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Activités étrangères à Messalie - Page 16

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Parti concerné : Parti Protestant Messaliote
Effet souhaité : Positif (Publicisé par le Consortium Médiatique Messaliote.)
Date IRP du post : 12/10/2018
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Entrevue Avec Pierre Moulin À La Veille Des Élections

Pierre Moulin

Nous avons eu la chance de pouvoir attraper le chef du Parti Protestant Messaliote, Pierre Moulin, en pleine campagne électorale pour qu’on puisse lui poser des questions sur les initiatives non-électorales de son parti, la campagne électorale de son parti, sa vision pour le PPM, et ses prédictions quant aux résultats des législatives de 2018. Voici l'intégralité de l'entrevue ci-dessous.

Journaliste: Merci bien de nous offrir un peu de votre temps précieux en ces journées qui doivent être chargées pour vous.

Pierre Moulin: De rien, je suis toujours ravi de discuter avec la presse.

Journaliste: Rentrons droit dans les questions. Lors de la dernière conférence de votre parti, votre parti a décidé d’initier des programmes non-électoraux. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Pierre Moulin: Bien sûr. Les trois initiatives auxquelles vous avez fait référence sont les cuisines pour les plus démunis, les groupes sportifs et culturels pour les enfants, et les groupes de service communautaire pour les enfants. En tant que fidèles apprenants des enseignements de Jésus, il est normal que le parti ait décidé d’ouvrir des cuisines où des personnes sans ressources peuvent venir pour manger un repas décent. De plus, les cuisines de notre parti collaborent souvent avec les groupes de jeunesse de service communautaire de notre parti pour faire d’une pierre deux coups: de la main-d'œuvre pour les repas des plus démunis, et du service pour le bien de la communauté pour les groupes de service communautaire. Les groupes de jeunes sportifs et culturels enseignent aux jeunes des savoir-faire importants, tel que le travail d’équipe. De plus, ces groupes nous aident dans une de nos missions en tant que parti, celui de promouvoir l’interaction sociale entre Messaliotes afin de combattre les extrêmes, car c’était dans un temps dominé par les extrêmes que notre parti a été créé. Finalement, les groupes de service communautaire, que j’ai déjà mentionné, sont censés imprégner les jeunes d’un respect envers leurs voisins, la communauté, et la belle vertu qu’est le travail bien fait.

Journaliste: Merci, passons maintenant à la campagne du Parti Protestant Messaliote. Quelle est la philosophie du parti dans cette campagne ?

Pierre Moulin: La philosophie de notre campagne électorale est centrée autour de la positivité. Ce que je veux dire par ça est que nous cherchons à nous distinguer en ayant une énergie positive et non pas négative. Ce que cela veut dire c’est que dans la campagne, nous essayons de rester plutôt joyeux, car nous pensons que les Messaliotes ne veulent pas entendre en permanence comment tel autre parti est mauvais. Ce qu’il veulent plutôt entendre est comment nous bâtirons un bel avenir pour la Messalie. Ensuite, pour la deuxième partie de notre philosophie électorale, nous recherchons autant que possible l’interaction humaine avec les électeurs. La raison est que tout simplement, lorsque tu as le programme d’un parti qui t’est raconté par un humain, au lieu d’un panneau ou affiche, tu peux t’engager dans un dialogue avec le militant, contrairement à l’affiche, et tu ressens une connexion qui est bien plus forte. Cette connexion, cette chaleur humaine, c’est ce qui promeut la confiance dans la politique électorale, et ce qui fait barrage aux extrémistes. Ainsi, en quelque sorte, notre parti intègre le combat contre les extrémistes aussi bien dans notre programme que dans nos tactiques électorales.

Journaliste: Merci, passons à vos pensées quant aux résultats de l’échéance électorale prochaine. Qui pensez-vous va ressortir gagnant ?

