaires et observateurs.
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