07/11/2018
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Activités étrangères à Messalie - Page 11

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RP Mineur (ACTE I, intrigue politique et développement de personnage, choix de joueurs possible)

Arc Volterra


La Grande Histoire Dodécaliote: La Banque océane

Gina Di Grassi (Mai 2018)


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J'ai toujours voué un grand mépris pour les banquiers et les négociants. De toutes les classes, de toutes le strates de la bonne société velsnienne et de tous les individus, ils forment les spécimens les plus vils et les plus mesquins, non seulement de notre cité, mais du reste de l'humanité, qu'elle soit civilisée ou barbare. C'est une caste de profiteurs et de parasites, qui alimentent les conflits tout en étant de ceux qui en profitent le plus. La cité velsnienne est divisée en plusieurs élites: ceux qui thésaurisent, et ceux qui se battent. Les uns envoient les autres commander des armées sur leurs deniers, qui eux-mêmes viennent y faire mourir des jeunes hommes et des jeunes femmes. L'aristocratie sénatoriale nourrit ainsi ses propres bourreaux, qui les poussent dans la tombe car ceux-ci sot dotés de la seule chose dont ils sont encore dépourvus: le privilège de la bonne naissance. Mille fois je préfère avoir un achosien devant moi qu'un banquier sur mes arrières. Velsna est devenue bien malgré elle une place financière et banquière, mais il y a malgré tout dans notre cité quelques gardes-fous qui l’empêchent encore de sombrer dans la dictature des médiocres qui s'élèvent grâce au seul argent: les agents de la Zecca veillent inlassablement sur les comptes des grades institutions bancaires, agissant si nécessaire, parfois avec la plus grande et nécessaire violence à l'encontre de ces grandes familles qui s'organisent en groupes parallèles à l'autorité de la cité. Ils laissent pousser les herbes et les fleurs, mais coupent celles qui cacheraient un peu trop le soleil. Ce n'est toutefois pas le cas dans toutes les patries, qui pratiquent avec bien davantage de largesses la course au profit, qui laissent les fleurs pousser et devenir des forets piégeuses. C'est dans ces forets que le Protecteur de Volterra, Salvatore Lograno, s'aventura afin de trouver soutien à sa cause.

Velsna n'aurait jamais fait l'honneur à ce bandit de lui prêter quoi que ce soit, quand bien même cela aurait été un hochet pour nourrisson. Caravale, autre grande place financière, était en guerre et à l'agonie, et n'aurait pas eu le loisir de garantir de fonds au trublion de la Manche Blanche en ces temps troublés. Il ne restait plus donc que cette petite cité située à l'embouchure de la Terra Firma de l'antique Fortuna. Messalie était une patrie sans valeur et sans morale, où l'on faisait miroitier les rêves de chacun afin de mieux profiter d'eux. Ceux qui y arrivaient les poches pleines avaient l'habitude d'en repartir les mains vides. C'était ainsi comme de patrie de filles de joie toute entière, qui puait l'argent volé, l'escroquerie et le meurtre. En un sens, les vertus de San Stefano s'étaient là transformées en vices qui avaient contaminé tous ses habitants. Quelle patrie aurait été moins à propos que celle-ci pour accueillir le Protecteur de Volterra, une cité d'anarchie et de violence où celui-ci paraissait désormais comme une enfant sage. Messalie toute entière était une plaie suintante: ses élites faisant grand profit de la misère du monde, ses rues bientôt sous le contrôle de bandits au crane rasé. Il y avait de ci des forces politiques à l’œuvre, dont certaines n'étaient pas mieux que ce que Lograno incarnait. Il y avait de là les "muscadins", comme on les appelait, pullulaient en ville par groupes entiers, excitant des foules contre les étrangers qui s'emparaient lentement mais surement de tout ce qui avait un toit et quatre murs. Il y avait de là des fous et des illuminés qui hurlaient leur vérité sans que personne ne les écoute. Cette ville ne vibrait pas, elle gesticulait frénétiquement pour attirer le regard des curieux et des malheureux. Cette ville, pour un individu comme le Protecteur de Volterra, était parfaite. Lograno, accompagné de son éternel second, Tony Scarla, se la figurait comme un paradis, aussi corrompue que lui l'était, une terre d'opportunités. Et il n'y était pas venu uniquement pour le plaisir d'y voir des hommes de main de l'Olivier passer à tabac des wanmiriens.

Il y avait en cette patrie l'institution la plus sombre de toutes, celle dont émanait le mal qui avait contaminé la plupart des habitants de cette ville, l'épicentre de la pourriture. Il en émanait une odeur mêlée d'or et de sang, celui que l'on versait pour mettre la main sur le métal précieux. Si la banque Castelage ou la Zecca velsnienne se refuseraient à concéder à Lograno de quoi satisfaire ses projets, alors il restait la Banque océane, qui elle, serait probablement moins regardante quant à l'identité de l'emprunteur.

On fit entrer les deux compères dans une grande pièce, au bout de laquelle se trouvait trois hommes déjà installés. Comme toujours, Tony Scarla s'avança le premier, toujours à l'affut de qui voudrait le mal de Lograno, dont il n'était que la créature servile. Vêtu de sa toge d'un blanc pur, contrastant avec l'absence de remord de l'homme dans sa tache ingrate de mercenaire et garde du corps d'une brute, il recula une chaise pour que le protecteur de Volterra puisse prendre place, ce qu'il refusa toutefois. Il préféra rester debout durant la toute l'entrevue, faisant les cent-pas, ne pouvant satisfaire son sens du théâtral si il était figé sur un siège de velours rouge. Scarla n'insista guère, et se mis dans un coin, les bras croisés, fixant les massaliotes de la Banque océane dans le blanc des yeux. Tout le contraire de Lograno, charmeur qu'il fut toujours, affable et accessible au premier abord, exposant ses aspirations et ses rêves comme si c'était là presque déjà réalité.

a
Salvatore Lograno, Protecteur de Volterra

" Excellences banquiers. C'est un immense honneur: mon nom est Salvatore Lograno, Protecteur de la cité de Volterra. Mais je suppose que vous me connaissez déjà. Et si ce n'est pas encore le cas, je pense que vous me connaitrez bientôt. Je suis naturellement attiré par deux choses: la réussite, et l'audace qui la conditionne. Aussi, c'était là la plus naturelle des choses que je prenne contact avec vous afin de satisfaire ma curiosité, et vous adresser l'esquisse d'un projet d'investissement qui pourrait potentiellement attirer votre intérêt. En l'occurrence, vous avez le plan d'investissement devant vos yeux: moi-même. Banquiers avisés que vous êtes, je ne me doute pas que votre premier réflexe dans le cadre de votre profession est de mesurer le niveau de risque d'un placement potentiel, rapporté à ce que vous pourriez en tirer. Allons droit au but. Mes revenus actuels sont les suivants: l'assiette fiscale de ma ville de Volterra, mes revenus liés à l'activité de la guerre, et la cryptomonnaie. Vous n'êtes pas sans connaitre Cryptobros Inc, qui figure déjà parmi la liste des actionnaires du Conseil d'administration. Je suis donc détenteur d'actifs variés qui me permettent de me retourner à la moindre difficulté. Bien évidemment, j'ai des frais qui accompagnent cette situation, mais ils sont bien inférieurs à la somme de mes revenus: j'entretiens entre autre une armée de 15 000 hommes et une flotte qui va avec. Mon ami ici présent, Tony Scarla, est un travailleur remarquable qui est en train d'en faire la force la plus efficace d'Eurysie. La guerre est un secteur d'activité épuisant, et il est évident que nous autres, humbles entrepreneurs de guerre, avons parfois besoin de déléguer. Comme vous pouvez le voir, je ne délègue qu'aux meilleurs, ce qui devrait vous encourager à me faire confiance: je connais mes limites et je sais mesurer les risques, et je pense que c'est ce qui a fait que j'ai survécu aussi longtemps dans le métier que je pratique.

Ma situation est donc la suivante: je suis "à l'aise" financièrement, je dispose de capitaux importants et d'une bonne petite "PME familiale", mais je ne compte pas m'arrêter en si bon chemin. Je sais ce que j'ai entre les mains, et je connais les potentialités de ma position actuelle, qui est très confortable. Comme toutes les entreprises, la mienne doit croître au risque de disparaitre: c'est la dure loi du capitalisme, que j'embrasse bien volontiers. Et il se trouve que j'ai des..."projets de diversification", mais que mes revenus actuels ne me permettent pas de concrétiser. J'envisage "d'ouvrir des succursales" dans toute la Dodécapole: Apamée, Adria, Cnide, vous voyez ce que je veux dire..."


La voix de Tony Scarla vient raisonner dans la pièce à la suite de son employeur, dont il clarifie immédiatement les propos:
"Son excellence Lograno veut dire que nous avons l'intention de rayer Apamée et Adria de la carte, et qu'on a besoins de votre argent pour le faire."

a
Tony Scarla (Non ce n'est pas du tout Benzema avec une toge)

"...Tony ! Je t'ai déjà dit d'arrêter de me couper tout le temps ! Mais oui messieurs, mon compère est plus direct que moi, mais c'est le plan. En gros. Si je peux devenir hégémon de la Dodécapole sans tuer 100 000 civils vous croyez bien que je prendrai cette voie là. On est pas des monstres non plus. Je suis Protecteur de Volterra, mais j'ai le sentiment de mériter mieux, et je le ferai avec l'aide de vos capitaux. Je suis un investissement, messieurs, un investissement risqué certes, mais qui peut vous rapporter gros tant en capitaux qu'en nature. J'estime mes besoins actuels à environ 50 000 unités économiques standard: ce sera assez pour renforcer mes effectifs et mon matériel, et marcher tant sur Apamée que sur Adria. Une fois que je serai hégémon de la Dodécapole, j'aurai accès aux ressources financières nécessaires au remboursement de cette dette, et je trouverai mille et une façons de favoriser des amis comme vous en ma patrie.

Je pense que nos compétences et nos avantages peuvent se compléter. En effet. Diriger une institution bancaire comme la votre est fort profitable, je n'en doute pas. Mais que se passe t-il dés lors que vous avez un impayé de la part d'un créancier ? Comment donc pourriez vous faire payer des états alors même que vous n'avez pas d'armée pour faire appliquer vos sanctions ? L'usage de la force est regrettable, et je suis le premier à m'en plaindre, mais il est parfois nécessaire dans cette situation. Et ce n'est pas l'armée messaliote qui vous rendra ce service, au vu de ce que j'ai vu en arrivant en ville. J'aurais pu débarquer dans le vieux port avec 50 hommes bien armés que l'on aurait rien pu rien faire pour m'empêcher d'aller chercher ce cher Flavoni par la peau du cul. Je pense, donc, que nos interêts peuvent se compléter au delà d'un simple accord financier. Aussi, ma première proposition est la suivante: je contracte auprès de la banque océane un emprunt de 50 000 unités économiques standard à taux zéro, une dette dont je m’acquitterai en son intégralité. Et en échange de ce taux avantageux, la Dodécapole, une fois que j'en aurai pris le contrôle, aura à sa charge une armée et une flotte dont le travail sera de collecter vos dettes à votre place, si besoin par la force. Cet accord prendra place pour un délais de 99 ans, autant dire une éternité, et s'appliquera à mes éventuels sucesseurs à ma fonction. En plus de cela, j'ai bien l'intention de continuer à investir dans votre entreprise à terme, et d'y apporter un cash bien frais et bienvenue.

C'est tout gagnant pour vous: vous garantissez un prêt à un acteur politique de confiance que je suis, un individu sans dettes, ayant des revenus réguliers et dont le projet est déjà écrit sur dix ans, et vous retrouvez votre argent, mais avec une armée en plus pour faire votre sale boulot. C'est une proposition à ne pas rater, si vous voulez mon avis. Qu'en dites vous ? Je suis ouvert à toute contre-proposition. "




HRP: Effets:
  • Salvatore Lograno tente de contracter un prêt de 50 000 unités économiques strandard à taux zéro à la banque océane, en échange des services de son armée pour aider la banque océane à recouvrir des créanciers éventuels. A cela s'ajoute une promesse d'investissement massif en Messalie.



HRP, tips sur les possibilités de RP pour les joueurs:

  • Le joueur peut tout à fait tenter une contre-proposition si la proposition de base de Lograno ne convient pas.


Liens RP pour la bonne compréhension du texte (et des personnages impliqués):
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Identité de la SourceMessage secretInformation secrète réservée aux personnes autorisées
♠♣♥♦ Ce post a un effet de propagande ♠♣♥♦
Parti concerné : L'Olivier
Effet souhaité : positif (augmentation de la faveur, puisque le dégagisme à l'encontre du gouvernement et des élites joue pour eux) (x3, le scandale va être relayé dans les médias Fang ainsi que dans les sphères proches de l'Olivier par le biais des médias soutenus par Carmen Century)
Date IRP du post : 23/05/2018
♠♣♥♦ Ce post a un effet de propagande ♠♣♥♦



LE CONNARD ENCHAÎNÉ
23/05/2018


Antonin Flavoni aurait profité de la Grande Loterie pour s'acheter des soutiens au Conseil d'Administration à grands coups d'obligations magiques
Bientôt le soutien à l'abolition de la Laïcité et la construction d'une Cathédrale San Stefano ?


Faut croire qu'il n'en loupe pas une, celui-là ! RENDS L'ARGENT, FLAVONI !


C'est encore un scoop pour le moins rocambolesque qui est tombé dans les pognes du Fils de Pute ces derniers jours. Antonin Flavoni, le grand ami des entourloupes, ferait l'objet d'un énième scandale dans la course au poste de Président du Conseil d'Administration. C'est tout du moins l'information qui lui est parvenu par l'entremise d'une source proche des cercles de pouvoir et des élections à l'Auguste Conseil d'Administration de notre glorieuse et sérénissime République Actionnariale.

Oui, le Connard le sait et vous le savez aussi, mettre le mot "scandale" et le nom "Antonin Flavoni" dans la même phrase n'étonne plus personne. Le plus grand représentant de notre classe supérieure à l'étranger, l'Homme de Mystères Internationaux qu'est Flavoni s'illustre à une cadence infernale qui paraît maintenant hebdomadaire dans des frasques de plus en plus invraisemblables. Antonin Flavoni par-ci, Antonin Flavoni par-là. On en viendrait presque à regretter la crotte de nez qu'était le projet de l'Esti'Vale à Carnavale : au moins, on aurait plus eu à le supporter sous nos latitudes et il aurait trouvé un environnement financier à la mesure de ses ambitions ... Et bien non, voilà qu'il vadrouillerait au Wanmiri. Ah, non, attendez, cette fois-ci, il se murmurerait la volonté d'un retour à Carnavale : après tout, il est à géométrie variable, peut-être que la greffe prendrait avec la mentalité du Grand Kah, on aurait vu plus improbable ! Oui, oui, c'est notamment Antonin Flavoni, encore, qui pourrait être la première personne vivante à pouvoir déclarer à la face du monde avoir échappé de peu à une imposition des poings de la part de Jésus Christ lui-même ! On serait presque en droit de se demander si toute cette mascarade au Conseil d'Administration avec Maxime Che Fang serait en fait un match truqué d'un genre nouveau pour le plus grand plaisir des parieurs en tout genre qu'il aurait manipulé ... Après tout, au Casino Nérème comme dans tous les casinos, n'est-ce pas la Maison qui gagne toujours à la fin ?

Enfin, ne laissez pas le lyrisme du Fouteur de Merde leurrer votre jugement, il a tendance à se laisser emporter quand l'affaire porte sur notre maestro des manigances national.

La présente affaire nous porte au soir de la Grande Loterie, le grand moment de redistribution nationale qui a déjà pu faire couler beaucoup d'encre avec ses conséquences, notamment dans l'opposition au parti réformateur et au régime de Léandre Garras de Tomarels. Selon la source du Fieffé Salopard, qui aurait été au plus proche du camarade Flavoni au soir de la grande Opération Séduction du Directoire pour les investisseurs étrangers, Antonin Flavoni n'aurait rien fait de moins que proposer, en échange des votes de qui voulait bien l'entendre - et l'obliger - la proposition d'obligations messaliotes "à prix d'ami". Une belle affaire ! Une aubaine, même ! Voilà que l'instance que la Troïka présente comme une composante fondamentale de la stabilité et de la probité de la République Actionnariale de Messalie - la bien-nommée -, n'a même pas vu le départ de son ancien président qu'elle montre des craquelures peu reluisantes !

Alors que le combat fait rage entre l'Olivier et le Parti Chrétien-Démocrate pour la course prochaine aux postes de députés (qui a déjà pris pas mal de retard, d'ailleurs. L'agence électorale, encore un vaste sujet sur lequel il y aurait matière à dire beaucoup de choses !) avec l'arrivée inattendue de mouvements comme un Parti Protestant ou l'Union (dont l'argument principal semble être les moustaches, et le fait de gueuler en pleine rue. Probablement un fragment de l'Olivier recalé au casting !), il y a peu de doutes sur le fait que la détestation des élites et la nature même du "modèle d'exception" de la démocratie messaliote va être un sujet d'importance dans les débats.

