23/09/2020
22:05:12
Index du forum Continents Aleucie Lermandie

[Diplomatie] Ministère des Affaires Etrangères - Page 12

Voir fiche pays Voir sur la carte
979
Missive diplomatiques


Blason du ministère des affaires étrangères
Objet : Finaliser la mise en place de relation diplomatique

Cher Nicolas Lupin,
Laissez-moi vous remercier pour votre réponse favorable et la rapide présentation de votre nation.
Pour ce qui est des affaires d’ambassades, notre ambassadrice sera Maria Grandesse, qui a déjà eu à plusieurs reprises le rôle d’ambassadrice du San Youté à l’étranger.
Pour vos interrogations quant à l’implantation de la fondation BelArte, pardonnez-moi de ne pas avoir indiqué ces informations auparavant. Il s’agit d’une organisation affiliée à notre ministère de la Culture, dont l’objectif est de promouvoir la culture du San Youté et de la faire collaborer avec des cultures étrangères.
Nous vous renvoyons vers cette présentation ci-jointe pour plus d’informations :
Presentation de la fondation BelArte
Enfin, nous souhaiterions savoir si des domaines de collaboration économique spécifiques entre la Lermandie et le San Youté vous intéressent, nous sommes ouverts à vos propositions.
En attendant votre réponse,



Cordialement,
Clara Mendizabal, ministre des affaires étrangères du San Youté
3641
Logo MOFA

De la part de :
Henry Takajiwa, Ministre Fédéral aux affaires étrangères,
Columbia, Grande République de Westalia.

A l'attention de :
Nicolas Lupin, Ministre des affaires étrangères,
Bradis, République de Lermandie.

Objet : Concernant la présence kartienne en Lermandie



Monsieur le Ministre,

Déjà sous l'ancien régime kartien, la Grande République avait partagé son inquiétude concernant la présence d'une base militaire de cette nation eurysienne sur votre territoire et le risque de déstabilisation régionale que cette dernière a la capacité de provoquer, dans une Aleucie de l'Ouest qui a toujours sue se débrouiller sans l'intervention parasitaire d'étrangers. Le gouvernement de Karty n'est pas présent en Aleucie dans le but altruiste de protéger la Lermandie d'une quelconque attaque stérusienne ou akaltienne, son unique objectif sur vos terres est de disposer d'un point de projection à l'internationale, une tentative d'expansion de sa zone d'influence qui n'a échappé à personne en Westalia et pour laquelle nous souhaitons nous opposer le plus fermement possible.

En l'espace d'un an, cette base a eu le temps de voir Karty devenir une "République-Impériale", suivie d'une "République Fédérale", démonstration d'une instabilité croissante de ce pays et d'un risque critique concernant l’allégeance et les agissements des effectifs militaires présents sur votre territoire. Aujourd'hui, cette dernière itération d'organisation gouvernementale flirte grandement avec des idéologies anti-démocratiques, telles que le communisme, ou à l'inverse de nos idées, tel qu'un socialisme et communalisme révolutionnaire plus qu'inquiétant sur le vieux continent. A l'issue d'une énième guerre civile, Karty a entrepris l'invasion d'une nation voisine, imposant son idéologie d'extrême-gauche par la force des armes, par la même force armée présente en Lermandie. Pour le moment, elle se tient seulement dans un rôle passif, mais nul ne sait quelle sera la prochaine lubie ou le futur dirigeant fou qui arrivera à la tête de leur jeune gouvernement, encore en quête d'une identité claire. La prochaine fois, les kartiens pourraient poser leurs yeux sur la Lermandie, la déstabiliser, voir faire usage de leur armée pour mettre à mal la longue stabilité de la République.

Ce risque, en tant que plus proche allié des lermandiens, le gouvernement fédéral ne peut pas se permettre de le laisser courir. Il est désormais un fait indéniable : votre pays héberge une base militaire d'une nation révolutionnaire, instable et aux idées d'extrême-gauche. Le danger est présent et il ne faut pas attendre que celui-ci frappe pour dératiser le problème une bonne fois pour toutes. En 1958 et en 1982, la Grande République s'est montrée présente à vos côtés pour bouter hors de votre territoire et annihiler la présence de la Viétie communiste. En 2016, la Grande République s'est de nouveau montrée présente pour chasser le danger stérusien et protéger les eaux territoriales lermandienne. Aujourd'hui, nous sommes de nouveau prêts à vous soutenir pour mettre fin à l'existence de cette base militaire dangereuse qui n'a que trop durée, pour le peuple lermandien et pour tous les aleuciens.

Bien évidemment, ma dernière phrase ne sous-entend pas par un usage de la force pour résoudre ce problème. Au contraire, une demande de retrait officielle de cette base avec le soutien diplomatique de la Grande République n'en sera que plus forte et plus importante, lorsque cette dernière sera réceptionnée par le gouvernement kartien, de la part de vos représentants. Comme à chaque moment critique dans l'histoire, nous nous tenons aux côtés de nos plus proches alliés et j'espère que vous comprendrez que mon ton alarmiste n'est en rien exagéré, mais dans une pensée englobant le bien-être et la stabilité des lermandiens, mais également de toute l'Aleucie, qui viendra saluer sans aucun doute une telle action lermandienne de chasser des étrangers de notre continent, d'autant plus à la vue de leur idéologie délétère.

Je sais que votre gouvernement saura faire le choix le plus adapté et réfléchi pour trouver la finalité la plus juste à cette situation.

Dans l'attente de notre prochain échange, je vous prie de bien vouloir recevoir mes salutations les plus respectueuses.

Signature MOFA
1537
Sceau de la Présidence Fédérale Kartienne

Communiqué officiel de la République Fédérale Kartienne,
fait à Volkingrad le quatorze du mois de novembre de l'an 2018,
par l'un des trois représentants du Capitole,
la Gouverneure Angèle Orlovski.
A destination de la République de Lermandie,
Par la capitale de Bradis,
à l'intention de sieur Michel Duval,
en sa qualité de Président.



