10/07/2019
14:49:30
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Bureau des Affaires étrangères (diplomatie) - Page 14

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576
U.R.A

Envoyé par le ministre des Affaires étrangères de la république
Sujet : l'ouverture des ambassades
Pour les services diplomatiques du Royaume de FinejouriSalutations, chers voisins afaréens, je tiens à vous remercier pour votre offre d'établissement de relations diplomatiques entre nos deux nations, il sera important de souligner les bénéfices que cela pourrait apporter pour la stabilité et l'unité afaréenne. Dans ce cadre, nous acceptons votre proposition d'ouverture d'ambassade, vous pourrez compter sur une future lettre concernant la personne qui sera nommée ambassadeur arabe en Finejouri.

par kaamil el gazi ministre des Affaires étrangère à Mdm Linehart
2182
sigle

Nous soutenons la mission

Madame la conseillère Linehardt,

Que la Paix d'Allâh soit sur vous.

Que Dieu récompense l'optimisme du Finejouri. Nous comprenons que le Royaume de Finejouri partage donc notre préoccupation vis-à-vis des points donnés à une mission d'observation dans la R.A.D. Comme vous l'avez souligné, les concessions auxquelles l'Azur est prêt à faire sont majeures, et elles sont de nature à changer radicalement toute la situation. Oui, l'Azur est bien prêt à s'engager pour la paix si la mission d'observation se concrétise.

Il faut cependant que cette mission se concrétise. C'est la contrepartie naturelle de notre engagement. Nous n'accepterons plus de manoeuvre dilatoire. La Kabalie rouge s'est dite prête à travailler avec vous et avec l'Althaj : le moment de ce travail est venu. Ce travail doit inclure la mission d'observation, comme le Finejouri et l'Althaj s'y sont engagés, pour que l'Azur puisse réciproquement s'engager à la non-agression et au retrait de ses forces armées. Dans le cas contraire, l'Azur verrait que décidément rien n'aboutit jamais et que les appels au dialogue sont des illusions néfastes. Non, Madame Linehardt, il ne faut jamais s'accrocher aux illusions. Confondre le vrai du faux est une erreur aux conséquences douloureuses : la vérité seule guérit.

L'Azur est toujours prêt aux engagements que vous avez rappelé. Il est prêt à faire preuve de patience, mais pas à faire preuve de bêtise. Nous sommes prêts à accepter votre calendrier et votre méthode, à la condition suivante : la mission d'observation soit répondre aux questions concrètes soulevées. Il faut qu'elle soit lancée très vite. Sans quoi elle arrivera avec trop de retard pour que les engagements de l'Azur puissent changer quoi que ce soit à la situation.

Madame Linehardt, s'il n'y a pas de mission d'observation rapidement, nous constaterons avec désespoir qu'aucun dialogue diplomatique d'aucune sorte n'est donc capable d'aboutir avec la R.A.D., et que cette stérilité diplomatique n'était donc pas le fait de l'Azur, mais bien de la R.A.D. elle-même. Ce ne serait que la vérité.

L'Azur n'est pas le tapis sur lequel les amis de Cramoisie s'essuieront les pieds. Il est temps d'agir pour que cette mission puisse clôturer diplomatiquement et pacifiquement la crise, sans quoi celle-ci devra être clôturée autrement. Nous prions pour que des acteurs sincères tels que le Finejouri puissent concrétiser des solutions réalistes.

L’écureuil dit : multiplie tes cachettes, et ta vie sera longue.
Proverbe tamasheq
https://i.imgur.com/HgV3HhF.pngAmastan Ag Amenay
Ministre des Affaires étrangères
21.02.2019
2685
sigle

Concrétiser la mission

Madame la conseillère Linehardt,

Que la Paix d'Allâh soit sur vous.

Vous nous apportez de bonnes nouvelles : selon vous, la mission d'observation sera donc mise en place d'ici deux mois ? C'est une nouvelle excellente et qui dément le dernier contact que nous avons eu avec l'Althaj, lequel ne semblait plus intéressé à assumer quelque initiative que ce soit à l'égard de la R.A.D., avec laquelle nous suspectons qu'il prépare un grand projet d'alliance, s'il faut tirer une seule conclusion de son extravagante passivité devant les graves crimes dont nous avons été témoins.

Si la mission d'observation doit avoir lieu dans des modalités « concrètes », nous sommes donc tout près que l'Azur s'engage officiellement à la non-agression. Pourriez-vous détailler ces modalités ? Il semble nécessaire qu'un certain nombre de points soient vérifiés, et que la mission se fixe un minimum d'objectifs : nous en attendons effectivement des résultats concrets. Ces résultats nous montreront ce que la R.A.D. a fait, ou est prête à faire, pour solutionner la situation et apporter face aux engagements considérables de l'Azur et de ses partenaires des engagements de niveau équivalent. On ne saurait raisonnablement attribuer à l'Azur la responsabilité d'un génocide et d'un conflit colonial qui n'auraient pas eu lieu si les précédentes initiatives diplomatiques avaient pu aboutir.

Je vous prie donc d'apporter les derniers éclaircissements possible pour que la mission d'observation soit tout à fait concrète, et si nécessaire en rebouclant avec l'Althaj de votre côté, qui ne nous a pas donné le même son de cloche. Naturellement, nous imaginons que vous avez eu l'accord certifié de la R.A.D pour qu'une telle mission voit le jour ?

En ce qui concerne votre propre sécurité, chers amis, il n'y a aucun monde où celle-ci est menacée. Jamais l'Azur ne transgressera le pacte de non-agression signé avec la charte du Pacte afaréen de sécurité ! L'envisager serait une folie absolue. Nous dissuaderons toujours quiconque cherchera à s'en prendre au Finejouri, comme nous l'avons fait en perdant un homme dans cette mission de protection de votre souveraineté : Farid al-Meqtali.

Excellence, je vous confirme qu'il ne manque plus que quelques certifications de la part du Finejouri, de l'Althaj et de la R.A.D., pour que la paix soit assurée. Dans l'intermédiaire, l'embargo sur les armes va se renforcer par l'ajout de l'Azur aux forces de l'Organisation des Nations Démocratiques, mais celui-ci n'a aucune visée militaire a priori, et nous sommes ouvert à en renégocier l'existence dès que la mission sera déployée sur le terrain en Cramoisie. Je vous rappelle que cet embargo a été voté à l'unanimité au Pacte afaréen de sécurité.

J'espère que ces éclaircissements vous confirmeront que les intentions de l'Azur en matière de non-agression militaire sont claires : elles sont conditionnées à presque rien, juste ce qu'il manque pour concrétiser la mission d'observation. J'espère que nous sommes tout proches d'une solution paisible.

L’écureuil dit : multiplie tes cachettes, et ta vie sera longue.
Proverbe tamasheq
https://i.imgur.com/HgV3HhF.pngAmastan Ag Amenay
Ministre des Affaires étrangères
23.02.2019
799
BALSILEK ISHAK

BALSILEK ISHAK

Madame Linehart,

Nous avons bien entendu votre condamnation des initiatives azuréennes et churaynnes qui, une fois encore, cherchent à provoquer une escalade des tensions dans la région.

