
Suite à la promulgation du Pierre Lore Protection Act 3, le LHV cède ses actifs afin de les placer sous la gestion de la MPIL, dans le but d’assurer le refinancement de sa dette. En effet, bien que les réacteurs nucléaires velsniens soient entrés en fonctionnement depuis déjà un certain temps, les délais de construction et les coûts engendrés; notamment les coûts de main-d’œuvre; ont été reportés sur le LHV, ce qui limite fortement sa rentabilité. Une telle situation n’est guère compatible avec une société tournée vers la croissance de ses activités. À la lumière de ce retour d’expérience, la compagnie a initié un rapprochement avec les partenaires de la MPIL afin de mobiliser les actifs situés à Teyla et à Saint-Alban pour le renouvellement du parc existant, voire son extension. Néanmoins, grâce à l’intervention de la MPIL, les risques financiers ont été évités, permettant au LHV de retrouver une situation d’équilibre.
Afin d’assurer un maintien rentable de l’installation de Velsna, le LHV a réduit sa marge opérationnelle sur les produits destinés à l’exportation et a localisé ses bénéfices au sein de la MPIL, de manière à limiter les coûts supportés par les installations occidentales. De même, les coûts de licence ont été transférés à la MPIL afin d’éviter à Velsna le paiement de redevances jugées inutiles. Ce nouveau mécanisme, strictement légal, devrait permettre une économie estimée à 11 %, afin d’améliorer la rentabilité de l’installation et de financer, à terme, une nouvelle centrale, sans avoir recours à l’impôt dans un pays qui s’y refuse traditionnellement. Convaincu que l’énergie nucléaire demeure le souffle de l’industrie et le poumon de l’économie, le LHV constate néanmoins que ses récentes difficultés financières ont entamé la confiance d’une partie de sa clientèle. Selon son directeur, cette situation est principalement imputable à la désindustrialisation du pays. En effet, la consommation électrique de Velsna est en baisse et les installations dites fatales sont prioritaires sur la centrale ; de ce fait, le facteur de charge de celle-ci est très inférieur à sa capacité réelle. Cet argument, bien que compréhensible, interroge sur l’avenir de l’installation si la désindustrialisation de Velsna se poursuit.
La CGIO, qui participe activement à l’industrialisation de Teyla et de Saint-Alban, ne dispose d’aucun contrat à Velsna, empêchant ainsi les acteurs mesolvardiens de financer, sur leurs fonds propres, une hausse de la consommation électrique. Cette situation est d’autant plus problématique que les gouvernements en place ne se montrent pas favorables à la planification industrielle. Il apparaît ainsi qu’une centrale nucléaire ne répond pas aux espoirs des libéraux et ne peut assumer sa rentabilité lorsque le contexte économique évolue de manière constante et imprévisible. Le LHV, ayant sollicité la MPIL pour le refinancement de sa dette, se voit contraint de céder certaines de ses participations et de privilégier un rapprochement avec la CGIO afin d’inciter Velsna à se réindustrialiser. En ce sens, le LHV doit promouvoir activement la réindustrialisation s’il souhaite conserver le soutien de la MPIL, car sans celle-ci la centrale perdrait toute rentabilité et le LHV devrait en assumer seul les pertes. Selon les estimations du laboratoire, la fermeture de nombreuses ETI industrielles devrait aggraver la situation, bien que le nouvel essor de l’automobile puisse en partie la compenser, maintenant ainsi une rentabilité faible mais stable.
Dans ce contexte, le LHV demande à la CGIO de proposer aux gouvernements de Teyla et de Velsna la mise en place d’une liaison électrique permettant d’alimenter Teyla depuis Velsna. Une telle solution permettrait de pallier la baisse de régime locale et de réduire la dépendance de Saint-Alban, où le LHV exploite des usines à gaz particulièrement coûteuses. En effet, Saint-Alban a autorisé la liquéfaction de gaz à destination de l’industrie chimique de détergents de la GKD, laquelle requiert de très importantes quantités d’énergie que les installations de Velsna pourraient fournir. Toutefois, cette solution nécessite des autorisations politiques. En cas de refus de Teyla, une liaison sous-marine pourrait être envisagée, mais elle impliquerait la mise en place d’installations de conversion CC-CC et exigerait de la MPIL un nouvel investissement, dont la rentabilité à court terme demeure incertaine.
Contraint par le Pierre Lore Protection Act 3, qui place de facto le LHV occidental sous le contrôle de la MPIL, Henri Ventafalle ne peut désormais qu’inciter les gouvernements en place à agir dans ce sens.