AlinéaExcellence Lermandienne, la République Fédérale Kartienne vous salue. Considérant notre récente entrevue, le fait accompli de la révision partagée de nos pouvoirs législatifs du traité d'Epsilon, votre non-vouloir de la présence Kartienne sous votre territoire ainsi que votre décision unilatérale de rompre ledit traité par notre refus de modification de ce dernier, nous actons par conséquent le retrait de notre infrastructure militaire. Notre présence en Lermandie reposait sur la défense de votre nation, c'est avant tout en réduisant ses effectifs que vous communiquez le non-besoin de cette protection. Avec le départ du complexe militaire, c'est aussi notre protection qui devient caduque, car naturellement ne disposant plus d'un moyen de projection probant pour se faire. Le Traité d'Epsilon sera étudié par le Sénat Fédéral sous peu, cependant la décision du retrait relève du Tricommandement et non de cet organe. Voyez par ailleurs cette action comme une main tendue pour la résolution pacifique d'un futur conflit, nous rappelons à titre indicatif les pressions de votre alliée Westalienne sur le sujet, désormais satisfaites. Paraît-il que nos trois parties s'en voient des plus arrangées de notre décision,

Je vous prie d'agréer à mes plus sincères salutations, bien à vous et cordialement, je vous dis au revoir et par espérance à bientôt.

Missive matriculée #02-01-05.


Gouveneure Angèle Orlovski
2379
KINGDOM OF BROCELYNWOOD

Test


Expéditeur : Secrétariat Royal à la Politique Étrangère et aux Armées du Royaume de Brocelynwood

Destinataire : Ministre des Affaires Étrangères de la République de Lermandie

Objet : Réponse à la prise de contact diplomatique


Monsieur Lupin,

Nous donnons présentement réponse à votre missive visant à initier des discussions diplomatiques régulières et formelles entre nos deux nations.

Nous sommes particulièrement en phase avec les points clefs que vous mettez en avant.
Nous sommes pour notre part une économie développée dans le domaine agricole, du bois et dans le secteur maritime. Sans nommer notre doctrine aussi précisément, nous croyons effectivement en la liberté d’entreprendre et de commercer au sein du pays, en nous basant sur des petites unités de production. Dans le même temps, notre Royaume contrôle directement tout ou partie des secteurs stratégiques, ce qui rejoint votre principe de planification étatique partielle. Notre secteur ferroviaire revêt également une importance considérable, avec des lignes de chemin de fer exploitées par notre Compagnie Ferroviaire Royale (CFR). Cependant, les métaux nécessaires à la construction et à la modernisation des lignes sont en partie importés.

Vis-à-vis des partenaires internationaux, nous adoptons une position de principe relativement protectionniste avec une ouverture progressive à des partenaires ciblés dont nous partageons des valeurs et des intérêts économiques et commerciaux convergents.
De façon globale, notre positionnement dans le domaine des affaires étrangères demeure donc prudent mais ouvert.
Or compte tenu de la qualité du contenu de ces premiers échanges, nous donnons bien entendu une suite favorable à votre demande.

Par conséquent, une Ambassade de la République de Lermandie est prête à ouvrir au sein de notre capitale, Wynterhall. Réciproquement, nous nous tenons prêts à nommer une équipe diplomatique chargée de représenter le Royaume de Brocelynwood au sein de notre République.
Par ailleurs, nous nous tenons prêts à aborder tout point relatif à notre coopération ou à nos positionnements respectifs sur les enjeux internationaux.

Enfin, nous estimons que William II, le prédécesseur du monarque actuel Sa Majesté le Roi Johnlyn IV, a commis une erreur en ne s'engageant pas aux côtés de votre République et de Westalia dans votre opposition à la domination communiste sur le continent au debut et a la fin de son règne. À ce titre, nous avons aujourd'hui une dette morale a votre égard.

Nous vous prions de bien vouloir recevoir, Monsieur Lupin, nos sincères et distinguées salutations.


Stephen Philipps
Secrétaire Royal à la Politique Étrangère
et aux Armées du Royaume de Brocelynwood
Stephen Philipps (Ignazio Cassis) Format petit
5152
https://media.discordapp.net/attachments/1070343857167929426/1093987666153975848/ministere_etrangere.png?ex=65eb6d68&is=65d8f868&hm=c6b306199e799f913c163be35ce19e14ef60b7ecf4f2fc58993d3e12334e9b19&=&format=webp&quality=lossless&width=813&height=525

De François-Adolphe Rouzet, Grand Chancelier Impérial et Premier Ministre par intérim,
À Son Excellence Monsieur Lupin, Ministre des Affaires Étrangères de la République de Lermandie.


Fait à Haguevieil, Empire du Nord, le 08 décembre 2018.

Objet : Ouverture d'un nouveau cycle de discussions stratégiques bilatérales


Excellence,

Nos deux nations n'ont pas attendu les circonstances tragiques de ces dernières années pour se comprendre et entretenir une amitié et une coopération profonde. Mais l'Histoire, parfois, révèle la solidité des liens avec une clarté que les périodes ordinaires ne permettent pas toujours de mesurer pleinement. En effet, lorsque l'Empire du Nord fut frappé par l'Holocauste d'Estham, la République de Lermandie ne s'est pas contentée de mots. Elle a agi. Elle a soutenu, secouru, accompagné. L'aide humanitaire lermandienne fut rapide, structurée, généreuse, humaine. Elle a contribué à soulager l'urgence, à stabiliser des situations critiques, à rappeler que la solidarité entre nations de l'Aleucie n'est pas une formule abstraite, mais une réalité concrète. Grâce à vous, des vies ont été sauvées, ces citoyens vous sont éternellement reconnaissants et notre nation tout autant.

