Valentin d’Antrania était moyennement ravi, d’un coté il voyait que l’Union Économique Eurysienne voulait aller plus en avant dans sa volonté fédératrice, il imaginait assez bien le visage que ferait Monsieur le Premier Ministre après sa visite de courtoisie au sein du Saint Empire de Karty. Il savait que la droite hurlerait et que la gauche se dechainera, comme d’habitude se disait il mais le moment était trop grave pour sourire, il craignait de faire naître des tensions sourdes au sein de l’U.E.E et de rendre les relations moins cordiales entre l’Empire et les états membres.
Car il savait que s’obstiner ne servirait à rien et que céder reviendrait à faire un faux pas qui aurait des répercussions politiques en Antérinie, mais néanmoins il s’imaginait assez bien les débats fiévreux qui vont apparaître aux Assemblées et les articles incendiaires de la presse d’opinion…
Mais pendant que la représentante kartvélienne le remerciait pour ses « boutades avisées » et que Kartien et Kartvélien s’opposent sur cette maudite question. Lui même profitait de ces prises de paroles pour prendre ses ordres au ministère (qui, inquiet de la tournure de la conversation demanda à ses collègues de l’économie quelques conseils.) et lui même recut en même temps que les autres un message de la
Commission de la Stabilisation et de la Gestion Économique Eurysienne et lut distraitement le message. Puis la réponse arriva et il attendit pour la lire devant ses collègues.
Il se leva et appuya pour la énième fois sur le bouton « ouvrir »Mes chers collègues, quoique décontenancé par les réactions qui succédèrent à ma déclaration, je ne la regrette en rien, en effet il est important que nous puissions réglé tout potentiels quiproquo qui pourraient nous pousser à revoir l’intégralité de nos positions et nous faire perdre un temps précieux pour l’avenir…
Vous n’ignorez pas que nous traversons une période pour le moins agitée, en effet l’Empire est en pleines élections législatives et toutes décisions prématurées prise par le gouvernement pourrait radicalement changé la vision antérinienne sur l’Union. C’est d’ailleurs pour cette raison que je ne peux m’avancer trop en avant dans cette direction.
Mais le rapport de nos collègues de la C.S.G.E.E aura permis à mes ministères de mieux saisir les enjeux et les avantages d’une telle décision. C’est pour cela que, excusez moi d’utiliser de tels termes, nous adopterons la politique des indécis, c’est à dire que nous ne nous opposerons pas à l’instauration de la monnaie unique, mais nous conserverons la monnaie impériale. Fort heureusement je pense (excusez moi pour ce revirement si soudain mais le ministère de l’économie a pu me prodiguer quelques conseils) que nous participerons plus activement à l’utilisation de l’Eury et que nous encouragerons les principaux groupes bancaires antériniens et les principales entreprises devraient user de cette monnaie (le tout sera impulsé par le gouvernement) lorsqu’ils se feront connaître à l’internationale. Nous lancerons de vastes plans pour les encourager à utiliser plus régulièrement cette monnaie.