22/03/2019
23:00:00
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PRESSE - HIJIRI - Page 2

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Churaynn: Appel solennel à l’investissement international


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Carte des principaux ports Churaynns.



Le Saint‑Empire de Karty a choisi de frapper au lieu de proposer la diplomatie, brandissant ses missiles sans sommation, sans déclaration, sans justification diplomatique. Le monde a vu ses missiles atterrir sur la capitale de l’Empire de Churaynn pour un simple soupçon d’allégeance. Ce fut l’étincelle qui ébranla Churaynn. Affaibli, isolé, accusé sans défense, l’Empire se trouva encerclé par un ennemi et ses alliés qui n’hésitèrent pas à mettre une pression sur l’Empire.

Les accusations envers Churaynn étaient infondées, il avait été accusé de déstabiliser l’Eurysie centrale, ce qui provoqua une onde de choc : la communauté internationale, occupée à regarder l’OND se faire découper par Carnavale, tourna les yeux tandis que Churaynn subissait. Pas un soutien concret, aucune défense formelle. L’Empire, meurtri, comprit que seule la croissance pouvait inverser les rapports de force. Qu’il fallait devenir influent, on devait entendre le nom de l’Empire. On devait, quand on parlait de lui, parler d’une puissance économique, qui est, si l’on souhaite ouvrir un partenariat en Afarée, le premier à mentionner.

Mais c’est surtout une armée. Tout pays possédant une bonne armée est un partenaire fiable selon les lois qui dirigent notre monde. C’est celui qui a la plus grosse armée qui dicte. Ou il fallait rejoindre une organisation impérialiste qui ne jure que par des interventions complètement dépourvues de cerveau. Aucun nom ne sera cité.

C’est ainsi qu’est née la stratégie de la Grande Ouverture. Plutôt que de se refermer sous l’agression, Churaynn choisit d’ouvrir son capital, ses terres, ses ports et ses villes. Sudéiss sera livrée à l’économie libre, l’initiative privée, la haute finance. Yuthipista deviendra l’usine du monde. Maqdur, la mine de minerais qui permet de faire marcher vos appareils, d’enjoliver les femmes avec leurs bijoux et de faire rouler les voitures. La capitale se modernise. Angoran deviendra zone franche. Chaque province porte désormais un volet de renaissance nationale, associé à un message clair : ceux qui investiront aujourd’hui auront la puissance de demain.

Pour Hijiri, les actions de l’Empire étaient pour le moins… inattendues. Présenter les bombardements serait une honte, et surtout un arrêt de mort. Dès qu’ils auraient été publiés, l’article et les rédacteurs disparaîtraient. Alors il fallait interviewer. L’Empereur ? Non, trop hautain. Les conseillers ? Non, trop occupés et trop représentants de l’Empire. Alors ce fut AZIZ Abdelkassim, porte-parole du conseiller aux Affaires Étrangères. Ils s’intéressaient beaucoup aux relations que l’Empire a et à sa sphère d’influence. Qui le connaît comme un partenaire ? Qui le connaît comme un sanguinaire ? Voici la question de Monsieur AZIZ.

Alors on le fit venir, et ça commença.

Interview :
Journaliste Nadine Al‑Ahitaka (Journal Hijiri) :
« Bonjour Monsieur Aziz, merci de nous accorder cette interview. Vous avez déclaré publiquement que Churaynn ne reçoit pas la reconnaissance qu’il mérite. Pouvez-vous expliciter ce sentiment de mécontentement ? »

AZIZ Abdelkassim :
« Bonjour et merci à vous, Nadine. En ces temps‑là, les Churaynns sont bouleversés par toute cette instabilité présente dans les continents. Les guerres sont monnaie courante en ce moment. Un conflit international peut commencer, il faut donc être prêt. Être prêt d’abord à protéger la population. C’est donc pour cela que l’Empire deviendra au fur et à mesure un acteur influent à l’international.

Revenons à votre question ; Oui, c’est un mécontentement réel et très sincère. Pendant des décennies, Churaynn a été celui qui stabilise la région, qui protège les populations, qui permet à des territoires autrefois négligés de renaître. Regardez Sudéiss, Maqdur, Yuthipista : ce sont nos efforts qui les ont intégrés à nous, et qui vont les faire renaître. Pourtant, qui en parle aujourd’hui ? Qui remercie ? Aucun de nos anciens partenaires sauf l’Antegrad. Sinon personne ne s’est soucié de nous soutenir publiquement lorsque Karty a frappé. Ce silence est une injure. Et ce projet d’investissement, cette Grande Ouverture, est ma demande d’être entendu. »

Journaliste :
« Vous demandez donc une certaine reconnaissance politique ? »

AZIZ :
« Oui, nous demandons au moins de la clarté : que l’on cesse de nous pointer du doigt sans preuve. Que l’on reconnaisse notre rôle dans l’intégration des populations indépendantistes des Trois Nations, aujourd’hui encore, et bien malheureusement encore contrôlées par cette République. Que l’on arrête de dire que nous sommes isolationnistes et sanguinaires. L’Empire ne veut plus être reconnu comme cela, la preuve en est les frappes kartiennes. Nous n’avons pas répondu militairement à cela. Une preuve encore que l’Empire veut simplement que les mers qui l’entourent redeviennent calmes, et non agitées par des lancers de missiles par des germano-fascistes. »

Journaliste :
« Concernant les enjeux de l’investissement, quel est le principal message que Churaynn souhaite faire passer ? »

AZIZ :
« Que l’Empire ne mendie pas, qu’il propose. Et qu’il n’est pas un choix par défaut, mais une plateforme à saisir. Nous proposons du tangible : des projets dans six domaines clairs, chaque province avec son rôle précis. Sudéiss devient la capitale économique et technologique. Yuthipista, l’usine de main‑d’œuvre. Maqdur, la mine à exploiter. Angoran, la logistique offshore. La Grande Province accueille l’administration rénovée. Chaque investisseur peut voir son projet reconnu légalement, sécurisé diplomatiquement et profitable économiquement. Nous voulons offrir à chaque entreprise les moyens de se faire beaucoup sur l’investissement. Car ils sont gagnants. »

Journaliste :
« Certains craignent que cette ouverture ne soit qu’un appât pour compenser le vide diplomatique. Est-ce un échange : le capital contre la souveraineté ? »

AZIZ :
« Jamais. Nous ne cédons aucune souveraineté. Nous concédons seulement des parts limitées à des gestionnaires économiques. Le canal de Sudéiss reste impérial. Les taxes, notamment le 15 % sur le matériel militaire transitant, restent sous contrôle national. Mais oui, nous offrons des droits de passage, des exemptions fiscales et un siège possible à des conseils. Ce sont des concessions calculées, pas des abandons. »

Journaliste :
« Quel retour Churaynn attend-il en priorité ? Plus de capital, de technologie, de reconnaissance, ou un rafraîchissement d’image ? »