Pierre Moulin: Je vais devoir me baser sur des statistiques nationales, étant donné qu’il n’existe pas de sondages au niveau des circonscriptions, mais je pense que s’il n’y a pas de grand changement dans les sondages, notre horrible système électoral va encore nous jouer un mauvais tour, comme d’habitude. Car si les sondages ne changent pas, nous aurons probablement une écrasante majorité Chrétienne-Démocrate, malgré le fait qu’ils soient à 40% dans les sondages, une pluralité impressionnante, mais loin d’une écrasante majorité. La raison pour laquelle je dis ceci est que, si l’on prend la circonscription typique en nous basant sur des sondages nationaux, les Chrétiens-Démocrates ont la pluralité à 40%, L’Olivier est à 20%, et les Réformateurs plus loin à 13%. Donc beaucoup des deuxièmes tours vont se jouer entre le P.C.D et L’Olivier. Dans un tel duel, c’est le P.C.D qui gagne d’avance, car les électeurs des partis éliminés iront forcément pour le P.C.D, étant donné que L’Olivier est tellement extrême qu’ils n’auront pas d’alliés idéologiques dans un tel scénario, donnant ainsi une victoire assurée aux Chrétiens-Démocrates. Cependant, dans certaines circonscriptions, il est possible que les Réformateurs se qualifient pour le deuxième tour, probablement au dépens de L’Olivier. Içi, l’issue ne sera pas aussi certaine, car les électeurs de L’Olivier se rallieront au P.C.D, les Prométhéens seront probablement partagés, et les autres électeurs voteront pour les Réformateurs. Il est donc possible que les Réformateurs, s'ils sont solidement ancrés dans certaines circonscriptions, gagnent des sièges au scrutin. L’Olivier lui aussi a une chance d’ailleurs, si jamais dans certaines circonscriptions il réussit à ne pas perdre trop de voix lors de sa dégringolade de Mai-Juin 2018. Je pense donc que l’élection, si les sondages ne changent pas, donneront à la Messalie un Parlement avec une majorité garantie pour les Chrétiens-Démocrates, et peut-être quelques Olivieristes et/ou Réformateurs. Ça signifierait une majorité pour 40% des électeurs, avec un autre 33% avec des miettes, et 27% avec absolument rien. Pas très représentatif comme système, pour avoir une bonne représentation, il faudrait un système électoral proportionnel afin de renforcer notre République, car si notre démocratie nous donne des résultats qui bafouent tant la volonté du peuple tel que ces prochaines élections risquent de le faire, on ne peut pas être surpris par la popularité de l’extrémisme.

Journaliste: Merci, si vous pensez que vous n’allez peut-être pas recevoir de circonscription, pourquoi votre parti fait-il campagne ?

Pierre Moulin: C’est simplement parce que faire la campagne électorale permet de bâtir le parti sur le long terme, car il faut se souvenir, le P.C.D existe depuis bien plus longtemps que nous, donc le but pour l’instant c’est de se créer un électorat au lieu de remporter des circonscriptions. La dernière approche d’ailleurs, sans d’électorat, ne peut qu’apporter de la déception au sein du Parti Protestant Messaliote.

Journaliste: Nous avons terminé, merci à vous pour votre temps, cette entrevue a été très intéressante.

Pierre Moulin: C’était avec plaisir.
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RP Mineur (ACTE I, développement de personnage, Side-quest messaliote)

Arc Volterra


Histoires dodécaliotes: Le rêve universel et le mouvement des "sans-voix" de Messalie

"Les rêveurs nous épuisent"



Gina Di Grassi (Novembre 2018)


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Le polémarque de Fortuna



Nous autres, de par l'univers, qui sommes de ceux qui sont attachés à l'absence de changement et à la normalité, nous avons une sainte horreur de l'Homme providentiel. Pas seulement pour l'aptitude naturelle de ces Hommes à détruire les institutions, à subvertir les foules à les pousser à les suivre à a harangue, en excitant les passions avec des sophismes vulgaires. Nous les haïssons car ils nous sortent des cadres politiques que nous avons fixé pour nous mêmes: ils outrepassent la place qui leur a été accordée dans l'univers par Fortuna, ils outrepassent le cadre de leurs cités d'origine, ils outrepassent les règles et ce que l'on pensait ordinaire avec leurs songes, ils entendent repousser les frontières de ce qui acceptable et de ce qui ne l'est pas. La plupart de ces tyrans en devenir sont des rêveurs par nature, ou des tortionnaires avides de pouvoir, parfois les deux, mais lorsque séparé, je puis dire sans sourciller que c'est bien la première de ces catégories qui nous épuise le plus. Les Hommes providentiels épuisent nos convictions, siphonnent notre énergie et notre force vitale, plient des questions et des mécontentements légitimes qui les avaient précédé, et qu'ils tordent et pervertissent pour les mettre à leur service. Ils nous empêchent de dormir avec leurs rêves, car ils sont si beaux, si grands, que les plus méfiants d'entre nous s'enfièvrent pour eux. Nous parlons avec raison, eux rugissent l’irrationnel avec tant de convictions qu'ils effacent aussitôt nos paroles, et les noient dans les hurlements.

Parmi ceux-ci, je puis désormais le dire qu'entre tous, parmi tout ce mouvement de populistes passionnés, les Atarini, Scaela et consorts, que Salvatore Lograno fut le plus talentueux de ces vendeurs de rêves, non pas parce qu'il parlait mieux que les autres. Bon orateur, il l'était, mais moins d'être le champion des foules. Mais parce qu'il était en capacité de communiquer au plus grand nombre l'irrationnel, et à le faire passer pour le rationnel. Il possédait le magnétisme nécessaire à faire de l'irréalisable, réalisable. Il eut été un tort de se figurer qu'il n'avait pur lui que sa force de mercenaires. Payés par lui, ils l'étaient, certes, mais l'argent et il le savait, était un moteur versatile. Dés lors que la fortune se renverserait, ces gens l'abandonneraient. Aussi, il s'était appliqué à transmettre ses rêves à ces pauvres gens, à leur communiquer chacune de ses visions sans le moindre complexe. Il passait parmi eux, gonflait leur égo en leur répétant sans cesse qu'ils étaient les rois de l'univers, et qu'ils méritaient de l'être. Il furetait parmi le camp de ses mercenaires le soir, et parfois, passait la nuit avec eux. Ses songes leur faisait prendre de la hauteur, et penser à un destin exceptionnel, quand sa personne leur rappelait leur vraisemblance, et l'hardeur qu'il mettait à leur faire comprendre qu'il était l'un des leurs renforçait cette perception. Lograno était un tyran chez les volterrans, qui avait dépassé tout cadre légal par sa personne, mais dés lors de son passage dans les casernements, il devenait leur frère: jurant, chantant et buvant avec eux. Leur présentant ce qu'il prépare pour eux, et le grand destin qu'ils s'apprêtent à connaître, comme si il avait eu la vision de la part de Dame Fortune dans l'un de ses nombreux rêves. Durant ces beuveries, il se moquait volontiers de lui-même, et abusait du vin landrin, qu'il buvait à même un cratère qu'il faisait passer parmi ses Hommes et ses femmes, Tony Scarla et la chaman en tête. Et il leur racontait des histoires, une tête de lion fichée sur sa propre tête.

