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Presse écrite - Al-Urwa Al-Wûthqa [Officiel] - Page 2

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VIZIRAT : La liste officielle des candidats connue « sous quelques jours »

Posté par Samir Karey le 24.12.2015 à 21h37

Commission de Déontologie

Le processus est sur le point de démarrer. La Commission de Déontologie du Conseil des Oulémas (Majlis al-Ulama), chargée d'examiner les candidatures et d'organiser le prochain remplacement de l'actuel Grand Vizir Beylan Pasha, a confirmé qu'elle délivrerait ses conclusions dans les jours à venir. Cette instance, dépendante des religieux et responsable directement devant le Khalife, est celle qui délivre les autorisations à se présenter aux fonctions importantes, et qui donne des avis consultatifs sur l'organisation des pouvoirs. Elle a un rôle de conseil essentiel pour appuyer Son Altesse Sémillante dans le choix du chef du gouvernement, et pour garantir la bonne orientations des candidats à ce poste. Rashid Beylan, titulaire du vizirat depuis 2008, a déjà annoncé il y a quelques temps son départ du palais de la Porte Splendide, invoquant des motivations personnelles, ce à quoi le Khalife avait répondu favorablement ; son départ, dont la date n'est fixée qu'après la désignation de son successeur, devrait se tenir dans le courant de l'année 2016. D'ici là, le parti califal, la Nahda, tiendra un Congrès de ses instances pour investir son candidat à la fonction. Celui qui, parmi les profils retenus par la Commission, sera désigné par le Bureau permanent du Parti, aura toutes les chances d'être nommé à la conduite du Diwan.

Un processus jalonné d'étapes

L'examen par la Commission de Déontologie est le point de départ d'un cheminement qui mènera à la désignation du futur Grand Vizir, dont les compétences s'étendent à la politique de l'Etat et à l'administration du territoire. La Commission, parmi les profils qui lui sont soumis - et dont la liste exhaustive n'est pas rendue publique - publie ceux qui recueillent un avis positif, après que les oulémas aient démontré que le candidat dispose des facultés nécessaires ; l'honorabilité ('adâla), les compétences et les connaissances de l'administration, et la capacité de discernement (ra'y). Remplir ces trois conditions est nécessaire pour être officiellement admis à la candidature, mais c'est encore insuffisant pour être Grand Vizir ; un vote au Sérail doit départager les candidats. La chambre des délégués étant contrôlée en majorité par le Parti de la Renaissance Islamique (Nahda), c'est en son sein que la délibération a lieu. Elle aboutira à l'élection d'un candidat unique du Parti, qui sera proposé au Khalife pour que celui-ci le nomme Grand Vizir dans le courant de l'année.

Les enjeux du Congrès de la Nahda en 2016

Ils sont multiples. D'abord, comme tous les dix ans, ce sera un moment de consultation (shûra) des adhérents et des instances du parti central de l'Azur sur des orientations politiques. Les différents cercles de décision au sein de l'organisation auront à se prononcer sur plusieurs motions, qui établissent un programme d'action et de gouvernement, et qui sont le moyen de recueillir les doléances et les revendications de la population que le Parti représente. Ensuite, ce sera la désignation du candidat du parti au vizirat, qui a lieu selon la méthode de la désignation par consensus, qui départagera les candidats jugés recevables par la Commission de Déontologie. Enfin, ce sera l'occasion pour la Nahda d'affirmer son importance et sa stratégie pour les échéances électorales qui se profilent ; élections municipales à la fin de l'année, élections des délégués des circonscriptions dans un second temps.

Afaghani, la grande question

Parmi les profils étudiés par la Commission, celui du Ministre des Affaires étrangères de l'Azur, Jamal al-Dîn al-Afaghani sera particulièrement scruté. L'ancien intellectuel, devenu diplomate, gravite dans les plus hauts cercles du Califat constitutionnel depuis près de vingt ans ; tour à tour conseiller du Grand Vizir, puis du Khalife, il avait été pressenti pour la Porte en 2008, ce qui avait été déjoué une première fois par la Commission de Déontologie. La question de sa candidature en 2016 est sur toutes les lèvres ; pour l'instant, elle n'est pas connue. La prochaine conclusion de l'examen des profils pour le vizirat permettra de savoir si, cette fois, le populaire et éminemment respecté Jamal al-Dîn al-Afaghani saura convaincre les juges. Derrière sa candidature, la tendance islamo-démocrate, favorable à des évolutions politiques dans le sens de la permissivité culturelle et sociétale, espère bien faire avancer ses opinions au sein du parti majoritaire.

