11/05/2020
12:47:51
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Bureau des Affaires étrangères (diplomatie) - Page 15

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Pour l'ordre du jour du Conseil

Que la Paix d'Allâh soit sur vous.

Madame la Conseillère Linehardt,

Nous fêterons dans quelques semaines les trois ans du 7 octobre 2016, date du bombardement thermonucléaire de la Kabalie par les actionnaires carnavalais, date de fondation de la colonie actionnariale de la Cramoisie.

Depuis cette date, le fil des événements doit être repris pour bien comprendre à quel endroit du récit nous nous situons, et le considérer avec la gravité nécessaire. En ce sens, je souligne à nouveau l'alignement entre nos pays dans le souhait d'obtenir une solution pérenne à ce grave problème, dénoncé par plus de quarante Etats signataires de la Déclaration mondiale sur la Cramoisie.

D'abord, nous constatons que le problème persiste.

Assez récemment, Sa Majesté Royale Louis de Finejouri a manifesté sa solidarité avec l'Azur, ce que le Diwan n'oubliera jamais. Face à la menace d'une frappe mortelle portée par les Lucifériens, par les Dalyoha ou par une quelconque de ces entités étranges et gluantes qui manipulent les armes de destruction massive depuis Carnavale, l'Azur a constaté qu'il pouvait compter sur le soutien de ses partenaires. Cela a consolidé notre réponse, qui a été exemplaire : nous n'avons pas répondu à la menace et nous n'avons en rien infléchi notre attitude. Néanmoins, cela ne signifie pas, malgré l'échéance et le ridicule auquel se livre désormais le Pape Noir luciférien qui nous menace, que tout risque soit écarté. Les colons cramoisiens sont violents et arrogants. Par orgueil ils seraient capables de répéter une troisième fois ce qu'ils ont déjà commis deux fois contre Estham, deux millions de morts, et contre la Kabalie, un million de morts et c'est une fourchette basse. L'Azur ne saurait être leur troisième cible. Pour cette raison, le Diwan vous informe que notre état d'alerte sera prolongé et que nous nous préparons, si nécessaire, à frapper l'ennemi préventivement.

Cette information grave est naturellement confidentielle, mais nous la partagerons avec nos partenaires du Pacte afaréen de sécurité et de la Kabalie unie et souveraine. Mon message pour vous est le suivant : l'Azur n'a véritablement aucun souhait de voir un conflit se déclencher. Cependant, toute mise en cause de notre existence est intolérable et ne sera jamais l'objet d'une négociation. Tant que nous estimerons qu'un risque de frappe existentielle contre notre pays est avéré, nous envisagerons avec évidence et spontanéité d'y répondre par les moyens appropriés, là et quand ce sera nécessaire, tant que ce risque se posera et s'il venait à vouloir se concrétiser. Il est donc essentiel, pour éviter que nous n'ayons à recourir à des mesures expéditives profondément regrettables pour l'ennemi, et dont la portée et l'ampleur resteront pour tous une surprise, que le niveau de risque soit abaissé. C'est par souci de ne voir aucune guerre éclater, mais pour soutenir les processus diplomatiques dans lequel le Finejouri c'est engagé, que je vous informe de ce point et que je sollicite votre aide bienveillante.

Le Diwan attend des excuses officielles et publiques du Pape Noir et le retrait général de ses menaces à l'égard de l'Azur. Nous saurions nous en formaliser. Ainsi que le prévoit le Mémorandum d'application de la Déclaration adopté par le Conseil afaréen de sécurité, nous attendons également que la R.A.D. signe les traités de désarmement chimique que l'Azur a signé, et que bien des pays respectent déjà. Cette signature, qui engage auprès des Etats fondateurs que sont le Kah et l'Organisation des Nations Démocratiques, serait un geste important de la part de la R.A.D. pour lever le risque d'une frappe contre l'Azur. Et dès que ce risque serait levé, nous lèverions évidemment toute pensée de frappe préventive, et nous suspendrions l'alerte générale de nos forces armées qui aujourd'hui surveillent la situation en se préparant à intervenir là et quand ce sera nécessaire pour notre propre survie.

Des solutions diplomatiques demeurent possible.

La R.A.D. n'avait aucune raison de menacer le peuple azuréen d'extermination et le Diwan a sagement refusé de renchérir dans cette escalade. Elle fera preuve de raison en renonçant définitivement à cette menace absurde et inconséquente agitée contre la paix continentale. Elle fera preuve de raison en saisissant les instruments diplomatiques maintes et maintes fois tendus vers elle, aujourd'hui pilotés par le Royaume de Finejouri.

Excellence, le Finejouri préside aujourd'hui le Conseil afaréen de sécurité, avec des réalisations extrêmement importantes, notamment la création prochaine d'une architecture de sécurité continentale que nous appelons de nos voeux. Le Pacte démontre son organisation, sa coordination et son souhait de préserver la paix, et nous voyons la décentralisation du mécanisme de défense comme une sortie salutaire visant à cesser de faire de l'Azur la cible des colons cramoisiens. Il est temps que la Cramoisie réalise qu'elle n'est pas la victime de l'Azur, mais le coupable d'un génocide et d'une colonisation que toute l'Afarée lui reproche, et que pour sortir de cette situation, nous n'avons besoin ni de guerre, ni d'intimidation, mais simplement qu'elle abandonne ses velléités coloniales. Une transition pour la Kabalie est possible.

C'est ainsi dans la continuité des plans, des décisions et de la mission d'observation afaréenne que cette transition, que le Diwan appelle de ses voeux depuis le premier jour, devrait se réaliser. Nous sommes ainsi dépendants de votre bonne volonté pour que la mission d'observation puisse produire des conclusions publiques, et que le Conseil afaréen de sécurité discute collectivement des recommandations à prévoir, en matière de gestion du problème en « Kabalie rouge. »

Le Diwan déplore ainsi que les tromperies se soient multipliées : en matière de résolution du génocide d'abord, sur laquelle Balsilek Ishaq reconnaît une nécessité de justice qu'il traduit de façon scandaleuse par une récompense aux génocidaires. En matière de blocus et de situation économique sur place ensuite, sur laquelle Balsilek Ishaq et une fausse opposition « communiste » fantoche, instrumentalisée et sans aucune perspective alternative réelle, peignent un tableau incompréhensible où les sanctions afaréennes, concrétisées par un dispositif naval azuréen, provoquent une situation humanitaire dramatique. Les communistes kabaliens ont joué un grand rôle pour accuser l'Azur d'un problème interne à la Kabalie, et ils ont confirmé que leur ambition politique n'était nullement de mener une quelconque transition décoloniale en Kabalie. Selon ces soutiens de la R.A.D., l'Azur serait responsable du malheur des Kabaliens : une situation véritablement inquiétante, surtout pour nous dont ce serait un échec. Le Diwan agit depuis le début pour les Kabaliens, et surtout pas contre eux.

Cependant, alors que notre dispositif s'installe dans la durée grâce au ravitaillement que nous avons chez des partenaires locaux, la presse coloniale annonce désormais la fin de la pénurie et le retour à l'abondance. Tout ceci démontre que la République actionnariale est prête à tout manipuler, surtout le récit lui-même qu'elle tord dans le sens le plus impraticable, pour imposer sa présence coloniale à l'Afarée. Ainsi, l'aide humanitaire que nous avions proposé de constituer solidairement et collectivement avec des Etats bien intentionnés inquiets de la situation n'est plus à l'ordre du jour, rendue obsolète par une manipulation mise en évidence. La R.A.D. se joue de tous ses interlocuteurs, c'est une chose, mais elle rend impossible toute interaction sincère. Se faisant, elle détruit la possibilité qu'on la prenne au sérieux autant que les instruments qu'elle brise dans ses manipulations : l'opposition kabalienne, le communisme réduit à un usage opportuniste et campiste, l'empathie pour les Kabaliens, réduite à un pur instrument campiste également, et la Déclaration elle-même, dont la fausse opposition radienne dit se réclamer alors qu'elle en piétine l'esprit. Tout ceci est écœurant, mais appartient déjà au passé.

