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Activités étrangères à Messalie - Page 16

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♠♣♥♦ Ce post a un effet de propagande ♠♣♥♦
Parti concerné : Parti Protestant Messaliote
Effet souhaité : Positif (Publicisé par le Consortium Médiatique Messaliote.)
Date IRP du post : 12/10/2018
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Entrevue Avec Pierre Moulin À La Veille Des Élections

Pierre Moulin

Nous avons eu la chance de pouvoir attraper le chef du Parti Protestant Messaliote, Pierre Moulin, en pleine campagne électorale pour qu’on puisse lui poser des questions sur les initiatives non-électorales de son parti, la campagne électorale de son parti, sa vision pour le PPM, et ses prédictions quant aux résultats des législatives de 2018. Voici l'intégralité de l'entrevue ci-dessous.

Journaliste: Merci bien de nous offrir un peu de votre temps précieux en ces journées qui doivent être chargées pour vous.

Pierre Moulin: De rien, je suis toujours ravi de discuter avec la presse.

Journaliste: Rentrons droit dans les questions. Lors de la dernière conférence de votre parti, votre parti a décidé d’initier des programmes non-électoraux. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Pierre Moulin: Bien sûr. Les trois initiatives auxquelles vous avez fait référence sont les cuisines pour les plus démunis, les groupes sportifs et culturels pour les enfants, et les groupes de service communautaire pour les enfants. En tant que fidèles apprenants des enseignements de Jésus, il est normal que le parti ait décidé d’ouvrir des cuisines où des personnes sans ressources peuvent venir pour manger un repas décent. De plus, les cuisines de notre parti collaborent souvent avec les groupes de jeunesse de service communautaire de notre parti pour faire d’une pierre deux coups: de la main-d'œuvre pour les repas des plus démunis, et du service pour le bien de la communauté pour les groupes de service communautaire. Les groupes de jeunes sportifs et culturels enseignent aux jeunes des savoir-faire importants, tel que le travail d’équipe. De plus, ces groupes nous aident dans une de nos missions en tant que parti, celui de promouvoir l’interaction sociale entre Messaliotes afin de combattre les extrêmes, car c’était dans un temps dominé par les extrêmes que notre parti a été créé. Finalement, les groupes de service communautaire, que j’ai déjà mentionné, sont censés imprégner les jeunes d’un respect envers leurs voisins, la communauté, et la belle vertu qu’est le travail bien fait.

Journaliste: Merci, passons maintenant à la campagne du Parti Protestant Messaliote. Quelle est la philosophie du parti dans cette campagne ?

Pierre Moulin: La philosophie de notre campagne électorale est centrée autour de la positivité. Ce que je veux dire par ça est que nous cherchons à nous distinguer en ayant une énergie positive et non pas négative. Ce que cela veut dire c’est que dans la campagne, nous essayons de rester plutôt joyeux, car nous pensons que les Messaliotes ne veulent pas entendre en permanence comment tel autre parti est mauvais. Ce qu’il veulent plutôt entendre est comment nous bâtirons un bel avenir pour la Messalie. Ensuite, pour la deuxième partie de notre philosophie électorale, nous recherchons autant que possible l’interaction humaine avec les électeurs. La raison est que tout simplement, lorsque tu as le programme d’un parti qui t’est raconté par un humain, au lieu d’un panneau ou affiche, tu peux t’engager dans un dialogue avec le militant, contrairement à l’affiche, et tu ressens une connexion qui est bien plus forte. Cette connexion, cette chaleur humaine, c’est ce qui promeut la confiance dans la politique électorale, et ce qui fait barrage aux extrémistes. Ainsi, en quelque sorte, notre parti intègre le combat contre les extrémistes aussi bien dans notre programme que dans nos tactiques électorales.

Journaliste: Merci, passons à vos pensées quant aux résultats de l’échéance électorale prochaine. Qui pensez-vous va ressortir gagnant ?