Votre gouvernement avait également exprimé sa disponibilité à appuyer l'intervention engagée contre Carnavale. Ce geste, qu'il ait été suivi ou non d'une participation opérationnelle, n'en demeure pas moins significatif. Il témoignait d'une convergence stratégique et morale que l'Empire n'a pas oubliée et pour cela, je vous exprime une gratitude et une amitié sincère et éternelle.

Aujourd'hui, alors que notre continent poursuit sa recomposition et que les équilibres régionaux demeurent mouvants, il nous paraît naturel, et même nécessaire, d'ouvrir un nouveau cycle de discussions bilatérales entre l'Empire du Nord et la République de Lermandie. Pour réaffirmer d'une part ce qui fonctionne déjà, mais surtout pour approfondir, structurer et projeter plus loin encore une coopération qui a fait ses preuves.

Au sein de l'Alliance pour la Sécurité Économique de l'Aleucie, nos deux pays ont démontré qu'une coordination exigeante, respectueuse des souverainetés et orientée vers des objectifs clairs, peut produire des résultats tangibles. Marché commun, mécanismes de défense, interopérabilité croissante de nos forces, harmonisation progressive de certaines normes économiques : ces acquis constituent une base solide. Mais ils ne doivent pas nous conduire à l'immobilisme et à la stagnation. Nous pouvons aller plus loin.

Nous souhaiterions ainsi engager avec vous un dialogue structuré autour de plusieurs axes :

- D'abord, l'approfondissement de notre coordination stratégique et sécuritaire. Les menaces hybrides, la circulation transnationale de réseaux criminels et terroristes, les tentatives d'ingérence étrangère exigent une vigilance accrue et une coopération opérationnelle toujours plus fine. De plus, si la Fédération de Stérus est devenue un Empire et semble s'être apaisé, adhérer immédiatement à ce récit séduisant en apparences pourrait être une erreur majeure. Une intensification de nos échanges de renseignement, des exercices conjoints renforcés et une réflexion commune sur la projection de stabilité en Aleucie pourraient constituer des pistes concrètes.

- Ensuite, le renforcement de l'intégration économique entre nos deux pays. Malgré l'existence du marché commun, des marges importantes subsistent : investissements croisés dans les secteurs industriels stratégiques, projet que nous portions au sein de l'ASEA par un organisme tombé dans les limbes des réunions de travail et des priorités nationales, coopération énergétique notamment sur le secteur nucléaire où nos nations possèdent toutes deux des capacités très avancées, innovation technologique, facilitation accrue des mobilités professionnelles. Nous sommes convaincus qu'un axe nord-lermandien plus structuré peut devenir un moteur supplémentaire de compétitivité au sein de l'Alliance et du continent tout entier.

- Enfin, nous souhaiterions également ouvrir un chapitre consacré à la coopération culturelle, universitaire et scientifique. Nos sociétés partagent une vision humaniste, attachée à la dignité de la personne et à la responsabilité des institutions. Donner à cette proximité une traduction plus dense à travers des programmes d'échanges, des partenariats académiques et des initiatives communes dans les domaines de la recherche contribuerait à ancrer notre relation dans la durée.

Notre ambition n'est ni de multiplier les déclarations, ni de superposer des mécanismes inutiles. Elle est de consolider un partenariat déjà solide en lui donnant une perspective stratégique à dix ou quinze ans, dans un esprit de confiance, de clarté et d'exigence réciproque.

Si vous en partagez le principe, nous proposerions l'organisation, dans les prochains mois, d'une session bilatérale de haut niveau à Grovern ainsi qu'un temps de recueillement à Estham, associant nos équipes diplomatiques, économiques et de défense ainsi que Son Excellence le Président de la République, afin d'établir une feuille de route commune.

Excellence, l'Empire du Nord considère la République de Lermandie non seulement comme un allié et comme un partenaire de confiance dont la constance a été éprouvée, mais aussi comme une nation sœur dans un monde toujours plus troublée, sur laquelle nous savons compter. Il nous appartient désormais de transformer cette confiance en un projet commun plus ambitieux encore.

Je vous prie d'agréer, Excellence, l'assurance de ma plus haute considération et de mon profond respect.

François-Adolphe Rouzet
Grand Chancelier Impérial et Premier Ministre par intérim de l'Empire du Nord
386
ambassade

à l'attention de M. Nicolas Lupin

Bonjour cher homologue,

Je vous contacte aujourd'hui car nous souhaiterions un échange d'ambassade entre la république d'Oskallie et notre nation qui est la république de Lermandie. Ceci pourrait nous permettre des échanges commerciaux, culturels.

Dans l'attente d'une réponse favorable, veuillez agréer mes salutations.
Cordialement, Lora Ménard, Ministre des affaires étrangères de la République Oskallie.
1112

Département des Relations Extérieures de la République Démocratique de Vlastie

Logo_Ministère

----------------Madame, Monsieur;
--------C’est avec honneur, mais aussi avec tristesse que nous vous faisons parvenir cette missive.

--------En effet, la raison pour laquelle nous vous contactons est des plus inédites et également des plus affligées. Son excellence le Secrétaire Général du Parti Communiste de Vlastie, le camarade Léonin Ilyas Frejnès, illustre chef d’État ainsi que militaire émérite, est décédé.
--------Pour honorer sa mémoire, nous aimerions convier une délégation lermandienne à ses obsèques, prévues le quinze mars deux-mille-dix-huit. L’invitation a certes été portée à tous les pays d’Aleucie au cours d’un communiqué officiel, néanmoins au vu de l’importance que nous portons à nos liens communs nous souhaitons faire parvenir spécifiquement une invitation à votre gouvernement.