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Grosse soirée

Dans l'une d'entre elles, il leur disait qu'il était un fils caché de Dame Fortune, dans une autre, il prétendait qu'il allait unifier l'entierté de l'univers sous son règne éclairé, faisant miroiter la venue d'un âge d'or, d'une ère de félicité et de bonheur sans fin pour toutes et pour tous. Ce fut quelques veillées avant son voyage à Fortuna, pour régler "l'affaire messaliote", qu'il s'adressa ainsi à Tony Scarla et à sa chamane, aviné comme rarement il l'eut été:

" Prouver quelque chose ? Moi ? Je n'ai rien à prouver si ce n'est à moi-même, Tony, et j'ai tout à gagner. Sauf peut-être à ma mère, Fortuna, à qui je dois ma naissance. A elle, je dois lui prouver chaque jour que je suis capable de la plus grande des audaces, et de la plus grande des folies. Je ne puis me fixer, m'endormir, me calmer, me tempérer ! Car ne rien faire, c'est comme mourir chaque seconde. Je puis te promettre une chose, Tony: c'est que je m'ennuie ici, et je refuse de m'ennuyer ne seconde de plus. Bientôt, très bientôt, nous irons à Fortuna, et je réclamerai mon ascendance divine. Bientôt, nous irons à Messalie, et je réclamerai l'argent qui ne revient qu'aux braves."

De cette magnifique beuverie naquit l'idée de la tournée du prince volterran en Leucytalée, et de son intention d'arracher de Fortuna et d'un certain Déria, la légitimité nécessaire pour vaincre à la fois Agricola et Altarini, tout en acquérant les fonds pour accomplir son fait. Aussi médiocre qu'il fut en Histoire, il se rappelait que chacune des cités de la Dodécapole tenait la patrie mère des fortunéens en respect, et que bien avant que celles ci ne nomment l'hégémon parmi elles, celui-ci fut il y a bien longtemps, qu'un simple magistrat représentant de l'autorité fortunéenne, envoyé depuis la reine des cités pour régenter les colonies de la Manche Blanche. Se fondant sur une loi ancestrale et l'autorité nominale d'une Fortuna lointaine, il entendait là contrecarrer l'autorité de fait de la cité velsnienne sur ses sœurs dodécaliotes, et dont il savait que jamais il n’obtiendrait de celle-ci l'hégémonie de bon cœur, et qu'il fallait lui présenter le fait accompli que Fortuna le reconnaissait. A terme, que ce soit Fortuna ou Velsna, Lograno s'était mis en tête d'accomplir chose qui n'avait été faite de toute l'Histoire: unifier l'intégralité du monde fortunéen sous son autorité bienveillante, dans ce qui serait le clou de sa légende. Il n'avait d'attachement pour sa propre patrie, et n'avait que d’intérêt sa place dans l'Histoire. Aussi, faire ce que des Hommes tels Scaela, Déria ou Di Grassi n'avaient jamais eu la volonté eu la capacité de faire, c'était là l'une de ses grandes obsessions. D'obsession pour le pouvoir il ne l'affichait pas en soi, il voulait simplement que l'univers scande son nom, et se souvienne de lui comme le plus grand de tous les princes.

Pour accomplir ces rêves, il lui fallait ainsi la légitimité fortunéenne, et l'argent messaliote. Si la Banque océane n'entendait lui céder, alors il viendrait se servir. Messalie, parmi toutes les villes de Leucytalée était l'une de ses perles les plus riches et brillantes, mais c'était également une patrie soumise à l'hésitation, la frustration et la violence. Chaque cité avait son régime politique, présentant forces et faiblesses, mais Lograno su que la République messaliote avait bien davantage de défauts que de qualités qu'il s'agissait d'exploiter, et rendre le fruit assez mûr pour qu'il tombe sans efforts. Conquérir Messalie par les armes était plan bien trop simple pour être le fait de l'intelligence et de l'observation. Si Messalie devait ouvrir ses portes, ce serait avant tout de l'intérieur. Comme bien d'autres cités, Messalie était une oligarchie en apparence solide, mais dans les faits bien précaire, tant et si bien que le pouvoir s'y était resserré autour d'une élite politique et économique, peut-être plus restreinte qu'à Velsna, et qui contrairement à celle-ci e pouvait faire reposer sa légitimité sur quoi que ce soit d'autre qu'un état d'urgence prononcé quelques années auparavant, et qui avait scellé le destin de sa démocratie. Rarement lors de son dernier passage, Salvatore Lograno eu constater un si grand décalage entre un peuple et son gouvernement, ce qui lui rappelait sa propre patrie, à la veille de sa prise de pouvoir.

