Parti concerné : Parti Eurycommuniste Messaliote
Effet souhaité : positif (manifestation contre la loi électorale de 1955 et médiatisation par le biais des journaux et médias Fang) (X3)
Date IRP du post : 26/06/2018
♠♣♥♦ Ce post a un effet de médiatisation ♠♣♥♦

Marina Zeffereli, 25 juin 2018

Battant le pavé, affichant leur présence et collant des affiches de manière quasi compulsive dans les rues de la capitale messaliote, militants du PEM et membres de la société civile messaliote manifestent dans cet itinéraire du vieux port à l'hôtel de ville, qui commence décidément à devenir le lieu de pérégrination habituel de la formation eurycommuniste, qui depuis plusieurs semaines multiplie les actions coup de poing à l'encontre des élites économiques et politiques de la ville. Après avoir mis en lumière les problématiques liées à la santé, puis à la destruction en bon ordre de l'appareil d'état messaliote au profit des membres du board, c'est la loi électorale de 1955 qui est désormais dans le viseur des manifestants.
" En quoi un chômeur aurait-il moins le droit qu'un actif à exprimer son avis. Nous sommes l'un des seuls pays d'Eurysie occidentale à être doté de ces conditions de scrutin qui font de Messalie l'un des rares cas d'Oligarchie déclarée. Non pas que les démocraties libérales le soient toutes un peu, mais l'inégalité en Messalie est inscrite dans le marbre de la loi, et nos élites ont l'air très fières de le rappeler à chaque élection. C'est une insulte faite au peuple messaliote dans son ensemble que de priver toute une partie du corps électoral de l'un de ses droits les plus élémentaires. Le fait qu'aussi peu de partis politiques en aient jusqu'à présent parler pendant cette campagne constitue un terrible aveu pour le débat public. Nous sommes vraiment dans la ville des tous pourris."
Helena Maranzano, 21 ans, étudiante de droit à Messalie IV, est l'une des jeunes femmes étudiantes défilant aujourd'hui dans les rues étroites de la vieille ville. Comme de nombreux messaliotes, elle fait partie de l'une des catégories sociales totalement privées du droit de vote pour les prochaines élections devant avoir lieu le mois prochain. En effet, notre ville est régie depuis plus de soixante ans par la fameuse loi électorale du 1er septembre 1955. Celle ci interdit le droit de vote aux chômeurs, étudiants et étrangers résidant à Messalie. Dans un pays où la libéralisation de l'économie a provoqué une mobilité sociale de plus en plus importante, où le contrat à durée déterminée est devenu la norme, et avec comme clou du spectacle une population étrangère en augmentation, inutile de dire que la mobilisation du 26 paraît déjà avoir fait foule. Dans le cortège, Emeline passe avec son haut-parleur dans les rangs de plusieurs de ses camarades d'université qui ont intégré le très gros contingent d'étudiants. Ceux-ci ont rallié depuis peu les rangs du Parti Eurycomuniste, la jeune femme, explique les raisons de son choix:
"Quand j'ai commencé m'intéresser à la politique, j'avais deux options pour obtenir le droit de vote un jour: L'Olivier et le PEM. Ni les républicains, ni aucun autre parti conventionnel nous propose de sortir de notre condition. Et comme je ne suis pas fasciste, j'ai choisi le PEM. Les gens qui nous dirigent n'ont pas l'air de comprendre à quel point le suffrage censitaire est une manne pour le parti. Cela nous donne un totem, une envie de se battre à toute une génération de jeunes gens. Notre gouvernement est en train de participer sans s'en rendre compte à la popularisation de notre mouvement, et je le remercie de contribuer à ce que nos cartes de membres se distribuent à tour de bras."

Helena Maranzano
La jeune femme, qui est devenue il y a peu secrétaire de l'union des étudiants eurycommunistes de Messalie (UEEM), accuse ainsi la distribution d'une centaine de cartes en un peu moins d'une semaine, et la tendance ne paraît pas en déclinant. Mais si les étudiants sont dans le cortège de tête, comme souvent, ils sont suivis de près par l'association des travailleurs immigrés pour l'emploi et le droit de vote, un groupe récemment formé en orbite du PEM, et dont la revendication principale est l'obtention du droit de vote sans distinction pour tous les étrangers installés en Messalie depuis plus de trois ans. A ces revendications s'ajoutent celles d'un autre groupe que cette loi, par extension, vient pénaliser sévèrement: les femmes. Pascale Marius, mère au foyer de trois enfants s'explique:
"D'un côté, on nous demande de pouvoir travailler pour voter. De l'autre, on nous demande de faire des enfants: on ne peut pas faire les deux à la fois. Ma situation est ridicule: j'ai perdu mon droit de vote dés lors que j'ai décidé de me consacrer à ma famille, une fois que j'ai mon troisième enfant. Vous imaginez pas combien de femmes sont dans mon cas. Cette loi est non seulement injuste pour les étudiants et les chômeurs, elle n'est également pour les femmes, qui sont dans les faits un groupe tout autant touché que tous ces groupes."
Le plus gros du cortège était toutefois constitué de chômeurs et sans emploi, qui étaient au nombre de plusieurs milliers cet après-midi, et dont une fraction est allée se rassembler en fin de parcours devant le siège du Conseil d'Administration de Messalie. L'un d'entre eux explique:
"Cela ne sert à rien d'aller à l'hôtel de ville ou devant les ministères: le frai pouvoir est là, derrière ces grilles. Si le gouverement veut s'attaquer aux sans emplois, pourquoi elle ne confisque pas le droit de vote aux types entre ces quatre murs ? Après tout, eux non plus ils ne travaillent pas. Flavoni et Fang enculés !"
Outre quelques altercations, la manifestation semble d'être passée de manière relativement pacifiée, la sécurité du cortège étant assurée par le service d'ordre du PEM, constitué par son secrétaire, Don Burna. La fin de la marche a donné lieu à une harangue de ce dernier sous les fenêtres du Conseil d'Administration, et sous les ovations d'une foule déjà conquise:
" En avant ! Pour le succès du Parti Eurycommuniste, porté par les sans voix: les étudiants, les femmes, les chômeurs et les travailleurs immigrés ! Pour le travail, pour la liberté, la paix et le pain pour tous ! En avant, pour le triomphe de la République loduariste messalienne. Que vive une Messalie forte, libre et heureuse que veulent et que feront les eurycommunistes !"