Je salue bien entendu la parole sage et le positionnement de votre Royaume qui prouve une fois de plus son sérieux diplomatique. Néanmoins je me permets de vous informer qu'à ce jour, ni l'Azur ni le Churaynn n'ont les moyens concrets de se ravitailler durablement en Leucytalée. Il vous suffit donc de refuser l'accès à vos côtes des navires azuréens pour les forcer à se retirer de la région, où ils ne peuvent mouiller sans port d'attache.

Une fois de plus, votre Royaume a, d'un geste, le moyen de renvoyer chez eux les porteurs de guerre car s'ils hurlent fort, ils n'en sont pas moins afaréen de l'est, bien loin de chez eux et sans moyens concrets de projection.

Ainsi parle Balsilek Ishak,
PDG-Protecteur du désert rougeCRAMOISIE©
Kabalie rouge
3780
affaires étrangères


À l’attention de Mme Linehart, Conseillère auprès de Sa Majesté le Roi de Finejouri Louis II en charges des affaires Étrangères,


Madame la Conseillère,

La République de Sovélie accuse réception de votre correspondance et se félicite de la convergence de vues concernant l’ouverture de représentations diplomatiques entre nos deux États.

À ce titre, nous avons l’honneur de vous informer que Monsieur Aziz Grady est officiellement désigné en qualité d’Ambassadeur de la République de Sovélie auprès du Royaume de Finejouri. Il sera chargé de représenter notre État et d’assurer le suivi de l’ensemble des démarches bilatérales engagées. Nos services se tiennent prêts à coordonner avec les vôtres les modalités protocolaires relatives à sa prise de fonctions ainsi qu’à l’installation effective de notre mission diplomatique, dans un esprit de stricte réciprocité.

Dans le prolongement de vos échanges, la République de Sovélie vous soumet une version révisée et structurée des projets d’accords relatifs à la coopération éducative et économique.

Accord bilatéral de coopération éducative et économique

I. Accord sur l’éducation

Coopération Educative

Article 1 :

Les deux États signataires autorisent les échanges d’étudiants entre leurs territoires respectifs, dans le cadre de programmes officiellement reconnus par leurs autorités compétentes.

Article 2 :

Les établissements d’enseignement supérieur des deux États sont habilités à accueillir des étudiants en mobilité académique. Ces échanges sont organisés sur la base de quotas annuels définis conjointement, afin de garantir un équilibre et une capacité d’accueil adaptée.

Article 3 :

Les deux États s’engagent à mettre en place un mécanisme de reconnaissance mutuelle des diplômes et des parcours académiques effectués dans le cadre des échanges, conformément à leurs normes nationales.

Article 4 :

Les deux parties établissent un cadre administratif spécifique encadrant les conditions de séjour des étudiants, incluant les procédures de visa, les conditions de logement, l’encadrement institutionnel ainsi que les garanties en matière de sécurité.

Article 5 :

Une coopération directe est instaurée entre les ministères en charge de l’éducation des deux États afin d’assurer le suivi, l’évaluation et l’adaptation des programmes d’échanges.

II. Accord sur le commerce

Coopération Économique

Article 1 :

Les deux États conviennent d’une réduction progressive et ciblée des droits de douane, appliquée à des catégories de produits définies conjointement, en fonction des intérêts économiques respectifs.

Article 2 :

Les secteurs jugés stratégiques par chaque État, notamment liés à l’énergie, à la sécurité alimentaire ou à la souveraineté industrielle, peuvent faire l’objet d’exclusions ou de régimes spécifiques.

Article 3 :

Les produits échangés entre les deux États doivent être conformes aux législations nationales en vigueur, notamment en matière sanitaire, technique et commerciale.

Article 4 :

Les deux parties s’engagent à prévenir toute situation de concurrence déloyale. Des mécanismes de régulation et des clauses de sauvegarde pourront être activés en cas de déséquilibre économique significatif.

Article 5 :

Un comité économique bilatéral est institué. Il est chargé du suivi des flux commerciaux, de la coordination des politiques économiques et de la proposition d’ajustements si nécessaire.

Article 6 :

Tout différend commercial sera traité dans un cadre de dialogue bilatéral structuré, privilégiant la concertation et la stabilité des relations économiques.

La République de Sovélie prend également acte avec intérêt des précisions apportées par vos services concernant les modalités d’adhésion au Pacte Afaréen de Sécurité. Notre Gouvernement poursuit son analyse de la charte et des engagements associés, avec la volonté d’inscrire toute éventuelle démarche dans un cadre pleinement maîtrisé et cohérent. Le moment venu, nous espérons pouvoir compter sur l’attention et l’appréciation du Royaume de Finejouri dans l’examen de cette initiative.

La République de Sovélie demeure pleinement engagée dans la construction d’une relation bilatérale solide, fondée sur des mécanismes clairs, équilibrés et durables.

Veuillez agréer, Madame la Conseillère, l’expression de notre haute considération.


Mme Claire Montero
Ministre des affaires Étrangères Sovéliennes

Sceau
489
U.R.A

Envoyé par le ministre des Affaires étrangères de la république
Sujet : l'ouverture des ambassades
Pour les services diplomatiques du Royaume de FinejouriNous vous sommes reconnaissants, Madame Linehart, nous avons reçu votre réponse et en échange nous nommons Monsieur Jammell Al Yacoub comme ambassadeur arabe en Finejouri. Concernant vos accords, voici notre réponse.
accord sur l'éducation

Coopération Éducative

Article 1:

Les deux pays signataires, autorisent leurs étudiants respectifs à effectuer des échanges éducatifs vers l'un des deux pays.

Article 2:
Les deux pays signataires, autorisent leurs universités et écoles respectives à accueillir des étudiants d'échange en provenance d'un des deux pays.

Article 3:
Les deux pays signataires, encouragent fortement leurs étudiants respectifs à partir en échange éducatif dans l'autre pays. De plus, les deux états signataires encouragent aussi leurs écoles et universités respectives à accueillir des étudiants de l'un des deux pays.

signé
Commerce

Coopération économique

Article 1:
Les deux pays signataires, déclarent la baisse respective de -50% des droits de douanes pour tout produit provenant de l'une des deux nations.

Article 2:
Les deux pays signataires s'engagent à n'emporte vers l'autre pays que des produits conforment à la législation en vigueur.

Article 3:
Les deux pays signataires, assurent à ne pas produire de la concurrence déloyale et de respecter les produits, producteur et consommateurs locaux.