--------Post-Scriptum :Malgré le fait que le communiqué et l’invitation soient tous deux arrivés assez tard, nous espérons tout de même voir une représentation arborant les couleurs de la République de Lermandie.





Veuillez agréer à nos plus sincères salutations socialistes;
De Bradis, le 11/03/2018 à 12:35

Bureau de l’ambassadeur de Vlastie en Lermandie, Valérien Federer,
C’est une signature, tu crois quoi ? Y’a rien de spécial à dire dessus 😐
1478
AFF.
Cabinet du Ministre Hervé Peltier
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DE LA RÉPUBLIQUE DE NEXANIE


La République de Nexanie, forte de sa stabilité intérieure, de sa croissance économique continue et de sa vision d'avenir, réaffirme aujourd'hui sa volonté d'être un acteur engagé, fiable et constructif sur la scène internationale.

Notre gouvernement souhaite briser son silences historiques et franchir une nouvelle étape.
C'est avec cette volonté pragmatique que la IIIe République tend la main aux nations partageant des ambitions de progrès, de sécurité et de prospérité mutuelle.

La Nexanie propose officiellement l'établissement ou le renforcement de canaux de communication directs et permanents. Notre objectif est clair :
  • Développer des flux d'échanges dynamiques et sécurisés, profitables à nos marchés respectifs.
  • Collaborer au maintien de l'ordre et à la protection des voies d'échanges majeures.
  • Construire des ponts diplomatiques basés sur la reconnaissance stricte de l'indépendance de chaque État, sans ingérence.

Le dialogue et la coopération économique sont les fondements d'une paix durable et d'une richesse partagée.
La Nexanie est prête à s'asseoir à la table des négociations, à accueillir vos délégations à Maneonne ou à dépêcher ses propres diplomates pour poser les bases de futurs accords historiques.

Nos services diplomatiques se tiennent dès à présent à la disposition de vos chancelleries pour entamer ces discussions et planifier nos futures rencontres.

Veuillez agréer, Monsieur le Conseiller, l'expression de nos salutations les plus distinguées.

Pour le Conseil d'Administration,
Le Cabinet du Ministre des Affaires Étrangères de la République de Nexanie
2523
AFF


MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DE LA IIIe RÉPUBLIQUE DE NEXANIE
Cabinet du Président Josh McKenzie

À l'attention de : Monsieur Nicolas Lupin, Ministre des Affaires Étrangères de la République de Lermandie, Bradis.
Objet : Réponse à votre proposition d'établissement de relations diplomatiques.

Monsieur le Ministre,

Le Cabinet du Président Josh McKenzie et le Ministère des Affaires Étrangères de la IIIe République de Nexanie ont pris connaissance avec un intérêt sincère de votre communication, et vous remercient de la clarté et de la courtoisie qui la caractérisent, qualités que notre République sait reconnaître et apprécier à leur juste valeur chez un partenaire qui se présente d'égal à égal.

Nous avons noté avec attention l'histoire de votre nation : une indépendance conquise par treize années de lutte, une économie bâtie sur l'industrie, les mines et le rail, et une doctrine qui, à travers les crises, a su privilégier la stabilité et le protectionnisme plutôt que l'expansionnisme. Ce sont là des principes que la République de Nexanie comprend et respecte, ayant elle-même fondé sa propre souveraineté sur la volonté populaire et la préservation de ses intérêts nationaux face aux ingérences extérieures.

C'est donc avec satisfaction que nous accueillons votre proposition d'échange diplomatique régulier. La République de Nexanie accepte avec plaisir la venue de Madame Renaud Lalande en qualité d'ambassadrice auprès de notre gouvernement, et veillera à ce qu'elle soit reçue avec tous les égards dus à sa fonction et à la nation qu'elle représente.

S'agissant des propositions d'ordre économique et sécuritaire évoquées dans votre message, notre gouvernement partage votre souhait d'un entretien direct, plus à même de clarifier nos attentes réciproques qu'un échange de correspondance.
Toutefois, conformément aux usages qui gouvernent notre pratique diplomatique, la République de Nexanie reçoit ses partenaires à Maneonne, capitale de la IIIe République, où nos autorités seront en mesure de vous exposer, avec toute la précision requise, l'étendue de nos intentions et le cadre dans lequel nous envisageons cette coopération.

Cette invitation ne procède d'aucune réserve à l'égard de votre nation ni de votre proposition d'accueil à Bradis, dont nous saluons la générosité ; elle relève simplement du principe, cher à notre République, selon lequel les grandes décisions qui engagent la nation se prennent sur son propre sol. Nous ne doutons pas que la République de Lermandie, elle-même attachée à son indépendance et à sa souveraineté, saura comprendre et apprécier cette exigence.

Dans l'attente du plaisir de vous accueillir à Maneonne, ainsi que Madame l'Ambassadrice Renaud Lalande, je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de ma considération la plus distinguée.

Le Cabinet du Président Josh McKenzie
Le Ministère des Affaires Étrangères de la IIIe République de Nexanie
13476
Logo MOFA

De la part de :
Henry Takajiwa, Ministre Fédéral aux affaires étrangères,
Columbia, Grande République de Westalia.

A l'attention de :
Michel Duval, Président de la République de Lermandie,
Bradis, République de Lermandie.

Objet : Annonce de départ de l'ASEA et invitation à la création d'une nouvelle alliance aleucienne



Monsieur le Président Duval, Cher allié,

Il n’y a pas besoin de rappeler à quel point la Grande République de Westalia et la République de Lermandie entretiennent des relations particulièrement proches, sûrement les plus proches que nous entretenons sur l’ensemble du continent aleucien, et l’une des alliances les plus durables, indivisibles et, surtout, invaincues face à toutes les menaces auxquelles nous avons fait face ensemble, qu’elles fussent anciennes ou modernes. Si ces dernières années n’ont pas été propices à un meilleur renforcement de nos liens, comme je l’aurais souhaité, mon retour à la tête de la diplomatie westalienne marque sans aucun doute la reprise en force de cette longue relation que nous avons et qui, j’espère, restera de cette façon pour les siècles à venir.