AZIZ :
« Tout cela à la fois. Le capital sert ici à structurer notre économie, la technologie à moderniser les provinces, la reconnaissance et l’influence à devenir un partenaire injouable, et l’image est essentielle : nous voulons émerger sur la scène mondiale comme une puissance crédible, équilibrée et innovante. Nous ne voulons plus être ce qu’on fuyait : un État autoritaire, désorganisé, clos. Nous voulons être celui que l’on regarde, celui que l’on entrevoit, celui que l’on veut devenir. »

Journaliste :
« Et si Karty ripostait économiquement à Churaynn, par des sanctions ou un boycott ? »

AZIZ :
« Laissez-moi être clair : ce n’est pas une attaque. Nous ne cherchons pas à nuire à Karty avec des mesures hostiles. Notre démarche est purement défensive et tournée vers l’avenir. Nous proposons une alternative de croissance. Si Karty décide de nous affaiblir encore, nous les laisserons isolés. Mais nous ne cherchons pas la guerre économique. Nous cherchons le commerce, la construction, la coopération sous nos termes. Et bien sûr, Karty ressortira grand perdant si le projet est une réussite, car il devra oublier un partenaire, mais aussi un canal et des provinces qui sont exploitées. Prenons un exemple clair : si Yuthipista devient l’usine du monde et produit tout, l’Empire de Karty sera dans l’obligation de les produire seul. Enfin, avec ses alliés. »

Journaliste :
« Le mot de la fin pour les investisseurs étrangers ? »

AZIZ :
« Venez maintenant. Ne regardez pas seulement le prix que nous exigeons, mais ce que vous pouvez construire ici. Vous aurez des parts dans des ports, des usines, des quartiers. Vous pourrez être membre d’un conseil influent. Vous contribuerez à changer le visage d’un empire. Et quand le canal redeviendra une voie de prospérité, quand Sudéiss brillera, vous ne serez pas de simples investisseurs. Vous serez ceux qui ont entrepris la renaissance. Vous deviendrez les grands partenaires de l’Empire. Alors, nous vous attendons tous. Venez investir en Churaynn. »



22/02/2017

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Crise impériale à Churaynn : Destitutions !


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Haute Instance Impériale de Coordination (HIIC).



C’est un rebondissement ! La Haute Instance Impériale de Coordination vient de destituer plusieurs conseillers, dont le conseiller Uzdek Helias, accusé de haute trahison. La HIIC n’a pas décidé de parler davantage de ses agissements ni des raisons qui l’ont poussé à trahir l’Empire.

Pour Faoud Cheikiné, Conseiller impérial à l'Économie, il est reconnu responsable d’actes de fraude fiscale et de détournement de fonds pendant le règne d’Abu-Bakr As-Omar, où il aurait, avec l’ancien dirigeant de Maqdur, détourné l’argent destiné à l’aide à Maqdur pour des milices locales ainsi que des centres de détention. Il a été mis en enquête judiciaire et tous ses biens ont été saisis, montrant la gravité des actes commis par Faoud Cheikiné.

De plus, Bougheman Imran, Conseiller impérial aux Forces armées et à l’Intérieur, a été jugé pour une « violation du droit militaire impérial, un abus de pouvoir, et une mise en danger volontaire de la sécurité nationale. » Il aurait en effet, sans la consultation de la HIIC, attaqué la République des Trois Nations. Trois missiles balistiques ont été tirés et l’Empire fut condamné à cause des agissements de Bougheman Imran. Il sera également suspendu de toutes fonctions publiques ainsi que destitué de ses fonctions.

Après Uzdek Helias, le porte-parole du Conseiller aux Affaires étrangères, Aziz Abdelkassim, est reconnu coupable pour « déclarations publiques très graves, contraires à la ligne diplomatique de l’Empire. » En effet, ses prises de parole ont été jugées par la HIIC comme violentes. Nous pensons surtout à la frappe carnavalaise sur Estham qu’il n’a pas condamnée.

Face à tout cela, l’Empereur doit donc, dans les prochains jours, décider de plusieurs nouveaux conseillers qui remplaceront tous ces destitués.

Mais, après tout le chaos que ces conseillers ont causé à l’Empire de Churaynn, la question se pose : comment l’Empire va-t-il pouvoir sortir de cette position très complexe ?

Nous répondrons à cela avec l’aide de Al-Fussama Usseyni, ancien conseiller aux Affaires étrangères.

Journaliste : L’Empire peut-il se sortir de cette situation problématique ?

Al-Fussama Usseyni : Oui, l’Empire peut se sortir de cette mascarade qu’il a lui-même créée. Le gouvernement n’a pas su bien gérer l’armée et la diplomatie. Entre ces annonces très peu construites, les frappes orchestrées sur la République des Trois Nations et, plus précisément, sur ce que l’Empire appelle une colonie… Si l’on veut décoloniser l’Afarée, pourquoi tirer sur une colonie ? Il y a plusieurs agissements du gouvernement qui montrent leur incapacité à gérer une bonne diplomatie. Mais si la diplomatie est mise en avant, elle pourrait désamorcer les tensions et sortir l’Empire de cette situation problématique.

Journaliste : Comment ?

Je ne compte pas m’étaler et je préfère ne pas le dire. Il n’y a pas vraiment de réponse à cette question. C’est au gouvernement lui-même de décider s’il juge la situation problématique ou non. À ce stade, oui. Mais pour certains pays, une situation chez son voisin peut être problématique ou positive. Mais, si je devais vous en donner une, ce serait de rejoindre les Afaréens dans ce pacte de sécurité. Et, si l’Empire en est capable, de s’excuser pour les tirs de missiles.

Journaliste : Merci, nous espérons que cette situation changera et que l’Empire retrouvera enfin une certaine stabilité. Surtout depuis le tir de plusieurs missiles sur la capitale.

Mais ce n’est pas tout. Depuis les attaques perpétrées par Karty, plusieurs manifestations ont été aperçues dans tout l’Empire pour demander la fin de ce gouvernement. Cela s’est intensifié après l’annonce de la HIIC, où les manifestants demandent la paix dans l’Empire et dénoncent des actes jugés violents.

Sur plusieurs pancartes, on lit :
« On préfère l’Empire d’avant »
« Nous avons peur de ne plus être là demain »
« Contre l’Empire de demain : faisons face »
« Montée de l’extrémisme de l’Empire : je fais blocus »

28/02/2017
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Crise impériale à Churaynn : Le ménage dans le gouvernement Churaynn.