Tout comme Volterra, Messalie était aux mains d'une élite politique terrorisée par sa propre population, tant et si bien que presque deux messaliotes sur dix fut privé de droits électoraux. Une telle masse, ne trouvant aucun moyen d'expression politique, ne pouvait qu'être un carburant utile aux ambitions du volterran de faire chuter cette République chancelante. Ivrogne qu'il était, il fut autrefois un Homme du peuple, qui comprenait les caprices et les frustrations de la foule: le lot de toutes les oligarchies était de laisser de côté une partie du peuple, qui si elle fut assez instruite, ne cessait de chercher d'autres moyens d'expression politique. Et lorsque le système en place ne laisse pas même une lucarne de lumière pour donner au peuple l'illusion qu'il est en contrôle de la situation, il se produit des moments qui permettent aux Hommes providentiels de devenir les protecteurs autoproclamés des peuples. On se cherche des héros, des hommes et des femmes ayant solution à tout, des élus d'une destinée manifeste qui viennent gonfler nos égos, qui viennent flatter notre être, et dire en lieu et place des gouvernements légaux que nous sommes meilleurs que ce que les autres pensent, que nous méritons mieux que ce que nous avons, que nous sommes des êtres exceptionnels. C'est ainsi que Salvatore Lograno commença à financer et soutenir le "mouvement des sans-voix".

Au vu de la situation interne de la cité, ce fruit qui n'était pas encore tout à fait mûr, il paraissait évident que son système fut bien trop verrouillé pour qu'une opportunité puisse émerger de ses élections. Il fallait donc qu'un mouvement émerge hors de son contrôle, qu'il s'improvise contre-société, qu'il vienne flatter l'égo et grandir des messaliotes qui dans tous les cas, n'auraient pas voix au chapitre. Et quoi de mieux que de s'appuyer sur un mouvement dont la principale revendication paraissait légitime dans la grande majorité des patries de l'Eurysie ? Qui eut été assez fou en une quelconque patrie hormis celle des loduariens, pour dire que ce que réclamait cette foule eut été légitime ? Le mouvement des sans voix, à la pensée de Lograno, serait le premier clou d'un cercueil qu'il fabriquerait patiemment de lui-même.

Ceux-ci, à compter de ce temps, rencontreraient tous leurs financements occultes exaucés par Lograno, qui se gardait bien pour le moment, d'agir en déclarations aussi grandiloquentes qu'il eut pu le faire avec la fameuse déclaration de la liberté de la cité messaliote. Ce n'était pas à la cité messaliote qu'il s'adresserait cette fois, mais aux messaliotes eux mêmes, dans son habitude bien commune d'outrepasser le pouvoir des institutions légales, et de prendre contact directement avec cette masse mal identifiée que l'on appelle le "peuple". Instiller des paroles de sédition, dire des mots tels que "Nous contre eux", "Nous le peuple, contre eux, les élites". Les élites, cette force occulte et encore une fois, identifiée de la manière la plus floue possible. Une petite classe de personnes qui serait au dessus des lois et des règles qu'elle édicterait elles même. Voilà l'ennemi, ce petit groupe contrôlant le système politique messaliote, aménageant un duel illusoire entre des formations politiques qui ne sont vouées qu'à la gestion d'un système que personne ne remet véritablement en cause. Des gestionnaires et des administrateurs davantage que les rêveurs que sont des individus comme Salvatore Lograno. Si son nom resterait tu pour le moment, le spectre de Lograno serait déjà là, derrière chaque chèque, chaque virement bancaire à destination des groupes plus ou moins structurés évoluant hors du système politique messaliote. Qu'il s'agisse d'associations informelles ou de formations politiques. L'élection n'était pas l'objectif, c'était l'ennemi.

