05/10/2019
07:07:54
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Activités étrangères à Messalie - Page 17

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« T'en penses quoi ?

- Sans avis.

- Ça ne t'intéresse même pas un peu ?

- Pourquoi voudrais-tu que ça m'intéresse ?

- Je ne sais pas... c'est quand-même curieux.

- Oui, non, je m'en fous... les gens tombent malades quand ils tombent malades, point. C'est pas comme si on pouvait y changer quelque chose.

- Certes, certes, mais enfin... enfin, ce sont quand même nos deux établissements à Messalie qui nous signalent la même semaine qu'ils vont manquer de moyens et auront besoin de plus de budget.

- Et alors ? Au risque de me répéter : les gens tombent malades quand ils...

- Oh mais arrête avec ça ! Ça ne te fait pas tilter toi ? Deux établissements de santé reçoivent au même moment un afflux de patients...

- Limité. L'afflux.

- Oui, oui, limité, très bien. Mais tout de même, en même temps. Alors qu'ils n'y a rien pour le justifier : pas de vague épidémique, pas d'allergies particulières...

- C'est passé, les allergies.

- Oui je sais, merci, tu veux bien me laisser terminer ? Je veux dire, il n'y a vraiment rien qui expliquerait que tous ces gens viennent à Hygie ou à la Timonerie maintenant. Rien de rien. Hormis si...

- Hormis si quoi ? Tu vas me sortir que Grand Clinique se prépare à fermer, comme l'autre excité à la clinique ? Que les Carnavalais mettent la clé sous la porte ? J'en ai vu des théories fumeuses, mais celle-là elle est pas mal. C'est pas avec leurs moyens et ce qu'ils ont investi dans ce putain de complexe de santé qu'ils risquent de fermer boutique !

- Wow wow wow, on descend d'un étage. Déjà, je te permets pas : "l'autre excité" comme tu dis est un génie dans son domaine, et on n'en serait pas là sans lui. Et puis, regarde, les chiffres sont là...

- Les chiffres, les chiffres ! Tu n'as que ça à la bouche. Moi, je te dis que la santé, ce n'est pas une histoire de chiffres, mais de hasard. Un putain de hasard !

- Si tu veux... mais regarde quand-même : on a deux établissements, pas trop loin de Callinople, qui voient une hausse de leur fréquentation récemment, sans que rien ne puisse la justifier. Idem pour les établissements voisins, pour ce qu'on en sait...

- "Pour ce qu'on en sait." C'est-à-dire rien.

- Oh arrête un peu !

- J'essaie d'être réaliste, c'est tout.

- Oh, ton réalisme tu peux... merde, désolé. Je veux dire, il faut juste qu'on soit prêts.

- Prêts pour quoi ?

- Quand Grand Clinique fermera...

- Si Grand Clinique ferme.

- Si Grand Clinique ferme, il faut qu'on soit prêts...

- Prêts pour quoi à la longue ? »

*Friiiicht, crac. Raté. Friiiiicht, fluch ! Il tire sur sa cigarette.*

« Ça va finir par te tuer.

- Moins que tes conneries. Alors, prêts pour quoi ?

- Je ne sais pas... on pourrait... 'fin, ils ont des infrastructures incroyables, à Callinople. »

*Shiiifwuit ! Kof kof kof.*

« Je t'avais prévenu...

- Putain t'es trop con, j'ai failli avaler ma clope.

- Fallait pas en prendre...

- Oh, ça va avec ça. Par contre, t'es sérieux là ? Tu veux vraiment racheter Grand Clinique ?

- Pourquoi pas ?

- Mais... putain, tu veux nous couler ou quoi ? On a des fonds, oui, mais ça tombe pas du ciel !

- T'exagères. Je connais les comptes comme toi : la fondation ne s'est jamais aussi bien portée. Le Consortium continue à enregistrer des bénéfices record, notamment du fait de la vivacité du marché messaliote.

- Vivacité en berne, au cas où tu n'aies pas suivi l'actualité. Et pour l'instant, on vit sur les dividendes de 2018, qui sont certes très conséquentes, mais pas infinies non plus. Maintenant, si tu veux prendre une hache pour ouvrir une brèche dans la coque, libre à toi.

- Oh arrête, tu vas pas me faire le coup des chiffres, ce serait hypocrite venant de toi. Et puis tout le monde sait que si on le demande Alienov nous filera des sous.

- La santé et l'économie, c'est pas pareil... »

*Soupir.*

« Ok, pas de chiffres. Mais tu crois pas qu'on a assez profité comme ça ? Regarde ça... elle a dépensé sans compter à Messalie, et on n'est franchement pas le secteur le plus rentable.

- On l'est même pas du tout...

- Voilà, tu le dis toi-même.

- Mais n'empêche que...

- Non non non et non putain ! On peut pas racheter Grand Clinique comme ça !

- Alors on pourrait... passer un accord avec eux ? »

*Il en lâche sa clope - presque terminée.*

« Éteins-la avant de brûler un truc. »

*Bruit de chaussure qui frotte contre le bitume.*

« Je retire ce que j'ai dit. C'est pas à la hache mais à la tronçonneuse que tu veux faire une brèche.

- Tu exagères...

- Tu parles de pactiser avec les Dalyoha ! Avec les Dalyoha putain !

- "Pactiser", tout de suite les grands mots. Et puis, arrête de dire ce mot comme s'il te brûlait la gorge, ce ne sont pas des démons.

- Pas si loin... Pense à Cramoisie.

- C'était les Obéron. La vieille Pervenche était folle à lier.

- Et qui a fabriqué les produits chimiques pour les missiles ?

- Comment auraient-ils pu savoir qu'elle tirerait sur la Kabalie pour en faire une colonie ?

- Ne te moque pas de moi s'il te plaît... Les Dalyoha savaient très bien ce qu'ils faisaient.

- Peut-être... peut-être bien oui... mais indépendamment de ça... je veux dire... ils ont fait Grand Hôpital aussi... et Grand Clinique... et ils ont une avance colossale en médecine...

- Tu serais prêt à vendre ton âme au diable pour quelques secrets médicaux...

- Oh arrête, je ne te savais pas si croyant. Et puis, on parle de pouvoir sauver des milliers, que dis-je, des millions de vies ! Tu leur dis quoi, à ceux qui passent des accords avec Drovolski ou l'Antegrad ? Hein ? Tu leur dis quoi ? Et eux ne sauvent pas des vies, à ma connaissance !

- J'en dis que c'est dégueulasse. Mais que ça ne nous regarde pas, et que ce n'est pas le sujet. »

*Soupir. Il s'adosse au mur et s'affaisse jusqu'au sol.*

« Je veux juste...

- Hé. Je sais que tu penses pas à mal. Mais si on passe un accord avec les Dalyoha, la fondation va en prendre un coup. Et pas un petit.

- Je sais, je sais... peut-être...

- Peut-être ?

- Peut-être qu'on pourrait faire ça discrètement ? On n'est pas obligés de se pointer avec la fondation, sauf à vouloir racheter, et...

- Et ça c'est non.

- Et donc je disais, on peut passer par des sociétés-écran, et conclure un accord pour l'achat de technos et de brevets sur des molécules... et autres trucs dont ils ont le secret.

- On... pourrait, à la limite. Mais on n'en est pas encore là. Assez de plans sur la comète pour aujourd'hui. Allez debout, on a encore des dossiers sur la planche. »

*Il l'aide à se relever.*

« Si les rumeurs se confirment, on verra ce qu'on peut faire pour en tirer parti. En attendant, pas de précipitation, ok ?

- Ok...

- Et change de fringues, tu pues la clope.

- Oh le... c'est toi qui a fumé espèce de fumier ! »

*Rire.*
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Parti concerné : L’Olivier
Effet souhaité : Négatif (Publicisé par le Consortium Médiatique Messaliote.)
Date IRP du post : 20/05/2019
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Pierre Moulin Sur La Tribune de Georgio Lavare

Georgio Lavare, le PDDG de Lavare Construction, à publié dans “Le Peuple Messaliote”, un journal pro-Olivier, un article dans lequel il accuse la religion protestante d’être la cause de tous les maux de Messalie. Face à ces propos dangereux, Pierre Moulin, chef du PPM, a voulu que nous publions ce message de sa part pour contrer la tribune de Georgio Lavare.

“Tout d’abord, Lavare commence en utilisant des adjectifs pour la Messalie qui sont flatteurs, tels que “démocratique”, et “grande”. Cette position est très intéressante. En effet, L’Olivier avait construit son image comme une force qui conteste sans relâche le pouvoir Réformateur en place. Or les voici, avec les Réformateurs toujours bien au pouvoir, tout à coup en train de chanter les louanges du système qu’ils dénonçaient comme corrompus a la moelle il n’y a que peu de temps. Quelle que soit la raison derrière ce changement abrupt et traître envers les attentes de son électorat, L’Olivier semble avoir décidé que ses électeurs comptent pour du beurre et que les Messaliotes se laisseront gentillement berner.”

“Nous en venons maintenant au centre de gravité de l’article après un paragraphe sur son expérience avec les Dalyoha à Messalie. Monsieur Lavare accuse ouvertement les protestants d’être le “Parti”, d’un grand nombre de choses horribles. Cela est tout bonnement ridicule, et je vais le démontrer avec la méthode de l’absurde. Je vais faire semblant que ce que dit Monsieur Lavare est vrai. Mais dans ce cas, comment est-ce que les protestants, 10% des Messaliotes, soit environ un million de citoyens, manipulent-ils “les lobbies san-youtais, wanmiriens” ? Monsieur Lavare ne donne aucune explication à cela, preuve qu’il ment, car il est incapable de préciser quoi que ce soit. Il faut aussi examiner, dans notre monde fictif où les protestants manipulent les investisseurs et les autorités, pourquoi ils feraient une telle chose, quel serait le motif. Une fois de plus, comme un homme acculé, qui se sait piégé, Monsieur Lavare se contente de gueuler haut et fort, de donner beaucoup en spectacle, de jouer le prétendu révélateur des complots, tout en offrant, en réalité, rien que du vide derrière ses cris. Le fait qu’il évoque les protestants, et leur “Parti”, avec un P majuscule, me laisse deviner qu’il attaque implicitement le PPM, dont je suis le chef. Je vais d’abord rappeler, face à son accusation que le PPM est le “Parti du Crime et de la Haine”, que ceux qui s’engagent dans des combats violents avec le PEM, qui sont considérés par certains experts comme étant “limite soc-dem”, ce sont les membres de L’Olivier, pas ceux du PPM. Je vais d’abord rappeler, face à son accusation que le PPM est le “Parti anti-Messalie”, que mon parti est le seul, le seul, à tenir tête sans relâche aux ambitions de Vera sur la Messalie, et je parie que nous avons probablement maintenant attiré la haine de Vera et de ses alliés qui chercheront simultanément la conquête de la Messalie, et la destruction du PPM, pour avoir trop aimé la souveraineté messaliote.”

