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Activités étrangères à Messalie - Page 15

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CARNAVALE INTERNATIONALE
13/12/2017


De l'étrange succès messaliote et du prévisible échec azuréen

De l'étrange succès messaliote et du prévisible échec azuréen


Azur et Messalie, deux paris pour une seule stratégie !

Rien, en apparence, ne semble rapprocher le Califat constitutionnel d'Azur de la République actionnariale de Messalie. Deux États que tout oppose, à commencer par la géographie, le premier se trouvant dans l’est afaréen, région aux équilibres complexes où cohabitent des technocraties bienveillantes comme le Banairah, et des dictatures islamistes comme le Churaynn ou le Faravan ; le second, Etat eurysien par excellence, à la culture leucyaléenne marquée alors qu’il ne possède, paradoxalement, qu’une façade maritime espérantine, n’ont a priori pas grand-chose à voir. Faut-il comparer la Transblêmie à l’Alguarena pour la beauté du sport et du triturage intellectuel ? Votre serviteur se propose, dans ses lignes, de vous offrir un point de vue que vous ne lirez nulle part ailleurs.

Succès économique à Messalie, ambitions diplomatiques azuréenne : une seule recette pour deux gâteaux.

La République actionnariale de Messalie s’illustre parmi les autres nations du monde par l’étonnante stabilité de ses investissements étrangers. De nombreuses nations avaient déjà essayé par le passé d’attirer les capitaux internationaux pour monter de toute pièce une économique collaborative, mais aucun de ces projets n’a réellement marqué les esprits. La République Libre du Prodnov aura, au mieux, reçu quelques dizaines de milliards de l’ONC avant d’être abandonnée par cette dernière et envahie dans la foulée par sa voisine, la République Démocratique du Prodnov. En Translavya, même constat, après avoir reçu quelques aumônes étrangères, les deux morceaux du pays sont désormais chacun alimentés par un unique acteur. Kotios fut autrefois un haut lieu d’investissement… avant de passer sous la coupe pharoise, puis kah-tanaise. Aujourd’hui, qui investit dans la république pirate sinon Axis Mundi ?

Autant d’exemples d’échecs d’économies transnationales, ouvertes et libérales. Sauf… sauf pour la Messalie. Après presque deux ans d’ouverture de ses marchés, remarqués grâce à sa loterie, la Messalie continue de recevoir régulièrement des investissements étrangers, du Nazum à l’Aleucie, en passant par tous les coins de l’Eurysie. Si certains justifieront ce succès par l’attrait d’un retour sur investissement bien réel, ou sur les lois plus que favorables aux grandes fortunes qui, à l’instar de la famille Castelage, s’y batissent des petits nids douillets, l’analyse semble sommaire. Ce qui fait, de notre point de vue, le succès messaliote, ne tient pas à sa structure économique ultra-libérale mais davantage à la clarté de ses règles et institutions.

La Messalie est, en effet, un pays où le droit prévaut avant la tentation de l’arbitraire économique qui règne, quoi qu’on en dise, partout ailleurs. Même notre bien-aimée Principauté de Carnavale n’échappe pas à cette tentation du twist, la concentration des pouvoirs économiques entre les mains de quelques grandes familles (bientôt une seule) n’est pas exactement de nature à rassurer les investisseurs étrangers quant à l’existence de garde-fous institutionnels. Bien sûr Carnavale ne fait pas n’importe quoi mais… pas loin. En fait, c’est le cas de tous les pays du monde, une épée de Damoclès plane sur chaque économie, sur chaque gouvernement, qui semble pouvoir se retourner du jour au lendemain, au gré des révolutions, changements de régime, de majorité, repositionnement géopolitique, on en passe et des meilleurs. La politique sur Géokratos est versatile, peu sujette au temps long, certains diront même aléatoire, soumise aux humeurs de quelques forces divines.

