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Activités étrangères à Teyla - Page 12

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L'INDEPENDANT


ECONOMIE - Croissance

Le Korsien moyen vit désormais mieux qu'avant la guerre

Poussée par de très nombreux investissements directs étrangers principalement tanskiens, l'économie korsienne poursuit son envolée et entraîne avec elle une forte hausse du niveau de vie du Korsien qui se rapproche de celui moyen de la Manche Blanche

Par Caetana Medeiros, Kønstantinopolis, le 24 avril 2018



200 milliards de produit intérieur brut. C'est le chiffre révélé par le ministère de l'économie nationale à la fin du premier trimestre 2018 qui s'achève donc sur une croissance toujours élevée et qui devrait se maintenir en Nordlig-Kors. Avec 5,3 millions d'habitants, valeur la aussi en très forte hausse - 5% sur un an -, le Korsien moyen a désormais un PIB/habitant qui dépasse les UNI 38 000. Encore largement inférieur au niveau de développement moyen observable en Caratrad métropolitaine, dans les régions centrales tanskiennes ou en Velsna, ce niveau est toutefois désormais supérieur à celui du Menkelt ou encore de l'Austaria, symbolisant l'envolée rapide du niveau de développement économique de la jeune république qui rappelle l'envolée qu'avait connue la République Translavique à sa prise en charge économique par l'Organisation des Nations Démocratiques.

Nordlig-Kors a cependant largement dépendu des investissements directs étrangers tanskiens pour faciliter sa reconstruction d'avant guerre puis son développement actuel. Au-delà de l'enveloppe initiale d'environ UNI 10 milliards, qui représente une somme considérable qui à permit la remise en route rapide du secteur de la construction mais aussi de la pêche et de l'agriculture, les industriels et banques tanskiennes, poussées par des mesures incitatives appliquées par Norja afin d'encourager le développement économique korsien, mais aussi son couplement économique à la fédération, a dépassé en 2016 et en 2017 les 30 milliards, soit 20% et plus de 10% du PIB total de Nordlig-Kors sur ces deux années. Ce rythme devrait encore se poursuivre en 2018 selon le ministère de l'économie.

Ces investissements se sont notamment flechés sur des industries lourdes, technologiques et régulièrement en lien avec le secteur de la défense, allant d'usines de ferro-alliage à proximité de Rosborg-Skaudme - la production industrielle halvienne dépend à 48% des ferro-alliages korsiens désormais -, du traitement de certains minerais issus des terres rares extraites en Halvø favorisant l'externalisation de politique carbone tanskienne, ou encore des sites de production de moteurs à réaction et moteur fusée pour l'industrie aérospatiale tanskienne, plusieurs régions korsiennes se transforment progressivement en centre manufacturiers à grande échelle pour la République Fédérale.

Dans un partenariat vu comme gagnant-gagnant par les deux gouvernements, accentués par la présence de 770 000 double-nationaux tansko-korsiens en Nordlig-Kors, le rapprochement économique entre les républiques à permit de faire chuter le chômage d'avant guerre mais aussi de relancer des industries locales et une forte consommation interne. En effet, ces nombreux emplois industriels qualifiés ont permis de faire renaître rapidement une classe moyenne confortable à la sortie de la guerre civile de Valkoïnenland qui a déchiré l'ancien royaume et l'actuel territoire de la République. Cette impressionnante réussite économique a aussi aidé le gouvernement à consolider son emprise sur le Parlement mais également sur plusieurs mairies en remportant fin 2017 les mairies de Kønstantinopolis, la capitale, ou encore d'Andayø dans le Grand Nord korsien. Face à l'insolente croissance et à un chômage désormais sous les 3%, les critiques de l'opposition, aussi bien du côté royaliste que chez la gauche communiste ont du mal à percer même en s'attaquant aux nombreux liens entre Nordlig-Kors et Tanska régulièrement qualifiés de néo-colonialisme ou de colonialisme économique.

Les récentes livraisons d'équipements tanskiens à Nordlig-Kors, issues de déstockages des forces armées fédérales pourtant engagées contre Carnavale arrivent également sans le moindre coût pour l'économie korsienne. Une aubaine qui laisse entrevoir un avenir que les deux gouvernements semblent progressivement aborder de concert : la possibilité d'une adhésion de Nordlig-Kors à l'Organisation des Nations Démocratiques. Pour Tanska, il s'agit d'une évidence, mais pour les autres nations de l'organisation rien n'est moins sur. Au-delà de la faiblesse actuelle des forces armées korsiennes, son faible poids démographique et économique amènerait quand même une voix supplémentaire au Conseil Général qui se solderait sans doute principalement par un alignement avec une position tanskienne. Une forme de doublement du vote tanskien qui pourrait déplaire à certains Etats. A cela s'ajoute aussi que Nordlig-Kors comptant d'ores et déjà plusieurs centaines de milliers de citoyens tanskiens sur son sol, une action militaire entreprise contre la république entraînerait une réaction tanskienne immédiate d'activation de l'article 5 de l'OND qui serait sans doute respectée. Dès lors, l'adhésion ne ferait pas forcément grand sens pour d'autres Etats, à moins d'augmenter le poids politique tanskien à l'OND.
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Logo du ministère de la Défense nationale

Déploiement de forces terrestres en soutien aux forces de l'Organisation des Nations Démocratiques à Carnavale

Sur décision du gouvernement et après consultation et approbation du Congrès Fédéral ainsi que du Président de la République, le ministère de la Défense nationale annonce le déploiement, en parallèle du lancement de l'opération El Dorardo, du déploiement progressive d'une force de soutien au forces de l'Organisation des Nations Démocratiques en Carnavale.

