28/12/2019
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Bureau des Affaires étrangères (diplomatie) - Page 15

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Pour l'ordre du jour du Conseil

Que la Paix d'Allâh soit sur vous.

Madame la Conseillère Linehardt,

Nous fêterons dans quelques semaines les trois ans du 7 octobre 2016, date du bombardement thermonucléaire de la Kabalie par les actionnaires carnavalais, date de fondation de la colonie actionnariale de la Cramoisie.

Depuis cette date, le fil des événements doit être repris pour bien comprendre à quel endroit du récit nous nous situons, et le considérer avec la gravité nécessaire. En ce sens, je souligne à nouveau l'alignement entre nos pays dans le souhait d'obtenir une solution pérenne à ce grave problème, dénoncé par plus de quarante Etats signataires de la Déclaration mondiale sur la Cramoisie.

D'abord, nous constatons que le problème persiste.

Assez récemment, Sa Majesté Royale Louis de Finejouri a manifesté sa solidarité avec l'Azur, ce que le Diwan n'oubliera jamais. Face à la menace d'une frappe mortelle portée par les Lucifériens, par les Dalyoha ou par une quelconque de ces entités étranges et gluantes qui manipulent les armes de destruction massive depuis Carnavale, l'Azur a constaté qu'il pouvait compter sur le soutien de ses partenaires. Cela a consolidé notre réponse, qui a été exemplaire : nous n'avons pas répondu à la menace et nous n'avons en rien infléchi notre attitude. Néanmoins, cela ne signifie pas, malgré l'échéance et le ridicule auquel se livre désormais le Pape Noir luciférien qui nous menace, que tout risque soit écarté. Les colons cramoisiens sont violents et arrogants. Par orgueil ils seraient capables de répéter une troisième fois ce qu'ils ont déjà commis deux fois contre Estham, deux millions de morts, et contre la Kabalie, un million de morts et c'est une fourchette basse. L'Azur ne saurait être leur troisième cible. Pour cette raison, le Diwan vous informe que notre état d'alerte sera prolongé et que nous nous préparons, si nécessaire, à frapper l'ennemi préventivement.

Cette information grave est naturellement confidentielle, mais nous la partagerons avec nos partenaires du Pacte afaréen de sécurité et de la Kabalie unie et souveraine. Mon message pour vous est le suivant : l'Azur n'a véritablement aucun souhait de voir un conflit se déclencher. Cependant, toute mise en cause de notre existence est intolérable et ne sera jamais l'objet d'une négociation. Tant que nous estimerons qu'un risque de frappe existentielle contre notre pays est avéré, nous envisagerons avec évidence et spontanéité d'y répondre par les moyens appropriés, là et quand ce sera nécessaire, tant que ce risque se posera et s'il venait à vouloir se concrétiser. Il est donc essentiel, pour éviter que nous n'ayons à recourir à des mesures expéditives profondément regrettables pour l'ennemi, et dont la portée et l'ampleur resteront pour tous une surprise, que le niveau de risque soit abaissé. C'est par souci de ne voir aucune guerre éclater, mais pour soutenir les processus diplomatiques dans lequel le Finejouri c'est engagé, que je vous informe de ce point et que je sollicite votre aide bienveillante.

Le Diwan attend des excuses officielles et publiques du Pape Noir et le retrait général de ses menaces à l'égard de l'Azur. Nous saurions nous en formaliser. Ainsi que le prévoit le Mémorandum d'application de la Déclaration adopté par le Conseil afaréen de sécurité, nous attendons également que la R.A.D. signe les traités de désarmement chimique que l'Azur a signé, et que bien des pays respectent déjà. Cette signature, qui engage auprès des Etats fondateurs que sont le Kah et l'Organisation des Nations Démocratiques, serait un geste important de la part de la R.A.D. pour lever le risque d'une frappe contre l'Azur. Et dès que ce risque serait levé, nous lèverions évidemment toute pensée de frappe préventive, et nous suspendrions l'alerte générale de nos forces armées qui aujourd'hui surveillent la situation en se préparant à intervenir là et quand ce sera nécessaire pour notre propre survie.

Des solutions diplomatiques demeurent possible.

La R.A.D. n'avait aucune raison de menacer le peuple azuréen d'extermination et le Diwan a sagement refusé de renchérir dans cette escalade. Elle fera preuve de raison en renonçant définitivement à cette menace absurde et inconséquente agitée contre la paix continentale. Elle fera preuve de raison en saisissant les instruments diplomatiques maintes et maintes fois tendus vers elle, aujourd'hui pilotés par le Royaume de Finejouri.