Messalie échappe à cette fatalité. Vous ne verrez pas demain l’Olivier prendre le pouvoir sans avoir pu anticiper au préalable sa montée progressive dans la presse. Le grand nombre d’investisseurs étrangers sert de garde-fou à l’arbitraire, chacun pouvant légitimement faire valoir l’injustice qu’il y aurait à laisser faire un retournement de situation dramatique ou opportun pour le pécule de chacun. Messalie est stable parce qu’elle est plurielle et dispose de lois claires, et d’institutions pour les appliquer. Bien sûr elle n’est pas plus immunisée aux coups d’Etat que n’importe qui, mais nous sommes en capacité de le voir venir, voire de le contrer si nécessaire. Peu de pays peuvent en dire autant. A nouveau, l’exemple carnavalais l’illustre bien : la Principauté fait preuve d’une indéniable flexibilité politique et économique, dû à la quasi absence d’État central pour rigidifier les décisions politiques et lier les mains aux entrepreneurs. Si cette stratégie a pu permettre à la Principauté de retourner le cerveau de ses ennemis avec une habilité rare, elle a malgré tout écorner le statut de Carnavale, perçu depuis des décennies comme un étonnant ilot de stabilité capitaliste au sein d’un monde en proie aux guerres et aux conflits. La perte de la moitié du potentiel culturel carnavalais n’y est sans doute pas étranger, il faudra que la Principauté investisse encore davantage dans ce secteur pour retrouver un soft power équivalent à celui qu’elle possédait avant l’Armageddon’t.

Pour en revenir à Messalie, Messalie prospère et attire parce qu’elle a su proposer un cadre clair et chiadé pour ceux qui désirent s’engager dans l’aventure local. Nombreux sont les aventuriers à jouer des coudes pour s’attirer les faveurs d’une nation somme toute négligeable sur le plan économique et militaire. Étonnant de voir davantage de nations tenter d’influencer la petite république, par rapport à des mastodontes autrement plus juteux comme Velsna, l’Alguarena ou le Grand Kah. La réponse, pourtant, est intuitive : rien ne garantit un retour sur investissement. Rien ne garantit que vos efforts auront un effet, ou même s’ils seront remarqués. Certaines nations semblent déterminées à rester stables, d’autres à se réformer au gré du vent. Reste la Messalie, étrange petite république eurysienne, qui aura su proposer un contre-modèle convaincant, tout du moins si on en croit les flux de capitaux qui y circulent. Le reste du monde serait-il avisé de s’en inspirer ? Pas si sûr, car la dilution des investisseurs dans plusieurs nations pourrait aboutir, en fin de compte, à un essoufflement. L’énergie actionnariale n’est pas infinie et la force de Messalie est précisément qu’elle est seule sur sa niche. Si des concurrents tout aussi ambitieux devaient demain apparaitre, la petite république pourrait rapidement perdre en attractivité. Non pas qu’elle démérite, mais parce qu’elle perdrait sa position monopolistique.

Paradoxalement, si l’essoufflement et le désintérêt des investisseurs étrangers sont des risques pour Messalie, elles sont aussi un véritable avantage, car il faudrait beaucoup d’efforts et de signaux positifs envoyés à la communauté internationale pour réitérer l’exploit messaliote. Peu nombreuses sont les nations prêtes à s’engager sur cette voix et surtout à tenir le rythme, petit travail de fourmi administratif qui garantir que les droits de chacun soient respectés, et que les forces en présence demeurent équilibrés.

Quel rapport avec l’Azur, me demanderez-vous cher lecteur ? Car à ce qu’on sache, le Califat constitutionnel ne reçoit aucun investissements étrangers comparables à Messalie, et en dehors de ses très traditionnels accords économiques et diplomatiques noués avec ses pairs, l’économie de l’Azur ne repose pas du tout sur les deniers des autres nations. Oui, mais non. Car le réel poids de l’Azur, outre sa stratégie des missiles balistiques qu’il faudrait quand même les prévenir que c’est démodé depuis Estham, consiste à tenter, souvent avec maladresse mais aussi une bonne volonté qui les rend sympathique, à instituer un semblant d’ordre international. Messalie fait la démonstration qu’une législation claire peut bénéficier à la prospérité d’une nation, l’Azur tente de réitérer l’exploit à l’international. « Clarifions, crie-t-elle dans le désert, clarifions et nous en sortirons grandis. » Pas étonnant qu’elle tente de faire du pied à ces pisses-froids de l’OND, et qu’elle tempête régulièrement contre les géants endormis qui s’obstinent, on ne sait toujours pas pourquoi, à refuser d’impérialiser. Il faut que ce soit des gratte-papiers comme Tanska qui fassent finalement le boulot qu’aurait sans doute accompli avec flamboyance l’Alguarena ou le Grand Kah.

