16/11/2020
07:34:57
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Activités intérieures en Karty - Page 13

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Roman en Vahrénie
Deuxième chapitre, partie 3

Vito Scaletta
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Un homme, Volkingrad et le Capitole.

AlinéaC'était comme si un hymne résonnait. Peut-être était-ce le temps hivernal qui le chantonnait, peut-être étaient-ce ces quelques patrouilles de soldats, ou bien peut-être était-ce plus simplement Karty elle-même ? Sans doute les trois à la fois, qui faisaient briller des notes imaginaires. C'étaient à travers elles, à travers le froid et le soir aussi, que les hommes et les femmes de la République Fédérale retournaient chez eux. Sans doute que les jeunes, eux, vadrouillaient en direction des bars avec leurs amis: Mais en aucun cas l'on ne parlait encore de travail. Il y avait un temps pour tout, et l'hiver avait beau être, les jeunes avaient bien l'intention de continuer de donner sa réputation de ville du soir à Volkingrad. Après tout, c'étaient bien eux l'avenir du pays, ils n'avaient pas l'humeur à discuter du futur travail. Et ce travail, pourtant, était bien représenté par les adultes oui, mais aussi par cet immense bâtiment d'environ 240 mètres. Ce bâtiment, tout Volkingrad et tout Karty le connaissaient, sa réputation semblait même dépasser la frontière. Quoi de mieux pour représenter le travail que le Capitole, un des bâtiments du pouvoir, celui où travaillait même la Gouverneure Orlovski.

Or ce Capitole, c'était là où se dirigeait un homme élégant, au contraire de tous les autres. La majorité en sortait, pour ainsi dire, heureuse d'avoir achevé une dure journée de labeur. Mais lui, lui y entrait. Il n'affichait pas spécialement d'émotion apparente. Rien ne semblait transparaître par delà son costume noir, hormis peut-être cette juste élégance. De l'élégance oui, c'est ce qui frappa en tout premier lieu les quelques gardes à l'entrée du Capitole, ça et la surprise d'observer un homme vouloir entrer et non sortir. S'il était connu que le rez-de-chaussée du Capitole était accessible au public, au contraire de tous les étages qui eux étaient adroitement surveillés par les renseignements, il n'y avait pas moins quelques soldats de la Kaldrika pour sécuriser le trafic qui allait et venait. Sans doute dernier membre de ce trafic pour cette journée, l'homme à l'allure raffinée se présenta. Un soldat s'avança, visiblement le plus haut gradé d'entre eux, une JB-15 en bandoulière à l'épaule.

Taliska Theme

«Papiers, s'il-vous-plaît.»

L'homme glissa sa main vers une poche intérieure de sa veste, à son buste. Si cela attisa l'attention du militaire, par réflexe sans doute, il n'en sortit qu'un passeport et un document sobrement intitulé 'autorisation permanente'.

«Bien sûr.»

Lui tendant son dû, le militaire le prit dans ses deux mains gantées d'un noir mat. Il analysa, et après une brève réflexion il dit.

«Monsieur Scaletta ?»

«C'est moi.»

«Ce document est expiré.»

«Ah ?»

«Des restructurations qui datent d'il y a peu, vous êtes pas le premier à ne pas en être au courant...»

Un des militaires en arrière lança.

«Scaletta t'as dit ?»

Le 'gradé' se tourna.

«Ouais ? Pourquoi ? Ça te dit quelque chose ?»

«Il était pas sur la nouvelle liste ?»

«T'es sûr ?»

«Bah je crois bien, oui.»

«Tu crois ?»

L'intéressé ne sembla rien afficher en retour, attendant simplement. Cette mine cessa néanmoins lorsqu'une femme fit son apparition. Il l'aurait reconnu entre mille, cette femme: A l'allure martiale, droite et autoritaire. Lorsque les militaires la remarquèrent aussi, tous se redressèrent un peu plus, le gradé la saluant.

«Dame Strakhova.»

Elle répondit simplement.

«Laissez passer cet homme, je l'accompagne.»