La société civile messaliote semble en effet plus que jamais sur la brèche, et les errements de plus en plus réguliers du Directoire de Tomarels, dont les liens avec Maxime Che Fang ne sont d'ailleurs un secret pour personne (Voilà un lien un petit peu gênant pour celle qui se déclare "de gauche" et qui soutient la sape profonde des institutions messaliotes par la corruption ... Et le même camp qu'Antonin Flavoni, d'ailleurs ! Bravo le veau !), ne font qu'exacerber le rejet de plus en plus massif d'une portion de plus en plus grande de la population messaliote pour l'échiquier électoral traditionnel. Après le scandale de la bataille navale au large de la capitale, on a maintenant un candidat au CA qui ne se cache même plus de corrompre des gens que l'on aurait pu penser au-dessus de cela (des millionnaires et des milliardaires, quand même !) pour obtenir l'un des plus hauts postes de notre République !

La balle est maintenant dans le camp du Directoire, mais inutile que la situation pue méchamment de l'arrière-train ! Il faut dire que la probité du Conseil d'Administration, après celle de l'Agence Electorale qui n'est pas tenue de tenir son calendrier correctement (c'était bien la peine de privatiser la démocratie si c'est pour se retrouver avec des retards dignes des fonctionnaires du Régime Social Général !), pouvait bien se garder de la réputation d'un Antonin Flavoni qui, décidément, éclabousse tout ce qu'il fréquente !

Que fera Léandre Garras de Tomarels ? A-t-il seulement le droit de faire quoique ce soit ? Est-ce que Jocelyne Wattreau, l'éternelle protectrice du droit messaliote, va mettre en branle l'armada de la Cour Suprême pour sauvegarder l'intégrité du régime ? Est-ce qu'Antonin Flavoni va se retirer de la course ? Reculer pour mieux sauter ?

Dans tous les cas, vu la tronche de l'affaire, Antonin Flavoni a raison : sa candidature rassemble le Conseil d'Administration, s'ils bouffent tous au même râtelier !


Aide aux plus démunis : Etienne Mitsar aurait proposé en conseil des directeurs une émission d'obligations pour financer la distribution de champagne et de foie gras aux sans-abris. Sans doute pour couper la chique aux Catholiques et à l'Olivier !


Le Connard Enchaîné
a un Odieux cousin critique de cinéma !
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Parti concerné : Flavoni
Effet souhaité : négatif (Mais que fait la police ?)
Date IRP du post : 24/05/2018
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El Horizente-Messalie
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Bah alors Flavoni
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RP Mineur (ACTE I, intrigue politique et développement de personnage, choix de joueurs possible)

Arc Volterra (suite du récit messaliote)


La Grande Histoire Dodécaliote: La Banque océane

Gina Di Grassi (Mai 2018)


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"Du temps...je suis d'accord, le temps est peut-être la seule chose dont je ne dispose pas avec largesse."



Ce fut là comme un serpent discutant avec d'autres serpents. Ils se comprenaient, susurraient le même poison. Lograno avait beau être l'entrepreneur de guerre et les autres les banquiers, mais il étaient tous des meurtriers. Les banquiers faisaient leur travail: questionnaient, comptaient tant leurs chances que leurs chiffres, et Lograno saisissait bien volontiers toutes les perches qu'on lui tendait pour interpeller son auditoire.

" La Dodécapole, je puis vous en parler beaucoup, et à quel point il s'agit là d'une terre d'opportunités qui offre les moyens de la puissance à quiconque mettra la main dessus en sa totalité. Voilà le résumé que j'en ferai, après tout vous êtes étrangers à toute cette affaire qui vous paraît bien lointaine: la Dodécapole n'est pas un pays en soi, nous sommes une confédérations de petites patries, et de petites gens. Nous sommes douze, Velsna incluse. Comme nous sommes "petits", nous nommons un hégémon qui est chargé d'assurer notre défense avec l'aide d'une flotte et d'une armée confédérale. Certains comptent davantage que d'autres, et je suis de ceux là. Or, il se trouve que l'ancien hégémon, nommé par la cité velsnienne, a comme qui dirait été pris de désaffection pour sa magistrature, et a trahi sa propre patrie en désertant. L'hégémonie dodécaliote sera donc remise jeu à l'issue du prochain congrès confédéral. En théorie: une cité, une voix. Dans les faits, c'est celui avec le plus "d'arguments" emportera la mise, que ce soit par la politique, l’intimidation ou la guerre. Comme je vous l'ai dit, pour l'instant, je ne suis que le prince d'une seule ville, et mes soutiens sont des armes et des mercenaires bravaches. Volterra est belle à visiter, il est vrai monsieur, mais je peux en faire davantage qu'une simple cite-état de seconde zone. J'estime cependant que ma position est bien plus confortable que celle d'Apamaée ou Adria, qui n'ont gurère plus d'alliances que moi, le tout avec des forces que je pense inférieures en effectif et en qualité. J'ai une armée, j'ai une flotte et j'ai du matériel, davantage que mes adversaires je pense, mais pas assez pur faire campagne jusque devant leurs murs. C'est là que votre concours intervient, à vous, des gens aussi audacieux que je le suis, mais pas pour autant inconscients.

Il ne faut pas penser que je me prépare pour un vulgaire pillage, je ne suis pas un simple sauvage, et je compte m'acquitter de cette dette autrement qu'en vaisselle et en tableaux, même si..il se pourrait que vous en receviez en cadeaux une fois le prêt contracté. J'ai l'intention de frapper avant la tenue prochaine du congrès confédéral, en premier lieu Apamée, mais vous comprendrez si nous ne sommes pas encore assez amis pour que je vous dévoile les détails de ce plan. Les villes de la Dodécapole sont aussi têtues qu'avides: l faut agiter une épée et une bourse alternativement, et je peux être très persuasif. Lorsque que j'aurai écarté es possibles concurrents et que je serai nommé à l'hégémonie, Velsna sera devant e fait accompli, et ne pourra faire grand chose d'autre qu'avaliser la décision: il serait imprudent de remettre e question le choix du Congrès, quand bien même ceux ci sont puissants, et je les connais suffisamment pour compter sur leur stupide prudence. Je compte régner sur la Dodécapole, pas la détruire. On ne peut pas traire une vache maigre. Tout ce que je peux vous affirmer à l'heure actuelle, ce sont mes besoins, les implications de ma victoire pour votre portefeuille et les garanties que je vous fournirai.

J'ai une armée avec un matériel que j'amasse patiemment en attendant mon heure, j'ai une flotte, mais il se trouve que je n'ai guère d'aviation, et aucune guerre moderne ne se mène sans le contrôle des airs, c'est la raison première de ce rendez vous. Chasseurs, bombardiers et personnel qui va avec, c'est là le sens premier des 50 000 unités internationales demandées. Quant à la manière que j'aurai de les utiliser, c'est là une chose dont je souhaiterais garder la discrétion, sans vous faire offense. Qu'importe les moyens quand les résultats sont là. Je ne suis pas devenu mercenaire il y a deux jours, et je pratique ce labeur depuis mon adolescence et je sais comment diriger une armée. J'ai combattu en tant qu'indépendant à Menkelt, dans les années 2000, je me suis mis ensuite au service de Velsna et j'ai combattu à nouveau durant la Guerre des Triumvirs. Je suis désormais à mon compte, mais rie n'a changé, et je reste avant tout un "audacieux".

Quant à la manière que j'aurais de vous "rendre la pareille", comprenez bien que si je mets la main sur l'hégémonie, alors je mettrai également la main sur la flotte, l'armée confédérale et le trésor qui va avec. Ai-je réellement le besoin de vous faire comprendre comment cette force peut-être mise au service du recouvrement de vos dettes ? Si d'aventure nous parvenons à un accord, alors vous pourrez considérer que la flotte confédérale, et l'armée qui va avec, toute entière pourrait être mise à contribution dans la limite des besoins défensifs de la Dodécapole, afin de s’acquitter d'une "diplomatie de la canonnière" parfois nécessaire. Bien entendu, mes troupes se réserveront le droit de prélever quelques deniers personnels sur place en guise de rétribution, rien dont ne vous serez responsables financièrement. Le pillage est le malheureux aléa de la guerre.

Mais je comprends que vous souhaiteriez des garanties de ce succès, ou à minima d'un retour sur investissement. Il serait dommage de perdre votre mise, aussi, je puis vous assurer que je m'engagerai à ce que celle ci vous revienne, même si il m'arrivait malheur. Vous comprendrez que je fais un métier risqué, et que je ne suis jamais avare de sécurité. Prenez donc note qu'en cas de décès éventuel, ce sera à mon successeur ici présent, Tony Scarla, de s'en acquitter, et que celui-ci prendra la suite. A défaut de gagner un allié en ma personne, vous aurez au moins l'assurance de revoir vos capitaux.

Qu'en dites vous ?"



Liens RP pour la bonne compréhension du texte (et des personnages impliqués):
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L'Union

Image.
De gauche à droite : Abraham de Listonis, Nicoleos Plentos, et Ithaque Zion, chef du parti.

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Parti concerné : L'Union.
Effet souhaité : Positif (augmentation de la faveur).
Date IRP du post : 24/05/2018.
Médiatisé : émission de radio (2 usine) | ASB et Imprimeries nationales de Messalie (avec l'accord de Revenge).
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En l'an de grâce MMXVIII, le XXIV du mois de mai, le chef du parti, Ithaque Zion, a convoqué un Congrès général pour statuer la ligne politique de l'Union en vue de l'approche des prochaines élections législatives. Ainsi, le président du Parti, Monsieur Ithaque Zion, a fait son discours.

« Senhors e Senhors, Delegats,
Cars membres, cars partisans,
Estimats conciutadans de Messalia,

Se sèm amassats aicí uèi dins lo Congrès General de l'Union, es perque Messalia passa per un periòde de tension politica prigonda, e perque èra vengut necessari d'esclarzir, d'abraçar e d'afirmar una linha politica responsabla.

Nòstre país es estable, al mens a la superfícia, mas fragil e corromput. Fragila dins sas institucions, afeblida per la mesfisança, expausada a la pujada del radicalisme e a la tentacion de las trencaduras aisidas. Dins aquel contèxte, d'unes prepausan la retirada, d'autres la fugida ideologica de cap. Rebutam los dos.

L’Union nasquèt d’una simpla conviccion: Messalia a pas besonh de mai de colèra, a besonh de mai de responsabilitat. A pas besonh d'enemics intèrnes, mas d'unitat. A pas besonh de promessas irrealas, mas de governança onèsta, transparenta e sostenibla.

Nòstra Republica repausa sus un equilibri institucional, bastit sus un fondament solide, mas que sas tòcas finalas son criticadas per nosautres e nòstres companhs, e amb bona rason: son marridas, plenas de defauts, e a mand de s'esfondrar. Lo Parlament, la Direccion, los Accionaris de l’Estat : cap d’aqueles pilars pòt pas governar tot sol. Los metre sistematicament l'un contra l'autre afebli l'Estat. Los ignorar es mentir als ciutadans. L'Union embraça aquel equilibri e vòl lo far mai transparent, mai legitim, e mai democratic, sens jamai tornar plonjar la Messalya dins l'instabilitat que li a costat tan car.

Aquel Congrès es doncas pas simplament un rassemblament partisan. Marca lo desir de l'Union d'anar al delà de l'ambigüitat, de transcendir l'etiqueta convenenta de "centre" o "ultra-centre" (un tèrme qu'es, d'aquí, sens sens), e de venir un partit d'unitat.

Sèm ni lo partit de manténer a l'òrba l'estatut quo, ni lo partit de començar de zèro. Cresèm que l'estat deu èsser reformat, mas pas destruch; democratica, mas pas renduda als extremistas e als corromputs ! Cresèm que la volontat populara es pas respectada per flatariá, mas en la servir pragmaticament.

Pendent aquel Congrès, debatrem, modificarem, e adoptarem un tèxte fondamental: lo Manifèst de l'Union. Es lo fondament de nòstre engatjament politic, l'encastre de nòstra accion parlamentària, e la bossòla de nòstras responsabilitats futuras.

A los que dobtan encara del ròtle del centre, respondèm clarament: lo centre es pas l'abséncia de causida; es la causida de la coesion. Dins una Messalia fragmentada, polarizada e ansiosa, aquela causida es uèi un acte de coratge politic.

Demoram que cadun parlarà liurament pendent aguest Congrès, mès damb eth sentit deth ben comun que definís era nòsta identitat.

En dobrir aqueste Congrès, afirmam una vertat simpla mas essenciala: L’Union es prèsta a governar se lo pòble de Messalia fa sa fisança en nosautres. Lèst a s'unir ont los autres se dividisson. Lèst a defendre la Republica per l'accion.

Declaram doncas dobèrt lo Congrès General de l’Union.

Mercés.
»

Traduction françaiseMesdames et Messieurs les délégués,
Chers adhérents, chers sympathisants,
Chers concitoyens messaliotes,

Si nous sommes réunis aujourd’hui en Congrès général de L’Union, c'est parce que la Messalie traverse une période de tension politique profonde, et parce qu’il devenait nécessaire de clarifier, d’assumer et d’affirmer une ligne politique responsable.

Notre pays est stable, du moins en apparence, mais fragile et corrompu. Fragile dans ses institutions, fragilisé par la défiance, exposé à la montée des radicalités et à la tentation des ruptures faciles. Dans ce contexte, certains proposent le repli, d’autres la fuite en avant idéologique. Nous refusons l’un comme l’autre.

L’Union est née d’une conviction simple : la Messalie n’a pas besoin de plus de colère, elle a besoin de plus de responsabilité. Elle n’a pas besoin d’ennemis intérieurs, mais d’unité. Elle n’a pas besoin de promesses irréalistes, mais d’une gouvernance honnête, lisible et durable.

Notre République repose sur un équilibre institutionnel, reposant sur une bonne base, mais dont les finitions sont critiqués par nous et nos pairs, et pour de bonnes raisons : elles sont pourris, rongés, et manquent de s'effondrer. Parlement, Directoire, Actionnaires d’État : aucun de ces piliers ne peut gouverner seul. Les opposer systématiquement, c’est affaiblir l’État. Les ignorer, c’est mentir aux citoyens. L’Union assume cet équilibre, et veut le rendre plus transparent, plus légitime et plus dêmoskratós, sans jamais replonger la Messalie dans l’instabilité qui l’a tant coûté.

Ce Congrès n’est donc pas un simple rendez-vous partisan. Il marque la volonté de L’Union de sortir du flou, de dépasser l’étiquette commode du “centre” ou de l'“ultra-centre” (mot qui n'a pas de sens d'ailleurs) pour devenir un parti de rassemblement.

Nous ne sommes ni le parti du statu quo aveugle, ni celui de la table rase. Nous croyons que l’État doit être réformé, mais sans être détruit ; démocratique, mais sans être livré aux extrêmes et aux corrompus ! Nous croyons que la volonté populaire ne se respecte pas en la flattant, mais en la servant avec pragmatisme.

Durant ce Congrès, nous allons débattre, amender, et adopter un texte fondamental : le Manifeste de L’Union. Il est le socle de notre engagement politique, le cadre de notre action parlementaire, et la boussole de nos responsabilités futures.

À celles et ceux qui doutent encore du rôle du centre, nous répondons clairement : le centre n’est pas l’absence de choix ; il est le choix de la cohésion. Dans une Messalie fragmentée, polarisée, inquiète, ce choix est aujourd’hui un acte de courage politique.

Nous souhaitons que chacun s’exprime librement durant ce Congrès, mais avec le sens de l’intérêt général qui fait notre identité.

En ouvrant ce Congrès, nous affirmons une chose simple mais essentielle : L’Union est prête à gouverner si les Messaliotes nous font confiance. Prête à rassembler là où d’autres divisent. Prête à défendre la République par des actes.

Nous déclarons donc ouvert le Congrès général de L’Union.
Nous vous remercions.

Ainsi est ouvert le Congrès général de L'Union. Suite à cette prise de parole, il est soumis à tous les adhérents le Manifeste de L'Union que voici.

Manifeste de l'Union a écrit :
Manifeste de l'Union

Proposer un nouveau modèle politique basé sur le peuple, en rupture avec le modèle actuel.<br>Avec quatre grands axes :<br>Une plus grande prise en compte de la volonté populaire ;<br>Une réforme du système électorale ;<br>Une nouvelle organisation institutionnelle et politique ;<br>Une réforme de l’État social.

Préambule

En ces temps de trouble, où la Messalie s'apprête, plus que jamais, à tomber soit dans le gouffre des extrêmes, soit dans celui des traditionnalistes, les dernières forces attachées à la raison et à l’intérêt général se doivent d’agir. En conséquence, L’Union est née. Elle est née de la conviction que la démocratie messaliote peut être à la fois réaliste et populaire. Nous croyons que le rôle d’un parti politique n’est pas d’attiser les fractures, mais de les dépasser. Nous croyons que gouverner, c’est assumer la complexité du réel, non la nier. Nous croyons que l’unité nationale est une construction permanente, jamais acquise, toujours à défendre.