Le Diwan a aujourd'hui la conviction que des solutions peuvent être mises en oeuvre. La première d'entre elle vient d'une proposition de la République de Baskonia, qui vous a été faite en tant que présidents du Conseil afaréen de sécurité, pour qu'une conférence de la paix puisse avoir lieu en incluant les Etats afaréens et le régime actionnarial.

Le Diwan, ainsi qu'il va le confirmer au Pacte afaréen de sécurité, est favorable à la tenue de ces discussions, et souhaite que le Pacte afaréen de sécurité puisse décider collectivement d'une proposition concrète qu'une délégation représentative pourra y faire, pour concrétiser la nécessaire et inéluctable transition décoloniale du régime actionnarial vers un Etat kabalien réunifié avec la R.U.P.K. Cette réunification peut impliquer plusieurs phases et un calendrier long, dans lequel les revendications légitimes des habitants actuels de la R.A.D. peuvent naturellement trouver une réponse. En ce sens, nous allons signifier à la R.U.P.K. notre souhait de travailler à cette solution, et dans tous les cas, de démontrer la solidarité afaréenne pour la paix en lui donnant l'assurance que l'Azur, et le Pacte éventuellement, seront du côté de sa souveraineté et de son intégrité territoriale.

Ce travail peut commencer et nous souhaiterions, en tant qu'Etat membre du Conseil, le porter à l'ordre du jour pour discussion avec nos partenaires. Naturellement, le Diwan tient à ce que ce travail s'inscrive dans la continuité de ce qui a été acté à l'unanimité du Conseil lors des précédentes étapes, et notamment la mission d'observation aujourd'hui en cours dans la R.A.D., menée par votre gouvernement et celui de l'Althalj. Nous espérons que des conclusions définitives pourront venir compléter vos conclusions préliminaires pour servir de base commune de compréhension sur ce qui peut être fait et proposé lors d'une conférence de paix en Baskonia, en vue d'instaurer une transition et une paix fiable, durable, solide et juste. Car c'est bien de justice, du retour à l'équilibre, de la fin de l'exploitation coloniale au profit d'une gestion équitable, respectueuse et compatible avec les valeurs humanitaires afaréennes, ainsi qu'avec l'intérêt et la sécurité de l'Afarée, qu'il faut partir pour la paix. En ce sens, loin des caricatures qu'on fait de lui, soyez assurés que le Diwan est prêt à la discussion et n'a aucune intention de faire dévier personne d'un objectif central et commun : une paix réaliste et durable, pleinement stabilisée.

Nous espérons donc que le gouvernement de Sa Majesté royale voudra bien étudier la proposition azuréenne et mettre à l'ordre du jour de nos débats la participation du Pacte afaréen de sécurité à une conférence de la paix sur la Kabalie. Nous notons l'importance de la mission d'observation pour que ce travail diplomatique puisse commencer. Nous soulignons également que l'Azur, fidèle à ses engagements, a rendu cette mission possible depuis le début, qu'il l'a soutenue, qu'il a respecté la confidentialité et la discrétion que vous désiriez, qu'il a refusé deux fois toute escalade, et que s'il se tient désormais prêt à parer un coup avec férocité, il reste profondément attaché à une solution diplomatique pacifique, dans laquelle il ne revendique aucun rôle particulier, ni celui de chef, ni celui de porte-parole, ni celui de donneur d'ordre. Nous appelons de nos voeux une paix meilleure que celle que veulent imposer des actionnaires colonialistes mal intentionnés et irrespectueux. Avec votre soutien nous pouvons avancer sur ce dossier.

Je vous prie, Excellence, d'accepter les salutations respectueuses du Diwan.

L’écureuil dit : multiplie tes cachettes, et ta vie sera longue.
Proverbe tamasheq
https://i.imgur.com/HgV3HhF.pngAmastan Ag Amenay
Ministre des Affaires étrangères
04.08.2019
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Armoiries marcinoises/éthiopiennes

Son Excellence Aimé Bassé, Ministre des Affaires Etrangères de Son Excellence Aimé Bolila, Premier Ministre de Sa Majesté Louis VI de Marcine. Négusa Négast, Le’ul de Kalindi, Empereur d’Antérinie, Grand Duc du Scintillant, Duc d’Antrania, Comte de Saint-Jean-de-Luz et des Marches, Abbé de Flatan et descendant des Rois Très Pieux.
À
Son Excellence la Conseillère Linehardt, Conseillère à la diplomatie de Sa Majesté Louis II, Roi du Finnejouri. Son Excellence chargée des relations extérieures de la République Démocratique d’Antérie et représentant de Son Excellence Jakamé Idi Akim ainsi qu’à qui de droit au Forum de Coopération d’Afarée du Nord.

Objet : Au sujet d’une potentielle intervention humanitaire au Moranza menée conjointement entre les autorités finnejouriennes, marcinoises et antériennes ainsi que par les États du Forum de Coopération d’Afarée du Nord.
Vos Excellences ;


Nous avons reçu vos réponses et nous sommes heureux de savoir que vous aussi considérez qu’il est du devoir de nos nations d’aider les autres. Ce constat est raussurant à l’heure ou l’aide humanitaire est souvent une façade destinée à grimer l’impérialisme en simple activité humaniste ; à faire rimer les sentiments les plus bons et les plus justes ; l’altruisme le plus désintéressé avec le néo-colonialisme le plus hypocrite. Le Royaume de Marcine est donc heureux de constater que ses voisins, et même ses partenaires avec qui il a par le passé mené des opérations de grande envergure, sont tout autant attentif que le Royaume à la situation de notre région. J’ai en effet, Excellences, bien du mal à utiliser les mots adéquats pour décrire votre bonté. Les épithètes me manquent et pourtant je vous suis extrêmement reconnaissant pour le soutien que vous nous afficher. Et c’est là, le principal ; l’Afarée se porterait mieux si les États coopéraient plus souvent et abolissaient un recours quasi-permanent à l’unilatéralisme impérial pour lui préférer le multilatéralisme communautaire.

Car j’ai bien entendu, ou du moins lu, les remarques tout à fait pertinentes émises par Son Excellence Linehart, représentante de Sa Majesté Louis II du Finejourie. Et je constate en effet que le risque est la réalisation de ce que je dénonçais précédemment ; le travestissement des bons sentiments en un furieux désir d’ingérence. La mise au pas de l’humanitaire pour lui préférer le militaire. C’est là en effet le risque Son Excellence pointe avec raison ; comment ne pas craindre que ce geste désintéressé ne devienne un marchepied, une brèche qui ne serve plus les intérêts des plus démunis mais ceux des États peu scrupuleux ; comment ne pas craindre que l’on fasse entrer le loup dans la bergerie ? Ce constat serait même légitime ; que dis-je tout à fait fondé. La Clovanie ou la Clovanie ont envoyé des « touristes armés » défendre les intérêts des présidents corrompus et des puissances coloniales déliquescentes. Nous craignons tous que les troupes envoyées sur place ne servent aussi de paravent pour éliminer les groupes rebelles. Et il est bien naturel que de telles inquiétudes nous agitent ; Son Excellence prouve par là sa perspicacité mais aussi et surtout la pureté de ses sentiments.

C’est pour cette raison que je tiens absolument à préciser ici que les soldats engagés devront respecter une ligne de conduite extrêmement claire ; ils ne devront que protéger le convoi et les citoyens antériens, marcinois et finejouriens. Ils ne devront, en aucuns cas et j’insiste sur cette négation totale et absolue, tenter d’interférer dans le rapport de force local. Ils ne doivent que défendre et non attaquer. C’est la condition sine qua non d’une telle intervention et la garantie de la pureté de nos intentions. Si nous permettons de telles choses ; qu’est-ce qui nous différencie alors de l’interventionnisme impérial des grandes puissances ? J’ose l’espérer, Excellences vous comprenez parfaitement où je veux en venir.