Pierre Moulin: Je vais devoir me baser sur des statistiques nationales, étant donné qu’il n’existe pas de sondages au niveau des circonscriptions, mais je pense que s’il n’y a pas de grand changement dans les sondages, notre horrible système électoral va encore nous jouer un mauvais tour, comme d’habitude. Car si les sondages ne changent pas, nous aurons probablement une écrasante majorité Chrétienne-Démocrate, malgré le fait qu’ils soient à 40% dans les sondages, une pluralité impressionnante, mais loin d’une écrasante majorité. La raison pour laquelle je dis ceci est que, si l’on prend la circonscription typique en nous basant sur des sondages nationaux, les Chrétiens-Démocrates ont la pluralité à 40%, L’Olivier est à 20%, et les Réformateurs plus loin à 13%. Donc beaucoup des deuxièmes tours vont se jouer entre le P.C.D et L’Olivier. Dans un tel duel, c’est le P.C.D qui gagne d’avance, car les électeurs des partis éliminés iront forcément pour le P.C.D, étant donné que L’Olivier est tellement extrême qu’ils n’auront pas d’alliés idéologiques dans un tel scénario, donnant ainsi une victoire assurée aux Chrétiens-Démocrates. Cependant, dans certaines circonscriptions, il est possible que les Réformateurs se qualifient pour le deuxième tour, probablement au dépens de L’Olivier. Içi, l’issue ne sera pas aussi certaine, car les électeurs de L’Olivier se rallieront au P.C.D, les Prométhéens seront probablement partagés, et les autres électeurs voteront pour les Réformateurs. Il est donc possible que les Réformateurs, s'ils sont solidement ancrés dans certaines circonscriptions, gagnent des sièges au scrutin. L’Olivier lui aussi a une chance d’ailleurs, si jamais dans certaines circonscriptions il réussit à ne pas perdre trop de voix lors de sa dégringolade de Mai-Juin 2018. Je pense donc que l’élection, si les sondages ne changent pas, donneront à la Messalie un Parlement avec une majorité garantie pour les Chrétiens-Démocrates, et peut-être quelques Olivieristes et/ou Réformateurs. Ça signifierait une majorité pour 40% des électeurs, avec un autre 33% avec des miettes, et 27% avec absolument rien. Pas très représentatif comme système, pour avoir une bonne représentation, il faudrait un système électoral proportionnel afin de renforcer notre République, car si notre démocratie nous donne des résultats qui bafouent tant la volonté du peuple tel que ces prochaines élections risquent de le faire, on ne peut pas être surpris par la popularité de l’extrémisme.

Journaliste: Merci, si vous pensez que vous n’allez peut-être pas recevoir de circonscription, pourquoi votre parti fait-il campagne ?

Pierre Moulin: C’est simplement parce que faire la campagne électorale permet de bâtir le parti sur le long terme, car il faut se souvenir, le P.C.D existe depuis bien plus longtemps que nous, donc le but pour l’instant c’est de se créer un électorat au lieu de remporter des circonscriptions. La dernière approche d’ailleurs, sans d’électorat, ne peut qu’apporter de la déception au sein du Parti Protestant Messaliote.

Journaliste: Nous avons terminé, merci à vous pour votre temps, cette entrevue a été très intéressante.

Pierre Moulin: C’était avec plaisir.
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RP Mineur (ACTE I, développement de personnage, Side-quest messaliote)

Arc Volterra


Histoires dodécaliotes: Le rêve universel et le mouvement des "sans-voix" de Messalie

"Les rêveurs nous épuisent"



Gina Di Grassi (Novembre 2018)