Taşdemir, l'intransigeant

Brillant sur la scène politique grâce à ses succès dans la circonscription de Sijilmassa, municipalité qu'il a repris et conservé face à l'opposition de l'Alliance démocratique, Habib Taşdemir est un fin connaisseur des mécanismes du Sérail, et le partisan d'une approche jugée "islamo-populiste" par certains observateurs. Il défend des mesures énergiques en matière de croissance, de développement, de hausse des dépenses militaires et de conservatisme social, tout en promouvant l'idée d'une "nation islamique" et de coopérations renforcées avec les pays musulmans. Il s'est récemment illustré par sa critique de l'opposition libérale et écologiste, qu'il juge contre-productive.

L'hypothèse d'un profil inconnu

La Commission pourrait, parmi les profils qui seront validés, inclure des candidats jusque là inconnus du grand public. C'était le cas de Beylan Pasha en 2008 ; figure modérée, peu clivante, il avait été choisi pour unifier les différentes composantes du Parti califal et diriger un gouvernement d'union entre les tendances démocratiques et conservatrices de la Nahda. De même, il se pourrait que le prochain processus de remplacement de Beylan Pasha aboutisse à la désignation d'une personne encore inconnue par la majorité des Azuréens, pour assumer la direction de la Porte.

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VIZIRAT : Candidatures validées pour quatre candidats dont Afaghani et Taşdemir
Posté par Süleyman Bataar le 03.02.2016

Illustration

C'est chose faite : la Commission de Déontologie du Majlis a rendu ses conclusions sur la conformité de quatre candidatures possibles pour la proposition de Grand Vizir. Grande nouvelle par rapport aux années précédentes, la candidature de Jamal al-Dîn al-Afaghani, diplomate chevronné et Ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de Beylan Pasha, a été jugée recevable pour la première fois.

"C'est une excellente nouvelle pour la démocratie islamique", juge un partisan d'Afaghani, réjoui par l'issue des concertations internes de la Commission ; nombreux sont ceux qui s'inquiétaient que leur favori soit à nouveau écarté de la course à la Porte Splendide, comme en 2008, où son profil réformateur avait suscité la défiance des conservateurs du Parti. "La Nahda pourrait reprendre un élan", suppose un observateur, qui pointe à juste titre les enjeux électoraux qui se profilent avec le Congrès de 2016 : réaffirmation ou réorientation de la ligne politique globale, et mise en place d'une stratégie pour les élections municipales et provinciales à venir, avant les prochaines législatives.

"Habib Taşdemir devrait devenir le prochain Grand Vizir cette année", clame au contraire un représentant de l'aile conservatrice du Parti de la Renaissance Islamique. L'élu de Sijilmassa, populaire et qualifié par certains "d'islamo-populiste", a également été retenu par la Commission comme un profil envisageable pour le vizirat ; un signal très positif pour ses fidèles, alors que sa montée en flèche au sein des institutions se déroule au moment où l'électorat demande des avancées concrètes sur les différents volets de la politique gouvernementale. "Taşdemir incarne un néo-conservatisme charismatique", analyse un politologue, qui attribue les succès électoraux du quinquagénaire à sa capacité à s'adresser à un électorat issu des classes moyennes périphériques.

Si ces deux personnages sont les poids lourds de la donne politique actuelle à l'occasion du Congrès de la Nahda, ils sont accompagnés par deux autres candidats jugés éligibles par la Commission ; le Sheikh Nouri Takyeddin Bin Bayyah, un ouléma membre de la confrérie soufie Naqshbandiyya très implantée dans d'autres pays musulmans, et le Sheikh Ali Osman al-Idrisi, figure du petit parti ultraconservateur A.I.P.P. (Association Islamique pour la Paix et le Progrès) membre de la coalition gouvernementale de la Nahda. Ce dernier, surfant sur un récent regain de popularité de sa formation politique auprès de l'électorat traditionnel, a fait des déclarations relatives au voile féminin ou à l'homosexualité, questions sur lesquelles il souhaite voir mises en place des mesures plus intransigeantes et conformes à la loi musulmane.

"Al-Idrisi ne devrait pas rassembler beaucoup de monde derrière lui", juge un expert en sciences politiques ; "l'électeur conservateur moyen préférera sans doute le profil de Taşdemir, plus dynamique et moins isolé sur la scène politique." "La participation d'un candidat de l'A.I.P.P. à cette course au vizirat est plutôt une question de symbole qu'une réelle opportunité pour ce parti de soixante élus au Sérail ; c'est un geste relativement sans conséquence réelle". La présence d'un candidat ultra-conservateur devrait cependant infléchir les choix d'orientation politique qui se feront lors du Congrès de la Nahda, donnant l'occasion à ce courant d'exprimer de nouvelles idées et des propositions qui lui appartiennent.