Excellence, le Finejouri préside aujourd'hui le Conseil afaréen de sécurité, avec des réalisations extrêmement importantes, notamment la création prochaine d'une architecture de sécurité continentale que nous appelons de nos voeux. Le Pacte démontre son organisation, sa coordination et son souhait de préserver la paix, et nous voyons la décentralisation du mécanisme de défense comme une sortie salutaire visant à cesser de faire de l'Azur la cible des colons cramoisiens. Il est temps que la Cramoisie réalise qu'elle n'est pas la victime de l'Azur, mais le coupable d'un génocide et d'une colonisation que toute l'Afarée lui reproche, et que pour sortir de cette situation, nous n'avons besoin ni de guerre, ni d'intimidation, mais simplement qu'elle abandonne ses velléités coloniales. Une transition pour la Kabalie est possible.

C'est ainsi dans la continuité des plans, des décisions et de la mission d'observation afaréenne que cette transition, que le Diwan appelle de ses voeux depuis le premier jour, devrait se réaliser. Nous sommes ainsi dépendants de votre bonne volonté pour que la mission d'observation puisse produire des conclusions publiques, et que le Conseil afaréen de sécurité discute collectivement des recommandations à prévoir, en matière de gestion du problème en « Kabalie rouge. »

Le Diwan déplore ainsi que les tromperies se soient multipliées : en matière de résolution du génocide d'abord, sur laquelle Balsilek Ishaq reconnaît une nécessité de justice qu'il traduit de façon scandaleuse par une récompense aux génocidaires. En matière de blocus et de situation économique sur place ensuite, sur laquelle Balsilek Ishaq et une fausse opposition « communiste » fantoche, instrumentalisée et sans aucune perspective alternative réelle, peignent un tableau incompréhensible où les sanctions afaréennes, concrétisées par un dispositif naval azuréen, provoquent une situation humanitaire dramatique. Les communistes kabaliens ont joué un grand rôle pour accuser l'Azur d'un problème interne à la Kabalie, et ils ont confirmé que leur ambition politique n'était nullement de mener une quelconque transition décoloniale en Kabalie. Selon ces soutiens de la R.A.D., l'Azur serait responsable du malheur des Kabaliens : une situation véritablement inquiétante, surtout pour nous dont ce serait un échec. Le Diwan agit depuis le début pour les Kabaliens, et surtout pas contre eux.

Cependant, alors que notre dispositif s'installe dans la durée grâce au ravitaillement que nous avons chez des partenaires locaux, la presse coloniale annonce désormais la fin de la pénurie et le retour à l'abondance. Tout ceci démontre que la République actionnariale est prête à tout manipuler, surtout le récit lui-même qu'elle tord dans le sens le plus impraticable, pour imposer sa présence coloniale à l'Afarée. Ainsi, l'aide humanitaire que nous avions proposé de constituer solidairement et collectivement avec des Etats bien intentionnés inquiets de la situation n'est plus à l'ordre du jour, rendue obsolète par une manipulation mise en évidence. La R.A.D. se joue de tous ses interlocuteurs, c'est une chose, mais elle rend impossible toute interaction sincère. Se faisant, elle détruit la possibilité qu'on la prenne au sérieux autant que les instruments qu'elle brise dans ses manipulations : l'opposition kabalienne, le communisme réduit à un usage opportuniste et campiste, l'empathie pour les Kabaliens, réduite à un pur instrument campiste également, et la Déclaration elle-même, dont la fausse opposition radienne dit se réclamer alors qu'elle en piétine l'esprit. Tout ceci est écœurant, mais appartient déjà au passé.

Le Diwan a aujourd'hui la conviction que des solutions peuvent être mises en oeuvre. La première d'entre elle vient d'une proposition de la République de Baskonia, qui vous a été faite en tant que présidents du Conseil afaréen de sécurité, pour qu'une conférence de la paix puisse avoir lieu en incluant les Etats afaréens et le régime actionnarial.

Le Diwan, ainsi qu'il va le confirmer au Pacte afaréen de sécurité, est favorable à la tenue de ces discussions, et souhaite que le Pacte afaréen de sécurité puisse décider collectivement d'une proposition concrète qu'une délégation représentative pourra y faire, pour concrétiser la nécessaire et inéluctable transition décoloniale du régime actionnarial vers un Etat kabalien réunifié avec la R.U.P.K. Cette réunification peut impliquer plusieurs phases et un calendrier long, dans lequel les revendications légitimes des habitants actuels de la R.A.D. peuvent naturellement trouver une réponse. En ce sens, nous allons signifier à la R.U.P.K. notre souhait de travailler à cette solution, et dans tous les cas, de démontrer la solidarité afaréenne pour la paix en lui donnant l'assurance que l'Azur, et le Pacte éventuellement, seront du côté de sa souveraineté et de son intégrité territoriale.