Si le code militaire et le protocole de sécurité du Capitole impliquaient tous deux de contrôler ce civil et d'avoir la pleine autorisation pour le laisser entrer, personne ne vint s'opposer. C'était la Commissaire Strakhova, après tout. Cela ne marchait sans doute que pour elle.

Les deux as noirs étaient réunis, tous deux marchèrent côte à côte, aucun ne semblant vouloir débuter la conversation. Vito et Taliska étaient comme deux antipodes qui se refusaient à admettre d'avoir des points en commun, ce fut finalement l'homme qui brisa la glace.

«Alors, que fait le CAK à Volkingrad ? N'est-ce pas anticonstitutionnel ?»

Dit-il en souriant, fier de sa remarque qui semblait remettre en cause un ancrage profond de la juridiction Kartienne.

«En visite exceptionnelle.»

Rétorqua-t-elle. Et en effet, si le Commissariat des Armées Kartiennes n'avait guère le droit d'entrer dans Volkingrad province, cette règle s'appliquait surtout pour ses troupes. Les membres de l'état-major, eux, en avaient la possibilité sous validation préalable. Elle enchaîna.

«Je pourrais te retourner la question. Que fait le Kray à Volkingrad ?»

«Le Kray, hein ?»

«Que me vaut la visite de la Chouette ?»

Il hocha la tête.

«Rassure-toi, Taliska, je ne suis pas venu pour toi.»

«Ce n'est donc pas encore le jour où tu me sonnes les cloches.»

Etrange. C'était étrange, que Dame Strakhova admette un tel respect à cet homme. Qui était-il ?

«En aies-je seulement le pouvoir ?»

Dit-il en riant.

«Je crois bien, oui.»

Le sérieux reprit.

«Je suis venu m'entretenir avec la Gouverneure Orlovski.»

«Soit.»

«Avant que je ne parte, tu pourrais me parler de ces restructurations que m'a évoquées le militaire ?»

«Des mesures prises avec la Kaldrika pour sécuriser et remodeler le système. Depuis l'assassinat d'Aurore, on a bien vu ce que pouvaient faire des agents et des missiles. De plus, on a nos raisons de croire que la Loduarie revienne nous faire chier, et ça plus directement. Je m'assure simplement que nos services soient prêts.»

Quelques minutes plus tard, l'homme se retrouva dans le bureau de la Gouverneure Fédérale de Valverde. Qui était-il ? Il semblait posséder une panoplie de noms. Vito Scaletta, était-ce le siens ou un pseudonyme ? La Chouette ou bien l'as de pique ? Le bureau de la Gouverneure Orlovski, et sa propriétaire, donc, se présentèrent à lui. Il s'agissait d'une toute autre ambiance, un lieu de travail et de sérieux. Vito prit quelques secondes pour l'observer, il était bien placé pour savoir qu'un tel lieu traduisait plus correctement la personne qu'elle même le ferait. Il n'apprenait pourtant rien qu'il ne savait déjà, rien des meubles fonctionnels qui servaient à entasser des piles de documents, rien d'une pièce soigneusement ordonnée et rien de la bague qui ornait l'annulaire gauche de la femme. Alors il reporta son attention sur elle.

«Dame Orlovski, je vous apporte d'heureuses nouvelles.»

Il parvint à saisir son attention.

«Allons donc ?»

«Des nouvelles fraîchement arrivées de la Resquilleuse, l'opération Skye est une franche réussite pour nous.»

«Il me semble avoir survolé le rapport, oui.»

«Notre agente en Vahrénie est parvenue à s'accaparer un industriel du nom de Stefan Ürveller.»

«Mhm ?»

Angèle hésitait à signifier que cela n'était pas suffisant pour entamer la suite des opérations, mais la Chouette la devança. Il savait.

«Votre initiative a également réussi, dame Orlovski.»

'Son' initiative ?... Il compléta.

«Natan Eraski a répondu à l'appel. Dans son intérêt, mais il a bien mordu à l'hameçon. Il a contacté un certain Henry Aurfeller. Tout est prêt pour le troisième chapitre.»

...

Plus tard, bureau de la Gouverneure Fédérale, le même jour.