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La Capitale d'Alloumni, Nucleus accueille sont premier festival de musique visant à inviter les tourisme à venir sur le territoire d'Alloumni


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LES 6 TETE D'AFFICHE DES ARTISTES ALLOUMNIEN/ALLOUMNAISE AU NOVAFEST MUSIC

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Le NovaFest Music sera du 03/07/2019 de 14H00 à 00H, chaque jour 2 artiste tête d'affiche et 8 autre artiste, donc 10 artiste par jour.
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Le velsnien libéré, la social-démocratie au cœur ! informations offertes par le Groupe industriel Falieri a écrit : Lucrezia Azurro, 20 décembre 2018

Bilan des festivités de la San Stefano, entre bon esprit et dérapages


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Clap de fin pour la San Stefano. Comme tous les ans, le fête dédiée au saint patron protecteur des escrocs, des voleurs, des professions "de peu de foi" et de la ville de Velsna agit comme un ciment fédérateur, non seulement dans la ville même, mais bien au delà de ses frontières. C'est ainsi plus de 15 millions de personnes réparties aux quatre coins du monde qui ont commémoré ensemble du 17 au 19 décembre l'évangélisation de la plaine velsnienne par le moine fortunéen du VIIIème siècle "Stefano". Au cœur du thème des manifestations, la mise en avant de la ruse, de la malice et du sens de la supercherie du saint, devenu au fil du temps un miroir inversé d'une autre figure tutélaire de la culture velsnienne: Dame Fortune. Si Fortuna apporte la chance, San Stefano a le pouvoir de lui "donner un coup de pouce". Mais avant toute chose, la fête, depuis longtemps déchristianisée pour beaucoup de velsniens, constitue une bonne excuse de rupture de leur quotidien par le biais d'une fête que l'on a souvent qualifiée de "libératrice des normes sociales existantes".

Depuis toujours, les célébrations autour de la San Stefano tournent ainsi autour de la thématique d'un "renversement du monde". Ainsi, au cours de ces deux jours de fête, un dicton populaire énonce que "le haut est en bas, et le bas est en haut". Le temps de deux jours, les conventions sociales existantes, les rapports de hiérarchie du patron à l'employé, du responsable politique au citoyen, du parent à l'enfant, se retrouvent ainsi "sans dessus dessous". Cet aspect de la fête est mis en exergue par "la nomination", au sein des communautés et parfois même des familles, d'un "Roi de la San Stefano", une réminiscence de la moquerie des velsniens pour l'arbitraire monarchique, qui permet à celui qui en porte la couronne, le temps de deux journées, d'énoncer des ordres simples, souvent en décalage par rapport à leur situation sociale, le tout cependant, dans la limite de l'acceptable et du bon esprit.

Mais le couvre chef par excellence, symbolisant les festivités à elles seules est le seul et l'unique "bonnet achosien", un chapeau porté par un grand nombre de fêtards pour presque toute la durée de l'évènement. Autrefois porté par les citoyens endettés que l'on nommait aussi "serfs pour dettes" et qui avaient été libérés de leurs obligations, celui-ci est progressivement devenu le symbole de la liberté revendiquée par les actuels porteurs du couvre chef de la San Stefano. Mais cette liberté est de courte durée, puisqu'il est de coutume de brûler le chapeau à la fin des deux jours de l'évènement.

Autrefois fête purement privée, elle est devenue au fil du temps un ensemble de deux journées reconnues fériées par le gouvernement velsnien, qui lui-même est acteur de l'évènement, puisqu'il est à la charge de magistrats nommés par le Sénat de pourvoir au financement et à l'organisation de la fête, et de leur poche. Une commémoration réussie constitue donc un impératif politique, et les fonctionnaires velsniens mettent les petits plats dans les grands pour espérer faire mieux que leurs compères des années précédentes.

Le clou du spectacle cependant, ce pourquoi les étrangers connaissent le mieux la fête, c'est le Carnaval qui accompagne le plus clair des deux jours de la San Stefano. Autrefois fêté exclusivement à Velsna, il s'est étendu, tout d'abord aux autres villes du territoire de la République, avant de se diffuser par le biais de la diaspora velsnienne à l'étranger, qui prend une grande importance à partir du XIXème siècle. De nos jours, que ce soit d'Axis Mundis au Grand Kah, jusqu'à l'Icamie en passant par les rues de Manticore, le Carnaval de la San Stefano, au delà de son symbolisme originel, est devenu un marqueur identitaire des communautés velsniennes en "outre-mer". Or, si la plupart du temps, la tolérance est de rigueur quant à ces manifestations, plusieurs dérapages et heurts ont été déclarés en marge de certains cortèges à l'occasion de l'édition 2018 de la San Stefano. C'est la cas à Axis Mundis, où un cortège de kah tanais d'irigine velsnienne déguisés en "directeurs des ressources humaines et en agents d'assurance", ont provoqué une vague d'indignation parmi la population locale, et que le tout n'a pas été sans provoquer de bagarres et trois interpellations. Pour sa défense le comité local du CRAV a rappelé quelques principes simples de la fête dans le cadre d'un communiqué officiel:

"San Stefano est le patron de toutes les professions dites "de peu de foi". Nous comprenons que cela peu entrer en opposition avec les valeurs arborées par certains étrangers, et nous invitons tous ces gens à se joindre à nous dans le cadre de la fête: nous sommes ouverts sur le sujet. Mais nous ne pouvons pas dénaturer des siècles de tradition et le sens même de la San Stefano pour satisfaire quelques sensibilités mal placées."