Ce travail peut commencer et nous souhaiterions, en tant qu'Etat membre du Conseil, le porter à l'ordre du jour pour discussion avec nos partenaires. Naturellement, le Diwan tient à ce que ce travail s'inscrive dans la continuité de ce qui a été acté à l'unanimité du Conseil lors des précédentes étapes, et notamment la mission d'observation aujourd'hui en cours dans la R.A.D., menée par votre gouvernement et celui de l'Althalj. Nous espérons que des conclusions définitives pourront venir compléter vos conclusions préliminaires pour servir de base commune de compréhension sur ce qui peut être fait et proposé lors d'une conférence de paix en Baskonia, en vue d'instaurer une transition et une paix fiable, durable, solide et juste. Car c'est bien de justice, du retour à l'équilibre, de la fin de l'exploitation coloniale au profit d'une gestion équitable, respectueuse et compatible avec les valeurs humanitaires afaréennes, ainsi qu'avec l'intérêt et la sécurité de l'Afarée, qu'il faut partir pour la paix. En ce sens, loin des caricatures qu'on fait de lui, soyez assurés que le Diwan est prêt à la discussion et n'a aucune intention de faire dévier personne d'un objectif central et commun : une paix réaliste et durable, pleinement stabilisée.

Nous espérons donc que le gouvernement de Sa Majesté royale voudra bien étudier la proposition azuréenne et mettre à l'ordre du jour de nos débats la participation du Pacte afaréen de sécurité à une conférence de la paix sur la Kabalie. Nous notons l'importance de la mission d'observation pour que ce travail diplomatique puisse commencer. Nous soulignons également que l'Azur, fidèle à ses engagements, a rendu cette mission possible depuis le début, qu'il l'a soutenue, qu'il a respecté la confidentialité et la discrétion que vous désiriez, qu'il a refusé deux fois toute escalade, et que s'il se tient désormais prêt à parer un coup avec férocité, il reste profondément attaché à une solution diplomatique pacifique, dans laquelle il ne revendique aucun rôle particulier, ni celui de chef, ni celui de porte-parole, ni celui de donneur d'ordre. Nous appelons de nos voeux une paix meilleure que celle que veulent imposer des actionnaires colonialistes mal intentionnés et irrespectueux. Avec votre soutien nous pouvons avancer sur ce dossier.

Je vous prie, Excellence, d'accepter les salutations respectueuses du Diwan.

L’écureuil dit : multiplie tes cachettes, et ta vie sera longue.
Proverbe tamasheq
https://i.imgur.com/HgV3HhF.pngAmastan Ag Amenay
Ministre des Affaires étrangères
04.08.2019
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Armoiries marcinoises/éthiopiennes

Son Excellence Aimé Bassé, Ministre des Affaires Etrangères de Son Excellence Aimé Bolila, Premier Ministre de Sa Majesté Louis VI de Marcine. Négusa Négast, Le’ul de Kalindi, Empereur d’Antérinie, Grand Duc du Scintillant, Duc d’Antrania, Comte de Saint-Jean-de-Luz et des Marches, Abbé de Flatan et descendant des Rois Très Pieux.
À
Son Excellence la Conseillère Linehardt, Conseillère à la diplomatie de Sa Majesté Louis II, Roi du Finnejouri. Son Excellence chargée des relations extérieures de la République Démocratique d’Antérie et représentant de Son Excellence Jakamé Idi Akim ainsi qu’à qui de droit au Forum de Coopération d’Afarée du Nord.

Objet : Au sujet d’une potentielle intervention humanitaire au Moranza menée conjointement entre les autorités finnejouriennes, marcinoises et antériennes ainsi que par les États du Forum de Coopération d’Afarée du Nord.
Vos Excellences ;


Nous avons reçu vos réponses et nous sommes heureux de savoir que vous aussi considérez qu’il est du devoir de nos nations d’aider les autres. Ce constat est raussurant à l’heure ou l’aide humanitaire est souvent une façade destinée à grimer l’impérialisme en simple activité humaniste ; à faire rimer les sentiments les plus bons et les plus justes ; l’altruisme le plus désintéressé avec le néo-colonialisme le plus hypocrite. Le Royaume de Marcine est donc heureux de constater que ses voisins, et même ses partenaires avec qui il a par le passé mené des opérations de grande envergure, sont tout autant attentif que le Royaume à la situation de notre région. J’ai en effet, Excellences, bien du mal à utiliser les mots adéquats pour décrire votre bonté. Les épithètes me manquent et pourtant je vous suis extrêmement reconnaissant pour le soutien que vous nous afficher. Et c’est là, le principal ; l’Afarée se porterait mieux si les États coopéraient plus souvent et abolissaient un recours quasi-permanent à l’unilatéralisme impérial pour lui préférer le multilatéralisme communautaire.