Pour nous recentrer sur l’objet principal de cette lettre, notre gouvernement a décidé de se rapprocher des nations avec lesquelles nous entretenons nos relations les plus fidèles, solides et loyales, pour prendre conseil auprès de votre diplomatie concernant l’avenir géopolitique aleucien. Vous n’êtes pas sans savoir que la récente élection de Monsieur le Président fédéral Victor Hardenbor Jr. et la victoire de la force coalisée de la Grande Union Nationale aux dernières élections sénatoriales primaires de septembre 2019, ont amené de grands changements, aussi bien dans la gestion de nos affaires intérieures, avec une volonté assumée de rétablir la stabilité et la paix sur nos terres, que dans nos affaires extérieures, avec un véritable intérêt de resserrer nos liens avec nos voisins aleuciens et d’œuvrer pour une souveraineté continentale forte face aux menaces d’ingérences étrangères qui menacent de plus en plus l’Aleucie ces dernières années. Le gouvernement que je représente a fait de ces éléments les piliers de sa nouvelle doctrine diplomatique et qui, je l’espère, permettra d’inspirer les nombreuses chancelleries du continent à faire de même dans un objectif d’intérêt commun évident, et par lequel la Grande République de Westalia, en tant que première puissance aleucienne, se doit de présenter la bonne route à suivre pour le futur de l’Aleucie.

Ce genre d’ambition nécessite sans aucun doute la mobilisation de plusieurs gouvernements, ainsi que le développement d’une période de transition diplomatique sur la scène aleucienne, afin d'œuvrer à la construction d’une nouvelle répondant beaucoup mieux à ces objectifs de souveraineté. Je pense que je n’ai pas besoin de vous expliquer de quoi le continent a besoin de s’écarter pour se retrouver dans une meilleure forme : je parle bien évidemment de l’Alliance pour la Sécurité Économique Aleucienne. Sans l’ombre d’un doute, le bilan final de cette organisation que nous avons contribué à fonder n’est pas celui que nous avions estimé sept ans plus tôt, lorsque nous nous étions réunis tous ensemble dans l’espoir de forger une alliance qui pourrait répondre à ces besoins naissants d’autonomie, de coopération et de renforcement en Aleucie. Une organisation aux objectifs nobles, mais à la structure instable et aux membres bien trop différents pour maintenir une cohésion durable sur le long terme, peu importe les efforts que vous, le gouvernement lermandien, ou nous, le gouvernement westalien, avons pu déployer pour éviter une telle finalité. Aujourd’hui, l’ASEA n’est plus que l’ombre de ce qu’elle avait l’ambition de devenir, une organisation sous perfusion et à la merci des désaccords internes qui l'ont complètement paralysée ces dernières années.

Lors de l’agression stérusienne, fin 2016, et de la révélation de cette dernière, début 2017, la Grande République qui avait toujours défendu les membres de cette organisation comme des alliés, s’est retrouvée isolée, abandonnée par une ASEA gangrénée par des nations préférant fermer les yeux face aux agissements stérusiens, voire, pire que tout, remettre en cause la véracité de la participation de la Fédération dans cette agression suite à notre enquête, qu’elle reconnaîtra in fine quelques mois plus tard. Des nombreuses nations qui composent l’Alliance pour la Sécurité Économique Aleucienne, nous avons reçu le soutien de seulement un seul de ses membres : la République de Lermandie, votre pays, notre allié historique et au soutien indiscutable. Malgré l’abandon des autres membres, le gouvernement qui nous a précédés a tout de même poursuivi sa volonté de réformer l’organisation, sans succès, jusqu’à l’élection de notre nouvel exécutif.

Ce dernier, dans une décision prise avec grande réflexion, va bientôt s’apprêter à annoncer son départ de l’Alliance pour la Sécurité Économique Aleucienne. Un départ qui risque de provoquer une instabilité importante sur le marché aleucien, tout particulièrement de par le poids que nous possédons désormais au sein de celui-ci, mais une étape nécessaire pour l’avancement vers la souveraineté que nous ambitionnons. Si l’annonce n’est pas encore officielle, nous souhaitons avant tout prendre consultation auprès de votre gouvernement pour savoir quelle sera la position de la République de Lermandie vis-à-vis de cette future annonce : Ferez-vous le choix de nous rejoindre dans cette désadhésion ? Ou est-ce que votre nation compte rester au sein de l’Alliance après notre départ et peut-être, dans ce cas, prévoir en parallèle la signature d’un nouveau traité économique bilatéral pour que nos relations commerciales puissent rester stables et prospères malgré cet événement ? L’opinion et la position de la République de Lermandie sont très importantes pour le futur de la diplomatie que nous ambitionnons pour l’Aleucie, tout comme le rôle que Westalia doit jouer dans cette scène géopolitique et nous sommes ouverts à répondre à toutes les interrogations que pourrait nous présenter votre gouvernement à la réception de cette missive.