"Le fait que la candidature de Bin Bayyah ait été retenue est surprenant", nous confie un membre de la Nahda chargé de l'organisation du Congrès à venir. "C'est un soufi très traditionnel, avec peu de pratique politicienne proprement dite" ; un profil religieux, proche des cercles du Khalife. "Il n'a pas de pensée très structurée en matière fiscale ou administrative, mais ce sera un parfait représentant de la mentalité de Son Altesse Sémillante, s'il venait à être nommé à la Porte". Cet inconnu du grand public, qui n'a pas eu de fonction dans un gouvernement ou une collectivité jusqu'ici, attire peu de commentaires. "C'est un spirituel, un homme de religion, mais aussi de réseaux", comprend le politologue ; "sa présence et ses orientations au Congrès auront un impact sur les indécis et le gros de la masse des adhérents. De ce fait, et à cause de sa proximité avec le Khalife, les autres candidats chercheront à se le ménager".

A quelques semaines du XXVIème Congrès du Parti de la Renaissance Islamique, les protagonistes sont en place ; le Parti majoritaire s'apprête à une nouvelle session intense en négociations internes et en intrigues politiques.

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PLAN GAZIER : SABARIAN MET EN AVANT LE « SENS PATRIOTIQUE »
Posté par Wassim al-Dhir le 24.02.2016 à 23h38

sabarian de petrazur

Il était apparu au premier plan aux côtés du Grand Vizir Beylan Pasha l'année dernière, lors de la présentation du Plan Gazier. D'un naturel enjoué, charismatique et au sourire communicatif, le Directeur-Général de l'entreprise d'Etat PETRAZUR, Son Excellence Bashir Sabarian, a récemment donné un entretien à la presse nationale. "J'aurais pu me taire", dit-il sans langue de bois, "mais j'ai choisi de prendre la parole pour dire ce que je crois ; l'Azur est à la croisée des chemins". En off, il réitère sa conviction : "soit l'Azur prend le chemin de la modernité et de la croissance, soit il tombera dans la stagnation et la récession".

Issu d'une grande famille de propriétaires terriens, Bashir est depuis 2011 à la tête de la plus importante compagnie d'Etat. Fort de la confiance renouvelée des autorités du Califat Constitutionnel, il est l'un des visages du Plan National de Développement Stratégique du Secteur Gazier, qu'il a défendu à maintes reprises devant les caméras autant que devant les parlementaires du Sérail. "Relancer notre économie est désormais une question vitale", déclare-t-il sans ambages, louant au passage "la vision salutaire de Son Excellence le Grand Vizir, qui aura été digne de sa fonction jusqu'à la fin de son mandat" ; pour rappel, Beylan Pasha est appelé à quitter la direction du Diwan dans les semaines à venir, bien que la date de son départ (officiellement pour raisons personnelles) n'ait pas encore été dévoilée.

"En adoptant le Plan Gazier, l'Azur renouera avec la croissance, et des millions d'emplois seront créés", répète-t-il inlassablement, rappelant la nécessité de "retrouver le cercle vertueux de la croissance, où les investissements d'aujourd'hui donnent les profits de demain, et les hausses de salaire et de niveau de vie d'après-demain". A l'aise face aux journalistes, il se décrit lui-même comme "un Azuréen moyen qui n'aspire qu'à la réalisation de ses rêves personnels et à la grandeur de [sa] patrie". La rhétorique patriotique lui vient sans difficulté : "je suis originaire d'une famille chrétienne", rappelle-t-il, "fidèle à l'Etat et à la Nation". Converti à l'islam par choix personnel, il met cependant en avant la nécessité de "reconstruire un pays puissant en comptant sur nos forces industrielles et économiques". Et ce faisant, il dénonce "les errements existentiels de citadins petit-bourgeois, à l'aise dans une vision régressive et antipatriotique du monde".

Ses attaques visent d'abord les écologistes, et en premier lieu le parti Les Verts et les associations environnementales. "Ce délégué [Pierre Breidi, élu vert dans une circonscription oasienne de Dariane, n.d.l.r.] répand de la désinformation et diffuse une idéologie de paresse et de dé-virilisation". Les coups sont tirés. Interrogé sur la pertinence de se mobiliser contre des projets de forages gaziers qui pourraient avoir un impact négatif sur l'environnement, Sabarian temporise : "avoir des doutes sur les nouvelles technologies d'extraction des hydrocarbures est compréhensible", démine-t-il, tout en regrettant "que la plupart de nos concitoyens qui s'opposent aux projets de forages n'aient souvent pas connaissance de la technique dont ils parlent". Le Directeur-Général exprime au contraire "sa confiance profonde dans l'intérêt du Plan Gazier", démontrée selon lui par "le soutien explicite et entier apporté au projet par les syndicats du secteur". Il pointe, à juste titre, les démonstrations réalisées par le syndicat des ouvriers de l'industrie gazière, ainsi que les organisations professionnelles des cadres de l'industrie des hydrocarbures, qui appellent les parlementaires à "soutenir sans réserve" le projet de développement de l'extraction du gaz de schiste.

manifestation de soutien au plan gazier le 19 février 2016 à Pasarga, en Syrane orientale
Manifestation de soutien au plan gazier le 19 février 2016 à Pasarga, en Syrane orientale, organisée par l'association professionnelle des travailleurs du gaz.