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Le polémarque de Fortuna



Nous autres, de par l'univers, qui sommes de ceux qui sont attachés à l'absence de changement et à la normalité, nous avons une sainte horreur de l'Homme providentiel. Pas seulement pour l'aptitude naturelle de ces Hommes à détruire les institutions, à subvertir les foules à les pousser à les suivre à a harangue, en excitant les passions avec des sophismes vulgaires. Nous les haïssons car ils nous sortent des cadres politiques que nous avons fixé pour nous mêmes: ils outrepassent la place qui leur a été accordée dans l'univers par Fortuna, ils outrepassent le cadre de leurs cités d'origine, ils outrepassent les règles et ce que l'on pensait ordinaire avec leurs songes, ils entendent repousser les frontières de ce qui acceptable et de ce qui ne l'est pas. La plupart de ces tyrans en devenir sont des rêveurs par nature, ou des tortionnaires avides de pouvoir, parfois les deux, mais lorsque séparé, je puis dire sans sourciller que c'est bien la première de ces catégories qui nous épuise le plus. Les Hommes providentiels épuisent nos convictions, siphonnent notre énergie et notre force vitale, plient des questions et des mécontentements légitimes qui les avaient précédé, et qu'ils tordent et pervertissent pour les mettre à leur service. Ils nous empêchent de dormir avec leurs rêves, car ils sont si beaux, si grands, que les plus méfiants d'entre nous s'enfièvrent pour eux. Nous parlons avec raison, eux rugissent l’irrationnel avec tant de convictions qu'ils effacent aussitôt nos paroles, et les noient dans les hurlements.

Parmi ceux-ci, je puis désormais le dire qu'entre tous, parmi tout ce mouvement de populistes passionnés, les Atarini, Scaela et consorts, que Salvatore Lograno fut le plus talentueux de ces vendeurs de rêves, non pas parce qu'il parlait mieux que les autres. Bon orateur, il l'était, mais moins d'être le champion des foules. Mais parce qu'il était en capacité de communiquer au plus grand nombre l'irrationnel, et à le faire passer pour le rationnel. Il possédait le magnétisme nécessaire à faire de l'irréalisable, réalisable. Il eut été un tort de se figurer qu'il n'avait pur lui que sa force de mercenaires. Payés par lui, ils l'étaient, certes, mais l'argent et il le savait, était un moteur versatile. Dés lors que la fortune se renverserait, ces gens l'abandonneraient. Aussi, il s'était appliqué à transmettre ses rêves à ces pauvres gens, à leur communiquer chacune de ses visions sans le moindre complexe. Il passait parmi eux, gonflait leur égo en leur répétant sans cesse qu'ils étaient les rois de l'univers, et qu'ils méritaient de l'être. Il furetait parmi le camp de ses mercenaires le soir, et parfois, passait la nuit avec eux. Ses songes leur faisait prendre de la hauteur, et penser à un destin exceptionnel, quand sa personne leur rappelait leur vraisemblance, et l'hardeur qu'il mettait à leur faire comprendre qu'il était l'un des leurs renforçait cette perception. Lograno était un tyran chez les volterrans, qui avait dépassé tout cadre légal par sa personne, mais dés lors de son passage dans les casernements, il devenait leur frère: jurant, chantant et buvant avec eux. Leur présentant ce qu'il prépare pour eux, et le grand destin qu'ils s'apprêtent à connaître, comme si il avait eu la vision de la part de Dame Fortune dans l'un de ses nombreux rêves. Durant ces beuveries, il se moquait volontiers de lui-même, et abusait du vin landrin, qu'il buvait à même un cratère qu'il faisait passer parmi ses Hommes et ses femmes, Tony Scarla et la chaman en tête. Et il leur racontait des histoires, une tête de lion fichée sur sa propre tête.