Cette force se déploiera progressivement dans le mois à venir pour atteindre une capacité de 15 000 soldats tanskiens déployés auprès des forces alliés. Elle vise à permettre le retour de la paix en Carnavale et en Eurysie à travers la réassurance des capacités onédiennes et la volonté de ramener à la raison les autorités carnavalaises qui ont jusqu'à présent toujours rejeté les propositions de négociations et de cessez-le-feu de l'Organisation des Nations Démocratiques en rejetant toute hypothèse d'abandonner leur programme génocidaire. Ce dernier, par la mort de plus de 2,5 millions de civils sur deux continents différents, est la cause de l'action de l'Organisation.

Toute autre critique, accusant notamment l'Organisation des Nations Démocratiques de vouloir effectuer des changements territoriaux à l'encontre de la Principauté de Carnavale est parfaitement infondée. L'OND agit pour mettre fin à la menace génocidaire carnavalaise pour de bon. Elle ne vise pas à imposer des pertes de territoires à Carnavale.

Sont concernés par les déploiements à venir dans le cadre de la 1e Division mécanisée ad hoc :

  • 1er régiment anti-aérien
  • 32e régiment de protection rapprochée
  • 47e brigade mécanisée
  • 2e régiment de cavalerie
  • 3e régiment de cavalerie
  • 11e régiment de cavalerie blindée
  • 15e régiment de cavalerie blindée
A l'avenir, la 46e brigade motorisée ou la 48e brigade motorisée pourront être déployés rapidement si cela est jugé nécessaire par l'Etat-Major Général.

Les forces seront déployés par la mobilisation des capacités logistiques navales tanskiennes ainsi que par un pont aérien via Caratrad.

PS : le détail des forces est disponible ici.
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Quotidia, Le média de l'excellence conservatrice, informations offertes par le Groupe Falieri a écrit : 21 mai 2018

Automobile: La Révolution de l'airbag Venturi


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C'est un petit tremblement de terre qui secoue en ce moment le monde de l'automobile. Depuis la semaine dernière, les Strama 220, le modèle principal de la gamme citadine de la marque velsnienne, sont désormais équipés d'un tout nouveau système de sécurité conçu par l'entreprise Venturi, partenaire de longue date du groupe Strama dans ce secteur. Venturi est avant tout connue pour ses systèmes de coussins gonflables de sécurité (« airbags »), ceintures de sécurité, volants, protections pour enfants. L’avantage compétitif de Venturi ? La sortie d'un airbag dont la tarification est presque un tiers moins chère que son concurrent le plus proche sur ce segment. Interrogé sur cette évolution des prix, le PDG de Venturi se veut "malicieux": "Un bon cuisinier ne révèle jamais ses secrets."

La plaisanterie, toutefois, est de courte durée, puisque dans une grande transparence, le groupe n'a pas hésité à dévoiler plusieurs secrets de fabrication à l'occasion de la réunion des actionnaires du 20 mai 2018:

" Nous avons identifié les surcoûts inutiles, tout en nous appliquant à faire de la sécurité des passagers notre priorité la plus absolue. Dés le départ, nous étions persuadés que les substances actuellement utilisées sur le marché étaient non seulement plus couteuses que ce que nous proposons sous la forme d'une capsule de nitrate d'amonium, mais également que cette nouvelle formule de notre part était un composé plus stable."


Reste désormais à savoir si beaucoup de marques seront séduites par le projet de l'équipementier automobile dans le cadre des prochains appels d'offres des grands groupes. Venturi ne compte pas s'arrêter à Velsna et Steama, sa marque phare, mais compte sur une diffusion de ces airbags à d'autres marques à terme: Agouti, Steiner, Courvoisier et bien d'autres...

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Pierre Lore Protection Act 3

MPIL

Suite au repositionnement du Drovolski dans la politique internationale, à la suite des incidents récents en Eurysie occidentale, les puissants et riches du petit pays oriental ont pris la décision de recentrer leurs positions en Mährenie afin de mieux piloter leurs actifs, sans pour autant modifier la structure de la direction. Il s’agit plutôt, pour chaque famille, de soutenir sa voisine en cumulant leurs intérêts dans un même portefeuille. Plus directement, la majorité des sociétés détenues par des actionnaires mesolvardiens sont cédées, pour l’essentiel, à la MPIL afin de constituer un ETF directement indexé sur la performance de l’ensemble des partenaires industriels issus du Drovolski.

De ce fait, les compagnies sont contraintes de coopérer et un mécanisme assurantiel logique s’instaure entre elles. Ce dispositif a été voulu par la famille Ackerman à la suite de pertes importantes dues aux bombardements et aux pertes humaines subies par TomaTo. En positionnant l’ensemble des activités sous un même actif, il devient possible pour chaque participant de survivre à une crise grâce aux gains du voisin. Cependant, afin d’éviter que les industriels n’adoptent des positions uniquement rentières ou attentistes, ceux-ci sont placés sous le commandement direct d’une nouvelle institution, supérieure à la CGIO : la MPIL. Celle-ci est chargée de diriger, de contrôler et de sanctionner les industriels ne répondant pas aux principes de la Dervie, doctrine supérieure de Mesolvarde fondée sur la promotion industrielle et la croissance économique. Sur le plan financier, l’ensemble des actifs est cédé et la MPIL devient la holding financière des activités occidentales de la CGIO. Elle rachète également les parts du LHV et de la GKD dans les filiales méridionales. En vertu du principe de non-double imposition, la MPIL rachète à ses filiales leurs produits d’exercice pour les leur revendre ensuite, avec une marge, afin de localiser les bénéfices au niveau de la MPIL. Par la suite, selon les parts détenues par les industriels, les bénéfices sont redistribués entre refinancement des dettes, investissements et dividendes.