Article 4:
Les deux pays signataires, certifient de ne jamais se livrer de guerres commerciales, par quelconques moyens que ce soit

signé
nous espérons que cela vous mènera à une collaboration plus accrue entre nos nations.

par kaamil el gazi ministre des Affaires étrangère à Mdm Linehart
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Alkunfidralia,

À sa Majesté Louis II, Roi du Royaume de Finejouri, via les services de la Conseillère aux Affaires Étrangères, Madame Alina Linehart.
Objet :
Stabilité en Afarée Occidentale et proposition de coopération stratégique bilatérale.

Excellence,

Vos excuses sont acceptées d'autant plus facilement qu'elles ne sont pas nécessaires : nous savons pertinament que le temps diplomatique est le temps long, et que l'évolution rapide des évènements en Afarée impose aux chancelleries, telles que la vôtre, des choix parfois difficiles dans le traitement de l'information et le déploiement de leurs moyens. Nous sommes du reste d'accord avec vous : le moment est maintenant plus propice à la bonne tenue d'échanges constructifs, les plus grosses vagues de la tempête étant passée de peu.

Il est du reste parfaitement agréable de l'alignement de nos deux gouvernements sur la lecture des évènements et des conclusions qu'elles imposent. À ce titre le soutien que nous évoquions dans notre précédente misive est d'autant plus justifié qu'il s'intègre en somme dans la simple multiplication de puissance d'une nation avec laquelle nous sommes, pleinement et entièrement, d'accord. La stabilité continentale Afaréenne semblant pour le moment assurée et le cadre d’opération visant l’entité Cramoisienne étant à nouveau posé de façon claire, nous disposons d’un temps de respiration bienvenue pour construire l’architecture de la suite des opérations.

Nous vous proposons ainsi de venir à notre rencontre sur le sol de la Ligue d'Afarée Occidentale, au sein de la ville de Gokiary, où nous pourrons ainsi échanger des sujets ici convenus. Nous inviterons aussi, si cela vous convient, la citoyenne Actée Iccauthli du Comité de Volonté Publique du Grand Kah, dont l'avis sera sans doute utile et éclairant.

Salut et fraternité,

https://i.imgur.com/umx07PY.png
Citoyen Mojiz al-Makki,
Au nom des Commissariats aux Affaires Extérieures de la Ligue d'Afarée Occidentale et des Zones Autonomes Démocratiques du Somagoumbé
8296
sigle

Plan de sortie de crise

A l'attention de Son Excellence Madame Linehardt, conseillère royale

Que la Paix d'Allâh soit sur vous.

Conseillère impériale,

Conformément à ses engagements, l'Azur n'a pris aucune mesure agressive contre la Cramoisie et ce malgré les raisons douloureuses qui inviteraient à le faire. Nous avons au contraire répété notre souhait d'une résolution pacifique et structurée de ce conflit qui endolorit inutilement notre continent depuis longtemps. Pour cela, j'ai dit, et je répète, le souhait du Diwan que le projet du Royaume du Finejouri d'établir une mission d'observation sur place permette de tirer les conclusions est entièrement soutenu par l'Azur.

La position du Diwan est simple et claire. Nous souhaitons aller de l'avant et que votre mission puisse apporter les éléments nécessaires à un réajustement diplomatique non pas du seul Finejouri, mais de l'ensemble du Pacte afaréen de sécurité. Pour cette raison, nous vous invitons à produire les résultats de votre mission dès que possible devant le Conseil. Ces résultats permettront à nos pays de définir collectivement une position réellement assise sur la réalité constatée sur le terrain.

Excellence, le Diwan souhaite interroger son partenaire du Finejouri au moment où, dans une période troublée, semble se dessiner une impensable conspiration visant à obtenir non pas la justice ni la paix, mais le blanchiment du génocide des Kabaliens.

Nous redoutons qu'un certain nombre de pays et d'acteurs ne se soient mis d'accord pour jouer un scénario aux paroles fausses et aux déclarations théâtrales sans contenu. Nous redoutons notamment qu'une conspiration n'ait touché des partenaires important au sommet de leurs institutions. Cette conspiration, construite dans les coulisses de la diplomatie internationale, tournant le dos à tous les principes, vise à assigner à chacun un rôle pour que soit finalement décidée, sous la forme d'un compromis qui est en réalité une reddition et une capitulation totale, une trahison majeure à tout ce que nous défendons, le blanchiment du génocide des Kabaliens. Un pardon, une autorisation de circuler, une amnistie délivrée par des actionnaires de la République actionnariale déguisés en interlocuteurs diplomatiques, qui viendrait jeter avec hypocrisie le trouble dans l'engagement afaréen pour la justice.

Excellence, je vous prie de noter que l'Azur a toujours été prêt au dialogue et à la coconstruction de solutions collectives. Il n'a jamais imposé ses plans. Il a au contraire soutenu de multiples propositions, et joué un rôle constructif pour tenir le fil périlleux d'une réaction à la hauteur du crime qui ne soit ni violente ni revancharde, mais inscrite dans une vision pacifique positive de l'avenir.

Contrairement aux assertions récentes de la R.A.D., l'Azur ne vise évidemment pas plus aujourd'hui qu'hier à acquérir quelque position que ce soit en Afarée occidentale, et ne fait aucune manipulation de la cause kabalienne. Son attachement à cette cause est lié à la crédibilité du Pacte afaréen de sécurité et du principe de décolonisation, d'indépendance et de justice qu'il porte historiquement. Engagé pour la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Kabalie, l'Azur tient parole et défend cette intégrité. Il le fait en saisissant toutes les opportunités de dialogue qui s'offrent à lui, et il soutient aujourd'hui, sans la menacer d'aucune façon, la mission d'observation finejourienne en Qabalie.

Nous ne permettrons pas une scène fausse de se substituer au besoin légitime et urgent des Kabaliens, et de tous les Afaréens, pour une justice claire et irréversible. Cette justice doit naturellement cibler les auteurs, non les victimes, du génocide. Elle ne passe, dans notre esprit, que par un processus pacifique et structuré de disparition des organisations qui exploitent aujourd'hui un territoire illégalement occupé, au premier d'entre eux, la Maison Dalyoha, qui a attaqué des humanitaires et ses propres civils à l'arme chimique encore tout récemment. Ces actes ignobles la disqualifient pour continuer à travailler en Afarée, s'il fallait encore le prouver après le génocide qu'elle a commis et l'écocide qu'elle s'apprête à commettre.