Désormais, une très grande interrogation se pose concernant l’avenir de l’unité aleucienne, à quoi pourrait ressembler le futur du continent après notre départ de cette alliance, qui va probablement plonger définitivement l’ASEA vers une fin sans retour pour son existence ? La Grande République de Westalia est très attachée au principe de voir un maximum de nations aleuciennes coopérer ensemble pour construire un avenir commun meilleur et prospère. C’est pour cela que notre gouvernement souhaite vous partager l’idée de ce nouveau projet de grande envergure sur lequel nous travaillons depuis notre arrivée au pouvoir, et encore bien avant à titre personnel, celui d’une nouvelle organisation aleucienne, au nom de “Grande Alliance des Nations Souveraines d’Aleucie” (GANSA). L’objectif principal de cette future organisation est avant tout la contribution de ses membres à la construction d’une souveraineté géopolitique, économique et sécuritaire de l’Aleucie, afin que chacun puisse y trouver un cadre de développement avantageux, sans avoir à craindre la menace des ingérences étrangères qui planent sur notre continent. Dans le fond, nous avons pour ambitions de proposer la rédaction de deux grands traités fondateurs pour la formation de la GANSA :

Le premier serait un traité axé sur la coopération diplomatique, militaire, sécuritaire et de renseignement, qui aurait pour base la construction d’un pacte de défense entre tous ses membres signataires, comportant des clauses permettant l’aide au développement militaire, que cela soit des exercices communs, des formations données d’un pays à d’autres ou encore la création d’un grand marché de l’armement propre à l’organisation et ayant pour objectif d'acquérir du matériel à des prix avantageux entre les membres. Comme précisé précédemment, ce traité a également un axe tout particulier sur la sécurisation de l’Aleucie et plus globalement des signataires du traité pour permettre la coopération dans des opérations de lutte anti-pirateries, la gestion des crises continentales, la sécurisation des routes commerciales et des espaces aériens, ou encore la lutte contre le terrorisme et la grande criminalité internationale, des sujets plus que d’actualité à travers le continent. Cet aspect sécuritaire, comme militaire, nécessiterait ainsi la fondation d’une coopération de nos agences de renseignements pour faciliter le partage de l’information et la constitution de missions communes dans l’intérêt général de l’alliance et de ses membres. Diplomatiquement, ce traité pourrait donner à la GANSA la capacité de devenir une entité reconnue à l’internationale, ainsi que de légitimer sa place dans la représentation de l’Aleucie sur la scène mondiale, notamment en matière de protection et des sujets touchant notre continent commun. Bien évidemment, à titre individuel, le soutien diplomatique d’une telle alliance pour la diplomatie nationale de chaque membre n’en serait que bénéfique, tout particulièrement pour leurs projets en Aleucie, qui trouverait une structure capable de leur apporter la légitimité nécessaire.

Le second traité que nous souhaiterions constituer porterait quant à lui sur l’économie, le commerce, la culture, l’éducation et plus globalement le développement des signataires de ce dernier. En effet, dans une Aleucie dont la souveraineté est garantie par le précédent, il est tout aussi important de mener à bien la construction d’un continent à l’économie dynamique et d’en faire un véritable point névralgique du commerce mondial, tout comme d’un exemple en matière de développement civilisationnel de par la coopération que porteront l’ensemble de ses membres. Celui-ci se porte d’abord par la constitution progressive d’un marché commun qui se veut être pour la facilitation des échanges commerciaux entre les États signataires, permettant de trouver des marchés propices pour l’exportation de nos productions, mais également des fournisseurs plus facilement accessibles pour l’importation, un modèle existant qui a déjà prouvé sa réussite sur notre continent. Bien évidemment, ce marché commun serait réglementé pour protéger les économies nationales de tous les membres par des clauses d’exceptions temporaires ou indéfinies concernant certains secteurs considérés comme stratégiques par l’État signataire qui en ferait la demande et uniquement pour ce dernier. Tout comme une clause de sauvegarde permettant de protéger temporairement un secteur en cas de situation à risque pour ce dernier, afin que chacun puisse garder un contrôle souverain de son économie, tout en profitant des bienfaits de la libéralisation de nos échanges. Ce traité permettra aussi d’encadrer et de faciliter la libre circulation des capitaux, permettant une dynamique d’investissements privés profitables entre nos différentes économies, là aussi avec une protection suivant les secteurs par pays. A l’image de ce qui existe déjà entre les pays de la Mer intérieure, le traité se veut également l’initiateur d’une banque d’investissement pour soutenir les projets économiques profitables au marché commun (comme la construction d’un port commercial stratégique, la construction d’un canal, le développement d’un secteur stratégique d’export, des infrastructures de transport, etc). Ce second traité a également pour ambition de promouvoir la culture des nations signataires à travers la facilitation des échanges sociaux et des événements communs entre ses différents membres. Une dynamique également ambitionnée pour la constitution d’une coopération dans le domaine de l’éducation, avec la mise en place de moyens permettant de faciliter les échanges d’étudiants, l'étude des langues et des cultures des États-signataires, des bourses d’études, du financement de formations utiles au développement de nos nations ou encore des voyages scolaires.

La Grande République juge nécessaire et pratique la constitution de cette future organisation en deux traités distincts, d’une part pour faciliter les futures modifications à apporter au besoin et d’une autre pour permettre de proposer différents niveaux d’adhésion à la GANSA, avec potentiellement l’idée de donner des avantages spécifiques aux membres qui pourraient faire le choix d’adhérer aux deux traités. Bien évidemment, le diable se cachant dans les détails, le fonctionnement de cette nouvelle alliance va sans aucun doute nécessiter une organisation commune aux deux traités et la présence d’un texte obligatoire qui encadrera son fonctionnement, ses rôles et ses pouvoirs, mais tout cela pourra être plus amplement travailler le moment venu.

Vous l’aurez compris aisément, si nous vous parlons de l’organisation d’un tel projet, c’est que nous souhaitons très sincèrement intégrer la République de Lermandie dans le processus de construction de la Grande Alliance des Nations Souveraines d’Aleucie, pour que votre gouvernement puisse y apporter sa vision, sa sagesse et son expérience, pour fonder les bases d’une nouvelle entité continentale capable de répondre aux problématiques aleuciennes et au besoin de développement des nations qui en seront membres. En l’état, aucune communication publique n’a été dévoilée à ce sujet et nous souhaitons pour le moment que l’avancement de ce projet reste plutôt discret durant sa phase de conceptualisation, entre les pays qui accepteront de rejoindre cette initiative, pour aboutir à quelque chose de bien mieux structuré lors d’une présentation beaucoup plus officielle, puisque ce que nous vous avons partagé ne reste qu’une ébauche d’idées pour servir de base à la mise en commun de nos efforts pour le finaliser.