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Ora, la ville avec le plus d'habitants au monde



Suite à la destitution de trois conseillers et du porte-parole du conseiller des Affaires étrangères, le Sawid a décidé de placer, pour les trois nouveaux conseillers, les trois princes. Le Conseiller de l’Économie sera le 3ᵉ Prince Sofiane Sayyid, le Conseiller de la Jeunesse et du Tourisme, lui, sera le 4ᵉ Prince Ousmane Sayyid. Et pour finir, le Conseiller des Forces armées et de l’Intérieur a été désigné : le 2ᵉ Prince Khalid Sayyid. C’est la première fois depuis les années 2000 que plusieurs princes sont nommés comme conseillers. C’est donc une première, même si elle suscite des réactions chez de nombreux interlocuteurs, comme Monsieur Manouche, qui était l’un des favoris pour l’attribution de la place de Conseiller aux Affaires étrangères. Nous l’avons interrogé ce matin pour qu’il nous parle de son ressenti :

Manouche : Il est très clair que l’empereur veut que la famille impériale gère de plus en plus le gouvernement. Mais je condamne cet agissement. Je critique les pouvoirs de l’empereur, qui semblent infinis. Il nomme ses propres conseillers, il gouverne sans vraiment un pouvoir qui l’arrête. Je remets donc en cause la nomination des trois princes. Un pouvoir fort, c’est un pouvoir qui sait jongler entre les institutions. C’est dommage d’être si loin, par exemple, de Yuthipista, de Maqdur aussi, que l’Empire prend de haut. Nous ne serons pas contre, et nous appelons tous les Churaynns, ainsi que la Haute Instance Impériale de Coordination, à une révision de la Constitution et du pouvoir de l’empereur.

C’est donc par ces mots que Monsieur Manouche dénonce l’empereur et le pouvoir concentré en une seule main. La Haute Instance Impériale a été saisie par 47 plaintes déposées dans tout l’Empire pour dénoncer la nomination des princes. Les manifestations, qui étaient au début pour la condamnation du Saint Empire de Karty, sont devenues des manifestations contre l’extrémisation du gouvernement, et maintenant contre l’acte de nomination des princes. La HIIC a saisi la plainte, même si elle ne peut la traiter sérieusement. La déléguée Shajit Ahinas appelle à continuer les manifestations pour un changement radical de l’Empire. Elle, qui est surtout contre l’Empire, l’a plusieurs fois critiqué. L’empereur n’a, pour l’instant, pas décidé de lancer un communiqué pour éclaircir la population.


02/03/2017
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Crise impériale à Churaynn : Ils rentrent bientôt !


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Walemir



Il est 16 heures, et la manifestation, qui dure depuis plusieurs heures, a atteint selon les données plus de 5 millions de participants sur les deux journées, dont plus de 1,5 million aujourd’hui, ce qui en fait le plus important rassemblement de l’histoire moderne du pays.

Cette manifestation devient de plus en plus violente, et le palais impérial semble pris d’assaut par les manifestants qui tentent d’y entrer.

Le mouvement prend une tournure tellement grave que plusieurs gardes à vue et affrontements avec les forces de l’ordre ont été recensés.

Nous pensons que, dans quelques heures au maximum, le palais impérial tombera aux mains de la fameuse tête d’affiche : Oumar Sanka, celui qui guide les manifestants vers le palais. Il demande aux forces impériales de le laisser entrer, car il souhaite parler à l’Empereur.

04/03/2017
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Oumar Sanka est rentré dans le palais impérial !
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Oumar Sanka vient de sortir après trois heures passées à parler avec l'Empereur !

Il appelle chaque manifestant à rentrer chez lui !
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PARLEMENT : Nouvelle casquette pour l'Empire


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Logo du parlement Impérial de l'Empire Islamique de Churaynn



Il est seize heures. Le ciel de Walemir se couvre alors que la foule, hurlante et dense, franchit un à un les cordons de sécurité. Le sol vibre sous les pas de plus d’un million de personnes venues réclamer, non plus seulement justice, mais un nouveau pacte entre le peuple et le pouvoir. Depuis deux jours, les avenues de la capitale sont submergées par plus de cinq millions de manifestants, dans ce qui est désormais qualifié de plus grand rassemblement de l’histoire moderne du pays. La violence est partout : vitres brisées, heurts sanglants, hurlements mêlés à des gaz lacrymogènes. Et pourtant, dans cette manifestation, un homme que tout le monde regarde et qui guide les manifestants vers le palais impérial. Ce n’est autre que : Oumar Sanka. Vingt-quatre ans, il lève le poing et demande d’entrer au palais. C’est cette même image, celle d’un jeune homme au pied du pouvoir, qui semble avoir ébranlé l’Empire tout entier. Car dans ce vacarme, l’Empereur a décidé. Pour la première fois dans l’histoire de Churaynn, un Parlement impérial voit le jour.

Oumar Sanka n’est pas sorti de nulle part. Fils d’un instituteur de Sudéiss et d’une infirmière originaire de Yuthipista, il a grandi dans un Yuthipista complètement appauvri par l’Empire, beaucoup d’injustices et d’un empire qui trop souvent regardait la population populaire comme un fardeau. Après la séparation de ses deux parents, le père, étant plus stable financièrement, gagne le procès et la garde de l’enfant. Mais il ne veut pas que son fils ait la même vie que lui. Alors, il va travailler dur pour que son fils intègre le cercle fermé de ceux qui contrôlent l’Empire. Il a étudié à Sudéiss, avant de rejoindre Walemir, où il devient rapidement une des personnes considérées comme l’élite des cercles universitaires. Mais c’est dans la rue qu’il devient incontournable. Ce sont ses appels à la paix, ses dénonciations des frappes sur la République des Trois Nations, ses critiques de la centralisation extrême du pouvoir qui l’ont propulsé en tête des marches.

C’est lui, le 4 mars, qui demande audience à l’Empereur Sawid Salahuddin Sayyid. Et l’Empereur accepte. L’entretien dure trois heures. Au sortir, le visage de cet homme est presque neutre, il est marqué par l’entretien avec celui qui dirige le pays. La nuit même, un décret impérial est prononcé : le Parlement impérial de Churaynn est créé.

La décision n’est pas que symbolique. Depuis des mois, l’Empire s’enfonçait dans la crise. Les révélations s’enchaînaient : détournements de fonds par le conseiller Faoud Cheikiné, tirs illégaux de missiles balistiques par Bougheman Imran, trahison politique d’Uzdek Helias, propos incendiaires du porte-parole Abdelkassim… La Haute Instance Impériale de Coordination (HIIC) a tranché : tous ont été destitués. Mais le peuple exigeait plus qu’un ménage. Il voulait aussi la fin de ce régime où celui qui gouverne impose les lois, gère l’armée et même le choix des conseillers. Ce qui ramène à la situation où l’empereur va installer seulement ses fils en tant que conseillers.