L'Azur souhaite donc comprendre le souhait actuel du Finejouri face à ce risque d'une « solution diplomatique » qui ne soit qu'une capitulation en rase campagne organisée depuis l'étranger par une mafia d'actionnaires et de barbouzes atteint du syndrome de Ragecarnage. Ces gens veulent reconnaître la pleine souveraineté coloniale de la R.A.D. et abandonner toute poursuite contre les génocidaires. Ces gens brûlent d'humilier notre continent en démontrant l'impossibilité de faire obstacle à la colonisation, en faisant peser la force contre la justice, et en hurlant de façon obscène dans notre propre voisinage leurs intentions destructrices, racistes, colonialistes et méprisantes. Ces gens sont des brutes et ils utilisent contre nous d'arguments vicieux, mais surtout d'une stratégie : établir un réseau mafieux dans divers acteurs clés pour faire advenir un scénario de fausse négociation et de vraie capitulation. Nous ne nous laisserons pas manipuler. Briser l'unité afaréenne par un scénario écrit ailleurs que dans les instances de dialogue serait un résultat défavorable pour tout notre continent et pour la R.A.D. elle-même, qui s'exposerait alors à ce que les solutions les plus violentes et les moins appropriées se retrouvent soudain justifiées, faute de mieux, pour faire justice après le génocide. Le Churaynn, régulièrement pointé du doigt pour son volontarisme, serait alors l'acteur ayant eu la meilleure intelligence de la situation dès le début. Est-ce le résultat que nous souhaitons voir advenir ? L'Azur respecte le Churaynn mais il tient à privilégier la diplomatie et l'unité du continent. Cela ne sera pas possible si les mafieux imposent la capitulation.

Le Diwan est préoccupé par la sauvegarde d'une ligne de crête à la fois pacifique et décoloniale, et le risque que nous nous retrouvions bientôt face à deux solutions irréconciliables : celle d'une paix dans la défaite et le déshonneur, qui ne serait pas une paix puisqu'elle aboutirait à un conflit brutal, et une décolonisation dans la douleur et la rancoeur, qui laisserait derrière elle de longs mois d'un conflit que personne ne veut et que tout le monde redoute.

L'Azur est disponible pour construire avec tout le monde, même avec les interlocuteurs en lesquels il n'a pas confiance, un plan de sortie de crise raisonnable, réaliste et désirable pour qu'on puisse enfin répondre aux enjeux soulevés depuis le 7 octobre 2016. Ces enjeux sont les suivants.

Premièrement, assurer la réparation symbolique du génocide, en donnant à voir au monde que les auteurs de ce crime sont attrapés, mis hors d'état de nuire, et symboliquement dégradés en étant mis face à leurs actes. Ces auteurs sont les suivants : les milices coloniales, la Maison Dalyoha, les promoteurs de projets destructeurs contre l'Afarée. Il n'y aura aucun progrès ni aucune paix sans ce processus de justice et de restauration de l'égalité symbolique entre la victime et son agresseur. Dalyoha doit être ramené au niveau des métèques qu'il méprise, ou bien il doit faire ses valises et quitter le territoire. On ne saurait le récompenser en lui offrant un statut de bon colon et de sauveur. Acter une telle infamie serait infliger une humiliation sévère non seulement aux Kabaliens, mais à toute l'Afarée. Non, il faut une réparation symbolique digne de ce nom, et pour cela, elle doit être crédible auprès de tous.

Deuxièmement, permettre la restauration écologique du désert « rouge », ravagé par un agent toxique. Pour cela, bien des partenaires, tels que le Shuharri ou des Carnavalais de bonne volonté, seraient capables de travailler à des solutions afin de dépolluer le sol, de réintroduire des espèces du désert, et de reconstituer dans ce pays un climat viable. Nous refusons le projet Eden rouge imposé depuis la volonté d'un seul homme : nous voulons seulement que les Kabaliens puissent déterminer leurs propres conditions de vie de façon éclairée, souveraine, indépendante et autonome.

Troisièmement, permettre la réintégration du territoire occupé dans un espace politique stable et légal, en encourageant les deux Kabalies à un dialogue diplomatique. L'Azur et le Finejouri sont signataires de la Reconnaissance de l'intégrité territoriale de la R.U.P.K., mais cela n'implique pas que nous soyons les promoteurs d'aucun germe de conflit ou de dissension ethnique. L'Azur a toute confiance dans la R.U.P.K. et son souhait de recouvrer son territoire par un processus conforme à la réalité du terrain et respectueux des acteurs. Nous espérons qu'elle sera disposée à un grand plan de sortie de crise tel que le Finejouri pourra, parce qu'il est le président du P.A.S. et l'interlocuteur préféré de nouveaux venus sur ce dossier, le définir.

Ainsi, Excellence, je souhaite souligner aujourd'hui le rôle crucial du Finejouri pour concilier la paix et la justice à travers une solution capable d'emporter l'adhésion de tous les acteurs. L'Azur soutiendra sans faille votre proposition, car nous croyons que votre Royaume est capable d'assurer la ligne de crête qui évite à la fois la guerre et la brutalité d'une part, et le déshonneur d'une mafia ragecarnagifiée qui se coordonne en secret pour nous faire passer pour des idiots. Laissons ces deux scénarios blessants et douloureux au profit d'un troisième ; celui d'une paix réelle et juste en Kabalie.

Excellence, je vous prie de me faire connaître la position du Royaume de Finejouri en la matière, afin que nous puissions nous coordonner en ce sens.

L’écureuil dit : multiplie tes cachettes, et ta vie sera longue.
Proverbe tamasheq
https://i.imgur.com/HgV3HhF.pngAmastan Ag Amenay
Ministre des Affaires étrangères
30.03.2019
3956
sigle

Vision partagée, négociation en cours, résultats attendus

Madame la Conseillère,

Je ne peux que soutenir vos affirmations. Oui, il serait souhaitable que l'Afarée résolve ses problèmes autrement que par la guerre. Oui, une guerre de décolonisation serait risquée sur le plan humanitaire, a fortiori parce que l'ennemi défendrait son droit à occuper et exploiter avec des armes redoutables. Oui, la diplomatie doit être privilégiée, sur un mode réaliste et exigeant.

Le Finejouri et l'Azur ont la même vision du problème et le même enjeu : concrétiser un processus diplomatique qui dure depuis bientôt trois ans. Avec patience et méthode, nos pays ont fait de multiples propositions, réalisé des initiatives, suggéré des pistes de solution. Nous observons aujourd'hui l'acrimonie d'une R.A.D. aux abois et la constitution, je puis vous le dire avec certitude, d'une mafia à la solde des Dalyoha. Cette mafia est un obstacle moyen mais non négligeable, surtout dans sa capacité à empoisonner les négociations par des prises de position factices, des arguments fallacieux et une collusion secrète pour tromper tout le monde. Nous appelons cette mafia le « Plan Tromperie. »

Nous sommes conscients de la réalité du Finejouri et c'est par souci de permettre à votre propre canal de dialogue commun avec l'Althalj de se concrétiser que l'Azur a joué un rôle positif et pacificateur en renonçant à des représailles légitimes. Au contraire, nous avons accepté de nous en remettre à la mission d'observation et à assurer, de notre côté, son plein potentiel. Nous n'avons aucun doute sur la sincérité du Finejouri et nous espérons que l'Althalj, mais surtout que la R.A.D., pourront jouer un rôle sincère et producteur de résultats pour que la mission d'observation puisse effectivement démontrer une évolution en Cramoisie.