AlinéaAngèle travaillait, assise et concentrée sur sa chaise, derrière son bureau. C'est ce qu'elle avait fait, et ce sans une interruption, depuis la visite de Vito Scaletta. Elle n'avait laissé qu'une seule et invisible trace, une pochette ouverte, qui rescellait sans doute des trajectoires diplomatiques établies à suivre sur la Vahrénie. La Présidence Fédérale jouait là un double-jeu. D'une part, elle agissait officiellement en militarisant la frontière, tout en assurant sa neutralité diplomatique: Cela avait pour but officieux de forcer l'équilibrage des principaux blocs qui lorgnaient sur la Vahrénie. D'autre part, et officieusement donc, les renseignements aidaient à bâtir une arche Kartienne sur la libéralisation du régime Vahre. Tout cela trottait dans la tête de la Gouverneure, cela faisait plusieurs fois qu'elle relisait la même ligne d'un document. Pourquoi ? Elle avait pourtant l'habitude de travailler. Ce n'était pas seulement cette affaire sur la Vahrénie, vraisemblablement. Ou tout du moins, pas exactement.

Pendant qu'elle réfléchissait, elle entendit sans réellement s'en rendre compte des pas au bout du couloir. Il s'agissait d'un homme en costume, encore. Décidément, le raffinement s'était invité au Capitole, aujourd'hui. Néanmoins, il ne s'agissait pas de la Chouette. L'homme en question portait une veste plus claire, moins sérieuse peut-être. Il était plus décontracté, des lunettes de soleil caractéristiques du personnage trônant dans la poche avant de son costume. Il toqua doucement à la porte, l'entrouvrant, ne faisant dépasser que sa tête.

«Puis-je entrer ?»

Angèle eut comme un souffle de libération. Elle répondit, en riant d'une certaine légèreté tintée de soulagement.

«Stan...»

«C'est mon prénom... Enfin mon diminutif, mais t'as compris l'idée.»

Tous deux sourirent, le mari refermant la porte derrière lui, un sachet à la main. Il s'approcha, la regardant.

«Alors ? Quoi de beau aujourd'hui ? On refonde le Bloc Nationaliste ?»

Faussement exaspérée, elle rétorqua.

«T'as de la chance que j'ai plus d'énergie pour répondre à tes bêtises...»

«Oh.»

Il laissa quelques secondes planer, avant de continuer.

«Toi t'as pas mangé.»

Elle souffla d'abord, avant de voir que son époux tendit le sachet qu'il avait dans la main.

«C'est quoi ?»

«Le soft power Kartien !»

Elle tapota ses deux mains entre elles, visiblement contente. Elle observa son mari déballer le tout, servant un Karty Fried Chicken improvisé. Le repas se fit autour de discussions sur la journée, rien d'une importance remarquable, tout du moins officiellement. Pour eux deux, c'était l'occasion de décompresser.

«Et donc, comme j'avais pu terminer mon boulot plus tôt, j'en ai profité pour lancer une partie de Cœurs de Fer III.»

«Et t'as pris quel pays ? Karty, j'espère ?»

«Même pas, j'ai pris Rasken, ils ont des bonus de taré sur les canons d'artillerie.»

Elle secoua la tête d'amusement, l'écoutant toujours.

«Je me souviens en plus, je faisais une partie online, y'avait un mec qui m'a donné du fil à retordre... Jäkkö qu'il s'appelait.»

«Et tout ça à ton travail ?»

«J'avais terminé, trust le process.»

Encore quelques échanges ça et là, jusqu'à ce Stanislas remarqua ce document entrouvert. Il le pointa du doigt.

«La Vahrénie.»

Le sourire d'Angèle s'effaça, comme si de mauvais souvenirs ressurgissaient.

«Hey... ça va pas ?»

«Rien... Fin... Si, c'est cette affaire qui me préoccupe.»

«La Vahrénie ?»

«Moui...»

«Tout se passe bien, pourtant, nan ?»

«C'est pas ça...»

Elle perdit son regard dans le document, Stanislas la laissa réfléchir, elle trouva enfin les mots. Tout du moins, c'était ce qu'elle espérait.