Outre ces incidents à Axis Mundis, plusieurs autres localités ont eu à se plaindre des atermoiements provoqués par la San Stefano: il a été rapporté à Messalie une hausse 500% des cas de vols à l'arraché et de pickpocket. Là encore, les organisations ayant à charge la tenue des évènements temporisent, arguant que "ce ne là que l’œuvre de jeunes gens inconscients qui ne veulent qu'imiter San Stefano", et que "La plupart des cas de voleurs se règlent à l'amiable, car la majorité du temps, les biens volés sont restitués à la fin de la fête". Il faudrait donc y voir là, encore une fois, une simple expression de l'attachement à la figure du Saint qu'une véritable volonté de nuisance et de trouble à l'ordre public. Une chose est sûre: le comité contre le racisme anti-velsnien, très actif à l'étranger au sein des communautés velsniennes, veille constamment à ce que les festivités ne soient interrompues sous aucun prétexte, et s'improvise en principal "protecteur des interêts de la diaspora velsnienne à l'étranger".

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Comment Le Parti Protestant Messaliote Est Distinctif Sur La Scène Politique

Après l’extension de la campagne électorale, chose assez inattendue par la population, le PPM a continué à faire sa campagne électorale, avec notamment un discours de la part de Pierre Moulin, le chef du PPM, à destination des militants du PPM afin de les aider à convaincre des électeurs à voter pour le PPM.

“Beaucoup d’électeurs, lorsqu'ils entendent parler de notre parti, se demandent pourquoi ils voteraient pour un petit parti parmi les 8 partis messaliotes au total qui ont moins de 10% dans les sondages nationaux. Pourquoi voter pour nous alors qu’ils pourraient voter pour le Parti Chrétien Démocrate comme tout le monde ? La réponse à cette question est que notre parti est unique."

"Tout d'abord, notre parti est un parti auquel on peut faire confiance. Notre parti n’a jamais trahi qui que ce soit. Les Républicains sont un parti corrompu à la moelle. Les Réformateurs ont vendu de nombreux sites culturels à des investisseurs richissimes lors de la Loterie de Messalie. L’Olivier a promis un changement radical, puis il utilise ses 22 mairies juste pour censurer un journal critique. Nous par comparaison, nous ne sommes pas corrompus, nous n’avons jamais flirté avec l’extrême droite, nous avons toujours maintenu notre position pour la liberté d’expression, et nous sommes un parti qui apporte des idées fraîches, tel que limiter la part de voix au CA à 10%. C’est une des choses dont les électeurs doivent se souvenir: on est un parti de confiance."

"Avec la censure de El Horizonte, et des gangs idéologiques qui s’entretuent dans les rues, nombre de messaliotes se demandent comment ils pourront s’exprimer librement. La réponse est qu’ils ne peuvent pas, s’ils ne veulent pas se faire harceler par la mairie ou par des hooligans ils doivent rester silencieux. Et nous on doit parler à cette majorité silencieuse et leur dire que la liberté est notre priorité, car c’est elle qui soutient le débat public, qui soutient ensuite le reste. Les messaliotes doivent savoir que notre parti soutient, et a toujours soutenu la liberté d’expression face au pouvoir public, et aux hooligans des extrêmes, que nous avons toujours dénoncés."

"Lorsque les électeurs examinent les partis possibles, ils remarquent assez rapidement qu’ils n’ont pas vraiment un sens du devoir quant à ce que les messaliotes attendent de leurs partis politiques. Les Eurycommunistes et L’Olivier tuent des adversaires politiques, et les Réformateurs ont vendu le patrimoine national pour une poignée de billets, parmi d’autres exemples. Le sens du devoir est un autre point où on peut se distinguer. Par exemple, lorsque Vera a essayé de s’ingérer dans nos affaires internes à plusieurs reprises, qu’est-ce qu’on a fait ? Pendant que les autres partis tremblaient et restaient silencieux devant le chef d’état youslève, on est passé à l'action, dénonçant fermement ses propos absurdes autoritaires, sonnant l’alarme sur ce danger que nul autre voyait, et exposant l’hypocrisie de la ligne souverainiste de L’Olivier qui n’est fait que de mots, et pas d’actes. Bien qu’il est vrai que notre parti a probablement attiré la haine de Vera, un ennemi puissant, nous en sommes fiers car c’était notre devoir de le faire."

"Voilà les trois points sur lesquels vous devez vous prononcer en priorité à toutes les occasions possibles. Lorsque les messaliotes pensent à notre parti, ils doivent penser: Confiance, Liberté, Devoir. C'est avec ce cap clair dans notre message que nous réussirons aux élections."

"Je sais que la saison de campagne est fatigante, mais courage ! Peut être cette fois-ci l'Agence Électorale ne nous décevra pas."
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Le PPM Sur La Charité Et L’État Providence

Le chef du Parti Protestant Messaliote, Pierre Moulin, a récemment donné un discours de campagne électorale sur le sujet de la charité et l’état providence messaliote. Voici ci-dessous l’intégralité de son discours.