Oui mais voilà, tout comme Messalie souffrirait de voir se multiplier les terrains de jeu pour les investisseurs étrangers, car cela dilapiderait les énergies, l’Azur peine à comprendre que le monde de Géokratos n’est pas prêt, car il n’a pas le temps, pour jouer le jeu procédurier des institutions internationales. En témoigne le Pacte Afaréen de Sécurité qui fut une réussite pendant une demi-seconde, après s’être embourbé dans des imbroglios administratifs, et qui aujourd’hui ne donne plus aucun signe de vie. Réfugié à huis-clos, les débats se déroulent probablement par QCM, se contentant de valider la position de celui qui s’exprime le plus fort. Plus personne ne prend cette institution au sérieux, pacte fantôme où l’Azur à la décence de laisser parler son perroquet, le Finejouri, pour donner l’illusion qu’elle n’y dirige pas seule avec le Faravan, pays dont la seule contribution à la géopolitique internationale est sa haine irraisonnée de Carnavale et son amour pour les lancés de satellites répétitifs et les revus militaires insipides.

L’Azur tente de reproduire l’exploit messaliote à grande échelle, mais si Messalie fonctionne sur l’attrait des volontaires, il est plus dur d’embarquer contre leur gré des nations qui n’ont pas toutes l’énergie diplomatique à investir dans des institutions internationales. L’Althalj, le Banairah et tant d’autre sont l’exemple que dans un monde multipolaire comme Géokratos, il faut compter avec le désintérêt des uns, malgré toutes nos bonnes intentions. Ce qui fonctionne en Messalie ne fonctionne pas en Azur. La République eurysienne a concentré autour d’elle des investisseurs motivés qui font son succès, le Califat constitutionnel, lui, se traine une dizaine de boulets qu’elle pique avec un bâton en les suppliant de faire quelque chose. Peine perdue. La clarification a ses intérêts… et ses limites. L’ordre nouveau espéré par l’OND et l’Azur n’adviendra pas, non pas qu’il n’ait pas de sens ni de pertinence, mais parce qu’il existe une inertie internationale qui refuse, à juste titre, d’investir du temps et de l’énergie dans des débats qui ne l’intéressent pas, là où elle pourrait se concentrer sur les résultats de sa coupe de football, ses attentats ou la négociation d’accords bilatéraux plus simples… et plus clairs.

Il faut faire le deuil d’un ordre international, l’OND va le comprendre à Carnavale. L’Azur le comprendra-t-elle à CRAMOISIE© ? Après avoir recueilli une dizaine de signatures à sa résolution, combien de nations dont le seul mérite est d’avoir lu un papier en diagonal, s’engageront pour faire quelque chose de concret ? Nous le savons : presque aucune. Et celles qui le feront seront les suiveuses d’un élan qui s’essoufflera à la minute où les dirigeants de la RAC© décideront de le saboter dans l’œuf. Il faut être deux pour signer un accord international, il faut être deux pour faire la guerre, or faute de lois internationales, nul n’est tenu à faire ce qu’il ne veut pas. Messalie prospère sur une armée de volontaire, l’Azur risque de trébucher sur un tas de récalcitrant. Et si, comme à chaque fois, la solution était le bilatéralisme ? Une bonne vieille politique diplomatique qui a fait ses preuves et nous épargne des machins surplombants sans avenir tels que nous les promettent les tenants de l’ordre international ? Carnavale l’aura compris avant tout le monde : souveraine et indomptée, elle tend la main à tous mais ne la force jamais. Qui nous aiment nous suivent, et les autres peuvent disparaitre dans le déni !