«Comment ça s'est passé, avec Natan ?»

«Natan ? Oh bah... Oui ça s'est passé, il avait l'air intéressé ?»

Il ne semblait pas sûr de sa réponse, c'était pourtant bien ce qui s'était passé.

«J'ai l'impression de t'avoir utilisé...»

«Hein ?»

«Bah...»

Enfin, elle l'avait dit. Elle regrettait d'avoir demandé à son mari de discuter de l'ouverture économique Vahrénienne avec un de ses collègues, ce Natan Eraski. Plus exactement, elle regrettait d'avoir mêlé son mari à son travail et la vie politique.

«Eh Angèle...»

Il prit le temps de réfléchir, enroulant d'abord son bras autour de sa hanche.

«Tout va bien, je t'assure.»

«Mais... J'aurais pas du te demander ça...»

«Mais ça a marché, regarde ?»

«...»

Elle ne semblait pas convaincue, alors il corrigea.

«J'ai choisi de le faire, je te suis Angèle, où tu le veux.»

«Et si je me trompe ?»

«Alors on verra... A deux ? Comme on l'a toujours fait ?»

Elle sembla, enfin, se détendre. Elle glissa sa tête sur son épaule, lâchant enfin du regard ce dossier. Comprenant, Stanislas le referma de son autre main: Après tout, Kern valait moins que cette soirée, pour eux. A nouveau souriante, elle épousa les lèvres de son mari, un baiser qui semblait s'éterniser...

...

Plus tard, Volkingrad, le lendemain.

AlinéaAinsi, Henry Aurfeller et Natan Eraski s'étaient décidés. Tous deux s'étaient réunis dans un appartement, étudiant chaque recoin de l'économie Vahre: C'était une véritable mine d'or. Il suffisait de racheter les entreprises stratégiques Vahres, le gouvernement fasciste était entrain de libéraliser l'économie. Ils n'avaient que faire de la signification politique de ces mesures, les dignitaires Vahrs avaient beau vouloir lisser l'image de leur pays: Ils ne voyaient qu'une opportunité économique. L'Etat Vahr vendait ses entreprises, où il avait été le seul détenteur depuis fort longtemps. Il était presqu'assuré que toutes ces ventes seront sous-évaluées et précipitées, d'autant plus en considérant le climat politique du pays. Mais ces conclusions, quelqu'un les avait eues avant eux deux. Et ce quelqu'un, c'était la Chouette. Il avait travaillé d'arrache-pied pour orchestrer toute cette mascarade, des investisseurs tiers de l'Etat Kartien voulaient s'accaparer les moyens de production Vahrs. Il ne suffisait que de quelques paroles, et le destin serait scellé. Alors ce fut d'une nonchalance presqu'alarmante que la Chouette, sous l'identité de Vito Scaletta, toqua à la porte des deux futurs investisseurs. Lorsque la porte s'ouvrit, il brandit un badge qui présentait l'écusson du Kray, un œil stylisé de figures géométriques noires et blanches: De quoi faire pâlir les civils. Les renseignements Kartiens savaient, et ne faisaient que très rarement des visistes.

«Messieurs, je me présente: Anto Dubresta, des services de renseignements et de sécurité de la République Fédérale Kartienne.»

Il présenta un autre faux nom. Les deux collègues répondirent, surpris.

«Euh... Je... On peut faire quelque chose pour vous ?»

«Vous voulez... Entrer ?»

«Pas la peine.»

La Chouette ne mentionna pas qu'il fallait présenter une autorisation ratifiée pour faire cela.

«Nous sommes au courant de vos vues sur la Vahrénie, messieurs. Vous saisissez là une occasion pleine de... Rentabilité. Vous n'en avez guère les fonds.»

Ce qu'il disait suffit à convaincre les deux hommes, puisqu'aucun d'eux n'avait évoqué leur entente sur la Vahrénie. Oui, les renseignements savaient, et ils savaient drôlement bien.

«Je...»