“En Messalie aujourd’hui, il y a des honnêtes travailleurs qui ne peuvent pas, ou peuvent seulement avec grande peine, subvenir à leurs besoins. Cette situation est intolérable et est une tâche morale sur la Messalie et son gouvernement. Comme dit dans la Bible, le travail est sacré et une source de fierté et d’autres nombreuses vertus pour les travailleurs. Il est donc inacceptable que certains travailleurs travaillent dur, mais peinent à avoir de quoi vivre. La question se pose donc, comment remédier à ce problème ?”

“La solution doit être grande, et c’est pour cela que la solution se joue en deux temps, afin de coincer la pauvreté des travailleurs entre enclume et marteau. D’abord, il faut encourager les donations à la charité. La charité, nous le savons tous bien, est une valeur protestante de base. Apporter de l’aide à son voisin à cause de la bonté de notre cœur est un réflexe naturel pour de nombreux gens dans notre pays. Nous savons aussi que la charité est très efficace avec les drachmes qu’elle a, car l’utilisation des fonds de la charité est organisée par la communauté honnête, qui est capable de mieux utiliser les fonds à sa disposition que la bureaucratie de l'État providence. Cependant, bien que la charité soit plus efficace, l’état providence a un avantage qui le rend indispensable: l’état providence dirige ses drachmes pour combler les trous les moins visibles du grand public. Car il est vrai que bien que la charité, pour chaque drachme donné, fait plus de bien avec que l’état providence, les instituts de charité visent les trous que leurs membres voient, c'est-à-dire qu'elles ne combattent pas la pauvreté de toutes les manières. Ce qu’il faut donc, c’est à la fois avoir plus de ressources dans les mains des charités, et plus d'efficacité au sein de l'État providence.”

“Comment pourrait-on mettre ceci en place ? Tout d’abord, il faut reconnaître que la charité étant une chose spontanée sortant de la bonté du peuple qui vient en aide à ses voisins, il n’y a pas grand chose que le gouvernement peut faire pour soutenir ce mouvement qui doit justement ne pas relever de l'État. Par contre, le gouvernement peut soutenir les belles initiatives de charité en rendant le processus de création d’instituts de charité plus facile et moins bureaucratique. Quant à l’état providence, il faut éliminer la paperasse au maximum. Si quelqu’un se lève tôt tous les jours pour aider à faire fonctionner la Messalie, il est incompréhensible que l'État providence le bombarde ensuite de paperasse pour qu'il reçoive de l'aide. Alors que le travail est source de vertu et discipline, le travailleur en difficulté se retrouve à un mur de papier. Il faut que cela cesse, et notre parti mettra ça en place.”
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L'enlèvement de Pascal Bonnebouille (Opération à arbitrer)
Arbitrage de ce post


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Surpris, le politologue regarde du coin de l'œil derrière lui, tournant légèrement la tête. Le geste est lent, mesuré par le stress intense. Un gouffre de panique est à un pas de Bonnebouille et il marche en Funambule pour ne pas tomber dedans. Et soudainement, cette inquiétude s'envole quand il remarque un détail ma foi plutôt flagrants.

– Mais... ce sont des déguisements ?

– Hein ? Non, nous sommes comme cela au naturel.

– Vous avez un afro et une grosse moustache comme ça au quotidien.

– Bon, on ne va pas y passer la journée. Monsieur Bonnebouille, suivez-nous maintenant.

Le ton était ferme et il n'était plus temps de rigoler, mais l'otage cherchait quand même à en gagner.

– Qui vous envoie, le Grand Kah ?

– Non.

– L'Olivier ?

– Non.

– Velsna ?

– Pas vraim... bon, on ne va pas y passer la nuit, suivez-nous maintenant !

L'homme au volumineux afro attrapa Bonnebouille par l'épaule et commença à le tirer, le tout appuyé d'une pression de son arme. Ce dernier essaya de se débattre, mais n'avait plus l'âge pour ce genre de choses, encore moins avec une arme entre les omoplates. Mais il y eut soudainement un hurlement strident : une femme avait vu l'arme du mafioso, visible à cause de leur gesticulation qui avait attiré l'attention. Un mouvement de panique cacophonique fut provoqué et il fallut se frayer un chemin dans une foule grouillante jusqu'à la voiture et vite, avant que la police ne se ramène. Bonnebouille manqua de s'échapper, mais on le rattrapa par la veste avant de le trainer dans le transport et de partir à vive allure.

– On a fini par y arriver les gars ! On se rend au point de rendez-vous et ce sera parfait !

– Par pitié ne me faites pas de mal ! J'ai de l'argent !

– Attendez ce n'est pas la voix de... bordel, on s'est trompé de bougre ! Il nous a glissé des doigts pendant la panique et on a attrapé le mauvais ! C'est pas Pascal !

– C'est Cal du coup ?

– Hein ? Putain ta gueule, vite éjectez celui-là !

La voiture freina brusquement pour jeter sur le bas-côté le passager inopportun.