Ce manifeste fixe la ligne politique de L’Union. Il définit notre lecture de la situation messaliote, nos principes fondamentaux et les orientations que nous entendons défendre dans les institutions de la République ; un engagement : celui de servir Messalie avec sérieux, loyauté et sens de l’intérêt général.

À l’heure où les extrêmes se construisent sur les peurs, L’Union fait le choix de la cohésion.
À l’heure où la facilité menace la République, L’Union choisit la responsabilité.
À l’heure où la Messalie doute, L’Union affirme qu’un chemin d’équilibre, de stabilité et d’unité demeure possible.

Partie I — L’état du pays et les forces en présence

La Messalie est, aujourd'hui, le carrefour d'un clivage politique dangereux. De nombreuses forces politiques revendiquent aujourd’hui une posture de salut national, souvent au prix de simplifications excessives et de projets clivants.

L'Olivier. Voilà le nom qui incarne une radicalisation extrême qui menace la nation ses équilibres. Son discours est fondé sur l’exclusion et la désignation de boucs émissaires. Une telle orientation représente un danger sérieux pour la Messalie.

Le Parti Chrétien-Démocrate (PCD). Voilà le nom de ceux qui prennent racines dans la culture. Toutefois, sa conception restrictive de l’identité nationale et sa difficulté à concilier valeurs traditionnelles et pluralisme social limitent sa capacité à rassembler l’ensemble de la société messaliote dans sa diversité.

Le Parti Réformateur (PRf). Voilà le nom de ceux qui ont portés un projet de modernisation économique et institutionnelle qui a contribué à la stabilisation du pays après la crise. Néanmoins, son orientation prioritairement libérale et sa confiance dans les mécanismes de marché tendent à négliger les fractures sociales et territoriales persistantes, alimentant un sentiment de distance entre l’État et une partie des citoyens.

Le Parti Républicain (PRp). Voilà le noms de ceux qui ont gérés le pays. Les difficultés rencontrées lors de ses précédentes responsabilités gouvernementales ont affaibli sa crédibilité et brouillé sa ligne politique, rendant nécessaire un effort de clarification et de renouvellement.

Le Parti Scientifique Libertaire (PSL). Voilà deux qui critiquent les inégalités économiques et sociales pacifiquement ; preuve de civilité et de bien. Toutefois, certaines de ses propositions entrent en tension avec les principes institutionnels actuels de la République, en particulier en matière de laïcité et de fonctionnement démocratique, ce qui limite les convergences possibles.

Les Prométhéens. Voilà ceux qui s’appuient sur un héritage culturel et philosophique passé, certe constitutif de l’identité messaliote. Si cette référence peut nourrir un débat intellectuel fécond, elle ne saurait, à elle seule, répondre aux réalités contemporaines d’une société pluraliste et ouverte (notamment en matière d'immigration) sur le monde.

Voix du Peuple. Voilà une force politique satellite des mouvements identitaires radicaux, sans autonomie programmatique ni vision institutionnelle indépendante.

Parti Protestant Messaliote. Voici ceux qui incarnent une sensibilité politique attachée à la responsabilité individuelle, au débat rationnel et à l’éthique publique. Sur plusieurs sujets institutionnels et démocratiques, des convergences de fond peuvent être envisagées, dans le respect des différences idéologiques.

L'Union. Voilà ceux qui refusent la radicalité extrémiste qui divise et l’immobilisme (ou l'inaction) qui vulnérabilise la République. Elle affirme que la Messalie a besoin d’un projet politique capable de conjuguer stabilité institutionnelle, justice sociale, responsabilité économique et volonté populaire dans le respect de toutes les composantes de la nation.

Partie II — Qui est L’Union et ce qu’il défend

L’Union se définit comme un parti de gouvernement, attaché à la souveraineté populaire dans le cadre de l’État de droit et des institutions républicaines. Elle refuse les dérives populistes comme les confiscations technocratiques du pouvoir.

L'Union est un parti centriste et modéré. Elle a été fondé en décembre 2017 par Sieur Ithaque. Elle est le résultat de l'organisation de plusieurs messaliotes pour contrer l'avancée de l'Extrême droite et de la Droite radicale, dont les principaux étendards sont l'Olivier ou le Parti Chrétiens Démocrate. Elle est composé de citoyens et citoyennes, principalement jeunes, qui ne veulent pas voir leur destin entre des élites politiques, mais entre leurs mains, les mains du peuple, le kratós au dêmos, et non pas le kratós à l'áristos.

Le parti prône un Etat social, qui permet aux plus démunis de se voir offrir un logement, de la nourriture, ainsi que de l'éducation pour obtenir un emploi.

Le parti combat également le chômage, il ne peut qu'exister, mais il faut le réduire au maximum. De ce fait, il veut réformer les aides sociales pour permettre à chacun de faire sa vie sans, et d'éviter que des personnes mal intentionnés n'abusent du système.

Elle plaide également pour une justice réhabilitative, où les criminels sont réinsérés, et sont réenseignés pour reprendre leur vie.

Elle veut aussi un Etat de droit affirmé, où la corruption est combattue, et, tant un policier qui abuse de son pouvoir qu'un ministre qui fraude, ils soient punis comme tous les messaliotes, sans traitement de faveur.

Elle cherche l'équité, et l'égalité des droits et devoirs entre les femmes et les hommes.

Elle veut légaliser les référendums à initiative citoyenne, et, pour ce qui est le cas de l'immigration, L’Union défend une politique d’intégration fondée sur le respect des lois, des droits et des devoirs communs. Elle soutient la signature d’accords avec les pays d’origine afin de réguler les flux migratoires, lutter contre l’immigration illégale et garantir une intégration légalisée.


Partie III — Propositions

Ainsi, voici la liste des propositions de L'Union :

1 - Institutions
  • Maintien du droit de révocation du Directoire par le Conseil d’Administration ;
  • Audition publique obligatoire du Premier-Directeur devant le Parlement à chaque début de mandat ;
  • Calendrier public des réformes engagé par le Directoire (objectifs, délais, responsables) ;
  • Publication des décisions du C.A. (transparence financière et politique) ;
  • Rapport trimestriel du Directoire présenté devant les députés (bilan + questions) ;
  • Droit de résolution parlementaire contraignante sur les grandes orientations budgétaires ;
  • Création d’une Commission Interinstitutionnelle (médiation Parlement / Directoire / Actionnaires) ;
  • Limitation constitutionnelle de l’auto-dissolution du Parlement à un vote qualifié (⅔) ;
  • Renforcement des commissions parlementaires : droit d’audition des Directeurs et Secrétaires d’État ;
  • Obligation pour chaque groupe parlementaire de tenir des réunions publiques régulières dans les territoires qu’il représente ;
  • Publication du vote nominatif des députés sur les lois budgétaires et institutionnelles uniquement ;
  • Interdiction pour un membre du Directoire d’exercer une fonction au Conseil d’Administration un an après sa révocation, et inversement ;
  • Etablir un système de vote proportionnel, plus représentatif de la volonté populaire.
2 - Justice
  • Interdiction pour un membre du Conseil d'Administration ou du Directoire de quémander un mandat de juge ;
  • Création d'une commission judiciaire (magistrats) pour l'élection de juges ;
  • Adoption d'un référendum à initiative populaire ;
  • Instauration d'une justice réhabilitative.
3 - Economie
  • Règle d’équilibre budgétaire pluriannuelle, hors investissements productifs ;
  • Publication d’un budget simplifié pour les citoyens chaque année ;
  • Déclaration obligatoire de patrimoine et d’intérêts pour : députés, membres du Directoire et hauts fonctionnaires ;
  • Autorité indépendante (organe anti-corruption) de probité avec saisine directe de la Cour Suprême ;
  • Interdiction du cumul de fonctions exécutives et financières.
4 - Valorisation des provinces
  • Aides publiques conditionnées à l’activité locale réelle (emploi, formation) ;
  • Programme national de désenclavement des zones rurales (transport, services) ;
  • Renforcement durable de la présence administrative, économique et publique dans les provinces.
5 - Sécurité & démocratie
  • Tolérance zéro contre les violences politiques, d’où qu’elles viennent ;
  • Organe (police des polices) pour vérifier la neutralité des forces de l'ordre ;
  • Campagnes publiques d’explication des institutions messaliotes (formation, des jeunes notamment, à la compréhension des institutions de la République).
6 - L'Etat providence
  • Maintien d’un niveau minimal garanti pour : les allocations chômage, les pensions de retraite et les aides aux familles ;
  • Révision de ce plan tous les deux ans, avec des seuils clairs et non arbitraires ;
  • Lancement d’un Programme national de formation professionnelle certifiée ;
  • Priorité aux formations liées à l'agriculture, la logistique portuaire, les technologies de l’information et les services publics essentiels ;
  • Liaison obligatoire entre les formations financées par l’État et les offres d’emploi locales ;
  • Allocation forfaitaire de soutien aux personnes seules en difficulté, aux familles monoparentales et aux personnes âgées à faible revenu ;
  • Programmes d’éducation relationnelle et familiale visant à prévenir les ruptures précoces et à renforcer la stabilité des foyers ;
  • Gratuité des soins d’urgence essentiels ;
  • Tarification progressive pour les soins spécialisés selon les revenus ;
  • Développement de cliniques publiques dans les zones rurales sous-dotées ;
  • Allocation pour enfant à charge modulée selon le revenu et la participation à la vie civique (service local) ;
  • Mise en place d’un Conseil National du Travail entre l'État, les syndicats, les représentants des employeurs et les représentants des provinces ;
  • Ce conseil se réunit au minimum deux fois par an pour discuter des salaires, des conditions de travail et de la protection sociale à la demande d'un de ses membres ;
  • Les avis du Conseil National du Travail doivent être publiés.
Place au vote désormais.

Vote
Pour : 97 %
Contre : 3 %
3779
@Typhon
25 mai 2018

Typhon : Le Vent de la Liberté

[INTERNATIONAL] Ambre Alienov "déstabilisée" par les propos d'Antonin Flavoni sur l'"assistanat" de la société messaliote

La milliardaire d'origine pharoise, forte de ses nombreux succès - à Messalie comme ailleurs -, s'était jusqu'ici montrée très conciliante vis-à-vis du candidat à la Présidence du Conseil d'Administration de la République de Messalie. Cependant, il semblerait que les récentes déclarations d'Antonin Flavoni aient remis en question ce soutien de longue date.

En effet, jusqu'à peu, les deux personnalités s'étaient révélées relativement proches, formant avec madame Fang un trio assez homogène. Madame Alienov confiait il y a quelques semaines qu'elle avait elle-même "envisagé de briguer le poste de Présidente du Conseil d'Administration" mais que, voyant que tant madame Fang que monsieur Flavoni se présentaient, elle avait préféré "leur laisser la place", considérant de ses propres dire que "quel que soit celui qui serait élu, Messalie serait bien guidée" - quoiqu'elle ait confiée hors caméra qu'elle estimait qu'il serait sans doute plus judicieux de voter pour Flavoni, Fang disposant de vastes compétences dans d'autres domaines qui ne "pourraient être exploitées à leur plein potentiel si elle devait s'engager à plein temps au Conseil des Actionnaires". "J'ai un profond respect pour madame Fang. C'est une personne très intelligente ; bien plus que moi, cela va sans dire. Là où j'ai beaucoup joué de chance dans mes affaires - après tout, je n'ai pas suivi le quart des études qu'elle a faite -, elle, elle doit tout à son talent et à son travail acharné. C'est impressionnant".

Pour autant, et alors qu'Ambre Alienov ne tarissait pas d'éloges pour monsieur Flavoni il y a encore une semaine, le considérant comme un "homme de poigne" qui "saurait guider Messalie vers la prospérité", ses récentes déclarations semblent avoir ébranlé la confiance entre les deux personnalités. De fait, Ambre Alienov est également connue pour ses idées très arrêtées sur les questions de justice sociale et de redistribution des richesses. Alors que la milliardaire a déjà fait appliquer des normes de travail similaires à celles du droit du travail kah-tanais dans ses usines à Jalitaya, qu'elle a récemment fait rehausser de 5 à 20% les salaires de tous les employés d'EURYCOPTER et, rappelons-le, qu'elle avait déclaré vouloir "discuter" avec "l'Union Générale" à la suite de la Grande Loterie (une demande restée lettre morte aux dernières nouvelles), il apparaît logique que les propos d'Antonin Flavoni sur l'"assistanat" de la société messaliote ne lui aient pas plu.

Et en effet, madame Alienov se disait "déstabilisée" par les paroles tenues par l'homme d'affaires. Ses convictions, résolument en faveur d'un Etat social et d'une redistribution des richesses (à laquelle elle contribue activement dans ses propres sociétés, en encourageant ses salariés à devenir actionnaires et en augmentant artificiellement les salaires de ses employés), sont de fait peu compatibles avec des déclarations en faveur d'une ligne "libérale, dure, et pro-business". Si la femme d'affaires a confirmé qu'elle pouvait accepter les premier et troisième point, rappelant par là qu'elle reste proche du Parti Réformateur et approuve les réformes entreprises par Messalie durant la Troïka, elle s'oppose toutefois à un système qui "doperait l'économie au détriment des travailleurs eux-mêmes", désirant pour sa part plus de "dialogue social" ; comme elle n'a eu de cesse de le rechercher avec les syndicats. Elle n'a cependant pas précisé si cela allait modifier ses intentions de vote pour le troisième et dernier tour de l'élection qui se tiendra prochainement, laissant planer le suspense...

Un changement de décision pourrait de fait totalement changer la face du vote. Au regard de ses déclarations des dernières semaines, on pouvait déduire qu'Ambre Alienov été un des plus gros soutiens de monsieur Flavoni. Si elle faisait le choix de voter pour Fang lors du dernier tour, cela accorderait sans doute à celle-ci une très large victoire. Une hypothèse qui reste, cependant, au stade d'hypothèse justement, en attendant que le futur vienne l'infirmer ou la valider. Un futur qui pourrait être influencé par une prise de position de l'un ou l'autre acteur concerné dans cette affaire...

Posté le 25 mai 2018 à 20h34
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♠♣♥♦ Ce post a un effet de propagande ♠♣♥♦
Parti concerné : L'Olivier
Effet souhaité : positif (augmentation de la faveur), utilisation des canaux de communication propres de l'Olivier (qui commencent à être importants avec leur nombre de mairie + Le Front des Travailleurs Messaliotes + Les médias de Carmen Century + Reprise par les médias Fang, mais un peu moins parce que ça commence à se voir et que la patronne trouve que c'est bof depuis que Alienov lui a fait remarqué que Carvalho était un peu en roue libre) X3
Date IRP du post : 23/12/2017
♠♣♥♦ Ce post a un effet de propagande ♠♣♥♦



Estève Calaudel, parce qu'il est temps de sortir de vrais intellectuels pour recentrer le débat.
Au congrès des maires conservateurs, la grande incompréhension de la diabolisation.
in Le Peuple Messaliote (Messalie - Messalie / Soutenu par le Front des Travailleurs Messaliotes)

MESSALIE - La messe était déjà dite dès les premiers mots d'Estève Calaudel, le président de l'association des maires conservateurs de Messalie : " Il faut en finir avec les a-priori délétères sur l'Olivier. "

L'association, qui a été créée après la victoire du courant conservateur populaire de l'Olivier il y a de cela plus de six mois, organisait tout au long du week-end le premier grand congrès des maires conservateurs pour échanger sur les sujets brûlants qui intéressent les décideurs municipaux se déclarant à droite de l'échiquier politique, au premier rang desquels les élus du parti à l'arbre iconique. En tête d'affiche, on pouvait y trouver Robert Taro, évidemment, le maire de la capitale qui a aidé à l'organisation en permettant l'utilisation du grand Palais des Congrès de Messalie pour l'occasion. La taille de l'endroit trahissait en fait la vocation éminemment populaire de l'événement : une célébration bon-enfant du terroir, de la culture et des traditions de la Messalie dans son ensemble, ou à tout le moins des territoires remportés par l'Olivier lors des élections, ainsi que des mairies d'autres obédiences qui auront répondu par l'affirmative à l'invitation. Comme dans toutes ses initiatives et au contraire de tout ce qui lui est reproché par ses détracteurs, l'Olivier n'exclut en effet personne de ses événements, sinon ceux qui, par leurs paroles ou par leurs actions, se déclarent ouvertement anti-messaliotes. Une mesure de bon-sens, en fait, pour un événement qui célèbre l'unité de la nation et de son peuple face à la déliquescence progressive du territoire, et de son identité dans la découpe de plus en plus grossière des services publics et des fleurons nationaux.