Si, sur le plan opérationnel, rien ne change, il faut toutefois s’attendre à une augmentation importante des effectifs des activités financières à Teyla afin de permettre les flux financiers et une administration plus centralisée. Le duo MPIL–Financière Teylaise devient ainsi la première entité de financement collectif des actifs mesolvardiens, devant la BID. C’est pour l’ensemble de ces raisons que Mesolvarde a promulgué le Pierre Lore Protection Act 3 afin d’officialiser, comme la coutume le veut à Teyla, la nouvelle organisation du pilotage industriel que la magistrature prévoit pour ses entreprises et son commerce occidental. Par la même occasion, l’acte entérine le rachat de la CGIO, du LHV Saint-Alban et de TomaTo Teyla par la Financière Teylaise, ainsi que la prise de participation majoritaire de la MPIL dans cette dernière. Il s’agit là du plus grand mouvement de fonds occidentaux jamais initié par Mesolvarde. En Orient, la MPIL prend également des participations majoritaires dans TomaTo Wanmiri et SL Inc. Ainsi, Teyla devient l’avant-poste financier, et le Pierre Lore Protection Act 3 la plus vaste cession d’actifs de l’histoire mesolvardenne.
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NK-News
Numéro 10 du 20/07/2018
Le gouverneur ressort la déclaration d'indépendance

Conformément à la demande absurde des puissances clairement impérialistes que sont Velsna et Teyla, c'est aujourd'hui que le gouverneur de notre Cité-Libre a ressorti la vieille déclaration d'indépendance de la Nouvelle-Kintan, conservée au musée de la ville depuis près d'un siècle et demi, depuis la date de sa proclamation. Plusieurs chefs de partis ont critiqué cette action, qui n'a pas la moindre valeur souveraine ou en quoi que ce soit d'autre puisqu'il ne s'agit que de relire le contenu d'un papier rédigé au XIXème siècle, et qui ne sert qu'à montrer que la Nouvelle-Kintan accepte de se soumettre aux velsniens et aux teylais, et de tourner le dos à son allié historique et fondateur, l'Akaltie.

Seule la direction du Parti Indépendantiste a approuvé ce geste, déclarant que la Cité est enfin libérée de son oppresseur et que les autorités qui nous rattachent au nouveau Condominium Natif doivent maintenant partir et laisser le rocher être un État souverain. Des déclarations qui ont été vivement critiquées par beaucoup de citoyens. Le gouverneur Xpiayoc Ah-Muzenkab a appelé les deux camps opposés à ne pas aller plus loin dans cet "affrontement" qui se profile dans la ville.

Le gouvernement akaltien de la nouvellement élue Colel Zyanya a pour sa part réexprimé sa reconnaissance de l'indépendance de la cité simultanément, afin de montrer sa bonne volonté.
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Le Grand Tour de Bernaba di Albirio

Une invitation au voyage



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Bernaba s'ennuie...


Qu'est-ce qu'un "Grand tour". Le nom rappelle une idée maximaliste, une invitation à "un voyage total", tant intérieur qu'extérieur. Il faut tout faire ! Il faut tout voir ! Il faut tout lire, tout manger, tout écouter et profiter de tout. Mais il y a là bien davantage qu'un slogan de carte postale formulé à des touristes kah tanais naïfs et en quête de sensations fortes. Le Grand tour est une pratique aussi ancienne que la ville de Velsna elle-même. Enfin, peut-être, je ne sais pas...on ne conserve de trace de ces exercices qu'au XIVème siècle, alors partons du principe que cela remonte à très très très loin. A l'origine, il désigne la pratique commune des gens de l'aristocratie, souvent de jeunes gens, de tout abandonner le temps d'une année pour effectuer un tour complet de la Leucytalée, à la rencontre de ses curiosités remontant à la plus haute des antiquités, se quérant des dernières œuvres en vogue à Fortuna et à la cour du grand Charles Grain de Youslévie, rendre visite aux plus grands professeurs de rhétorique et de philosophie de Théodosine, avant de visiter quelque ruine antique sortant de terre, et finalement rentrer chez soi avec un souvenir. Cette pratique, dans la cité velsnienne, au sein de son aristocratie ne s'est jamais véritablement perdue. Les destinations ont changé: l'Alguarena, le Kah, le Jashuria et tout ce qui paraissait autrefois lointain et sans interêt sont devenues des endroits de prédilection devant permettre à l'aristocratie sénatoriale de s'encanailler loin de la cité velsnienne. Certains de ces voyages furent légendaires, à l'image du fameux "Tour de Youslévie" par Giacoppo Dangelo, homme de lettres du XVIIIème siècle ayant finit par en dresser une chronique qui est toujours éditée et populaire de nos jours parmi les amoureux des romans d'aventure.

Mais loin d'un simple loisir isolé, le "Grand Tour" a finit par se graver dans la pratique du pouvoir politique à Velsna. Financés sur les deniers propres des sénateurs en étant à l'origine, ces voyages ont fini par se transformer en ambassades diplomatiques ambulantes, dans le cadre d'initiatives privées organisées par de grandes figures. Ces voyages ne sont pas l'affaire de trois voyageurs, loin de là: ils se constituent en une démonstration de pouvoir. On a ainsi comparé les suites de ces sénateurs et hommes illustres comme des "cours royales itinérantes". Un Grand Tour, mené par une excellence illustre, peut atteindre en certains cas, plusieurs centaines de participants, voire dépasser aisément le millier, et être dans le beosin d'une logistique telle qu'elle rappelle une armée en campagne.

Pour les pays et les contrées que cette troupe sans armes traverse, cela peut constituer l'occasion ou jamais de se rapprocher de personnalités importantes de la cité velsnienne présentes dans le cortège: grand industriels, financiers, chefs de corporations commerçantes, magistrats de la République... Un Grand Tour, c'est avant tout l'occasion de nouer pour ces pays, de nouveaux contrats avec la cité velsnienne, traités et alliances, négocier des transferts bancaires, avoir une chance d'investir dans un entreprise cotée à a bourse de Velsna. Bref, une fenêtre ouverte sur un monde, qui qui ne cesse de se déplacer, et qu'il ne faut pas louper.