L'Azur n'a aucun autre horizon que celui de la négociation, et pour l'instant il n'utilise dans cette négociation aucun argument militaire, car ceci ne saurait être fait que de façon précise et coordonnée avec les acteurs les plus directement concernés, à savoir la République Unie des Peuples de Kabalie, qu'on ne saurait, d'aucune manière, écarter des discussions ni contraindre à reconnaître une solution qui ne lui conviendrait pas. Aucun compromis qui mettrait de côté la R.U.P.K. et ses revendications de réunification et de justice après le génocide ne sauraient être mises de côté. Sur ce plan, je crois que nos deux pays sont d'accord.

Il revient au Finejouri de jouer un rôle pivot dans l'élaboration de la solution pacifique et décoloniale que nous appelons de nos voeux, et pour cela le Diwan se tient à votre disposition pour contenir, adapter ou réajuster sa position. Pour cela, le Conseil afaréen de sécurité reste une plateforme de dialogue essentielle. De plus, grâce à ses bonnes relations diplomatiques avec des acteurs importants plus ou moins liés à la mafia Dalyoha et à ses pédosatanistes, le Finejouri pourra pousser une solution réellement crédible et sincère, là où certains voudront faire dévier le problème en retournant l'accusation et en actant, de fait, la souveraineté coloniale des actionnaires et leur impunité.

Pour cela, l'Azur tient à redire au Finejouri sa confiance, et l'évidence de ce constat : la paix, la justice, le calme, la tranquillité, le respect des individus, l'ordre kabalien réunifié, réconcilié et souverain, ne sauraient évidemment s'imposer par l'extérieur, dans la violence et les larmes. L'Azur n'a aucune envie de ce scénario. Il n'est cependant pas dupe du chantage et ne renoncera jamais à rétablir la dissuasion afaréenne face aux colonialistes. En ce mois d'avril 2019 qui commence, le printemps pourra être annonciateur de paix si les acteurs autour de la table, en particulier la R.A.D., abandonnent leurs pratiques mafieuses et reconnaissent des changements réels et pacifiques. Il ne sera annonciateur que d'un nouvel été brûlant, je le crains, si nos pays ne parviennent pas à résoudre par le dialogue une crise qui commence vraiment à durer depuis longtemps.

L'Azur reste disponible, sous la forme de quelque conseil que ce soit, pour imaginer un accord sur la base de la protection des droits des habitants actuels de la Kabalie, un programme de reconstruction écologique autodéterminé par les Kabaliens, et la refondation de la nation kabalienne, en totale et pleine cohérence avec la R.U.P.K. Nous vous souhaitons également bonne chance dans vos discussions avec la R.A.D. et ses amis, l'Azur ne ferme pas la porte à une éventuelle solution de leur part.

L’écureuil dit : multiplie tes cachettes, et ta vie sera longue.
Proverbe tamasheq
https://i.imgur.com/HgV3HhF.pngAmastan Ag Amenay
Ministre des Affaires étrangères
31.03.2019
3897
SMA

SUBLIME MAISON AYKHANIDE

REPUBLIQUE TECHNOCRATIQUE D’ARKAVIE


N° : 002 / 10.04.2019 / Langue originelle : français / Exp. : Ministère de Affaires Etrangères et des Relations Internationales d'Arkavie

Ministère de Affaires Etrangères et des Relations Internationales
Dossier Finejouri N° : 002


Objet : Réponse aux signatures de traités, entreprises suite à la visite diplomatique

À l’attention de Madame Linehart
Conseillère auprès de Sa Majesté pour les Affaires étrangères
Royaume de Finejouri

AlinéaMadame la Conseillère,

AlinéaNous vous remercions vivement pour votre message, qui reflète avec justesse les progrès accomplis lors la récente rencontre diplomatique entre nos deux pays.

Nous avons le plaisir de vous confirmer que l’accord de coopération éducative, et donc a été approuvé par nos deux parties et est désormais prêt à être signé. En ce qui concerne l’accord de coopération économique, nos services en ont achevé l’examen. Nous vous faisons parvenir cet examen dans cette même lettre, à la fin.

Concernant l’ouverture des ambassades, nous prenons acte avec satisfaction de la désignation de Madame Dilekm en tant qu’ambassadrice de Finejouri à Néovar. Nous serons en mesure d’organiser l’audience de présentation des lettres de créance dès réception des documents officiels. L’ambassade de Finejouri à Néovar est d’ores et déjà opérationnelle et prête à ouvrir ses portes.

De notre côté, nous avons le plaisir de vous annoncer la désignation de Madame Sara Y Khairi comme ambassadrice de la République technocratique d’Arkavie auprès du Royaume de Finejouri. Ses lettres de créance vous seront transmises dans les quarante-huit heures, ce qui vous permettra de réserver le bâtiment nécessaire au sein de votre quartier diplomatique.

Ces avancées concrètes nous réjouissent particulièrement, car elles permettront de resserrer les liens entre nos deux États et de passer rapidement à une coopération opérationnelle.

Veuillez agréer, Madame la Conseillère, l’expression de notre haute considération.


Résultats de l’examen de l’Accord de Coopération Économique

À la suite de l’analyse menée par nos services, la République technocratique d’Arkavie accepte les principes généraux de l’accord proposé, avec les précisions et ajustements suivants :

Article 1 - Réduction des droits de douane
Nous acceptons la réduction de 50 % des droits de douane pour les produits provenant de l’autre pays. Toutefois, afin d’assurer une transition fluide et d’éviter tout déséquilibre économique, nous proposons que cette réduction soit appliquée de manière progressive sur trois ans :

  • 20 % la première année
  • 35 % la deuxième année
  • 50 % à compter de la troisième année

  • Une clause de révision annuelle conjointe sera ajoutée, permettant aux deux parties d’ajuster le rythme en fonction des flux commerciaux réels et des indicateurs économiques.

    Article 2 - "Les deux pays signataires s'engagent à n'emporte vers l'autre pays que des produits conforment à la législation en vigueur."
    Accepté sans modification. Les deux pays s’engagent à n’exporter vers l’autre que des produits conformes à la législation en vigueur.

    Article 3 - "Les deux pays signataires, assurent à ne pas produire de la concurrence déloyale et de respecter les produits, producteur et consommateurs locaux."
    Accepté sans modification. Les deux pays s’engagent à éviter toute forme de concurrence déloyale et à respecter les produits, producteurs et consommateurs locaux.

    Article 4 - "Les deux pays signataires certifient de ne jamais se livrer à des guerres commerciales, par quelquconque moyen que ce soit"
    Accepté sans modification. Nous nous engageons à ne jamais recourir à des guerres commerciales, sous quelque forme que ce soit.

    Disposition additionnelle :

    Nous proposons la création d’une Commission mixte de suivi économique, composée de représentants des deux ministères concernés et des autorités compétentes en matière de données, qui se réunira au moins une fois par an afin d’évaluer l’application de l’accord et de proposer d’éventuelles adaptations s'il en vient le besoin.

    Sous réserve de l’acceptation de ces ajustements par le Royaume de Finejouri, nous sommes prêts à finaliser et signer cet accord dans les prochaines semaines.
    Nous restons bien entendu à l’écoute de toute remarque ou contre-proposition de votre part.