Oui, il y avait aussi des jolies meuh-meuhs au salon des maires conservateurs, qui avait un peu des relents de salon de l'agriculture.
Conviés par l'association des maires conservateurs et le Front des Travailleurs Messaliotes, le congrès était aussi une main tendue à l'ensemble de la ruralité messaliote, notamment le Syndicat des Agriculteurs Messaliotes

En parcourant les allées, il était possible de voir vaches et veaux, moutons et agneaux, ainsi que l'ensemble des attraits tout particulier de la Messalie agricole traditionnelle, qui s'illustre également par son vin et ses produits à base d'olives (il aurait été un comble d'ignorer un tel atout dans un mouvement qui porte le nom de l'arbre), tout autant que d'innombrables autres productions régionales. Ouvert au public après une première journée destinée aux médias et aux invités, ainsi qu'aux débats et conférences les plus importants, le congrès des maires conservateurs était une occasion pour les citadins de la capitale et la "campagne" messaliote de renouer le dialogue et de dépasser les clivages habituels propres à l'opposition binaire entre "gens des villes" et "campagnards". Bien loin des critiques adressées au principal mouvement d'opposition de Messalie sur ses objectifs prétendument "fascistes" ou "totalitaires", le congrès ouvert à tous était une démonstration de l'ouverture et de la volonté de rassemblement de l'intégralité de la Messalie et de son peuple autour d'un projet fédérateur de renouveau national ancré au sein de la Messalie en elle-même plutôt qu'entièrement dépendante d'investissements étrangers.
Et quitte à prendre Depardieu, pourquoi ne pas utiliser ce bon vieux Robert Taro pour aller s'enfiler un petit canon ?
Robert Taro, le maire oliviériste anciennement chrétien-démocrate de la capitale, était présent et bien déterminé à montrer qu'il n'avait pas oublié ses racines au cours du week-end.

Véritable célébration de la Messalie traditionnelle, le week-end ouvert au public n'avait cependant pas oublié d'être également une célébration du savoir-faire messaliote tant dans la technologie, que dans la construction ou, également, dans sa capacité à dialoguer avec l'étranger pour recueillir les meilleurs partenariats, plutôt que d'atteindre "que tout vous tombe tout cuit dans le bec", selon les mots de Georgio Lavare, le président-directeur-général de la récemment créée entreprise de grands-oeuvres, de logistique et de maintenance Lavare Construction. Invité dans l'espace du syndicat du Front des Travailleurs Messaliotes à l'initiative de son secrétaire général, Enzo Testadiforu, pour illustrer le renouveau de l'entrepreneuriat national, l'ancien électricien de province a tenu une conférence très animé sur ce qui "fonctionnait factuellement comment ça marche l'Olivier avec le business avec les étrangers" selon ses termes.

Il présentait le projet de collaboration qu'il avait présenté aux investisseurs carnavalais de la famille Castelage pour la Forteresse d'Aiglefer, un vaste chantier aux innombrables zéros qui devrait, selon les plans, permettre de transformer ce qui était apparu comme une trahison des élites messaliotes (et en particulier d'Etienne Mitsar et d'Antonin Flavoni) en véritable opportunité pour la population du Haut-Teyras et même pour l'ensemble des travailleurs messaliotes, puisque le Front des Travailleurs Messaliotes s'était associé à lui dans le cadre de son programme d'aide à la relocation des travailleurs en recherche d'emploi pour le fournir en forces vives à même de participer aux travaux pharaoniques qu'il espérait pouvoir concrétiser avec la famille magnate des finances originaire de la Cité Noire : " En fait, ils sont pas si méchants les carnavalais, et puis c'est des bons payeurs, c'est bien pour les projets ! " a-t-il déclaré.

Ce n'était pas d'ailleurs la seule chose que Georgio Lavare tenait à présenter car, fort de son expérience et de son savoir-faire de longue date dans le génie électrique, le nouvel industriel était venu avec dans ses valises l'ambitieux projet déjà discuté d'électrification massive " pour les carnavalais, et puis aussi pour les autres ! " qu'il avait passé avec les Laboratoires Henri Ventafalle, géant reconnu mesolvardien, pour l'installation et le raccord de plusieurs réacteurs Beno-10 en Messalie. L'initiative, privée, aurait été poussée au directoire et notamment à Madame Ophélie Veycin de Causans " parce qu'il faut bien respecter les procédures comme il faut : on est pas des sauvages non plus ! " pour validation à l'échelle nationale. Les espoirs sont grands pour ce projet, car il permettrait d'accélérer la transition énergétique en Messalie, ce à quoi Monsieur lavare n'a pas manqué d'ajouter " En plus, c'est des réacteurs en bois, c'est super écolo ! C'est du nucléaire et c'est en bois, et c'est super sécurisé avec l'aide des meilleurs du monde ! C'est le futur, et ça sera en Messalie ! "

On a les entrepreneurs que l'on mérite, que voulez-vous que je vous dise ?..
Georgio Lavare, président-directeur-général de Lavare Constructions, était présent au congrès sur le stand du Front des Travailleurs Messaliotes pour animer des conférences sur l'entrepreneuriat en Messalie et pour présenter les grands travaux à venir dans le partenariat avec Carnavale et la souveraineté énergétique éco-responsable.

Toutefois, cette grande fête populaire n'a pas complètement permis d'oublier les préoccupations les plus pressantes des maires conservateurs de la République Actionnariale. Malgré le développement d'un syndicat ouvert à tous pour permettre une meilleure défense des intérêts messaliotes en Messalie face au silence étourdissant de l'Union Générale ; malgré la création des "restos de la race" pour venir en aide aux plus démunis ; malgré la victoire dans la majorité des dèmes aux élections municipales et l'absence manifeste de l'"effondrement" prédit par ses adversaires dans une guerre raciale sans merci ... L'Olivier, son mouvement et tout ce qu'il représentait était encore voué continuellement aux gémonies pour tout et son contraire.

Estève Calaudel (illustration en tête d'article), le maire d'Ayx-en-Garance, cœur historique de la culture messaliote conquis de haute-lutte face à la maire sortante Elizabeth d'Almirante, du parti chrétien-démocrate, a animé débats, conférences et tables rondes avec ses confrères de vendredi à dimanche, en marge des réjouissances pour mieux identifier les maux qui empêchaient l'Olivier de percer le "plafond de verre" de la légitimité électorale.

" Manifestement, l'Olivier fait peur. " a-t-il déclaré, " la question est encore de savoir pourquoi : on est accablé d'accusations d'islamophobie par Elizabeth d'Almirante, qui semble frappée de lubies religieuses et appelle de ses vœux l'abolition de la laïcité ... alors que je mets au défi quiconque de prouver que notre mouvement s'oppose à l'Islam ... Ou même à n'importe quel religion, d'ailleurs ! On nous accuse de nous construire sur la peur et la terreur et de mettre en danger la "cohésion" de la Messalie du côté de l'Union, qui tenait ces derniers jours son congrès ... alors que je mets au défi quiconque d'avancer des preuves concrètes de cela : le droit nous autoriserait à fermer les entreprises sur nos territoires qui représenteraient des problèmes pour nos communautés ... A refuser leur construction. L'avons-nous fait ? Non, nous ne l'avons pas fait. A l'exception d'un seul cas. Pour demander une clarification des permis ! S'il y a bien une chose que nous autres conservateurs avons fait depuis que nous avons conquis, dans les règles démocratiques, les mairies dans lesquelles nous siégeons à ce jour, c'est demander plus d'assurances, plus de preuves, et des papiers en règle !

Ce que l'Olivier a fait depuis six mois, c'est bien de remettre de l'ordre là où il n'y en avait que trop peu, certainement pas apporter le désordre !
"

Lors des débats, le consensus semblait clair pour déterminer ce qui occasionnait cette grande incompréhension : la recherche d'un bouc émissaire. Cela même que l'on reprochait à l'Olivier.

" Il faut considérer les choses comme elles le sont : en l'absence de bilan à défendre, nos détracteurs doivent trouver quelque chose à dire et quelque chose à faire pour exister sur la scène nationale, en vue des élections législatives à venir. " explique Estève Calaudel, " C'est le lot de tous les mouvements qui ne suivent pas les sentiers clairement balisés de la politique politicienne. Ne nous faisons pas d'illusions, les Prométhéens auraient subi les mêmes attaques, s'ils avaient été à notre place. Au lieu de cela, ils ont appelé au front républicain, criant au "loup Barrigue" en érigeant l'Olivier comme un nouveau régime de la Concorde.

Je pense que nous sommes tous d'accord pour dire que nous attendons encore les mesures Barriguistes dans nos municipalités, n'est-ce pas ?

Au lieu de cela, il n'y a jamais eu plus d'initiatives entrepreneuriales messalo-messaliotes. Bien sûr, il reste à rassurer tous les investisseurs, et je vous invite tous à renouer le dialogue avec eux pour les amener dans nos territoires ... Mais les faits sont là : nous ne sommes pas au Directoire, et l'économie messaliote n'a jamais compté plus de projets fructueux messaliotes que depuis que nous avons les mairies ! Uniquement en faisant appel au bon sens des Messaliotes !

Et pendant ce temps-là, que voyons-nous ? Les chrétiens-démocrates et l'Union revenir à la charge avec cette idée de bloquer l'Olivier à tout prix ... tandis que ces mêmes chrétiens-démocrates envoie leur "secours populaire" faire doublon au travail initié par les "Restos de la Race", sans chercher même à discuter pour collaborer dans notre effort commun de mettre un terme à la misère dans nos rues ! Et l'Union, qui se présente dans ses photos de congrès comme "en rupture avec le modèle actuel" tout en restant "centriste et modéré", n'hésitant pas à surfer sur le modèle d'initiative populaire de l'Olivier tout en le dénonçant à son tour de "populisme". Les Chrétiens-Démocrates, qui dénoncent l'Olivier pour le suivre, avec un vernis catholique. L'Union, qui dénonce l'Olivier pour appliquer ses codes dans l'objectif de nous refaire le coup du Parti Réformateur, qui nous a amené dans la crise actuelle ...

Mes amis, nous devons réagir !
"

Ce constat établi et, du reste, vérifiable, les débats se sont tournés vers les mesures et propositions de l'Olivier pour les élections à venir :

  • La question de la réforme constitutionnelle pour un passage à un mode de scrutin proportionnel a été posée : Cette mesure sera combattue par l'Olivier. Un passage au mode de scrutin proportionnel ne ferait qu'empirer la crise que traverse actuellement la Messalie en rendant interminable les discussions dans l'hémicycle . Le mode de scrutin majoritaire à liste unique favorise les débats et la création de coalition avant plutôt qu'après les échéances électorales, et encourage ainsi à une vie politique plus pragmatique et raisonnée. Les Messaliotes veulent un gouvernement actif, pas d'un parlementarisme rempli de vent qui bouche toute perspective au nom de la politique politicienne. Il ne faut pas oublier que ce mode de scrutin est l'héritage d'une expérience messaliote et que l'on ne peut pas balayer notre système d'un revers de la main parce que le mode de scrutin ne nous a pas favorisé à la dernière élection.
  • La question d'une meilleure représentativité du peuple messaliote dans la vie parlementaire et dans les institutions de pouvoir a été discutée : C'est une revendication légitime. Plutôt que la proportionnelle, les représentants de l'Olivier ont jugé qu'il serait plus pertinent d'instaurer des quotas sur les listes parlementaires présentées aux élections à la mesure des classes sociales en Messalie. Conjugué au scrutin majoritaire à liste unique, cela permettrait de combattre la tendance des listes à n'avoir par exemple des représentants des classes ouvrières qu'à des emplacements "bouche-trous", qui ne verraient d'ailleurs jamais l'hémicycle dans un système fonctionnant à la proportionnelle. La représentation plus faible des classes supérieures permettrait également de lutter contre le phénomène des représentants qui auraient leur "rond de serviette" à l'assemblée : la concurrence, plus grande, ferait ressortir les meilleurs et les plus pertinents de chaque strate de la population messaliote.
  • Un sujet ardent a été celui de la gestion problématique des échéances électorales par l'Agence Électorale, institution privée : L'expérience initiée avec la réforme de mars 2015 sur la loi électorale de 1955 a montré qu'elle était un échec évident et retentissant. L'agence électorale a montré qu'elle était incapable de tenir les échéances électorales fixées par elle et que, comme dans de nombreuses expériences de privatisation, les bénéfices offerts par sa gestion privées n'étaient pas au niveau de ce qui avait été promis initialement. Il faut revenir à l'ancienne commission électorale et à une gestion publique des élections par des fonctionnaires assermentés dont l'Etat messaliote serait directement responsable.
  • La question de la renationalisation a été posée, grand cheval de bataille de l'Olivier : Celle-ci ne pourra pas être faire n'importe comment. Elle pose la question de la nécessaire formation d'un corps de fonctionnaires assermentés et compétents. A cet effet, l'Olivier propose de créer des écoles supérieures pour former des cadres de la fonction publique pour ne pas devoir se retrouver à la merci de bonnes volontés uniquement privées et/ou étrangères. Il a aussi été jugé nécessaire la création d'un commissariat dédiée à l'inspection au cas par cas des entreprises fonctionnant sur les secteurs considérés comme stratégiques du point de vue de l'état (Transports, Eau, Électricité, Santé et Défense) et d'un poste de Directeur à la Transition et à la Coopération Économique à la place du poste actuel de Directeur au Rayonnement et à l'Attractivité Commerciale afin de permettre de négocier des compromis mutuellement bénéfiques entre l’État et le peuple messaliote et les investisseurs étrangers. Contrairement à ce que ses détracteurs voudraient faire croire, l'Olivier cherche une transition apaisée.
  • Défense et Sécurité : Sur ces questions d'enjeux éminemment stratégique, l'Olivier souhaitait reconnaître la prise de conscience "juste, mais tardive" du gouvernement de Tomarels. Armer les forces de l'ordre et les forces de défense de la Messalie est important, mais nécessiterait d'être fait de manière encore plus importante, rapide et efficace. il faudrait également que cela soit fait avec intelligence et dans le respect des règles de la République, avec des appels d'offre faits en bon et due forme. Il faut se rendre à l'évidence, le monde moderne n'est pas le monde riant et chantant de Tabar le Tatou, et les agresseurs ne se désarmeront pas d'eux-mêmes. La bataille navale qui a eu lieu au large de Messalie en est la preuve évidente.. Il faut sortir de l'illusion de la neutralité, et pour cela, la Messalie doit se réarmer, mais aussi se réorganiser, et cela passera par la reformation d'un corps militaire d'officiers compétents. Cela pourra se faire, de la même manière que pour les fonctionnaires, par la création d'une école spéciale militaire, ainsi que par la recherche d'alliés qui pourront nous aider : si la Messalie n'est pas une puissance militaire, elle reste néanmoins une place financière, culturelle et diplomatique de premier plan, et cela pourrait être valorisé dans le cadre d'alliances partageant ses intérêts, comme le Bloc Nationaliste Eurysien.
  • La laïcité a aussi été évoquée, et la question de sa sortie : Cette lubie partisane n'a, du point de vue de l'Olivier, même pas sa place dans le débat. La notion de laïcité consacrée dans l'article 4 de la Constitution est claire : la question de la religion est une question personnelle, pas une question d'état. Chacun est libre de suivre la religion qu'il souhaite et l'Etat n'a aucun droit ni aucune légitimité à s'exprimer pour ou contre cette décision. Financer tel ou tel culte contreviendrait à une telle logique, de même qu'accomplir le service de l'Etat en faisant montre de symboles religieux ostentatoires. Il est inutile de revenir sur la nature laïque de la Messalie. Cela viendrait à risquer de rouvrir de vieilles et douloureuses cicatrices, sans même entrer dans les débats qui entourerait la reconnaissance des cultes "légitimes" ou non, ou encore la question du financement des cultes (une question bassement matérielle, mais ô combien nécessaire dans un contexte de budgétisation tendue). Remettre en question la Laïcité de l’État Messaliote, et plus encore selon la logique que la solution à la crise actuelle serait à trouver dans la religion, c'est non seulement manquer de respect à l'intelligence du peuple messaliote, mais également manquer de respect à l'Histoire de la Messalie. Abolir la Laïcité, ça serait justement risquer d'ouvrir la porte à l'Islamophobie tant crainte par le Elizabeth d'Almirante. Pour cela, l'Olivier est pour sa préservation.
  • Pour adresser la diabolisation de l'Olivier, enfin : L'Olivier appelle à la raison et au dialogue les forces adeptes de la démocratie en Messalie. Un appel au dialogue a notamment été étendu après de personnalités de premier plan du paysage messaliote, qui pourraient permettre de dépasser le simple cliché du "faché, pas facho" que l'on colle trop souvent injustement sur le public oliviériste. L'Olivier chercherait ainsi à initier le dialogue, par exemple sur le sujet de la place de la Foi dans la société messaliote avec Monseigneur Jean Martin Paul Théodard de Grésilvaudan, ou bien, au regard des fractures de plus en plus irréconciliables au sein du Parti Chrétien-Démocrate, avec Olivier Pissedieu, qui a montré qu'il savait se montrer à l'écoute du peuple messaliote. De la même manière, une main a été tendue du côté de Madame Jocelyne Wattreau, afin d'adresser les craintes qui pourraient se présenter du côté de la Cour Suprême, mais également auprès du Premier Directeur, Léandre Garras de Tomarels, et même auprès de ceux qui, au sein du Conseil d'Administration, pourraient avoir des craintes sur un Directorat de l'Olivier.