«L'Etat Kartien est intéressé par votre projet, il ne souhaite toutefois pas s'y impliquer directement. Demain, vous irez au Capitole en demandant un rendez-vous à vôtre nom. Là-bas, un agent vous octroiera suffisamment de fonds en plus des vôtres, de sorte à ce que vous pourrez acquérir un bon nombre des mines de charbon et de fer de la Vahrénie, ainsi que les industries liées à l'acier.»

«Mais...»

«Ces biens resteront sous votre propriété, leurs gains seront entièrement vôtres, en dehors des taxes habituelles. S'agissant de capitaux —certes privés— Kartiens, l'Etat Kartien les défendra de toute tentative de nationalisation. Vous n'êtes pas sans savoir le caractère flou de la Vahrénie.»

«C'est que...»

«L'Etat Kartien vous demande deux choses en échange. De la discrétion sur cette affaire et sur l'origine d'une partie de vos fonds.»

Il laissa planer quelques secondes pour que l'information soit digérée.

«La seconde est simple. Vous devrez agir en suivant les intérêts de votre pays.»

«C'est-à-dire ?»

«Votre gestion quotidienne ne nous intéresse pas. Je vous parle d'un engagement de coopération économique avec nos services sur les grosses décisions, par exemple tout contrat susceptible de menacer nos intérêts.»

«Vous voulez avoir un mot à dire dans nos affaires ?»

«Messieurs, vous allez investir dans un pays qui a changé deux fois de régime en un an, et ce au gré des menaces extérieures. L'armée Vahrénienne n'étant pas connue pour sa force, nous vous offrons la sécurité. Nous vous offrons également le reste des capitaux dont vous avez besoin pour investir, les vôtres ne sont pas suffisants.

Vous resterez des hommes d'affaires, messieurs, nous vous demandons de ne pas oublier qui vous l'aura permis de le devenir le moment opportun. Vous êtes libres de refuser, nous le comprendrons le cas échéant si vous n'honorez guère votre rendez-vous au Capitole demain.
»

Il tourna talon, s'en allant. Et, le lendemain, Vito Scaletta était assuré de leur partenariat.

BonusLe liseur de bonne aventure a observé...
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L'as de pique

«Il était bien temps de révéler le dernier as de notre jeu...»
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Son Excellence papale Stefano III,
Son éminence Yuri Niätoy et le citoyen Benjamin Nawroski,
déclarent et répondent
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Son éminence le Patriarche Yuri Niätoy, représentant du patriarcat de Volkingrad et du culte orthodoxe de la République Fédérale Kartienne, convient, reconnaît et déclare le contenu de cette lettre, par ailleurs comme adressée à sa sainteté le pape Stefano III.

Le citoyen Benjamin Nawroski, parmi l'un des nombreux représentants du culte Angéliste et en ses qualités d'historien érudit qui en étudie et préserve les traditions, convient, reconnaît et déclare le contenu de cette lettre, par ailleurs comme adressée à sa sainteté le pape Stefano III.

AlinéaL'angélisme et l'orthodoxie, en République Fédérale Kartienne, demeurent deux croyances fortement liées, compatibles et proches. La récente découverte de la tablette du Mont Häyä a renforcé les liens qu'unissaient déjà les deux cultes. L'angélisme a, et ce depuis les premiers siècles, utilisé la bible —au minimum certains de ses passages— au sein de ses messes. Il est désormais possible pour les orthodoxes d'accomplir une messe dans une Eglise Angéliste, comme il est possible pour les Angélistes d'accomplir une messe dans une Eglise orthodoxe, puisque ces deux croyances n'en forment en réalité qu'une seule. Considérant dès lors que l'Angélisme baigne plus des trois quarts des citoyens de la République Fédérale Kartienne, que le travail d'historien de sieur Nawroski reconnaît l'angélisme comme proche de la chrétienté, que le patriarcat de Volkingrad —déjà proche de la chrétienté— le reconnaît comme tel et fusionnant même avec lui: Son éminence Yuri Niätoy et le citoyen Benjamin Nawroski affirment répondre à l'appel du pape Stefano formulé dans le cinquième point de son dernier message.
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