Mais quel est le rapport entre cette démarche profondément humaniste, ouverte sur le monde, et Bernaba Albirio ? A première vue, pas grand chose. Un grand homme a autrefois décrit le Patrice de Velsna comme "une personne très moyennement intéressée par l'art, la musique, le chant, le cinéma et toute autre manifestation culturelle susceptible de stimuler le cortex d'un cerveau humain.". Peu flatteur à première vue il est vrai, mais cet auteur fréquentant les salons velsniens a omis un trait de caractère propre à Bernaba Di Albirio, aka "le large": il s'ennuie. Pour un Homme qui était habitué à voyager, mais pour se battre, le changement de "compagnon de route de Di Grassi" à Patrice de Velsna a été rude. L'immobilisme, le mandat de Patrice, s'il l'eut accepté pour rendre service à l'ancien Maître de l'Arsenal, se révéla rapidement être une prison dorée. Une fonction au pouvoir inexistant, servant simplement de devanture de luxe à la République. A la vérité, Bernaba Di Albirio, en ce moment, était probablement le plus malheureux des Hommes (si l'on excepte la totalité des êtres humains vivant dans des pays du tiers monde, ça et les pauvres, de manière générale).

Le Patrice ruminait donc sa frustration de cette bonne nuit, devant l'un des nombreux feux de cheminée des appartements du Palais des Patrices. Parfois, il tapait nerveusement du poing sur l'accoudoir du fauteuil, sans raison apparente. D'autres fois, il faisait les cent pas, comme un lion en cage. A ses côtés, Bernardo, son domestique, était comme une ombre irritante ne le lâchant pas d'une semelle. Celui-ci vint se mettre entre lui et la cheminée, comme un vulgaire canidé réclamant de l'attention. Il montra au bout de chaque bras, deux peignoirs:

" Excellence illustre. Rouge ou bleu ?"

" De la même couleur que le peignoir de ta mère, Bernardo !"


Il ne faisait pas bon être le domestique d'un Albirio mal luné, et cela tombait bien: il l'était toujours. La question du domestique paraissait avoir déclenché chez lui un électrochoc. Il se redressa vivement de son fauteuil, comme frappé par la foudre, piqué au vif jusque dans sa dignité par une question aussi banale, aussi...médiocre.

"Il suffit ! Je suis Bernaba Di Albirio: mes ancêtres se sont battus contre les celtes à Vadimon, sur l'Arna, dans les Grandes Plaines, et toi sombre connard, tu m'emmerdes avec tes foutus peignoirs ?! J'ai fait la guerre de l'AIAN, espèce de sac à merde couvert de parfum ! J'ai débarqué à Umbra avec DI Grassi, je me suis battu à Hippo Reggia et à Vatluna. J'ai été en mission contre la Rache en pays slave, oui ou non ? OUI OU NON, Bernardo !?"

"Euh. Oui ?"

" Il suffit. Je me sens mourir à petit feu dans cette chaise, à perdre ma journée à écouter les maîtres de bureaux au conseil communal, et à faire semblant de m'intéresser à la réglementation de la taille des serviettes dans les restaurants ! A m'accoutrer avec une cape d'hermine ridicule, et un couvre-chef en forme de chibre à chaque fois que je sors comme si j'étais au carnaval de San Stefano ! Oui ! Il suffit ! C'est moi, Bernaba Di Albirio qui pour fuir les hommes de main de cette petite catin de Scaela pendant son coup d'état, a plongé à poil dans le Grand Canal ! Oui ou non ?!"

"Comment l'oublier, excellence illustre..."

"Je ne tiens plus ! Si je ne sors pas de ce palais, je vais devenir fou. Je déteste tout ce qui existe et qui respire dans cette putain de ville, Bernardo. Je.veux.voyager."

" Un voyage..."

"Oui, tu m'as entendu, Bernardo: un voyage. N'importe où mais loin d'ici, loin des Altarini, des Rufinus, des Ascone, de tous ces sénateurs qui passent leur vie à se regarder en chiens de faillence. Si je pouvais les étrangler un par un..."



Le domestique reposa les deux peignoirs et se recomposa. Il était certes de modeste condition, mais la condition de son intelligence surpassait quant à elle nettement celle de son maître.

" Excellence illustre. Peut-être pourriez vous réussir à concilier votre envie de voyage avec l'intérêt de l'Etat ?"

"Arrête d'essayer d'utiliser des mots compliqués pour essayer de m'impressionner Bernardo. Et dis moi ce que t'as en tête."

" Peut-être pourrions nous transformer votre envie soudaine en une imense fête, en un évènement politique qui ferait du Patrice de Velsna, non pas une simple figure protocolaire de l'ombre, mais la plus belle des vitrines de notre cité. Il existe des endroits fabuleux dont vous ne soupçonnez pas l'existence, excellence..."

"Tu sous entends que je suis inculte là ?"

" Non pas du tout ! Je disais, des endroits fabuleux et riches, qui sont encore vierges d'investissements d'entreprises velsniennes à la recherche de débouchés, et qui en retour, eux, cherchent à nus atteindre, à toucher...votre cœur, excellence. Ce serait une occasion de découvrir tant et tant de coses extraordinaires: les pyramides d'Axis Mundis, les atolls alguarenos, les confins du Jashuria, les grandes lignes à haute vitesse du Grand Ling !"

"Et les festins de la grosse Catherine !"

"Oui ! Exactement excellence ! La grosse Catherine ! Nous pouvons transformer votre lubie du moment en une fantastique fenêtre d'opportunité, à la fois pour notre cité, mais pour les nations de l'étranger qui voudraient apprendre à nous connaître, et à nous apprécier pour ce que nous sommes."

"Des gars futés ?"

"Exactement excellence. Des "gars futés"."

" Bon. Tu as gagné, je signe. Mais d'abord, veux tu m'amener un froc. Je commence à avoir froid là où ça me démange."

" Bien entendu excellence."



Règles de l'évènement: Le Patrice de Velsna organise à ses frais son "Grand Tour" avec une suite de près de 1 000 velsniens, l'élite politique, économique et culturelle de la cité. Tous ceux qui postuleront à cette évènement pourront avoir la visite de l'immense cortège du Patrice, ce qui leur permettra de nouer des liens diplomatiques avc Velsna, mais aussi des contrats avec des grandes entreprises velsniennes, ainsi que la mise au point d'échanges culturels, partage de technologie et j'en passe !