Enfin, je tiens à remercier aussi le total soutien accordé par la République Démocratique d’Antérie ; ce geste généreux ; autoriser les Royaumes à utiliser le sol antérien comme base arrière logistique pour pouvoir assurer le bon déroulée de l’opération ne peut qu’honorer le Chef Suprême et montrer tout l’amour qu’il porte aux Afaréens. Je tiens bien évidemment à rassurer Son Excellence le chef de la Diplomatie antérienne ; le commandement marcinois et les soldats engagés sont tout autant afaréens que les citoyens finejouriens ou antériens. J’ose espérer que cette promesse ne pourra qu’apaiser vos soucis
.

Bien Cordialement.


Protocole
Protocole visant à créer un couloir humanitaire temporaire au Moranza avec l’accord et la participation des autorités Finejourienne et Antérienne avec le support du Royaume de Marcine.


Préambule.


La situation moranzaise dégénère. Prenant acte de ce fait, les puissances régionales, conscientes de leur responsabilité devant le maintien de la sécurité collective et devant l’Humanité décident ensemble, sous l’impulsion du Royaume de Marcine, de diriger une opération humanitaire destinée aux civils Moranzais. Craignant en effet que les réfugiés ne s’accumulent et qu’ils ne mettent en péril la sécurité régionale, il est nécessaire pour les nations responsables, stables et souveraines d’assurer, temporairement, la logistique et le transport de vivres ainsi que de matériel médical à destination des populations locales, sinistrées par cette guerre civile généralisée et l’incapacité de l’État moranzais d’assurer la sécurité de ses peuples.

Les États signataires ayant conscience de l’insécurité généralisée et des risques qu’il y aurait à mener une mission de cette envergure sans soutien armé ont collectivement décidé de mobiliser un contingent militaire destiné à assurer la sécurité et la sûreté de l’expédition humanitaire. Loin de chercher à s’ingérer dans un conflit complexe et durable, les autorités des États signataires cherchent seulement à empêcher que le convoi humanitaire ne devienne la cible de groupes paramilitaires terroristes qui pourraient voir en cela une proie facile pour réclamer des rançons et faire pression sur les États signataires pour qu’ils retirent leurs troupes et cessent leurs activités sur le sol moranzais. Les États signataires affirment donc ici le refus de prendre part aux combats et assurent qu’ils ne souhaitent qu’une chose ; aider les civils victimes des atrocités de cette guerre.

Par le présent protocole, les États signataires s’engagent sur l’honneur à en respecter l’intégralité des articles et de son contenu.

Article premier ; des États signataires du présent protocole.


- Les États contactés par le Royaume de Marcine au sujet d’une intervention purement humanitaire conjointe et organisée par l’intégralité des États participants ayant favorablement répondus à cette demande sont considérés comme États signataires du présent protocole.

- Lesdits États signataires sont ; le Royaume du Finejouri et la République Démocratique d’Antérie tandis que le Forum de Coopération d’Afarée du Nord soutien tacitement l’opération en question même si le Forum refuse d’y participer.

- N’importe quel État est invité à se joindre à cette opération humanitaire en compagnie des différents États signataires. Ces derniers sont invités à se manifester auprès des différents ministères des Affaires étrangères des présents États signataires.

Article second, de l’encadrement de l’utilisation de la force et de l’utilisation des troupes armées engagées.


- Les États signataires du présent protocole assurent que cette opération humanitaire ne doit en aucun cas servir un agenda politique et permettre une ingérence de l’un des États signataires dans les affaires moranzaises pour promouvoir et apporter un soutien militaire d’une quelconque nature à l’une des factions qui se déchirent à l’heure actuelle.

- Les États signataires du présent protocole affirment que les forces armées engagées ne doivent qu’assurer la sécurité et la défense du convoi humanitaire. Les soldats ainsi que leurs officiers ne sont tenus d’utiliser la force brute, si et seulement si, des groupes armés visent clairement ledit convoi humanitaire.

- Si des escarmouches éclatent entre les forces armées des États signataires chargés d’assurer la sécurité et la protection du convoi humanitaire et des forces armées issues de l’une des factions qui participent à l’actuelle guerre civile, les soldats et officiers sont tenus de ne pas poursuivre le combat si les assaillants se retirent.

- Le commandement des troupes sera assuré par un Quartier Général international regroupant les états-majors des États signataires du présent protocole. Chaque soldat peut néanmoins choisir de n’obéir qu’à leurs propres officiers, et ces derniers sont en droit de n’obéir qu’à leurs propres états-majors si les États signataires font une demande expresse aux autres États signataires. Néanmoins, les différents États majors sont tenus de coopérer ensemble et de ne pas diviser leurs forces excepté si l’un des États signataires décide de se retirer de manière unilatérale.

Article troisième ; de l’organisation et de l’exécution du convoi humanitaire.

- Les États signataires s’engagent à apporter d’importantes quantités de nourriture, de matériels médicaux dans le but exclusif de servir aux populations locales.

- L’opération sera commandée et dirigée par un conseil regroupant les représentants des États signataires, un poids plus important dans le commandement et au Conseil sera accordé à celui ayant engagé le plus de moyens humains et financiers pour mener cette opération.

- Les différents convois humanitaires commandés par les États signataires s’engagent à rester uni et à accorder une grande importance à l’expérience du terrain ; priorisant ainsi les conseils des représentants finejouriens ayant déjà organisés une opération humanitaire au Moranza.

- L’itinéraire général sera par ailleurs décidé par les représentants du Royaume du Finejouri, ce dernier ayant l’expérience de son côté. Les représentants finjouriens seront chargés d’éviter les zones de conflits qui pourraient mettre en péril la sûreté des convois.

- Cette opération humanitaire durera six mois avant d’entamer le retour des effectifs présents sur place. Elle se déroulera du 1er octobre de l’an de grâce 2019 au 1er mars de l’an de grâce 2020.

Article quatrième ; du retrait unilatérale du présent protocole.
- Les États signataires peuvent se désengager à tout moment de l’opération, ils devront en avertir deux semaines à l’avance les autorités diplomatiques des autres États signataires.

Article cinquième ; de l’expulsion d’un État signataire en cas de manquement grave au présent protocole.

- Conscients que cette opération humanitaire pourrait être détourné par des chefs d’États peu scrupuleux, les États signataires s’engagent sur l’honneur à respecter le présent protocole.

- Si l’un des États signataires tente de dévoyer l’actuel protocole, les autres États signataires peuvent se réserver le droit de le dénoncer à la communauté internationale et de l’exclure de la présente opération humanitaire. Si nécessaire, cela peut aussi s’accompagner de sanctions diplomatiques en fonction de la gravité des infractions.
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Au sujet de l'ordre du jour des discussions

A l'attention des services diplomatiques du Royaume de Finejouri

Que la Paix soit sur vous.

Excellences,

Au nom du Diwan, je souhaite vous faire parvenir la proposition de l'Azur pour divers points d'ordre du jour dans les discussions du Conseil afaréen de sécurité, afin que votre Présidence, si elle en admet l'intérêt, puisse ouvrir la discussion à ce sujet. Je ne fais ici que reprendre divers éléments déjà évoqués, et en rajouter quelques uns en argumentant pour leur intérêt, de sorte que le Finejouri puisse statuer sur le mode d'appréhension du sujet dans les débats. Ce message a vocation à vous permettre de clarifier les futurs ordres du jour de notre Conseil.