Le Parlement impérial sera cette structure qui permettra à aucune des provinces impériales de prendre le dessus. Il siégera à Walemir, dans l’ancien Palais royal d’Al-Walemir, proche de la plage, qui fut un lieu de solitude pour les membres exilés de la famille impériale. Ceux que la cour rejetait. Il fut la résidence du neveu de l’Empereur Marwan III, surnommé « le Silencieux », banni du palais pour avoir songé à la république. Ce palais était surtout réputé car, à travers l’une des chambres, on apercevait l’océan. Comme si l’Empire nous tournait le dos, et que notre seul espoir était d’aller au-delà de la mer.

La réforme adoptée institue un Parlement composé de 80 députés, élus par les provinces. Chaque région y sera représentée équitablement, y compris les territoires longtemps marginalisés comme Yuthipista ou Maqdur. Le Parlement disposera de pouvoirs législatifs limités mais bien réels : contrôle des dépenses impériales, validation des déclarations de guerre, enquêtes sur les nominations… Il devient une sorte de dirigeant. Il va tout gérer, même les demandes d’ambassades ou les demandes de rencontres diplomatiques. L’Empereur sera présent aux rencontres, oui, mais accompagné du Sadr et du ou des porte-paroles de la région (supposition, car pour l’instant, le Parlement ne s’est pas exprimé sur ça).

Les premières décisions du Parlement ont été lourdes. En ouverture de session, les députés ont voté à l’unanimité une loi de non-prolifération des armes balistiques. Plus jamais Churaynn ne tirera un missile sans validation légale. Puis est venue une décision historique : des excuses officielles ont été adressées à la République des Trois Nations, victimes de l’agressivité passée de l’Empire. Un geste salué par beaucoup de Churaynn.

Beaucoup s’attendaient à un rejet, à un repli autoritaire. Mais Sawid Salahuddin Sayyid a surpris. « Ce n’est pas céder que de voir », aurait-il confié à ses proches. Son rôle reste central, mais il se veut désormais celui d’un monarque qui arbitre et non qui impose. En nommant trois de ses fils aux postes de conseillers, il a certes suscité la colère. Mais en soutenant la création du Parlement, il a tendu la main à une nouvelle génération qui votera pour des élus qu’elle aura élus.

Le Parlement n’en est qu’à ses débuts. Il doit encore apprendre, se structurer, affirmer ses méthodes. Mais déjà, plusieurs objectifs sont posés : rééquilibrer les aides entre provinces, réformer la justice militaire, garantir les droits des minorités religieuses, sexuelles et ethniques.

Surtout, il doit créer un dialogue entre le pouvoir impérial et la société civile. Car sans cela, les flammes du 4 mars pourraient revenir. Et cette fois-ci, il n’y aura sûrement pas Oumar Sanka pour les empêcher.


Entretien avec FRIZ Adel

Journaliste
Vous êtes aujourd’hui député de Sudéiss dans ce nouveau Parlement impérial. Quelle est, selon vous, sa fonction réelle ?

FRIZ Adel
Elle est double : d’abord de restaurer la confiance entre les citoyens et le gouvernement, qui a depuis très longtemps été bâclé avec un pouvoir dans les mains d’une seule famille. Le Parlement ne doit pas seulement produire des textes ou débattre pour décorer. Il doit s’interroger sur les vraies problématiques du pays. Par exemple, que fait la moitié de la flotte churaynn à Antegrad ? Oui, c’est par exemple l’un des innombrables secrets qu’a eus l’ancien gouvernement. Je ne peux en dire plus. Nous sommes là pour poser des limites.

Journaliste
Vous avez été critique de l’Empire. Pourquoi avoir choisi de participer à cette nouvelle institution ?

FRIZ Adel
Parce que boycotter, c’est abandonner. On a trop souffert d’être considérés comme des étrangers dans notre propre pays. Ce Parlement est imparfait, certes, mais il est un espace. Et quand une porte s’ouvre, même à moitié, il faut entrer. Nous y sommes, et nous y serons pour débattre des multiples questions de l’Empire.

Journaliste
Parlons de ce lieu symbolique. Le Parlement est installé dans l’ancien palais d’Al-Walemir.

FRIZ Adel
Ce palais fut longtemps le lieu d’exil des indésirables de la cour impériale. Il incarnait le rejet de ceux qui avaient décidé de parler. Aujourd’hui, ce lieu d’exclusion devient celui où l’on invite tous les députés de partout de l’Empire. J’y entre avec une carte d’élu. Alors, pour moi, c’était le meilleur choix d’installer ici le Parlement. Même si je l’avoue, étant un palais plutôt vieux et mal conservé, il nous faudrait un Parlement plus grand.

Journaliste
Certains disent que ce Parlement est juste là pour calmer la colère du peuple le 4 mars 2017. Que répondez-vous ?

FRIZ Adel
Je comprends. Mais rien ne naît parfait. Ce Parlement est jeune, c’est vrai. Il peut être contourné, affaibli, ignoré. Mais il est là. Il existe. Et c’est à nous, députés, de le faire exister davantage. Nous allons continuer à servir la population, pas que churaynn, mais aussi du monde, pour qu’il nous regarde.

Journaliste
Un mot pour finir : quel avenir souhaitez-vous pour ce Parlement ?

FRIZ Adel
Qu’il ne soit plus exceptionnel de posséder un Parlement dans ce monde. Que les enfants qui passent devant le Palais d’Al-Walemir sachent que là se prennent les décisions pour tous. Oui, nous restons un Empire, attaché à notre Empereur. J’espère ainsi que l’Empire ne sera plus vu comme un déstabilisateur, mais plutôt comme celui qui fait la paix. Un dicton churaynn dit que les marins n’oublieront jamais les erreurs lors d’une navigation, mais ils avanceront avec. Car cela les rendra plus forts.

09/03/2017
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ACTUALITÉS : Un nouveau Churaynn


Voici ce que nous allons aborder aujourd’hui :

- Réunion entre l’Azur et le Sadr : Deux nations, une même vision

- Crise diplomatique entre le Finejouri et Churaynn : Un membre du PAS combat « l’impérialisme de Churaynn » par l’impérialisme

- Crise diplomatique avec la Confédération socialiste du Nazum : Une menace pour la stabilité du Nazum ?

- OND – Churaynn : vers une réconciliation ?