La suite de Bernaba Di Albirio a écrit :

Attention, le Grand Tour n'est pas qu'une simple visite diplomatique, c'est avant tout une fenêtre ouverte sur l'élite velsnienne, qui arrivera en grand nombre chez vous si vous postulez, près de 1 000 velsniens en tout et pour tout, avec parmi eux:
  • Le Patrice accompagné d'une trentaine de sénateurs de tous les groupes politiques du Sénat velsnien.
  • Une centaine de greffiers sénatoriaux chargés de répertorier les faits et gestes de chacun dans le cadre de ce voyage, pour la postérité.
  • Des chefs d'entreprise, de grands groupes et de corporations velsniennes. (possibilité de conclusion de traités de libre échange, de contrats d'armement, accords commerciaux divers etc...)
  • Des chefs militaires et d'anciennes gloires de la cité.
  • Des artistes: cinéastes, troupe de théâtre et d'opéra, des musiciens, et Gian-Maria Bigetti, humoriste préféré du Patrice de Velsna.
  • Des acteurs du monde scientifique velsnien.
  • Des centaines de "membres du personnel", petites mains, domestiques et logisticiens chargés d'assurer le confort de ce périple.


REMPLIR LE FORUMULAIRE SUIVANT


[justify]Au Patrice de Velsna [u]Bernaba Di Albirio[/u], dit "le large",

Par ce formulaire, nous, (insérer nom du gouvernement, de l'institution ou de la personne privée), formulons solennellement le vœu d'accueillir [u]son excellence illustre Bernaba "le large" Di Albirio[/u], de lui faire hospitalité et de partager avec lui le fruit de l'excellence, de la perfection et de l'ingéniosité de notre nation, ce pour une durée de trois jours.

[u]Motif de l'invitation:[/u] (exemples: achat d'armement, recherche de partenariat stratégique, transferts culturels, entente commerciale, le plaisir de rencontre le Patrice de Velsna etc...).[/justify]
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La Missive

Guerre de la restauration à Miraglia, la Franchise étrangère "Catherine Poulet" en conflit ouvert avec les une "Coalition Citoyenne"


Catherine Poulet


Drôles d'échos qui viennent de Miraglia, le joyau de la terrafirma semble depuis ces dernières semaines dans la tourmente alors que incivilités et conflits d'intérêts ébranle la tranquillité pourtant d'ordinaire assurée de la Porte d'Entrée du Sud de l'Eurysie, excédant plus que de raison les habitants, pourtant cette fois ce ne sont ni les mauvais retours de la poste républicaine, ni les accidents dans la rade du port et encore moins les prix montants de la joaillerie qui font couler l'encre mais bien... L'implantation d'une chaîne de restauration rapide...

On vous explique, retour dans le passé ! Il y a de cela presque un mois, l'un des géants de la Restauration à moindre coût et temps Teylaise a jeté son dévolu sur plusieurs localités du Sud de l'Eurysie et notamment au sein de la terrafirma fortunéenne, ce dans une audacieuse stratégie d'expansion commerciale ayant coûté des fonds conséquents et nécessités bien des investissements. Ce, ne serait-ce que pour négocier une implantation formelle auprès de l'administration républicaine d'une part qui bien que dans la tourmente à l'heure où la Custodie de l'Amiral Deria se rallonge face à l'instabilité chronique en Eurysie Occidentale ainsi que les braises encore chaudes au sein de l'Afarée du Nord se rallumant suite à divers coups d'éclats. S'ajoute à cela les seconds volets de négociations menées avec cette fois ci les localités d'implantation et notamment les divers mairies concernés, les frais d'acquisition de baux, de construction ou d'occupation de tel parcelle, taxes diverses matérielles, et c'est là même sans compter sur la vaste offensive publicitaire qui a été menée de concert dans l'optique d'attirer l'attention du grand public et de prospecter une clientèle.

La marque comme son nom l'indique, Catherine Poulet, se spécialise dans des mets à base de poulet et cuisiné "à la Teylaise" impliquant une gamme finalement assez variée de produits finaux dont la vedette demeure toutefois l'incontournable "Panier d'ailes pannées à la sauce Courvoisier" qui fait pour ainsi dire fureur au sein du Royaume Onédien depuis déjà quelques années, capitalisant autant sur ses saveurs et sa texture croustillante que sur le nom même de la famille royale qui dispose d'une certaine popularité là bas et même à un certains degrés à l'extérieur des frontières dudit royaume. Une assise déjà existante donc avec une réputation qui s'accompagne d'arguments de chocs, collaborations avec des producteurs et exploitants agricoles locaux pour se fournir en "matière premières", couplé une expertise et une expérience purement Teylaise emmenée par de véritables ambassadeurs de sa gastronomie, une vague d'emplois divers et variés à pourvoir afin d'accompagner la production ainsi que la chaîne logistique... Et ainsi de suite. Autant de choses afin de charmer les édiles comme les résidents, jusqu'aux moindres détails notamment dans l'imagerie publicitaire qui n'hésite pas à employer des grands noms de la télévision et du cinéma afin d'en faire la promotion.

Un carton immédiat dans de nombreuses localités de la Fortuna du cosmopolitisme qui raffole toujours de nouveautés et de "l'exotisme étranger". Toutefois si dans la grande majorité des lieux, principalement des villes et parfois bourgades de moindres importance ces installations se sont bien déroulées, il semble toutefois que l'imposante Cité de Miraglia se soit érigée en exception à cette règle. Les discours qui émanent afin d'éclaircir cette affaire ne sont pas toujours clairs mais selon toute vraisemblance, Catherine Poulet a rencontrée une forte opposition locale en tentant d'installer une de ses enseigne sur un emplacement stratégique et extrêmement convoité au sein du Centre-Ville, extrêmement fréquenté notamment à cause de ses innombrables Galeries et autres échoppes s'accompagnant aussi de plusieurs lieux d'études renommées.