Premièrement, nous souhaiterions, comme nous l'avons précédemment soulevé, que le Conseil se saisisse de la proposition de la République de Baskonia au sujet d'une conférence diplomatique sur l'Ecarlate. Nous souhaiterions pour cela que le Conseil puisse élaborer une feuille de route commune pour identifier les points de défense et les priorités collectives du Pacte afaréen de sécurité dans de telles négociations, ainsi que les attendus espérés de ces discussions, et les lignes rouges qui ne sont pas à accepter d'aucune manière. Ainsi, nous définirions une position commune structurée en vue de négociations diplomatiques, qui, je l'espère au nom du Diwan, pourront inclure non seulement le Pacte afaréen de sécurité et la R.A.D., mais aussi et surtout le Forum afaréen de coopération du nord, dont on ne saurait se départir des conseils ; et enfin, des Etats médiateurs, parmi lesquels l'Althalj notamment, si ce pays en admet le principe. Ainsi, nous pourrions permettre de donner une suite concrète à la mission d'observation, qui soit conforme aux principes diplomatiques que nous avons, notamment pour ne jamais accepter que la situation se normalise sans une solution acceptée par toutes les parties. Notamment, à l'occasion d'un débat en Conseil, nous souhaiterions que tous les pays du Pacte puissent convenir des points suivants, qui ne sont que redites de plusieurs textes déjà adoptés à l'unanimité : (1) nécessité d'un processus de justice sanctionnant à la mesure de leur crime les commanditaires et les exécutants du génocide des Kabaliens, sans esprit de revanche délétère, ni intention d'amnistie ; et, en ce qui concerne la Maison Dalyoha responsable de l'utilisation d'armes chimiques contre les populations civiles kabaliennes, une sanction spécifique importante valant anéantissement du modèle colonial, et permettant l'épanouissement d'institutions conformes aux revendications des Kabaliens eux-mêmes dans leur pluralité ; (2) nécessité d'assurer un cadre régional stable et ordonné et de réintégrer l'ensemble des parties dans un système diplomatique normal et conventionnel, par l'établissement d'un accord de non-agression et de clauses de sécurité, librement ouvertes pour prendre en compte les aspirations des Kabaliens rouges, en respectant des principes que l'Azur pourrait proposer et discuter avec le Conseil ; (3) nécessité d'assurer une reconstruction écologique du Désert rouge qui soit conforme aux désirs et aux intérêts des populations concernées, y compris celles impactées par les retombées atmosphériques et biologiques des agissements sur place, en recourant à des technologies et des procédés afaréens, servant des objectifs définis par les Kabaliens eux-mêmes, selon leur propre désir d'habiter ce territoire, et respectueusement envers leur pluralité d'approches de cet habitat.

Evidemment, nous avons conscience que nous ne définirions là pas la fin définitive, mais du moins la proposition du Pacte afaréen de sécurité, dans le cadre de discussions et d'une conférence diplomatique en Baskonia. Pour cela il semble absolument nécessaire que le Conseil statue sur des positions à l'unanimité, pour que notre participation à la conférence soit la plus efficace possible, et qu'elle puisse réellement convaincre l'Ecarlate de rejoindre la table des discussions et d'établir un rapport sain et sauf avec le reste du continent. L'Azur considérerait avec déception et scepticisme une approche diplomatique de la question qui ne tâcherait pas de faire tout le possible en vue de pousser les discussions jusqu'à leur réussite, et pour cela, il convient que nos Etats membres se prononcent sur leurs désirs et leurs priorités en la matière, au préalable, et afin que notre unité soit garantie. J'attire votre attention sur la nécessité que la mission d'observation en Cramoisie puisse, dans ce cadre, produire des éléments de travail qui orientent les discussions, afin d'éviter toute confusion et toute problématique, et que nos propositions puissent être constructives.

Deuxièmement, pour l'ordre du jour du Conseil afaréen de sécurité, le Diwan souhaiterait qu'un canal de discussion soit ouvert avec la Communauté des Etats nazumis, une organisation régionale d'un autre continent, pour assurer une compréhension mutuelle de divers enjeux et explorer les possibilités de partenariats collectifs larges. La reconnaissance de certains principes diplomatiques, de la souveraineté, du refus des ingérences et de l'indépendance des territoires non-autonomes, font partie des clauses politiques qui peuvent motiver nos deux organisations à s'entendre. Mais c'est aussi la possibilité d'accords économiques larges, de faciliter les échanges, de stimuler la recherche scientifique, et d'assurer la sécurité mondiale, qui peuvent être l'objet de discussions. Les questions maritimes, dans l'Océan des Perles et la Mer Aykhanide, sont aussi à aborder avec nos collègues nazumis afin d'assurer la sécurité, la tranquillité et la prospérité de tous les pays riverains. Le Diwan souhaiterait que le Conseil afaréen de sécurité se prononce pour envoyer un courrier et des propositions à la Communauté des Etats nazumis, en vue d'organiser un sommet afaro-nazumi avec tous nos Etats : une première mondiale !

Troisièmement, il y a des propositions de nos collègues au sujet d'une union économique afaréenne qui ont un intérêt à nos yeux pour être étudiées, de sorte que nous puissions accroître la coopération entre nos pays et la gestion des problèmes économiques. Nous espérons que ces accords puissent être associés à une vision commune du développement basé sur la résilience et la protection des ressources naturelles des générations futures. En ce sens, il nous semble important de mettre à l'ordre du jour ce quatrième point :

Quatrièmement, un texte commun visant à protéger les écosystèmes et à promouvoir un développement écologique et durable, en développant des moyens communs pour assurer la surveillance et le recensement des problématiques écologiques, la centralisation des techniques durables, et la promotion de certaines pratiques, comme la décarbonation du secteur du transport aérien, l'optimisation de la pêche halieutique par l'établissement de quotas de pêche dans nos océans riverains, et l'encadrement des expériences liées à l'utilisation d'organismes génétiquement modifiés, en vue de préserver les équilibres de nos écosystèmes. En sus, l'adoption d'un système d'alerte précoce contre les catastrophes climatiques nous semble pertinent. Ce texte engloberait une série de coopérations à l'échelle du Pacte sur les questions écologiques et environnementales, de façon cohérente avec les coopérations économiques et de développement que nous nous préparons à étudier.

Cinquièmement, le Diwan aimerait présenter, sur demande du Duché de Gallouèse, au Conseil afaréen de sécurité, la possibilité d'adopter des sanctions ciblées contre l'Etat communiste de Loduarie dans son invasion illégitime et injustifiable de son voisin, la République d'Antares. Nous souhaitons que des sanctions collectives soient prises contre cet Etat paria et que les Afaréens puissent structurer une aide humanitaire à mettre à disposition du Duché de Gallouèse et de ses partenaires, qui veillent au bien-être de la population antarienne.

Sixièmement, nous souhaitons que toute action au Moronza soit subordonnée à l'examen de nos textes en matière de sécurité régionale et continentale, et que le Conseil afaréen valide au préalable le principe d'une intervention de certains Etats qui voudraient s'associer avec le royaume de Marcine. Il serait en effet inadéquat que le Pacte afaréen de sécurité ne soit pas saisi avant toute initiative, car c'est surtout son rôle d'assurer des négociations qualitatives plutôt que le recours aux armes. Il n'y a a priori aucun désaccord de fond avec Marcine, mais la procédure ne peut être ignorée, sous peine qu'elle le soit sur d'autres dossiers, ce que nous ne souhaitons pas.

Ainsi, Excellences, nous espérons que le Conseil pourra, sur votre demande, débattre de points importants. Nous vous remercions considérablement pour la qualité de votre travail de Présidence, et la productivité réelle de notre organisation, qui loin de toutes les médisances, est devenue la principale organisation diplomatique en Afarée, et un modèle de coopération multilatérale à l'heure ou l'Eurysie s'enfonce dans crise. Espérons qu'avec notre exemple et notre solidarité, le monde devienne davantage viable chaque jour.

Je vous prie, Excellences, d'accepter les salutations cordiales du Diwan.