“Monsieur Lavare attaque ensuite mon parti comme un parti pour la théocratie. C’est très ironique, car il n’y a pas si longtemps que ça, j’ai donné un discours détruisant de telles accusations, (un discours qu’il ne cherche pas à contrer), mais l’extrême droite, comme d’habitude, préfère imaginer son propre monde, car le vrai monde est trop dur à comprendre, pour lui. Je vais donc refaire la leçon une fois de plus, juste pour Monsieur Lavare. Une théocratie est un gouvernement dirigé par le clergé. Or, ce que le PPM souhaite, c’est une laïcité de reconnaissance pour remplacer notre laïcité de séparation actuelle, c’est à dire que nous voulons plus de libertés religieuses pour tous dans le contexte religieux actuel messaliote, avec le clergé qui demeure inchangé, et non pas porté au pouvoir comme le prétend Monsieur Lavare. Donc le PPM veut une autre forme de laïcité pour la Messalie, pas une théocratie, car il existe plus qu’une forme de laïcité. J’invite Monsieur Lavare à lire mon discours diffusé par le Consortium Médiatique Messaliote s’il souhaite avoir plus de détails. Monsieur Lavare parle aussi de comment la Messalie est Chrétienne et qu’il faut défendre cela. On peut donc légitimement se demander si les théocrates à Messalie ne sont pas encartés chez L’Olivier, car c’est L’Olivier qui semble vouloir transformer tout le monde, athées, musulmans, protestants et juifs en catholiques.”

“J’en viens dernièrement à son appel pour défendre l’héritage hélène de la Messalie. Cet appel, toute la Messalie l’a entendue au cours des dernières années, mais pas de la part des médias de L’Olivier. Non, cet appel résonnait dans les gorges des Prométhéens. Nous voici donc face à une nouvelle trahison de L’Olivier envers ses électeurs qu’il prend pour des moutons passifs, car avant il clamait qu’il défendait les traditions Messaliotes, comme la fête des fantômes. Mais soudain, il lâche ça, et rejoint les Prométhéens dans leur panhellénisme, une prise position qu’aucun des électeurs olivieristes n’a demandé !”

“Avant de mettre fin à ce message, je tiens tout d’abord à m'adresser aux militants anti-fascistes, qu’ils soient de mon bord politique ou pas. Cet article est un excellent reflet de la dégénération de l'extrême droite à Messalie. Au début, il parlait de l’économie, de traditions, il essayait de se connecter avec le peuple messaliote. Mais grâce au travail acharné de chacun d’entre vous, nous avons réussi à montrer les mensonges, l’escroquerie de L’Olivier à la lumière du jour. Et maintenant ? Hanté par son passé de prouesse électorale, voyant ses arguments perdre leur force sur la scène politique, il panique, il ne sait plus trop ce qu’il fait, il jette tout au mur pour voir ce qui marche, il répand la haine contre 10% des Messaliotes, car il est en perte de vitesse, car crier fort sans rien de concret derrière, c’est tout ce qui lui reste. Pour le peuple Messaliote, ne votez pas pour L’Olivier. Nous sommes un peuple qui travaille dur, qui s’engage dans la politique pour améliorer notre société, qui vient en aide aux autres quand c'est possible, et nous méritons mieux que les paroles vides, la direction perdue de L’Olivier.”
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ACCELERATE
L'Accélération Radicale

Une image comme on peut en voir de plus en plus dans les coins les moins fréquentables de l'Internet mondial - et sur l'internet messaliote, reprenant des codes westaliens -, alors qu'une jeunesse en perte de sens se tourne vers le romantisme de la destruction absolue et du néofascisme ...

Les élections avaient-elles été confisquées, ou avaient-elles été volées ?

Qu'est-ce que la Messalie était devenue ?

Quel avenir pour les jeunes ? Quel avenir pour les messaliotes ? Quel avenir pour la démocratie ?

Le Parti Protestant Messaliote était partout, alors que les mouvances historiques comme l'Olivier avaient été invisibilisées.

Peu importait, après tout. Le message était passé. Le message avait été entendu. A quoi bon la politique ? A quoi bon la mobilisation ? A quoi bon les artifices du civisme et de la civilisation, quand les élites pouvaient confisquer toutes les structures de votre nation et, dans une grande démonstration ostentatoire d'opulence et d'influence étrangère, les redistribuer en exhibant la découpe de votre héritage historique pour le bénéfice d'étrangers individualistes ?

Le temps de la discussion était passé. Le temps de la négociation était révolu. Il n'y avait plus d'accord à trouver, plus de consensus sur lequel s'accorder. La démocratie messaliote en avait décidé ainsi. De longue date, les mairies oliviéristes s'étaient définies par leur scepticisme à l'égard du pouvoir central. Dans les mairies oliviéristes, les initiatives entrepreneuriales flirtant avec l'illégalité, sciemment ignorées par les instances dirigeantes, permettant la montée d'une nouvelle forme de clientélisme où les gens savaient à qui ils étaient redevables, même et surtout en dehors des périodes électorales, face au libéralisme exacerbé du gouvernement central et de ses initiatives. Cela ne suffisait pas, évidemment, car avec la disparition progressive de l'ensemble des modes d'expression démocratiques reportée par le gouvernement sur le dos de l'Olivier, puis ses dérives dans une forme d'autocratie complètement déconnectée de la réalité avec le soutien d'un système judiciaire aux abonnés absents jusque pour traiter les affaires concernant ses soutiens les plus historiques, une forme de repli sur soi s'était opéré.

On ne parlait plus. Dans les mairies oliviéristes, on s'était plutôt mis à discuter entre soi, à échanger entre Messaliotes "du terroir". Après tout, les médias messaliotes mainstream l'ont dit eux-même, les " les sondages n'ont pas de valeur prédictive ". L'heure n'était plus à la discussion, non. Elle n'était plus à écouter les médias. Elle n'était plus à croire que les Chrétiens-Démocrates pourraient faire quelque chose, ou que les Protestants pourraient faire quelque chose. Des mots. Des mots. Toujours des mots. Il n'y avait eu que des mots. La seule chose qui semblait avoir un impact sur la réalité telle qu'imaginée dans les salons de Messalie. Telle que planifiée dans les salons de Messalie.

Planifiée. Oui. Le mot sortait, maintenant. Le diable était sorti de la boîte et l'on ne l'y ferait plus rentrer. Le populisme avait fait son temps. On était maintenant rentré ouvertement dans l'ère de l'illibéralisme. Des règles pour toi, pas pour moi. L'Olivier avait commencé en remettant en cause le système. L'Olivier en avait profité pour grappiller des mairies, et puis le plan si bien huilé d'une petite élite nationaliste de commencer par le bas en agglomérant tous les laissés-pour-compte et les franges les plus violentes de la société pour en faire un mouvement à même de leur offrir la nation sur le plateau les avait dépassé.

Le Parti Réformateur au pouvoir les avaient dépassé par la Droite en faisant mourir la démocratie.

Leur propre mouvement était en passe de les dépasser par la Droite, aussi. Régis Tomaso était aux abonnés absents. Les autorités restaient cloîtrées chez elle. Les polices municipales se transformaient en véritables milices locales s'occupant de leurs propres affaires en s'enrichissant. Parallèlement, les Carnavalais s'enfuyaient en ne laissant rien derrière eux sinon un désert médical.

Là où les Carnavalais fuyaient, on savait se méfier. On savait qu'il fallait réagir. On savait qu'il fallait se protéger. L'Olivier se fracturait. Chacun trouvait midi à sa porte. Les nouveaux capitaux avaient afflué, et l'absence de contrôle étatique était consommée. Face à la situation carnavalaise, face à la situation kabalienne, face à la situation antarienne, l'incertitude dominait : le survivalisme avait le vent en poupe. Dans les mairies oliviéristes, parce que c'était les plus volontaristes sur le sujet, les permis de construction pour des abris étaient en hausse dramatique, faisant le bonheur d'un Giorgo Lavare trop content de pouvoir remplir ses poches par le biais de ses entreprises de BTP pour lesquelles il avait bien profité des financements étrangers et politiques. On regardait vers l'étranger, également, pour trouver de nouvelles solutions, et des solutions innovantes comme l'impression 3D en provenance d'Icamie avaient le vent en poupe, encore plus quand on se rendait compte qu'elle permettaient de faire un pas de plus vers l'autosuffisance avec la fabrication d'outils et même - et c'était probablement le plus dérangeant - d'armes. Dans la province messaliote, les stages devenaient de plus en plus nombreux, réponses hasardeuses à un climat incertain.

Et puis, pour apaiser l'esprit, le poison du complotisme et du millénarisme s'insinuait de façon rapide, inexorable. Face à des médias de plus en plus clivants, qui n'hésitent plus à se mettre un dos un potentiel lectorat en leur disant qu'il n'est plus nécessaire de les lire, probablement si on est désaccord avec eux, ou bien qui ne soutiennent plus qu'un seul parti dans une course vers les profondeurs du sérieux quand toute sortie de l'Olivier, même la plus absurde, est l'occasion d'un droit de réponse cinglant et instantané d'une supposée "opposition" que les élites étrangères ont érigé en seule alternative possible.

De plus en plus, il n'était plus question de s'informer dans les médias. Plus dans les médias traditionnels. Non, la vérité était sur internet, sur les réseaux sociaux conspués par un directorat de l'Intérieur qui avait trop bien compris les risques. Là, les Messaliotes inquiets, concernés, les plus connecté, les plus fragiles et les plus dangereux discutaient ensemble, et avec des internautes du monde entier. Des chambres d'écho se formait.