Face à la Franchise Teylaise c'est ainsi une véritable coalition de regroupements d'individus qui n'hésitent pas à manifester une franche hostilité, parfois même s'élançant sur le plan physique. Restaurants, brasseries et autres enseignes de restaurations locales voyant d'un mauvais oeil l'arrivé d'un nouveau rival, Critiques Gastronomiques aux avis très tranchés taillant sans aucune autre forme de procès ce qu'ils nomment comme de la "Malbouffe bonne à donner aux porcs", Riverains aisés et souvent d'un certains âge irrités par les odeurs de friture et l'agitation croissante qui "rendrait leur quotidien insupportable", Représentants des Syndicats des de la Franche Sécurité... Les détracteurs ne manquent pas toutefois, si ceux ci ont des raisons et des origines variées, ils se sont tous fédérés bien assez vite derrière la bannière de Karim Delfino, ni plus ni moins que l'indéboulonnable Maire de Miraglia en place depuis plus de quinze ans et entamant son quatrième mandat à la suite. Si certains pourraient s'étonner de la chose, l'édile martèle que cela n'a rien d'anodin, bien au contraire sa prise de position claire est là la preuve sans équivoque qu'il est à l'écoute de ses administrés et entends leurs préoccupations, il soutient d'ailleurs à ce titre que Catherine Poulet s'est installé illégalement à Miraglia en profitant d'une faille administrative ainsi que de l'erreur humaine d'un des nouveaux fonctionnaires de la Mairie afin d'outrepasser les procédures d'usage permettant d'obtenir les autorisations de Bail du local aujourd'hui utilisé. Une accusation dont la franchise Teylaise se défend avec véhémence dénonçant un "complot mafieux" piloté par le Maire et ses "amis"
ayant vu le jour après des refus de verser des dons à des organismes de développement de la municipalité suite à des sollicitations d'agents de la Mairie venu en personne dans les locaux.

Les accusations en diffamation se sont ensuite enchaînées quelques jours durant jusqu'à ce que les gérants de Catherine Poulet fassent installer sur la devanture publicitaire extérieures de l'enseigne une série de message à destination du Maire, explicitement nommé par son prénom Karim, ainsi que plusieurs personnalités "influente" de la communauté jugées comme appartenant clairement à cette "mafia municipale", ce afin de lui adresser de cinglantes réponses tel que "Catherine Poulet contre les extorsions ! #DehorsLaCorruption" ou encore "Filipo Martinero, toi et ton syndicat arrêtez d'essayer de vous faire passer pour des Philanthropes, tu n'es qu'un voyou à la petite semaine, remballe tes larbins, tu ne nous feras pas taire !", des déclarations indirectes qui n'ont toutefois pas améliorée l'ambiance locale, loin de là.

De fait, les choses ont soudainement commencé à monter dans les octaves lorsqu'un des employés de Catherine Poulet aurait finit à l'hôpital avec les jambes dans le plâtre, une plainte ayant d'ailleurs été déposé pour agression avec "des barres en fer" par les gérants de l'enseigne qui ont ensuite déclaré aux organes de presse que ledit employé avait été victime d'une odieuse embuscade digne de brigands de grands chemins mais que ces tentatives d'intimidations ne les feraient pas taire. La Mairie ayant déclarée quand à elle qu'il s'agissait là encore d'élucubrations abracadabrantesque, arguant que le centre ville était extrêmement sûr et que l'employé avait sûrement juste dû glisser dans un amas de poutre en acier destinées à des travaux d'aménagement. Pour l'heure cependant, la police se garde de tout commentaire, l'enquête suivant son cours et dit "n'écarter aucune piste". Toujours est-il que depuis cet incident, les deux "factions" en opposition ont revues leurs angles d'attaques et de défenses respectives.

Pas plus tard que la semaine dernière notamment, les employées de la municipalité avaient fait déposer une série de blocs de bétons devant l'enseigne afin de "combattre l'occupation illégale des lieux et les propos diffamatoires", de manière très confuse toutefois, il semble qu'une erreur humaine ait menée à un déversement de béton frais sur l'un des véhicules des gérants qui a dû être libéré à grands renforts de massue pendant plusieurs heures car ledit béton s'était solidifié à l'insu de tous. Cependant, cette épisode des blocs de bétons fut finalement de courte durée après qu'un nouvel acteur se soit joint à la mêlée : La Justice. De fait, si les prétentions de chacun des partis étaient déjà à l'écoute et le sont à vrai dire encore, ce depuis quelques temps, la prise d'action de la Mairie à semble-t-il forcée les Juges en charge du dossier à émettre une ordonnance préemptive afin de faire lever la chose, qualifiant la pose de blocs de bétons comme "Une violation insupportable des libertés fondamentales de Catherine Poulet", ordonnant leur retrait immédiat qui fut fait, non sans traîner le pieds toutefois.

Mais tandis que les mésententes et querelles continuent et que la Justice se penche encore sur bien des détails, il apparaît que le Maire et ses adjoints ont trouvés une nouvelle manière de provoquer leur bête noire. Dans la nuit d'hier, une série de vaste pots de fleurs d'une hauteur des plus imposantes a été disposée le long des trottoirs devant l'enseigne de restauration Telyaise, occasionnant une gêne importante pour la clientèle et dissimulant en partie les lieux vu de la chaussée. Ce qui a entraîné la dénonciation immédiate de la chose par les gérants de Catherine Poulet, accusant "Karim et ses laquais" de contourner l'ordonnance judiciaire, ce à quoi le Maire s'est défendu en affirmant que au contraire il ne faisait que respecter la loi. Quelle loi ? Une "Obligation aux édiles de la Région d'aider à la pollinisation de leurs agglomérations afin de favoriser la symbiose naturelle et la bio-diversité", arguant que l'installation de ces pots de fleurs forts garnies ce faisait dans cette optique uniquement et soutenant que l'enseigne Teylaise voyait le mal partout et s'enterrait dans une "dangereuse paranoïa". Après investigation, il apparaît en effet qu'une loi allant dans le sens de cette optique écologique avait été passée le jour d'avant au Cortès Miraglien, le parlement régional, celle ci portée par Daniellito Bendito, un élu réputé proche du Syndicat de Franche Protection et de son représentant Monsieur Filipo Martinero.. Un détail qui fait tout de même hausser un sourcil, mais que beaucoup de riverains considèrent simplement comme une coïncidence et la simple expression du processus Démocratique...