A ce jour, voici les nations que nous comptons invité à ce projet, ayant réceptionné une présentation identique à celle que nous vous avons donné, et qui, pour nous, semblent être un ensemble compatible et cohérent pour la viabilité du projet :

  • République de Lermandie
  • République de Valerania
  • Nouvelle République de Nebrownia
  • Royaume de Brocelynwood
  • République Fédérale de Saint-Marquise
  • État fédéré du Navasota
  • Fédération de Yukanaslavie

Si vous acceptez de rejoindre les discussions concernant la fondation de la GANSA, qui n’engagent en rien une participation en finalité, vous pourrez envoyer une délégation de votre diplomatie en Westalia pour travailler sur ce dossier et proposer votre propre vision d’une telle alliance, pour que nous puissions aboutir à une finalité satisfaisante, efficace et durable.

Si vous avez déjà des remarques particulières, un premier avis sur notre proposition ou des interrogations dont vous souhaiteriez la réponse avant d’intégrer ce projet, notre service diplomatique et ma personne restent disponibles pour y répondre le plus justement possible.

Ce projet, beaucoup plus stable, concret et réaliste que l’ASEA, pourrait bien être l’étincelle de dynamisme que notre continent attend pour entrée dans une nouvelle ère, pour faire émerger un véritable “siècle aleucien”, dans lequel nous serions plus que ravis de pouvoir y contribuer aux côtés de la République de Lermandie.

Dans l'attente de notre prochain échange, je vous prie de bien vouloir recevoir mes salutations les plus respectueuses.

HRP : Résumé simple de la propositionHRP : Pour avoir une vision d’ensemble de l’ébauche, qui n’est pas une structure de l’organisation ni une vision définitive, mais juste les objectifs/idées générales que je propose pour cette dernière, voici un petit tableau récapitulatif :

resume-ebauche

Je ne parle volontairement pas de l’organisation de cette dernière, préférant aborder le sujet au cours de sa conception commune, vu que cette missive est avant tout là pour vous inciter à rejoindre le projet.

Signature MOFA
8373
https://media.discordapp.net/attachments/1070343857167929426/1093987666153975848/ministere_etrangere.png?ex=65eb6d68&is=65d8f868&hm=c6b306199e799f913c163be35ce19e14ef60b7ecf4f2fc58993d3e12334e9b19&=&format=webp&quality=lossless&width=813&height=525

De Njowga Nielsen, Grand Chancelier de l'Empire,
À Son Excellence Monsieur Nicolas Lupin, Ministre des Affaires Étrangères de la République de Lermandie.


Fait à Haguevieil, Empire du Nord, le 7 septembre 2020.

Objet : Le ciel s'assombrit mais la lumière demeure


Excellence,

C'est pour moi la première fois que j'entre en contact avec vous et je le fait avec un réel plaisir auquel se mêle à regret une vive préoccupation. L'Empire du Nord souhaite aujourd'hui s'adresser à la République de Lermandie dans un esprit de franchise particulière. Nos deux États sont liés par une relation ancienne, une amitié profonde née dans les épreuves et par une coopération qui, malgré les évolutions de l'environnement aleucien, demeure plus que capitale à nos yeux. Et c'est précisément parce que nous attachons une haute valeur à cette relation que nous estimons nécessaire d'échanger avec vous sur une question qui dépasse nos intérêts bilatéraux: l'avenir politique et stratégique de notre continent. En effet, nous avons le sentiment que l'Aleucie entre dans une période de transformation dont il serait imprudent de sous-estimer la portée et les dangers. La progression de forces d'extrême droite dans plusieurs États, l'affaiblissement de certaines démocraties, la montée de discours de repli national et la fragilisation des mécanismes de coopération existants nous semblent constituer des évolutions préoccupantes. A cela s'ajoutent les ambitions renouvelées de plusieurs puissances aleuciennes, qui semblent désormais vouloir donner à leur influence continentale une portée nouvelle.

Nous ne considérons pas que l'affirmation des intérêts nationaux soit en elle-même un problème. Chaque Etat aleucien a naturellement le droit de défendre sa souveraineté, son économie et sa sécurité. Ce qui nous préoccupe davantage est la possibilité que ces dynamiques finissent par transformer progressivement l'Aleucie en un ensemble de sphères d'influence concurrentes, dans lesquelles certains États seraient appelés à choisir leur camp plutôt qu'à participer à un ordre continental commun, et de voir par là des ambitions hégémoniques devenir des réalités concrètes. Cette évolution pourrait être d'autant plus dangereuse que les divisions ne seraient pas uniquement géopolitiques. Les communautés politiques, économiques et culturelles de notre continent risquent de se retrouver progressivement séparées par des conceptions différentes de la démocratie, de la souveraineté, de la coopération économique et de la sécurité collective, et par des visions viscéralement identitaires et parfois xénophobes. Dans un tel contexte, l'affaiblissement des démocraties ne ferait qu'accroître la capacité des puissances les plus déterminées à imposer leur propre vision de l'avenir continental.

L'Empire ne souhaite pas voir l'Aleucie entrer dans une telle logique et souhaite engager ses forces pour s'opposer à voir cet ordre mortifère voir le jour.