    (Sous-signé) Zoëlia Thilvaër
    Ministre de l'Economie et des Finances

    (Sous-signé) Theor Margyn
    Ministre du Commerce et du Tourisme


    Fait à Zürbah le 12 avril 2019,

    signature
    (Signé)Noura Koratha
    Directrice du Bureau des Affaires étrangères et des Relations Internationales d'Arkavie




    sceau

    Page 1/1
    523
    .

    De : Basko Jaurlaritza (gouvernement de Baskoal Herria)
    Destinataire : Membres du Pacte Afaréen de Sécurité
    (HRP : j'ai envoyé la missive ici car le Finejouri est à la présidence du PAS. Je fais cela car je n'ai pas trouver d'endroit au PAS pour réceptionner des missives )

    Statut : Lettre ouverte
    Objet : Proposition de médiation



    Votre Excellence,

    Vous trouverez peut-être cette lettre quelque peu intrigante, encore plus à la lecture de l'objet de la missive. Permettez donc de nous présenter. Nous sommes le Basko Jaurlaritza, soit l'organe exécutif de la nation baskonne. Ce nom ne vous dis peut-être pas grand chose, il est vrai que nous ne sommes sortis de notre autarcie il y a encore peu de temps. Nous sommes une nation ayant choisie un isolationnisme stratégique pendant quelques décennies après avoir souffert d'un terrible génocide au début du siècle dernier. Notre société a néanmoins réussie à se reconstruire et l'indépendance de notre État est garantie par nos anciens bourreaux en même temps que nous avons fait vœux de neutralité sur la scène internationale. Nous vivons désormais de la rente de notre système bancaire ainsi que de certaines industries à la pointe technologique ou de l'attractivité de notre université de sciences-humaines qui joui d'une excellente réputation dans le monde entier.

    Pourquoi nous vous disons tout cela ? Car nous regardons avec une grande inquiétude et un douloureux air de déjà-vu les évènements qui prennent place en Kabalie depuis maintenant plusieurs longues semaines. D'hécatombes en hécatombes, ce conflit prend chaque jour un peu plus la route d'un désastre humanitaire qui semble presque irrémédiable si les choses continuent ainsi. Or, le peuple baskon ayant lui aussi souffert des plus grands atrocités possibles ne peut que ressentir au plus profond de sa chair la souffrance du peuple kabalien. De plus, libérer un tas d'os ne fera de personne un briseur de chaîne.


    Votre engagement pour la cause kabalienne est on ne peut plus louable. Néanmoins, entamer un blocus sur la Kabalie Rouge aura peut-être comme effet d'effectivement affaiblir le régime en place mais aura pour conséquence certaine de mettre encore plus à mal la population autochtone.

    Donc, et afin d'enrayer cet engrenage mortifère nous vous proposons officiellement d'accueillir à Amaria, la capitale baskonne, une conférence de résolution du conflit afin d'en tirer, si ce n'est un traité de paix, au moins une trêve afin de pouvoir venir en aide aux populations en détresse en Kabalie Rouge. Il est possible qu'à ce moment de votre lecture vous vous questionniez sur la légitimité de Baskonia pour organiser cet évènement. Pensez alors à notre histoire et nos engagements. Nous savons mieux que quiconque quelle souffrance un peuple peut vivre, nous savons également comment pardonner à nos anciens tortionnaires. Nous n'avons également aucun intérêt, quel qu’il soit, en Kabalie et notre vœux de neutralité est un gage supplémentaire de notre impartialité en tant qu'arbitre pour ces hypothétiques négociations. Il nous est cependant intolérable de voir souffrir des innocents et de voir le passé se reproduire dans ses formes les plus abjectes devant nos yeux.

    Avec cette proposition, nous vous proposons d'éviter une guerre sanglante à l'issue incertaine. Nous en appelons donc à votre bon sens afin de bie vouloir l'accepter.

    En attendant une réponse que nous souhaitons de tout cœur positive, veuillez recevoir nos plus sincères salutations.


    1448
    BALSILEK ISHAK

    BALSILEK ISHAK

    Mdm Linehart,

    N’inversons pas les rôles voulez vous ? Le Churaynn nous a déclaré la guerre et l’Azur intercepte illégalement nos navires dans les eaux internationales. Devons nous rester passif face à ces ogres qui nous menacent ? La semaine dernière des espions azuréens ont été surpris en train d’essayer d’infiltrer des laboratoires pharmaceutiques dans le but de les saboter. La Kabalie doit elle se contenter de subir face à cela également ? Vous savez vous même, suite à l’affaire des avions abattus, que l’Azur provoque et tentera tous les mensonges pour déclencher une escalade. Ne la croyez pas plus aujourd’hui qu’hier.

    Ne vous inquiétez pas, nous sommes plus malins et raisonnables que les Azuréens. Nous ne leur offriront aucun prétexte. Le Pape noir a précisé que la riposte serait inattendue. L’Azur va découvrir qu’une guerre ne se mène pas uniquement avec des avions et des navires de guerre.

    Si l’Azur a peur, si ses alliés s’inquiètent, il est encore temps pour elle de rentrer ses bateaux au port et de se retirer de l’Afarée de l’ouest. Je vous invite à faire pression sur ses diplomates pour qu’elle renonce immédiatement à son blocus afin de préserver la paix et pouvoir continuer sereinement les opérations de médiation commencées avec vous et l’Althalj. Le Finejouri est un acteur diplomatique fiable, il saura ramener le Califat à la raison.

    Le Grand Kah nous a de toute façon assuré que le Jashuria et ses alliés délogeront bientôt les navires azuréens de la région. Les choses devraient se régler sans dégâts. Il ne tient qu’au Califat de se montrer raisonnable et de cesser ses provocations.

    Ainsi parle Balsilek Ishak,
    PDG-Protecteur du désert rougeCRAMOISIE©
    Kabalie rouge
    4778
    sigle

    Paix et justice

    Que la Paix d'Allâh soit sur vous.

    Madame la Conseillère Linehardt,

    Le Diwan remercie le Royaume du Finejouri pour la solidarité qu'il a manifesté à l'Azur et son intervention claire en rejet des ultimatums et de la brutalité de la R.A.D. C'est assurément votre position qui a permis que ce petit Pape Noir revienne à un langage approprié. Il vous écoute, vous respecte et vous craint.

    La pire issue à ce conflit est pour le moment écartée à nouveau. La R.A.D. aura fait la démonstration de ce que vaut son appel à la paix et à la diplomatie. Elle nous aura montré à quel point la « fureur carnavalaise » hante encore comme un spectre colonial une entité qui prétend s'en être émancipée.