Quoi qu'il en soit, Catherine Poulet est décidé à ne pas en rester là, et la bataille judiciaire ne semble que commencer tandis que les affrontements verbaux se poursuivent avec ardeur... Affaire à suivre donc !
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La Missive

Catherine Poulet contre la municipalité de Miraglia, Second Acte : Filipo Martinero s'exprime !



Philipo Martinero, l'honnête Président du Syndicat de la Franche Protection qui ne veut que votre bien

Le torchon continu de brûler entre la Franchise de restauration rapide Teylaise "Catherine Poulet" et la municipalité de la cité Fortunéenne de Miraglia. Alors que les décisions de la Justice se font attendre, ayant été retardés notamment à cause d'une multitude de stratagèmes administratifs prenant la forme d'un flot ininterrompu de nouveaux ajouts de documents aux dossiers à l'étude, principalement réalisés par la Mairie. Les représentants de Catherine Poulet dénoncent dores et déjà un jeu de la montre exacerbée afin de nuire volontairement à leur chiffre d'affaire de tel manière à les pousser à partir en mettant un couteau financier sous la gorge de la franchise, ce que nie en bloc l'édile et ses adjoints, soutenant une simple bonne conscience afin que "La justice ait conscience de l'ensemble des faits et de leur teneur". Pour autant, le chiffre d'affaire de l'enseigne se porte plutôt bien lorsque l'on analyse le bilan, une curiosité qui s'explique principalement par un afflux constants de nouveaux clients venus parfois de loin, et incluant un certains nombre d'influenceurs populaires du moment de même que certaines personnalités politiques qui se saisissent de l'occasion pour "faire le buzz". Un adjoint de la Mairie ayant voulu rester anonyme a partagé à nos confrères journalistes sur le terrain que constatation avait été faites que la stratégie du Maire n'avait finalement pas été peut être aussi productive qu'il l'espérait, pire elle s'était partiellement retournée contre lui avec des résultats inverses à ses attentes.

Toujours est-il que sur le terrain la situation demeure malgré tout complexe, en témoigne notamment la poursuite de ce que certains journaux locaux nomment désormais non sens humour "La Controverse des Pots de Fleurs". Pour rappel, il y a quelques semaines de cela peu après avoir été rappelé à l'ordre par la justice pour avoir tenté d'installer des blocs en béton afin de bloquer l'accès à l'enseigne, la Mairie avait quelques jours après fait disposer d'immenses pots de fleurs assez gênant et quelques peu odorant le long de l'allée piétonne jouxtant les lieux, ce qui octroyait un certains nombre de gênes.

La chose n'est de toute évidence pas allée en s'arrangeant, et quand bien même les gérants de l'antenne locale de Catherine Poulet ont multiplié les recours judiciaires annexes, rien n'y a fait, techniquement la Mairie demeure dans la légalité par son action, à la plus grande satisfaction de Karim qui n'a pas hésité à saluer la rigueur du système judiciaire tout en condamnant à nouveau l'enseigne Catherine Poulet en les comparant à des Mésolvardiens à petit pieds. Et si tout cela aurait pu au moins à cette échelle s'arrêter là, de nouveaux rebondissements ont lieu il y a quelques jours lorsque au petit matin après une nuit vraisemblablement agitée, les riverains et clients fidèles de Catherine Poulet ont pu constater que les pots de fleurs avaient mystérieusement disparus en l'espace d'une nuit, ne laissant que de larges trainées de terres sur la chaussée. Après enquête, ceux ci ont été retrouvés renversé devant le porche et les fenêtres de la Mairie, au grand damn des employés municipaux qui ont dû composer leur journée avec une odeur révoltante à l'extérieur et des fenêtres fermées lors d'une chaleur étouffante. De manière assez peu surprenante, plusieurs réunions et rendez-vous ont même été annulées face à la gêne olfactive ayant réussi jusqu'à faire fuir plusieurs administrés. Le Maire Karim Delfino, furieux, a quand à lui porté plainte et mis en accusation explicitement la "Racaille de Fast Food", sans toutefois que de réelles preuves soient avancées permettant de lier l'Enseigne à ce qui a été qualifié "d'odieux actes de vandalisme".

Quoi qu'il en soit, et malgré cela, deux jours plus tard et après une nouvelle facture plutôt salée d'après les échos que nous avons, en dépit du fait que le Maire ait refusé de donner les chiffres exactes, de nouveaux pots de fleurs étaient de retour devant le Catherine Poulet... Avant d'être retrouvés brisés et dispersés aux quatre vents en divers morceaux un peu partout dans la rue le jour suivant après une nouvelle nuit mouvementée. Bien évidemment, tout cela à provoqué bien des réactions et pas nécessairement que de l'indignation, mais Karim ne semble pas décidé à en démordre malgré ce qu'il qualifie comme du "vandalisme d'intimidation", et en attendant que la police mène son enquête, en a appelé à la vigilance citoyenne afin de s'assurer que la troisième vague de pots de fleurs installés pas plus tard que ce matin ne subissent pas le même sort que leurs prédécesseurs.