Réunion entre l’Azur et le Sadr : Vers un Churaynn dans le Pacte Afaréen de Sécurité (PAS) ?

nomSous le soleil déclinant qui embrasait l’horizon au nord de l’Afarée, précisément vers l’est, la capitale de l’Azur, Agatharchidès, s’animait à l’occasion de la visite d’un haut diplomate churaynn, le Sadr Yazid Malsiento. C’est dans cette ville qui accueille de nombreuses ambassades et diplomates venus du monde entier que Churaynn était invité. C’est là, dans la majestueuse salle de la Porte Splendide, que se tenait ce jour-là une rencontre cruciale entre deux géants de l’Afarée : l’Empire islamique de Churaynn et le Califat constitutionnel d’Azur. Le Califat constitutionnel d’Azur, grand allié de Churaynn, avait depuis plusieurs mois pris quelque distance avec l’Empire. La politique extérieure de Churaynn, sous la gouvernance du Sawid, avait été perçue par certains pays comme « brutaliste » et « impérialiste ». C’est ainsi que, par exemple, certains États ont interdit à leurs habitants de se rendre à Churaynn, comme l’Empire républicain d’Artyom. Face au très faible nombre de ressortissants vivant dans cet empire, le gouvernement n’avait pas jugé nécessaire de réagir. À l’invitation du Diwan azuréen, Yazid Malsiento, plus connu sous le nom de Sadr et ministre des Affaires étrangères de Churaynn, avait pris place dans ce haut lieu. Pour l’Azur, l’enjeu était clair : renforcer la coopération pour une décolonisation pacifique, selon une vision où la diplomatie et la patience priment sur les armes. Pour Churaynn, la voie était différente, plus affirmée, plus rapide, reposant sur un renforcement militaire et une souveraineté rigoureuse. Dans sa lettre d’invitation, publiée par l’un des diplomates churaynns, le Diwan exprimait le désir sincère de consolider une alliance historique fondée sur la foi commune et la volonté partagée de libérer le continent de l’impérialisme. Le texte insistait sur l’importance d’un compromis, visant par exemple à intégrer Churaynn dans le Pacte Afaréen de Sécurité.

L’Azur proposait un programme concret : financement économique par le secteur bancaire azuréen, partenariats commerciaux et sécuritaires, et surtout une harmonisation diplomatique visant à éliminer les bases étrangères présentes en Afarée. La perspective d’une adhésion prochaine de Churaynn au Pacte Afaréen de Sécurité n’est pas à négliger. Cette rencontre historique entre deux visions de la décolonisation — la diplomatie patiente de l’Azur et la fermeté de Churaynn pourrait bien tracer la voie d’un nouveau chapitre pour l’Afarée. La question demeure : qui des armes ou de la diplomatie saura imposer sa marque sur l’avenir du continent ? À l’issue de ce sommet, un accord de compréhension et de coopération est attendu, avec des gestes concrets comme la possible livraison par l’Azur de missiles pour renforcer la sécurité des côtes churaynnes, surtout après l’attaque de la République impériale de Karty, qui a fait plusieurs morts civils.

Nous attendons donc la fin de cette réunion pour en savoir plus.


Crise diplomatique entre le Finejouri et Churaynn : Un membre du Pacte Afaréen de Sécurité combat « l’impérialisme de Churaynn » par l’impérialisme

nomDepuis plusieurs jours, les tensions entre le Finejouri et l’Empire de Churaynn ne cessent de croître. La présence d’un sous-marin royal du Finejouri à quelques kilomètres des côtes churaynnes a été interprétée par la diplomatie churaynne comme une provocation ouverte et une menace directe à sa souveraineté. La conseillère des Affaires étrangères du Finejouri, Madame Linehart, a réaffirmé la position officielle de son pays : ce déploiement naval n’aurait aucune vocation hostile, mais constituerait un « signal » destiné à montrer la vigilance et la détermination du Finejouri au sein du Pacte Afaréen de Sécurité (PAS). Selon elle, la puissance ne se mesure pas uniquement à la force militaire, mais aussi à la capacité de rassembler et de coopérer. Une vision bien éloignée de celle de Churaynn, qui dénonce cet acte sans usage de la diplomatie, menaçant selon lui la stabilité de l’Afarée du Nord et compromettant les efforts de paix entrepris par le PAS. Le Sadr a qualifié cette opération de « provocation ».

L’Empire, en pleine mutation politique avec son nouveau Parlement, revendique son droit à protéger ses intérêts sans subir de pressions extérieures et menace de répondre plus durement en cas de récidive du Royaume de Finejouri. Cette action du Finejouri soulève une question pour l’avenir du Pacte Afaréen de Sécurité, censé assurer la paix et la coopération entre les nations du continent. Comment réagir face à de telles initiatives ? Dans ce contexte tendu, un porte-parole proche de Yazid Malsiento a pris la parole pour condamner fermement ce qu’il qualifie « d’actes impérialistes du Finejouri ». Selon lui, la manœuvre du sous-marin montre encore la faiblesse des organisations afaréennes.

« Le Finejouri doit cesser ces provocations et revenir à la table du dialogue, sans chercher à imposer sa volonté par la force. L’histoire a trop souvent montré que ce genre d’attitudes conduit à l’escalade et à la guerre. Le continent afaréen a besoin d’unité, pas d’opposition », a-t-il déclaré.


Crise diplomatique avec la Confédération socialiste du Nazum : Une menace pour la stabilité du Nazum ?

nomDepuis les frappes de Carnavale, qui avaient fait plus de deux millions de morts civils, le mot « missile » suscitait partout un frisson. Pourtant, une simple annonce venue du nord du Nazum a suffi à ranimer les craintes les plus sombres. L’Ouaine lançait à l’eau deux sous-marins : l’un d’attaque, l’autre capable de porter des missiles balistiques, nommés Othon et Patrivosk.

« Nous sommes désormais capables de faire pleuvoir sur n’importe quel point du globe un déluge d’ogives nucléaires à tout moment », avait déclaré un diplomate ouanais.

Cette provocation médiatique provoqua une onde de choc jusque dans les couloirs de la Sénémite à Churaynn, notamment dans le bureau du Sadr Yazid Malsiento. Car, au-delà de la posture, il y avait l’inquiétude concrète : à moins de cinq mille kilomètres, la province instable de Maqdur faisait frontière avec ces tensions. L’Empire ne pouvait rester inactif. Dans une déclaration officielle envoyée à l’Ouaine, le Sadr fut sans équivoque : tout déploiement militaire inhabituel serait surveillé de près. Toute tentative de dissuasion arrogante serait considérée comme une provocation directe, menaçant l’Empire de Churaynn.

Un diplomate churaynn, Al-Sessama Gouruy, avertit lors d’une conférence : « La Confédération socialiste du Nazum est en pleine croissance militaire. Dans quelques années, son armée risque de devenir incontrôlable. Elle rassemble déjà quatre pays aux ambitions troublantes. Nous devons surveiller ces évolutions avec la plus grande vigilance, car la stabilité du Nazum est en jeu. »

Le Nazum, continent jadis discret sur la scène internationale, se trouve aujourd’hui au cœur d’un jeu dangereux. En Aleucie, en Afarée et en Eurysie, les tensions s’intensifient. Sur la mer Blême, proche de Yuthipista, deux patrouilleurs churaynns, le Khadoua et un autre navire, surveillent la zone. Une flotte, selon un conseiller des armées, serait passée de très près des côtes churaynnes. L’armée intercepta alors le navire. À leur arrivée, une fouille minutieuse révéla un arsenal impressionnant ainsi que des mines marines. La CSN semble préparer quelque chose, selon plusieurs conseillers des armées. Les analystes impériaux redoutent qu’à terme, la CSN ne devienne pas seulement une menace pour l’Empire de Churaynn, mais aussi pour l’ensemble du continent du Nazum. La montée en puissance militaire de la CSN, combinée à son idéologie communiste radicale, risque d’enflammer des tensions déjà vives dans plusieurs provinces (Yuthipista + Maqdur) notamment Maqdur, où la stabilité est loin d’être assurée.