L’écureuil dit : multiplie tes cachettes, et ta vie sera longue.
Proverbe tamasheq
https://i.imgur.com/HgV3HhF.pngAmastan Ag Amenay
Ministre des Affaires étrangères
16.09.2019
1981
Logotype CEN
Communauté des États Nazumis
Communiqué officiel du Secrétaire général par intérim Ilmir Züleyhan



Prise en compte de votre proposition de Sommet Afaro-Nazumi
A l'attention du Bureau des affaires étrangères du Royaume de Finejouri, représentant les intérêts du PAS


Madame la Conseillère,
Messieurs les représentants du Pacte Afaréen de Sécurité,


Au nom de la Communauté des États nazumis, je tiens à remercier chaleureusement l’ensemble des États membres du Pacte Afaréen de Sécurité (PAS) pour leur initiative ainsi que pour les différentes propositions qu’ils ont formulées. Il est vrai que la Communauté nazumie est encore une jeune organisation en construction, là où le continent afaréen est déjà structuré autour de nombreuses organisations de coopération régionale.

Si les objectifs premiers de la Communauté nazumie sont la paix, la justice, la fraternité, la coopération, la stabilité et la sécurité de l’ensemble du continent dans l’intérêt du bien commun, nous n’avons aucune raison, en tant qu’organisation représentant ses États membres, de ne pas tendre la main à d’autres organisations poursuivant des objectifs similaires afin de favoriser une entente générale entre l’Afarée et le Nazum.

C’est pourquoi je fais part, messieurs les représentants du Pacte Afaréen de Sécurité, du plus vif intérêt de la Communauté des États nazumis pour votre proposition d’entente afaro-nazumie ainsi que pour l’organisation d’un sommet international consacré aux différents sujets que vous avez évoqués.

Votre proposition sera étudiée avec la plus grande attention par l’Assemblée communautaire lors de sa prochaine session, celle-ci ayant été inscrite à l’ordre du jour par mes soins. Compte tenu du caractère inédit de cette initiative, je proposerai aux États membres la création d’une commission autonome chargée de représenter les intérêts de la Communauté des États nazumis, afin de pouvoir engager au plus vite des négociations entre nos deux organisations.

Je vous informerai personnellement de l’évolution de votre proposition et me tiens à votre entière disposition pour toute autre question relative à la Communauté nazumie.

Avec mes salutations les plus distinguées,

Fait à Khydan, le 21 septembre 2019

Ilmir Züleyhan,
Secrétaire par intérim.

Illustration
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République du Moranza
Ministère des affaires étrangères à l'international

Nous vous sommes très reconnaissants d'avoir informé notre nation de cette opération humanitaire sur notre territoire. Nos services diplomatiques vous assurent que nous ne sommes aucunement opposés à cette mission humanitaire, qui vise à protéger les civils moranzais de cette terrible guerre provoquée par des insurgés marxistes opérant sur notre territoire. Nous vous accordons toute notre confiance quant au fait que cette coalition humanitaire ne cherchera pas à s'ingérer dans les affaires intérieures du Moranza et qu'elle agira dans le strict respect de notre souveraineté nationale.

Cordialement,
Le ministère des affaires étrangères de la République du Moronza.
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Symbole de l'Ambassade
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Message de la Seconde Ambassadrice de la République du Jashuria

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A l'attention de son Excellence Linehart, en sa qualité de Conseillère auprès de Sa Majesté concernant les Affaires Etrangères du Royaume de Finejouri,

Votre Excellence

Permettez-moi de vous adresser nos salutations de la part de la Troisième République du Jashuria et de ses représentants. Il va de soi que pendant ces cinq dernières années, bien que nos deux pays n’aient pas établi de contrats commerciaux d’ampleur, nos services diplomatiques conjoints ne sont pas restés inactifs. Ces derniers continuent leurs travaux quotidiens afin de faciliter la vie de nos concitoyens lorsqu’ils se rendent dans nos pays respectifs. Bien que nos relations ne soient pas teintées du sceau des grands accords, il ne faut jamais mésestimer le travail quotidien des diplomates et du personnel des ambassades. Ces derniers, bien que travaillant dans l’ombre et à l’abri des caméras, réalisent quotidiennement des tâches extrêmement importantes pour que la machine diplomatique entre nos deux nations ne se grippe pas. Et jusqu’à présent, elle ne s’est pas grippée.

Votre Excellence, la porte du Jashuria est toujours ouverte. Si votre nation souhaite proposer quelque chose à la nôtre, je vous prie de nous l’exposer sans plus attendre afin que nous puissions répondre le plus favorablement possible à votre demande. Il va de soi que nous apporterons toute l’attention nécessaire à votre demande, au nom de notre amitié commune.

Dans l’attente de votre réponse sur les canaux diplomatiques, je reste à votre entière disposition.

Veuillez agréer, votre Excellence, l'expression de mes salutations distinguées.

Cordialement
Madame Sumalee Saeloo, Seconde Ambassadrice du Jashuria
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Jean-Baptiste Dzila, Ministre des Affaires étrangères de la République du Zafongo

Je m'appelle Jean-Baptiste Dzila, ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Zafongo, et c'est avec un plaisir sincère que j'ai lu votre lettre, arrivée sur mon bureau comme une main tendue depuis l'autre bout de notre continent commun. Il y a quelque chose de particulièrement flatteur à voir le Royaume de Finejouri, dont on nous dit qu'il préside aujourd'hui même le Pacte afaréen de sécurité, se pencher avec autant d'attention sur l'émergence d'une nation aussi jeune que la nôtre. Le Zafongo sort tout juste de son isolement, comme on sort d'un long sommeil pour découvrir que le monde, pendant ce temps, n'a cessé de tisser ses propres alliances. Voir une puissance aussi centrale que la vôtre nous inviter au dialogue plutôt que de nous laisser à la marge, ce n'est pas un geste que nous prenons à la légère. C'est donc avec le plus grand enthousiasme que nous acceptons votre proposition d'échange de diplomates, en vue d'établir des ambassades entre nos deux nations. Le Zafongo croit profondément à cette idée que vous portez : celle d'une Afarée stable, reliée d'un bout à l'autre par des liens de confiance plutôt que par des frontières qui se regardent en chiens de faïence. Nous serons honorés de participer, à notre échelle encore modeste, à cette liaison continentale que vous appelez de vos vœux.
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Jean-Baptiste Dzila, Ministre des Affaires étrangères de la République du Zafongo

C'est avec un plaisir sincère, et je dirais même une certaine impatience, que nous accueillerons Monsieur Kilgu sur nos terres. Fraîchement diplômé, il porte avec lui cette énergie particulière des débuts de carrière, celle qui n'a pas encore appris à se méfier du monde, et je veux croire qu'il saura être le premier fil, encore fragile mais bien réel, d'une longue tapisserie diplomatique entre nos deux nations. Nous acceptons aussi, avec ce même enthousiasme, les deux accords que vous nous soumettez. La coopération éducative va de soi entre deux nations qui souhaitent se comprendre au-delà des seules signatures protocolaires, rien ne rapproche davantage deux peuples que leurs jeunes qui apprennent, l'espace de quelques années, à voir le monde depuis les yeux de l'autre, et qui ramènent chez eux non pas seulement un diplôme, mais un regard changé. Quant à la coopération économique, la baisse de moitié de nos droits de douane respectifs, l'engagement mutuel de loyauté commerciale et ce renoncement partagé à toute guerre tarifaire nous conviennent parfaitement. Voilà, je crois, les fondations d'un partenariat qui a l'ambition d'être solide, et non une simple entente de façade qu'on signe pour la forme et qu'on oublie l'année suivante. Puisque j'ai votre attention, Madame la Conseillère, permettez-moi d'y glisser deux demandes qui nous tiennent à cœur, portées moins par la stratégie que par la nécessité pure. Le Zafongo, vous le savez peut-être déjà, ne possède aucune façade sur la mer, un manque que nous portons depuis toujours comme on porte une pierre au fond de la poche, sans jamais vraiment s'en défaire. Serait-il envisageable que certaines de nos cargaisons, arrivant par voie maritime jusqu'à vos rivages, puissent affréter vos ports avant de rejoindre le Zafongo par la voie des airs depuis votre territoire ? Ce serait, pour nous, une bouée bien plus précieuse qu'elle n'y paraît sur le papier. Il y a aussi cette autre demande, je vous l'avoue, qui me coûte un peu plus à formuler, mais l'honnêteté entre partenaires naissants me semble toujours préférable à la pudeur diplomatique. Le sud de notre pays fait face, depuis de longues années, à des groupes terroristes qui endeuillent régulièrement nos populations, et notre armée, faute de moyens suffisants, peine encore à les déloger tout à fait des collines où ils se terrent. Le Royaume de Finejouri accepterait-il de nous faire don de matériel militaire, terrestre ou aérien, sans qu'il soit besoin qu'il s'agisse d'équipement récent ni dernier cri ? Du matériel ancien, défectueux, ou simplement destiné à être réformé de vos propres arsenaux, nous conviendrait tout autant : le Zafongo n'a jamais eu la prétention de combattre par l'excellence, seulement la volonté de tenir, et ce que vous jugeriez bon de mettre de côté pourrait, entre nos mains, rendre encore un dernier et précieux service avant de rouiller pour de bon. Je reste, avec mon cabinet, à votre entière disposition pour poursuivre ce dialogue naissant
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Jean-Baptiste Dzila, Ministre des Affaires étrangères de la République du Zafongo