Car j’ai bien entendu, ou du moins lu, les remarques tout à fait pertinentes émises par Son Excellence Linehart, représentante de Sa Majesté Louis II du Finejourie. Et je constate en effet que le risque est la réalisation de ce que je dénonçais précédemment ; le travestissement des bons sentiments en un furieux désir d’ingérence. La mise au pas de l’humanitaire pour lui préférer le militaire. C’est là en effet le risque Son Excellence pointe avec raison ; comment ne pas craindre que ce geste désintéressé ne devienne un marchepied, une brèche qui ne serve plus les intérêts des plus démunis mais ceux des États peu scrupuleux ; comment ne pas craindre que l’on fasse entrer le loup dans la bergerie ? Ce constat serait même légitime ; que dis-je tout à fait fondé. La Clovanie ou la Clovanie ont envoyé des « touristes armés » défendre les intérêts des présidents corrompus et des puissances coloniales déliquescentes. Nous craignons tous que les troupes envoyées sur place ne servent aussi de paravent pour éliminer les groupes rebelles. Et il est bien naturel que de telles inquiétudes nous agitent ; Son Excellence prouve par là sa perspicacité mais aussi et surtout la pureté de ses sentiments.

C’est pour cette raison que je tiens absolument à préciser ici que les soldats engagés devront respecter une ligne de conduite extrêmement claire ; ils ne devront que protéger le convoi et les citoyens antériens, marcinois et finejouriens. Ils ne devront, en aucuns cas et j’insiste sur cette négation totale et absolue, tenter d’interférer dans le rapport de force local. Ils ne doivent que défendre et non attaquer. C’est la condition sine qua non d’une telle intervention et la garantie de la pureté de nos intentions. Si nous permettons de telles choses ; qu’est-ce qui nous différencie alors de l’interventionnisme impérial des grandes puissances ? J’ose l’espérer, Excellences vous comprenez parfaitement où je veux en venir.

Enfin, je tiens à remercier aussi le total soutien accordé par la République Démocratique d’Antérie ; ce geste généreux ; autoriser les Royaumes à utiliser le sol antérien comme base arrière logistique pour pouvoir assurer le bon déroulée de l’opération ne peut qu’honorer le Chef Suprême et montrer tout l’amour qu’il porte aux Afaréens. Je tiens bien évidemment à rassurer Son Excellence le chef de la Diplomatie antérienne ; le commandement marcinois et les soldats engagés sont tout autant afaréens que les citoyens finejouriens ou antériens. J’ose espérer que cette promesse ne pourra qu’apaiser vos soucis
.

Bien Cordialement.


Protocole
Protocole visant à créer un couloir humanitaire temporaire au Moranza avec l’accord et la participation des autorités Finejourienne et Antérienne avec le support du Royaume de Marcine.


Préambule.


La situation moranzaise dégénère. Prenant acte de ce fait, les puissances régionales, conscientes de leur responsabilité devant le maintien de la sécurité collective et devant l’Humanité décident ensemble, sous l’impulsion du Royaume de Marcine, de diriger une opération humanitaire destinée aux civils Moranzais. Craignant en effet que les réfugiés ne s’accumulent et qu’ils ne mettent en péril la sécurité régionale, il est nécessaire pour les nations responsables, stables et souveraines d’assurer, temporairement, la logistique et le transport de vivres ainsi que de matériel médical à destination des populations locales, sinistrées par cette guerre civile généralisée et l’incapacité de l’État moranzais d’assurer la sécurité de ses peuples.

Les États signataires ayant conscience de l’insécurité généralisée et des risques qu’il y aurait à mener une mission de cette envergure sans soutien armé ont collectivement décidé de mobiliser un contingent militaire destiné à assurer la sécurité et la sûreté de l’expédition humanitaire. Loin de chercher à s’ingérer dans un conflit complexe et durable, les autorités des États signataires cherchent seulement à empêcher que le convoi humanitaire ne devienne la cible de groupes paramilitaires terroristes qui pourraient voir en cela une proie facile pour réclamer des rançons et faire pression sur les États signataires pour qu’ils retirent leurs troupes et cessent leurs activités sur le sol moranzais. Les États signataires affirment donc ici le refus de prendre part aux combats et assurent qu’ils ne souhaitent qu’une chose ; aider les civils victimes des atrocités de cette guerre.