Un diplomate churaynn s’exprimait lors d’une récente conférence :

« La Confédération socialiste du Nazum est en passe de devenir un acteur dominant sur la scène militaire. Son expansion rapide, associée à une politique autoritaire, menace la paix du Nazum. Il est impératif que la communauté internationale prenne conscience de ce danger avant qu’il ne soit trop tard. La communauté internationale en a déjà payé le prix avec Carnavale et sa force balistique, devenue incontrôlable. »

Alors, la Confédération socialiste du Nazum : un allié ou un ennemi pour l’Empire islamique de Churaynn ?

OND – Churaynn : vers une réconciliation ?
nom
Plusieurs mois de tension ont opposé l’Organisation des Nations Démocratiques (OND) et l’Empire de Churaynn. L’OND, fondée sur des idéaux de justice et de défense, a longtemps souffert du poids des condamnations impériales. Les archives récentes révèlent que l’ancien régime impérial a soutenu ouvertement Carnavale, l’ennemi juré de l’OND. Depuis la montée en puissance de la nouvelle Haute Instance Impériale de Coordination (HIIC) et les profondes réformes qui ont secoué l’Empire, la destitution de plusieurs conseillers a changé Churaynn. Les récents dialogues, bien que discrets, entre la République fédérale de Tanska, le Royaume de Teyla et le Sadr suggèrent une volonté de négocier. La réconciliation entre l’OND et Churaynn est-elle un simple rêve diplomatique ?


Interview exclusive : Zelzelet Kachiran, nouveau porte-parole du Sadr, dévoile la nouvelle diplomatie de Churaynn

nomQuestions : Zelzelet Kachiran, vous êtes le nouveau visage officiel de la diplomatie churaynne, au nom du Sadr Yazid Malsiento. Quelle est la nouvelle politique extérieure que vous annoncez ?

Zelzelet Kachiran : La première chose que je voudrais dire, c’est que Churaynn n’est pas en train de changer pour plaire à qui que ce soit. Nous changeons parce que le monde autour de nous évolue, et rester immobile serait suicidaire. Le Sadr Yazid Malsiento a défini que nous devons affirmer notre souveraineté et renforcer nos alliances stratégiques.

Q : Zelzelet Kachiran, l’Azur et Churaynn viennent de tenir un sommet à Agatharchidès. Certains y voient une tentative d’intégrer Churaynn au Pacte Afaréen de Sécurité. Est-ce réaliste ?

Zelzelet Kachiran : C’est réaliste uniquement si le Pacte Afaréen de Sécurité cesse de se limiter à de simples discours et agit véritablement. L’Azur nous a tendu la main avec une vision de coopération, et nous respectons cela. Mais, pour être clair, Churaynn n’entrera pas dans une organisation qui tolère que certains de ses membres provoquent militairement, comme l’a fait récemment le Finejouri. Le Sadr a été très net : nous voulons un PAS efficace, capable de défendre réellement le continent, et non une assemblée où l’on se félicite pendant que les côtes de nos nations sont survolées par des appareils étrangers. Encore une fois, comme l’a fait le Finejouri.

Q : Zelzelet Kachiran, parlons du Finejouri. Leur déploiement de sous-marin près de vos côtes a été qualifié de “provocation” par le Sadr. La tension peut-elle monter jusqu’à une rupture ?


Zelzelet Kachiran : Ce genre d’incident n’est jamais anodin. Quand un sous-marin étranger s’approche de vos côtes, ce n’est pas pour admirer le paysage marin. Nous avons pris cette action comme un message, et nous avons répondu en conséquence. La rupture diplomatique n’est pas un objectif, mais il faut comprendre que Churaynn ne pratique pas la patience éternelle. Nous pouvons accepter une discussion franche, même un désaccord public, mais nous n’accepterons pas de menace. Si le Finejouri persiste dans cette voie, nous prendrons les mesures nécessaires, que ce soit sur le plan militaire, économique ou diplomatique.

Q : Zelzelet Kachiran, la Confédération socialiste du Nazum inquiète beaucoup vos diplomates. Craignez-vous une escalade militaire dans la région (Nord du Nazum) ?

Zelzelet Kachiran : La Confédération socialiste du Nazum avance à une vitesse inquiétante dans son réarmement, et ses dirigeants ne cachent pas leur ambition d’influencer militairement leur voisinage. Le Sadr considère que nous devons discuter avec certains de leurs pays le plus rapidement possible. Dans plusieurs semaines, une réunion aura sûrement lieu. Churaynn a déjà renforcé la surveillance de ses frontières et de ses côtes.

Q : Zelzelet Kachiran, on parle aussi d’un rapprochement discret entre l’OND et Churaynn après des mois de tensions. Est-ce vrai ?

Zelzelet Kachiran : Le Sadr a décidé d’ouvrir un dialogue avec certains États membres de l’OND, et les premières discussions montrent que nos intérêts peuvent converger sur plusieurs dossiers, tels que la question de l’après-Cramoisie.

Q : Merci d’avoir répondu, c’était tout.

20/04/2017
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ACTUALITÉS : Un nouveau Churaynn


Voici ce que nous allons aborder aujourd’hui :

- Mort de l'empereur ; Le Sadr prend les reines avec l'envoie de l'armée

- Le Sadr vs Cramoisie ; qu'en pense le PAS ?

- Abun ; la grande ville criminelle




LE SADR PARLE : MORT DE L'EMPEREUR ET GUERRE A CRAMOISIE

DISCOURS DU SADR

Peuple de Churaynn, pays le plus peuplé du monde, l’heure est venue de rompre le silence qui enveloppait nos frontières, qui nous étouffait. Aujourd’hui, l’Empire porte le deuil de son Père, le Souverain qui a guidé nos pas à travers ces grands projets, et dont l’âme repose désormais dans la paix éternelle des justes. Cet homme a su reconstruire l’Empire qui était détruit, à la ramasse. Mais alors que le sang de la lignée impériale marque une pause, alors que l’héritier n'est pas encore en mesure de ceindre la couronne, la survie de notre civilisation ne saurait souffrir de l'attente.

Je me tiens devant vous, non comme un usurpateur, mais comme le gardien de votre destin. Moi, Yazido Malsiento, votre Sadr, je prends aujourd’hui les rênes de cette nation avec une main qui ne tremblera pas, car si l’Empereur est mort, la volonté de Churaynn, elle, est plus vivace que jamais.