Un éditorial signé Hyppolicare Épithète.

Attention aux contrefaçons :
Les pâtes de fruit jashuriennes vendus au marché noir contiennent des pattes de rat.


Carnavale Internationale
Le monde est compliqué, laissez nous vous l'expliquer.
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Le Ritzène, célèbre restaurant Antérino-Messaliotte // La Villa, à Marseille

« Comment ça les Quatre-Vallées sont plus puissantes que la Confédération ?! »

Comme à son habitude, Ferdinand de Saint-Louis-des-Vallées sirotait un café dans un sympathique restaurant antérinien des quartiers bourgeois messaliottes. Adresse particulièrement prisée des représentants de la haute société pour sa cuisine exotique et son luxe discret qui ne laissait que supputer la richesse de ce prestigieux établissement dans lequel les principales personnalités de la diaspora antérinienne déjeunait entre deux rendez-vous d’affaires. Le rouge écarlate se mariait avec le blanc immaculé tandis que le bleu de la Vierge montrait de discrètes touches, accompagné d’un jaune d’or taiseux. Les tables, alignées proprement, constamment pleines dans une ambiance toujours feutrée, étaient bien dressée, sobrement, d’une main qui montrait que les Bonnes manières antériniennes étaient plus qu’un protocole ; une véritable tradition, qui s’était au fil du temps emmêlée avec des conceptions marcinoises et des héritages plus conviviaux. Seulement, Ferdinand, une des principales figures de l’ambassade antérinienne, le second de Son Excellence diplomatique Marc, feuilletait non sans une certaine agitation, qu’il tentait tant bien que mal de cacher, un quotidien messaliotte d’une importance médiocre… Qui publiait les tribune d’un géopolitologue de salon ; incapable de faire preuve de clairvoyance et de bon sens.

Et alors qu’il cherchait compulsivement le nom de la Confédération, il y découvrait l’incompétence notoire de ce politologue de pacotille qui mets sur un pied d’égalité l’empire des Ushongs, le Grand et Céleste et le pays des steppes où les poneys sont plus nombreux que les citoyens, sans parler du parti-pris anti-O.N.C et anti-priorité nationale de ce macaque essayant de séduire par une vision de la géopolitique orientée vers les groupes de nations s’embarrassant du vernis de la morale tout en commettant tout autant de crimes de guerre que leurs adversaires. En bon antérinien, qui plus est, Ferdinand ne pouvait admettre que sa nation ne puisse être représentée ; après tout l’influence antérinienne n’est pas qu’une construction mentale ; sans parler des inadmissibles confusions qui ont émaillé le texte ; l’Antérinie est vue comme un Etat alors que, suite aux réformes organiques mises en place en 2016, l’Empire est devenue une Confédération, et depuis son économie n’a fait que croître, à l’instar de ses rapprochements diplomatiques avec de nombreuses puissances, lui permettant de se revendiquer comme une nation non alignée sur la scène internationale. Et puis… tout est à revoir ; les oeillères sont trop limitées tandis que la méthode est trop orientée ; seulement voilà, Bonnebouille a fait l’erreur d’ignorer les Confédérés, et ces derniers n’appréciaient que très moyennement d’être aussi vite invisibilisés, presque du racisme. Et puis, il y a ces piques adressées aux Velsniens, particulièrement réductrices, et ces remarques désobligeantes sur la littérature en provenance d’Alguarena… Décidément, il y a quelque chose qui le chifonne, qui le dérange dans cet article de cette revue de second rang…

Au même moment, un Marcinois aisément reconnaissable à son style si particulier et à son accent jeta par terre ce bout de papier et fit sèchement au garçon de café qui arrivait vers lui :