– Allo les gars, vous avez récupéré les gamins de Bonnebouille ? Oui ? Vous êtes sûr ? Bon sang enfin une bonne nouvelle. On vous rejoint. Non, il nous a filé entre les doigts. Oui bon ça va, j'aurais bien voulu vous y voir ! Magnez-vous, on se retrouve au point de rendez-vous et on prend le yacht illico presto pronto.


opé a écrit : OBJECTIFS DE L’OPÉRATION

Réussite majeure :
  • Les deux enlèvements simultanés, ceux du couple Bonnebouille et ceux des enfants Bonnebouille sont une réussite. La famille est extradée vers Fortuna, en attendant la satisfaction des exigeances de Don Burna: la correction du classement des puissances et la suppression des "insultes" vis à vis des velsniens (du racisme honteux selon l'intéressé).



Réussite mineure :
  • L'opération de l'opéra est un échec et le couple Bonnebouille parvient à s'enfuir, mais les enfants Bonnebouille sont enlevés à leur domicile. Ceux ci seront extradés vers le territoire fortunéen. Suspicion vis à vis du milieu du crime organisé.


Echec mineur :
  • Les deux opérations d'enlèvement échouent. Si il n'y a aucune arrestation et que la participation de Don Burna n'est pas connue, mais celui-ci est obligé de se mettre au vert un temps en dehors de la Messalie. Sa participation à la campagne électorale est compromise.


Echec majeur :
  • Les deux opérations d'enlèvement échouent, un certain nombre d'affranchis et d'associés de Don Burna sont arrêtés, dont Alberto. Don Burna est contraint de fuir la Messalie, et sa participation à la tentative d'enlèvement est prouvée d'une manière ou d'une autre.
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♠♣♥♦ Ce post a un effet de propagande ♠♣♥♦
Parti concerné : Parti Protestant Messaliote
Effet souhaité : Positif (Publicisé par le Consortium Médiatique Messaliote.)
Date IRP du post : 16/02/2019
♠♣♥♦ Ce post a un effet de propagande ♠♣♥♦


Le PPM Sur Les Possibilités Ouvertes À La Messalie En Matière De Laïcité

Le chef du Parti Protestant Messaliote, Pierre Moulin, a récemment donné un discours de campagne électorale sur le sujet de réforme de la laïcité en Messalie. Voici ci-dessous l’intégralité de son discours.

“Dans le domaine de la laïcité, notre parti, le PPM, a un positionnement, voire un cap, clair. Notre parti veut une modification de la laïcité actuelle en Messalie. Dès que je prononce ces mots, on commence déjà à hurler de partout que le PPM serait un parti théocratique, alors qu’en réalité ce sont des accusations sans fondement. J’éprouve malgré tout une envie d’aider mes compatriotes à comprendre ce qu’est réellement la laïcité, qu’elle est très variée, et peut prendre des formes différentes.”

“D’abord, il y a la laïcité de reconnaissance. Elle respecte la séparation entre l'État et la religion, sans pour autant chercher à invisibiliser les croyances non plus. Cette forme de laïcité autorise la visibilité des signes religieux dans l’espace public et accommode les religions présentes, dans une certaine limite bien évidemment, qui ont un impact réel dans les vies de millions de citoyens. Ensuite, il y a la laïcité de contrôle. Celle-ci place la religion sous le contrôle et la surveillance de l'État, sans imposer une unique religion comme dans les pays avec une religion d'État, ou supprimer la religion comme dans les pays athées. Le but de cette laïcité est d’empêcher une religion de prendre trop de pouvoir sur l'État. Puis, il y a la laïcité de séparation. Cette forme de laïcité ignore les religions présentes et n’entretient aucune relation, afin d’éviter toute influence du religieux sur le politique.”

“Comme vous l’avez peut-être remarqué, en Messalie nous avons la laïcité de séparation. Ce que notre parti veut, c’est la laïcité de reconnaissance. La laïcité de séparation est la meilleure des solutions lorsqu’il y a une religion qui est très puissante, majoritaire. La neutralité totale de l'État vis-a-vis d’elle évite un déclin de la liberté religieuse par une cooptation de l'État par cette religion très puissante. Or, la situation que je viens de vous décrire n’est pas notre situation actuelle. En Messalie aujourd’hui, il n’y a pas de religion majoritaire, avec la pluralité appartenant même aux athées à 43%. Cette situation appelle donc pour la laïcité de reconnaissance pour assurer au mieux la liberté, parce qu’il n’y a plus de grande religion qui serait capable de menacer la liberté religieuse à son profit.”

“Je comprends que certaines personnes ont attaqué notre parti si promptement et avec si peu de recherches effectuées sur la laïcité. La religion est en effet une partie clef de l’identité de chacun, car c’est elle qui répond à de grandes questions métaphysiques et philosophiques. Toutefois, il faut que dans l’intérêt de la santé du débat public, que nous nous tenons bien fort aux faits, et non pas aux impulsions primitives de notre nature. Il faut qu’on réfléchit avant d’argumenter, sinon on va se retrouver avec un débat national pourri, un marché des idées en crise, et les extrémistes à la hausse. Repartez donc avec ce message final à propos du PPM en tête: nous ne sommes pas théocratiques, mais laïcs, et nous sommes des gens de raison qui utilisent leur sens commun, et non pas leurs émotions dans la politique.”
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