    Excellence, le Diwan a confirmé à la Force afaréenne de sécurité collective qu'il serait prêt à se défendre et à dissuader toute attaque. Nous avons indiqué à plusieurs interlocuteurs clés au Liberalintern et à l'Organisation des Nations Démocratiques que nous avions besoin de mieux comprendre la situation réelle en Cramoisie pour adapter notre dispositif d'isolement commercial. En effet, une soudaine réécriture de la réalité, qui prétend nous prendre de court, vient aujourd'hui nous accuser d'être responsables de nouveaux tourments des Kabaliens occupés.

    L'Antérie, notre partenaire et ami, a rejeté cette hypothèse et n'y accorde aucun crédit : la R.A.D., qui n'avait ni commerce ni navires, avait au contraire construit ces trois dernières années un modèle exceptionnel, bâti sur l'autosuffisance. Un changement aussi radical doit donc nous interroger et nous faire douter de ce que la R.A.D. avance. De même, il semble que ce soit le régime lui-même qui ait choisi de couper les vivres aux nomades Kabaliens. La presse coloniale décrit le mépris des autorités pour ceux qui veulent vivre une vie loin de cette société dystopique. Nous devons être vigilants à ce qu'il se passe là bas : les mauvais traitements infligés aux Kabaliens doivent cesser.

    Madame la Conseillère, vous rappelez l'importance de la mission d'observation : nous voyons en effet à quel point il est crucial que le monde et le Pacte afaréen de sécurité puissent savoir, derrière les artifices d'une propagande comique, de quoi il en retourne sur le terrain. Puisque rien n'est certain là-bas en matière économique, qu'en est-il de la réalité sociale et environnementale ? Nous voyons bien que la seule parole de la R.A.D. ne peut plus être crue, nous avons besoin que des données soient récoltées sur le terrain, et sans le filtre mensonger de la propagande. En ce sens, nous espérons que votre mission d'observation confirmera l'état réel des choses. Il est essentiel pour nous que notre action diplomatique se base sur une réalité concrète.

    L'Azur a pris sa part à la désescalade : il n'a pas mené d'action hostile contre la R.A.D. ni de représailles. Notre surveillance maritime se limite à interdire les importations d'armes et les profits des actionnaires. Elle est légitime, et nous l'adapterons autant que nécessaire pour qu'elle n'impacte pas les civils. Ainsi, suite à la proposition de plusieurs acteurs, nous envisageons un pont aérien pour assurer la satisfaction des besoins des civils. Le Finejouri pourrait jouer un rôle essentiel de coordinateur d'une telle opération, que le Diwan juge avec intérêt mais prudence.

    Nous pouvons mener d'autres initiatives pacifiques et constructives, comme établir un dialogue avec l'opposition kabalienne, ou du moins une partie, ou bien participer à des discussions en Baskonia, bien qu'on ne sache sur quelles bases. Néanmoins, nous ne devons pas dévier des principes qui conduisent notre action.

    La R.A.D. est un régime colonial. Les actionnaires qui en tirent profit le font de manière illégale. Le génocide doit être réparé matériellement et symboliquement. La Maison Dalyoha, qui est l'épicentre du crime, doit payer ce qu'elle doit au montant auquel elle le doit. Ses projets dévastateurs, notamment le plan OGM, menacent tout notre continent et leur normalisation serait une folie. La R.A.D. doit évoluer. Nous n'avons jamais dit que nous voulions tuer ou expulser les colons carnavalais : nous souhaiterions plutôt qu'ils s'assimilent à la Kabalie, et que celle-ci retrouve son indépendance. Par ailleurs, nous devons assurer que la République Unie des Peuples de Kabalie puisse recouvrer son territoire légitime à travers un processus de réunification.

    Rien de cela n'est ni agressif ni belliciste. C'est une issue juste et désirable, basée sur la réalité des faits et leur réconciliation.

    Toute tentative d'imposer par la force, le mensonge ou d'autres manœuvres hypocrites la reconnaissance de fait de la R.A.D., sa sécurité et son installation durable en Afarée reviendrait à assumer l'impunité d'un génocide et le retour de l'ère coloniale. Nous sommes pacifiques, mais nous n'accepterons pas la recolonisation de notre continent, son humiliation répétée après cinq siècles d'esclavage, de massacres et d'infériorisation des Afaréens.

    Notre position est claire. Le Pacte afaréen de sécurité demeure uni pour l'assumer. Nous travaillerons diplomatiquement et pacifiquement. Dès demain, nous pouvons ajuster notre action et coordonner de nouvelles discussions. En revanche nous ne saurions autoriser la légalisation d'un crime, ni accepter qu'on lui fournisse des armes, quelle qu'en soit la nature. C'est simple et logique : il ne faut pas nous prendre pour des idiots !

    Voilà la position de l'Azur. Vous constaterez, Madame la Conseillère, qu'ellz rejoint la vôtre sur les points essentiels.


    L’écureuil dit : multiplie tes cachettes, et ta vie sera longue.
    Proverbe tamasheq
    https://i.imgur.com/HgV3HhF.pngAmastan Ag Amenay
    Ministre des Affaires étrangères
    27.05.2019
    3102
    BALSILEK ISHAK

    BALSILEK ISHAK

    Mdm Linehart,

    Si le blocus azuréen n'a, à ce stade, eu que des effets limités, c'est que l'ingéniosité de mon peuple a mis en place un certain nombre de techniques pour le contourner. Nous ne manquons pas d'alliés et d'idées, c'est ce qui nous sauve. Mais l'incompétence azuréenne est-elle une excuse pour minimiser ses actes ? L'Azur a-t-elle déployé ses navires dans le but de nous faire une pichenette sur le nez ou bien de nous nuire ? Les intentions du Califat islamique sont claires : fragiliser l'économie de la RAD, empêcher la reconstruction du désert, compliquer la vie des nomades et des communautés natives. Il faut y voir le premier round d'une invasion car nous savons que les troupes du PAS s’agglutinent en ce moment même à Agatharchidès. Combien de temps avant que les militaires de l'Antérie et du Churaynn ne débarquent sur nos côtes ? Tenir l'Azur en respect, c'est empêcher la guerre, et c'est ce que nous faisons. La dissuasion est une stratégie parmi d'autres pour calmer leurs ardeurs et leur rappeler que violer notre souveraineté se paiera au prix du sang.

    Pourtant je n'aspire moi même qu'à une désescalade, mais sans flotte, je ne peux y parvenir seul. Le Finejouri pourrait avoir un rôle important à jouer en chassant les navires azuréens des mers où ils n'ont pas leur place. Alors que des sous-marins ennemis rôdent dans l'océan d'Espérance, le Finejouri et l'Althalj, s'ils souhaitent participer à la désescalade dans la région, doivent imposer à l'Azur de se retirer.