La mort de l’Empereur est arrivée vers septembre ; il souffrait d’un cancer le déchirant de l’intérieur. Mais malgré cela, il a fait de l’Empire ce qu’il est aujourd'hui et, dans sa continuité, je permettrai à l’Empire d’avancer vers l’avant.

Pendant des cycles entiers, les nations du continent d’Afarée ont regardé nos frontières avec mépris ou indifférence, nous croyant endormis, nous pensant retirés de la scène internationale par faiblesse ou par désintérêt. Ils se sont trompés lourdement. Ce retrait n’était pas une fuite, c’était une stratégie de l’ombre. Pendant que les autres nations s’épuisaient en palabres inutiles et en pactes fragiles, Churaynn investissait. Nous avons investi chaque goutte de sueur, chaque pièce de notre trésor et chaque souffle de notre peuple dans une seule et unique direction : l'excellence de notre puissance militaire.

Nous avons attendu, certes, beaucoup de temps, mais nous avons attendu sûrement. Nous avons forgé l’acier le plus dur, calibré les trajectoires les plus mortelles et éduqué une génération de guerriers qui ne connaissent pas la peur. Notre armée, qui n’était que de trente mille hommes, en compte plus de cent mille. Notre armée a énormément progressé, nos moyens technologiques aussi. L’Empire peut être fier de lui, car nos ingénieurs ont développé de vrais navires de guerre capables de raser tout pays décidant de toucher les intérêts churaynn.

Sachez-le bien, peuples d’Afarée et dirigeants qui m’écoutez : le temps de la patience est révolu. Churaynn est aujourd'hui capable de faire payer le prix, un prix exorbitant et sanglant, à n’importe quelle nation qui oserait se dresser contre nos intérêts ou bafouer la dignité humaine sur ce continent. Nous avons désormais la capacité de transformer vos capitales en souvenirs et de faire payer chaque atrocité commise avec une monnaie de fer et de feu. Ce ne sont pas des paroles diplomatiques, ce sont des menaces claires, nettes et définitives. L'Empire est prêt, et je ne me cacherai jamais derrière des protocoles ou des faux-semblants.

Regardez vers l'Ouest, vers cette souillure que certains appellent la Cramoisie. Ce n'est pas un pays, c'est un virus qui ronge la terre de nos ancêtres. L'entité de Carnavale a osé utiliser la science pour violer la nature, pour transformer la Kabalie en un désert chimique et ses habitants en poussière. Ils parlent de pureté, ils parlent de religion, mais ils ne sont que des empoisonneurs qui se cachent derrière des vaccins et des murs de verre. La Cramoisie agit comme un vulgaire chewing-gum collé sous la botte de l'Afarée ; elle salit, elle s'accroche, elle défigure tout ce qu'elle touche. Mais Churaynn sera la main de fer qui arrachera ce résidu et nettoiera la semelle du continent une bonne fois pour toutes.

Nous avons reçu l'appel de nos frères de l’Ouest. Ils demandent de la dissuasion, ils demandent de la protection. Ils auront bien plus que cela. Ils auront la tempête de l'Empire. Nous reconnaissons la République Unie de Kabalie comme seul souverain légitime de ses terres, et nous considérons chaque pouce de terrain occupé par la Cramoisie comme une insulte personnelle à la dignité de Churaynn. Nos armées sont déjà en marche. Nos généraux ont leurs ordres. Nous ne venons pas pour observer, nous venons pour éradiquer ce qui ne devrait pas être.

Que les dirigeants de Carnavale et leurs chiens m'entendent : votre « paradis chimique » n'est qu'un tombeau à ciel ouvert que vous avez vous-mêmes creusé. Vous pensiez que le monde resterait spectateur de vos purges ? Vous avez oublié que Churaynn observait, attendant le moment où sa force serait telle qu'aucune de vos technologies ne pourrait nous arrêter. Ce moment est arrivé. Le Sadr ne reculera pas. L'armée impériale ne se cachera pas. Nous allons vous faire payer le prix du sang kabalien, et nous le ferons avec une précision chirurgicale et une fureur dévastatrice.

Citoyens de l'Empire, relevez la tête. Le deuil de notre Père est la naissance de notre puissance mondiale. Nous ne sommes plus les spectateurs de l'Afarée, nous en sommes désormais les juges. La force est avec nous, la justice est notre boussole, et la destruction de nos ennemis est notre seul horizon. Que les traîtres et les empoisonneurs tremblent, car le cri de guerre de Churaynn résonne désormais aux quatre coins du monde, et rien, absolument rien, ne pourra l'éteindre.

L’armée est en marche vers la Cramoisie.




Reportage : Abun, l'antre du Diable

Reportage : Abun, l'antre du Diable

Fait le 23/12/2018 à Walemir
Par Ismaël Ben Zair, Analyste pour l'Observatoire de la Stabilité de Churaynn