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Grosse soirée

Dans l'une d'entre elles, il leur disait qu'il était un fils caché de Dame Fortune, dans une autre, il prétendait qu'il allait unifier l'entierté de l'univers sous son règne éclairé, faisant miroiter la venue d'un âge d'or, d'une ère de félicité et de bonheur sans fin pour toutes et pour tous. Ce fut quelques veillées avant son voyage à Fortuna, pour régler "l'affaire messaliote", qu'il s'adressa ainsi à Tony Scarla et à sa chamane, aviné comme rarement il l'eut été:

" Prouver quelque chose ? Moi ? Je n'ai rien à prouver si ce n'est à moi-même, Tony, et j'ai tout à gagner. Sauf peut-être à ma mère, Fortuna, à qui je dois ma naissance. A elle, je dois lui prouver chaque jour que je suis capable de la plus grande des audaces, et de la plus grande des folies. Je ne puis me fixer, m'endormir, me calmer, me tempérer ! Car ne rien faire, c'est comme mourir chaque seconde. Je puis te promettre une chose, Tony: c'est que je m'ennuie ici, et je refuse de m'ennuyer ne seconde de plus. Bientôt, très bientôt, nous irons à Fortuna, et je réclamerai mon ascendance divine. Bientôt, nous irons à Messalie, et je réclamerai l'argent qui ne revient qu'aux braves."

De cette magnifique beuverie naquit l'idée de la tournée du prince volterran en Leucytalée, et de son intention d'arracher de Fortuna et d'un certain Déria, la légitimité nécessaire pour vaincre à la fois Agricola et Altarini, tout en acquérant les fonds pour accomplir son fait. Aussi médiocre qu'il fut en Histoire, il se rappelait que chacune des cités de la Dodécapole tenait la patrie mère des fortunéens en respect, et que bien avant que celles ci ne nomment l'hégémon parmi elles, celui-ci fut il y a bien longtemps, qu'un simple magistrat représentant de l'autorité fortunéenne, envoyé depuis la reine des cités pour régenter les colonies de la Manche Blanche. Se fondant sur une loi ancestrale et l'autorité nominale d'une Fortuna lointaine, il entendait là contrecarrer l'autorité de fait de la cité velsnienne sur ses sœurs dodécaliotes, et dont il savait que jamais il n’obtiendrait de celle-ci l'hégémonie de bon cœur, et qu'il fallait lui présenter le fait accompli que Fortuna le reconnaissait. A terme, que ce soit Fortuna ou Velsna, Lograno s'était mis en tête d'accomplir chose qui n'avait été faite de toute l'Histoire: unifier l'intégralité du monde fortunéen sous son autorité bienveillante, dans ce qui serait le clou de sa légende. Il n'avait d'attachement pour sa propre patrie, et n'avait que d’intérêt sa place dans l'Histoire. Aussi, faire ce que des Hommes tels Scaela, Déria ou Di Grassi n'avaient jamais eu la volonté eu la capacité de faire, c'était là l'une de ses grandes obsessions. D'obsession pour le pouvoir il ne l'affichait pas en soi, il voulait simplement que l'univers scande son nom, et se souvienne de lui comme le plus grand de tous les princes.

Pour accomplir ces rêves, il lui fallait ainsi la légitimité fortunéenne, et l'argent messaliote. Si la Banque océane n'entendait lui céder, alors il viendrait se servir. Messalie, parmi toutes les villes de Leucytalée était l'une de ses perles les plus riches et brillantes, mais c'était également une patrie soumise à l'hésitation, la frustration et la violence. Chaque cité avait son régime politique, présentant forces et faiblesses, mais Lograno su que la République messaliote avait bien davantage de défauts que de qualités qu'il s'agissait d'exploiter, et rendre le fruit assez mûr pour qu'il tombe sans efforts. Conquérir Messalie par les armes était plan bien trop simple pour être le fait de l'intelligence et de l'observation. Si Messalie devait ouvrir ses portes, ce serait avant tout de l'intérieur. Comme bien d'autres cités, Messalie était une oligarchie en apparence solide, mais dans les faits bien précaire, tant et si bien que le pouvoir s'y était resserré autour d'une élite politique et économique, peut-être plus restreinte qu'à Velsna, et qui contrairement à celle-ci e pouvait faire reposer sa légitimité sur quoi que ce soit d'autre qu'un état d'urgence prononcé quelques années auparavant, et qui avait scellé le destin de sa démocratie. Rarement lors de son dernier passage, Salvatore Lograno eu constater un si grand décalage entre un peuple et son gouvernement, ce qui lui rappelait sa propre patrie, à la veille de sa prise de pouvoir.