Le message d'Estève Calaudel, au nom de l'Olivier, pouvait finalement être résumé par une phrase lâchée lors des débats concernant la dédiabolisation du mouvement : " Il ne faut pas avoir peur ! "
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Parti écologique messaliote (PEM)
Anciennement Union de Préservation Rurale Messaliote (UPRM)

logo du parti
logo du parti écologique messaliote représentant un arbre traditionnel messaliote entouré de petits oiseaux chantants montrant un futur écologique meilleur

Couleur: Le Vert

Présidence: Jean-Chimel Chanmélon

Jean-Clum Chanmélon


Origines:
Fondé dans le courant des années 2000, le parti qu'on appelait alors l'Union de Préservation Rurale Messaliote (UPRM) est issu de l'étonnante fusion des mouvements nationalistes du Front Nationaliste Rural Messaliote et du Oui à la Messalie et des mouvements de gauche du Parti Animalier Messaliote, du Groupe de Développement de la Messalie Populaire et du Front de Défense de l'environnement. Ces 5 partis se réunirent donc en cette date importante du 5 mars 2002 pour créer l'UPRM autour de la défense des campagnes. Autour de ce parti comptant alors grâce à la fusion une dizaine de milliers d'adhérents vont venir se greffer au fur et à mesure différents petits partis locaux prônant aussi une défense des campagnes et va peu à peu entamer son ascencion
Le 5 mars 2022, lors de l'élection à la tête du parti de Jean-Chimel Chanmélon, celui-ci devient le PEM et amorce un tournant vers une défense de l'environnement plus global.

Idéologie:
Comme on peut s'en douter par rapport au nom du parti, celui-ci fait de l'écologie son combat principal, cela passe par plusieurs points, une sortie importante des énergies fossiles par le lancement de projets sur le nucléaire et le renouvelable, cela passe aussi par une importante protection de la biodiversité mais aussi par une importante restructuration des systèmes de transport du pays.
Le Parti est aussi très au contact des campagnes et défend une plus importante place pour elles dans l'échiquier politique
Mais le parti écologique messaliote défend aussi un programme social. La lutte contre la corruption est une valeur importante du parti tout comme l'aide aux plus démunis et aux chômeurs, en effet, le parti défend depuis de nombreuses années une politique visant à la création d'entreprises publiques ayant pour but d'employer tous les chômeurs afin de permettre à chacun de vivre dignement.
Le parti défend aussi une refonte des systèmes de santé et de l'éducation déjà existants avec une plus grande implication de l'état et la création de nombreux postes dans ces domaines.
Il est à noter que le parti comprend à la fois des nationalistes et des membres de gauche ce qui rend sa position sur des sujets tels que l'émigration assez floue...

Projets
S'il le parti ne défend pas un projet marquant, il avance toutefois plusieurs chiffres comme objectifs:
  • Sortie à 75% des énergies fossiles d'ici 2030
  • Construction d'au moins 1 centrales nucléaire d'ici 2030
  • 30 nouveaux millions d'investissements dans les campagnes pour permettre aux agriculteurs de se passer des pesticides nuisant à leur santé et de sortir de la précarité
  • Création de 5000 postes dans la justice et la police pour mieux lutter contre la corruption
  • Création de 5000 postes dans l'éducation publique
  • 45 nouveaux millions investis dans le domaine de l'éducation avec pour objectif la construction d'au moins une écoole supérieure technologique sur le nucléaire de renommée internationale et la lutte contre les déserts éducatifs dans les campagnes
  • Création de 5000 postes dans le domaine de la santé
  • 60 nouveaux millions d'investis dans le domaine de la santé avec pour objectif la création d'au moins deux hôpitaux publics à portée nationale et la lutte contre les déserts médicaux dans les campagnes
  • 0 personne dans la rue en 2025
  • Création d'entreprises publiques pouvant engager jusqu'à 250 000 sans emplois d'ici 2025

Popularité et électorat
Issus de mouvements de protection rurale, le PEM dispose d'une bonne base dans les campagnes avec même le soutien de nombreux agriculteurs en raison des importantes subventions promises pour ceux-ci pour faire la transition.
Les idées écologiques trouvent aussi des cibles chez les étudiants et les cadres.
Le Parti peine cependant à convaincre dans les villes dans les autres populations avec des opportunités plus sociales comme des groupes communistes ou plus à droite avec le parti démocrate chrétien, le pays pâtit ainsi un peu de sa position centriste sur les sujets sociaux

Représentation politique
Le Parti dispose de plusieurs maires sous ses couleurs et est plutôt bien représenté dans les campagnes à l'échelle régionale. Cependant, à l'échelle nationale, le parti se situe au second, voire troisième plan et est peu pris au sérieux par les groupes au pouvoir. Le parti espère faire mieux aux prochaines élections et peut viser de manière très raisonnable les 5% mais en espérant tout de même mieux

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Parti concerné : Parti Eurycommuniste Messaliote
Effet souhaité : positif (appel au volontariat à levée de fond populaire, rondes de rues)
Date IRP du post : 14/06/2018
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L'Unité, organe de presse officiel du Parti Eurycommuniste Velsnien (traduit du velsnien vers le messaliote et distribué à Messalie) a écrit :

Drapeau

Marina Zeffereli, 14 juin 2018



Face à la montée de l'Olivier, la gauche radicale messaliote tente de se fédèrer autour de Don Burna


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Don Burna et son équipe de campagne



"J'en appelle à tous ceux qui se sont fait emmerder depuis des mois par les cranes rasés de l'Olivier et qui ont été abandonnés par un gouvernement qui vend nos couilles à la découpe: prolos avec le dos cassé, petits cadres, femmes, immigrés, petits boutiquiers... tous les gens de bonne volonté. J'en appelle aux dons et à la mise en place d'un collectif citoyen, articulé autour d'un programme de rupture qui changera leur existence, et qui nous débarrassera des deux plaies de Messalie: patrons et ratons."


Cette voix familière qui raisonne sans cesse au sein de la communauté velsnienne de Messalie est celle de Don Burna, représentant déjà connu de la communauté velsnienne installée à Messalie. Ce 14 juin avait lieu un meeting d'une nature particulière dans la paroisse de San Stefano, au cœur du carré velsnien du second arrondissement de Messalie. Quartier populaire et à forte proportion d'origine immigrée, San Stefano était l'endroit idéal, selon les dires de Don Burna, afin d'organiser la fédération d'un grand nombre de mouvements éclectiques et associations de quartier en proie à la montée de l'Olivier, observée ces derniers mois dans le pays du vieux port. La principale originalité de ce nouveau mouvement: une plate-forme programmatique inspirée de la plupart des formations eurycommunistes d'Eurysie occidentale évoluant au sein de démocraties libérales, un programme résolument de rupture radicale, en arborant toutefois pas tous les traits de l'eurycommuniste loduariste. Aucun char loduarien à l'horizon, place à un programme "de transition douce vers une société socialiste": en d'autres terme, un eurycommunisme réformiste assumé, mais qui suffit dans le climat politique ultra-droitier de Messalie, à en faire un parti de gauche radicale. Le moment est fort: nous assistons là à la formation du Parti Eurycommuniste Messaliote, un parti frère. En explication de cette orientation qualifiée de "rouge claire" par ses propres adhérents, le fait que le PEM est avant tout le résultat de la fusion de plusieurs associations citoyennes qui auparavant n'étaient pas fondamentalement ancrées dans une culture politique eurycommuniste. Don Burna commente:

" Nous ne pouvons pas faire semblant de croire que toutes les recettes fonctionnent partout, ni de penser que nous pouvons faire advenir une société eurycommuniste par magie au sein d'une ville qui n'a plus véritablement de gauche révolutionnaire depuis des décennies. Il faut revenir aux bases doucement mais sûrement. Notre parti est né d'urgences locales: en l'occurence les attaques de plus en plus violentes vis à vis des immigrés étrangers, le sentiment de déclassement d'une partie de la population, la privatisation à tout va de tous les pans de l'économie. Nous allons résoudre ces problèmes locaux avec des solutions locales: la recette d'un loduarisme réformiste sera la bonne dans un premier temps."

Pourtant, rien ne destinait Don Oliviero Burna a être l'un des fondateurs de cette toute nouvelle formation. Si on le connaissait déjà citoyen engagé suite à la fondation du CRAV messaliote, le comité anti raciste velsnien, et notamment par ses prises de positions à l'encontre des interventions médiatiques controversées de Pascal Bonnebouille à l'encontre de la communauté velsnienne locale, l'intéressé avoue lui même que cette situation lui est "tombée dessus par un concours de circonstances." . De définissant lui-meme comme un "travailleur indépendant", Don Burna ne remplit pas exactement tous les critères d'un adhérent moyen d'une formation eurycommuniste.

"Ce qui compte, c'est la conviction, bien plus que l'apparence. Et croyez moi bien que ce n'est pas par plaisir que je fais ça, mais par nécessité. J'ai compris qu'il était temps de faire quelque chose quand des salopards proches de l'Olivier ont cramé la pizzeria de l'un de mes amis qui est sous ma protection euh, qui est un ami. J'ai appelé les pompiers: personne. J'ai appelé la police: personne. J'ai essayé d'avoir un remboursement par l'assurance: on m'a dit que mon affaire était soit disant illégale, ce qui était complètement faux. Cette journée m'a mit une grande claque dans le visage, c'était comme si on m'avait réveillé avec un saut d'eau glacée sur la gueule: c'était pas agréable, mais ça m'a aidé à réaliser que ni l'Olivier, ni ceux qui nous dirigent actuellement feront quoi que ce soit pour nous. C'est aux citoyens de se bouger, des gens comme vous et moi."

La fondation du parti a déjà été l'occasion de voir plusieurs centaines de cartes distribuées au terme du meeting fondateur, et de voir se dessiner une stratégie militante, qui préfigure une feuille de route programmatique qui devrait être mise au point dans les jours qui viennent. S'inspirant des méthodes déjà éprouvées d'occupation du terrain par le PEV velsnien, et plus ironiquement, des stratégies de l'Olivier, le PEM s'est doté d'un service d'ordre, pudiquement nommé "comité de surveillance du voisinage", chargé de veiller à la sécurité des quartiers désertés par les forces de l'ordre, et où l'Olivier a désormais pignon sur rue. Le PEM a également déjà établit des modes de financement inspirés du PEV également, parmi lesquels le prélèvement du "Pizzo": un "contrat de protection" proposé à des enseignes ou des personnes privées en échange d'une adhésion au PEV. Inutile de dire que sont spécifiquement visés la minorité immigrée dont certains membres ont ouvert boutique à Messalie.

Le PEM a d'ores et déjà tendu la main à "toutes les formations de la gauche radicale de rupture" en vue de la formation d'une coalition, mais avertit que les Prométhéens ne figureront pas en son sein, étant donné "l’échec flagrant et un programme proche d'une gauche de compromission et d'accompagnement". Affaire à suivre.

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Parti concerné : Parti Eurycommuniste Messaliote
Effet souhaité : positif (manifestation et relais dans les médias)
Date IRP du post : 17/06/2018
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L'Unité, organe de presse officiel du Parti Eurycommuniste Velsnien (traduit du velsnien vers le messaliote et distribué à Messalie) a écrit :

Drapeau

Marina Zeffereli, 17 juin 2018



Qu'est-ce qu'un eurycommuniste ? Nationalisation et expropriation, Don Burna hausse le ton lors de la manifestation contre le démantèlement de l’État messaliote


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Tête de cortège de la manifestation du 17 juin


"Qu'est-ce qu'un eurycommuniste ? Cette question que je vous pose, elle pourrait paraitre rhétorique, mais ce n'est pas le cas. C'est un travail de réflexion collectif que je nous devons faire tous ensemble. Pourquoi sommes nous là, réunis dans les rues du vieux port aujourd'hui ? Quel est notre point commun à tous ? La réponse est la suivante: nous sommes en rupture nette avec un ordre existant, un ordre qui organise notre vie politique et économique, qui réglemente quoi faire et quoi penser, qui instaure des faux rapports de force avec des partis qui l'arrange, qui en est venu à intégrer le fait qu'une formation comme l'Olivier finalement, était "républicaine", comme l'aboutissement d'un long processus consistant à rendre le fascisme acceptable. Cet adoubement du système qui s'est résolu à travailler de concert avec l'Olivier, c'est exactement le rôle que nous refusons. Celui qui refuse le principe d'une RUPTURE avec un ordre ETABLI, celui-là ne peut pas être un eurycommuniste. Voilà ce qu'est un eurycommuniste: un être humain qui se refuse à toute compromission avec un pouvoir bourgeois. Un être humain intégré dans un collectif nouveau, un collectif qui s'organise en contre-société, dont le but est l'avènement d'un nouveau monde, régit par un principe simple: de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins. "


Battant le pavé à partir de 14h sous les harangues de son nouveau secrétaire général, Don Burna (qui s'y distingue en posant pouces en l'air devant des portraits de Lorenzo), un cortège de quelques milliers de messalotes prend la route de l’hôtel de ville. Le mot d'ordre du jour: un mouvement de contestation général aux acteurs pluriels, mais dont l'initiative revient au tout jeune PEM, à l'encontre du détricotage brutal subit depuis plus d'un an sur les services publics par le gouvernement messaliote. Pour ces derniers, Léandre de Tomarels se constitue en grand responsable de cette destruction programmée, dont la conséquence la plus directe a été réémergence d'une fenêtre de tir pour des partis ultra-nationalistes.

"Détruire le lien social, c'est la première étape vers une société plus verticale, plus autoritaire: un cadre idéal pour l'écolosion de formations comme l'Olivier. Qu'on se le dise, les réformateurs, les républicains et même les prométhéens ont du sang sur les mains."


Parmi le cortège, on trouve des employés de plusieurs secteurs clés de l'économie, dont le discours du PEM a trouvé écho dans ces milieux. L'un d'entre eux, cheminot, témoigne:

" Avant, quand l'état prenait les choses en mains, on avait pas tous ces problèmes. Quand une entreprise est publique, cela donne un indice sur la manière dont elle est gérée: une entreprise publique vise au soutien des structures collectives par le biais d'un service d’intérêt général. Une entreprise privée, elle, n'a pas d'autre but d'afficher un objectif de rentabilité, et c'est cette mentalité qui est en train de détruire le ferroviaire messaliote. Le secteur est désormais saucissonné en quatre compagnies distinctes et concurrentes, dirigée par des capitaux étrangers. Ce qu'on attend d'un nouveau gouvernement, c'est de remettre la main sur ces choses là, et faire repartir la machine."


Les militants du PEM ne cachent pas leurs ambitions concernant une restructuration en profondeur de l'économie messaliote: secteurs ferroviaires, aériens, entretien des voiries, eau, électricité et transports publics sont les cibles prioritaires d'une campagne de nationalisation que le parti juge nécessaire à la "recréation d'un tissu industriel et social sain". Pellemessalie est souvent cité au sein du cortège comme un exemple de "méga-entreprise" dont certaines branche comme le fret maritime sont prises pour cible par les piques rhétoriques du secrétaire Don Burna.

"Depuis quand c'est une bonne chose de sacrifier nos ports, nos aéroports à des capitaux intéressés ? Depuis quand c'est une bonne idée de laisser le nucléaire au privé ? Citez moi des pays autres que le notre qui le font ? Même les libéraux les plus débiles ne le feront pas chez eux, pour la simple raison qu'ils ont conscience que laisser des industries aussi stratégiques dans des mains autres que celles de l'Etat, c'est confier le coffre de la banque à des braqueurs en fourgon."

Face à cette situation, le secrétaire du PEM lance un pavé dans la mare, le "plan trois vagues", une grande stratégie de restructuration de l'économie messaliote , véritable totem du parti sur le volet économique de son programme. Trois phases distinctes de reprise en main et de nationalisation d'une part non négligeable de l'économie messaliot, qui se découperait ainsi:
  • Une première vague au lendemain de l'élection qui concernerait les secteurs dit d’intérêt stratégiques et "appartenant de droit au peuple". En l'occurence le transport et le fret férroviaire, l'énergie, la distribution de l'eau, l'armement et le secteur de la santé.
  • Une seconde vague comprenant les secteurs du transport et du fret aérien, de l'industrie aéronautique et aérospatiale.
  • Une dernière vague comprenant le remplacement du Conseil d'Administration de Messalie par des comités d'ouvriers (les salariés des entreprises faisant partie du Board assureraient la direction des entreprises actuellement intégrées au Conseil).
Au sujet du sort réservé aux actionnaires et patrons de ces dites entreprises, Don Burna est resté relativement flou pour le moment, répondant simplement de manière laconique: "Nous verrons...".

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Parti Eurycommuniste Messaliote (PEM)

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Couleur

Rouge bien évidemment

Présidence

- Don Vittorio Burna (Secrétaire général)
- Un comité central constitué de dix membres nommés par les différentes fédérations messaliotes du PEM.


Origines

Fondé en début d'année 2018, le Parti Eurycommuiste Messaliote est une formation récente, issue de l'union de différents groupes et associations citoyennes dont il est parfois difficile de retracer l'histoire. En effet, s'il est aisé d'y voir une influence du PEV velsnien jusque dans son logo (référence à l'origine de certains de ses fondateurs, membres du CRAV (comité contre le racisme anti-velsnien), le PEM a vu l'addition de groupes plus informels (comités de surveillance de quartiers, union spontanées de collectifs ouvriers etc) qui en font un cas à part dans le microcosme de l'eurycommunisme mondial, d'ordinaire bien plus structuré. Cette origine éclectique se retrouve jusque dans la conception que ses membres se font de l'eurycommunisme.