    L'Azur ment sur la nature du blocus. Vous savez comme moi que ce pays n'est pas fiable et profite de la moindre faille diplomatique pour abuser de ses amis. Car définir ce qu'est une arme n'est pas chose évidente et soumis à l'arbitraire des navires azuréens : nous avons besoins de puces électroniques pour nos technologies, une puce n'a pas d'odeur et elle sert aussi bien pour la fabrication d'ordinateurs qui iront dans nos médiathèques que pour lancer des fusées dans le ciel. Par ailleurs, c'est une question de souveraineté : l'Azur n'a aucun droit d'exercer son autorité dans ces mers ni d'appréhender nos navires dans les eaux internationales. Le Finejouri ne doit pas se rendre complice d'une opération qui risquerait d’entacher sa réputation. L'ONC dégagera bientôt les navires azuréens, je vous le dis par amitié : ne vous lancez pas dans ce bourbier. On ne prend pas la barre d'un navire en train de couler, rester loin de l'Azur vous évitera des déconvenues diplomatiques malheureuses. Le Finejouri est un partenaire fiable en Afarée de l'ouest, il a su le prouver en condamnant l'agression des pilotes azuréens au dessus du désert rouge, il ne faut pas qu'il se rendre complice d'une opération militaire illégitime, illégale et vouée à l'échec.

    Vous savez comme moi que le dialogue est notre priorité. Mais qui cherche à le faire échouer ? Qui envoie ses avions au dessus de nos têtes ? L'Azur. Qui envoie ses navires dans nos mers, espérant provoquer un incident ? L'Azur. Qui a récemment tenté de saboter nos installations pharmaceutiques ? L'Azur.

    Ne nous trompons pas de combat, l'Azur est systématiquement du côté de la provocation et de l'agression, alors que la Kabalie rouge a toujours retenu ses coups. Si nous menons un combat, nous le menons sur la scène diplomatique. Mais nous ne pourrons pas indéfiniment supporter les provocations de cet État impérialiste sans lui faire comprendre que ses coups de menton ont un coût, sinon il recommencera sans cesse jusqu'à obtenir gain de cause.

    Aidez nous à préserver la paix, le dialogue et la diplomatie. Faites en sorte que les Azuréens rentrent chez eux, ou nous nous en chargerons.

    Ainsi parle Balsilek Ishak,
    PDG-Protecteur du désert rougeCRAMOISIE©
    Kabalie rouge
    0
    Armoiries marcinoises/éthiopiennes

    Son Excellence Aimé Bassé, Ministre des Affaires Etrangères de Son Excellence Aimé Bolila, Premier Ministre de Sa Majesté Louis VI de Marcine. Négusa Négast, Le’ul de Kalindi, Empereur d’Antérinie, Grand Duc du Scintillant, Duc d’Antrania, Comte de Saint-Jean-de-Luz et des Marches, Abbé de Flatan et descendant des Rois Très Pieux.
    À
    Son Excellence la Conseillère Linehardt, Conseillère à la diplomatie de Sa Majesté Louis II, Roi du Finnejouri. Son Excellence chargée des relations extérieures de la République Démocratique d’Antérie et représentant de Son Excellence Jakamé Idi Akim ainsi qu’à qui de droit au Forum de Coopération d’Afarée du Nord.

    Objet : Au sujet d’une potentielle intervention humanitaire au Moranza menée conjointement entre les autorités finnejouriennes, marcinoises et antériennes ainsi que par les États du Forum de Coopération d’Afarée du Nord.

    Vos Excellences ;

    Comme beaucoup de monde, Marcine est attristée et effarée par l’assourdissant silence médiatique qui couvre à l’heure actuelle le conflit Moranzais. Une guerre civile sanglante opposant les milices au gouvernement de Son Excellence Benoît Colin, Président de la République du Moranza. Cette absence totale de couverture médiatique permet une impunité quasi-totale dans un État qui n’en a malheureusement que le nom. Le Moranza est retourné aux temps primitifs qui voyaient une multitude de royaumes et de peuples pour une seule et même terre. Cette incapacité de l’État à réellement s’imposer, à conserver sa légitimité auprès des populations et à empêcher ces dernières de s’entre-tuer. Vous n’êtes pas sans savoir que dans certaines régions, le conflit est devenu une guerre ethnique opposant les individus en raison de leurs origines plus que sur des questions politiques ; ces sales guerres sont de loin les plus meurtrières, les plus sanglantes, les plus dévastatrices. On ne se bat plus que pour massacrer le village voisin s’il n’est pas Nabnalien ou s’il ne pratique pas l’islam (ou le catholicisme).

    Ces guerres qui ne se terminent réellement qu’après une victoire totale de la part d’un camp ou d’un peuple ont marqué l’Histoire pour leurs violences ; ce n’est pas l’État qui massacre seul, c’est aussi le citoyen normal qui peut parfois s’emparer de sa machette pour hacher menu son prochain, parfois son voisin, parfois son beau-frère… Une violence gratuite, arbitraire, primitive tant sa brutalité est d’une désarmante simplicité. Et la violence ne faisant qu’appeler que le violence, c’est la société toute entière qui se fracture, qui s’enflamme, qui brûle les reliquats de l’autorité étatique au profit de celle des chefs de village, des chefs historiques qui ont toujours été considéré comme les seuls détenteurs d’un semblant d’autorité. Les légataires de milliers d’année d’un pouvoir local incontesté, jamais remis en question, constamment renforcé par les évènements historiques. Et c’est cela qui nous inquiète ; les guerres civiles sont la porte ouverte aux groupes terroristes, aux milices pramilitaires, aux ingérences étrangères… Et par extension, c’est aussi la foire d’empoigne aux crimes de masse. Crimes qui menacent et les institutions traditionnelles (l’Église ou la mosquée) mais aussi les simples civils, ces citoyens qui essaient malgré la violence endémique de ne pas être mêlés à ces atrocités.

    Comprenez que cette situation nous révulse au plus haut point ; en tant qu’Etat nous devons protéger et servir. Mais il est aussi de notre devoir de croyant (ou d’être humain) de porter assistance à son prochain. Et il est hors de question que Marcine déroge à cette règle ; pour nous, il est évident que nous nous devons d’apporter une aide alimentaire et médicale aux civils innocents. Il en va de notre honneur, mais aussi de notre humanité commune ; comment pouvons-nous oser nous prétendre humains si l’on ose même pas aider au transit de biens nécessaires à la survie ?

    Le Royaume de Marcine vous propose donc de participer à ses côtés à cette mission humanitaire, d’une part car cela permettrait de multiplier les quantités d’aide qui seront transportés sur le territoire du Moranza et d’autre part car le Finnejouri ((et l’Antérie?)) a déjà participé à de telles missions et que son expérience ne peut qu’être un avantage majeur. Tant dans sa connaissance du terrain que dans les réseaux déjà établis pour permettre une distribution efficace qui profite réellement aux civils.

    D’autre part, une interrogation m’obsède ; est-il recommandé qu’une force de soutien armée, purement préventive et uniquement destinée à la protection des convois et non à une quelconque ingérence politique des plus malvenues, puisse accompagner cette mission humanitaire que nous espérons internationale ?

    Nous espérons que notre proposition puisse recevoir un écho favorable dans vos ministères.

    Bien cordialement.
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