La faute était à trouver du côté du gouvernement, qui avait volé une victoire de l'Olivier qui leur aurait rendu leur liberté. La faute était à trouver du côté de l'étranger, qui leur avait volé leur patrie. La faute était à trouver du côté du Protestantisme, qui faisait une remontée inexplicable, directement financée par un consortium médiatique étranger supposément fondé sur le pluralisme politique.

Là, sur les réseaux, ils trouvaient des gens comme eux, inquiets. Des Götterlandais. Des Westaliens, d'autres ... Des idées germaient. Des discussions fleurissaient.

Et une thèse, plus que les autres, bondissait de post en post et d'esprit en esprit, virus moderne calqué sur les pires manœuvres memetiques des officiers de guerre psychologiques de l'ancienne Listonie et de leurs successeurs de l'Aegir : le futur appartenait à celui qui le saisirait, par la Grâce de Dieu. Il appartiendrait à celui qui ne se laisserait plus marcher dessus par l'Autre. Par l’Étranger.

Car c'était là que reposait le Fardeau de l'Homme Blanc.


Deus Vult.


Vae Victis !
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Parti concerné : Parti Protestant Messaliote
Effet souhaité : Positif (Publicisé par le Consortium Médiatique Messaliote.)
Date IRP du post : 25/05/2019
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Le PPM Sur La Liberté d’Expression

Le chef du PPM, Pierre Moulin, a donné un discours de campagne électorale dans lequel il aborde le sujet de la liberté d’expression et l’état du débat public en Messalie.

“Qu’est ce qui fait de notre République, une République ? Qu’est ce qui la rend différente des autres systèmes politiques du monde ? Ce qui rend notre système politique différent, ce qui le rend “notre”, c’est la liberté d’expression. Mais cette liberté d’expression est sous pression, à la fois celle du gouvernement et de la rue.”

“Tout discussion doit passer par la fermeture d’El Horizonte par la mairie olivieriste de Ayx en Garance, car ca c’est un exemple de la censure de la part du gouvernement. Les olivieristes ont fermé un journal critique envers leurs mensonges juste avant ce qui étaient censés être les élections législatives sous prétexte d'amiante dans l’immeuble. Et d’ailleurs il reste fermé à ce jour. Nous savons tous que ce n’est qu’un mensonge, car de nombreux mois après la fermeture du journal, la mairie n’a pas fait d’inspection pour enlever l’amiante qu’elle prétend est dans l’immeuble, car son vrai but est de garder El Horizonte fermé aussi longtemps que possible. Il devient aussi de plus en plus évident que la violence politique monte en Messalie. La mort de Quentin Queubranle en est un symptôme. Mais malheureusement, la violence politique ne s’arrête pas là. De plus en plus, la Messalie voit une section de sa jeunesse se radicaliser de plus en plus vers l’extrême droite, et je veux dire vraiment extrême, comme accélérationnisme extrême. Une extrême droite qui fait que Tomaso est modéré à côté d’eux. Dans ce groupe, le survivalisme domine, et ils cherchent à s’armer par tous les moyens. Ce groupe rejette toute discussion avec tous ceux qui ne sont pas de leur camp et romanticise une destruction absolue supposément purificatrice, de tout et de tous qui ne sont pas 100% comme eux. Je ne pense pas avoir besoin d’expliquer que ce mouvement armé, adorateur de la violence est dangereux pour ceux qui ont des opinions politiques pas comme eux, et donc pour la liberté de tous les Messaliotes.”

“Face à cette menace à nos libertés fondamentales, il faut agir. Tout d’abord, je vous promets solennellement que si jamais mon parti atteint une position politique, comme une mairie ou le Directoire, jamais nous ne censurons nos adversaires politiques. Quant aux menaces de la rue, il faut piéger cette menace entre enclume et marteau, la tuer dans le berceau, avant qu’elle ne dégénère, et ne fait de la Messalie le nouveau Götterland, et nos villes de nouvelles Ankerstadt. L’enclume, c’est une police bien équipée, qui, en cas d’action de la part d'extrémistes violents, pourra mettre fin à leur règne de mort avant même qu’elle ne commence. Le marteau, ce sont les mesures pour déradicaliser, pour vider le mouvement accélérationniste de ses membres. Pour cela, il faut faire bouger les jeunes, susceptibles à l'extrémisme, de leurs écrans, et leur donner l’espoir qu’un avenir existe, et ainsi que tout détruire ne sert strictement à rien. Pour cela, il faut ressouder nos communautés, pour que la socialisation fasse fuir l’extrémisme, qui se nourrit de l'isolation et l'insécurité sociale, et il faut ramener la prospérité à la Messalie pour assurer un avenir radieux et faire ramener l’espoir. Tout notre programme vise à accomplir cela, et si nous gagnons, c’est ce qui se passera.”

“Je vais maintenant vous laisser avec une remarque sur ce qui fait la différence entre nous et l’extrême droite accélérationniste. Je viens juste, devant vous, de poser un problème en Messalie, d’y discuter de ce problème puis d’offrir les solutions que je mettrais en place si jamais j’en ai la possibilité. Ce que l'extrême droite que j’ai mentionné cherche à faire, c’est s’armer pour tout détruire et “purifier” la Messalie par les massacres de leurs ennemis idéologiques. C’est ça la différence entre nous et l'accélérationnisme, quand on a un problème on réfléchit à des solutions, on n’invente pas un quelconque complot et on ouvre sur les malheureux qui sont prétendument la cause du problème. Et dans notre système républicain, parfois on perd, parfois on gagne, mais jamais on ne se fait exterminer. Car avec l'accélérationnisme et de l'extrême droite en général, ça finit toujours par dégénérer. Après avoir éliminé les boucs émissaires, il va falloir en trouver d’autres, car les boucs émissaires sont le moteur de l'extrême droite, et il finit toujours par jeter même ses plus ardents soutiens dans le brasier afin de maintenir sa légitimité. C’est pour cela que je réponds toujours présent quand il s’agit de taper sur les extrémistes, c’est pour cela que je les ait toujours attaqués méthodiquement plus qu’aucun autre parti, c’est pour cela que je défends toujours notre république malgré le fait que je me fais pas mal d’ennemis, comme Vera, en le faisant. Je fais tout ça car l’extrême droite est une idéologie diabolique, c’est le bagne, c'est le monstre hideux qui mâche les innocents, hommes, femmes, et enfants, et ses propres créateurs, avec un appétit insatiable.”
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Bientôt le retour des Dragonnades ...
Réinformation Citoyenne

Sur les réseaux, de plus en plus de chaînes, de colloques, de streams, d'associations, de forums et d'échanges s'organisent pour promouvoir une manière alternative de vivre la Messalie auprès de ceux qui ne se reconnaissent plus dans le modèle originel ...

Qu'est-ce qu'on avait bien pu leur faire ? Qu'avaient-ils contre nous ?

Pointés du doigt, comme toujours. On les avait traité de "Réactionnaire", de "Populiste", d'"Extrême-Droite", de "Fascistes". Maintenant, le terme à la mode semblait être "Survivaliste". On sortait même les grands mots. "Accélérationniste".

Mais qu'est-ce qu'un "accélérationniste" ? Qu'est-ce même que l'accélérationnisme ? Survivalisme, on pouvait encore le comprendre. C'était se préparer. C'était regarder ce qu'il s'était passé à Estham, en Kabalie ou à Carnavale. En Götterland, en Listonie, en Hotsaline, en Oskal et à Osno même avant ça. C'était avoir encore en tête les images cataclysmiques de rues jongées de cadavres à la télévision dans la capitale de l'Empire du Nord. C'était se souvenir d'avoir vu un président la tête au bout d'une pique en Aleucie du Sud. C'était de se dire qu'a à peine 1000 kilomètres, dans l'une des plus grandes puissances de l'époque, la Listonie, qu'on avait toujours cru imperturbable, une crise cataclysmique avait mené à un exode massif. Un exode qu'on avait vu venir jusqu'en Messalie. C'était ce que ça faisait d'être aussi près.

Et les exodes, la Messalie en avait vu venir. Elle les récupérait. C'était ce qu'il se passait avec les centres commerciaux mondiaux. C'était historique. C'était bien comme cela qu'on se retrouvait avec des Wanmiriens, des San-Youtais, des Icamiens, des Azuréens et maintenant même des Protestants qui concourraient au pouvoir. Sans aucune opposition.

Mais c'était dans les grandes villes, ça. Ce n'était pas à la campagne. Ce n'était pas dans la nature. Les urbains appelaient ça "se mettre au vert". Les Messaliotes du terroir appelaient ça "chez eux". Et ce "chez eux", il n'intéressait personne. Personne. Pas les Réformistes. Pas les Chrétiens-Démocrates. Pas les Prométhéens. Pas les Protestants. Même pas l'Olivier. C'était ce qui se passait quand on érigeait le clientélisme en modèle de société. Parce que c'était ça, en fin de compte. "Clientélisme", encore un mot compliqué.

Mais c'était un mot qu'on leur avait expliqué, ça. C'était à ça que ça servait, de s'informer. C'était pour ça qu'on quittait les écrans de télé qui n'étaient que pour vous abrutir, et qu'on préférait s'informer auprès de "sources fiables", comme celles que l'on voyait fleurir sur de "vrais médias libres alternatifs" comme Echo International.

Ce qu'il fallait comprendre, c'était que la situation n'était sommes toutes pas compliquée. La situation, c'était que les grands groupes médiatiques internationaux roulaient pour les grandes fortunes internationales, et que ces grandes fortunes internationales ne jouaient que pour leurs poulains. Ces poulains, ça avait été Tomarels. On avait eu le Nagy-Bocsa avant ... Demain, on veut vous vendre le Moulin Protestant. Mais qui ? Qui veut vous le vendre ? Parce que c'était certainement pas vous, le citoyen messaliote, qui avait eu l'idée de mettre son nom sur un bulletin.