Ce dernier peut-être vu dans le cas du PEM, comme une plate-forme de proposition commune visant à rationaliser la lutte et la rendre plus efficace, l'eurycommunisme est donc là davantage le nom donné à un mode d'organisation extrêmement centralisé servant un programme qui, s'il est résolument inscrit dans une radicalité révolutionnaire, n'est pas tout à fait à l'image que l'on se fait du loduarisme orthodoxe.

La création du parti est également une réponse de citoyens en colère face à l'absence de proposition électorale de "gauche de rupture" à l'occasion du scrutin municipal de 2017. Si certains de ses militants ont précédemment fréquenté d'autres formations dites anti-système comme le parti des prométhéens, celle-ci s'est avérée tout comme l'Oliver, n’être en réalité que le catalyseur de revendications identitaires (helléniques en l'occurence) qui sont absentes du projet autour du PEM. Bien entendu, le détricotage méthodique de l'état providence messaliote, associé à une montée de formations d’extrême droite comme l'Olivier n'y est pas pour rien dans cet élan de réaction qui a contribué à la création du parti.


Idéologie

Comme dit précédemment, le PEM porte en lui le paradoxe de se vouloir formation unitaire, mais dont l'origine militante de ses fondateurs diverge parfois grandement. A cette fin, le congrès fondateur du PEM a vu ses premiers adhérents porter leur choix vers la famille politique eurycommuniste lors de la fondation de leur "maison commune", et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord, il apparaissait pertinent dans le cadre de la montée de l'Olivier, que la réponse à apporter crise était l'établissement d'un parti à la structure claire, et dont le but était l'établissement d'une formation d'avant-garde, dédiée non seulement à la concrétisation d'un programme, mais également à des fins d'éducation populaire. Comme dans toutes les formations eurycommunistes évoluant en démocratie libérale, il s'agit là de former une noyau dur de militants, qui auraient pour but d'exploiter méthodiquement le moindre "sujet révolutionnaire" (sous entendu la moindre frustration pouvant faire naitre une grogne sociale). Le cadre de la Messalie, dont le gouvernement démantèle à tour de bras l'appareil de l'état, était ainsi un terrain idéal pour l'établissement du PEM.

Comme toutes les formations eurycommunistes, l'objectif à long terme du PEM est "l'établissement du paradis loduariste". Si dans la majorité des partis frères, cette transition se fait par les armes, une nouvelle particularité du PEM est quant à lui d'avoir adopté la théorie du PEV velsnien de la "transition douce vers le Loduarisme". Le PEM s'intègre donc parfaitement dans le jeu démocratique, et entend bien imposer son agenda par le biais des échéances électorales avant tout. Meme si les factions révolutionnaires au sein du parti existe, le PEM est donc dans les faits une formation réformiste (qualifiée par certains militants de loduarisme réformiste).

Toujours avec le modèle du PEV velsnien en tête, le PEM a adopté comme mode d'organisation interne les principes du centralisme démocratique, système de gouvernance vertical au sein duquel les débats sont encadrés par l'adoption d'une ligne commune définie par l'ensemble de ses membres à l'occasion d'un congrès sesmestriel, réunissant le Comité central du parti (organe de direction) et l'ensemble des chefs de "sections" du pays messaliote. Ces mêmes sections sont ensuite divisées en "cellules d'action", l'échelon le plus près du terrain militant.

Projets

A l'approche de l'échéance législative, le PEM a fait sien plusieurs chevaux de bataille (objectifs à court et moyen terme, des "paliers" qui l'est nécessaire d'atteindre afin d'aspirer à l'avènement de la "démocratie communiste loduarienne", dans un pays qui possède davantage les traits d'une oligarchie financière qu'une démocratie. Ces objectifs les plus immédiats sont les suivants:
  • Restructuration de l'économie selon des principes loduaristes: nationalisation des secteurs considérés comme stratégiques pour l'économie nationale, et placement "sous régie ouvrière" des autres secteurs. Conséquemment, le PEM se place en porte à faux direct avec l'existence même du Conseil d'Administration messaliote, qu'il entend transformer en "Régie ouvrière messaliote", dont les salariés des entreprises actuellement présentes au Board en deviendraient les uniques actionnaires.
  • En attendant la transformation du Board, mise en place d'une véritable fiscalité vis à vis des entreprises étrangères sur le sol messaliote, par le prélèvement d'une taxe sur les dividendes annuelle de l'ordre de 40%.
  • Adoption des caractéristiques de la "Démocratie communiste loduarienne", impliquant dans un premier temps le tirage au sort de l'assemblée législative messaliote parmi les salariés au sein des comités d'entreprises des différents groupes publics et privés du pays. Adoption immédiate du droit de vote des étudiants, des chômeurs et des immigrés résidant à Messalie depuis au moins cinq ans.
  • Hausse générale des salaires.
  • Création d'un pole public et gratuit de la santé, recouvrement intégral de la protection sociale messaliote.
  • Réforme du logement (constitution d'un parc locatif social revenant pour la moitié du parc immobilier total, loyers plafonnés, abolition des résidences secondaires et création d'un pole locatif d'urgence destiné aux sans abris)
  • Création d'un "comité immigré", représentant la main d’œuvre immigrée de Messalie arrivée en dessous d'un de cinq ans dans le pays, constitué de représentants des résidents sans citoyenneté, chargés de faire remonter les doléances des communautés étrangères du pays à l'assemblée législative messaliote.
  • Création d'un "comité des minorités sexuelles", représentant les citoyens des différentes minorités sexuelles du pays, chargés de faire remonter leurs doléances à l'Assemblée législative messaliote.

Popularité et électorat

Le PEM devrait être plébiscité dans les milieux populaires, ouvriers et immigrés, qui sont des groupes de population vraisemblablement plus sensibles à ses propositions. Le parti n'abandonne pas non plus l'espoir de rallier les travailleurs indépendants, petits boutiquiers et petits cadres au projet de la Démocratie communiste loduarienne. A l'inverse, les cadres supérieurs et le patronat ne devraient pas se tourner vers le PEM, et il n'a jamais été question de cela au parti.

Représentation politique

Le parti est jeune et n'a pas encore de représentant. Il espère que cette situation changera aux prochaines élections.

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♠♣♥♦ Ce post a un effet de propagande ♠♣♥♦
Parti concerné : Olivier.
Effet souhaité : Négatif.
Date IRP du post : 17/06/2018
Médiatisé : x3, les chiffres seront massivement rediffusés sur les réseaux sociaux et les propositions clefs à la télé.
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Le Temps, quotidien italien conservateur.

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Récemment, les carriéristes Taro et Pissedieu, anciens membres du Parti Chrétien Démocrate, ont assisté à une conférence de maires « conservateurs » extrêmement sensibles aux discours haineux et xénophobes. Entre Marguerite et Pétula ils n’ont tari d’éloges sur la présumée « race supérieure » messaliotte et sur la nécessité de « renvoyer ces sales Wanmiriens (comprenez « Naziates ») chez eux »  pour le « bien » de l’économie nationale. Évidemment, après avoir insulté ceux qui tirent la croissance messaliotte de « colons » ils ont présenté leur modèle économique, corporatiste, comme parfaitement viable tout en rappelant qu’ils souhaitent une nationalisation « apaisée » des sociétés considérées comme « stratégiques ». Si de telles promesses doivent séduire les plus naïfs, il faut tout de même nuancer de telles déclarations, presque rassurantes pour ceux qui font tourner l’économie, presque sympathiques même ; qui ferait passer l’Olivier pour un parti fiable, qui tiendrait ses promesses, qui sauverait de la damnation capitalistique Messalie et sa souveraineté ; en clair qui réussirait à maintenir la bonne croissance messaliotte tout en protégeant les « Bons » messaliottes (autrement dit les Blancs) des méchants investisseurs étrangers et d’une présumée immigrations massive qui menacerait les racines messaliottes ainsi que la souveraineté de la Cité de la Baie. Si cette position de mesure est sage, c’est surtout et avant tout un magistral coup de communication ! Difficile de croire que des hommes aux crânes rasés spécialisés dans les ratonnades et les discours xénophobes réussissent pourtant à maintenir l’excellente croissance économique qu’a connu Messalie ces dernières années. Lorsque des intellectuels aux costumes admirablement bien taillés considèrent que croissance soutenue par des investissements étrangers rime avec « colonisation économique » il est d’un coup, bien moins facile pour les économistes de se montrer complaisants avec les écarts de conduite de ces terroristes économiques qui croient qu’il suffit de nationaliser et d’expulser pour maintenir un bon cap.

Mais avant toutes choses, qu’est-ce qu’est la croissance ? Quels effets positifs en tire t’on ? Malheureusement cette question à laquelle tout homme instruit devrait savoir y répondre sans avoir même besoin de réfléchir est éludée lors des débats, simplifiée à son paroxysme, oubliée même. On assène les chiffres de la croissance (c’est à dire un Produit Intérieur Brut multiplié par 5 en seulement quelques années) et on les contourne en affirmant que ça ne veut rien dire, Monsieur Colonna se présente bien comme un « homme de civilisation » et non comme un « homme de chiffre », autrement dit un idéologue et non un économiste. C’est exactement la même rhétorique que l’on retrouve chez ceux qui veulent faire passer le « bonheur collectif » avant la croissance économique, comme si prioriser l’humain et l’économie était antinomique, comme si le second vivait couper du premier. Que les économistes étaient, à l’instar des philosophes, des hommes vivant dans un monde parallèle irrationnel et coupé de la réalité… Or, malheureusement lorsque des idéologues, autrement dit ceux qui se basent vaguement sur le réel pour formuler des théories économiques alors qu’ils n’ont aucune idée de comment fonctionne l’Offre et la Demande, des différents modèles qui s’offrent à la société, il ne faut pas être surpris par une subite décroissance dans certains Dèmes… Ces hommes qui placent un Dogme comme la seule vraie vérité véritable sont naturellement forcés à s’enfermer dans ce dernier ; reconnaître que l’on a tort est bien souvent ce qui est le plus difficile, c’est ce qui blesse plus durement encore notre intelligence, qui peut bien souffrir d’un déclassement généralisé du niveau de la population tant que son ego reste intact. Ces manifestations avancée de déni profond sont récurrentes chez les grands dictateurs ; Lorenzo, Skratac, Sattler… Tous considèrent que l’économie, comme la société, peut se tordre et se distordre à loisir. Or, malheureusement l’économie n’est pas la lanterne magique d’Ali Baba, c’est une science et tout comme on ne verra pas de girafes bipèdes ou d’éléphants volants, nous ne verrons pas d’économies communistes ou corporatistes prospérer.

Car le premier indicateur d’une économie en bonne santé, c’est sa croissance économique. Autrement dit, c’est la capacité d’un État à voir une augmentation qualitative (ou quantitative) de la production de biens et de services. Cette dernière dépends généralement de plusieurs facteurs ; d’une populations formée particulièrement bien diplômée (comme des ingénieurs) capable d’innover et donc de produire de nouveaux biens et services grâce à l’accumulation d’un capital technique , l’augmentation des facteurs de production (donc des capitaux et des industries) et enfin des administrations efficaces qui réussissent à maintenir cette dernière, en priorité la croissance intensive (qui dépends de la productivité des agents au travail et d’une augmentation du capital)… Ainsi, le citoyen est directement acteur dans la croissance économique, et ce malgré ce que certains tentent de faire croire, car il peut à la fois lancer son entreprise, son « facteur de production », mais aussi élire ceux qui réussiront à tenir la ligne, à conserver la croissance économique, ou dans notre cas, ceux qui sont prêts à tout pour la couler. Évidemment, une croissance économique ne garantit pas pour autant le Bien commun, l’une des premières remarques que l’on ne manquera pas de faire à cette courte définition est l’absence de critiques sur une croissance économique malsaine, autrement dit sur une croissance qui ne fait qu’accroître les inégalités entre individus et qui profite à une classe ; ceux qui possèdent les outils de production et les capitaux, en l’occurrence les patrons et les investisseurs étrangers.

Et c’est principalement ici où les principales oppositions au libéralisme convergent, qu’elles soient de gauche comme de droite ; cette inégalité profite aux mêmes et elle défavorise ceux qui vendent leurs forces (physiques) pour travailler ; les prolétaires. Si pour certains il faut unir ouvriers et patrons pour atteindre une croissance continue qui puisse profiter à la Nation et faire fi des divergences de classes pour le Bien de la patrie et de ses habitants, les corporatistes de l’Olivier à titre d’exemple… Pour d’autre, la solution est encore plus simple, il suffit simplement de faire sauter les classes et de décapiter les patrons pour résoudre ce problème d’inégalités. En détruisant la classe bourgeoise et en mettant en place une société socialiste l’inégalité n’existerait plus car le prolétariat travaillerait en concert pour produire collectivement les biens dont aurait besoin les individus le tout sous la bienveillante férule d’organisateurs et autres planificateurs qui se chargeraient de coordonner la mise en place du « jaillissement des forces productives » autrement dit, d’une croissance soutenue qui exaucerait les vœux et les besoins des camarades prolétaires… Belles théories, seulement dans la pratique c’est une toute autre affaire ; famines et corruption gangrènent ces régimes dominés par des apparatchiks obèses et fainéants et des militaires brutaux et sanguinaires. Or, si ces deux alternatives idylliques semblent très séduisantes pour bons nombres d’intellectuels et de philosophes échappés de prison, je doute en revanche que l’extermination programmée de 20 % de la population messaliotte et une périclitation du niveau de vie général pour une hypothétique société sans inégalités (Utopia?!) ni classes puisse voir le jour. Non, naturellement.

Ainsi, nous constatons que la croissance économique n’est pas uniquement une affaire de chiffres; c’est aussi un indicateur fiable qui en dit long sur un État, si elle continue à croitre c’est quelque chose de positif, si elle est au-dessus du taux de natalité, c’est encore mieux, c’est le signe qu’elle continue à tenir et ne montre pas de signes d’essouflement. En revanche ce n’est pas comme le Produit Intérieur Brut par habitants, ce n’est pas un indicateur du bonheur collectif, autrement dit, un signe qui témoigne de l’État du Bien commun… En revanche, plus sûrement encore que n’importe quelle politique de nationalisations à outrance, c’est la preuve que sans croissance le bonheur collectif périclitera nécessairement. Car justement, sans elle inutile de tabler sur des subventions, on ne peut taxer massivement un capital qui fond comme neige au soleil alors qu’aucune initiative n’est prise pour accroître ce dernier, au contraire, dans la plupart des cas la taxe restera la nouvelle arme qui sera utilisée pour que l’État puisse absorber ce qui reste. Dès lors, sans croissance économique, pire encore en récession prolongée, le système d’impôt se transforme en véritable pyramide de Ponzi qui est obligée de phagocyter le monde de l’entreprise ainsi que les individus pour se financer ; c’est typique d’un État ayant recourt à la dette lorsqu’il est en pleine décroissance. Autrement dit, un autre point s’ajoute au lien entre Bien commun (ou bonheur collectif) et croissance ; en cas de récessions les perspectives de voir naître une société heureuse sont limitées. Car comme nous l’avons vu plus tôt, une récession signifie nécessairement une hausse des impôts pour permettre à l’État de se renflouer, de se maintenir lui et ses institutions, (on ne le rappelle pas assez mais un État vit surtout de recettes et non de dépenses) l’amenant à accroître son parc de fonctionnaires (fiscaux) pour matraquer le plus possible le contribuable en lui imposant de nouvelles charges.