Votre doctrine, nous la comprenons sans peine, et nous n'y voyons rien qui puisse ternir la confiance qui commence tout juste à s'installer entre nos deux nations. Un royaume qui garde la main sur le cycle de vie de ses propres armes n'est pas un royaume qui se dérobe, c'est simplement un royaume prudent, et nous aurions sans doute raisonné de la même façon en d'autres circonstances. Votre proposition d'envoyer des officiers de liaison nous touche, sincèrement. Mais il faut que nous vous disions une chose, avec la même franchise que celle qui semble déjà s'être installée entre nous : le peuple Luba, celui-là même dont les collines abritent aujourd'hui les rebelles que nous combattons, n'aime pas les visages étrangers. Ce n'est pas une défiance qui vous viserait, vous, en particulier ; c'est un vieux réflexe, forgé par des décennies de conflit, où chaque inconnu a fini par ressembler à une menace de plus. Poser vos hommes sur cette terre risquerait, nous le craignons, de rallumer ce qu'on essaie justement d'éteindre. Le ciel, en revanche, ne pose pas les mêmes problèmes que la terre. Un appui aérien, une présence dans les airs plutôt qu'au sol, voilà quelque chose que nous accueillerions avec une vraie gratitude, sans craindre d'y voir surgir une méfiance de plus. Pour ce qui est du Pacte afaréen de sécurité, notre réponse ne souffre d'aucune hésitation : nous voulons y adhérer. Nous y voyons bien plus qu'un cadre diplomatique de plus à signer, une famille de nations qui refusent, ensemble, qu'on dicte sa conduite à leur continent, et qui savent aussi, avec la même détermination, se tendre la main quand l'une d'elles saigne de l'intérieur.
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Jean-Baptiste Dzila, Ministre des Affaires étrangères de la République du Zafongo

Votre proposition d'appui aérien nous honore, et nous mesurons tout le sérieux avec lequel vous l'avez pensée, jusque dans ses contraintes les plus concrètes. Nous prendrons le temps qu'il faut pour y réfléchir posément, car une décision comme celle-ci, qui touche à la présence de forces étrangères sur notre sol, ne se prend pas à la légère ni dans la précipitation. Nous reviendrons vers vous dès que notre position sera arrêtée. Nous pouvons cependant d'ores et déjà vous préciser un élément qui, nous l'espérons, facilitera votre propre réflexion : si cet appui venait à être accepté, vos appareils trouveraient naturellement leur point d'ancrage sur notre base aérienne de Ménaka, la mieux équipée et la plus centrale de notre territoire, celle-là même où nos propres forces coordonnent déjà l'essentiel de leurs opérations.Quant au Pacte afaréen de sécurité, sachez que notre décision, elle, ne vacille pas : nous déposerons notre candidature sous peu, le temps que nos services rassemblent les documents nécessaires à un dossier digne de ce que votre organisation attend de ses futurs membres. Ce n'est qu'une question de semaines avant que le Zafongo ne franchisse ce pas.
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COMMUNIQUÉ DIPLOMATIQUE IMPÉRIAL:

Habaxumar

Palais Impérial
Bureau de la Diplomatie Impériale
Communiqué officiel n° FJ-2020-001

De : Dereje Gorfu Adugna, ministre des affaires étrangères et de la diplomatie :
A: Mdm.Linehart, conseillère en charge des affaires étrangères et de la sécurité du Royaume de Finejouri .

De mes salutations distinguées au nom de L'Habaxumar,

Demande d'ouverture officielle de relations diplomatiques

Le Gouvernement de l’Empire d’Habaxumar, au nom de Sa Majesté Impériale le Negusse Negest Yohannes V, a l’honneur d’adresser le présent communiqué diplomatique au Gouvernement du Royaume de Finejouri afin de consacrer solennellement la volonté ferme et durable de l’Empire d’Habaxumar d’œuvrer au développement de relations bilatérales fondées sur l’amitié, le respect mutuel, la confiance réciproque et la coopération entre nos deux nations.

Le Gouvernement de l’Empire d’Habaxumar est convaincu que le dialogue, la compréhension mutuelle et la coopération internationale constituent les fondements essentiels de la paix, de la stabilité et du progrès au sein de la communauté des nations. Ces principes représentent également les conditions nécessaires à la construction d’un avenir prospère pour nos États et pour nos peuples respectifs.

Dans cet esprit, nous considérons qu’il est dans l’intérêt commun de nos deux nations de renforcer leurs liens et d’établir les bases d’un partenariat durable et constructif qui sont les fondements indispensables à la promotion de la paix, de la stabilité et du progrès. En qualité d’émissaire mandaté par Sa Majesté Impériale, je suis chargé de transmettre au Gouvernement du Royaume de Finejouri la volonté sincère de l’Empire d’Habaxumar d’engager un dialogue diplomatique ouvert et approfondi.

À cette fin, l’établissement de relations diplomatiques renforcées permettra à nos deux États d’explorer de nouvelles perspectives de coopération dans des domaines d’intérêt commun, notamment l’économie, le commerce, la science, la technologie, la culture ainsi que l’éducation. Ces domaines pourront ultérieurement faire l’objet d’accords ou de traités librement négociés et conclus entre nos deux gouvernements, dans le respect de la souveraineté de chacun.

Le Gouvernement de l’Empire d’Habaxumar est convaincu que de telles initiatives contribueront au rapprochement de nos peuples, favoriseront leur développement mutuel et établiront les fondements d’une coopération durable reposant sur l’égalité de nos souverainetés, le respect réciproque et la convergence de nos intérêts communs.

Dans cette perspective, et dans le souhait d’approfondir officiellement les relations entre nos deux États, le Gouvernement de l’Empire d’Habaxumar propose, par le présent communiqué, l’adoption de l’article unique suivant :

Article unique : Établissement de représentations diplomatiques permanentes

L’Empire d’Habaxumar et le Royaume de Finejouri conviennent d’œuvrer à l’établissement d’ambassades permanentes dans leurs capitales respectives, afin de favoriser le dialogue institutionnel, de renforcer leurs relations diplomatiques et de développer leur coopération dans les domaines d’intérêt commun.

L’ouverture de représentations diplomatiques permanentes constituera une étape majeure dans la reconnaissance mutuelle de la souveraineté de nos deux États autant que de développer des relations juridique et institutionnelles solides et permettra d’approfondir leur collaboration concernant les nombreux défis actuel tant sur le plan bilatéral que dans les instances régionales et internationales.

Par ailleurs, le Gouvernement de l’Empire d’Habaxumar réaffirme son entière disponibilité au dialogue permanent ainsi qu’à la recherche de solutions pacifiques à tout différend qui pourrait éventuellement survenir entre nos deux nations ou dans le cadre de futurs accords. Notre gouvernement demeure pleinement engagé en faveur d’échanges sincères, constructifs et respectueux, dans le but de préserver la stabilité régionale et internationale ainsi que les relations d’amitié que nous souhaitons établir et renforcer.