Et puis, ça, c'est si seulement vous aviez le droit de mettre un nom sur un bulletin. Parce qu'il fallait travailler, pour mettre un nom sur un bulletin. Et que c'était pas le genre de trucs qu'on trouvait facilement, un emploi, ces derniers temps. Depuis 2018, le marché de l'emploi avait eu une tronche assez rigolote. Il fallait dire que les investissements étrangers s'étaient taris. On avait beau avoir accepté rigoureusement n'importe qui et n'importe quoi, les flux s'étaient taris.

Et maintenant, on se retrouvait avec les contrecoups. Dans les campagnes, plus de nouveaux emplois. Des territoires en friche. Des fermes qui se retrouvaient à la merci de syndicats téléguidés par des consortiums venus de l'étranger quand ce n'était pas carrément des entreprises qui rachetaient des exploitations entières pour les concentrer dans des structures aux envergures industrielles. Le "chez eux" disparaissait. Plus de terroirs. Plus que des putains d'aéroports partout à la place des champs. Des aéroports qui brisaient vos tympans avec un trafic atroce et incessants ... Et des avions pour les marchandises, même pas pour les passagers, parce qu'il n'y avait pas assez de passagers pour les rendre rentables, ces foutus aéroports. Merci les San-Youtais, c'était dingue, ça. Et personne n'en parlait.

Par contre, les affaires classées comme le journal des San Youtais, ça, ça faisait encore la une. Ca, on ne pouvait pas se rendre dans le troquet du coin, qui avait une chance sur deux d'avoir été racheté par un Lingois, pour le voir en une des journaux, avec la tronche de Pierre Moulin.

"Messaliotes, quand vous pourrez à nouveau voter, si vous pouvez encore voter, il n'y a qu'un seul vote utile : "Pierre Moulin". Le seul vote utile. Votez Protestant. Le seul parti autorisé ! C'est Citoyen ! C'est Républicain ! C'est Démocrate ! C'est la Liberté d'Expression ! "

C'était à vous rendre fou. En fait, ça vous rendait fou.

Mais ça allait. Le monde était fou. On avait purgé les rues et les campagnes des communistes et des oliviéristes et des prométhéens, mais on avait repris leurs associations, leurs cantines et leurs initiatives de terrain pour mieux se les accaparer. Pour les rendre partisanes. Vraiment partisanes. Pour faire sauter toute espèce de faux-semblant.

Tout était calcul.

Tout était là pour bien endormir la société. Et ils y réussissaient. Presque.

Presque, oui. Presque, car la société se réveillait. Patiemment. Pas toute, évidemment. Pas beaucoup. Mais suffisamment. Ceux qui n'avaient personne pour qui voter. Ceux qui n'avaient nulle part où aller. Ceux qui en avaient marre et qui voulaient voir la Messalie redevenir ce qu'elle avait été dans leurs souvenirs : la période enchantée d'un Nagy-Bocsa, par exemple, où il y avait eu des scandales, certes, mais des scandales bien messaliotes et uniquement cantonnés à la Messalie.

Une époque plus innocente, où on ne faisait pas encore croire dans un duel entre un conglomérat dirigé par une icamienne botoxée qui avait buté ses parents et une coalition transcontinentale effrayée par le melon de la dame était un "débat démocratique".

On pouvait les traiter d'Accélérationnistes. Si l'Accélérationnisme, c'était de retourner aux choses simples, de se préparer à l'explosion d'une société que les élites mondialisées avaient elles-mêmes sabotées ... Alors oui, ils étaient Accélérationnistes, assurément. En attendant, ils s'informaient.

En attendant, ils s'organisaient.

Et puis, face à la médiatisation terrible, il y en avaient qui s'interrogeait. Et puis il y en avaient qui commençaient à se renseigner pour se défendre. Vraiment se défendre. S’équiper. Peut-être faire appel à des services étrangers pour se protéger du gouvernement ?

Kartyovitch était un nom connu, après tout, vu le battage médiatique qu'il faisait.

Comment trouver des fonds pour s'armer, maintenant ? Pour repousser l'invasion des esprits et retrouver la liberté d'être un homme et d'être fier d'être messaliote ?

C'était la grande question.

C'était le Fardeau de l'Homme Blanc.


Deus Vult.


Vae Victis !
48
GRAND CLINIQUE
Restructuration interne


Grand Clinique

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Date IRP du post : 06/06/2019
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Pierre Moulin Sur Une Nouvelle Forme De Laïcité

Le chef du PPM, Pierre Moulin, a donné un discours de campagne électorale dans le dème de Marsach, sur le sujet d’un changement possible dans la forme qu’a la laïcité en Messalie. Le voici retranscrit ci-dessous.

“Dans notre société, la forme de laïcité actuelle est une laïcité de séparation. Le fait que notre nation ait embrassé la laïcité depuis longtemps devrait être un point de fierté pour tous les Messaliotes. Toutefois, la configuration actuelle de notre laïcité date d’une autre ère, et devrait être changée. Il faut donc que notre société repense la relation entre ses religions et son État.”

“Aujourd’hui, lorsqu’on regarde les statistiques concernant la religion, il y a une chose qui saute aux yeux: il n’y a pas de majorité religieuse en Messalie. Cette situation est donc très différente de celle dans laquelle est née notre système de laïcité actuelle, où il y avait une majorité catholique. Face à ce changement, il faut une nouvelle laïcité pour maximiser la liberté religieuse, il nous faut une laïcité de reconnaissance. La laïcité de séparation actuelle était efficace pendant un temps, car avec une majorité catholique, il était nécessaire de séparer la vie publique et la religion autant que possible afin d’éviter que le catholicisme n’écrase les autres avec son lourd poids démographique. La laïcité de reconnaissance dans notre ère peut être permise pour maximiser la liberté religieuse car il n’y a plus de majorité religieuse quelconque pour écraser les autres dénominations. Changer notre forme de laïcité est donc la meilleure option pour maximiser la liberté puisque le contexte religieux Messaliote a changé.”

“Malgré le fait que je ne cherche qu'à modifier la laïcité en Messalie, nombreux sont ceux qui continuent à appeler le PPM un parti de théocrates. Cela est simplement faux, car la laicite n’est pas un monolithe, il n’y a pas qu’une seule manière d'être un pays laïc. Parmi les différentes versions de la laicite, il y a la laicite de reconnaissance, de séparation, et de controle. En plus de cela, il faut aussi se rappeler de ce qu’est une théocratie. Une théocratie est un régime contrôlé par le clergé. Dans la proposition du PPM, le clergé n’est jamais mentionné, car nous ne voulons pas lui donner un pouvoir politique, nous voulons juste assurer un maximum de liberté religieuse pour tous.”

“Parmi les nombreux qui m'accusent d’être théocrate, il faut préciser qu’ils sont pratiquement tous d’extrême droite. Et cela est très intéressant, et hypocrite ! Car si on observe la rhétorique récente d'extrême droite, on voit facilement qu’ils prennent la religion Chrétienne comme manière de justifier des accusations sans queue ni tête, tel que l’idée que les protestants ont manipulé les Carnavalais à quitter la Messalie, ainsi qu’un discours généralement agressif envers la minorité protestante de notre pays. Cette utilisation de la religion pour soutenir la haine, ainsi que l’évocation de la Messalie comme une nation Chrétienne, alors qu’en ce moment se sont les Athées qui détiennent la pluralité à 43%. Je pense qu’on peut alors se demander si les accusations de l'extrême droite contre le PPM ne sont pas aussi une confession. Si cela se révèle être le cas, alors sachez que le PPM se battra contre toute tentative de supprimer la liberté religieuse en mettant la Messalie entière entre les mains d'un quelconque clergé !”
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CARNAVALE INTERNATIONALE
08/06/2019


Après un an et demi :
où en sont l'Azur et la Messalie ?


Un an et demi après : où en sont l'Azur et la Messalie ?


Il y a un an et demi, j'écrivais dans ces colonnes un article qui fit grand bruit : De l'étrange succès messaliote et du prévisible échec azuréen. J'y décrivais comment la république actionnariale de Messalie était parvenue à fédérer autour d'elle de nombreux acteurs internationaux, là où, par comparaisons, le Pacte Afaréen de Sécurité et les initiatives diplomatiques internationales azuréennes peinaient à aboutir à quelque chose de concret. Cet article s'inscrivait d'ailleurs dans la continuité d'un précédent, Il faut prendre au sérieux les critiques contre l'OND : ou le rejet de son projet, j'invite donc mes lecteurs à s'y reporter pour comprendre plus en détail le fond de ma pensée. Il est bon pour les journalistes politiques de parfois s'adonner à la prévision et d'ainsi soumettre leurs méthodes d'analyse à l'épreuve du réel. Nous avons désormais suffisamment de recul pour y voir un peu plus clair sur la situation de ces deux pays et vérifier si mes prévisions se sont avérées vraies, ou s'il me faut faire mon mea culpa.

Disons le tout de suite : je me suis à moitié trompé. Les projets azuréen ET messaliote s'avèrent finalement tous deux des échecs. Si à l'époque j'avais vanté le modèle de la république actionnariale, qui avait su, grâce à des règles politiques et économiques claires, rassurer et attirer à elle la communauté internationale, créant un dynamisme rarement observé auparavant, un an et demi plus tard, force est de constater que le projet semble au mieux grippé. Les actionnaires ne touchent plus leurs dividendes promises, la guerre civile menace sur fond de progression des mouvements populistes violents et de rejets de l'étranger. Dernier indice de cette malheureuse décrépitude : des entreprises par ailleurs florissantes et renommées comme la Dalyoha Compagnie semblent progressivement retirer leurs billes de la "perle de l'Espérance". Des médecins qui désertent, ce n'est jamais très bon signe et la fuite des cerveaux menace la Messalie, qui avait pourtant fait de les attirer le cœur de sa stratégie économique.

Les raisons des succès de la Messalie sont les mêmes que celles de son échec : règles claires, dynamisme économique, concurrence bienveillante et respect du droit, tous les éléments qui visaient à mettre en confiance les investisseurs étrangers ont tout simplement disparu. La réquisition arbitraire des usines culturelles messaliotes par l'Azur en Kabalie rouge n'aura fait grincer des dents qu'à leurs propriétaires. Dans cette affaire, le parquet s'est-il saisi ? Le tribunal du commerce dort-il ? L'Azur, en détournant au nez et à la barbe des actionnaires le fruit de leurs investissements, a surtout planté un clou dans le cercueil de la république actionnariale d'Eurysie. Car qui voudra investir son argent dans un pays qui peut le saisir à chaque instant et s'en servir dans le cadre de guerres étrangères, au profit d'un camp afaréen par ailleurs très controversé ? Imaginez investir en Gallouèse et découvrir que votre pécule finance l'invasion loduarienne de l'Antares ? Il y a de quoi refroidir...