"Contrairement à ce qu'une minorité manipulée par des réseaux environnementalistes voudrait croire, la majorité des Azuréens soutient le Plan Gazier" ; cette affirmation, assénée avec la force de conviction de l'homme qui prendra le visage de ce paquet de mesures d'investissements et d'agrandissement d'infrastructures, est à mettre en regard des réelles attentes exprimées par les syndicats. "Les Azuréens ne veulent pas perdre encore plusieurs années. Nous avons besoin de croissance, à un moment où la conjoncture économique risque de se retourner contre nous". Professant l'économie, Bashir Sabarian se veut rassurant ; "avec notre programme d'investissements piloté en Azur, par des ressources azuréennes et dans l'intérêt des Azuréens, nous parviendrons sans encombre à nos objectifs". Il liste "la création de millions d'emplois, dont un million d'emploi direct, et le développement économique de zones rurales sous-performantes en matière d'activité économique". Tout cela consiste, selon lui, en un "choc de compétitivité et de croissance" à même de répondre à "une large part de nos besoins immédiats" ; chiffrant les retombées économiques dans les prochaines années à "deux cent, trois cent milliards de Dirhams", il explique que la solution sera toute trouvée pour financer la construction de nouveaux équipements publics, d'un réseau électrique fonctionnel, d'un système de trains à grande vitesse moderne ou encore d'un système de défense anti-missiles ultra-complet. "Avec ces moyens-là, on pourra aller très loin pour refaire de ce pays la nation dorée qu'il a été un jour". Pas avare de digressions, Bashir Sabarian compare le plan actuel à "la Révolution industrielle planifiée après la Révolution de 1876", voire aux "indéniables succès économiques de la République" dont l'Azur profiterait encore. Des déclarations qui devraient susciter au moins quelques commentaires de la part des ultraconservateurs religieux, l'apologie de républicanisme étant suspect à l'heure du Califat constitutionnel.

"Je m'inscris en soutien plein et entier à Son Excellence le Grand Vizir", rappelle-t-il quand on l'interroge au sujet de ses propres ambitions liées à cette stratégie inhabituelle. En tant que cadre des hautes autorités techniques de l'Etat, son intervention dans les médias et sur la scène politique pourrait porter à questionnements. "Ma parole ne vise qu'à solidifier et réaffirmer ma croyance profonde, elle n'est motivée que par le patriotisme et mon abnégation pour ce pays que j'aime tant". Interrogé sur ses relations avec l'actuel titulaire de la Porte Splendide, il les qualifie "d'excellentes", et loue la capacité de Beylan Pasha à "écouter les acteurs économiques, à les comprendre et à s'associer à leurs besoins dans l'intérêt du pays". Dans un tel contexte, on ne pouvait donc pas ne pas lui poser la question de son sentiment à l'approche du départ de Rashid Beylan al-Beylani du vizirat dans les prochaines semaines. Celui-ci, dont la démission pour raisons personnelles a été acceptée par le Calife, n'a cependant pas encore indiqué la date exacte de la fin de son mandat, estimant nécessaire que le Parti de la Renaissance réuni cette année en Congrès désigne son successeur avant que soit entrepris tout changement à la tête du gouvernement. "Je regrette son départ, mais c'est une décision qui lui appartient et que je respecte pleinement", sourit Bashir Sabarian. Refusant prudemment de se prononcer sur sa préférence entre les quatre candidats jugés éligibles à ce poste par la Commission de Déontologie, il prend néanmoins le temps d'adresser un mot doux à chacun d'eux. "J'admire la force de conviction de Taşdemir. C'est un homme qui sait diriger les foules", commente-t-il au sujet du charismatique maire de Sijilmassa, islamo-populiste soutenu par le courant conservateur de la Nahda au pouvoir. "Le ministre des Affaires étrangères s'est également illustré par des succès incontestables qui joue en notre faveur sur la scène internationale", analyse-t-il au sujet de Jamal al-Dîn al-Afaghani, dont le profil est enfin validé par les déontologues, après plusieurs tentatives infructueuses de concourir pour le vizirat.

"Pour moi, l'essentiel n'est pas la personne, mais la détermination à redresser le pays", conclut-il en attirant l'attention de son auditoire captivé à ses mots d'introduction. "Véritablement, nous sommes au pied du mur pour relancer la croissance et sauver les équilibres budgétaires et financiers de notre pays. Ce qu'il faut, c'est que le prochain Grand Vizir en aie conscience et apporte son soutien et son dévouement au Plan Gazier".

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