Par le présent protocole, les États signataires s’engagent sur l’honneur à en respecter l’intégralité des articles et de son contenu.

Article premier ; des États signataires du présent protocole.


- Les États contactés par le Royaume de Marcine au sujet d’une intervention purement humanitaire conjointe et organisée par l’intégralité des États participants ayant favorablement répondus à cette demande sont considérés comme États signataires du présent protocole.

- Lesdits États signataires sont ; le Royaume du Finejouri et la République Démocratique d’Antérie tandis que le Forum de Coopération d’Afarée du Nord soutien tacitement l’opération en question même si le Forum refuse d’y participer.

- N’importe quel État est invité à se joindre à cette opération humanitaire en compagnie des différents États signataires. Ces derniers sont invités à se manifester auprès des différents ministères des Affaires étrangères des présents États signataires.

Article second, de l’encadrement de l’utilisation de la force et de l’utilisation des troupes armées engagées.


- Les États signataires du présent protocole assurent que cette opération humanitaire ne doit en aucun cas servir un agenda politique et permettre une ingérence de l’un des États signataires dans les affaires moranzaises pour promouvoir et apporter un soutien militaire d’une quelconque nature à l’une des factions qui se déchirent à l’heure actuelle.

- Les États signataires du présent protocole affirment que les forces armées engagées ne doivent qu’assurer la sécurité et la défense du convoi humanitaire. Les soldats ainsi que leurs officiers ne sont tenus d’utiliser la force brute, si et seulement si, des groupes armés visent clairement ledit convoi humanitaire.

- Si des escarmouches éclatent entre les forces armées des États signataires chargés d’assurer la sécurité et la protection du convoi humanitaire et des forces armées issues de l’une des factions qui participent à l’actuelle guerre civile, les soldats et officiers sont tenus de ne pas poursuivre le combat si les assaillants se retirent.

- Le commandement des troupes sera assuré par un Quartier Général international regroupant les états-majors des États signataires du présent protocole. Chaque soldat peut néanmoins choisir de n’obéir qu’à leurs propres officiers, et ces derniers sont en droit de n’obéir qu’à leurs propres états-majors si les États signataires font une demande expresse aux autres États signataires. Néanmoins, les différents États majors sont tenus de coopérer ensemble et de ne pas diviser leurs forces excepté si l’un des États signataires décide de se retirer de manière unilatérale.

Article troisième ; de l’organisation et de l’exécution du convoi humanitaire.

- Les États signataires s’engagent à apporter d’importantes quantités de nourriture, de matériels médicaux dans le but exclusif de servir aux populations locales.

- L’opération sera commandée et dirigée par un conseil regroupant les représentants des États signataires, un poids plus important dans le commandement et au Conseil sera accordé à celui ayant engagé le plus de moyens humains et financiers pour mener cette opération.

- Les différents convois humanitaires commandés par les États signataires s’engagent à rester uni et à accorder une grande importance à l’expérience du terrain ; priorisant ainsi les conseils des représentants finejouriens ayant déjà organisés une opération humanitaire au Moranza.

- L’itinéraire général sera par ailleurs décidé par les représentants du Royaume du Finejouri, ce dernier ayant l’expérience de son côté. Les représentants finjouriens seront chargés d’éviter les zones de conflits qui pourraient mettre en péril la sûreté des convois.

- Cette opération humanitaire durera six mois avant d’entamer le retour des effectifs présents sur place. Elle se déroulera du 1er octobre de l’an de grâce 2019 au 1er mars de l’an de grâce 2020.

Article quatrième ; du retrait unilatérale du présent protocole.
- Les États signataires peuvent se désengager à tout moment de l’opération, ils devront en avertir deux semaines à l’avance les autorités diplomatiques des autres États signataires.

Article cinquième ; de l’expulsion d’un État signataire en cas de manquement grave au présent protocole.

- Conscients que cette opération humanitaire pourrait être détourné par des chefs d’États peu scrupuleux, les États signataires s’engagent sur l’honneur à respecter le présent protocole.

- Si l’un des États signataires tente de dévoyer l’actuel protocole, les autres États signataires peuvent se réserver le droit de le dénoncer à la communauté internationale et de l’exclure de la présente opération humanitaire. Si nécessaire, cela peut aussi s’accompagner de sanctions diplomatiques en fonction de la gravité des infractions.
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Au sujet de l'ordre du jour des discussions

A l'attention des services diplomatiques du Royaume de Finejouri

Que la Paix soit sur vous.