Outre cette outrance, la Messalie s'est révélée être un mauvais payeur. Les promesses de dividendes semblent de l'histoire ancienne et c'est comme si tout le monde s'était résigné à s'être fait avoir. La "perle de l'Espérance", qu'on surnomme désormais "le ponzi de l'Espérance", en prend un sacré coup à son image et bien fou serait celui qui voudrait désormais y investir. La "hype", pour parler comme les jeunes, est retombée à mesure que les promesses étaient trahies les unes après les autres. Mais faut-il y voir la trahison des capitalistes messaliotes ? Ou simplement la conclusion tragique d'un système trop ambitieux pour être soutenable ? La Messalie n'a pas démérité d'avoir essayé de faire vivre un système actionnarial, mais elle a probablement eu les yeux plus gros que le ventre en faisant miroiter des dividendes insoutenables et un système de suivi de l'économie et de la politique intérieure quasiment en temps réel. La république actionnariale, malgré sa croissance rapide, reste un nain économique qui aura voulu concurrencer les grandes places boursières internationales sans peut être en avoir les épaules. Devenir un acteur majeur de l'économie mondiale demande du temps et des investissements importants, surtout, cela demande de la constance. La captation des capitaux et la confiance des actionnaires se forge dans la durée car on n'investit pas en espérant être rentable sous trois mois. Les rares grandes banques à succès que sont celles de l'Alguarena et de Carnavale ont d'ailleurs toutes deux fait le pari d'une croissance tranquille et méthodique, plutôt que de partir vite et de s’essouffler. En finance internationale, il vaut mieux courir le marathon que le sprint.

Voilà pour la Messalie. Cher lecteur, dresser ce bilan m'attriste autant que vous car c'est un compagnon de route du capitalisme qui s'effondre et, pour la Principauté de Carnavale, la perte d'un allié potentiel dans la région. Le joyau noir et "la perle" ont plus en commun qu'ils ne veulent se l'avouer, mais la résilience de l'économie de la Principauté s'appuie davantage sur le dynamisme de ses acteurs internes, fleurons et grandes entreprises nationales, et de son secteur de R&D, plutôt que sur la captation des capitaux étrangers, stratégie plus hasardeuse. La république actionnariale n'aura pas survécu à ses compromissions avec l'Azur, preuve qu'il faut toujours se méfier des Afaréens.

En parlant de l'Azur, quoi de neuf du côté du Califat ? Il y a un an et demi, je prédisais l'échec de sa politique internationale. Un an et demi plus tard, je ne m'étais pas trompé. Depuis trois ans, le Califat constitutionnel multiplie les initiatives diplomatiques pour imposer à l'Afarée un ordre régi par le droit et de grands traités internationaux. Comme toutes les initiatives de ce genre, elles sont un échec. L'analyse formulée dans mon dernier papier vaut toujours, les nations ne semblent pas prêtes à adhérer massivement à des structures politiques supra-nationales coercitives. Le seul contre-exemple connu, l'OND, est lui même en état de mort cérébrale. Blessée à Carnavale où elle a perdu des dizaines de milliers de soldats sans remporter aucune victoire réellement décisive passés les premiers jours du conflit, la collaboration stratégique tant vantée de l'OND n'a pas réussi à obtenir, en trois ans de guerre, autant que le Grand Kah en quelques missives diplomatiques. C'est que la force n'est pas très efficace face à un adversaire déterminé et en alliance comme en guerre, on ne peut rien faire si son ennemi ne décide pas un minimum de collaborer. Or avec leurs exigences maximalistes et leurs valeurs brandies comme des lignes rouge, l'OND à Carnavale et l'Azur en Kabalie rouge se heurtent au même obstacle : que faire quand l'ennemi ne cède ni au bluff, ni à l'intimidation diplomatique, et choisit de se battre ?

Carnavale, par sa résistance, aura peut-être réussi à briser l'une des plus grandes alliances du monde. Non par les armes, mais par une diplomatie habile, des complots méthodiques et surtout une détermination à toute épreuve. La Kabalie rouge pourrait bien réitérer l'exploit alors que la menace du PAS s'éloigne paradoxalement. L'Azur agit seule dans les mers de Leucytalée et d'Espérance, la grande coalition n'a pas eu lieu et les déclarations sur la Cramoisie s'avèrent, en définitive, des pétitions de principe. Interrogé sur ses actifs en Kabalie rouge et s'il ne craignait pas de se les voir saisis par la force des armes, le docteur Géminéon m'avait un jour répondu "les signatures, combien de bataillons ?" La réponse est sous nos yeux : zéro. A part le Churaynn et l'Azur, bien peu de pays semblent prêts à aller mourir en Kabalie rouge, y affronter les guerriers du désert, les armes chimiques et les soutiens des guérilleros internationaux qui ne laisseront pas le PAS devenir une puissance hégémonique en Afarée.

Car ce n'est pas par amour de la Kabalie rouge que Balsilek Ishak (son PDG-Protecteur, successeur de Printempérie) est parvenu à attirer autour de lui des nations d'importance. C'est la détestation du PAS, que je décrivais dans mon précédent article, la détestation de ses prétentions géopolitiques, de sa volonté de devenir un pôle militaire et diplomatique inféodé à l'Azur, qui fait que les autres acteurs de l'Afarée lui savonnent la planche. Althalj, Banairah, Fortuna, Grand Kah, et même le Finejouri à sa manière, autant de mastodontes afaréens qui ne jouent pas le jeu et réduisent le PAS à l'expression de ses membres les plus infréquentables : Antérie, Churaynn, Azur. La clique des théologies et des dictatures, empires coloniaux et génocidaires qui prétendent malgré tout imposer leur loi sur le continent. Ce trio infernal, qui réunit ce qu'il y a de pire en termes de régimes politiques, serait la pierre angulaire du droit international ? Personne n'y croit et c'est pour cette raison que la Kabalie rouge a de beaux jours devant elle. Les investisseurs ne s'y trompent pas : malgré le blocus azuréen, l'argent continue d'affluer et les projets se font par des moyens détournés. Si Balsilek joue bien son coup, la Kabalie pourrait même devenir un acteur central de l'Afarée de l'ouest, ce qui scellerait la mort du PAS et de ses prétentions.

Le PAS, comme les grands traités internationaux, sont des coquilles vides. Carnavale s'en est toujours tenue éloignée ou n'a jamais signé que ce qui ne lui coûtait rien. L'ordre du monde fondé sur le droit international est un vœux pieu. Pieu car il est inapplicable, pieu car nous nous y opposons de toutes nos forces. La diplomatie internationale, c'est malheureux pour ceux qui en attendaient davantage, se limite à l'action additionnée de chacun des membres qui y adhèrent, or les nations du monde n'ont pas le temps de faire vivre de telles architectures. Elles ont d'autres agendas et d'autres priorités. Ainsi les grandes alliances se limitent-elles à des traités de défense passifs, qui ne s'activent qu'en dernier recours et dissuadent surtout de s'y attaquer. Même ce modèle là, en vérité, touche à sa fin. L'échec de l'OND en Carnavale, dont les exigences maximalistes semblent plus que jamais s'éloigner, montre que l'accumulation de matériel ne suffit plus à remporter la victoire. Il faut diplomater, ce qui prend là encore du temps et mobilise des affects autrement plus complexes que l'adrénaline recherchée dans les victoires rapides et stupéfiantes.

L'Azur n'a pas à rougir de l'échec du PAS car le Liberalintern, l'ONC, la ligue de Velsna ou même l'OND sont, eux aussi, des échecs. Ce sont des traités zombis qui ne survivent pas au temps, alimentés parfois le temps d'une crise, pour retourner dans l'ombre ensuite. Carnavale a fait un autre choix : celui de la souveraineté et de l'indépendance. Elle n'a pas à demander de votes pour frapper où elle veut et quand elle veut. Elle n'a pas à rendre de comptes. Elle demeure imprévisible, brutale et flexible. En ne s'arrimant à aucune valeur autre que celle du succès et de la victoire, elle adapte son jeu en temps réel et fait feu de tout bois. Se fait-elle liquider sa noblesse qu'une bourgeoisie aux dents longues surgit des ombres prête à la remplacer. Perd-elle des kilomètres de territoire nationale qu'elle signe de nouveaux traités, des alliances et des compromissions avec tout ce qui peut nuire à l'occupant. La Principauté ne croit, en définitive, qu'en la victoire, c'est son unique principe. Cette solitude l'expose, ce qui explique que l'OND ait fondu sur elle quand elle en a eu l'occasion, mais elle nous offre également une grande liberté d'action et la Cité noire a toujours inspiré plus de crainte, de méfiance et de fascination, que n'en provoqueront jamais les grandes alliances et leurs règles rigides et prévisibles. Il y a bien longtemps que l'Alaguarena n'a fait trembler personne. Carnavale, elle, hante tous les esprits.