- « Brûlez-moi ce torchon ! Sérieusement, on parle des Quatre-Vallées et leurs Petits tonnerres des steppes mais pas de la Confédération et de son engagement anti-colonial initié par Marcine ! Et l’opération navale au Grammatika ! Ça compte pour du beurre ! Nous on aide des Afaréens et on n’a même pas le mérite d’être évoqué ! Et eux ont une diplomatie aussi hasardeuse que Karty et passent pour la future puissance du top 10 ! On est où là ! Ils n’évoquent même pas les Afaréens, seulement des génocidaires ! C’est honteux ! À croire que Bonnecouille est raciste des Afaréens ! Il a de la chance de ne pas connaître certains de mes amis, il pourrait faire un séjour dans le parc à crocodiles d’Ateh ce sale con ! Et vous-là Monsieur l’ambassadeur ; vous faites quoi à attendre là comme un benêt ? Vous défendez pas la Confédération ?! »

- « Si, mais vous comprenez, que je n’ai malheureusement aucun pouvoir sur la situation, et je doute que Monsieur Bonnebouille veuille entendre nos justes réclamations…Enfin, il est journaliste, pas politicien. Vous comprenez ça au moins ? »
Derrière lui, un homme d’affaire de Transpex, dubitatif ne put s’empêcher de lui répondre :

- « Si vous êtes incapables de protéger et d’affirmer la réputation de nos concitoyens, quelle est votre utilité ? C’est à notre ambassade de rappeler que les Antériniens et les Marcinois ne sont pas de simples figurants en arrière plan ! Et puis, comment il peut se permettre de critiquer la littérature alguarenaise ? C’est hispanophobe ça, monsieur Ulvez Perogalata est un très bon écrivain ! J’ai lu son livre, récemment sorti, la piel dorada. C’est raciste de considérer que les livres faisant l’éloge de l’identité hispanique et il se permet de dire que ce n’est « certainement pas la capitale de l’innovation littéraire » ; c’est honteux de critiquer comme ça les grands auteurs ! Bientôt il va même se permettre de caricaturer Ulvez en cochon ! C’est inadmissible un tel racisme décomplexé ! Surtout quand il semble viser nos amis et nos alliés ! On doit-être solidaire des alguarenos et des velsniens ! »

Le diplomate, embarrassé par ses concitoyens, relevant sa mèche blonde comme les blés, essuyant les perles aqueuses de son front, répondit :

- « Que voulez-vous que je fasse ? Je ne suis qu’un diplomate ! »

- « Et ben allez dire à Bonnebouille ce qu’on en pense de ses goûts littéraires et de son racisme décomplexé vis à vis des Velsniens, il oublie un peu trop vite que la Confédération peut le faire disparaître d’un claquement de doigts. Au bout d’un moment il faudrait arrêter ce racisme et cette invisibilisation des États frontaliers… Surtout quand ils peuvent briser Messalie en seulement quelques jours… Non, mais vous y croyez ça, Messalie en huitième position ? Et la Confédération en 46e position ! Et ces gueux du Makota qui n’ont pas encore découverts le droit de vote et l’impôt sont devant nous ! Si ça c’est pas du racisme ! Vous oubliez tout de même que nous avons des enfants, et vous savez à quel point ça nous fait mal au cœur de voir que la moitié des Messaliottes voient l’Antérinie comme Messalie mais sans le paradis fiscal et Marcine comme négro-land avec des costumes jaune banane ! Vous savez qu’hier un camarade de mon fils lui a demandé pourquoi l’Antérinie était alliée avec des voleurs ? Et il a même fait un lien entre les Antériniens et le vol par ce que « ses copains sont de sales velsniens qui volent tout ! » et là c’est le pompon Monsieur l’ambassadeur, c’est honteux, c’est criminel d’avoir des hommes qui se permettent de dénigrer la littérature hispanique et latino… C’est comme si je me permettais de dire que les Rhêmiens n’étaient que des pillards et que les messaliottes en sont les dignes héritiers ! »

- « Bien, messieurs, calmez-vous, je crois qu’on en a assez dit… » répondit l’Antérinien en posant sa cuillère, « j’irai envoyer un message à Bonnebouille pour réclamer des explications… ».