Un appel qui a été entendu puisque monsieur Filipo Martinero et ses associés du Syndicat de la Franche Protection courent le pavé des rues depuis ce matin et opèrent des rondes ainsi que des roulements afin de surveiller les lieux avec vigilance. Ledit Monsieur Martinero a d'ailleurs tenu à s'exprimer à nos micro lorsque nous lui avons posé quelques questions sur les raisons de son implication et ce qu'il pensait de la situation en général. Un extrait de cette interview va suivre le cas échéant :


Journalistes - << Monsieur Martinero, vous êtes un nom qui ressort souvent visiblement dans les affaires du Quartier et même de la ville, et l'un des premiers à répondre à l'appel du Maire, pourquoi cela ? >>

Filipo Martinero - << C'est pas faux. C'est le lot de la célébrité que voulez vous, j'ai une petite réputation ici, pareil avec les copains du syndicat... Et on est de bons citoyens, réglos, on suit la loi, on trie les ordures, on aide les grands mères à traverser la rue... Tout ça tout ça, des trucs de bons samaritains en somme... Alors bien évidemment si Monsieur le Maire a besoin d'aide pour préserver la... Beauté florale... De la ville, on viens juste aider, on rends service. >>

Journalistes - << Seulement pour préserver la Beauté florale ? Des employés de Catherine Poulet vous font pourtant les yeux ronds et certains semblent dire que vous êtes là pour les intimider. >>

Filipo Martinero - << Intimider... Intimider... Mensonges et affabulations. Qu'est-ce qu'ils y connaissent à l'intimidation ? On est juste d'honnêtes gens qui n'aimons pas les voyous hein. Du vandalisme nocturne, on veut pas de ça dans notre ville ! Si ces mossieurs du Catherine Poulet n'ont rien à se reprocher notre présence ne devrait pas les gêner... Nous on est juste là pour s'assurer que les pots de fleurs restent à leur place. On a rien contre ces gugus hein, tant qu'ils font rien de suspect. >>

Journalistes - << Pourtant, quelques jours plus tôt n'aviez vous pas eut quelques différents avec l'enseigne et ses gérants en ayant essuyé un refus de leur part quand une proposition que vous leur avez faites avec votre Syndicat de Franche protection concernant un "Forfait Tranquilité", qu'est ce que c'est d'ailleurs ce forfait là ? >>

Filipo Martinero - << Oh ça... Non, trois fois rien. Une erreur de compréhension de la part de ces messieurs. Le forfait c'est simplement une initiative de la communauté du centre-ville, une contribution volontaire et tout à fait optionnelle afin de pourvoir à un budget citoyen dans le cadre de l'établissement de mesures ludiques et sécuritaires afin de maintenir la tranquilité des lieux à notre échelle. Ces Messieurs sont nouveaux ici alors ont a eut quelques incompréhensions... C'est tout. De là à parler de différents... Non... Ce sont de simples dons volontaires. Cela nous aide à subventionner un système de caméras, à aider à soutenir la police de proximité ou parfois des appoints, et à organiser des activités, tout cela quoi... C'est une manière de s'intégrer et de rendre service à tout le monde... Hé, voyez cette affaire avec les pots de fleurs, ou encore cette sinistre histoire où un des employés a eut un accident malencontreux où il a finit dans le plâtre à l'hôpital. C'est notamment afin de garder les rues sûres et d'éviter ce genre de choses que ça sert ces participations... >>


Journalistes - << Certaines voix vous accusent à demi-teinte de ne pas être étranger à l'accident de l'employé à ce sujet... Car l'enseigne n'aurait pas payé. >>

Filipo Martinero - << Conneries. Diffamations. On est pas des brigands ! On est d'honnêtes samaritains, on force personne à participer, chacun est libre de ses choix... Après, c'est pas notre faute si tout ceux qui ont pas voulus ont eut des PROBLEMES. Hein, c'est à ces risques et périls qu'on tourne le dos à la communauté, en retour forcément celle ci peut pas aider quand c'est nécessaire. Vous demanderez aux autres commerçants si ils ont eut des problèmes eux après avoir fait leur part pour la communauté, ils vous diront tous que non, ça veut bien dire quelque chose... >>

Journalistes - << Je vois... Autre question, le Timing de promulgation de loi sur la pollinisation a semble-t-il été porté prestement et par l'un de vos amis au Cortès régional, certains de nos auditeurs soutiennent que vous n'êtes pas étranger à tout cela, qu'avez vous à leur répondre ? >>

Filipo Martinero - << Pas étranger... Pas étranger... On a plus le droit de déjeuner avec ses amis si ils sont au parlement ? Hé, c'est Fortuna ici, pas la Loduarie. C'est pas car un de mes meilleurs amis est un élu que je joue un rôle dans le moindre projet de loi qu'il soutient. Et de toute façon, qu'est-ce qu'elle a de mal cette loi sur la pollinisation ? Ils aiment pas les abeilles ces gens là ? Ils préfèrent un trou à rat en béton comme Lyonnars ? Y'a bien que les communistes pour penser comme ça... Ou les Mésolvardiens...

Journalistes - << Hmmmm... Hmmmm... D'acco... Heu... Dites voir, votre collègue syndicaliste là bas qui nous fixe, c'est pas une barre en fer qu'il a dans les mains ? >>

Filipo Martinero - << Le Fredo ? Noooooooooon. Enfin si... Mais c'est rien... Il veut juste jouer... Au jeu de balle là qu'ils aiment bien en Aleucie... Le BaseBall qu'ils appellent ça je crois ? C'est un grand sportif le Fredo. >>

Journalistes - << Mais... Cela se joue pas avec une barre en fer... >>

Filipo Martinero - << Ah bah ça. Variante locale, les jeunes ont une sacrée imagination... Vous voulez essayer peut être ? Y'a des règles spéciales par contre... >>

Journalistes - << Heu... Non merci Monsieur, ça iras... On doit y aller d'ailleurs, on a le montage à faire... >>


Suite à cette interview, nos équipes ont dû se retirer après avoir reçu de multiples invitations à "jouer" de la part d'autres "joueurs de Ferball" comme ils se nomment du syndicat qui se sont montrés très insistant pour leur faire part des règles de leur version locale de "Baseball"... Affaire à suivre donc...
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