Je terminerai ce papier sur une réflexion personnelle. Une alliance ne vaut rarement plus que son dénominateur le plus puissant et actif. Ainsi, le Liberalintern peut se résumer au Grand Kah. L'ONC à l'Alguarena (c'est à dire à rien), l'OND à Sylva, le FCAN à l'Althalj, l'UICS à la Loduarie et le PAS à l'Azur. Ce sont ces nations qui sont à l'initiative des principaux engagements de leurs alliances. Faites les bouger, l'alliance bouge dans leur sillage. Si elles restent immobile, l'alliance ne bougera pas. Cela a pour conséquence qu'une alliance peut se résumer à la volonté de son membre leader. Ainsi, le Liberalintern est le Grand Kah, il serait idiot de prétendre le contraire. Dès lors, l'alliance pâtit de l'image de son leader et de son agendas. Je pense qu'une partie de l'échec du PAS à s'imposer en Afarée provient de ce que de nombreux pays qui ont des intérêts dans la région n'ont pas voulu laisser un outil potentiellement puissant entre les mains de l'Azur. L'Azur qui a dès le départ revendiqué une ligne décoloniale radicale a de quoi faire grincer des dents à tous ceux qui possèdent en Afarée des terres volées. C'est le cynisme des grandes alliances, l'ennemi de mon ennemi est mon ami et en s’aliénant les grandes puissances coloniales, l'Azur les a poussé dans les bras de la Kabalie rouge. Ne restent plus, pour soutenir le Califat, qu'une poignée d’État faillis afaréens, sans armées ni crédit. Le double-discours azuréen, qui condamne la Kabalie mais ferme les yeux sur le génocide commis par l'Antérie, son allié, n'aide également pas à rendre sa ligne géopolitique lisible et le constitue comme un acteur opportuniste qui provoque la méfiance chez les pays en quête de stabilité. Enfin, le PAS s'est constitué en concurrent du FCAN, provoquant l'ire de ce dernier qui a pu craindre, à un moment, de se faire éclipser. Les bons sentiments du Califat l'auront ainsi mené à sa perte car en défendant d'abord ce qui lui semblait juste, il a fini par en oublier que les nations défendent avant tout des intérêts. L'Azur s'est ainsi en partie retrouvée bloquée par le Finejouri, pays voisin de la Kabalie rouge et qui n'a donc aucune envie d'importer la guerre dans la région. Le Finejouri dispute aujourd'hui la place de leader au sein de l'organisation au Califat. Ainsi l'Azur se retrouve à agir seule, faute de pouvoir emporter derrière elle les nations de l'Afarée, secondée seulement par le Churaynn, pays plus encombrant que vraiment utile.

Peut-être faut-il que l'Azur meurt diplomatiquement pour que le PAS vive ? Ce sera notre conclusion. Affaire à suivre, on en rediscute dans un an et demi peut-être ?

Un éditorial signé Hyppolicare Épithète.

Élections municipales : plusieurs candidats appellent à faire barrage à l'acide, dont les infrastructures vieillissantes font craindre une catastrophe


Carnavale Internationale
Le monde est compliqué, laissez nous vous l'expliquer.
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Le PPM Sur Les Réformes Nécessaires Aux Institutions

Le chef du PPM, Pierre Moulin, a donné un discours de campagne électorale dans le dème d’Epirée, sur le sujet de comment réformer les institutions en Messalie. Le voici retranscrit ci-dessous.

“Sur tout le spectre politique Messaliote, il est aujourd’hui évident pour tous, sauf les Réformateurs, qu’il faut des réformes aux institutions qui gouvernent notre pays. Le PPM est de ceux qui sont de ce camp, et ont leurs réformes à porter.”

“Tout d’abord, le CA est un sujet épineux. Une institution composée des actionnaires de la dette Messaliote, beaucoup veulent le détruire. Pas nous, car ce serait irresponsable de le faire. Abolir le CA, c’est se débarrasser d’un garde-fou important, et détruire notre économie. Le CA, tant qu’il y a un grand nombre d’actionnaires, ne peut pas se coordonner pour imposer son hégémonie sur la Messalie, il n’est pas assez puissant pour attaquer les autres institutions républicaines et faire basculer la Messalie dans une oligarchie. Il est pourtant capable de défendre l’État de droit et la République si jamais des extrémistes devaient venir au gouvernement. Si le CA devait être aboli, nous verrons l’économie chuter, car les entreprises siégeant au CA seront enragées et se désengageront de notre économie, parce qu’en abolissant le CA, on aura brisé le contrat entre les investisseurs et la Messalie. Si nous refusons de tenir notre partie du contrat, il est normal qu’eux aussi ils laissent tomber la Messalie toute entière. La réforme que propose le PPM pour le CA est donc d’avoir une limite de 10% sur les actions détenues par une entité au CA. Cette limite permettra d’avoir un CA morcelé, et ainsi incapable de créer une oligarchie, tout en étant capable de défendre notre république.”

“Les élections sont un enjeu majeur pour toute république, car c’est là qu’on élit ses représentants. Le principe de toute république dans les élections est l’égalité des voix. Or, dans notre pays ce principe est aujourd’hui bafoué. Avec notre système, en 2015, 44.66% des électeurs ont élu 51.8% des représentants. 38.96% des électeurs ont élu 41.5% des représentants. Et 16.38% des électeurs ont élu 6.6% des représentants. Ces résultats-là, ce n’est pas républicain. Ce système électoral actuel détourne la voix des Messaliotes. Ce système électoral est une trahison contre la promesse de la république, une honte pour notre mode de gouvernement ! Dans notre système actuel, un parti peut avoir la majorité a lui seul, sans convaincre la majorité des Messaliotes ! Il faut supprimer cette pratique digne des mafieux, et pour ça, nous avons la proportionnelle, une solution simple et efficace. Si 1% des Messaliotes votent pour un parti, ce parti aura 1% des députés, et ainsi de suite. C’est seulement avec la proportionnelle que vous, les Messaliotes pourrez décider de votre destin !”
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Le PPM Sur La Sécurité Intérieure

Le chef du PPM, Pierre Moulin, a donné un discours de campagne électorale dans le dème de Carmence, sur le sujet de comment adresser le sentiment d’insécurité croissant en Messalie. Le voici retranscrit ci-dessous.

“En Messalie aujourd’hui, la violence dans la rue est à la hausse. Qu’elle soit politique et menace nos libertés, comme avec la mort de Quentin Queubranle, ou produite par la pauvreté et le manque d’espoir, comme içi à Carmence, la situation sécuritaire empire et cela se voit. Les Messaliotes se sentent mal à l’aise avec la situation sécuritaire. Cela doit cesser, et le PPM a un plan pour mettre fin au problème, pour bien l'attraper entre enclume et marteau.”

“Tout d’abord, il faut que notre police soit bien équipée afin de faire face aux criminels dangereux, qui sont prêts à tout pour empêcher aux Messaliotes de travailler et vivre en paix. Ce sont ces fourbes criminels, qu’ils agissent seuls, ou en groupe comme les Muscadins, qui nous empêchent de vivre en inspirant la terreur. Car si nous n’avons pas confiance que nous pourrons aller quelque part, au travail, au marché, voir des amis, sans se faire dépouiller, que pouvons nous faire ? La réponse est rien. Nous ne pouvons rien faire si quelque chose signifie risquer sa sécurité physique et peut être même la vie. Mettre les criminels au pas, c’est libérer les Messaliotes de la paralysie étouffante qu’imposent ces voyous.”

“Mais ce serait irresponsable d’abattre la criminalité si on ne s’occupait pas des futurs criminels. C’est pour cela qu’il faut qu’on réduise la dette avec un surplus budgétaire. Avec le poids lourd de la dette actuelle, une grande portion de l’argent des Messaliotes part pour le budget, puis dans les poches des membres du CA pour payer les intérêts de la dette, et avec le déficit, cette dette se fait de plus en plus lourde. En obtenant un surplus, nous pourrons payer la dette, libérant ainsi plus de place dans le budget pour continuer à diminuer le budget de plus en plus vite et nous pourrons investir dans nos communes pour rendre la vie meilleure et la criminalité peu attractive. Ce qui maintient la criminalité, et ce qui garde la Messalie en arrière, c’est notre argent qui paie les intérêts sur la dette. En plus, notre politique en faveur de la croissance économique sera un soutien majeur. Avec les nouvelles entreprises et les emplois qu’elles apportent, nous ne serons pas seulement en train d’offrir un revenu aux criminels potentiels, mais aussi une source d’espoir. Avec un emploi, la possibilité d’un futur meilleur est réel. On peut regarder notre conjoint/e, notre enfant, nos parents, et dire, “Tout va bien se passer, car j’ai un emploi qui met de l’ordre dans ma vie”. Au travail, l’employé peut aussi admirer et ressentir de la fierté devant son ouvrage. C’est l’autre manière, moins matérialiste, et plus spirituelle que l’emploi combat la criminalité. C’est ainsi que nous aurons notre enclume et marteau pour piéger le fléau de la criminalité qui s’abat sur notre Messalie bien aimée.”
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Entrevue Avec Pierre Moulin En Pleine Campagne

Avec la campagne électorale pour les élections législatives qui fait rage, nos journalistes ont suivi le chef d’un des partis qui contestera ces élections législatives. Ce n’est nul autre que Pierre Moulin, le chef du PPM, d’une ligne politique de centre-droit, qui se trouve actuellement dans le dème de Les Brumes. Son parti qui semble gagner de plus en plus sur le terrain électoral, bien que ce n’est pas encore confirmé, ou réfuté dans les sondages. Voici le récit de notre journaliste ci-dessous.

Au début de la journée, j’ai retrouvé Pierre Moulin sur la place centrale de Notre-Dame-en-les-Brumes. Une fois les formalités finies, il me propose de faire l’entrevue avec lui en se promenant dans la petite ville. Alors que nous commencions notre entrevue, Pierre Moulin se fait interpeller par un jeune homme.

“Hé toi ! Toi et les hérétiques qui font fuir les investisseurs avec votre manipulation et vos crimes et votre haine de la Messalie hellène, avec le financement azuréen, cassez-vous et vite !”

Pierre Moulin se tourna vers son interlocuteur et lui demanda s’il voulait en discuter de ses théories, surtout des preuves derrière ses théories. Mais le jeune repartait déjà dans l’autre sens, et répondit:

“Pour toi et tous les sournois cachés dans l’ombre, discuter ne sert à rien, la république ne sert à rien, il n’y a qu’une solution: le plomb et les flingues !”

Le jeune homme fit des bruits qui ressemblaient à des coups de feu, tourna alors le coin de la rue et disparut de notre vue.

Se tournant vers nous, Pierre Moulin m’informa de ce qu’il pensait de cet incident:
“Avec des paroles comme ça, je ne crains qu’il soit complètement endoctriné par des théories complotistes en ligne, sur les recoins sombres de l’Internet, où on ne s’encombre pas avec le monde réel.”

Nous reprîmes alors notre balade, et parce qu’il s’agit d’une entrevue, je lui demanda:

“D’après vous, pourquoi certains jeunes se tournent vers des théories complotistes, et les coins malfamés de l’Internet ?”