Excellences,

Au nom du Diwan, je souhaite vous faire parvenir la proposition de l'Azur pour divers points d'ordre du jour dans les discussions du Conseil afaréen de sécurité, afin que votre Présidence, si elle en admet l'intérêt, puisse ouvrir la discussion à ce sujet. Je ne fais ici que reprendre divers éléments déjà évoqués, et en rajouter quelques uns en argumentant pour leur intérêt, de sorte que le Finejouri puisse statuer sur le mode d'appréhension du sujet dans les débats. Ce message a vocation à vous permettre de clarifier les futurs ordres du jour de notre Conseil.

Premièrement, nous souhaiterions, comme nous l'avons précédemment soulevé, que le Conseil se saisisse de la proposition de la République de Baskonia au sujet d'une conférence diplomatique sur l'Ecarlate. Nous souhaiterions pour cela que le Conseil puisse élaborer une feuille de route commune pour identifier les points de défense et les priorités collectives du Pacte afaréen de sécurité dans de telles négociations, ainsi que les attendus espérés de ces discussions, et les lignes rouges qui ne sont pas à accepter d'aucune manière. Ainsi, nous définirions une position commune structurée en vue de négociations diplomatiques, qui, je l'espère au nom du Diwan, pourront inclure non seulement le Pacte afaréen de sécurité et la R.A.D., mais aussi et surtout le Forum afaréen de coopération du nord, dont on ne saurait se départir des conseils ; et enfin, des Etats médiateurs, parmi lesquels l'Althalj notamment, si ce pays en admet le principe. Ainsi, nous pourrions permettre de donner une suite concrète à la mission d'observation, qui soit conforme aux principes diplomatiques que nous avons, notamment pour ne jamais accepter que la situation se normalise sans une solution acceptée par toutes les parties. Notamment, à l'occasion d'un débat en Conseil, nous souhaiterions que tous les pays du Pacte puissent convenir des points suivants, qui ne sont que redites de plusieurs textes déjà adoptés à l'unanimité : (1) nécessité d'un processus de justice sanctionnant à la mesure de leur crime les commanditaires et les exécutants du génocide des Kabaliens, sans esprit de revanche délétère, ni intention d'amnistie ; et, en ce qui concerne la Maison Dalyoha responsable de l'utilisation d'armes chimiques contre les populations civiles kabaliennes, une sanction spécifique importante valant anéantissement du modèle colonial, et permettant l'épanouissement d'institutions conformes aux revendications des Kabaliens eux-mêmes dans leur pluralité ; (2) nécessité d'assurer un cadre régional stable et ordonné et de réintégrer l'ensemble des parties dans un système diplomatique normal et conventionnel, par l'établissement d'un accord de non-agression et de clauses de sécurité, librement ouvertes pour prendre en compte les aspirations des Kabaliens rouges, en respectant des principes que l'Azur pourrait proposer et discuter avec le Conseil ; (3) nécessité d'assurer une reconstruction écologique du Désert rouge qui soit conforme aux désirs et aux intérêts des populations concernées, y compris celles impactées par les retombées atmosphériques et biologiques des agissements sur place, en recourant à des technologies et des procédés afaréens, servant des objectifs définis par les Kabaliens eux-mêmes, selon leur propre désir d'habiter ce territoire, et respectueusement envers leur pluralité d'approches de cet habitat.

Evidemment, nous avons conscience que nous ne définirions là pas la fin définitive, mais du moins la proposition du Pacte afaréen de sécurité, dans le cadre de discussions et d'une conférence diplomatique en Baskonia. Pour cela il semble absolument nécessaire que le Conseil statue sur des positions à l'unanimité, pour que notre participation à la conférence soit la plus efficace possible, et qu'elle puisse réellement convaincre l'Ecarlate de rejoindre la table des discussions et d'établir un rapport sain et sauf avec le reste du continent. L'Azur considérerait avec déception et scepticisme une approche diplomatique de la question qui ne tâcherait pas de faire tout le possible en vue de pousser les discussions jusqu'à leur réussite, et pour cela, il convient que nos Etats membres se prononcent sur leurs désirs et leurs priorités en la matière, au préalable, et afin que notre unité soit garantie. J'attire votre attention sur la nécessité que la mission d'observation en Cramoisie puisse, dans ce cadre, produire des éléments de travail qui orientent les discussions, afin d'éviter toute confusion et toute problématique, et que nos propositions puissent être constructives.