Le Gouvernement de l’Empire d’Habaxumar saisit cette occasion pour renouveler au Gouvernement du Royaume de Finejouri l’expression de sa très haute considération.

En conclusion, l’Empire d’Habaxumar exprime son profond souhait et espoir de voir naître entre nos deux nations un partenariat étroit et durable, fondé sur le respect mutuel, l’égalité souveraine des États et la poursuite d’objectifs communs au bénéfice de nos peuples.

Nous formons l’espoir que le présent communiqué constituera le point de départ d’une nouvelle ère de coopération diplomatique entre l’Empire d’Habaxumar et -. Nous nous réjouissons par avance des futures consultations diplomatiques qui permettront d’approfondir ces propositions et d’établir les accords nécessaires au développement de relations bilatérales solides et prospères de nos deux nations.

En attente de votre réponse,

Je vous pris d'agréer, Chère Mdm.Linehart, l'expression de ma haute considération.

Fait à Gora Negash, le 21/03/2020.

Par le gouvernement de L'Habaxumar en représentation du Negusse Negest Yohannes V,
Au nom de Sa Majesté Impériale et par ordre de Sa Majesté

Le Ministère des Affaires étrangères et de la Diplomatie, Dereje Gorfu Adugna.
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COMMUNIQUÉ DIPLOMATIQUE IMPÉRIAL:

Habaxumar

Palais Impérial
Bureau de la Diplomatie Impériale
Communiqué officiel n° FJ-2020-002

De : Dereje Gorfu Adugna, ministre des affaires étrangères et de la diplomatie :
A: Mdm.Linehart, conseillère en charge des affaires étrangères et de la sécurité du Royaume de Finejouri .

De mes salutations distinguées au nom de L'Habaxumar,

Réponse officielle concernant l'acceptation de deux traités internationaux

Le Gouvernement de l’Empire d’Habaxumar, au nom de Sa Majesté Impériale le Negusse Negest Yohannes V, avons l'honneur d'accuser réception de votre proposition relative à la conclusion de deux traités internationaux visant à construire une coopération préliminaire concernant le commerce et l'éducation entre nos deux nations.

Après examen, nous avons le plaisir de vous annoncer que nous confirmons notre accord de principe et notre acceptation des deux traité préliminaire sur l'éducation et le commerce ainsi que ses dispositions. Ces deux traité préliminaires par leur contenu mais important comme début international seront bien évidemment soumis aux vote de nos parlementaires afin de rendre son application officiel d'ici peut.
Nous considérons que ces accords constituent une étape importante dans le développement de relations fondées sur le respect mutuel, la confiance, la souveraineté des États et la volonté commune de promouvoir la paix, la stabilité et la prospérité.
Nous saluons le travail de concertation ayant permis d'aboutir à ces texte, qui constitue une base équilibrée pour répondre aux enjeux communs.

Les traité établirons une base juridique pour approfondir notre coopération dans les domaines concernés, en favorisant les échanges, le partage d'expertise et la coordination de nos efforts dans l'intérêt de nos populations respectives. Ces accords sur l'éducation et le commerce seront nous l'espérons approfondie dans des délais que nous espérons bref, qui sera accompagné d'autre traité sur de multiple domaine.

Sa mise en œuvre contribuera à consolider notre partenariat stratégique et à relever ensemble les défis communs auxquels nos nations sont confrontées.
Notre Gouvernement réaffirme son engagement à respecter pleinement les obligations découlant de ces accords, conformément au droit international et aux principes de bonne foi qui régissent les relations entre États.

Nous demeurons disposés à poursuivre un dialogue étroit afin d'assurer une mise en œuvre efficace des dispositions convenues et d'explorer de nouvelles opportunités de partenariat dans les années à venir. Bien entendu, leurs application seront mise en oeuvre en veillant à ce que son application tienne compte des réalités opérationnelles et des intérêts de l'ensemble des parties prenantes.

A terme subsidiaire, nous somme enchanté que vous ayez accepter la composition d'ambassade bilatéral ainsi que votre envoie du diplomate Mr kigu, celui-ci pourra aménagé à l'adresse suivante : Menged Qedamawi Menelik, Debub Sefer, Bet Qutir 17 (quartier sud de la rue Menelik maison n° 17) dans la capitale Gora Negash.
En réponse, nous allons vous envoyer un ambassadeur sans grande réputation mais qui est plein de ressource et d'énergie pour son poste en la personne de monsieur Hailu Armah Teshome (35ans)


Je vous pris d'agréer, Chère Mdm.Linehart, l'expression de ma haute considération.

Fait à Gora Negash, le 27/03/2020.

Par le gouvernement de L'Habaxumar en représentation du Negusse Negest Yohannes V,
Au nom de Sa Majesté Impériale et par ordre de Sa Majesté

Le Ministère des Affaires étrangères et de la Diplomatie, Dereje Gorfu Adugna.
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Logotype CEN
Communauté des États Nazumis
Communiqué officiel du Secrétaire général par intérim Ilmir Züleyhan



Prise en compte de votre proposition de Sommet Afaro-Nazumi (2)
A l'attention du Bureau des affaires étrangères du Royaume de Finejouri, représentant les intérêts du PAS


Madame la Conseillère,
Messieurs les représentants du Pacte Afaréen de Sécurité,


Tout comme le Pacte Afarée de Sécurité, la Communauté des États Nazumis se déclare satisfaite de constater que la coopération tend à dépasser les limites continentales habituelles pour tendre la main vers d'autres institutions et organisations internationales œuvrant dans des intérêts et pour des objectifs communs. La paix, la stabilité et la coopération ne pourront, selon nous, se limiter au Nazum et doivent pleinement inclure la Communauté des États Nazumis comme organisme favorable au dialogue interorganisationnel.

La Communauté des États Nazumis ne voit aucune objection particulière à la tenue d'un sommet international en Afarée centrale, ni à son organisation au sein des nouveaux bâtiments administratifs du Pacte Afarée de Sécurité. Le premier sujet, visant à la coopération et à un « accord de principe » sur la tenue d'un sommet afaro-nazumi, avait déjà été validé, comme vous le savez, par l'Assemblée communautaire.

Cependant, la grande diversité d'opinions qui caractérise la Communauté des États Nazumis, du fait de la richesse politique de ses États membres, fait qu'un sommet international ne peut guère être organisé sans ordre du jour préalablement établi, ni sans modalités précises concernant les discussions qui devront être débattues entre nos deux organisations. Nous invitons ainsi les États membres du Pacte Afarée de Sécurité à dresser, à l'attention de mon Secrétariat général, une liste des sujets que nous devrons aborder lors dudit sommet afin que je puisse en informer le Conseil de la Communauté. Par ailleurs, afin d'avancer de manière réciproque, je réunirai dans les plus brefs délais le Conseil de la Communauté afin que les propositions nazumies soient également entendues et définies par ses États membres.

En outre, nous sommes actuellement en train de faire voter, sur proposition de la République du Talaristan, une motion visant à préciser et encadrer les compétences reconnues à mon Secrétariat général afin d'assurer l'exercice de la représentation diplomatique de la Communauté des États Nazumis, incluant notamment les délégations chargées de participer à des sommets internationaux tels que celui proposé ici.

Enfin, je vous informe que, quelle que soit l'évolution de la rencontre qui se tiendra en Afarée, l'ensemble des décisions prises au nom de la Communauté des États Nazumis devra, par la suite, faire l'objet d'un rapport soumis à l'appréciation des États membres par l'intermédiaire du Conseil de la Communauté, dans la mesure où il ne revient pas à la Communauté nazumie de parler au nom des États du Nazum sans l'approbation d'une majorité d'entre eux.

Madame la Conseillère, Messieurs les représentants afaréens, je me tiens à votre entière disposition pour tout nouvel échange concernant le sommet afaro-nazumi, ainsi que les modalités de son ordre du jour et des débats qui y seront tenus.