“Moi, je pense qu’il s’agit de deux tendances. D’abord, il faut prendre en compte l’extrême droite, et sa recherche systématique de nouvelles cibles lorsque les vieilles cibles sont périmées. L’Olivier a longtemps frappé sur les Wanmiriens et les San-Youtais, et pendant un temps ça a marché. L’Olivier est devenu dominant, atteignant 57% dans les sondages de l’Institut Doimouyé. Mais le fait qu’il n’y a avait rien de substantiel derrière leur discours, que les Wanmiriens et San-Youtais n’envahissaient pas le pays pour remplacer les Messaliotes les a rattrapés. Et donc, L’Olivier a fait une chute fulgurante dans les sondages. Le parti cherche maintenant à recommencer le cycle, avec des nouvelles cibles cette fois-ci, comme les réformés, ils utilisent donc la haine comme manière de faire monter leurs résultats dans les sondages. Ensuite, il faut prendre en compte l’Internet, et ce monde irréel qu’y est construit avec les théories complotistes. Ce qui faut comprendre, c’est que la Messalie a beaucoup traversé ces dernières années, et c’est difficile à tout comprendre, et beaucoup de ce qui s’est n’est pas positif. Ça crée donc une envie de vouloir s’échapper, et de trouver des explications sur le monde qui sont faciles à comprendre. Et cela fait du sens, car la réalité est que Messalie n’est pas en très bon état, et c’est plus facile de se coller à l’Internet que d’y faire face, pour y échapper. Notre monde est aussi compliqué, ce n’est pas facile de comprendre ce qui se passe avec Carnavale, Kabalie Rouge, l’Azur, le PAS, et les Dalyoha. Donc on dit que ce sont les réformés qui sont derrière le départ des Dalyoha de Messalie, car la théorie complotiste est facile à comprendre, rien à analyser sur le long terme, pas d’espace gris. Malgré ce que je comprends de l’extrême droite, il y a quelque chose de nouveau dans leur rhétorique qui me trouble, et c’est la référence au supposé héritage hellène de Messalie. D’habitude, c’est les Prométhéens qui livrent de tels discours, mais maintenant c’est L’Olivier qui parle le plus de ça. C’est juste tellement soudain. Un jour, L’Olivier parle de défendre la fête des fantômes, le lendemain il parle de l’héritage hellène, alors que les deux ne s’intersectent pas. Normalement, je dirais que, comme avec leurs boucs émissaires, c’est un calcul politique, sauf qu’il n’y a pas beaucoup de panhellénes a voler aux Prométhéens et bien plus d’électeurs qui ne se voient pas dans l’héritage hellene. C’est donc un changement bizarre et inexplicable pour l’instant, mais qui est une trahison pour les électeurs d'extrême droite. Après tout, les 57% de L’Olivier à son pic n’étaient certainement pas des panhellenes.”

“Vous avez maintenant passé pas mal de temps dans le dème de Les Brumes, en train de faire campagne et parler avec les habitants. Pourriez-vous nous parler des problématiques clefs des électeurs ruraux ?”

“Oui, ce qui faut que vous sachiez, c’est que la situation à la campagne est très mauvaise. Les mairies olivieristes légalisent des initiatives entrepreneuriales qui frôlent vraiment l’illégalité. Les forces de l’ordre commencent à ressembler de plus en plus à des miliciens qui se cherchent à remplir leurs poches et à faire du clientélisme afin d’assurer leur domination à la campagne. L’incertitude couvre la campagne Messaliote comme un épais brouillard. Tel est l’état de la campagne Messaliote aujourd’hui. Qui en est responsable de l’état déplorable des campagnes ? De l'absence de l’ordre, de la peur des gens ? Ce sont à la fois les Réformateurs, qui se montrent mous et incapables d’assurer un minimum de protection étatique, et L’Olivier, qui est complice par son encouragement de la montée des policiers devenus miliciens dans ses dèmes. Il est possible qu’avec cette transformation de la police à des fins politiques, que L’Olivier essaie de compenser sa nouvelle faiblesse électorale. Les gens ne veulent plus voter pour L’Olivier ? Pas de problème, L’Olivier se créera ses fiefs comme ceux d’antan avec ses nouvelles milices, afin d’avoir des dèmes où l’on vote pour eux. Et dans le climat d’incertitude actuel, on peut aussi rappeler que L’Olivier ne fait rien pour aider, et au contraire, elle profite des peurs des ses citoyens et l'agrandit pour justifier sa prise en autonomie de la police. Face à cette situation, je propose un redoublement des efforts anti-corruption, pas envers la classe politique, même s’il est possible qu’il y’en a eu de la corruption lors de la Grande Loterie, et qu’il faut enquêter dans ce sens, mais surtout envers la police qui cherche à abandonner son devoir pour son propre gain et celui de L’Olivier, pour mettre fin à la transformation actuelle des policiers en miliciens, pour s’assurer que ceux qui sont payés par les Messaliotes pour les protéger, les protégeront, et n’essaieront pas de prendre avantage de leur fonction.”

“Une autre grande problématique dans les campagnes concerne l’accaparement des terres agricoles par l’entreprise Antérinienne Terrabilis. Qu’en pensez vous de cette entreprise ?”

“Je suis assez méfiant envers Terrabilis, je ne leur fais pas beaucoup confiance, car à vrai dire, ils ne cherchent pas à en inspirer beaucoup. Ils dévastent les agriculteurs indépendants afin de s’arroger un monopole sur le secteur agricole, et pour moi, c’est dur à regarder. Le monopole peut être bénéfique dans certains cas, comme s’il s’agit d’un secteur où une entreprise à fait preuve de ses mérites, ou si ce secteur n’est pas hautement stratégique. Un monopôle d’une entreprise qui a commencé comme un petit magasin dans le secteur de la bijouterie par exemple, c’est parfaitement tolérable. Mais Terrabilis est une entreprise d’aristocrates Antériniens, qui utilisent leur capital accumulé d’Antérinie pour ensuite inonder notre secteur agricole. Un secteur agricole d'intérêt vital pour le Messalie tout entière ! Car à chaque fois qu’on mange, où qu’on soit en Messalie, c’est grâce au travail d’un de nos compatriotes agriculteurs. En plus de l'aspect économique, il faut y ajouter le côté géopolitique. Comme je l’ai dit, Terrabilis est une entreprise Antérinienne. L’Antérinie est un pays qui mérite qu’on y fasse attention, par sa présence à l’ONC et par sa proximité géographique. Il faut évidemment se rappeler que Vera, qui a explicitement ciblé notre souveraineté, fait lui aussi partie de l’ONC. A priori donc, les deux pays sont proches diplomatiquement. Je trouve ça donc aussi imprudent de laisser une place dominante à une entreprise proche d’un pays qui veut du mal aux Messaliotes.”

“Vous avez évoqué votre opposition aux propos de Vera sur la Messalie. Pourriez-vous développer un peu plus sur pourquoi vous vous entendez si mal avec le chef d'État youslève ?”

“Absolument. Vera et moi, on a commencé à se heurter lors de la Coupe du Monde de Foot en Youslèvie, quand il a célébré la victoire youslève et qu’il a glissé un message explicite annonçant son envie de vouloir s’occuper des affaires des Messaliotes pour eux. En tout, il a dit des trucs dans ce genre ouvertement plusieurs fois. Moi et mon parti, on a été forts, on a dénoncé Vera à chacune de ses menaces. Et je trouve que si on regarde les réactions de chaque parti face aux menaces de Vera, on se retrouve avec un bon indicateur des principes et du courage de chaque parti. Le PEM, les Républicains, les Réformateurs, L’Olivier, et d’autres encore n’ont pas répondu à toutes les attaques de Vera qui veut “libérer” la Messalie, une manière de dire qu’il veut faire de notre pays une colonie à lui, et probablement à ses amis de l’ONC. Je pense surtout que cette information est très révélatrice pour les Réformateurs et L’Olivier. D’abord les Réformateurs ont tapé sur Lograno pour les sous-entendus de sa déclaration, parce que le princeps de Volterra est loin de nous, faible en moyens, et occupé ailleurs, et donc c’est facile de se faire passer pour un patriote. Dès qu’il s’agit de défendre la Messalie de quelqu’un de sérieux comme Vera, ils ne sont plus là, ces dirigeants peureux et hypocrites. L’Olivier quant à lui, prétend défendre les Messaliotes, et lorsqu'on attaque ouvertement la souveraineté des Messaliotes, on ne les retrouve pas en première ligne, c’est de l'hypocrisie pure et simple, ça. Mais au delà de notre attitude forte, mon parti et moi avons aussi un plan concret contre Vera: une diplomatie active, qui ne dort pas comme le font les Réformateurs et qui cherche à nouer des liens avec autant des pays possibles pour faire en sorte qu’il est dans l'intérêt d’aucun pays de voir la Messalie tomber sous le joug de Vera et peut être aussi ses alliés de l’ONC.”

“Une autre grande problématique à la campagne est le grand nombre d’aéroports qui y sont construits, quelque chose qui gène beaucoup les habitants des alentours. Qu’en pensez vous de cela ?”

“Je pense que c’est une problématique très intéressante, qui explique comment les Réformateurs ont pu attirer beaucoup d’investissements, et malgré cela perdre en popularité. Il y a évidemment le tarissement d’investissements en ce moment, mais aussi, comme vous l’avez dit, le fait que certains investissements semblent contre intuitifs, et ne semblent pas servir la communauté où l’infrastructure est construite. Alors que moi, contrairement aux Réformateurs, je pense que l’utilité doit être la priorité pour les investissements, car les investissements sont un outil pour améliorer la vie de nos concitoyens, et non pas une fin en soi pour qu’on puisse dire, “Un nouvel investissement est arrivé, c’est forcément bien quel que soit l’impact.”, comme le font les Réformateurs. S’il y a un investissement proposé qui ne sert pas la communauté, il faut travailler avec l’investisseur pour modifier le projet pour que la communauté en bénéficie si possible, et si ce n’est pas possible, rejeter le projet. Car si un investissement est au détriment de nos communautés, est-ce vraiment un investissement ? Il faut en finir avec les Réformateurs mous comme des chamallows qui approuvent parfois n’importe quoi, en se laissant piétiner par les grandes firmes qui ne cherchent qu'à s'approprier un marché captif par la masse de leur investissements, et non pas par leur prouesse sur le marché et au travail. Bien évidemment, le pouvoir d’approuver ou non, ou encore de chercher à modifier un projet d’investissement appartient aux dèmes, donc ce sujet est plutôt municipal, alors que les prochaines élections sont législatives. Mais je ferai quand même de mon mieux depuis le Directoire pour aider à bloquer les projets d’investissement qui nuisent à nos communautés.”