Tout comme Volterra, Messalie était aux mains d'une élite politique terrorisée par sa propre population, tant et si bien que presque deux messaliotes sur dix fut privé de droits électoraux. Une telle masse, ne trouvant aucun moyen d'expression politique, ne pouvait qu'être un carburant utile aux ambitions du volterran de faire chuter cette République chancelante. Ivrogne qu'il était, il fut autrefois un Homme du peuple, qui comprenait les caprices et les frustrations de la foule: le lot de toutes les oligarchies était de laisser de côté une partie du peuple, qui si elle fut assez instruite, ne cessait de chercher d'autres moyens d'expression politique. Et lorsque le système en place ne laisse pas même une lucarne de lumière pour donner au peuple l'illusion qu'il est en contrôle de la situation, il se produit des moments qui permettent aux Hommes providentiels de devenir les protecteurs autoproclamés des peuples. On se cherche des héros, des hommes et des femmes ayant solution à tout, des élus d'une destinée manifeste qui viennent gonfler nos égos, qui viennent flatter notre être, et dire en lieu et place des gouvernements légaux que nous sommes meilleurs que ce que les autres pensent, que nous méritons mieux que ce que nous avons, que nous sommes des êtres exceptionnels. C'est ainsi que Salvatore Lograno commença à financer et soutenir le "mouvement des sans-voix".

Au vu de la situation interne de la cité, ce fruit qui n'était pas encore tout à fait mûr, il paraissait évident que son système fut bien trop verrouillé pour qu'une opportunité puisse émerger de ses élections. Il fallait donc qu'un mouvement émerge hors de son contrôle, qu'il s'improvise contre-société, qu'il vienne flatter l'égo et grandir des messaliotes qui dans tous les cas, n'auraient pas voix au chapitre. Et quoi de mieux que de s'appuyer sur un mouvement dont la principale revendication paraissait légitime dans la grande majorité des patries de l'Eurysie ? Qui eut été assez fou en une quelconque patrie hormis celle des loduariens, pour dire que ce que réclamait cette foule eut été légitime ? Le mouvement des sans voix, à la pensée de Lograno, serait le premier clou d'un cercueil qu'il fabriquerait patiemment de lui-même.

Ceux-ci, à compter de ce temps, rencontreraient tous leurs financements occultes exaucés par Lograno, qui se gardait bien pour le moment, d'agir en déclarations aussi grandiloquentes qu'il eut pu le faire avec la fameuse déclaration de la liberté de la cité messaliote. Ce n'était pas à la cité messaliote qu'il s'adresserait cette fois, mais aux messaliotes eux mêmes, dans son habitude bien commune d'outrepasser le pouvoir des institutions légales, et de prendre contact directement avec cette masse mal identifiée que l'on appelle le "peuple". Instiller des paroles de sédition, dire des mots tels que "Nous contre eux", "Nous le peuple, contre eux, les élites". Les élites, cette force occulte et encore une fois, identifiée de la manière la plus floue possible. Une petite classe de personnes qui serait au dessus des lois et des règles qu'elle édicterait elles même. Voilà l'ennemi, ce petit groupe contrôlant le système politique messaliote, aménageant un duel illusoire entre des formations politiques qui ne sont vouées qu'à la gestion d'un système que personne ne remet véritablement en cause. Des gestionnaires et des administrateurs davantage que les rêveurs que sont des individus comme Salvatore Lograno. Si son nom resterait tu pour le moment, le spectre de Lograno serait déjà là, derrière chaque chèque, chaque virement bancaire à destination des groupes plus ou moins structurés évoluant hors du système politique messaliote. Qu'il s'agisse d'associations informelles ou de formations politiques. L'élection n'était pas l'objectif, c'était l'ennemi.

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