Deuxièmement, pour l'ordre du jour du Conseil afaréen de sécurité, le Diwan souhaiterait qu'un canal de discussion soit ouvert avec la Communauté des Etats nazumis, une organisation régionale d'un autre continent, pour assurer une compréhension mutuelle de divers enjeux et explorer les possibilités de partenariats collectifs larges. La reconnaissance de certains principes diplomatiques, de la souveraineté, du refus des ingérences et de l'indépendance des territoires non-autonomes, font partie des clauses politiques qui peuvent motiver nos deux organisations à s'entendre. Mais c'est aussi la possibilité d'accords économiques larges, de faciliter les échanges, de stimuler la recherche scientifique, et d'assurer la sécurité mondiale, qui peuvent être l'objet de discussions. Les questions maritimes, dans l'Océan des Perles et la Mer Aykhanide, sont aussi à aborder avec nos collègues nazumis afin d'assurer la sécurité, la tranquillité et la prospérité de tous les pays riverains. Le Diwan souhaiterait que le Conseil afaréen de sécurité se prononce pour envoyer un courrier et des propositions à la Communauté des Etats nazumis, en vue d'organiser un sommet afaro-nazumi avec tous nos Etats : une première mondiale !

Troisièmement, il y a des propositions de nos collègues au sujet d'une union économique afaréenne qui ont un intérêt à nos yeux pour être étudiées, de sorte que nous puissions accroître la coopération entre nos pays et la gestion des problèmes économiques. Nous espérons que ces accords puissent être associés à une vision commune du développement basé sur la résilience et la protection des ressources naturelles des générations futures. En ce sens, il nous semble important de mettre à l'ordre du jour ce quatrième point :

Quatrièmement, un texte commun visant à protéger les écosystèmes et à promouvoir un développement écologique et durable, en développant des moyens communs pour assurer la surveillance et le recensement des problématiques écologiques, la centralisation des techniques durables, et la promotion de certaines pratiques, comme la décarbonation du secteur du transport aérien, l'optimisation de la pêche halieutique par l'établissement de quotas de pêche dans nos océans riverains, et l'encadrement des expériences liées à l'utilisation d'organismes génétiquement modifiés, en vue de préserver les équilibres de nos écosystèmes. En sus, l'adoption d'un système d'alerte précoce contre les catastrophes climatiques nous semble pertinent. Ce texte engloberait une série de coopérations à l'échelle du Pacte sur les questions écologiques et environnementales, de façon cohérente avec les coopérations économiques et de développement que nous nous préparons à étudier.

Cinquièmement, le Diwan aimerait présenter, sur demande du Duché de Gallouèse, au Conseil afaréen de sécurité, la possibilité d'adopter des sanctions ciblées contre l'Etat communiste de Loduarie dans son invasion illégitime et injustifiable de son voisin, la République d'Antares. Nous souhaitons que des sanctions collectives soient prises contre cet Etat paria et que les Afaréens puissent structurer une aide humanitaire à mettre à disposition du Duché de Gallouèse et de ses partenaires, qui veillent au bien-être de la population antarienne.

Sixièmement, nous souhaitons que toute action au Moronza soit subordonnée à l'examen de nos textes en matière de sécurité régionale et continentale, et que le Conseil afaréen valide au préalable le principe d'une intervention de certains Etats qui voudraient s'associer avec le royaume de Marcine. Il serait en effet inadéquat que le Pacte afaréen de sécurité ne soit pas saisi avant toute initiative, car c'est surtout son rôle d'assurer des négociations qualitatives plutôt que le recours aux armes. Il n'y a a priori aucun désaccord de fond avec Marcine, mais la procédure ne peut être ignorée, sous peine qu'elle le soit sur d'autres dossiers, ce que nous ne souhaitons pas.

Ainsi, Excellences, nous espérons que le Conseil pourra, sur votre demande, débattre de points importants. Nous vous remercions considérablement pour la qualité de votre travail de Présidence, et la productivité réelle de notre organisation, qui loin de toutes les médisances, est devenue la principale organisation diplomatique en Afarée, et un modèle de coopération multilatérale à l'heure ou l'Eurysie s'enfonce dans crise. Espérons qu'avec notre exemple et notre solidarité, le monde devienne davantage viable chaque jour.

Je vous prie, Excellences, d'accepter les salutations cordiales du Diwan.