- « Il a intérêt à y répondre, sinon je demande à de bons amis tout droit venus de Marcine de faire sauter sa voiture… » répondit du tact au tact le Marcinois. « Il y en a marre du racisme ambiant à Messalie, on est là pour faire des affaires et finalement on se fait insulter de « macaque » et invisibiliser par des bouffons qui n’ont jamais ouvert le moindre manuel de géopolitique et qui confondent l’analyse des relations internationales avec un meeting de l’Olivier… C’est criminel ! Et après on se demande pourquoi le racisme monte, lorsqu’on a des spécimens comme ça qui peuplent les médias… »

- « C’est vrai ça ! » renchérit le représentant de Transporrex ; « si ça change pas on va arrêter de maintenir artificiellement en vie l’économie messaliotte pour voir ce que ça donne sans les investisseurs étrangers ! Et demandez lui au moins de s’excuser ! Sinon on va voir comment il va faire pour se racheter une nouvelle voiture sans les investissements étrangers… Ce sale raciste hispanophobe et afareéaophobe. Ça m’insupporte à titre personnel de voir des gens se permettre de tels commentaires et de telles grossièretés… Heureusement qu’on est solidaire avec les autres citoyens de l’O.N.C ; sinon on s’en sortirait pas. »
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Parti concerné : Parti Protestant Messaliote
Effet souhaité : Positif (Publicisé par le Consortium Médiatique Messaliote.)
Date IRP du post : 23/07/2018
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Comment Augmenter Le Pouvoir D’Achat

Si le messaliote moyen pouvait faire un vœu, il y a de fortes chances qu’il demanderait à avoir un pouvoir d’achat bien plus puissant. Ceci est parfaitement normal, car c’est une chose sensée que de vouloir pouvoir jouir de plus de biens et services à la fin du mois. Mais comment peut-on faire en sorte que ce vœu s’exauce ?

D’abord, les allocations sociales et les pensions de retraite ne doivent pas être touchées. Les retraités ont travaillé dur toute leur vie. Il est normal qu’ils soient payés à la fin de leur vie avec leur pensions de retraite. Tous ceux qui disent le contraire sont des riches égoïstes qui ne comprennent pas l’effort qui est mis dans le travail bien fait. Il faut aussi remarquer qu’il n’y a pas en permanence des emplois ouverts aux chômeurs, il est donc normal de les soutenir en attendant qu’ils trouvent un emploi, car s’ils n’arrivent pas à trouver un emploi, c’est qu’il y en a pas qui convient à leurs compétences, donc ce n’est pas la faute des chômeurs qu’ils chôment.

Le salaire minimum ne doit pas être trop élevé, tout en garantissant un niveau de vie acceptable. Le dilemme avec le salaire minimum est que s’il est trop bas, les travailleurs vivent dans la misère, mais s’il est trop haut, alors les entreprises seront à leur tour dans la misère, et incapables d’octroyer des salaires à qui que ce soit. Il faut donc avoir le salaire minimum au juste milieu, à un niveau qui garantit la dignité de la vertu qu’est le travail, tout en évitant de ruiner les entreprises, rendant alors le plein emploi possible, ce qui permet d’avoir de nombreux gens qui reçoivent un bon salaire. Par contre, il est aussi important de préciser que le salaire minimum devrait être universel, et ne pas avoir d'exceptions ou de règles différentes pour certains travailleurs. La raison pour ceci est que toute labeur, malgré le stigma social attaché, est utile à la société, aussi bien le travailleur des bureaux que l’éboueur des quartiers populaires.

Quant à la grande question des cotisations sociales, la réponse est très simple, si on ne touche pas aux allocations, et le salaire minimum est à un niveau tel que la croissance ne subit d'arrêt cardiaque, les cotisations sociales n’augmenteront pas, ce qui permettra aux travailleurs de garder l’argent qu’ils ont durement gagnés à la sueur de leur fronts.

En conclusion, la meilleure approche pour améliorer le pouvoir d’achat des messaliotes, c’est de respecter les droits sociaux que les travailleurs ont gagnés à la sueur de leur front, avoir un salaire minimum respectueux envers les besoins des travailleurs et les attentes des entreprises, et aucune augmentation sur les impôts que subissent les messaliotes. Lorsque l’on combine le manque de diminution du pouvoir d’achat sur les allocations et cotisations, et la croissance économique qui ne serait pas affectée négativement par le salaire minimum, il nous reste donc un solde nettement positif pour le pouvoir d’achat messaliote.
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Une Affaire de Poisson Pané

Le pêcheur icamien jaugeant l'opportunité messaliote ...