Avec mes salutations les plus distinguées,

Fait à Khydan, le 29 mars 2020

Ilmir Züleyhan,
Secrétaire par intérim.

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Bannière de correspondance - Brigade Jaguar Paltoterran.

De : Sebastián De Bosdavàs, Président Directeur Général et actionnaire principal du Jaguar Paltoterran.
A : Sa Majesté Louis II Roi du Royaume de Finejouri

Votre Majesté,

L'implication ou en tout cas la réaffirmation d'une volonté royale originaire de Finejouri, à s'investir pour la paix en Afarée est assurément un point louable qui soulève mes plus vifs encouragements. Néanmoins, considérant la genèse de la crise que nous traitons présentement, il convient de souligner que celle-ci dépasse d'ores et déjà les protagonistes que sont le Prince Mutarrif ibn Saadin et Joubair Toulali. La République du Bajusid a cessé d'être une dictature le jour où Baldassare Calabraise et ses mains afaréennes ont été coupées, elle a maintenant cessé d'être une démocratie le jour où d'autres mains se sont posées sans partage sur les élections présidentielles locales. Les personnalités des deux hommes que nous décrivons, même aussi "moutardées" que la leur, ne sauraient effacer le régime et l'offre politique bajusids derrière eux. Bien entendu, il serait mal avisé de résumer notre engagement à la définition du régime bajusid, pour lequel un intérêt tiède existe. L'investissement de notre organisation sur la question bajuside, souffre de considérations croisées avec celles du Prince et qui, n'en prenez pas ombrage, ne m'obligent pas à être narrées ici. Il m'est toutefois possible de vous indiquer qu'un certain nombre de nos bâtiments, positionnés sur une mission d'exfiltration du Prince Mutarrif ibn Saadin que nous savions en danger au Bajusid, ont fait l'objet d'une menace militaire tandis qu'ils se trouvaient dans les eaux internationales leucytaléennes. Dans ces circonstances, vous noterez que votre définition d'une instabilité ne pourrait faire pâlir la mienne, si je vous relate l'existence d'actions militaires contre nos forces au sein des eaux internationales.

Nous entendons la désapprobation du Royaume de Finejouri et son intérêt sincère à la préservation des vies humaines, ainsi que du cadre existentiel qui domine l'Afarée depuis de nombreuses années de paix apparentes.

Toutefois nous ne considérons pas notre réponse militaire à l'attaque aérienne militaire subie comme disproportionnée. Nous avons ciblé des installations militaires pleinement engagées dans l'exécution d'une menace sur nos forces, je ne serais pas de ceux qui blâmeront l'amiral Nogaro pour la conduite exceptionnelle et périmétrée aux installations militaires ennemies, de nos opérations.

S'il me faut narrer les objectifs poursuivis par mon organisation, nous noterons en première intention la stabilité régionale, sans vous paraphraser. Le Prince Mutarrif ibn Saadin a été évincé des élections présidentielles de janvier 2019 et maintenu dans la clandestinité sur le territoire bajusid après celles-ci. Le renouvellement de l'offre politique bajuside, née des aspirations électorales de sa population est depuis figé. Non contents de priver le Prince Mutarrif ibn Saadin de la jouissance de son élection, les toulalistes ont aussi débuté une confiscation pérenne du pouvoir par un déploiement militaire au plus près des bâtiments institutionnels du pays, ainsi qu'une manoeuvre militaire aérienne visant l'intégrité de nos bâtiments en eaux internationales, dans le but d'éliminer une personnalité élue. Que pensez vous de la stabilité afaréenne si un tel coup de force peut se maintenir une année durant, dans un pays situé à son extrémité nord?

S'il fallait parler à coeur ouvert, nous serions ravi de traiter de la crise bajuside avec vous, même une année plus tard après l'avoir vue débuter. Et en cela j'ai l'infime espoir de me constituer parmi vos interlocuteurs privilégiés. Effectivement, vous l'avez dit, le commandant en charge des opérations du Jaguar Paltoterran au Bajusid est en opération. Il m'est difficile de l'intégrer pleinement aux échanges sollicités. Malgré tout, l'amiral Nogaro répondant à mes strictes directives par sa présence sur place, nul doute que vous trouverez un bénéfice à traiter avec moi en premier lieu. Les opérations en cours souffrent d'une sensibilité opérationnelle et stratégique qui ne saurait le démobiliser ponctuellement, pour entretenir la plume. Pour ce qui est du Prince, je vous avouerai être assez confus, ne pouvant m'en faire l'entremetteur à la manière d'un assistanat de direction.
Nous ne pouvons que vous recommander de solliciter la vision de son collectif de soutien à l'international, comme d'autres ont pu le faire avant vous. Ainsi et sans douter de l'efficacité qui sera permis à nos échanges, je ne puis que vous inviter à me rejoindre à Santialche, au Pontarbello, où notre organisation est installée. Nous ne manquerons de nous partager les visions données à cette crise et ses issues convoitées.

Avec toutes mes amicales et respectueuses pensées,

Sebastián De Bosdavàs,
Président Directeur Général et actionnaire principal du Jaguar Paltoterran


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De : Joubair Toulali, Président de la République du Bajusid
A : Madame Linehart, Conseillère aux affaires étrangères de Sa Majesté, Royaume du Finejouri.

Madame,

S'il me fallait peser la première des paroles, je souhaiterais avant tout le reste vous manifester toute l'importance et le respect que j'attache à l'initiative de votre royaume. L'investissement moral que vous entendez nous faire profiter, invitent mon gouvernement à nourrir un temps nécessaire à vous répondre. Comprenez toutefois que je ne méconnais rien de la gravité qui touche actuellement notre population.

J'ai bien pris note des sollicitations adressées à mon gouvernement et entend par ce courrier leur donner entière satisfaction. Vous m'indiquez chercher les preuves de mon concours à l'organisation d'une résolution pacifique du conflit, il me faut malheureusement réitérer la genèse de celui-ci en sortie des dernières élections présidentielles de janvier 2019, où mon adversaire a recouru à des manoeuvres et bassesses visant à fausser le nombre et l'origine des votants, m'amenant de ce fait à ne pas considérer le résultat qui en découle et à oeuvrer dans le sens de la préservation des acquis arrachés à la précédente dictature calabriste kronienne. La présence donnée, à l'intérieur du pays, d'un homme politique doté d'une milice privée, principalement formée d'un contingent féminin et plus récemment encore, d'une armée mercenaire structurée et financée sur la base de fonds qui feraient rougir la trésorerie bajuside elle-même. Dans ces circonstances, faites de manoeuvres militaires, de projections armées sur notre territoire pour soustraire le Prince à la justice de notre pays, la démarche opérée par Saadin fait l'effet d'une construction terroriste, aux yeux fixés sur l'accaparement du pouvoir. A lecture des biais entourant les dernières élections, jugées lacunaires par notre Conseil Constitutionnel, nous entérinons l'idée selon laquelle le Prince Saadin ne saurait être légitime et sa présence en négociation, admise. C'est un criminel, dont le maintien de partisans armés sur notre sol est à l'origine de bien des drames, installé dans le sillage des armées soudards et de pillards de ce monde.

Si vous me faites le grief de mon inaction, après la lente dégradation amorcé au Bajusid depuis l'an dernier, laissez moi l'honneur de rappeler que les différents discours du Prince et leur nature séditieuse, ne sauraient être étranger aux agitations parmi la société civile et désormais militaire de mon pays. Je pense raisonnablement que le Bajusid évolue aujourd'hui au sein d'une mécanique dont les règles lui ont été imposées et ne trouveront fin qu'avec le courage ainsi que le sens du devoir qui m'incombent au lendemain de ma réélection. Dès lors, l'inaction est un terme bien fallacieux pour décrire l'engrenage qui m'a été imposé par une multiple force adverse et factieuse. A l'inaction nous préférons un qualificatif dit de modération.

Avec le soucis du dialogue et de la paix,

Joubair Toulali, Président de la République du Bajusid
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