L’écureuil dit : multiplie tes cachettes, et ta vie sera longue.
Proverbe tamasheq
https://i.imgur.com/HgV3HhF.pngAmastan Ag Amenay
Ministre des Affaires étrangères
16.09.2019
1981
Logotype CEN
Communauté des États Nazumis
Communiqué officiel du Secrétaire général par intérim Ilmir Züleyhan



Prise en compte de votre proposition de Sommet Afaro-Nazumi
A l'attention du Bureau des affaires étrangères du Royaume de Finejouri, représentant les intérêts du PAS


Madame la Conseillère,
Messieurs les représentants du Pacte Afaréen de Sécurité,


Au nom de la Communauté des États nazumis, je tiens à remercier chaleureusement l’ensemble des États membres du Pacte Afaréen de Sécurité (PAS) pour leur initiative ainsi que pour les différentes propositions qu’ils ont formulées. Il est vrai que la Communauté nazumie est encore une jeune organisation en construction, là où le continent afaréen est déjà structuré autour de nombreuses organisations de coopération régionale.

Si les objectifs premiers de la Communauté nazumie sont la paix, la justice, la fraternité, la coopération, la stabilité et la sécurité de l’ensemble du continent dans l’intérêt du bien commun, nous n’avons aucune raison, en tant qu’organisation représentant ses États membres, de ne pas tendre la main à d’autres organisations poursuivant des objectifs similaires afin de favoriser une entente générale entre l’Afarée et le Nazum.

C’est pourquoi je fais part, messieurs les représentants du Pacte Afaréen de Sécurité, du plus vif intérêt de la Communauté des États nazumis pour votre proposition d’entente afaro-nazumie ainsi que pour l’organisation d’un sommet international consacré aux différents sujets que vous avez évoqués.

Votre proposition sera étudiée avec la plus grande attention par l’Assemblée communautaire lors de sa prochaine session, celle-ci ayant été inscrite à l’ordre du jour par mes soins. Compte tenu du caractère inédit de cette initiative, je proposerai aux États membres la création d’une commission autonome chargée de représenter les intérêts de la Communauté des États nazumis, afin de pouvoir engager au plus vite des négociations entre nos deux organisations.

Je vous informerai personnellement de l’évolution de votre proposition et me tiens à votre entière disposition pour toute autre question relative à la Communauté nazumie.

Avec mes salutations les plus distinguées,

Fait à Khydan, le 21 septembre 2019

Ilmir Züleyhan,
Secrétaire par intérim.

Illustration
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République du Moranza
Ministère des affaires étrangères à l'international

Nous vous sommes très reconnaissants d'avoir informé notre nation de cette opération humanitaire sur notre territoire. Nos services diplomatiques vous assurent que nous ne sommes aucunement opposés à cette mission humanitaire, qui vise à protéger les civils moranzais de cette terrible guerre provoquée par des insurgés marxistes opérant sur notre territoire. Nous vous accordons toute notre confiance quant au fait que cette coalition humanitaire ne cherchera pas à s'ingérer dans les affaires intérieures du Moranza et qu'elle agira dans le strict respect de notre souveraineté nationale.

Cordialement,
Le ministère des affaires étrangères de la République du Moronza.
1482
Symbole de l'Ambassade
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Message de la Seconde Ambassadrice de la République du Jashuria

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A l'attention de son Excellence Linehart, en sa qualité de Conseillère auprès de Sa Majesté concernant les Affaires Etrangères du Royaume de Finejouri,

Votre Excellence

Permettez-moi de vous adresser nos salutations de la part de la Troisième République du Jashuria et de ses représentants. Il va de soi que pendant ces cinq dernières années, bien que nos deux pays n’aient pas établi de contrats commerciaux d’ampleur, nos services diplomatiques conjoints ne sont pas restés inactifs. Ces derniers continuent leurs travaux quotidiens afin de faciliter la vie de nos concitoyens lorsqu’ils se rendent dans nos pays respectifs. Bien que nos relations ne soient pas teintées du sceau des grands accords, il ne faut jamais mésestimer le travail quotidien des diplomates et du personnel des ambassades. Ces derniers, bien que travaillant dans l’ombre et à l’abri des caméras, réalisent quotidiennement des tâches extrêmement importantes pour que la machine diplomatique entre nos deux nations ne se grippe pas. Et jusqu’à présent, elle ne s’est pas grippée.

Votre Excellence, la porte du Jashuria est toujours ouverte. Si votre nation souhaite proposer quelque chose à la nôtre, je vous prie de nous l’exposer sans plus attendre afin que nous puissions répondre le plus favorablement possible à votre demande. Il va de soi que nous apporterons toute l’attention nécessaire à votre demande, au nom de notre amitié commune.

Dans l’attente de votre réponse sur les canaux diplomatiques, je reste à votre entière disposition.

Veuillez agréer, votre Excellence, l'expression de mes salutations distinguées.

Cordialement
Madame Sumalee Saeloo, Seconde Ambassadrice du Jashuria
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