Qu'est-ce que la Messalie, sinon une terre d'opportunités ? Une terre d'opportunités comme il en existait bien trop peu sur le Vieux Continent. Une terre vierge des folies centralisatrices et moralisatrices. Une terre vierge de fétichisme, débarrassé par la laïcité de sa divinité malade. Une terre où les Icamiabas pourraient aller et venir à leur guise, comme des siècles avant eux, les Eurysiens l'avaient fait sur leurs propres terres. Les Icamiabas ne leur en voulaient pas ... Ils ne leur en voulaient plus. Les Icamiabas avait découvert le voyage. Ils avaient découvert le monde. Ils avaient découvert le plaisir de rencontrer de nouveaux, de nouvelles cultures et de nouvelles croyances. Ils avaient découvert les étoiles dans les yeux qui venaient à ceux à qui ils faisaient découvrir les trésors de la culture native icamienne, et les prodiges de leur technique étonnante.

L'Eurysien était un explorateur. L'Eurysien était un colonisateur... L'Eurysien avait raison. L'Icamiaba avait simplement mis des siècles à le comprendre.

Aujourd'hui, le peuple icamiaba est majoritairement cantonné au fond de ses jungles, traitée comme une population fière, orgueilleuse, populeuse et surtout arriérée. Des citoyennes et des citoyens de seconde zone, des tribus protégées dans leurs jungle mais foncièrement oubliées par les élites de la Capitale, d'Akahim, d'Akakor, de Rio Formosa ou d'Ibishima.

Les jeunes générations aspirent à mieux. Les jeunes générations aspirent à plus. Les jeunes générations se querellent avec leurs anciens. Les jeunes générations se rebellent contre les voies anciennes et traditionnelles de la jungle et des nations icamiabas. Elles ont grandies après la guerre et ses ravages, elles n'ont pas connu les Listoniens autrement que comme des Icamiens. Des Icamiens comme eux-même étaient icamiennes et icamiens. Elles remettent en cause la sacralité de la place centrale de la Matriarche. Elles veulent plus d'égalité. Plus d'opportunités. Plus de richesses. Plus d'aventure.

Elles veulent renouer avec la grandeur de l'Icamiaba la plus ancienne. L'Icamiaba conquérante. L'Icamiaba aventureuse. L'Icamiaba qui a su attirer l'Eurysie, qui a su la captiver et la garder. L'Icamiaba qui a su lui résister, qui a su apprendre d'elle.

Les jeunes générations ne veulent plus entendre parler "d'être sage", de se conformer au carcan de la "bienséance mondiale" qui leur était servie dans les écoles de la République Fédérative. Pourquoi se conformer à la "bienséance", quand les étrangers montraient qu'il ne fallait pas se détourner de sa nature profonde ? De sa culture ? De ce qui nous rendait "meilleur que les autres" ?

Les Icamiabas avaient toujours été un peuple de voyageurs, de survivants et surtout ... Un peuple qui s'adaptait et qui s'intégrait dans son environnement. Si les plus radicaux des écologistes voyaient l'Humanité moderne comme un virus, alors l'Icamiaba et la nation icamienne qu'elle avait enfanté avait plutôt des allures de parasite, s’immisçant insidieusement dans toutes les trames du monde contemporain. L'Icamiaba, comme l'Icamien, prenait tout, et l'Icamiaba et l'Icamien rendait tout. Et il devenait tout.

Aujourd'hui, l'Icamiaba était rouge, mais il était devenu blanc, jaune, noir et toutes les nuances que l'on pouvait trouver dans ces spectres. Il avait grandi au contact de toutes les cultures et de toutes les langues.

Et il était encore là.

Et il n'avait jamais oublié les racines cannibales de sa culture, ou les racines que l'on consommait pour, comme les étrangers le décrivait, se "mettre bien", sans qu'ils n'aient jamais vraiment compris les implications plus profondes de ces actes.