“Voici la dernière question pour vous, quel est le noyau de votre message électoral, en dessous des politiques proposées et de vos vues sur l’état actuel du pays ?”

“Je dirais que ce qui sous-tend toute la campagne de mon parti, c’est un message d’espoir au peuple messaliote. Au cours des deux premières décennies du 21ème siècle, notre pays a beaucoup changé. Certains de ces changements ont été positifs, d’autres négatifs. On est aujourd’hui à un changement radical comparé avec 2015, avec maintenant le peuple qui n’en peut plus des Réformateurs qui font n’importe quoi avec la gestion du pays. Le peuple messaliote n’est pas à son pic de gloire dans l’histoire. Nous avons vu de meilleurs jours dans le passé. Mais ce dont il faut toujours se souvenir sur le peuple messaliote, c’est que nous sommes de fiers et durs travailleurs, toujours prêts à se mettre à la tâche pour résoudre nos problèmes lorsque nous en sommes capables. La campagne de mon parti suit l’idée qu’avec une bonne gouvernance, et en travaillant ensemble, un redressement du peuple messaliote n’est pas seulement possible, mais inévitable.”

Cela marqua alors la fin de l’entrevue de notre journaliste avec Pierre Moulin dans les rues de Notre-Dame-en-les-Brumes en pleine campagne électorale pour les législatives de 2019.

HRP: puisqu’il s’agit d’un grand poste de propagande, j’ai décidé de mettre ci-dessous les RP auxquels je fais référence, comme ça vous pourrez retrouver tout auquel je fais référence si vous le souhaitez.
https://geokratos.com/?action=viewTopic&t=10809&p=16#m108633
https://geokratos.com/?action=viewTopic&t=10809&p=16#m108775
https://geokratos.com/?action=viewTopic&t=10809&p=16#m109005
https://geokratos.com/?action=viewTopic&t=10809&p=15#m108556
https://geokratos.com/?action=viewTopic&t=11393&p=2#m101357
https://geokratos.com/?action=viewTopic&t=11393&p=2#m101642
https://geokratos.com/?action=viewTopic&t=10704&p=19#m102545
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♠♣♥♦ Ce post a un effet de propagande ♠♣♥♦
Parti concerné : Parti Protestant Messaliote
Effet souhaité : Positif (Publicisé par le Consortium Médiatique Messaliote.)
Date IRP du post : 27/06/2019
♠♣♥♦ Ce post a un effet de propagande ♠♣♥♦


Le PPM Sur Les Investissements Étrangers En Messalie

Le chef du PPM, Pierre Moulin, a donné un discours de campagne électorale dans le dème de l’Argautide, sur le sujet de comment adresser le sentiment d’insécurité croissant en Messalie. Le voici retranscrit ci-dessous.

“ ‘Investissement étranger’. Voilà un terme que nous avons tous entendu beaucoup de fois depuis l’ouverture de notre pays aux capitaux étrangers. Il y a de nombreux points de vue sur les investissements étrangers, et nous au PPM, nous en avons une nous aussi. Nous pensons que malgré certains cas regrettables, les investissements étrangers sont avant tout des outils qui doivent être utilisés au bénéfice du peuple Messaliote.”

“Parmi les attitudes des autres partis envers les investissements étrangers, on peut y trouver de nombreuses erreurs. Les Réformateurs voient ces investissements comme une fin en soi, et ne pensent pas à examiner leur impact sur la communauté impactée. Pour les Réformateurs, le but final avec les investissements étrangers, est d’avoir ces investissements. Ils oublient complètement le pourquoi derrière les efforts pour attirer les investissements étrangers. Car si le peuple Messaliote veut attirer les investissements étrangers, c’est afin de les utiliser pour améliorer sa vie. C’est pour réduire le chômage, c’est pour avoir de meilleurs salaires, c’est pour avoir la fierté du travail bien fait qui ne nous vient seulement avec le labeur, c’est pour avoir un peuple Messaliote qui monte vers le haut. Mais cela, les Réformateurs l’ont oublié. Ils veulent avoir les investissements étrangers pour dire qu’ils les ont attirés, quel que soit le résultat réel sur les vies des Messaliotes. Quant à lui, L’Olivier voit ces investissements étrangers comme une forme de colonisation. Pour lui, les investissements étrangers sont une forme de dépendance, voire même d’esclavage envers les grandes puissances. Bien qu’il y ait eu des fois où les projets d’investissement ont mal tourné, lorsqu’on regarde l’effet global des investissements étrangers, on peut poser une question à L’Olivier. Comment la création de nouveaux emplois est-elle la servitude ? Comment un meilleur pouvoir d’achat nous met-il sous un joug étranger ? Comment des communautés réanimées après des années de torpeur sont-elles esclaves ? Le monde, contrairement à ce que croit L’Olivier, n’est pas forcément composé de gagnants qui gagnent au dépens des perdants.”

“Face à ces visions ineptes des investissements étrangers, quelle perspective adopte le PPM ? Le PPM accueille les investissements étrangers les bras ouverts, à condition que les vies de habitants aux alentours en sortent meilleures. Cela veut dire que lorsqu’un projet d'investissement étranger est proposé, il faut regarder le nombre d’emplois créés directement, l’impact sur les personnes aux alentours, mais aussi les emplois créés indirectement dans d’autres entreprises grâce au projet d’investissement. Prenons un exemple. S’il y a un projet d’investissement étranger qui créerait une usine de fabrication de voitures bruyantes, qui tourne jour et nuit, avec les pièces assemblées qui sont fabriquées a l’étranger, et les voitures vendues a l’étranger, alors le projet devrait être modifié. Il devrait être modifié car il impacterait négativement la qualité de vie des habitants, et ne créerait pas d’emplois au-delà des murs de l’usine, dans le reste de la Messalie. La modification viserait alors à essayer de trouver des sous-traitants Messaliotes, et à réduire l’impact négatif sur l'ouïe de la communauté des alentours.”

“Bien évidemment, comme vous l’aurez sans doute réalisé, le gouvernement national n’a pas de poids direct sur l’approbation ou non des investissements étrangers, c’est aux mairies de décider, mais le PPM fera malgré tout de son mieux pour faire pression sur les mairies qui ne lui sont pas acquises d'éviter les mauvais choix, et de saisir les opportunités d’investissement qui rendront les Messaliotes un peuple prospère.”
1921

Je Suis Partout.
"Par édit de la Bouillabaisse"

Sur les réseaux, on trouve de plus en plus de jeunes gens taquins qui flirtent avec les limites du bon goût et du politiquement correct ...

L'ordre avait été transmis. Par édit de la Bouillabaisse.

La Bouillabaisse, le nom ironique de l'une des innombrables éminences grises qui profitaient du cadeau de plus en plus répandu dans une Messalie en perte de repères, en perte de vitesse.

La Bouillabaisse, un héros anonyme pour une Messalie à la recherche de sa régénération, en quête de renaissance. Un héraut des petites gens capables de coordonner les efforts de ceux qui ne sont rien contre ceux qui, par la force des choses, sont fait tout pour la volonté des salons de la capitale.

De vieux contacts et de vieux canaux étaient réactivés. Le Front des Travailleurs Messaliotes, notamment, dont les différentes sections comptaient de nombreux partisans des actions plus directes promues par des prédicateurs des temps modernes comme la Bouillabaisse. Le message avait été transmis. Dans les branches des transports, chez les dockers, chez les logisticiens, chez tout ceux qui portaient un gilet jaune au quotidien pour servir une Messalie qui ne leur apportait pas ce qu'elle avait voulu tant leur promettre. Dans les forces de l'ordre, amatrices d'une certaine pureté de la nation et qui appréhendaient le chaos que pouvaient générer l'immigration et les capitaux, tant basanés que bridés.

" Ils arrivent. Préparez-vous. Quand ils se présenteront, ouvrez-leur vos portes. Aidez-les. Abritez-les. Donnez-leur des uniformes. Guidez-les. Couvrez-les. Effacez-les des registres.

Et surtout, écartez-vous de leur chemin.
"

Parmi les jeunes clients de cette nouvelle sphère d'influence aux relais discrets mais par trop influents, parmi ceux qui s'étaient fait connaître auprès de "gars sûrs", dans les ports, on avait reçu la transmission, on avait compris le message. Le silence était d'or, quand le salut rhêmien était monnaie courante.

Si la Bouillabaisse avait raison, alors ces amis nous aiderait par l'action : ils apporteraient une victoire éclatante contre l'influence étrangère en Messalie, mais surtout, ils apporteraient des armes pour la lutte !

Car il fallait des armes pour accomplir le Fardeau de l'Homme Blanc.


Deus Vult.


Vae Victis !

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Observatoire du Wokisme

La Messalie est le siège du train influent, respecté et intellectuel observatoire du wokisme, comme le savent nos très chers lecteurs. Mais il vient un moment où les conditions matérielles et politiques motivent les vrais hommes à se défendre contre les teylais-mentaux. Que diable se cache-t-il derrière le mental de la religion ? Il est temps d’agir. Nous refusons en bloc les actions actuellement menées par l’État profond, qui semble prendre le contrôle de la terre de la virilité.

J’appelle nos amis du monde à prévenir la chute de la démocratie et la fin de notre journal. La liberté doit rester la norme, l’égalité n’est qu’un mirage. Tant que la force nous permettra d’écrire ces mots contre les faibles, nous resterons là pour défendre les intérêts de la nation contre les profiteurs d’un système corrompu qui soutient les faibles au mépris de l’ordre naturel des choses.

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Louisette Sarkozo
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« Nous avons du travail, monsieur Witt.
– En effet, monsieur Kidd. On dirait bien que nous en avons. »


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