À mesure que l’on s’éloigne des grandes villes de l’Empire pour s’enfoncer vers le fin fond du sud de la Grande Province, le paysage se transforme. C’est dans cet endroit que nous avons atterri, dans une ville qui ne semble pas reconnaître l'autorité impériale. Nous sommes à Abun. Pour le voyageur imprudent, ce n’est qu’une ville de transit écrasée par la chaleur de l’Afarée. Pour les services de renseignement et les trafiquants de tout poil, c’est « l’antre du Diable ». Ici, l'Empire de Churaynn s'arrête de fait, laissant place à une zone grise où l'autorité se heurte à la réalité brutale de la frontière avec la République de Byb-Razad.Depuis quelques mois, Abun est devenue l’endroit avec une migration d’un genre nouveau et terrifiant : celle de nos concitoyens de confession sunnite qui, embrasés par les récits de massacres venant du sud, décident de franchir la ligne rouge pour rejoindre les poches de résistance vers le Byb-Razad. L'atmosphère à Abun est différente, saturée par l'odeur du diesel des vieux camions et celle, plus métallique, des armes que l'on nettoie à l'ombre des hangars. Selon nos sources locales, la ville détient désormais le record de circulation d'armes légères et lourdes par habitant. On y trouve de tout, des vieux fusils de précision aux explosifs industriels détournés des mines, s'échangeant dans des arrière-boutiques qui servent de façade au blanchiment d'argent massif orchestré par des groupuscules dont les noms se murmurent à peine.Le commerce de la mort y est florissant car Abun est le dernier point de ravitaillement pour ceux qui comptent s'opposer au régime du Guide Suprême Behrad Mehrian. Dans les ruelles étroites, on croise des hommes au regard fuyant, des « guides » autoproclamés qui monnaient leur connaissance des passages secrets à travers les montagnes pour éviter les patrouilles de la sinistre Police de Byb-Razad. Ces passeurs sont les fondateurs d'un trafic humain et matériel qui alimente l'instabilité de la région.Rencontré dans un café, un ancien commerçant reconverti dans la « logistique de frontière » nous explique sous couvert d'anonymat la mécanique de ce chaos. Il nous confie que depuis que la révolution chiite et communaliste a pris le pouvoir à Byb-Razad en 2015, la situation des 11% de sunnites là-bas est devenue une tragédie quotidienne. Les récits de lynchages publics dans les quartiers de la capitale et l'application d'une Sharia sectaire poussent les jeunes sunnites de Churaynn à l'action. Ils partent par grappes de cinq ou dix, équipés grâce au marché noir d'Abun, persuadés qu'ils vont mener une guerre sainte contre ce qu'ils appellent les « traîtres de la foi ». Mais la réalité qu'ils trouvent de l'autre côté est celle d'une guerre civile sans fin, où le groupe Al-Hādiya et d'autres entités terroristes se disputent les restes d'un désert calciné. À Abun, on ne compte plus les maisons de change qui brassent des fortunes en devises étrangères pour financer ces départs.La criminalité à Abun a atteint des sommets tels que la gendarmerie locale semble dépassée, ou parfois complice. Les enlèvements sont habituels, et les règlements de comptes entre factions rivales pour le contrôle des routes de contrebande ponctuent les nuits de la ville. Le trafic est « bizarre », comme le disent les habitants : on voit passer des convois de matériel médical qui cachent des munitions, des délégations religieuses qui ne transportent aucun livre sacré mais des codes de cryptage. C'est une ville qui respire la paranoïa. Les guides, souvent d'anciens bergers ou des déserteurs de l'armée razidie, connaissent chaque faille du mur invisible qui sépare l’Empire de l'État socialiste-islamique du sud. Ils savent que si un volontaire sunnite de Churaynn se fait capturer par les forces de Naghi Fardin (Premier ministre razidi), son destin sera scellé dans les prisons sans aucun espoir de retour. Pourtant, malgré le danger, le flux continue. Abun reste cette ville qui permet de s’alimenter en armes et de trouver des passeurs permettant de fuir ou de rentrer vers l’Empire.Pour l'Empire de Churaynn, plus précisément Abu Filkoumi (candidat aux élections municipales à Abun), « cette ville est un bouton qu'il faudra tôt ou tard crever ». Et cela semble être laissé par le gouvernement de Walemir qui n’a jamais parlé de cette situation. Les armes qui sont normalement interdites sans justificatif sont presque « légales » à Abun. Alors, pour en savoir plus, nous avons écouté un discours d’Abu Filkoumi, qui a eu un meeting aujourd’hui :

« (...) Le gouvernement de Walemir est complètement contre les agissements des groupuscules opérant au Byb-Razad, mais déteste encore plus le gouvernement chiite. Alors, pour soutenir sans réellement recevoir des sanctions d’autres pays ou organisations, il agit en secret en vendant des armes aux combattants sunnites pour les soutenir dans cette lutte. Mais je ne pense pas que ce soit la bonne chose ; il faut fermer réellement nos frontières et envoyer réellement l’armée pour lutter face à tous ces groupes. Sinon ce ne sera pas juste Abun qui sera touchée par cette contrefaçon, mais bien d’autres villes… Quluya, à 45 minutes en voiture, a déjà vu l’augmentation drastique des vols. Alors nous devons agir vite pour stopper cette intrusion. »


Analyse : Le Sadr face à la paralysie du PAS

Analyse : Le Sadr face à la paralysie du PAS

Fait le 23/12/2018 à Zelzelet
Par Malek Al-Khour, Professeur à l’Université des Sciences Politiques d'Imper-Nord



L’onde de choc provoquée par le discours de Yazido Malsiento, Sadr de l’Empire de Churaynn, est immense. En une seule déclaration, le dirigeant intérimaire a fait voler en éclats des années de « diplomatie de la tempérance » prônée par le Pacte Afaréen de Sécurité (PAS). Alors que la charte du Pacte et ses résolutions récentes sur le dossier de la Cramoisie privilégiaient une approche plus calme, le Sadr vient d’imposer la réalité du fer. Depuis 2018, la position officielle du PAS reposait sur la « Déclaration commune sur le problème de la Cramoisie ». Un texte reconnaissant le génocide kabalien et la menace chimique, mais dont les solutions semblaient déconnectées de la brutalité du régime de Carnavale. Le point d'orgue de cette stratégie fut le célèbre « Plan M ».

« Le Plan M était une curiosité diplomatique, explique le Dr Elias Ance, expert en sécurité régionale au CCS (Conseil Churaynn de Sécurité). Proposer aux colons de construire une arche pour s'installer sur Mars d'ici 2020 en échange d'une amnistie était une tentative désespérée de résoudre un crime contre l'humanité par l'exil volontaire. C’était noble, mais Carnavale n’a jamais eu l’intention de partir. Le refus de ce plan a laissé le PAS dans une paralysie totale. »

En effet, après le rejet du Plan M, le PAS devait théoriquement passer au mystérieux « Plan R ». Mais depuis deux ans, c'est le silence radio. Aucune action concrète, aucune sanction économique majeure, aucune force d'interposition. C'est dans ce vide que le Sadr a décidé de frapper. Là où la Charte du PAS (Article 2) prône le dialogue et la négociation, le Sadr parle de « chewing-gum à arracher sous la botte ». Là où le Pacte rejette toute intention d'administrer la Kabalie (Point 6 de la Déclaration), l’Empire décide de menacer clairement la Cramoisie. Pour de nombreux observateurs, le Sadr vient de pointer du doigt l'hypocrisie du Pacte. L'article 1.2 de la Charte mentionne explicitement le « rejet de l'impérialisme et du colonialisme ». Pour Yazido Malsiento, le PAS respecte la lettre de la charte mais en trahit l'esprit en laissant une colonie génocidaire prospérer sur le sol afaréen au nom de la « non-agression ».

« Churaynn ne rompt pas techniquement le pacte, nuance le Dr Ance, car la Cramoisie n'est pas un État membre du PAS, c'est une entité coloniale extérieure. Mais en agissant unilatéralement, le Sadr humilie les autres membres qui attendent toujours le déclenchement du Plan R. Il montre que pendant que les diplomates rédigent des chartes qui visent à faire partir Carnavale, les laboratoires de Carnavale continuent de tester et créer des bombes en Kabalie. »

On note le silence actuel du PAS face à la mobilisation de Churaynn. L'organisation semble prise au piège de ses propres valeurs. L'expert conclut :

« Le Sadr a compris que le PAS est une machine à produire de la légitimité morale, mais pas de la force physique. En investissant massivement dans son armée pendant ses années de retrait, Churaynn s'est donné les moyens de punir la Cramoisie, une sentence que le PAS n'a jamais osé prononcer. »


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