Aujourd'hui, les jeunes générations d'Icamie quittaient leurs provinces pour explorer le monde, et ils refondaient leurs communautés sous l'influence de nouvelles structures, avec l'aide de nouveaux mécènes, en suivant de nouvelles personnalités. L'Icamien était grégaire, un animal éminemment sociable et tout aussi ouvert qui intégrait à son monde toutes celles et ceux qui souhaitaient en faire partie et accepter ses codes.

Ceux qui arrivaient maintenant en Messalie, les plus visibles, les plus vocaux, les plus fantasques et les plus loquaces, on les appelaient les Pêcheurs, car c'était là l'activité que l'on leur avait présenté pour mettre le pied à la mer et traverser les océans. Car c'était une partie de leur activité, et celle qui les identifiaient le plus : partir sur des navires, lancer leurs filets, récupérer du poisson. De vastes flottes d'aventuriers goguenards et opportunistes. Des Icamiens nombreux, sur des navires nombreux, portant avec eux le fer et le feu, car leurs activités n'étaient pas toujours bien vues. Car certains trouvaient que les poissons qu'ils pêchaient trouveraient meilleur usage sur leurs étals que dans les navires-usines icamiens.

Mais l'Icamie avait trouvé une forme de poisson toute particulière dont elle ne pouvait plus se passer.

Le poisson-pané.

Un conglomérat de poissons. Une aberration culinaire à la mesure du parasite icamien.

Et l'Icamie ne pouvait plus s'en passer.

Et les pêcheurs icamiens obligeraient.

Tout autant pêcheurs que guerriers, rabaissés à leurs pratiques piscicoles par ceux qui ne comprenaient pas leur fonctionnement ou leurs traditions, les Icamiens avaient pourtant réussi à trouver l'oreille d'un patronage puissant, celui de Salvatore Lograno, qui avait trouvé en eux ses parfaits émissaires : des gens qui comprenaient la puissance de l'Eau et du Feu, du Profit et de l'Opportunité. De parfaits messagers et combattants qui voyaient en lui l'émissaire terrestre de la Sélène Mère, qu'ils avaient assimilé à Dame Fortune dans la plus pure tradition de l'assimilation icamiaba.

Des gens qui avaient récupéré en butin de guerre toutes les eaux de la Manche-Blanche, et qui comptaient bien voir leur influence se propager au-delà de celle-ci. Mais chaque chose viendrait en son temps, et si l'Icamien et l'Icamiaba était aventurier, il n'en était pas moins finaud pour autant : il lui faudrait de nouveaux alliés, de nouveaux mécènes, de nouvelles bases. De nouvelles opportunités.

Aujourd'hui, les profits s'accumulent à la mesure de leurs activités. La manoeuvre de l'Amiral Déria à l'encontre de Porto Rosso prouve que la Sélène Mère et que Dame Fortune leur sourit. Aujourd'hui, ils se mettent en tête de s'établir en Messalie, car les chamanes ont jugé les augures positifs. L'élection d'une Icamienne à un poste très élevé là-bas leur montre la voie, et l'appel de Salvatore Lograno à devenir le Protecteur de cette terre veut dire qu'ils auront de toutes façons fort à faire.

Les augures sont positifs, alors les Icamiens viennent avec leurs ressources, leurs gens et leur argent pour s'établir et permettre à la Messalie de fleurir. Juste des chants, des sourires, des poignées de mains serrées et des marchandises. L'Icamien débarquait comme l'Eurysien en son temps, prêt à faire affaire et prêt à établir une présence pour assurer que ces affaires puissent perdurer et grossir.


Grossir, comme avec une grosse et belle usine de poisson panés et de plats cuisinés ...


Iara, la "sirène" traditionnelle du folklore icamiaba et mascotte de marque de plats cuisinés éponymes ! (Dessinée par une coopérative de communication kah-tanaise, que ça a bien fait rigoler)
Bientôt chez vous, une usine de plats cuisinés "Iara" !
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