Dieu merci, la croissance libérale n’est pas nécessairement vouée à devenir un monstre informe nourrissant sans états d’âmes une classe bourgeoise et affamant par la même la veuve et l’orphelin, réduits à travailler pour un salaire de misère pour éviter que l’État ne devienne surendetté comme ce fut le cas au XIXe siècle. Plusieurs économistes de renom ont publié des travaux extrêmement intéressants qui démontrent que pour qu’une croissance soit saine, il est nécessaire qu’une redistributivité dirigée vers le bas se mette en place. Attention, redistribution ne veut pas dire expropriation, et encore moins génocides de classes, en revanche, elle corresponds tout à fait à l’idéal chrétien de partage qui profiterait à tous, y compris aux plus démunis, sans pour autant mettre dans l’inconfort les riches. En clair, dépasser la simple logique de classe qui voudrait opposer l’un à l’autre et les pousser à massacrer et/ou à se dominer mutuellement pour une société bien plus apaisée et bien moins tendue. Évidemment, ces politique de redistribution passeront nécessairement par une hausse des taxes pour les individus les plus riches. C’est d’ailleurs dans cette optique que le Parti Chrétien Démocrate fixe la colonne vertébrale de son programme économique :

« La détresse sociale est grande, les plus précaires ont besoin de subventions, ou au moins d’augmentation de salaires. C’est dorénavant l’une de mes priorités, le Secours Catholique a raison d’aider les plus démunis, en revanche c’est du devoir de l’État que d’éviter qu’ils ne finissent à la rue. C’est pour cela que nous défendrons une augmentation des impôts des 5 % les plus aisés (à hauteur de 10%) ce qui peut représenter une manne de plusieurs milliards pour subventionner les quartiers pauvres ; cela passera par l’éducation et le refinancement des écoles (publiques et privées) pour leur permettre d’avoir toutes les clefs en main pour intégrer les Grandes Ecoles, devenir des ingénieurs, des agrégés, des journalistes. En clair, des cadres qui deviendront une main d’oeuvre qualifiée et qui permettra d’accroître l’économie messaliotte. En clair, de réaffirmer la méritocratie messaliotte tout en fournissant un corps spécialisés qui participera efficacement à la croissance. Des bourses d’études seront aussi instituées pour les familles de classes moyennes afin d’alléger le poids des études scolaires pour ces dernières. Je comprends que ces mesures puissent effrayer certains cadres ou bien les chefs d’entreprise, mais je suis persuadée et convaincue que cet impôt bénificiera à tout le monde, d’une part il est trop léger pour ruiner les entreprises, donc plus acceptable, ensuite il permettra de fournir assez d’ingénieurs pour libérer un secteur sous tension, et donc permettre une meilleure productivité, et à terme une rentabilité accrue pour les entreprises d’ici les dix prochaines années. Autrement dit c’est gagnant-gagnant ; les foyers les plus modestes sont libérés de charges financières lourdes et envoient leurs enfants étudier dans de bonnes écoles, et une décennie plus tard, ceux qui ont consenti à cet effort voient apparaître une nouvelle génération d’ingénieurs particulièrement performants. C’est un effort long terme, je le concède, mais il sera bénéfique à tous. »

A ces inégalités s’accroche aussi la question de la souveraineté nationale, et si la gauche serait capable de vendre Messalie à des internationalistes au passé trouble, il est évident qu’à droite, et même à l’extrême droite, il est impensable de laisser les investisseurs étrangers décider de la mise en service de nouvelles lignes de production ou en licenciements. Pour nous il est évident que l’État devra racheter ce que la cupidité de nos gouvernants ont vendu ; c’est à dire l’industrie de la défense et de l’armée, la santé et bien d’autres services ! Avant de jeter en pâture le patrimoine messaliotte lors de sa grande loterie, le gouvernement a aussi vendu des secteurs clefs, qu’il convient de racheter, ou du moins, de négocier des accords avec les industries les possédant pour fixer une hausse des salaires des employés de ces dernières ainsi que des accords pour préserver les brevets et découvertes dépendant de ces industries au nom de l’État messaliotte. Évidemment, tout cela dépendra de l’attitude de Madame Alienov, la géante wanmirienne spécialisée dans le rachat massif de ces industries. Évidemment, il est certain que le grand architecte d’un tel désordre, le criminel qui a assassiné la souveraineté économique messaliotte soit aussi sévèrement sanctionné pour avoir vendu son patrimoine et ses industries clefs au nom du « rayonnement et de l’attractivité commerciale » qui jeta aux orties des siècles, un millénaire même, d’Histoire. Ces criminels, sans une once de pitié firent des chefs d’oeuvres de la culture messaliotte de simples attractions pour magnats étrangers en mal d’objets d’art rhêmiens dans leurs collections privées.


De là à dire que les investissements étrangers sont l’incarnation d’une « colonisation silencieuse » pour citer Colonna, autrement dit des sorcières se réunissant avec pour seul objectif couler Messalie et les Messaliottes pour les remplacer par une main d’oeuvre immigrée bon marché peu coûteuse… De vous à moi j’ai beaucoup mal à avaler ces bêtises ; qu’ils se fassent les défenseurs de la laïcité tout en ayant affirmé que « la Messalie est chrétienne » et rappeler que « à Dieu qu’on est là » n’est pas un problème, après tout nombre de politiciens promirent monts et merveilles ainsi que leurs contraires pour obtenir le plus de voix possibles (encore une preuve que l’Olivier est un cartel de carriéristes en mal de postes au gouvernement…) seulement ils jouent avec l’économie. Et avec VOTRE argent, à vous, chers lecteurs. En diffusant des idées fausses ; ou du moins en présentant la croissance économique comme un outil superflu alors que nous avons vu plus haut que c’est elle qui indique si vous devez vous serrez la ceinture ou vous préparez à investir… Autrement dit, en opposant une Messalie « messaliotte » à une économie globalisée infestée par le progressisme qui s’apprête à « phagocyter » la Cité de la Baie sans autre forme de procès… Lisandru Colonna fait de la prospérité un monstre s’apprêtant à dévorer tout cru l’identité messaliotte. Plaisant discours n’est-ce pas ? Ça en dit long sur ces hommes qui souhaitent « élever le débat » sans maîtriser les bases de l’économie ; ou du moins en reniant ce que les investisseurs étrangers ont permis…

Car ce sont eux les grands absents dans les débats, on affirme à tort qu’Ambre est un vampire s’apprêtant à sucer le sang des messaliottes sans une once de pitié, tandis que les san Youtais se préparent à remplacer les locaux par des millions d’étrangers… Ridicule ! Ils nous parlent de cela comme si ces plans délirant étaient en train d’être mis en marche. Pitoyable n’est-ce pas ? Ce « grand-remplacement » si vous me permettez l’expression existe t’il vraiment ? Et bien après des recherches auprès des services de l’immigration wanmiriens, auprès des services du San Youté, il est apparu que le nombre d’immigré wans ou san-youtais reste tout à fait habituel ; presque nul. Ces emplois ne sont donc pas des tremplins pour les étrangers, mais bel et bien destinés aux Messaliottes. Nous n’évoquons pas non plus les preuves de la bonne volonté des différentes figures représentant ces entreprises ; à titre d’exemple, Ambre Alienov a accepté des négociations avec l’Union Générale et il est évident que loin de souhaiter appauvrir les masses, ces entrepreneurs éthiques, souhaitent oeuvrer au Bien commun de manière discrète. Par ailleurs on oublie bien souvent que si l’économie Messaliotte a vu son P.I.B multiplié par 5 en quelques années seulement. Il est évident que sans cela notre économie aurait continuée à stagner. Et comme nous l’avons vu plus tôt, cette croissance, pour l’instant n’est pas saine, elle doit profiter aux masses, c’est d’ailleurs pour cela qu’il est nécessaire et même capital de redistribuer les richesses pour que les classes laborieuses puissent sentir que tout ces investissements ne profitent pas aux mêmes, qu’elles puissent profiter du fruit de leurs travaux. C’est ça aussi le travail, le bien-être de recevoir une paie proportionnelle à ce que l’on a fait.

En clair, vous savez maintenant que l’Olivier peut devenir une menace pour vos investissements et votre sécurité financière personnelle, surtout pour les classes moyennes qui verront leur épargne confisquée pour rembourser les gourdes d’un parti qui base toute une croissance économique autour de son syndicat et qui a vu une drastique chute des investissements dans les mairies qui lui étaient soumises ; ils n’ont certes refusé aucun investissements, mais toute la nuance réside dans le fait qu’ils n’avaient pas reçu beaucoup de demandes pour construire des industries, enfin ces ateliers de « sous-traitance » pour Colonna (qui oublie qu’une fois que les usines sont construites, elles emploient des ouvriers messaliottes, sur le territoire messaliotte et sont construites grâce à des sociétés messaliottes….) qui semble avoir oublier que le programme de renationalisation des industries qu’il porte à bout de bras peut se contenter du retrait des entreprises étrangères vu qu’elles laissent aussi les machines et les bâtiments… En clair, le fameux argument de la « sous-traitance » n’étant en fait qu’un vaste feu de paille pour essayer de s’attiser la sympathie des messaliottes après les avoir si honteusement trompés ! Montrant une fois que le génie de la corruption aux petits talons fait bien de saluer le parti d’extrême droite, qui reste avant tout populiste, xénophobe et opposé à toute idée de croissance. Et donc, à la prospérité messaliotte.

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♠♣♥♦ Ce post a un effet de médiatisation ♠♣♥♦
Parti concerné : Parti Eurycommuniste Messaliote
Effet souhaité : positif (mise en place d'un tissu social solidaire et médiatisation du fait)
Date IRP du post : 18/06/2018
♠♣♥♦ Ce post a un effet de médiatisation ♠♣♥♦



L'Unité, organe de presse officiel du Parti Eurycommuniste Velsnien (traduit du velsnien vers le messaliote et distribué à Messalie) a écrit :

Drapeau

Marina Zeffereli, 17 juin 2018



A Messalie, le PEM met en place un réseau d'assistance médicale à moindre frais: Solidarité santé


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Pour Magalie, 34 ans, mère de deux enfants, médecin généraliste, la journée commence d'une manière des plus ordinaires. Elle se lève, prépare le petit-déjeuner pour Nathan et Kilian juste avant l'école, et apprête son attachée-caisse pour une très longue journée de travail. Magalie étant docteure, nous pourrions penser qu'elle se dirige alors vers l'un des hôpitaux privés de Messalie, de plus en plus nombreux. Mais il y a un détail auquel on ne s'attend pas: Magalie possède sa carte d'adhérente du Parti Eurycommuniste Messaliote, et aujourd'hui est le jour de sa contribution hebdomadaire au tout nouveau réseau médical baptiste "Solidarité santé".

Solidarité santé, qu'est-ce que c'est ? Solidarité santé est un réseau de maisons médicales comme il en existe un grand nombre en Messalie. Encore embryonnaire avec un nombre pour l’instant congru de quatre cabinets de médecins libéraux dans la capitale, Solidarité Santé ressemble en apparence à tout ce que les hôpitaux Daylhora, du groupe Pellemessalie ou du groupe Hélia peuvent proposer, à un détail près: les consultations sont gratuites à 100%, et les médecins sont d'un genre très spécial. Outre leur agrément de l'ordre des médecins messaliote, ceux ci se trouvent tous être détenteurs d'une carte d'adhérent au Parti Eurycommuniste, et pratiquent cette activité externe à leur service courant à titre entièrement bénévole: la dévotion et la discipline militante au service du plus grand nombre. Le PEM n'hésite pas à placer ces maisons médicales au plus près de leurs officines pour davantage de visibilité, renforçant ainsi ce sentiment d'imbrication entre médecine et militantisme partisan.

Inspiré d'expériences déjà existantes débutées par d'autres formations communistes d'Eurysie occidentale, comme à Velsna, le réseau Solidarité Santé est une création récente, remontant au début de l'année 2018. Si il fut dans un premier temps une association réputée non partisane, le réseau a fait partie des très nombreux groupes associatifs à avoir intégré le PEM au cours du congrès fondateur de cette année. Dans un contexte de privatisation généralisée du système de santé débouchant sur une fatale hausse des frais pour les patients, le réseau Solidarité santé apparait ainsi comme une alternative d'urgence, qui ne replace certes pas entièrement l'intégralité du parcours médical, mais qui permet à des familles modestes de la capitale de se passer dans un premier temps des frais de consultation, devenus astronomiques par endroits: plus besoin de débourser cinquante statères pour recevoir un arrêt de travail, ou effectuer un simple suivi médical. En cause, la direction du parti ainsi que les médecins membres du réseau n'hésitent pas à pointer du doigt le désir de plu-value de groupes de plus en plus monopolistiques, comme le carnavalais Daylohra, ou le san youtais Pellemessalie.

Quid donc des secrets du financement de ce modèle de tissu social solidaire appelé à faire des envieux: interrogée, Chantale Laskarov ne tarde pas à nous révéler l'arrière du décor de cette initiative salutaire:

" Le réseau trouve plusieurs sources de financements: en premier lieu de généreux donateurs, qui viennent parfois de l'étranger, mais également d'hommes d'affaire locaux qui se sont déjà investis dans le parti, comme Don Burna. En soi, c'est la location de locaux qui grève eune grande partie de notre budget, parce que la majorité de nos soignants pratiquent à titre bénévole, et prennent du temps sur leurs propres honoraires de médecins libéraux au service de la communauté."


Le réseau ne se contente pas d’être un simple ensemble de maisons médicales, mais se veut être une instance de réflexion dédiée aux liens entre la santé et le travail, comme reprend Chantale:

" Notre travail détermine en grande partie qui nous sommes. Si vous vous sentez bien dans ce que vous faites chaque jour, cela peut avoir un impact positif. Mais dans le système capitaliste, la recherche constante de profits pousse vers plus de concurrence souvent synonyme de flexibilité et de pression pour les travailleurs et les travailleuses. Si autant de personnes tombent malades au travail, c’est dû aux rythmes de travail effrénés, aux gestes répétitifs, aux horaires contraignants... C'est donc pour cela que nous profitons de chaque consultation pour informer nos patients sur ces sujets, et qu'ils repartent de notre cabinet, non seulement avec une ordonnance, mais également avec une carte du Parti en poche."


Nous souhaitons bonne chance à nos camarades dans le développement de cette initiative populaire et salutaire que l'état messaliote et le secteur hospitalier privé ne sont plus capables de mener à bien convenablement.


Annonce: Vous souhaitez rejoindre l'une de nos maisons médicales ? Le bénévolat et l'aide au prochain est une vocation pour vous ? Vous trouverez nos postes vacants en dernière page de journal. Plus de mains permettent d'offrir des soins de qualité et accessibles à nos patients, qui deviendrons par la suite nos camarades de demain. Contactez le 04 05 67 32 11 pour lis d'informations.

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Marc de Saint-Jacques des Marches//Marc Hoffman

Creuser son trou…

Partie I

Marc admirait sa nouvelle demeure ; confortable, luxueuse, princière même. Un bon investissement, assurément. Un château racheté pour une fortune mais qui en valait le coup. Les bourgeois de Messalie auront le bon goût de compter sa nouvelle propriété comme l’un des points de ralliement principal pour les fêtes en tout types et de tout acabits… Mais surtout, il pouvait prétendre à un titre dorénavant, comme beaucoup d’Antérinien il voulait à tout prix devenir comte ou duc, même baron, si l’occasion s’en présentait. Malheureusement, seules les particules étaient à vendre en Antérinie, pas les titres qui allaient avec, réservés à une noblesse de sang particulièrement attachés à ces derniers. Après tout, la gloire a bien plus de prix que la fortune ; qui se souvient de Crassus ? Personne, en revanche, tout le monde a en tête les glorieuses épopées césariennes et les aventures pompéiennes. La gloire vaut bien plus que l’or, car ce dernier achète la première, c’est l’une des lois élémentaires qui constituent la société humaine ; ce n’est pas une question de domination économique mais d’ego ; bien souvent on sous-estime l’amour-propre des puissants, obnubilés par leur personne, et agissant parfois de manière complètement irrationnelle en fonction des affronts et des outrages que leurs rivaux leur ont fait subir… Marc était de cette race de personne ; impulsives sur les bords sans jamais le montrer, orienté avant tout sur l’apparence et non sur le fond, encore plus obsédé sur les bonnes manières qu’un Jashurien. Et naturellement, aucun pardon n’était envisageable vis à vis de ses ennemis.

À dire vrai, il était plus facile d’être considéré comme un ennemi de Marc que de devenir le citoyen d’une principauté eurysienne ; il suffisait de se présenter comme un rival politique ou commercial potentiel, de manquer de manières et d’élégance ou de menacer ses intérêts propres, personnels et professionnels pour entrer dans cette catégorie. Et l’habitude de Marc était de les écraser un à un. De les réduire à néant. De les exterminer sans la moindre pitié. C’est cet amour du conflit, feutré, se bornant à quelques décrets dans des cabinets, à quelques cachets paraphés dans d’élégants salons, ou à un acte de propriété entériné dans quelques cabinets de notaires particulièrement cosys. Toutes ces décisions ont un certain aspect irréel ; et ces hommes vivent dans un monde particulièrement abstrait,se résumant à de simples opérations avancées de mathématiques. Ses adversaires sont pour la plupart des entreprises ; et pour les vaincre totalement, il faut savoir les mener à la faillite, leur voler leurs marchés, et pour cela seuls d’habiles montages financiers y suffisent ; couper et hausser, de lancer des O.P.A ou des Corporate actions… En faisant chuter un empire financier, difficile de se rendre compte sur le moment que ce sont des milliers de personnes, voire peut-être même des dizaines de milliers de personnes, qui se retrouveront au chômage. Mais lorsque l’on joue avec les chiffres, lorsque l’on s’amuse à monter des opérations bancaires tirées par les cheveux, lorsque la vie humaine se résume avant tout à un système de dividendes, difficile de se rendre compte du mal commis, surtout, veut-on s’en rendre compte ?