La disparition progressive de l'Alliance pour la Sécurité Économique Aleucienne, que l'Empire par sa présidence a tenté de réformer par un souffle nouveau de réformes ambitieuses et profondes qui se sont heurtées au mur du désengagement, du silence et de la volonté coupable de certains de voir cette alliance disparaître au profit de leur influence personnelle, nous paraît à cet égard particulièrement significative. Nous avons tous deux participé à la cette organisation et nous savons les espoirs qui avaient accompagné sa création. Son affaiblissement puis sa disparition probable ne peuvent toutefois être considérés comme la simple fin d'une structure administrative. Ils laissent désormais un vide dans lequel de nouveaux projets continentaux peuvent apparaître et certains de ses projets ne sont pas souhaitables.

Nous ne souhaitons pas nécessairement reconstruire l'ASEA sous une autre forme. Nous estimons plutôt que la situation actuelle doit nous conduire à réfléchir à ce que devrait être une coopération aleucienne multilatérale et bilatérale capable de survivre aux divergences politiques de ses acteurs. Une telle coopération ne devrait pas être conçue comme l'instrument d'une puissance particulière, ni comme un moyen de constituer autour d'elle une clientèle d’États, et elle ne devrait encore moins être pensée comme l'avatar de l'influence d'un État en particulier qui souhaiterait agréger autour de lui des nations qui deviendraient de facto des vassales. Elle devrait au contraire garantir que les grandes comme les petites puissances puissent y trouver leur place, sans devoir accepter la prééminence politique d'une seule capitale.

C'est dans cet esprit que nous souhaiterions connaître l'analyse de votre gouvernement. Comment la République de Lermandie perçoit-elle l'évolution actuelle de l'Aleucie ? Quels risques identifiez-vous dans la progression des mouvements extrémistes, dans l'affaiblissement de certaines démocraties et dans le retour de politiques de puissance brutale sous leurs aspects diplomates ? Quel avenir imaginez-vous pour la coopération continentale après la disparition de plus en plus probable de l'ASEA ? Et surtout, quelles garanties vous sembleraient nécessaires afin qu'une nouvelle architecture aleucienne puisse réellement être commune plutôt que progressivement structurée autour d'un seul centre de pouvoir ?

Nous vous posons ces questions sans présumer de vos réponses et sans chercher à vous placer devant un choix qui opposerait artificiellement nos intérêts à ceux de nos partenaires respectifs. Nous savons naturellement que la Lermandie entretient avec certains États du continent des relations particulièrement étroites. Nous les respectons et nous ne souhaitons nullement les remettre en cause. Nous estimons simplement que la solidité d'une alliance bilatérale ne devrait jamais empêcher ses membres de conserver une vision suffisamment large de l'intérêt continental. Et la Lermandie n'est pas qu'une simple alliée de l'Empire, elle en est une amie et même une sœur dans une relation profonde qui s'est forgée notamment lors de votre soutien sans failles au moment de l'Holocauste d'Estham.

L'Empire souhaite proposer à la Lermandie de travailler dans cette direction. Nous pensons qu'un renforcement de nos relations bilatérales pourrait constituer une première étape utile. Cela pourrait passer par une intensification des consultations entre nos chancelleries notamment sur les questions de cet ordre aleucien futur, une coopération accrue dans les domaines économiques et sécuritaires, davantage d'échanges entre nos administrations et nos parlements, ainsi que par des consultations régulières sur les grandes évolutions politiques aleuciennes. Nous serions également favorables à la mise en place d'un dialogue stratégique régulier entre nos deux gouvernements, consacré spécifiquement aux questions continentales.

Notre intention n'est pas de constituer un bloc dirigé contre un autre bloc. Nous ne souhaitons pas davantage substituer une influence à une autre. Notre objectif est plus simple : faire en sorte que l'Aleucie reste un continent dans lequel plusieurs puissances peuvent coexister, coopérer et parfois diverger, sans que l'une d'entre elles puisse progressivement déterminer seule les règles communes. Nous sommes convaincus que la Lermandie peut avoir une contribution cruciale à cette réflexion. Votre pays dispose d'une implantation et de relations suffisamment larges pour pouvoir participer à une architecture qui ne soit pas limitée à un seul axe diplomatique. C'est précisément pourquoi nous souhaiterions vous entendre avant que de nouvelles structures ne se cristallisent et que des choix difficiles ne deviennent irréversibles. L'Empire est prêt, pour sa part, à discuter de toutes les formules permettant de préserver cet équilibre : mécanismes de consultation multilatérale, garanties d'égalité entre les acteurs, institutions communes, coopération économique, dispositifs de sécurité collective ou encore nouvelles formes de concertation politique. Nous ne prétendons pas disposer seuls de la réponse ni que cette réponse soit unique. Nous souhaitons cependant défendre un principe auquel nous attachons une importance particulière : aucune puissance aleucienne ne devrait avoir à choisir entre son indépendance et sa participation à l'ordre continental dominé et potentiellement contraint. Une Aleucie forte ne sera pas celle dans laquelle tous les États regardent vers une même capitale, mais celle dans laquelle ils peuvent regarder les uns vers les autres.

Nous vous proposons donc d'ouvrir avec votre gouvernement une consultation politique approfondie sur ces questions. Elle pourrait commencer par une rencontre entre nos deux chancelleries, avant d'être progressivement élargie aux administrations et aux gouvernements concernés. Nous serions naturellement disposés à accueillir une délégation lermandienne à Hagueviel, ou à nous rendre à votre rencontre selon les modalités qui vous conviendront.

Notre démarche se veut préventive et durable plutôt que circonstancielle. Nous préférons parler aujourd'hui des équilibres que nous souhaitons préserver plutôt que demain des divisions que nous ne saurions plus réparer.

Nous espérons donc pouvoir compter sur la franchise de la République de Lermandie, comme nous vous assurons de la nôtre.

Je vous prie d'agréer, Excellence, l'assurance de ma plus haute considération et de mon profond respect.

Njowga Nielsen
Grand Chancelier Impérial
Haut de page