Etrangement, l’amour de la gloire ne l’a pas mené à devenir un amoureux du pouvoir. Méprisant plus que tout cette clique de politicards cyniques s’écharpant pour un oui ou pour un non tout en s’enrichissant sur le dos des plus humbles ; idiots utiles d’une république qui les ruine avant de se prostituer à l’étranger. Pour Marc, le vrai pouvoir n’est pas le politique, mais l’argent. Il dissout plus rapidement encore que l’acide les valeurs morales, il achète tout, ou du moins presque tout, c’est d’ailleurs cela qui le caractérise.Biens, propriétés et hommes s’achètent tout aussi facilement, seulement les fonds ne sont pas les mêmes ; et puis parfois certains rêvent de plus ; de devenir un Charles V et non un Frugger, un César à la place d’un Crassus, un Philippe le Bel à la place d’un Tolomei… devenir calife à la place du calife… Pour Marc, l’argent c’est le nerf de la guerre et c’est pour cela que nombreux furent ceux qui l’accumulèrent à l’excès ; en revanche les grands hommes le dépendaient fastidieusement, dans une course au faste visant à témoigner de sa supériorité, à affirmer sa richesse. C’est de cette manière que les cupides et les Grands hommes se différencient. Les seconds porteront toujours plus haut que les premiers. Naturellement le système économique n’est rien d’autre qu’un outil ; un marteau pour construire un empire et une pioche pour détruire un rival. C’est grâce à cela que l’on règne sans partage ; grâce à l’argent. Un homme acheté vaut mieux qu’un homme qui vous apprécie ; seulement il faut veiller à le gaver correctement, pas assez c’est prendre le risque de le voir se vendre à l’ennemi, trop ça revient à lui donner l’impression qu’il peut tout réclamer. Et c’est ce difficile équilibre qu’il cherche à atteindre en invitant cet étrange condotierre en trois pièces ; à mi-chemin entre l’homme d’affaire véreux et le mercenaire velsnien immoral.

De cet homme, il ne connaissait que son nom ; Charles, ou plutôt Carlo. Peu d’hommes d’affaires lui faisaient confiance, et encore moins lui accorderaient un crédit s’il en demandait, même Goupil affirmait que cette vipère ne valait pas un kopeck ! On disait aussi qu’il ét ait extrêmement pour « résoudre » certains problèmes ; un monstre certes, mais utile. Et c’était pour l’heure ce qui comptait le plus pour l’Antérinien ; former une clique de parias politiques ou économiques qui l’aideraient à mener à bien les objectifs politiques de Terrabilis, à savoir former une filiale syndicale hégémonique dans le pays. Et telle une araignée, le syndicat antérinien tissait ses fils lentement mais sûrement, jouant sur l’immoralité généralisée qui règne à Messalie, le manque criant d’institutions et de pouvoirs forts ouvrant les marchés à des monstres ; Terrabilis, Fang industries, les conglomérats wanmiriens et des prédateurs du San Youtais ; traquant et chassant la moindre entreprise encore indépendante et capable de connaître une croissance honorable ; des loups cherchant les derniers agneaux à égorger. Les fleurons de l’industrie locale venaient de tomber dans l’escarcelle des Wanmiriens tandis que le monde agricole résistait encore à la concurrence internationale, les poids lourds du milieu, comme Messaterre, représentant quatre milliards de talents d’or, tandis que ses rivaux peinent à s’établir durablement ; le S.A.I balbutie tandis que les dernières exploitations indépendantes sont menacées de fermer leurs portes sans de nouvelles ressources financières.

Et à défaut d’acheter des sociétés privés, il fallait simplement les forcer à fermer boutique par la violence ; le premier point capital en affaires est la sécurité ; sans cela pas de commerce et encore moins de prospérité. Et ce Charles est reconnu comme un homme particulièrement expérimenté quand il s’agit de se montrer « insistant » avec les petites boîtes qui refusent de mettre la clé sous la porte ; on dit même que Flavoni l’a engagé pour acheter quelques hôtels familiaux et pour casser quelques grèves de ménagères à l’aide de « compagnons de route » ressemblant étrangement aux skinsheads de l’Olivier… Et cette méthode, peu coûteuse, ,ne nécessite pas une masse d’investissements, seulement quelques hommes de main armés de quelques fusils et un rachat à prix cassé derrière ; c’était courant en Antérinie ; ça l’est encore plus dans un État gangrené par une corruption généralisée, en proie à des conflits sociaux brutaux et à une montée de groupes radicalisés à souhait.

Ainsi dans l’élégant salon du château de Savoyre, très médiéval ; au centre un immense table finement sculptée et taillée dans un seul bloc de chêne massif s’imposait de toute sa taille. Des figures mythologiques et légendaires étaient représentées ; ici un serpent malin s’enroulait sur le pied de la table ; montrant sa gueule et ses deux crochets tandis que s’il s’approchait des convives. Ses écailles, sombres, donnaient l’impression d’être réelles, tandis qu’une partie de sa queue, pendait, immobile, au sol et que ses mandibules soutenait le haut de la pièce de bois. Au dessus d’un parquet d’une grande qualité, deux têtes de cerfs encadraient une cheminée de pierre, tandis qu’au centre de cette dernière une immense gueule de sanglier, avec ses défenses pointant vers l’entrée de la salle. Les bois des cerfs, immenses, s’entremêlant entre eux tandis qu’au dessous du groin un écu massif, représentant une tour jaune sur un fond blanc, affichait clairement les ambitions seigneuriales des Saint-Jacques-des-Champs. Une nappe rouge surmontait la table tandis que trois chandeliers étaient disposés au centre. C’est certes minimaliste, mais l’impression est maximale, ce luxe donnait une vague idée de la richesse du fils du patron de Terrabilis, et surtout des moyens qu’il serait prêt à mettre pour atteindre ses objectifs ; un homme riche et puissant est servi fidèlement tant qu’il paie grassement, ses sbires auront ainsi moins tendance à le trahir ; si et seulement si des exemples brutaux visant à punir les traîtres sont dispensés pour resserrer les rangs. L’argent et la violence sont les moteurs de la fidélité ; craindre n’est pas tout, il faut aussi flatter ; jouer du bâton et de la carotte à la manière d’un virtuose du piano baladant ses mains sur les touches pour donner vie à une merveilleuse symphonie. Naturellement, il faut aussi ménager les intérêts et les petites personnes de chacun, un art bien difficile à maîtriser que seuls les meilleurs tyrans et meilleurs hommes d’affaires maîtrisèrent avec le plus d’habilité ce difficile jeu d’équilibriste.

Nestor, ouvre la porte, accompagné de deux autres domestiques antériniens, proches de la famille des Saint-Jacques des Champs, tout trois en costume à queue et en plastron immaculé. Tandis que les deux serviteurs écartent les lourds battant des portes, le premier conseiller du patron local de Terrabilis annonce d’une voix forte :

- « Monsieur Carlo, invité de Son Excellence diplomatique Monsieur de Saint-Jacques des Champs, ambassadeur de Sa Majesté Louis VI d’Antérinie et de Marcine auprès de la République actionnariale de Messalie. »

Un petit homme, trapu, au regard perçant à la mine patibulaire entra derrière Nestor, il portait un deux pièces d’une épuisante simplicité ; noir, terne, sans originalité quelconque, ennuyeux même. Sa face émaciée, ses cernes, montraient qu’il était un bourreau du travail, tandis que ses gros bras laissaient peu de doutes quant à sa maîtrise de la barre de fer. Il souriait bizzarement, comme s’il se forçait, qu’il essayait à tout prix de ne pas paraître heureux, ses muscles faciaux ayant une bien étrange façon de se contracter. De manière brutale, forcée, sans réelle sincérité. Etrangement, son air nonchalant contrastait avec sa vivacité, sa réflexion rapide et ses actions brusques et pourtant préméditées. Avant de saluer son hôte, il le jaugea, comme s’il le jugeait à ses capacités physiques et à son visage. Poings fermés, il s’inclina rapidement et observa avec une surprenante rapidité la pièce ; estimant la valeur de chaque objets en fonction de leurs âges et de leurs matières. Sans plus de cérémonies il s’assit dans un fauteuil en bois recouvert d’une confortable étoffe faisant office de coussin. Son interlocuteur, loin de se soucier de la mine outragée de ses domestiques, était surpris, mais ne laissait rien paraître. Le luxe qu’il laissait paraître n’avait une seule seconde destabilisée son invité, ce dernier s’étant même permis quelques familiarités. Mais l’Antérinien savait qu’il fallait ne montpas rer, ne rien dire de sa perpléxité, faire comme si il s’était préparé à cette entrée en matière, agir comme un homme d’action à qui la richesse n’est rien de plus qu’un outil bien pratique, rien de moins qu’un marche-pied pour atteindre ses objectifs. Il s’agissait maintenant d’entrer dans le vif du sujet tout en conservant les formes.

- « Charmante demeure, débuta le Messaliotte, tout cela est si particulier, c’est un peu daté certes, mais ça conserve une certaine élégance, et un luxe que l’on a la pudeur de cacher. Chose rare chez les hommes d’affaires, prompts à l’étalage insolent de richesses, comme Flavoni, par exemple. »

- « Je ne saurai dire mieux, engagea prudemment l’homme d’affaire, vous connaissez bien Flavoni ? J’ai cru entendre qu’il a fait appel à quelques uns de vos services… »

- « … Oui, tout à fait, vous savez je connais quelques gars qui maîtrisent à merveilles l’art de persuader les autres à devenir raisonnable, les grévistes sont généralement les plus compréhensifs, et c’est ça qui les rends si sympathiques. Ce ne sont pas de mauvais bougres, vous savez ? Ils font juste passer leurs intérêts devant ceux de nos patrons, et ces derniers sont souvent mutuellement bénéfiques et servent toute la société. C’est pareil pour les entrepreneurs qui veulent jouer seuls, comme des électrons libres, ils nuisent à la majorité. C’est pour ça que mon groupe connaît un si grand succès, il permet de rendre service à tout le monde et de persuader les éléments récalcitrants… Vous voyez ? Nous agissons comme des philanthropes, des amoureux du Bien commun en quelques sortes. »

Une conception toute particulière du Bien commun, la menace, l’extorsion, la violence, sont les moyens ultimes pour atteindre cette charmante conception d’une philosophie impitoyablement détournée. Loin de se soucier de la masse, ces hommes pillent et tabassent comme s’il fallait résoudre une affaire commerciale tout à fait légales ; les criminels en col blanc fabriquent des montages se perdant dans des détails comptables et des stratégies long-terme incompréhensibles s’égarant en intermédiaires et noircissant des millions comme s’il s’agissait de pièces jaunes, eux ces criminels en col bleu sont bien plus expéditifs, ne se perdent pas en constructions délirantes et en prévisions comptables contenant une certaine part d’aléatoire, ils préfèrent la « vieille école », celle qui marche tant qu’on tape assez fort. Le Bien commun et ces si sympathiques « persuasions » se composant de bras cassés et de mâchoires défoncées. Pourquoi chercher à couler son concurrent sur le quinquennat à venir quand on peut simplement lui faire comprendre manu militari qu’il faut savoir lâcher son os ou sinon voir les siens se briser sous les coups d’une batte de baseball. Bien facile de se montrer convaincant lorsqu’il suffit de taper fort pour que ça puisse rentrer. L’Antérinien souriait, voilà un homme qui ne perds pas son temps et qui sait y mettre les formes, faire preuve de finesse est une grande qualité dans ce milieu, les brutes ne font pas long feux, la subtilité seule permet de s’imposer sans éveiller les soupçons, et puis c’est plus vendeur de parler de « persuasion » que de « passages à tabac », ça donne une meilleure image à la marque et les relations publiques sont plus faciles, même quand en face, l’État est incapable d’assurer sa fonction première ; garantir la sécurité de ses sujets, de les protéger.

- « Hum, je comprends parfaitement, c’est d’ailleurs pour cela que nous préférons faire appel à des partenaires éthiques, qui comprennent la nécessité d’agir avec discernement et mesure. C’est ce qui caractérise les hommes d’affaires honnêtes, n’est-ce-pas ? »

Charles souriait, ses dents jaunâtres réfléchissaient la lumière, son regard s’alluma d’une bien étrange lueur, comme un feu incandescent qui incendiait sa pensée.

- « Ah ce que je vois, nous nous entendons, c’est parfait ! C’est même comme ça que nous donnerons vie à un partenariat des plus productifs et des plus bénéfiques, n’est-ce-pas ? »

- « Tout à fait. » répondit, resplendissant, avec un grand sourire carnassier, l’Antérinien.

Et tandis que le Messaliotte sortait, heureux d’avoir fait une bonne affaire, Marc s’approcha de Nestor, et il lui demanda ;

- « Il est sur ? Je voudrai éviter que ce malheureux arrangement ne se retourne contre nous. Et surtout qu’il entame l’image de Terrabilis auprès des Messaliottes, il va falloir en parler auprès des Messieurs des Syndicats agricoles du pays, ce serait la moindre des choses, leur montrer que nous travaillons avec eux et pour eux, c’est comme ça que nous pourrons placer nos pions dans ce milieu impitoyable qui n’a que faire de la morale. C’est comme ça que Terrabilis prendra de manière détournée le contrôle du marché agricole messaliotte. Mais d’abord je veux me débarasser des paysans indépendants avant de me charger des géants du coin, comme Esperanza et Messaterre, c’est lui l’ennemi qu’il nous faut abattre. »

« A titre personnel, Nestor, je trouve ça dommage ce qu’on fait, je veux dire essayer d’entrer en situation de monopole à Messalie. J’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour les paysans, je ne leur veut aucun mal, seulement voilà, pour atteindre les objectifs terrabilissiens me voilà obliger de les couler, de les intimider, de les abattre, comme s’il s’agissait d’un gibier qu’il faut traquer. C’est dur, d’autant plus que bons nombre de mes aïeux étaient aussi de petits exploitants agricoles. C’est ça la grande tragédie ; jouer contre ses ancêtres, les renier pour la fierté de son père et la gloire de son entreprise. Faire baisser les prix du grain en ouvrant le marché pour faire plaisir aux industriels, pactiser avec des chiens et des renards sans scrupules détestant tout ce qui fait un agriculteur ; la tradition familiale, l’héritage, la famille, l’attachement à la terre de ses pères… Des fois je ne me retrouve plus. Je joue avec la vie des autres comme un enfant joue avec des petits soldats. J’essaie de rester détacher, de me dire que j’agis pour le bien de Terrabilis, pour celui de l’Antérinie et même de la Confédération, pour ne pas décevoir mon père, mais je trouve que ce que je fais est dégueulasse, comme la plupart de nos démarches à l’étranger, je ne fais que trouver des accords informels avec les pires chiens de ce pays, avec des hommes qui n’ont strictement aucune morale et qui agissent comme bon leur semble… »

« Mais le pire c’est que je ne peux rien faire, je suis le légataire d’une héritage familial, je dois être un exemple pour mon fils, lui donner les bases des affaires pour qu’il reprenne à son tour l’entreprise. C’est à ça que sert une famille, donner des bases saines à son enfant pour qu’il puisse porter le flambeau de ses ancêtres dans ce marathon qu’est la vie, l’affronter avec les armes que l’expérience et l’éducation lui ont donné. Que dirait mon père s’il apprenait que je me retire de l’affaire ? Que dirait mon fils ? Quelle image renverrait-je à la société antérinienne toute entière ? Je ne peux pas abandonner, lâcher ma famille, mon entreprise, dans un moment aussi crucial ! Ce serait une trahison, vis à vis de ma famille, de mon rang et de moi-même ! Au fond Nestor, je pense que cette course effrénée à l’argent est un cercle vicieux ; je croyais magouiller pour la gloire de ma famille, pour celle de Terrabilis, celle de la Confédération, et pourtant je me retrouve à payer des casseurs et des mafieux. Ce Carlo, je suis sur qu’il a du faire quelques tours en prison, qu’il a des connaissances toutes particulières, indignes d’un homme de bonnes familles. Me voilà maintenant tentant de trouver un compromis avec un gangster. »

- « Vous savez qu’on ne peut rien y faire Monsieur, vous savez pertinemment que si Dieu nous a donné la vie, c’est pour accomplir Sa volonté, obéir à Ses règles. Vous vous êtes débarassé de tout vos rivaux, maintenant vous représentez votre pays, votre entreprise, ici, à Messalie. Vous ne trahissez personne, vous accomplissez votre devoir. C’est la faute des Messaliottes s’ils ne savent pas se gérer seuls, si les étrangers en profitent, c’est qu’il y a une raison. Et si vous faites ce que vous faites, c’est que vous empêchez les autres sociétés, car il y en aura toujours, de massacrer à coups de machettes le monde agricole messaliotte. Quant à ce Carlo, je sais qu’il vous sera tout à fait utile, je connais ce milieux, et des criminels de la plus basse extraction sont nécessaires pour se créer un réseau. Vous visitez la ville, vous fréquentez la mafia, vous vous créez des amitiés solides qui pourront vous aider. C’est comme ça que vous atteindrez vos objectifs. D’ailleurs, vous aurez bientôt un rendez-vous avec le patron des Syndicats agricoles messaliottes, je crois que c’est le Syndicat des Agriculteurs Indépendants. »

- « Bien, invitez Monsieur de Luz, Jean, l’un des patrons de la Chambre Syndicale, c’est lui qui mènera les négociations. Il maîtrise bien mieux que moi les subtilités, je suis avant tout spécialisé dans les dialogues avec les entreprises, certainement pas avec les syndiqués. »

- « Très bien Monsieur, j’agirai en conséquence, dois-je donner une centaine de milliers de talents en liquide à Carlo ? »

- « Parfaitement Nestor, pour montrer que nous sommes dignes de confiance et qu’il a tout intérêt à travailler avec nous. »

Charles, notre mystérieux criminel... // Yul Brynner.
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